Prêt immobilier : 5 critères pour bien choisir son assurance emprunteur

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L’assurance emprunteur vous protège en cas d’aléas de la vie qui vous empêcheraient de rembourser votre crédit immobilier. Le choix du contrat est fondamental pour être couvert en toutes circonstances. Le prix est un facteur important mais il n’est pas le seul critère à prendre en compte pour sélectionner le contrat parfaitement adapté à votre profil.

Les garanties de l’assurance de prêt immobilier

La souscription à l’assurance de prêt n’est pas une obligation légale mais elle est requise par la banque pour sécuriser les sommes prêtées jusqu’au terme du crédit. La réglementation vous autorise à choisir librement le contrat (loi Lagarde) et à refuser l’assurance proposée par la banque pour souscrire à la place une offre alternative à garanties au moins équivalentes.

Le contrat repose sur plusieurs garanties assurance de prêt immobilier : 2 garanties obligatoires auxquelles sont ajoutées en fonction des exigences de la banque 4 garanties facultatives.

Garanties obligatoires

La garantie décès rembourse le capital restant dû en cas de décès de l’emprunteur en cours de prêt.

La garantie PTIA (Perte Totale et Irréversible d’Autonomie) couvre la dépendance totale, c’est-à-dire que l’assuré n’est plus en mesure de travailler et de subvenir à ses besoins, et nécessite l’assistance d’une tierce personne pour les gestes essentiels du quotidien (se laver, se nourrir, se déplacer, etc.). Le capital restant dû est alors pris en charge par l’assurance.

Garanties facultatives

La garantie ITT (Incapacité Temporaire Totale de travail) couvre les arrêts de travail pour maladie ou accident après expiration du délai de franchise (voir plus bas).

La garantie IPP (Invalidité Permanente Partielle) intervient en cas d’arrêt de travail prolongé, sous réserve que le taux d’invalidité soit compris entre 33% et moins de 66%.

La garantie IPT (Invalidité Permanente Totale) intervient en cas d’invalidité comprise entre 66% et moins de 100%.

La garantie perte d’emploi est rarement souscrite car assortie de conditions très restrictives pour un coût élevé ; elle ne peut être souscrite que par les emprunteurs en CDI et ne peut être activée qu’en cas de licenciement économique.

Il appartient à la banque de définir les garanties qui viendront compléter les garanties décès/PTIA. Au moment de votre demande de crédit, elle doit vous remettre une fiche standardisée d’information qui détaille les garanties exigées pour l’octroi du financement. Libre à vous de rehausser le niveau de prestations en ajoutant des garanties ou/et en souscrivant les options proposées.

Délai de carence et délai de franchise en assurance emprunteur

Comme tout contrat d’assurance, l’assurance emprunteur est soumise à un délai de carence, c’est-à-dire une période entre la date de signature du contrat et la mise en jeu des garanties. Ce délai est appliqué pour éviter les effets d’aubaine et signifie que vous n’êtes pas couvert en cas de sinistre survenu dans l'intervalle. Le délai de carence est variable selon les compagnies et va de 1 à 12 mois. Durant cette période, vous êtes redevable de la cotisation.

Le suicide n’est jamais couvert par l’assurance de prêt immobilier durant la première année du contrat ; il est toutefois garanti sans délai dans le cadre d’un prêt de moins de 120 000€ destiné au financement de la résidence principale.

À l’expiration du délai de carence, tout sinistre lié à une protection souscrite est couvert, mais un délai de franchise assurance de prêt immobilier est appliqué, qui commence à la date de survenance du sinistre. Il va de 15 à 180 jours pour la garantie ITT. Si vous souscrivez la garantie ITT assortie d’une franchise de 60 jours, vous ne pouvez prétendre à une indemnisation qu’à partir du 61ème jour, sous réserve que le délai de carence soit expiré.

Plus le délai de franchise est court, plus la cotisation est élevée. Seules les garanties décès et PTIA ne sont pas assujettis au délai de franchise. 

Les limites à l’indemnisation

La limite d’âge

Les conditions générales varient d’un contrat à l’autre. Les différences entre un contrat groupe et un contrat individuel se situent notamment au niveau de la limite d’âge. Pour la plupart des contrats bancaires, la garantie décès cesse à 70 voire 75 ans, contre 85 voire 90 ans pour les offres alternatives.

