Crédit immobilier : comment optimiser son taux d’endettement en 2023 ?

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Le taux d’endettement est un indicateur central quand on contracte un crédit immobilier. Encadré par la réglementation, il permet d’évaluer la capacité d’emprunt du ménage. La hausse des taux d’intérêts pénalise très nettement le taux d’endettement, mais il est possible d'optimiser ce dernier en utilisant tous les leviers disponibles en 2023.

C’est quoi le taux d’endettement ?

Le taux d’endettement ou taux d’effort dans le jargon financier est un marqueur essentiel pour les établissements bancaires car il permet de vérifier que le ménage emprunteur sera en mesure de faire face à ses échéances de prêt immobilier. Il correspond à la part des charges sur les revenus du ménage.

Sont retenues comme charges persistances après octroi du financement bancaire :

  • les prêts en cours (le nouveau crédit immobilier et les éventuels autres prêts contractés précédemment, quelle que soit leur nature)
  • l’éventuelle pension alimentaire
  • le loyer mensuel si vous restez locataire.

S’agissant des revenus, sont pris en compte :

  • le salaire mensuel net avant impôt et revenus assimilés
  • les revenus locatifs
  • les revenus financiers.

La formule mathématique de calcul du taux d’endettement est simple :

total des charges / total des revenus x 100

Quel est le taux d’endettement maximum pour un prêt ?

Il est communément admis que le taux d’endettement ne doit pas dépasser un tiers des revenus du ménage, mais dans la réalité il est strictement encadré par le régulateur. Depuis janvier 2022, le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) interdit aux banques de prêter au-delà d’un taux d’endettement de 35% des revenus nets, avant impôt et assurance emprunteur incluse.

Cette norme imposée juridiquement aux prêteurs est liée à une seconde règle : la durée de remboursement est limitée à 25 ans (jusqu’à 27 ans en cas d’achat en VEFA ou dans l’ancien avec travaux de rénovation importants).

Le HCSF accorde aux banques une marge de flexibilité à hauteur de 20% de leur production trimestrielle de crédits immobiliers qui les autorise à s'affranchir des règles d’octroi, et à l’intérieur de cette souplesse, 70% des financements sont à destination de la résidence principale dont au moins 30% de primo-accession.

Comment faire baisser le taux d’endettement ?

Toute la difficulté est d’obtenir le taux d’endettement le plus bas possible. Compliqué en période de hausse de taux d’intérêts. Commencez par supprimer les dépenses superflues pour réduire le poids des charges mensuelles et soldez si vous le pouvez les petits crédits à la consommation avant de faire votre demande de prêt immobilier. Mobilisez ensuite toutes les solutions pour tirer votre taux d’endettement vers le bas.

Négociez le taux d’emprunt

Le taux moyen sur 20 ans oscille actuellement entre 3,50 et 4% (hors assurance de prêt et coût des sûretés). Selon la qualité du dossier, vous pouvez obtenir une décote à condition de faire valoir des arguments solides pour convaincre la banque : situation professionnelle, évolution de carrière, patrimoine, placements financiers, bonne gestion des comptes, etc.

Sachez que vous pouvez désormais bénéficier d’un taux bonifié de la Banque Postale grâce au crédit immobilier à impact. Sous réserve d’acheter un bien neuf ou un bien ancien avec un engagement de travaux de rénovation, vous pouvez réduire le taux de 10 à 30 points de base.

Boostez votre apport personnel

Pas de crédit immobilier sans mise de fonds. On assiste à l’explosion de l’apport personnel en 2023 compte tenu des règles du HCSF et du renchérissement du loyer de l’argent depuis dix-huit mois. Il atteint près de 35% du montant d’une opération immobilière.

Utilisez tous les moyens pour vous constituer un apport personnel suffisant en 2023 : livrets d’épargne, autres placements financiers, PEL, dons familiaux, prêts aidés, etc.

Un apport personnel conséquent ne suffit pas. Les banques exigent aussi une épargne de précaution, nouveau critère 2023 pour emprunter. Comptez au moins l’équivalent de 6 mensualités de côté pour cette épargne post-crédit destinée à pallier un éventuel coup dur.

