Assurance emprunteur : contrat moins cher et mieux adapté avec la loi Lemoine

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Grâce à la loi Lagarde, vous êtes libre de choisir l’assurance qui vient garantir votre crédit immobilier. Ce droit s’applique sur toute la durée de l’emprunt, car vous pouvez changer de contrat en cours de prêt. Focus sur la loi Lemoine de 2022, un texte fondamental en assurance crédit immobilier qui renforce les droits des emprunteurs et leur permet de faire de belles économies.

Libre choix de l’assurance emprunteur depuis 2010

Entrée en application en septembre 2010, la loi Lagarde assurance emprunteur pose la pierre de voûte d’un cadre législatif qui va rapidement évoluer. Elle introduit un droit fondamental pour les emprunteurs : la délégation d’assurance de prêt, ou l’opportunité de choisir le contrat et de refuser la proposition bancaire qui est dès lors obligatoirement dissociée de l’offre de prêt. Contrat groupe ou contrat individuel ? On refait le match !

Assurance individuelle moins chère

Les banques détiennent environ 85% des parts du marché de l’assurance de prêt immobilier, alors qu’elles commercialisent des offres jusqu’à trois fois plus chères que celles proposées par les assureurs alternatifs. La loi Lagarde va insuffler davantage de concurrence, mais le libre choix du contrat peine à s’exprimer pleinement pour cause d’entraves régulières à la réglementation de la part des banques. Elles ne veulent pas renoncer aux marges colossales (jusqu’à 70%) qu'elles engrangent sur ce produit auquel l’emprunteur ne peut échapper s’il veut obtenir le financement de son projet immobilier.

Changer d'assurance en cours de prêt

Le législateur a mis en place deux autres dispositifs successifs qui visaient à renforcer le libre choix du contrat en autorisant le changement en cours de prêt :

  • La loi Hamon de juillet 2014 : l’emprunteur peut résilier l’assurance à tout moment dans les douze premiers mois de son crédit et la substituer par une offre déléguée à garanties équivalentes.
  • La loi Bourquin de janvier 2018 : au-delà de la première année du prêt, l’emprunteur peut résilier l’assurance à échéance annuelle en respectant un préavis, et la substituer par une offre à garanties équivalentes.

La résiliation infra-annuelle en assurance de prêt immobilier n’a pas eu le résultat escompté en raison des difficultés rencontrées par les emprunteurs pour la mettre en œuvre. Les banques n’ont eu de cesse de jouer contre la montre pour dissuader toute demande de résiliation/substitution.

Les lois Hamon et Bourquin sont remplacées par la loi Lemoine en 2022. Depuis le 1er septembre dernier, tout emprunteur peut changer d’assurance de prêt immobilier à tout moment et sans frais, sans plus aucune date d’échéance à respecter.

Pourquoi changer d’assurance emprunteur ?

Grâce à la loi Lemoine, l’assurance crédit immobilier est devenue la seule assurance résiliable à tout moment, sans engagement minimum de souscription, contrairement à l’assurance auto/moto, l’assurance habitation ou encore la mutuelle santé où un an de souscription est requis avant de pouvoir changer de formule.

De grosses économies

Le premier intérêt au changement d’assurance emprunteur est financier et il est de taille. À garanties équivalentes, une assurance externe est jusqu’à trois fois moins chère. En changeant rapidement après la signature de l’offre de prêt, vous pouvez réaliser des milliers d’euros d’économie sur la durée résiduelle de remboursement. Exemple. 

Vous avez 35 ans, êtes non-fumeur et sans problème de santé. Vous avez emprunté 250 000€ en avril 2022 au taux nominal de 1,50% sur 20 ans, couvert par l’assurance groupe bancaire au taux de 0,36%. L’assurance vous coûte 75€ par mois, soit 18 000€ sur la durée totale du crédit.

En avril 2023, vous résiliez l’assurance bancaire et la substituez par une offre déléguée au taux de 0,11%, soit une prime mensuelle de 22€ pour un coût total sur la durée restante de 4 999€. Vous économisez 12 101€.

 

Consultez notre baromètre du pouvoir d’achat immobilier de mars 2023 pour constater l’impact du changement d’assurance emprunteur sur votre budget. Vous pouvez réaliser jusqu’à 25 000€ d’économie en résiliant l’assurance bancaire pour la remplacer par un contrat alternatif beaucoup moins onéreux, mais conforme aux exigences de la banque en termes de garanties.