Quel que soit le type de contrat, les prestations des autres garanties cessent quand l’assuré fait valoir ses droits à la retraite, et au plus tard à ses 65 ans. Certains contrats plus généreux comme l’assurance de prêt immobilier April, prévoient une limite d’âge au 31 décembre de l’année du 71ème anniversaire de l’assuré en cas de poursuite d’une activité professionnelle rémunérée.

Le plafonnement de l’indemnisation

Le contrat d’assurance emprunteur prévoit des limites pour la prise en charge des échéances de prêt en cas d’incapacité ou d’invalidité. L’assureur est libre de fixer un plafond de garantie qui correspond au montant maximal indemnisé en cas de sinistre. Il peut être exprimé en pourcentage de la mensualité ou par un montant. Il peut donc ne pas couvrir l'intégralité de la mensualité. Pour les garanties décès et PTIA, il correspond au capital restant dû. 

Les exclusions de garantie

Lors de la souscription à l’assurance de prêt, vous remplissez un questionnaire qui va donner de précieuses informations à l’assureur pour établir une proposition d’assurance et un tarif en conséquence. Âge, taille, poids, état de santé, fumeur ou non-fumeur, profession, pratique d’un sport à risques, etc., vous devez répondre aux questions formulées en toute bonne foi et ne rien omettre, auquel cas le contrat pourrait être frappé de nullité (article L-113-8 du code des assurances).

En fonction des risques identifiés, l’assureur peut appliquer des exclusions de garantie. C’est notamment le cas des métiers à risques (militaire, policier, professions de sécurité, marin-pêcheur, ouvrier du bâtiment, etc.) et des sports considérés comme dangereux (voile, escalade, parapente, etc.). Certaines compagnies proposent des contrats sur-mesure pour les métiers à risques sans exclusion de garantie.

Une exclusion de garantie présente dans tous les contrats d’assurance emprunteur concerne les maladies non objectivables (MNO). Les affections disco-vertébrales (hernie, sciatique, lombalgie, cervicalgie, etc.), et les pathologies psychologiques et psychiatriques (fatigue chronique, burn-out, dépression) ne sont pas couvertes par les garanties invalidité/incapacité, sauf si elles ont fait l’objet d’un rachat d’exclusion, une option souvent proposée par les contrats alternatifs que l'emprunteur peut souscrire moyennant une surprime assurance de prêt.

Le choix de la quotité

En cas d’emprunt seul, l’assurance doit obligatoirement couvrir l’intégralité des sommes prêtées. À deux, le prêt doit également être garanti à 100% mais la répartition se fait sur deux têtes. Chacun peut être couvert à hauteur de 100%, auquel cas le coût de l’assurance est doublé. En fonction des risques incarnés par chacun, cette répartition peut être modulée : 50% sur chaque tête, ou une quotité assurance emprunteur inégale sous réserve que la somme des deux quotités totalise au moins 100%.

Le coût de l’assurance emprunteur

Dernier point et non des moindres, le coût de l’assurance de prêt immobilier représente en moyenne un tiers du coût global de votre crédit, soit la deuxième dépense après les intérêts. Ce coût est déterminé par l’assureur en fonction de votre profil. Les jeunes actifs en bonne santé paient leur assurance jusqu’à dix fois moins cher que les seniors. Indépendamment de tous critères propres à l’emprunteur, les contrats alternatifs sont entre deux et trois fois moins onéreux que les contrats groupe bancaires.

Puisque vous bénéficiez du libre choix du contrat, mettez les offres en concurrence via un comparateur d’assurance de prêt immobilier et obtenez plusieurs devis correspondant à votre profil au meilleur prix.

Sachez par ailleurs que l’assurance emprunteur est résiliable à tout moment et sans frais en cours de prêt. Grâce à la loi Lemoine, vous pouvez changer d’assurance de prêt immobilier quand vous le souhaitez, et ce, dès le lendemain de la signature de l’offre de prêt. L’opportunité vous est donnée de payer jusqu’à 70% moins cher votre assurance emprunteur en substituant le contrat bancaire par une formule individuelle plus compétitive, qui respecte les exigences de la banque.

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Changement assurance de prêt : est-ce possible en VEFA avant déblocage total des fonds ?

