Baromètre Magnolia.fr du pouvoir d'achat immobilier juillet 2023 : gagnez des mètres carrés en changeant d'assurance emprunteur !

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Pour garantir votre prêt immobilier, vous devez souscrire une assurance emprunteur. La réglementation vous autorise à choisir librement le contrat et à en changer à tout moment.

Magnolia.fr calcule chaque mois le nombre de mètres carrés supplémentaires que vous pouvez acquérir dans les 20 plus grandes métropoles françaises en changeant d’assurance de prêt. La mensualisation du taux d’usure depuis le 1er février facilite quelque peu l’accès au prêt immobilier, la délégation d’assurance emprunteur reste toutefois le seul levier d’économies pour faire baisser significativement son taux annuel effectif global (TAEG) et rester sous l’usure. À noter que la révision mensuelle du taux d'usure a été prolongée jusqu'au 1er janvier 2024.

Assurance bancaire contre assurance déléguée

Nous proposons 3 profils d’emprunteurs, et calculons pour chacun le nombre de mètres carrés additionnels qu’il est possible d'acquérir en substituant l’assurance bancaire par une assurance individuelle concurrente.

Profil 1 :

  • vous êtes primo-accédant, âgé entre 25 et 35 ans ;

  • vous empruntez 200 000€ sur 20 ans au taux nominal de 3,90% (taux pour un bon dossier au 17 juillet 2023) ; 

  • l’assurance de la banque est proposée au taux de 0,34% (taux bancaire moyen), soit un coût de 13 600€ ;

Vous réalisez une économie de 9 600€ en optant pour une assurance déléguée.

Profil 2 :

  • vous avez entre 25 et 35 ans et empruntez à 2 en tant que primo-accédants ;

  • vous empruntez 200 000€ sur 20 ans au taux nominal de 3,90% (taux pour un bon dossier au 17 juillet 2023) ; 

  • l’assurance de la banque est proposée au taux de 0,34% (taux bancaire moyen) sur chaque tête, soit un coût de 27 200€ ;

  • votre Taux Annuel Effectif Global ou TAEG s’affiche à 5,07% (hors frais de dossier et frais de garantie), soit 2 points au-dessous de l’usure pour juillet 2023 (5,09%) ; votre demande de prêt est refusée car il faut ajouter les autres frais annexes.

  • chez le comparateur en assurance de prêt immobilier Magnolia.fr, l’assurance affiche le taux de 0,11% sur chaque tête, soit le taux moyen observé pour les dossiers de même profil traités jusqu’au 30 juin 2023. Le coût de l’assurance est de 8 800€. Votre demande est acceptée car le TAEG tombe à 4,33% et peut intégrer tous les autres frais.

Vous réalisez une économie de 18 400€ en optant pour une assurance déléguée.

Profil 3 :

  • vous avez entre 35 et 45 ans.

  • vous empruntez à deux la somme de 400 000€ sur 20 ans au taux nominal de 3,90% (taux pour un bon dossier au 17 juillet 2023) ;

  • l’assurance de la banque est proposée au taux de 0,54% (taux bancaire, avec quotité assurance de prêt à 50% sur chaque tête), soit un coût total de 43 200€ ;

  • votre TAEG s’affiche à 4,85%.

  • chez le comparateur Magnolia.fr, l’assurance est proposée au taux de 0,13% (taux moyen observé pour les dossiers de même profil traités jusqu’au 30 juin 2023). Chacun peut être assuré à hauteur de 100% du montant emprunté, vous êtes ainsi beaucoup mieux protégé. Le coût total de l’assurance est de 20 800€. Si on conserve une quotité d’assurance à 50% sur chaque tête, le coût de l’assurance descend à 10 400€.

Vous économisez 22 200€ avec une quotité à 100% sur chaque tête ou 32 800€ avec une quotité à 50/50. Le TAEG tombe respectivement à 4,18% ou 4,40%, vous laissant un espace suffisant pour intégrer les frais annexes.

Combien de mètres carrés supplémentaires ces trois profils peuvent gagner en juillet 2023 grâce à la délégation d’assurance de prêt immobilier ?

