Tarif assurance prêt immobilier en 2022 : utilisez un comparateur assurance emprunteur

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L'assurance emprunteur est une dépense contrainte quand on souhaite financer un achat immobilier via un crédit bancaire. Le prêteur l'exige mais vous avez le droit de choisir librement le contrat. La solution pour payer le juste prix tout en étant bien protégé ? Le service gratuit d'un comparateur d'assurance de prêt immobilier. Magnolia.fr vous explique pourquoi il est important de comparer les offres en 2022 alors que les tarifs augmentent.

Comment est calculé le tarif de votre assurance emprunteur ?

Conçue pour sécuriser le crédit en cas d'aléas de la vie qui priveraient l'emprunteur des moyens financiers d'assumer sa dette (décès, invalidité, incapacité), l'assurance représente le deuxième coût après les intérêts dans le coût global d'un prêt immobilier. En fonction du niveau des taux d'intérêt, le poids de l'assurance peut atteindre entre 30% et 40% de la dépense totale liée à l'obtention du crédit.

En complément des intérêts qui rémunèrent la banque pour le service rendu, l'assurance s'ajoute aux autres frais qu'elle exige pour accorder l'emprunt :

  • les frais de dossier,
  • la garantie (hypothèque, privilège du prêteur de denier ou caution bancaire),
  • les éventuels frais d’ouverture et de tenue de compte,
  • les éventuels frais de courtage,
  • l'expertise du bien immobilier.

Les tarifs en assurance prêt immobilier ne suivent pas l'évolution des intérêts, elle-même corrélée au contexte monétaire, mais dépendent du profil de l'emprunteur. Si vous souhaitez une assurance emprunteur pour un jeune actif en bonne santé, vous payez le tarif le plus bas, à partir de 0,07% sur le capital emprunté pour l'offre la plus compétitive.

À l'autre bout du spectre, les seniors et les personnes touchées par la maladie : ces profils à risques accrus écopent des primes d'assurance les plus élevées, qui peuvent excéder le coût des intérêts. Au-delà de 55 ans, en fonction des risques déclarés, le taux d'assurance peut outrepasser 1% du capital emprunté.

Au-delà de l'âge et de l'état de santé, il y a d'autres risques qui influencent le tarif de l'assurance emprunteur :

  • le risque professionnel : les métiers dangereux comme policier ou pompier sont frappés de surprimes, voire d'exclusion de garantie, en raison des risques accrus de maladie ou d'accident professionnel.
  • le risque privé : si vous fumez, même occasionnellement, vous êtes pénalisé, de même que si vous pratiquez régulièrement un sport à risque (sports nautiques, équitation, aéronautique, etc.).

Le fait de fumer va augmenter le tarif d'assurance de 0,30% à 0,70%. En fonction des différents facteurs, l'assureur propose une couverture assortie d'une surprime assurance emprunteur ou d'exclusion sur certaines garanties. Les personnes avec des risques accrus de santé doivent faire valoir la convention Aeras, un dispositif opposable aux banques et aux assureurs qui facilite l'accès à l'assurance et au crédit en limitant voire supprimant les surcoûts selon la pathologie concernée.

Le marché de l'assurance emprunteur est partagé entre les bancassureurs et les alternatifs, au profit des premiers qui captent plus de 85% des cotisations annuelles, alors qu'ils sont entre deux et quatre fois plus chers. Heureusement, la loi Lagarde assurance emprunteur de 2010 autorise le libre choix du contrat, on parle alors de délégation assurance prêt immobilier. Dans ce cas, la banque ne peut ni changer de taux d'intérêt ni facturer aucuns frais de délégation.

Quelle évolution des tarifs assurance emprunteur en 2022 ?