Acheter un logement en VEFA (Vente en l’État Futur d’Achèvement) implique un fonctionnement particulier du crédit immobilier. Contrairement à un achat classique, les fonds sont débloqués progressivement selon l’avancement du chantier. Ce type de financement particulier doit être garanti par une assurance emprunteur, au même titre qu’un emprunt classique amortissable. Peut-on toutefois changer d’assurance si la totalité des fonds n’a pas été débloquée ? Depuis la loi Lemoine, il est possible de résilier et de remplacer son contrat à tout moment, y compris dans le cadre d’une VEFA. Toutefois, certaines précautions sont indispensables pour éviter un refus de la banque ou un retard dans le financement. VEFA et assurance emprunteur : un fonctionnement spécifique En VEFA, l’acquéreur achète un bien immobilier sur plan, qui n’est donc pas encore construit ni achevé. Le promoteur appelle les fonds progressivement selon les étapes du chantier : signature de l’acte authentique  achèvement des fondations  mise hors d’eau  achèvement des travaux  livraison du bien. La banque ne débloque pas la totalité du crédit dès le départ. Durant cette période, vous payez uniquement les intérêts intercalaires (calculés sur les sommes déjà débloquées) en plus de votre mensualité d'assurance, qui prend effet dès la mise en place du prêt immobilier. Pourquoi l’assurance est-elle obligatoire dès le premier déblocage ? Même si le logement n’est pas encore construit, la banque supporte déjà un risque financier. En cas de décès, d’invalidité ou d’incapacité de l’emprunteur, le remboursement du crédit pourrait être compromis. L’assurance de prêt sert alors à sécuriser la banque prêteuse, l’emprunteur, les éventuels co-emprunteurs et les héritiers. Les garanties d’assurance de prêt demandées en VEFA sont identiques à celles d’un achat immobilier classique, et couvrent le décès, l’invalidité permanente totale ou partielle, la perte d’autonomie définitive et l’incapacité de travail. Calcul de l’assurance de prêt en VEFA Le coût de l’assurance emprunteur est calculé sur le montant total du capital emprunté et non à chaque montant débloqué. Si vous empruntez 250 000 € remboursables en 20 ans pour acheter un logement en VEFA, la prime d’assurance emprunteur est calculée sur cette somme. Avec un taux d’assurance à 0,34 %, vous payez 71 € chaque mois. Certains contrats d’assurance emprunteur intègrent désormais un fonctionnement modulable, avec des cotisations calculées selon le capital effectivement débloqué. Cette approche peut réduire le coût de l’assurance dans le cadre d’une VEFA, même si ces offres demeurent encore relativement rares sur le marché. Peut-on changer d’assurance de prêt avant le déblocage total des fonds ? Le changement d’assurance emprunteur reste possible même si les fonds n’ont pas encore été intégralement versés par la banque. Depuis la loi Lemoine entrée en vigueur en 2022, l’emprunteur peut résilier son assurance de prêt à tout moment, sans attendre la date anniversaire du contrat. Cette possibilité concerne : les prêts amortissables classiques  les crédits immobiliers en VEFA  les prêts in fine. Le fait que le chantier soit encore en construction ne bloque donc pas la substitution d’assurance. La banque peut-elle refuser le changement d’assurance de prêt dans le cadre d’une VEFA ? La banque ne peut pas refuser une délégation d’assurance emprunteur, sauf si le nouveau contrat ne présente pas des garanties au moins équivalentes à celles du contrat groupe bancaire. Pour que le changement soit validé par la banque, vous devez respecter ce principe d’équivalence de garanties en vous