 

Ville

Prix moyen m2 appartement*

 

Nb de m2

Supplémentaires

avec 9 600€ d’économie sur l’assurance emprunteur

Profil 1

Nb de m2  supplémentaires

avec 18 400€ d’économie sur l’assurance emprunteur

Profil 2

Nb de m2  supplémentaires

avec 32 800€ d’économie sur l’assurance emprunteur

Profil 3

Saint-Étienne

1 384 €

6,93 m2

13,29 m2

23,70 m2

Le Havre

2 050 €

4,68 m2

8,97 m2

16 m2

Nîmes

2 336€

4,11 m2

7,87 m2

14,04 m2

Dijon

2 743 €

3,49 m2

6,70 m2

11,95 m2

Reims

2 599 €

3,69 m2

7,08 m2

12,62 m2

Grenoble

2 978 €

3,22 m2

6,17 m2

11,01 m2

Toulon

3 211 €

2,99 m2

5,73 m2

10,21 m2

Angers

3 287 €

2,92 m2

5,59 m2

9,97 m2

Lille

3 650 €

2,63 m2

5,04 m2

8,98 m2

Montpellier

3 515 €

2,73 m2

5,23 m2

9,33 m2

Toulouse

3 666 €

 

2,62 m2

 

5,02 m2

8,94 m2

Marseille

3 727 €

2,57 m2

4,93 m2

8,80 m2

Nantes

3 872 €

2,48 m2

4,75 m2

8,47 m2

Villeurbanne

4 054 €

2,36 m2

4,53 m2

8,09 m2

Strasbourg

3 991 €

2,42 m2

4,65 m2

8,29 m2

Rennes

4 066 €

2,37 m2

4,54 m2

8,10 m2

Bordeaux

4 658 €

2,04 m2

3,92 m2

6,98 m2

Nice

5 119 €

1,88 m2

3,60 m2

6,42 m2

Lyon

5 052 €

1,89 m2

3,63 m2

6,47 m2

Paris

10 072 €

0,95 m2

1,82 m2

3,25 m2

Les économies calculées sont les économies maximales potentielles si le changement d’assurance intervient dans le mois de la signature de l’offre de prêt.

*Prix estimés MeilleursAgents au 1er juillet 2023 (prix en net vendeur)

Obtenez votre prêt et gagnez des mètres carrés grâce à la délégation d’assurance !

L’état du marché immobilier en juillet 2023 

La moitié des villes voient leurs prix immobiliers augmenter, comme Saint-Étienne, Montpellier, Lille, Rennes, Toulon, Toulouse ou Nice. Si la progression est faible, de quelques euros le mètre carré, elle indique que la demande reste forte face à une offre refusant de confirmer que le marché est en phase de retournement.

Les prix reculent quelque peu à Nîmes, Dijon, Reims, Grenoble, Marseille, Angers, Nantes, Lyon, Bordeaux et Villeurbanne. À noter que les valeurs ont progressé de près de 4% à Nice et qu'elles ont perdu 3,2% à Paris depuis octobre 2022.

Le ralentissement de l’activité amorcé depuis l’été 2022 continue. La production de crédits immobiliers chute de 40% en mai 2023 en lien avec les difficultés d’accès au prêt bancaire (hausse des taux d’emprunt, normes d’octroi et usure). On compte 50% de dossiers refusés au premier semestre 2023.

Il est toujours plus difficile d'emprunter avec la hausse des taux de crédit immobilier en juin 2023. Il faudrait une baisse des prix de l'immobilier de 20% en 2023 pour compenser l'envolée des taux d'intérêts.

Les conditions monétaires continuent malheureusement de se dégrader. La hausse du taux de la BCE en juin 2023 va propulser les taux d'emprunt vers les 5% d'ici début 2024.

Précisons que les prix de l’immobilier ancien ne baissent pas plus rapidement malgré les conditions d’emprunt compliquées, car il y a un bon équilibre entre les prix et la qualité des biens à vendre.

Depuis notre dernier baromètre de pouvoir d’achat immobilier de juin 2023, les taux d’assurance emprunteur pour les profils concernés n’ont pas évolué. Consultez nos astuces pour faire baisser le coût de l’assurance prêt immobilier.

Le gain généré par le changement d’assurance emprunteur est suffisamment significatif dans la majorité des villes pour justifier pleinement la démarche. Non seulement, la délégation d’assurance de prêt immobilier permet d’acquérir des mètres carrés en plus, mais elle reste la clef pour obtenir son prêt immobilier en 2023

Mettons fin à une des idées fausses sur l’assurance emprunteur, celle qui consiste à penser que vous êtes obligé de souscrire à l’assurance de la banque. Vous avez le choix du contrat et cette opportunité vous permet de préserver votre pouvoir d’achat en pleine période d’inflation grâce aux économies réalisées en déléguant l’assurance emprunteur ou en changeant de formule en cours de prêt. Vous avez la possibilité d'optimiser votre taux d'endettement en 2023, notamment en déléguant l'assurance emprunteur.

Combien de mètres carrés en plus en changeant d’assurance en juillet 2023 ?