Qu'ils soient internes ou externes à la banque, les tarifs d'assurance emprunteur bougent peu d'une année sur l'autre, contrairement aux taux d'intérêt qui fluctuent au gré de la situation monétaire. Impossible d'ignorer la hausse des taux d'emprunt depuis début 2022, un mouvement haussier qui s'est accéléré avec la guerre en Ukraine, génératrice d’une dérive inflationniste, et l'évolution des taux obligataires auxquels emprunte l'État français. Si les taux d'intérêt restent pour l'heure bien inférieurs à l'inflation (autour de 6% sur un an), ils ont progressé de plus de 60 points de base depuis décembre dernier et nombreuses sont les banques à appliquer des taux autour de 2% sur la durée classique de 20 ans, contre 1% à l'automne 2021.

2022 est pourtant l'année du changement en assurance emprunteur en vertu de la loi Lemoine qui bouleverse le marché. On parle même de vraie révolution tant le produit est soumis à des turbulences. Commençons par les bonnes nouvelles !

La loi Lemoine introduit la résiliation à tout moment en assurance de prêt immobilier, une faculté déjà accordée aux autres assurances contraintes (assurance habitation, assurance auto/moto, mutuelle santé), mais contrairement à celles-ci, l'assurance en couverture d'un crédit immobilier est résiliable dès la signature de l'offre de prêt, sans engagement minimum de souscription. La mesure est en place depuis le 1er juin 2022 pour toutes les offres de prêt émises à cette date et à partir du 1er septembre prochain pour celles qui sont antérieures.

Si vous avez souscrit à l'assurance bancaire par contrainte de temps, la situation n'est pas figée : vous pouvez en changer quand vous le souhaitez pour être couvert par une offre moins chère à garanties au moins équivalentes.

Deuxième bonne nouvelle, la réduction du délai pour bénéficier du droit à l'oubli. Les personnes guéries d'un cancer n'ont plus à attendre 10 ans mais 5 ans après la fin du protocole pour accéder à l'assurance emprunteur sans avoir à renseigner l’assureur sur cette maladie. La mesure s'applique désormais aux personnes ayant souffert d'une hépatite C.

Troisième et dernier changement réglementaire prometteur pour l'accès à la propriété immobilière, la suppression du questionnaire de santé lors de la souscription à l'assurance pour les prêts de moins de 200 000€ remboursés avant le 60ème anniversaire de l'emprunteur.

Ce nouveau droit permet de lutter contre la stigmatisation des personnes touchées par la maladie mais elle a un sérieux revers : l'augmentation des tarifs d'assurance. Les assureurs ne pouvant plus pratiquer de tarifs aux risques, en l'occurrence sur la base des risques de santé incarnés par l'assuré, ils doivent mutualiser. En conséquence, les tarifs subissent une hausse qui peut aller jusqu'à 40% pour les profils autrefois assujettis aux prix les plus bas. Sont principalement concernés les jeunes actifs en bonne santé, qui deviennent de facto les nouveaux profils discriminés en vertu de la fin de la sélection médicale.

Un comparateur pour connaître les tarifs en assurance emprunteur

La parade pour ne pas subir pleinement les hausses de tarifs en assurance emprunteur est de comparer les offres. L'exercice est toujours gagnant, quel que soit le contexte, il revêt pourtant davantage d'importance à cause de cette nouvelle réglementation.

En utilisant un comparateur assurance prêt immobilier, vous avez accès aux meilleures offres du moment et pouvez les mettre en concurrence pour sélectionner la formule adaptée à votre situation au tarif le plus bas. Certains assureurs ont conçu des contrats spécifiques sans questionnaire de santé, comme SpeedOne qui vise à limiter la hausse des tarifs sur ce segment.

Pensez également à l'effet de seuil. Si vous empruntez 200 001€ (400 001€ à deux avec une quotité d'assurance à 50% sur chaque tête), vous êtes toujours soumis au questionnaire assurance prêt immobilier et pouvez bénéficier d'une tarification ajustée à votre profil si vous n’incarnez pas de risques spécifiques en santé.