Meilleure protection

Le deuxième avantage procuré par le changement d’assurance de prêt est lié à la protection. Contrairement aux offres bancaires mutualisées et donc assorties d’un tarif standard pour une couverture identique appliquée à une communauté d’emprunteur, les formules proposées par les prestataires concurrents sont adaptées aux spécificités de chaque profil d’emprunteur. Elles appliquent donc une tarification en conséquence et surtout l’emprunteur est protégé de manière optimale, en fonction de ses besoins.

Sont notamment avantagées par les contrats individuels les personnes qui exercent un métier à risque (militaire, gendarme, policier, agent de sécurité, pompier, ouvrier du bâtiment, professionnel en contact avec des produits dangereux, etc.). Les garanties sont adaptées à la problématique professionnelle, assorties ou non d’une surprime assurance de prêt selon le niveau de risque.

Comment changer d’assurance emprunteur ?

Rien de plus simple. Il suffit, au préalable, de trouver une nouvelle assurance et pour se faire, de mettre les offres en concurrence via un comparateur d’assurance prêt immobilier, un outil facile d’accès, rapide et sans engagement, qui sélectionne en quelques clics les meilleures offres correspondant à votre profil.

Pour vous aider à choisir le contrat qui répond parfaitement à vos besoins, sollicitez les services d’un courtier en assurance de prêt immobilier. C’est gratuit ! Grâce à l’accompagnement de cet expert, vous appréhendez correctement toute l’étendue des garanties et vous pouvez même être déchargé des démarches de résiliation/substitution.

Une fois qu’elle a reçu votre demande de résiliation accompagnée du nouveau contrat d’assurance, la banque dispose de 10 jours ouvrés pour formuler sa réponse. Elle doit obligatoirement justifier par écrit et de manière exhaustive tout refus éventuel. Le seul motif de refus retenu par la réglementation est le défaut d’équivalence de garanties.

Emprunteurs avec des problèmes de santé : renforcement des droits avec la loi Lemoine

Autre changement majeur apporté par la loi Lemoine, le questionnaire de santé assurance de prêt immobilier est supprimé si vous respectez les deux conditions suivantes :

  1. La part assurée est inférieure à 200 000€ (400 000€ si vous empruntez à deux avec une quotité assurance de prêt de 50% sur chaque tête).
  2. Vous remboursez le crédit avant votre 60ème anniversaire.

Depuis le 1er juin 2022, les assureurs, bancassureurs comme alternatifs, n’ont plus le droit de rechercher aucune information relative à la santé de l’emprunteur éligible à ce dispositif. La fin de la sélection médicale en assurance de prêt immobilier est une grande avancée pour les personnes touchées par la maladie, qu’elles soient guéries ou encore en traitement. Elles sont stigmatisées par leur état de santé qui ne leur permet pas d’accéder à l’assurance à des conditions standards, le coût rédhibitoire de l’assurance étant parfois un obstacle à l’obtention du crédit.

Troisième mesure introduite par la loi Lemoine, l’évolution du droit à l’oubli. Les personnes guéries ou en rémission d’un cancer peuvent souscrire une assurance emprunteur sans déclarer leur ancienne maladie dans le questionnaire de santé passé un délai de 5 ans après la fin du protocole thérapeutique et sans rechute. Avant mars 2022, le délai minimum était de 10 ans. Le droit à l’oubli s’applique désormais également à l’hépatite virale C.

 

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Crédit immobilier : le modèle français est-il toujours vertueux en 2026 ?