appuyant sur la fiche standardisée d’information remise lors de votre demande de financement. La banque examine tous les détails des garanties, notamment : les exclusions  les délais de franchise  les quotités assurées  les conditions d’indemnisation Pour effectuer une substitution d’assurance, vous devez transmettre : le nouveau contrat  les conditions générales  le certificat d’adhésion  parfois un tableau comparatif des garanties. La banque dispose ensuite d’un délai légal de 10 jours ouvrés pour répondre et émettre gratuitement l’avenant au contrat de prêt. Changer d’assurance emprunteur en VEFA : quels avantages ? La substitution d’assurance peut être particulièrement intéressante dans le cadre d’un achat sur plan. Réduire le coût total du crédit L’assurance emprunteur représente une part importante du coût global du prêt immobilier, entre 20 % et 40 %, soit la deuxième dépense après les intérêts d’emprunt. Or, les contrats groupe proposés par les banques sont très souvent plus chers que les assurances individuelles. Changer de contrat peut permettre : de réduire les mensualités  d’abaisser le coût total du crédit  d’obtenir des garanties plus adaptées  d’améliorer la couverture de certains risques. Profiter d’une meilleure tarification Pendant une VEFA, plusieurs mois voire plusieurs années peuvent s’écouler entre la signature et la livraison du bien. Entre-temps, votre situation peut évoluer favorablement : arrêt du tabac  amélioration de l’état de santé  changement de profession revenus plus élevés  diminution du risque médical. Un nouvel assureur peut alors proposer un tarif plus compétitif. À quel moment changer son assurance emprunteur en VEFA ? Plusieurs périodes peuvent être stratégiques pour effectuer une substitution. Après l’obtention du prêt De nombreux emprunteurs acceptent d’abord le contrat bancaire afin de sécuriser rapidement leur financement, puis changent d’assurance quelques semaines plus tard. Cette stratégie permet : d’éviter de ralentir l’accord de prêt  de comparer tranquillement les offres  de réaliser ensuite des économies. Pendant le chantier Le changement peut aussi intervenir : après plusieurs déblocages de fonds  à mi-chantier  avant la livraison  après un changement de situation personnelle ou professionnelle. La loi n’impose aucun délai minimum. Comment réussir son changement d’assurance de prêt en VEFA ? Pour éviter les difficultés, certaines bonnes pratiques sont recommandées. Comparer les garanties avant le prix Un tarif attractif ne suffit pas. L’objectif reste de conserver une protection solide tout au long du remboursement du crédit. Il est conseillé d’analyser : les exclusions de garanties les franchises  les plafonds d’indemnisation  les garanties MNO dos et psy  les conditions de prise en charge. Passer par un courtier spécialisé Un courtier en assurance emprunteur peut faciliter : la comparaison des offres  l’analyse des garanties  la constitution du dossier  les échanges avec la banque. Cette solution peut être utile dans les dossiers VEFA complexes ou lorsque plusieurs emprunteurs sont concernés. VEFA : changer d’assurance avant la livraison est parfaitement possible Le déblocage progressif des fonds en VEFA n’empêche pas de changer d’assurance emprunteur. Grâce à la loi Lemoine, les emprunteurs peuvent aujourd’hui résilier leur contrat à tout moment afin de rechercher une couverture plus avantageuse. La vigilance doit toutefois porter sur l’équivalence des garanties. Une substitution bien préparée permet souvent de réduire significativement le coût du crédit immobilier sans compromettre le financement du projet.