Qu'il s'agisse d'une souscription initiale ou d'un changement en cours de prêt, la délégation d'assurance permet, la plupart du temps, de minimiser les primes, tout en étant mieux couvert qu'avec le contrat groupe bancaire. La comparaison vous prend 3 minutes chrono et constitue une mesure efficace pour préserver votre pouvoir d'achat en 2022 et pour les années à venir. À la clef, des milliers d'euros économisés et la possibilité de financer sans effort d'épargne des projets comme des vacances aux frais du banquier pour l'année prochaine.

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Mutuelle santé senior : faut-il souscrire un contrat modulable en 2026 ?

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La cotisation est alors ajustée en fonction du changement opéré. Quels sont les avantages d’une mutuelle senior modulable ? Une couverture sur mesure Le principal atout réside dans la personnalisation du contrat. En renforçant uniquement les postes de dépenses prioritaires, vous bénéficiez d’une protection cohérente avec vos besoins réels. Un meilleur rapport garanties / prix En supprimant les options inutiles, la mutuelle modulable permet souvent d’obtenir un meilleur équilibre entre niveau de remboursement et coût mensuel. Cette logique est particulièrement pertinente pour les seniors actifs et en bonne santé. Quelles sont les limites à connaître avant de souscrire une mutuelle modulable ? Une lecture du contrat plus complexe La modularité implique une analyse détaillée des garanties. Pour un senior peu à l’aise avec les tableaux de remboursements, le risque est de sous-estimer certains besoins ou de mal interpréter les niveaux de prise en charge. 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À condition, bien sûr, de comparer attentivement les offres et de choisir une mutuelle capable d’évoluer avec vous.

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Budget 2026 : quels changements pour vos assurances et votre épargne ?