Déléguez l’assurance emprunteur

On l’a vu plus haut, le taux d’endettement doit obligatoirement contenir l’assurance de prêt. Or, cette couverture indispensable pour sécuriser les sommes prêtées représente en moyenne un tiers du coût global d’un crédit immobilier, soit la deuxième dépense après les intérêts.

La bonne nouvelle est que vous pouvez négocier l’assurance et profiter du principe de délégation introduit par la loi Lagarde pour souscrire une offre externe jusqu’à trois fois moins chère que l’assurance proposée par la banque.

Faisons une simulation : 

  • vous avez 35 ans et vous gagnez 5 000€ par mois. Vous empruntez 250 000€ sur 20 ans au taux de 3,80%, couverts par l’assurance bancaire au taux de 0,38%. Le TAEG (Taux Annuel Effectif Global) hors frais de garantie et frais de dossier atteint 4,49%. Votre taux d’endettement est de 31,35%.

  • Avec une assurance déléguée au taux de 0,10% (taux moyen observé chez Magnolia.fr pour ce type de profil), le TAEG tombe à 4,03% et le taux d’endettement à 30,19%.

Vous êtes déjà endetté pour votre logement ? Vous avez vous aussi l'opportunité de baisser votre taux d'endettement en vous appuyant sur la loi Lemoine 2022 pour changer d'assurance de prêt immobilier à tout moment et sans frais, sans attendre la date d'échéance.

Pour vous accompagner dans toutes vos démarches et recherche de la meilleure offre de prêt immobilier, sollicitez les services d’un courtier, votre allié pour emprunter en 2023.

Pour compléter cet article, consultez toutes les infos pour emprunter en juillet 2023.

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Mutuelle santé : les 5 questions à se poser avant de souscrire en 2026