Le gain potentiel reste anecdotique à Paris à cause de la cherté de l’immobilier. Ailleurs, où le coût du mètre carré est entre 2 et 8 fois moins onéreux, vous pouvez financer entre 1,87 m2 (Nice) et près de 7 m2 (Saint-Etienne) supplémentaires en optant pour un contrat individuel auprès d’un assureur alternatif (profil 1).

Grâce à l’économie sur l’assurance, vous pouvez acquérir la surface nécessaire pour une pièce destinée à accueillir des toilettes, voire une salle de bain. Avec un gain de 9 600€ grâce à l’assurance emprunteur, pourquoi ne pas viser un appartement avec balcon ou terrasse ?

Dans notre deuxième exemple, non seulement vous décrochez votre prêt mais vous pouvez acheter entre 1,82 m2 (Paris) et 13,29 m2 (Saint-Étienne) supplémentaires, 9 m2 étant la surface moyenne d’une chambre standard et 12 m2 celle d’une cuisine.

Quant au profil 3, compte tenu de la somme empruntée élevée (32 800€ avec une quotité à  50% sur chaque tête), l’économie générée par la délégation d’assurance est conséquente, au-delà du fait qu'elle est la solution pour décrocher le financement. Elle permet au passage de gagner jusqu’à 23,70 m2 (Saint-Étienne), soit la surface d’un studio.

Vive la loi Lemoine !

Le gain que vous pouvez réaliser grâce à la délégation d’assurance est d’autant plus élevé que la somme empruntée est importante, le coût d’assurance prêt immobilier étant calculé sur le capital emprunté. Si vous avez souscrit à l'assurance emprunteur de la banque, vous pouvez en changer à tout moment avec la nouvelle réglementation en place depuis le 1er juin 2022. 

La loi Lemoine vous permet de résilier votre contrat d’assurance à tout moment dès la signature de l’offre de prêt, sans attendre une quelconque date d’échéance, et de le substituer par une offre alternative à garanties équivalentes. Pour une assurance de prêt moins chère en 2023, faites jouer la concurrence. N’attendez pas ! Plus tôt vous changerez, plus importante sera l’économie. Suivez nos conseils pour changer d’assurance prêt immobilier en 2023.

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Courtier, comparateur ou agence : qui choisir pour sa mutuelle senior en 2027 ?

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Le courtier peut donc apporter une dimension de conseil et d'accompagnement plus importante qu'un simple outil de comparaison. Courtier : attention au périmètre des offres Il est important de comprendre que le courtier ne propose pas nécessairement l'ensemble des contrats existant sur le marché. Son analyse dépend notamment des organismes avec lesquels il travaille. Avant de retenir une proposition, il est donc pertinent de demander quelles offres sont étudiées et de comparer les garanties présentées avec celles d'autres contrats. Magnolia.fr est à la fois un comparateur de mutuelles santé et un courtier que vous pouvez solliciter gratuitement pour faciliter votre recherche. Agence d'assurance : un interlocuteur directement identifié Passer par une agence d'assurance constitue une troisième approche. Vous échangez directement avec un conseiller représentant généralement un assureur ou un réseau donné. 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PRESSE : Flambée des prix des carburants : le Groupe Magnolia invite les emprunteurs à changer d'assurance de prêt pour compenser jusqu'à 2 pleins d'essence par mois