Malgré un contexte immobilier toujours complexe, le modèle français du crédit immobilier continue de faire figure d'exception en Europe. Pourtant, la hausse des prix, les difficultés d'accès à la propriété, la remontée des taux d'intérêt et le manque de logements sont de réalités bien françaises et pèsent sur les candidats à l'achat. Le financement immobilier dans notre pays conserve néanmoins de nombreux atouts grâce à un système fondé sur le taux fixe, une sélection prudente des emprunteurs et une réglementation protectrice. Le récent rapport 2026 du Comité consultatif du secteur financier (CCSF) souligne toutefois que ce modèle devra évoluer pour répondre aux nouveaux défis du marché, sans sacrifier la sécurité qui fait sa réputation. Acheter sa résidence principale : un projet de plus en plus difficile Devenir propriétaire reste une ambition forte pour une majorité de Français. Cependant, accéder à la propriété demande aujourd'hui un effort financier bien plus important qu'il y a 20 ans. Des prix immobiliers qui ont fortement progressé Depuis le début des années 2000, les prix des logements anciens ont connu une hausse spectaculaire. Entre 2000 et 2007, ils ont augmenté d'environ 60 %, tandis que les revenus des ménages ont progressé beaucoup plus lentement. Cette situation réduit mécaniquement le pouvoir d'achat immobilier des ménages, notamment dans les zones où la demande demeure très forte. Les territoires les plus touchés Les tensions sont particulièrement marquées dans plusieurs secteurs : les grandes métropoles  les communes littorales  les stations touristiques  les villes où le foncier disponible est limité. Dans ces territoires, la rareté des biens disponibles entretient des prix élevés, compliquant encore davantage l'accession à la propriété. Une demande de logements qui dépasse toujours l'offre Le déséquilibre entre l'offre et la demande constitue l'un des principaux facteurs de tension sur le marché immobilier. Une population plus nombreuse et des ménages plus petits La France compte aujourd’hui environ 68,5 millions d’habitants, contre 60,5 millions en 2000. Parallèlement, les modes de vie ont profondément évolué : augmentation du nombre de familles monoparentales  multiplication des personnes vivant seules  décohabitation plus précoce des étudiants  vieillissement de la population. Même sans forte croissance démographique, ces évolutions entraînent un besoin accru de logements. Une construction insuffisante Selon le Comité Consultatif du Secteur Financier (CCSF), environ 330 000 logements neufs devraient être construits chaque année pour répondre aux besoins. Or, les mises en chantier restent nettement en dessous de cet objectif. Elles ont reculé autour de 260 000 logements en 2024, alimentant durablement la pénurie de biens disponibles. Cette insuffisance de l'offre empêche la baisse des prix malgré le ralentissement de la demande. La remontée des taux a profondément changé le marché Après plusieurs années de crédit très bon marché, où les taux étaient même descendus à 1 % (hors assurance emprunteur et coût des sûretés), les emprunteurs ont dû composer avec une hausse brutale des taux entre 2022 et 2024. Ce mouvement rapide et inédit durant les années Covid avait conduit la Banque de France à mensualiser le taux d’usure entre février et juin 2023 en raison d’une explosion des refus de prêt dû à l’effet ciseau.  Une capacité d'emprunt réduite Les faibles taux d'intérêt ont soutenu le marché immobilier entre 2016 et 2022. Les emprunteurs bénéficiaient : de mensualités plus faibles  de durées de remboursement plus longues  d’une meilleure capacité d'emprunt. La durée moyenne des crédits immobiliers est ainsi passée d'environ 15 ans au début des années 2000 à près de 20 ans quelques années plus tard. En revanche, la hausse des taux a considérablement réduit le montant que les ménages peuvent emprunter à revenus équivalents. Une forte baisse de la production de crédits Cette remontée des taux s'est traduite par un net ralentissement du marché. Parmi les principales conséquences, on peut noter : une diminution importante du nombre de nouveaux prêts accordés  un recul des transactions dans l'ancien (1,2 million en 2021 contre 830 000 en 2024) des projets immobiliers reportés ou abandonnés  un allongement des délais de vente. Même si