Être couvert par une bonne mutuelle santé est indispensable pour compléter les remboursements de l’Assurance maladie et limiter son reste à charge. Pourtant, face à la multitude d’offres disponibles sur le marché, il est souvent difficile de s’y retrouver. Garanties, niveaux de remboursement, exclusions, tarifs, services annexes… Tous ces critères doivent être analysés avec méthode pour éviter les mauvaises surprises. Avant de signer un contrat, il est donc crucial de s’interroger. Voici les 5 questions essentielles à examiner avant de souscrire une mutuelle santé, afin de choisir une complémentaire réellement adaptée à vos besoins et à votre budget. 1. Quels sont mes besoins réels en matière de santé ? La première question à se poser avant de souscrire une mutuelle santé concerne vos besoins personnels. Une bonne complémentaire santé est avant tout celle qui correspond à votre profil et à votre consommation médicale. Pour cela, il est recommandé de faire le point sur votre situation actuelle : votre âge et votre situation familiale (célibataire, en couple, avec enfants) votre état de santé général vos dépenses de santé régulières ou prévisibles vos habitudes de soins (consultations fréquentes, spécialistes, médecines douces) Certaines catégories de dépenses doivent être analysées avec attention : Consultations médicales : généralistes, médecins spécialistes de secteur 1 ou 2 Hospitalisation : frais de séjour, chambre particulière, honoraires médicaux Optique : lunettes, lentilles, chirurgie réfractive Dentaire : soins courants, prothèses, orthodontie, implants Audiologie : appareils auditifs Soins non remboursés par la Sécurité sociale : médecine douce comme ostéopathie, psychologie, acupuncture Identifier précisément vos besoins permet d’éviter de payer pour des garanties inutiles ou, à l’inverse, de souscrire une couverture insuffisante. 2. Quel niveau de remboursement est réellement nécessaire ? Toutes les mutuelles santé n’offrent pas les mêmes niveaux de remboursement. Les garanties sont généralement exprimées en pourcentage de la base de remboursement de la Sécurité sociale (100 % BRSS, 150 % BRSS, 200 % BRSS, etc.) ou en forfaits annuels, voire les 2 comme en optique ou en audiologie. Il est essentiel de comprendre ces mécanismes pour comparer efficacement les contrats. Points de vigilance à analyser : Les dépassements d’honoraires : un remboursement à 100 % ne couvre que le ticket modérateur, c’est-à-dire la différence entre le tarif conventionné et la prise en charge de la Sécu. Les plafonds annuels : certains postes (dentaire, optique) sont limités. Les forfaits : ils sont exprimés en euros par an, par séance ou par équipement. Par exemple, une mutuelle santé affichant 200 % de remboursement sur les consultations peut être parfaitement adaptée si vous consultez régulièrement des spécialistes pratiquant des dépassements d’honoraires. À l’inverse, pour une personne consultant rarement, une formule plus économique peut suffire. 3. Quelles sont les exclusions, délais de carence et limites du contrat ? Avant de souscrire une mutuelle santé, il est indispensable de lire attentivement les conditions générales. Certains éléments peuvent fortement impacter la qualité réelle de votre couverture. Les points à vérifier impérativement : Les exclusions de garanties : actes ou soins non pris en charge Les délais de carence : période pendant laquelle certaines garanties ne s’appliquent pas, afin d’éviter les effets d’aubaine sur des postes de soins coûteux (hospitalisation hors accident, optique) Les limitations de remboursement : nombre d’actes ou montants plafonnés Une mutuelle santé sans délai de carence peut être particulièrement intéressante si vous avez des soins prévus à court terme. 4. Le rapport garanties / prix est-il réellement avantageux ? Le prix est évidemment un critère central dans le choix d’une mutuelle santé. Toutefois, il ne doit jamais être analysé seul. Une cotisation faible peut cacher des garanties limitées ou des remboursements insuffisants. Pour évaluer le rapport qualité-prix, il convient de comparer : Les garanties incluses dans le contrat Les niveaux de remboursement par poste de soins Les services associés : voir plus bas Les augmentations de tarif avec l’âge Il est conseillé de demander plusieurs devis de mutuelle santé afin de comparer objectivement les offres. Une analyse détaillée permet souvent de constater que 2 contrats affichant un tarif proche peuvent proposer des niveaux de protection très différents. 5. Quels services et avantages complémentaires sont inclus ? Au-delà des remboursements, les mutuelles santé proposent de plus en plus de services additionnels qui peuvent faire la différence au quotidien. Parmi les services à examiner avant de souscrire : Le tiers payant étendu : éviter l’avance de frais en pharmacie, consultations, hospitalisation, paramédical Les réseaux de soins partenaires : tarifs négociés en optique, dentaire ou audiologie La téléconsultation médicale L’assistance et l’accompagnement en cas d’hospitalisation ou d’immobilisation à domicile : aide ménagère, portage des médicaments et des repas, garde d’enfants et/ou d’animaux de compagnie Les services de prévention : bilans de santé, programmes bien-être, vaccins pris en charge Le suivi en ligne des remboursements L’accès à un conseiller mutuelle Ces prestations n’ont pas toujours un impact direct sur le remboursement, mais elles améliorent significativement le confort et l’efficacité de la couverture santé. Comment bien choisir sa mutuelle santé ? Pour résumer, souscrire une bonne mutuelle santé ne doit jamais se faire dans la précipitation. Une analyse structurée permet d’éviter les erreurs et de sécuriser son budget santé sur le long terme. Avant de signer, assurez-vous de : Définir précisément vos besoins de santé Comparer les niveaux de remboursement réels Vérifier les exclusions et délais de carence Évaluer le rapport garanties / cotisation Examiner les services complémentaires proposés Prendre le temps de se poser ces 5 questions essentielles permet de choisir une mutuelle santé réellement adaptée à votre profil, tout en optimisant vos dépenses. Une bonne complémentaire santé n’est pas forcément la plus chère, mais celle qui offre la meilleure protection au moment où vous en avez besoin. Dernière information : profitez de la résiliation infra-annuelle en mutuelle santé pour changer de formule quand vous le souhaitez après une année de souscription. Si votre contrat actuel ne vous convient plus, qu’il est trop cher ou mal adapté, résiliez-le à tout moment pour le substituer par une offre qui répond réellement à vos besoins. Vous pouvez aussi remettre en question votre mutuelle afin de vérifier si la concurrence ne propose pas mieux à l’instant donné.