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Frais d'optique : 3 astuces pour payer ses lunettes moins cher

Les dépenses liées aux lunettes constituent un poste de santé souvent sous-estimé dans le budget des ménages. Entre les verres correcteurs, les montures et les éventuels traitements spécifiques, la facture peut rapidement grimper, surtout lorsque l’on souhaite un équipement confortable et esthétique. Pourtant, il existe plusieurs leviers concrets pour réduire significativement le reste à charge sans sacrifier la qualité de sa correction visuelle. Voici 3 stratégies efficaces pour alléger vos frais d’optique tout en restant bien équipé. 1. Profiter pleinement du dispositif 100 % Santé en optique Depuis la mise en place de la réforme 100 % Santé en optique en 2020, le secteur a été profondément transformé afin de permettre un accès à des lunettes sans reste à charge, sous certaines conditions. Ce dispositif repose sur un principe simple : proposer des équipements entièrement remboursés, à condition de disposer d’un contrat de complémentaire santé dite « responsable ». Comment fonctionne le 100 % Santé ? Les opticiens ont l’obligation de proposer une sélection de montures et de verres intégrés dans un panier spécifique. Ce panier comprend des modèles encadrés en termes de prix et de qualité : Des montures pour adultes et enfants avec plusieurs coloris disponibles Des verres correcteurs couvrant la majorité des besoins visuels courants Un remboursement intégral lorsqu’ils sont associés à une mutuelle compatible Ces équipements ne génèrent aucun reste à charge pour l’assuré.  Il est possible de combiner les 2 univers : par exemple, choisir une monture du panier 100 % Santé avec des verres améliorés hors panier, ou inversement. Cette flexibilité permet d’ajuster son équipement selon ses priorités esthétiques ou techniques, tout en maîtrisant son budget. La prise en charge des frais supplémentaires dépend des garanties de votre mutuelle santé. Un dispositif encore sous-utilisé Malgré son intérêt économique évident, ce système reste parfois mal mis en avant dans les points de vente. Certains assurés ne sont pas informés de son existence ou se voient orientés directement vers des équipements plus coûteux. Il est donc essentiel de demander explicitement à voir les offres du panier 100 % Santé lors de l’établissement du devis. Celui-ci doit obligatoirement faire apparaître les différentes options disponibles, y compris les équipements sans reste à charge. Attention aux remboursements hors panier Si vous choisissez une monture ou des verres en dehors de ce dispositif, la prise en charge devient beaucoup plus limitée. L’Assurance Maladie intervient alors de manière symbolique sur la monture et les verres, tandis que le remboursement principal repose sur la mutuelle, selon le contrat souscrit. Dans certains cas, les plafonds de remboursement peuvent rester relativement faibles, ce qui augmente fortement votre reste à charge. Si vous n’êtes pas satisfait, pensez à changer de mutuelle santé. Après un an d’adhésion, vous pouvez résilier à tout moment, sans frais et sans motif à fournir. En comparant les offres en ligne, vous pouvez économiser jusqu’à 300 € par an à garanties équivalentes. 2. Conserver ses montures ou opter pour l’occasion Changer uniquement ses verres sans renouveler sa monture est une solution souvent négligée, mais particulièrement efficace pour réduire les frais d’optique. Pourquoi garder ses anciennes montures ? Dans de nombreux cas, la monture reste parfaitement utilisable même si la correction visuelle évolue. En conservant votre équipement actuel, vous ne payez que les verres, ce qui peut réduire la facture de manière significative. Cette option est particulièrement intéressante lorsque : la monture est en bon état ; elle reste confortable au quotidien ; vous êtes satisfait de son style. L’alternative de la seconde main Le marché de l’optique d’occasion se développe progressivement, avec des boutiques spécialisées et des plateformes en ligne dédiées. Il est désormais possible de trouver des montures reconditionnées, nettoyées et adaptées à de nouvelles corrections. Cette approche permet de : réduire fortement le coût d’achat ; donner une seconde vie à des montures de qualité ; tester des modèles plus haut de gamme à moindre prix. Certaines enseignes physiques et sites spécialisés proposent également des montures recyclées, contrôlées et garanties, offrant une alternative sécurisée à l’achat neuf. Bon à savoir : même en optant pour une monture d’occasion ou conservée, vous pouvez bénéficier des verres du panier 100 % Santé, ce qui permet parfois de supprimer totalement le reste à charge. 3. Limiter les options et traitements superflus sur les verres Le prix des lunettes ne dépend pas uniquement de la correction visuelle. Une grande partie du coût provient des options ajoutées aux verres, qui ne sont pas toujours indispensables selon l’usage réel. Les traitements les plus courants Parmi les options proposées, on retrouve souvent : le traitement anti-rayures le traitement antireflet les verres amincis le filtre lumière bleue le traitement antisalissure ou hydrophobe Ces améliorations peuvent améliorer le confort visuel, mais elles augmentent également le prix final de manière significative. Ce que couvre le 100 % Santé Dans le cadre du dispositif encadré, 3 traitements sont déjà obligatoirement inclus :   traitement anti-rayures traitement anti-reflet  amincissement du verre adapté au niveau de correction.  En revanche, les options plus spécifiques comme la filtration de la lumière bleue ou les finitions haut de gamme restent généralement hors panier. Faut-il vraiment toutes les options ? Le choix des traitements doit dépendre de votre usage réel : Pour une utilisation classique (lecture, conduite, vie quotidienne), les options basiques sont souvent suffisantes. Pour un usage intensif sur écran, le filtre lumière bleue peut être envisagé, mais il n’est pas systématiquement indispensable. Dans de nombreux cas, il est possible de réduire le coût en supprimant des options non essentielles sans impact majeur sur le confort visuel. Conseil pratique : avant de valider votre devis, demandez à l’opticien de détailler chaque option et son impact sur le prix final. Cette transparence permet souvent de faire des arbitrages plus éclairés et d’éviter des dépenses inutiles. Réduire ses frais d’optique ne signifie pas renoncer à une bonne correction visuelle ni à un confort satisfaisant. Au contraire, une meilleure compréhension des dispositifs existants et des options disponibles permet de faire des choix plus rationnels. Entre le recours au 100 % Santé, la conservation ou l’achat de montures alternatives et la limitation des traitements superflus, plusieurs leviers peuvent être activés et combinés pour diminuer significativement le coût des lunettes.