les conditions de financement se sont progressivement stabilisées en 2025 et 2026, le marché n'a pas retrouvé son dynamisme d'avant la crise des taux. Le crédit immobilier français conserve de solides atouts Malgré ces difficultés, le modèle français du crédit immobilier reste considéré comme l'un des plus protecteurs pour les emprunteurs. Le taux fixe : une véritable protection La grande spécificité française réside dans la généralisation du crédit immobilier à taux fixe. Contrairement à d'autres pays où les mensualités peuvent évoluer en fonction des taux de marché (taux variable), les emprunteurs français connaissent dès la signature le montant de leurs échéances et le coût total du crédit. Cette stabilité protège les ménages contre les éventuelles futures hausses des taux d'intérêt. Le risque financier lié aux variations des marchés est principalement assumé par les établissements bancaires. Une analyse rigoureuse de la solvabilité Les banques françaises privilégient une approche prudente. Avant d'accorder un prêt immobilier, elles étudient notamment : les revenus  les charges  le taux d'endettement  la stabilité professionnelle le reste à vivre l'épargne disponible. L'objectif est de vérifier la capacité réelle de remboursement plutôt que de se concentrer uniquement sur la valeur du bien immobilier. Cette politique explique en partie le très faible niveau des défauts de paiement observés sur les crédits immobiliers français (environ 1 % de l’encours total). Les primo-accédants continuent d'obtenir des financements Contrairement aux idées reçues, les ménages achetant leur première résidence principale n'ont pas disparu du marché. Une part croissante parmi les emprunteurs Le rapport du CCSF montre que les primo-accédants représentent une part de plus en plus importante des crédits destinés à financer une résidence principale. Environ 53 % des acheteurs immobiliers sont des primo-accédants. Cette évolution s'explique notamment par : les dispositifs publics d'aide à l'accession (PTZ ou Prêt à Taux Zéro) des achats réalisés sur des surfaces plus modestes  un élargissement des durées de remboursement. Des profils d'emprunt différents Les primo-accédants empruntent généralement des montants moins élevés sur des durées légèrement supérieures à celles des autres acquéreurs. Cette stratégie permet de limiter les mensualités tout en conservant un projet immobilier compatible avec leur budget et conforme aux règles du Haut Conseil de Stabilité Financière :  taux d’endettement limité à 35 % des revenus nets, assurance de prêt comprise durée de remboursement plafonnée à 25 ans (jusqu’à 27 ans en cas d’achat en VEFA ou avec travaux de rénovation) Des règles d’octroi qui peuvent freiner l’accession Ce sont précisément ces règles opposables aux banques depuis 2021 qui chagrinent bon nombre de professionnels du crédit immobilier. Trop rigides, elles peuvent engendrer des refus de prêt en dépit de la solvabilité du candidat à l’emprunt.  Un ménage avec des revenus confortables peut en effet emprunter au-delà de 35 % d’endettement sans compromettre son équilibre financier. Pourtant, le régulateur a confirmé en mars 2026 le maintien des limites sur le taux d’effort et la durée de prêt. Une proposition de loi déposée en mai dernier vise à donner une meilleure prise en compte du reste à vivre dans l’analyse des demandes de prêt immobilier. Le modèle français peut-il rester performant dans les prochaines années ? Le crédit immobilier français demeure un pilier de la politique d'accession à la propriété. Son fonctionnement limite les risques de surendettement et protège efficacement les emprunteurs contre les fluctuations des marchés financiers. En revanche, il ne peut résoudre à lui seul les difficultés structurelles du logement. Le manque de constructions, la rareté du foncier, le niveau élevé des prix et des normes d’octroi trop strictes continuent de freiner l'accession à la propriété. De nombreux ménages, en particulier les jeunes actifs, les indépendants et les TNS, se voient exclus alors qu’ils sont solvables. La robustesse du modèle français constitue un véritable avantage comparatif, mais son efficacité dépendra dans les années à venir de la capacité des pouvoirs publics et des acteurs du logement à répondre aux déséquilibres persistants du marché immobilier.