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Assurance emprunteur : comment récupérer 50€ par mois en 2026 ?

L’assurance emprunteur reste le poste de dépenses le plus sous-estimé d’un crédit immobilier. Souvent souscrite par défaut auprès de la banque prêteuse, elle peut pourtant représenter jusqu’à 40 % du coût total du financement. Bonne nouvelle : grâce à un cadre réglementaire en place depuis 2022 et à une concurrence accrue entre assureurs, de nombreux emprunteurs peuvent économiser jusqu’à 50 € par mois, sans modifier leur crédit immobilier. Voici comment. Pourquoi l’assurance emprunteur coûte encore trop cher en 2026 L’assurance de prêt immobilier n’est pas un produit neutre pour les prêteurs. Historiquement, elle constitue une source de marge pour les banques pouvant aller jusqu’à 70% grâce aux contrats groupe. Plusieurs facteurs expliquent des cotisations souvent surévaluées : Tarification mutualisée, peu adaptée au profil réel de l’emprunteur Cotisation calculée sur le capital initial et non sur le capital restant dû Absence de mise en concurrence au moment de la signature du prêt Manque d’information sur le droit à la délégation ou au changement d’assurance Résultat : des milliers d’emprunteurs continuent de payer une assurance bien plus chère que nécessaire, parfois pendant 20 ou 25 ans. Ce qui a changé en 2022 : un contexte favorable aux économies grâce à la loi Lemoine Depuis l’entrée en vigueur de la loi Lemoine pour tous en septembre 2022, le marché de l’assurance emprunteur a profondément évolué. Les conditions sont désormais réunies pour permettre un changement simple, rapide et sans pénalité. Les principales avancées à connaître : Changement d’assurance de prêt immobilier à tout moment, sans attendre la date anniversaire Suppression du questionnaire médical pour certains profils (part assurée jusqu’à 200 000€, avec un solde avant le 60e anniversaire) Obligation pour la banque d’accepter toute assurance présentant une équivalence de garanties (voir plus bas) Délai de traitement encadré (10 jours ouvrés maximum) Ces évolutions renforcent considérablement le pouvoir de négociation des emprunteurs. Comment économiser 50 € par mois avec son assurance emprunteur Le gain de 50€ par mois en substituant l’assurance bancaire par une formule individuelle est tout à fait réaliste, à condition d’agir méthodiquement. Comparer les contrats d’assurance déléguée Les contrats alternatifs, proposés par des assureurs indépendants ou des courtiers spécialisés, offrent : Une tarification individualisée en fonction du profil (âge, profession, état de santé, fumeur/non-fumeur) Des cotisations calculées sur le capital restant dû Des rachats d’exclusion de garanties (maladie non objectivable, métier à risques, sport dangereux) Dans de nombreux cas, l’écart de prix avec un contrat groupe bancaire est significatif et peut aller jusqu’à 60%. Vérifier précisément l’équivalence de garanties Le changement d’assurance repose sur un principe clé : l’équivalence de niveau de garanties. Il ne s’agit pas de souscrire « moins bien », mais aussi bien, voire mieux, pour moins cher. Voici les points de vigilance les plus importants : Niveau de couverture décès et PTIA (Perte Totale et Irréversible d’Autonomie) Garanties incapacité de travail et invalidité (définitions, franchises, délais) Quotité assurée par emprunteur Exclusions éventuelles Un comparatif rigoureux évite tout risque de refus par la banque. Pour vous y aider, appuyez-vous sur la fiche standardisée d’information. Ce document obligatoirement remis par votre banque lors de votre demande de financement détaille entre autres toutes les garanties qu’elle exige pour vous accorder le prêt. Agir au bon moment… mais sans attendre Il n’y a pas de « mauvais moment » pour changer d’assurance emprunteur. Toutefois, plus le capital restant dû est élevé, plus les économies potentielles sont importantes. Changer dans les premières années du prêt, mieux dans les premiers mois, permet de maximiser le gain global. Exemples d’économies en changeant d’assurance emprunteur Voici 2 exemples pour lesquels l’assurance est changée dans le mois qui suit la signature de l’offre de prêt. Les simulations ont été réalisées grâce au comparateur Magnolia.fr pour lesquelles le changement d’assurance est effectué dans le mois qui suit la signature de l’offre de prêt.  