Adoptée définitivement par le Parlement après plusieurs mois de discussions, la loi de Finances pour 2026 introduit plusieurs évolutions importantes pour les particuliers, notamment en matière d’assurance et d’épargne retraite.  Fiscalité du plan d’épargne retraite (PER), création d’un dispositif de mutualisation face aux émeutes, fonds d'indemnisation des victimes du terrorisme, maintien du cadre fiscal de certains produits d’épargne : ces mesures pourraient avoir un impact concret sur votre budget et vos contrats. Avant son entrée en vigueur définitive, le texte doit toutefois encore être validé par le Conseil constitutionnel puis promulgué par le président de la République. Une adoption du Budget 2026 après plusieurs mois de débats Le Budget 2026 marque l’aboutissement d’un processus parlementaire long et laborieux. Déposé à l’automne 2025, le projet de loi de Finances pour l’année 2026 (PLF 2026) a suscité des débats nourris entre l’Assemblée nationale et le Sénat, en particulier sur les questions fiscales et les mesures concernant l’épargne. Son adoption définitive a été rendue possible par l’utilisation de l’article 49.3 de la Constitution, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote des parlementaires, sauf si une motion de censure est approuvée. Deux motions déposées par l’opposition ayant été rejetées, la loi a été adoptée en lecture définitive début février. Toutefois, certaines dispositions pourraient encore être examinées par le Conseil constitutionnel, saisi par plusieurs parlementaires. Cette étape vise à vérifier la conformité du texte avec la Constitution avant sa promulgation officielle. Assurance-vie et assurance auto : un statu quo fiscal Malgré les nombreuses propositions discutées pendant les débats parlementaires, certains produits d’assurance ne sont finalement pas concernés par des modifications fiscales. Pas de changement pour l’assurance-vie Bonne nouvelle ! La fiscalité de l’assurance-vie reste inchangée dans le Budget 2026. Plusieurs pistes avaient pourtant été envisagées, notamment une taxation spécifique des fonds en euros détenus par les épargnants les plus fortunés. Cette mesure, jugée trop sensible, n’a finalement pas été retenue. Ce maintien du cadre fiscal actuel conforte l’assurance-vie dans sa position de produit d’épargne privilégié par les Français, notamment pour la préparation de projets à long terme ou la transmission de patrimoine. L'encours se situe désormais au-dessus de 2 000 milliards d'euros, fonds en euros et unités de compte confondus. Maintien du taux de taxation des assurances auto Le taux de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA) applicable aux contrats d’assurance automobile reste également inchangé. Il demeure fixé à 18 %, ce qui évite une hausse du coût des primes pour les assurés.  Ce choix traduit la volonté des pouvoirs publics de ne pas alourdir davantage les dépenses contraintes des ménages dans un contexte économique déjà marqué par l’inflation et la hausse du coût de la vie. En 2026, l'augmentation moyenne des assurances auto se situe entre 4% et 6%. Plan d’épargne retraite : un cadre fiscal moins avantageux après 70 ans Le Budget 2026 introduit en revanche des ajustements significatifs concernant le plan d’épargne retraite (PER), un produit devenu central dans la stratégie de préparation à la retraite. Actuellement, plus de 12 millions d’épargnants français détiennent un PER (tous plans confondus), pour un encours total de plus de 130 milliards d’euros, dont 75 % gérés par les compagnies d’assurance. Suppression de l’avantage fiscal après 70 ans La principale mesure concerne les versements effectués après l’âge de 70 ans. Désormais, les titulaires d’un PER ne peuvent plus déduire fiscalement les primes versées après cet âge. Concrètement, ces versements ne permettent plus de réduire l’impôt sur le revenu. Lors de la sortie en capital d’un PER, les sommes versées restent exonérées d’impôt, mais les gains générés sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) ou flat tax. Ce taux a d’ailleurs été légèrement relevé dans le cadre du Budget de la Sécurité sociale pour 2026, passant de 30% à 31,4 %. Cette évolution réduit l’intérêt fiscal du PER pour les épargnants seniors et pourrait inciter à anticiper davantage les versements avant 70 ans. Extension du délai de rattrapage du plafond de déduction En parallèle, une mesure plus favorable a été adoptée pour encourager l’épargne retraite. Le délai permettant de reporter les plafonds de déduction fiscale non utilisés est allongé. Il passe de 3 à 5 ans