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Aidant familial : quelles aides par les mutuelles santé en 2026 ?

Accompagner un parent âgé, un conjoint malade ou un enfant en situation de handicap fait aujourd'hui partie du quotidien de millions de Français. Ce rôle d’aidant, souvent invisible, use pourtant sur le plan physique, moral et professionnel. Or, au-delà des dispositifs publics, votre mutuelle santé peut elle aussi constituer un véritable filet de sécurité pour les aidants. Services d'écoute, soutien psychologique, aide à domicile, coup de pouce financier : voici comment votre complémentaire santé peut alléger ce quotidien. Être aidant : une charge qui pèse sur la santé La France compte une part croissante de seniors et de personnes en perte d'autonomie, et avec elle un nombre grandissant de proches qui organisent leur vie autour de cet accompagnement. Aujourd’hui, environ 4 millions de personnes aident un proche âgé de 60 ans ou plus, et parmi elles, 56% sont des femmes. Les études menées sur le sujet le confirment : la moitié des aidants estiment que cette mission a des répercussions concrètes sur leur propre santé, qu'il s'agisse de fatigue chronique, de troubles du sommeil, de tensions dorsales ou d'un état d'épuisement psychologique proche du burn-out. Cette charge mentale et physique touche en priorité les conjoints des personnes aidées, mais aussi les enfants qui jonglent entre vie professionnelle et accompagnement d'un parent. Face à ce constat, plusieurs organismes complémentaires ont développé des services spécifiquement pensés pour cette population, en complément des aides sociales existantes. Ce que propose concrètement une complémentaire santé aux aidants En plus des remboursements de soins classiques, de nombreux contrats de complémentaire santé intègrent désormais un panel de services dédiés à l'accompagnement des aidants :  téléconsultation médicale second avis médical assistance administrative aide à domicile en cas d'hospitalisation ligne d'écoute psychologique. Un accompagnement psychologique dédié Beaucoup de contrats santé complémentaire donnent accès à un service d'écoute confidentiel, animé par des psychologues, pour prévenir l'épuisement ou traverser une période difficile. Concrètement, l'assuré peut généralement bénéficier de plusieurs entretiens téléphoniques gratuits chaque année, ce nombre pouvant être renforcé si le contrat comprend des garanties dites de confort. Certaines formules permettent également une prise en charge partielle de séances de psychologue en cabinet, au-delà du simple soutien téléphonique. Des solutions en cas de coup dur pour l'aidant lui-même Que se passe-t-il si l'aidant tombe lui-même malade ou doit être hospitalisé ? C'est justement l'un des angles morts que certaines mutuelles ont choisi de couvrir. En cas d'hospitalisation programmée ou non, d'immobilisation prolongée ou de besoin de répit attesté médicalement, plusieurs garanties peuvent alors se déclencher : mise à disposition d'une auxiliaire de vie pour l'aidant ou pour la personne aidée solution de garde temporaire si un proche dépendant se retrouve seul au domicile services du quotidien : aide-ménagère, portage de repas, courses, petit bricolage, coiffure ou pédicure à domicile accompagnement social personnalisé et orientation vers les bons interlocuteurs. Ces prestations, variables selon les assureurs et les niveaux de garantie souscrits, visent un objectif commun : éviter que la santé de l'aidant ne se dégrade au point de compromettre sa capacité à continuer d'accompagner son proche. Les médecines douces pour souffler un peu Prendre du temps pour soi reste un défi pour la plupart des aidants. Certaines complémentaires santé proposent, via des options ou packs additionnels, une prise en charge partielle de séances chez des praticiens en médecines douces : ostéopathie, sophrologie, acupuncture, hypnothérapie ou encore naturopathie.  Ces remboursements, souvent plafonnés par tarif de la séance et par nombre de séances annuelles, peuvent constituer un vrai soutien pour gérer le stress accumulé. Le saviez-vous ? : en assurance emprunteur, la garantie "aide à la famille" est obligatoire depuis juillet 2025. Elle accorde un soutien financier aux parents qui doivent s'occuper de leur enfant malade. Un soutien financier possible via l'action sociale des mutuelles En complément de ces garanties contractuelles, certains groupes de protection sociale comme Apicil disposent d'un fonds d'action sociale pouvant venir en aide aux assurés aidants rencontrant des difficultés particulières.  Cette aide, généralement soumise à conditions de ressources et à l'étude d'un dossier individuel, permet de financer des solutions de répit :  hébergement temporaire de la personne aidée recours ponctuel à des services à la personne autre dispositif de soutien adapté à la situation.  Il est recommandé de se rapprocher directement de son assureur pour connaître les modalités d'accès à ce type d'aide. Aidant : les dispositifs publics à connaître en complément Les services proposés par les mutuelles viennent s'ajouter à un socle d'aides publiques déjà existant, qu'il est utile de connaître pour construire une stratégie de soutien complète : l'AJPA (allocation journalière du proche aidant), versée pendant un congé de proche aidant pour compenser une baisse ou un arrêt temporaire d'activité professionnelle le don de jours de repos entre collègues, qui permet de continuer à percevoir un salaire tout en s'absentant pour accompagner un proche, sous réserve de l'accord de l'employeur  les solutions de répit associées à l'allocation personnalisée d'autonomie (APA), destinées à soulager l'aidant d'une personne bénéficiaire  l'AJAP (allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie), pour les aidants d'un proche en phase avancée d'une maladie grave et incurable. Associées aux services proposés par la mutuelle santé, ces aides publiques permettent de bâtir un accompagnement plus complet, à la fois humain et financier, pour traverser cette période exigeante. FAQ sur les aides des mutuelles pour les aidants familiaux Toutes les mutuelles proposent-elles des services pour les aidants ? Non, ces services sont rarement proposés et dépendent du contrat souscrit. Il est conseillé de vérifier les garanties incluses dans votre contrat, ou d'opter pour une formule intégrant explicitement un accompagnement dédié aux aidants. Le soutien psychologique proposé par la mutuelle est-il payant ? Dans la majorité des cas, un nombre défini d'entretiens téléphoniques annuels est inclus gratuitement dans le contrat santé. Des séances supplémentaires ou un accompagnement en cabinet peuvent nécessiter une option payante, avec un remboursement partiel selon les plafonds prévus. Comment savoir si je suis éligible à une aide financière via l'action sociale de ma mutuelle ? L'éligibilité dépend des ressources du foyer et de la situation individuelle de l'aidant. Un dossier doit généralement être constitué et soumis à l'organisme d'action sociale de votre assureur, qui statue au cas par cas.