Exemple chiffré n°1 : un couple de trentenaires Profil : Couple de 32 et 34 ans Non-fumeurs, cadres salariés Prêt immobilier de 250 000 € sur 25 ans Assurance bancaire à 0,36 % sur le capital initial avec quotité d’assurance emprunteur à 100% sur chacun Situation de départ : Coût mensuel de l’assurance : 75 € par emprunteur Total mensuel : 150 € Coût total sur la durée : 45 000 € Après changement d’assurance en 2026 : Assurance individuelle à 0,12 % sur le capital restant dû (quotité 100% sur chaque tête) Cotisation mensuelle moyenne : 50 € pour le couple Économie réalisée : 100 € par mois, soit 1 200 € par an 30 000 € économisés sur la durée restante du prêt Dans ce cas, récupérer 50 € par mois n’est pas un objectif maximal, mais un seuil largement dépassé. Exemple chiffré n°2 : un emprunteur seul de 45 ans Profil : Emprunteur de 45 ans Non-fumeur, profession libérale Prêt immobilier de 180 000 € sur 20 ans Assurance groupe à 0,42 % Situation de départ : Cotisation mensuelle : 63 € Coût total estimé : 15 120 € Après délégation d’assurance : Assurance alternative à 0,18 % Cotisation mensuelle : 27 € Économie réalisée : 36 € par mois, soit 432 € par an 8 640 € sur la durée du crédit Critères Couple 32 / 34 ans Emprunteur seul 45 ans Situation Couple, non-fumeurs, cadres salariés Emprunteur seul, non-fumeur, profession libérale Montant du prêt immo 250 000 € 180 000 € Durée du crédit 25 ans 20 ans Assurance bancaire     Taux assurance bancaire 0,36 % 0,42 % Base de calcul Capital initial Capital initial Coût mensuel 150 € (75 x 2) 63€ Coût total 45 000 € 15 120 € Assurance déléguée     Taux nouvelle assurance 0,12 % 0,18 % Base de calcul Capital restant dû Capital restant dû Coût mensuel 50 € (25 x 2) 27 € Coût total 15 000 € 6 480 € Économie mensuelle 100 € (50 x 2) 36 € Économie totale 30 000 € 8 640 € Qui peut économiser sur son assurance de prêt ? Contrairement aux idées reçues, l’optimisation de l’assurance emprunteur ne concerne pas uniquement les jeunes emprunteurs. Sont particulièrement concernés : Les emprunteurs ayant signé leur prêt sans mise en concurrence Les profils à faible risque (non-fumeurs, cadres, professions stables) Les couples assurés à 100 % chacun sans justification patrimoniale Les crédits souscrits depuis moins de 10 ans Même avec un dossier médical spécifique, des solutions existent en 2026. Les erreurs à éviter lors d’un changement d’assurance emprunteur Pour sécuriser l’opération, certaines précautions sont indispensables : Ne jamais résilier l’ancien contrat avant l’acceptation écrite de la banque Ne pas se focaliser uniquement sur le prix au détriment des garanties Oublier de vérifier la quotité réelle nécessaire Négliger l’impact des franchises et délais de carence Un accompagnement professionnel permet souvent d’éviter ces écueils. Un courtier en assurance de prêt peut vous accompagner tout au long du processus, de la sélection de la formule adaptée qui respecte vos intérêts et les exigences bancaires à la souscription. Assurance emprunteur en 2026 : une source d’économies durable Récupérer 50 € par mois sur son assurance emprunteur en 2026 n’a rien d’exceptionnel. Il s’agit d’une optimisation rationnelle, rendue possible par un cadre légal protecteur et un marché hautement concurrentiel. Dans un contexte de pouvoir d’achat contraint, cette économie régulière peut financer : Une hausse de mensualité pour raccourcir la durée du prêt Un projet personnel ou familial Une épargne de précaution ou un investissement complémentaire L’assurance emprunteur n’est plus une fatalité bancaire, mais un véritable levier financier à activer intelligemment.