pour les versements volontaire sur un PER. Cette extension offre davantage de flexibilité aux épargnants dont les revenus varient d’une année à l’autre, en leur permettant d’optimiser leur stratégie de déduction fiscale sur une période plus longue. Assurance dommages : une nouvelle garantie pour couvrir les risques liés aux émeutes Un dispositif de mutualisation du risque La loi de Finances 2026 instaure un mécanisme de mutualisation du risque émeutes visant à indemniser les dommages causés par les violences urbaines. À l’origine, le projet prévoyait l’application d’une contribution minimale de 5 % sur les contrats d’assurance habitation et automobile via une garantie émeutes obligatoire.  Face aux critiques des assureurs et des associations de consommateurs, le gouvernement a finalement revu sa position. Le financement du dispositif repose désormais uniquement sur les compagnies d’assurance, via une contribution de solidarité plafonnée à 1,5 % des primes collectées sur les garanties couvrant les dommages aux biens et les pertes d’exploitation. Cette contribution vise à alimenter un fonds spécifique destiné à améliorer la prise en charge des sinistres liés aux émeutes. Un impact indirect possible sur les assurés Même si la mesure ne prévoit pas de prélèvement direct sur les contrats des particuliers, certains acteurs du secteur n’excluent pas une répercussion du coût sur les cotisations d’assurance. À terme, cette nouvelle charge pourrait influencer le prix de certaines garanties. Au-delà de l’aspect financier, ce dispositif soulève un débat de fond sur la responsabilité de la couverture de ce type de risque. Plusieurs assureurs estiment que les conséquences des troubles à l’ordre public relèvent principalement des missions régaliennes de l’État. Une mesure encore susceptible d’être contestée La mise en place de cette garantie émeutes n’est pas définitivement actée. Certains parlementaires ont saisi le Conseil constitutionnel afin de contester la conformité du dispositif. Ils considèrent que cette mesure pourrait être qualifiée de cavalier législatif, c’est-à-dire sans lien direct avec l’objet du projet de loi de finances. La décision du Conseil constitutionnel déterminera donc si cette nouvelle garantie pourra être appliquée ou si elle sera écartée du Budget 2026. Réforme du financement des victimes d’actes de terrorisme Le Budget 2026 modifie également le financement du Fonds de garantie des victimes d’actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI), qui indemnise les victimes du terrorisme et des infractions du droit commun. Une hausse de la contribution des contrats d’assurance La contribution forfaitaire prélevée sur tous les contrats d’assurance habitation et d’assurance auto augmente sensiblement, puisqu’elle est plus que doublée. Son plafond passe de 6,5 euros à 15 euros par contrat et par an. Cette taxe avait déjà augmenté en juillet 2024 pour assurer la pérennité financière de ce fonds qui ne reçoit aucune dotation de l’État. Cette nouvelle hausse vise à renforcer les ressources du dispositif dont la situation financière s’est dégradée ces dernières années. Malgré une trésorerie encore suffisante pour honorer ses engagements, son équilibre à moyen et long terme est fragilisé par la progression rapide des dépenses d’indemnisation. Un élargissement de l’assiette de financement Le périmètre des contrats soumis à cette contribution est également élargi. Outre les assurances de biens, certaines garanties de responsabilité civile devraient désormais être concernées, comme la responsabilité civile générale ou certains contrats liés à la vie privée et à la construction. Cet élargissement devrait augmenter le nombre de contrats contributeurs et améliorer la capacité financière du fonds, même si les professionnels du secteur estiment que cet ajustement reste limité. Quel impact concret pour les particuliers ? Pour les ménages, le Budget 2026 se traduit par des effets contrastés. D’un côté, l’absence de hausse de la fiscalité sur l’assurance-vie et l’assurance auto préserve le pouvoir d’achat. De l’autre, la réforme du PER modifie les stratégies d’épargne retraite, en particulier pour les personnes proches ou déjà à la retraite. Au final, ces mesures témoignent d’une volonté de sécuriser les dispositifs d’indemnisation et de renforcer certains mécanismes de solidarité, tout en ajustant progressivement les avantages fiscaux liés à l’épargne retraite. Pour les épargnants et les assurés, il devient plus que jamais essentiel d’adapter leurs choix financiers aux nouvelles règles en vigueur.