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Assurance de prêt : difficulté d’accès pour 2 Français sur 10 pour raisons de santé

D'après la dernière édition du baromètre Ipsos BVA pour France Assos Santé, publiée en avril 2026, l'accès à l'assurance emprunteur demeure un parcours semé d'embûches pour les personnes présentant un risque aggravé de santé. Entre refus, garanties amputées et surprimes, 26 % des Français déclarent avoir déjà rencontré une difficulté de ce type. Parallèlement, les dispositifs censés protéger les emprunteurs les plus fragiles restent largement méconnus du grand public. Accès à l’assurance emprunteur : progression sensible des obstacles liés à la santé  Le baromètre 2026 confirme une tendance déjà amorcée les années précédentes : les difficultés d'accès à l'assurance de prêt immobilier pour raisons de santé ne reculent pas, bien au contraire. Or, sans assurance emprunteur, il est particulièrement difficile voire impossible de décrocher le financement d’un projet immobilier. Une hausse marquée par rapport à 2025 Un peu plus d’un quart des personnes interrogées (26%) indiquent avoir été confrontées, elles-mêmes ou par l'intermédiaire d'un proche, à au moins un frein lié à leur état de santé dans le cadre d'une demande de crédit immobilier. Ce chiffre progresse de 5 points en un an, alors qu'il était resté relativement stable entre 2022 et 2025 (autour de 21 à 25%). Certains profils apparaissent nettement plus exposés que la moyenne : les travailleurs non-salariés (39%) les personnes reconnues en affection de longue durée ou ALD (38%) les habitants des communes de moins de 2 000 habitants (34%) les personnes âgées de 50 à 64 ans (32%) Trois formes de difficultés d’accès à l’assurance de prêt Le baromètre distingue 3 types d'obstacles rencontrés, dont l'évolution diffère sensiblement d'une année sur l'autre. Le refus pur et simple d'assurance Cette situation, la plus radicale, concerne 13% des Français en 2026, contre 11% en 2025. Obtenir une assurance de prêt quand on souffre d’une affection de longue durée (ALD) reste problématique : la proportion grimpe à un quart (25%), et atteint 22% chez les 50-64 ans. C'est la difficulté la plus stable dans le temps, oscillant entre 11 et 14% depuis 2022. Les garanties réduites Cette composante enregistre la plus forte progression cette année : 17 % des Français déclarent s'être vu proposer une assurance aux garanties amoindries, contre 11% en 2025, soit un niveau inédit depuis le lancement de l'enquête. Les 50-64 ans (22%) sont là encore les premiers concernés. La surprime ou l'exclusion de garantie Avec 16 % de réponses positives, cette catégorie retrouve son niveau de 2023-2024. Il convient toutefois de noter une évolution méthodologique : en 2025, seule la surprime d’assurance de prêt était mentionnée dans le libellé, tandis qu'en 2026 l'exclusion de garantie y a été ajoutée, ce qui limite la comparaison directe. Les 50-64 ans (24 %) et les personnes en ALD (22 %) restent les plus touchés. Ce que révèlent ces chiffres sur l’accès à l’assurance de prêt pour les personnes malades L'ensemble de ces données dessine un constat clair : si le refus catégorique d'assurance reste relativement contenu, ce sont les pratiques plus insidieuses (réduction de garanties, surprimes, exclusions) qui progressent et pèsent le plus lourdement sur les personnes malades ou en situation de handicap souhaitant devenir propriétaires. Des dispositifs de protection encore mal connus des emprunteurs Face à ces difficultés, plusieurs mécanismes légaux existent pourtant pour faciliter l'accès au crédit des personnes présentant un risque