Communiqué de presseParis, le mardi 22 septembre 2026   Le gazole dépasse désormais 2,40 € le litre en moyenne et le SP95 franchit la barre des 2,10 € le litre, sous l'effet des tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient. Conséquence directe pour les ménages : un surcoût mensuel compris entre 18 € et 45 € par rapport aux tarifs habituels, selon le type de carburant et le nombre de pleins effectués chaque mois. « Les Français scrutent chaque centime au litre, mais ils oublient souvent de comparer un poste de dépense bien plus lourd : leur assurance de prêt immobilier. C'est pourtant l'un des rares postes de charges fixes sur lesquels on peut agir immédiatement, sans perdre de garanties et sans frais », déclare Astrid Cousin, porte-parole du Groupe Magnolia. Un écart de prix qui peut atteindre 4 fois le tarif bancaire Souscrite par réflexe auprès de la banque au moment du crédit, l'assurance de groupe repose sur une tarification mutualisée qui ne tient pas compte du profil individuel de l'emprunteur. Une assurance individuelle (soit externe à l'offre bancaire), elle, peut afficher des tarifs jusqu'à 4 fois inférieurs à garanties équivalentes. Sur un prêt de 20 à 25 ans, l'écart peut représenter plusieurs milliers d'euros. Le Groupe Magnolia illustre ce potentiel d'économie à partir d'un cas type : un homme de 40 ans qui change d'assurance de prêt quelques mois après l'obtention de son crédit de 250 000 euros (sur 25 ans) :  Source : Magnolia.fr « Une économie de 48 € par mois, c'est concrètement l'équivalent de l'augmentation du coût de deux pleins de sans-plomb. Et contrairement à une aide ponctuelle, ce gain se répète chaque mois, pendant toute la durée restante du crédit », souligne Astrid Cousin. Jusqu'à 5 fois plus efficace que l'aide carburant de l'État Face à la hausse des prix, le gouvernement a fait le choix d'une aide forfaitaire ciblée de 100 €, équivalente à un soutien d'environ 20 centimes par litre sur 6 mois, versée une seule fois par usager éligible. Comparée à une économie d'assurance emprunteur de 25 € à 90 € par mois (chiffres Que Choisir), la substitution d'assurance peut représenter, sur la même période de 6 mois, jusqu'à 5 fois le montant de l'aide publique — sans aucun coût pour les finances de l'État. La loi Lemoine, un droit encore trop peu utilisé Depuis le 1er septembre 2022, la loi Lemoine permet à tout emprunteur de changer d'assurance de prêt immobilier à tout moment et sans frais, dès lors que le nouveau contrat propose des garanties équivalentes à celles exigées par la banque. Cette dernière dispose de 10 jours ouvrés pour répondre et ne peut refuser la substitution si l'équivalence des garanties est respectée. « Beaucoup d'emprunteurs pensent encore qu'il faut attendre une échéance précise, ou que la démarche est complexe. C'est faux : la loi Lemoine a justement été conçue pour simplifier ce changement, à tout moment de la vie du prêt », rappelle Astrid Cousin, porte-parole du Groupe Magnolia. Chiffres clés 2,40 €/L : prix moyen du gazole en France en septembre 2026 2,10 €/L : prix moyen du SP95 sur la même période 18 € à 45 € : surcoût mensuel moyen à la pompe pour les ménages x4 : écart de tarif pouvant séparer une assurance bancaire d'une assurance individuelle 540 €/an et 5 400 € sur 10 ans : économie potentielle illustrée sur un cas type x5 : gain potentiel de l'économie d'assurance emprunteur comparé à l'aide carburant de l'État sur 6 mois

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Exclusions médicales en assurance de prêt : contraires à l'esprit de la loi Lemoine