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Assurance de prêt immobilier : le droit à l’oubli fête ses 10 ans en 2026

Le droit à l’oubli en assurance de prêt immobilier célèbre ses 10 ans cette année. Introduit pour faciliter l’accès au crédit aux anciens malades d’un cancer, ce dispositif a profondément modifié les règles de la sélection médicale en assurance emprunteur. Dix ans après sa mise en place, le droit à l’oubli constitue un levier majeur d’égalité d’accès au prêt immobilier, tout en s’inscrivant dans une dynamique plus large de libéralisation du marché portée par les lois Lagarde et Lemoine. Retour sur son fonctionnement, son évolution et ses enjeux en 2026. Le droit à l’oubli : une avancée majeure en assurance emprunteur Le droit à l’oubli a été instauré en 2016 dans le cadre de la convention AERAS (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé). Son objectif est clair : permettre à certaines personnes ayant souffert d’une pathologie cancéreuse d’accéder à une assurance de prêt immobilier sans surprime ni exclusion de garanties, une fois un délai écoulé après la fin des traitements. Avant cette réforme, les anciens malades d’un cancer étaient frappés d’une double peine : avoir souffert d’une pathologie grave mais en rémission depuis longtemps et être stigmatisés à cause de cette ancienne maladie. Ils étaient souvent exclus de l’assurance emprunteur, rendant l’accès au crédit immobilier extrêmement complexe voire impossible. Le droit à l’oubli marque ainsi une rupture avec une logique purement actuarielle, au profit d’une approche plus inclusive. La France a été le premier pays au monde à mettre en place cette protection juridique des anciens malades face aux assureurs. D’autres pays l’ont imité depuis. Important : pour que vous puissiez bénéficier du droit à l’oubli, votre prêt ne doit pas excéder 420 000 euros et doit arriver à échéance avant votre 71ème anniversaire. Dix ans d’évolution : des délais progressivement raccourcis Lors de son lancement, le droit à l’oubli d’une tumeur cancéreuse s’appliquait après un délai de 10 ans à compter de la fin du protocole thérapeutique, sans rechute constatée. Ce délai a ensuite été ramené à 5 ans pour les cancers diagnostiqués avant 21 ans. Une nouvelle étape décisive a été franchie avec la loi Lemoine, entrée en vigueur en 2022, qui a généralisé le délai de 5 ans pour l’ensemble des cancers, quel que soit l’âge au moment du diagnostic. Cette règle est pleinement intégrée par les assureurs et constitue désormais la norme sur le marché de l’assurance de prêt immobilier. Concrètement, un emprunteur ayant été atteint d’un cancer et dont les traitements sont terminés depuis plus de 5 ans n’a plus aucune obligation de déclarer cette pathologie dans le questionnaire de santé d’assurance de prêt immobilier. Si jamais il le fait, l’assureur ne doit pas en tenir compte dans l’évaluation du risque. La loi Lemoine a par ailleurs élargi le droit à l’oubli à l’hépatite virale C. Assurance de prêt immobilier : ce que le droit à l’oubli change concrètement Une assurance emprunteur à tarifs standard Le droit à l’oubli produit des effets très concrets pour les emprunteurs concernés : Suppression de la déclaration médicale pour certaines pathologies après le délai légal (cancers et hépatite C) Absence de surprime liée à l’ancien état de santé Maintien de garanties standards (décès, PTIA, IPT, IPP, ITT selon les contrats) Accès facilité à la délégation d’assurance emprunteur, souvent moins coûteuse que le contrat groupe bancaire. En 2026, ces avancées permettent à de nombreux ménages de réduire significativement le coût global de leur crédit immobilier, l’assurance représentant encore jusqu’à 40 % du coût total d’un emprunt, voire plus en présence de risques aggravés de santé.   Un impact direct sur le pouvoir d’achat immobilier L’anniversaire des 10 ans du droit à l’oubli intervient dans un contexte où le pouvoir d’achat immobilier reste sous tension. Taux d’intérêt stabilisés mais toujours élevés, prix de l’immobilier encore soutenus dans certaines zones, durcissement des conditions d’octroi de crédit : chaque levier d’optimisation compte. En supprimant les surprimes parfois très élevées, le droit à l’oubli permet : d’augmenter la capacité d’emprunt de réduire le taux d’endettement d’améliorer le reste à vivre du ménage emprunteur. Pour certains profils, l’économie réalisée sur l’assurance emprunteur peut représenter plusieurs milliers d’euros sur la durée totale du prêt. Le droit à l’oubli et la suppression du questionnaire de santé Le droit à l’oubli s’articule avec une autre mesure phare de la loi Lemoine : la suppression du questionnaire de santé pour certains prêts immobiliers. Depuis 2022, aucun questionnaire médical n’est exigé si : le montant assuré est inférieur ou égal à 200 