de santé aggravé. Le baromètre 2026 met en lumière un déficit d'information persistant, bien qu'en légère amélioration. Près d'un Français sur deux ignore ses droits 49% des personnes interrogées déclarent n'avoir entendu parler d'aucun des 4 dispositifs légaux (lire plus bas). Ce chiffre, en recul par rapport à 2025 (56%), reste néanmoins élevé et masque de fortes disparités selon les profils : 74% chez les habitants des départements et régions d'outre-mer (DROM) 62% chez les moins de 35 ans 54% chez les catégories socioprofessionnelles modestes et les retraités appartenant à cette catégorie Le droit à l'oubli Le droit à l’oubli en assurance de prêt permet aux anciens malades du cancer et de l’hépatite C de ne pas déclarer leur pathologie à l'assureur passé un délai de 5 ans à l’issue du protocole thérapeutique et en l’absence de rechute. Ce dispositif est le plus connu : 32% des Français en ont entendu parler, contre 28% en 2025. Sa notoriété est plus forte chez les 65 ans et plus (45%) et chez les cadres et retraités cadres (47%). La disparition du questionnaire de santé Préalable à toute souscription d’une assurance emprunteur, le questionnaire de santé est néanmoins supprimé sous certaines conditions : la part assurée n’excède pas 200 000 € pour un remboursement avant les 60 ans de l’emprunteur.  Cette mesure inclusive pour les personnes présentant des risques de santé est connue par 31% des répondants, en progression par rapport aux 24% de 2025. Les personnes en ALD (39%) et les cadres (39%) la connaissent davantage. Les grilles de référence Destinées aux personnes atteintes de pathologies chroniques, ces grilles restent identifiées par seulement 20% des Français, contre 18% l'année précédente. Les cadres et retraités cadres (38%) ainsi que les habitants des petites communes (38%) en ont une meilleure connaissance. La convention AERAS La convention AERAS (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) est le dispositif le moins connu du grand public, avec seulement 12% de notoriété, en léger recul par rapport à 2025 (15%). Même parmi les publics les plus informés, la connaissance reste limitée : 19% chez les cadres, 17% chez les personnes en ALD. On note ici une contradiction : comment les grilles de référence citées plus haut peuvent-elles être davantage connues que la convention AERAS, alors qu’elles sont définies par cette dernière ? Une amélioration générale, à l'exception d'AERAS À l'exception de la convention AERAS, dont la notoriété continue de s'éroder, l'ensemble des dispositifs voit sa connaissance progresser en 2026. Comme les années précédentes, les personnes âgées et celles en ALD demeurent globalement mieux informées que la moyenne des Français, probablement du fait de leur confrontation plus directe aux enjeux de l'assurance emprunteur. Cette édition 2026 du baromètre confirme un paradoxe préoccupant : alors que les difficultés d'accès à l'assurance de prêt s'intensifient pour les personnes présentant un risque de santé aggravé, les outils juridiques censés les protéger restent largement ignorés d'une large partie de la population. Ce déficit d'information touche en priorité les publics les plus jeunes et les moins favorisés, alors même que les personnes âgées ou en ALD, qui sont les plus concernées par ces problématiques, parviennent à mobiliser ces dispositifs. Notre conseil : si vous présentez un passif de santé, la solution est de faire appel au service d’un courtier en assurance de prêt. Cet expert vous accompagne dans le choix éclairé d’un contrat qui correspond à vos besoins et répond aux exigences de la banque en matière de couverture minimale.