Les clauses excluant certaines pathologies préexistantes des garanties de l’assurance emprunteur font l’objet d’un débat depuis plusieurs mois. Le Comité Consultatif du Secteur Financier (CCSF) s’est penché sur ces pratiques dans le cadre de ses travaux consacrés à la mise en œuvre de la loi Lemoine. Le gouvernement vient tout juste de confirmer une position importante : lorsque ces exclusions permettent de contourner la suppression de la sélection médicale prévue par la loi, elles sont considérées comme contraires à l’esprit du texte. Cette prise de position intervient après une question posée au gouvernement par la sénatrice Vanina Paoli-Gagin en février dernier. Elle apporte ainsi un nouvel éclairage aux emprunteurs concernés par une maladie ou un antécédent médical. Assurance emprunteur : pourquoi les clauses d’exclusions médicales font débat ? Entrée en vigueur en 2022, la loi Lemoine a profondément modifié les règles applicables à l’assurance de prêt immobilier. Elle a instauré 3 mesures fondamentales :  la possibilité de changer d’assurance emprunteur à tout moment  l’amélioration du droit à l’oubli pour les anciens malades du cancer et de l’hépatite C la suppression du questionnaire médical dans certaines situations. Cette dernière mesure poursuit un objectif précis : permettre à certains emprunteurs d'accéder à l’assurance sans que leur état de santé soit pris en compte dans l’évaluation du risque. La suppression du questionnaire de santé en assurance de prêt concerne uniquement les crédits immobiliers dont la part assurée cumulée n’excède pas 200 000 euros par personne et dont le remboursement intervient avant le 60e anniversaire de l’assuré. Des exclusions qui peuvent limiter la portée de la loi Le débat porte sur les contrats pouvant être souscrits sans questionnaire de santé qui prévoient malgré tout des exclusions de garanties concernant des maladies ou des antécédents médicaux. Certains acteurs du marché considèrent que ces dispositions contractuelles sont nécessaires pour : maîtriser le niveau de sinistralité préserver l’équilibre économique des contrats maintenir des tarifs compétitifs encadrer les risques liés à certaines pathologies. À l’inverse, d’autres professionnels estiment que ces clauses reviennent indirectement à tenir compte de l’état de santé de l’emprunteur, alors même que la loi interdit cette pratique dans les situations concernées. C’est précisément cette contradiction potentielle qui a alimenté les échanges entre assureurs, mutuelles et intermédiaires. Le CCSF examine la conformité des assurances de prêt à la loi Lemoine Face à la controverse, le CCSF a été chargé d’étudier la mise en œuvre de la loi Lemoine. Parmi les sujets examinés figuraient les exclusions liées aux antécédents ou aux pathologies préexistantes. Les travaux du comité ont notamment porté sur la conformité de certaines pratiques contractuelles avec le cadre juridique existant. Il ne s’agissait donc pas de créer une nouvelle obligation réglementaire, mais d’interpréter les règles déjà applicables. Son avis a finalement constitué un élément central dans la réponse apportée par le gouvernement à la sénatrice Vanina Paoli-Gagin. Cette dernière souhaitait que soit confirmé le rôle purement consultatif du CCSF et que les avis de l’instance relatifs à la loi Lemoine n’introduisent pas de nouvelles contraintes qui ne pourraient être validées par le législateur. Une position gouvernementale désormais clairement exprimée Dans sa réponse publiée le 17 septembre 2026, le gouvernement indique partager l’analyse du CCSF concernant la nécessité de garantir l’application effective de la loi Lemoine. L’exécutif rappelle notamment que la suppression du questionnaire médical constitue l’une des avancées majeures de la réforme. L’objectif affiché lors de l’adoption du texte était de faciliter l’accès à l’assurance emprunteur pour des personnes qui pouvaient auparavant rencontrer des difficultés en raison de leur état de santé. Le gouvernement considère ainsi que certaines clauses d’exclusion peuvent être problématiques lorsqu’elles aboutissent, dans les faits, à neutraliser les effets de la suppression de la sélection médicale. La loi Lemoine vise à limiter la prise en compte de l’état de santé La question des exclusions doit être replacée dans l’objectif général poursuivi par la loi Lemoine. Pour les emprunteurs entrant dans le champ de la suppression du questionnaire de santé, l’assureur ne doit pas utiliser l’état de santé comme élément de sélection médicale. Une clause contractuelle ne peut donc pas, selon l’analyse retenue par le gouvernement, réintroduire indirectement une distinction fondée sur une pathologie antérieure. Une problématique particulièrement importante pour les anciens malades Cette position concerne particulièrement les personnes ayant souffert d’une maladie ou présentant des risques médicaux. Avant la réforme, la sélection médicale pouvait conduire à : une surprime d’assurance de prêt une exclusion de certaines garanties  des formalités médicales supplémentaires  des difficultés pour obtenir une couverture adaptée voire, dans certains cas, un refus d’assurance emprunteur. La suppression du questionnaire médical dans les situations prévues par la loi devait justement réduire ces obstacles. Une exclusion systématique d’une pathologie préexistante pourrait donc, selon les situations, réduire considérablement la portée de l'avancée introduite par la loi Lemoine. Quelles conséquences pour le prix de l’assurance emprunteur ? La question du coût constitue l’un des autres enjeux du débat. Certains professionnels du secteur avaient souligné qu’une limitation des exclusions pouvait avoir des conséquences sur l’équilibre technique des contrats. Une couverture plus large des risques pourrait en effet modifier la sinistralité et, potentiellement, influencer les tarifs proposés aux emprunteurs. Pour autant, le gouvernement ne tire pas à ce stade de conclusion définitive sur une éventuelle évolution des prix. Un bilan prévu à l’horizon 2028 L’exécutif renvoie à l’évaluation future de la loi Lemoine d’ici 2028 pour mesurer concrètement les effets de ces évolutions. Ce bilan doit notamment permettre d’observer : l’évolution des tarifs de l’assurance emprunteur la sinistralité des contrats les effets concrets de la suppression du questionnaire médical les conséquences de la réforme pour les assurés. Une clarification importante pour les emprunteurs La position exprimée par le gouvernement apporte un éclairage supplémentaire sur les clauses d’exclusion liées aux pathologies préexistantes. Elle confirme surtout que la suppression de la sélection médicale prévue par la loi Lemoine ne doit pas pouvoir être contournée, dans les situations concernées, par des mécanismes contractuels produisant un effet équivalent. Pour les emprunteurs, cette évolution constitue un point à surveiller lors de la souscription ou du changement d’assurance de prêt. La portée exacte d’une exclusion dépend toutefois toujours du contrat, des garanties concernées et de la situation de l’assuré. Le débat devrait donc se poursuivre autour de l’application concrète de la loi et de ses conséquences sur l’accès à l’assurance emprunteur, les garanties proposées et les tarifs.