000 € par assuré, le prêt est intégralement remboursé avant les 60 ans de l’emprunteur. En 2026, cette règle renforce considérablement la portée du droit à l’oubli. En effet, si le cancer relevant du droit à l’oubli n’est pas mentionné dans le questionnaire médical, les séquelles et autres pathologies relatives à cet antécédent cancéreux doivent être déclarées à l’assureur, et peuvent éventuellement faire l’objet d’un surcoût ou d’exclusion de garanties. De nombreux emprunteurs n’ont tout simplement plus à se poser la question de leur passé médical, même en dehors des pathologies couvertes par le dispositif AERAS. Droit à l’oubli : la réglementation parfois contournée par les assureurs Pas d’angélisme pour autant. Emprunter quand on a souffert d’un cancer reste un parcours du combattant en raison d’une méconnaissance des personnes concernées et des pratiques des assureurs. Un déficit d’information chez les emprunteurs De nombreuses personnes ayant été atteintes d’un cancer pensent encore devoir déclarer leur ancienne maladie lors de la souscription d’une assurance de prêt immobilier. Par ignorance des règles ou par peur d’une fausse déclaration, elles renoncent à faire valoir leurs droits, alors même qu’elles pourraient bénéficier du droit à l’oubli après le délai légal. Cette auto-censure reste l’un des principaux freins à l’accès au crédit. Une interprétation contestable de la “fin du protocole thérapeutique” La notion de fin du protocole thérapeutique demeure insuffisamment encadrée. Certains assureurs assimilent à tort des traitements de suivi ou de prévention (hormonothérapies, thérapies ciblées, immunothérapies de maintenance) à un protocole thérapeutique actif. Or, ces prescriptions visent à réduire le risque de récidive et ne devraient pas retarder l’accès au droit à l’oubli, ce qui crée des situations d’exclusion difficilement justifiables. Des critères trop restrictifs pour les contrats sans questionnaire de santé Les plafonds d’emprunt et les conditions d’âge exigés pour bénéficier d’une assurance sans sélection médicale restent trop restrictifs. Dans un contexte de hausse des prix immobiliers, ces seuils écartent une partie importante des emprunteurs, y compris des profils pourtant éligibles sur le plan médical. Des pratiques tarifaires discutables Certains assureurs appliquent des tarifs équivalents aux anciennes surprimes sur les contrats accessibles sans questionnaire de santé. Cette approche, bien que légale en apparence, réduit considérablement l’intérêt économique de la réforme et en détourne l’esprit de la loi. Tout comme d'autres qui excluent les pathologies pré-existantes des contrats avec questionnaire médical.  Droit à l’oubli et convention AERAS : un socle toujours essentiel Pour les personnes qui ne sont pas éligibles au droit à l’oubli, la convention AERAS demeure un pilier de l’inclusion en assurance de prêt. Elle prévoit notamment : un examen à 3 niveaux des dossiers présentant un risque aggravé de santé un plafonnement des surprimes pour les emprunteurs à revenus modestes pour les PTZ (Prêt à Taux Zéro), la prise en charge par les assureurs de la majoration de tarifs pour les emprunteurs de moins de 35 ans une grille de référence listant les pathologies éligibles au droit à l’oubli ou à des conditions d’assurance encadrées (surprimes plafonnées). Depuis sa mise en place, cette grille a évolué, avec une tendance claire : intégrer progressivement de nouvelles pathologies dont le pronostic s’est amélioré grâce aux progrès médicaux. Le rôle clé de la délégation d’assurance en 2026 Grâce à la liberté de choix instaurée par la loi Lagarde et au changement d’assurance à tout moment permis par la loi Lemoine, le droit à l’oubli prend toute sa dimension lorsqu’il est combiné à une délégation d’assurance. En 2026, comparer les contrats d’assurance emprunteur reste indispensable : les niveaux de garanties varient fortement ; les critères d’équivalence sont désormais bien encadrés ; les assureurs alternatifs sont souvent plus compétitifs que les banques, avec des tarifs jusqu’à 4 fois moins chers. Pour un emprunteur concerné par le droit à l’oubli, la délégation d’assurance est souvent la meilleure option pour bénéficier d’un contrat au juste prix. Droit à l’oubli : quels enjeux pour les prochaines années ? Si le dispositif a déjà largement fait ses preuves, plusieurs enjeux se dessinent au-delà de 2026 : l’extension du droit à l’oubli à d’autres pathologies une harmonisation européenne des règles d’assurance emprunteur un renforcement de l’information des emprunteurs, encore insuffisante. Dix ans après sa création, le droit à l’oubli intègre les progrès médicaux et l’espérance de vie des anciens malades : il s’impose comme une avancée majeure en assurance de prêt immobilier, conciliant maîtrise du risque et justice sociale.