Prêt immobilier : difficile d’emprunter sans questionnaire de santé en 2023

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Entrée en application le 1er juin 2022, la loi Lemoine a redonné beaucoup d’espoir aux candidats à l’emprunt discriminés parce que malades ou anciens malades. La nouvelle réglementation élargit le droit à l’oubli et supprime le questionnaire de santé sous certaines conditions, mais les remontées du terrain font état de ratés à l’allumage. Voici les résultats édifiants de l’enquête menée par le magazine 60 Millions de consommateurs.

Loi Lemoine : mesures inclusives pour les emprunteurs

Avant d’aborder les difficultés rencontrées par certains emprunteurs pour bénéficier de la loi Lemoine, rappelons les deux mesures phares qu’elle contient :

  • La réduction du délai du droit à l’oubli : les personnes guéries d’un cancer n’ont pas à déclarer leur ancienne maladie dans le questionnaire de santé assurance prêt immobilier, passé un délai de 5 ans au lieu de 10 précédemment. Ce droit a été élargi à l’hépatite virale C.
  • La fin de la sélection médicale : pour les parts assurées de moins de 200 000€ remboursées avant les 60 ans de l’emprunteur, le questionnaire de santé est supprimé. L’assureur n’a plus le droit de rechercher aucune donnée relative à la santé du client.

La troisième mesure et non des moindres est la possibilité de changer d’assurance de prêt immobilier à tout moment, c’était même l’intention première de la loi Lemoine. Depuis le 1er septembre 2022, tout emprunteur peut résilier son assurance crédit immobilier quand il le souhaite, et ce, dès le lendemain de la signature de l’offre de prêt, pour la substituer par une offre moins chère à garanties équivalentes.

Suppression du questionnaire de santé : la loi mal interprétée

Le magazine 60 Millions de consommateurs a recueilli des témoignages d’emprunteurs s’estimant légitimes à bénéficier de la loi Lemoine, mais victimes d’obstacles à son application.

Selon l’association Séropotes, certains courtiers seraient mal informés, indiquant à leurs clients qu’il faut attendre le décret d’application. La loi Lemoine a été promulguée le 28 février 2022 et est entrée en vigueur le 1er juin 2022, aucun décret n’est attendu.

Âge limite en fin de prêt

Problème également sur la date de fin de prêt. L’association RoseUp qui accompagne les malades du cancer, et notamment les femmes victimes d’un cancer du sein, indique qu’une personne s’est vu refuser une assurance sans questionnaire de santé au prétexte que s’il demandait la suspension des mensualités du prêt, la limite des 60 ans serait dépassée. La loi est claire : « l’échéance de remboursement du crédit contracté est antérieure au soixantième anniversaire de l’assuré ». C’est la date de fin de prêt fixée à la signature de l’offre qui fait foi.

Montant maximum

Pour accéder à l’assurance de prêt immobilier sans questionnaire de santé, « La part assurée sur l’encours cumulé des contrats de crédit n’excède pas 200 000€ par assuré ». L’article 10 de la loi Lemoine peut être sujet à extrapolation, car il manque de clarté. La nature des encours n’est pas définie : comprend-elle les prêts à la consommation ? Certains assureurs intègrent ce type de crédit dans l’encours cumulé, ce qui peut outrepasser le plafond des 200 000€ et empêcher la personne d’accéder à l’assurance sans questionnaire de santé. Or, l’article 10 fait référence à l’article L.313-1 du code de la consommation qui concerne les contrats de crédit destinés au financement des immeubles à usage d’habitation ou usage mixte (habitation et professionnel).

Quotité

Banques et assureurs peuvent aussi jouer sur la quotité assurance de prêt, soit la part assurée par chacun en cas d’emprunt à deux. L’accès à l’assurance sans questionnaire de santé est possible si la part assurée par emprunteur n’excède pas 200 000€ ; en théorie, un couple qui emprunte 400 000€ (avec un terme avant leurs 60 ans) peut échapper à la sélection médicale si la quotité est de 50% sur chaque tête.

Malheureusement, la banque est souveraine en matière de garanties est de quotité, et peut ainsi imposer une quotité au-delà de 100% de la somme empruntée, ce qui oblige les candidats à devoir remplir le fameux questionnaire discriminant. 

Tarifs plus élevés sans questionnaire de santé

Autre effet de bord dénoncé, le fait de proposer une assurance avec questionnaire de santé pour bénéficier de tarifs plus avantageux, alors que la personne est éligible au dispositif qui permet d’éviter la sélection médicale. L’assureur peut ainsi détecter une personne avec des risques de santé et présenter ensuite un devis majoré, mais sans sélection médicale. Le questionnaire de santé « facultatif » n’est nullement une option ; dès lors que l’emprunteur respecte les conditions, il accède d’emblée à l’assurance sans questionnaire de santé.

Une chose est certaine, les contrats d’assurance de prêt immobilier sans questionnaire de santé sont plus chers que les autres en raison de la mutualisation des risques. C’est davantage vrai chez les assureurs alternatifs qui disposent de moins d’informations sur leurs clients que les banques. Ces dernières ont en effet un mouchard, le compte en banque, qui révèle les indemnités journalières de l’Assurance Maladie en cas d’arrêt de travail. Pour prévenir un taux de sinistralité élevé, les assureurs concurrents augmentent leurs tarifs en moyenne de 20%. Les emprunteurs jeunes et en bonne santé ont tout intérêt à rehausser la part assurable pour bénéficier d’une tarification ajustée.

Attention aux exclusions de garantie

Si les bancassureurs ont choisi de ne pas modifier leurs tarifs avec l’entrée en lice de la loi Lemoine, certains mégotent sur les garanties en excluant les maladies non objectivables (MNO), comme La Banque Postale-CNP qui s’était vantée de geler ses tarifs mais qui exclut les pathologies du dos (hernie discale, lombalgie, cervicalgie, sciatique, etc.). En cas d’arrêt de travail lié à une affection préexistante à la signature, l’emprunteur n’est pas couvert.

Pour Arnaud Chneiweiss, médiateur de l’assurance, il n’y a rien d’illégal, « l’assureur est libre de poser des exclusions de garanties ». Pour la fédération française des diabétiques, cette pratique « vide la loi de sa substance ». Rappelons toutefois que la plupart des contrats excluent les MNO (affections dorso-vertébrales, pathologies psychologiques et psychiatriques), mais que l’option rachat d’exclusion est souvent proposée moyennant une surprime assurance emprunteur.

La députée Patricia Lemoine, à l’initiative de la loi qui porte son nom, s’attendait à des effets de bords possibles, et les faits lui donnent raison. Le Sénat a introduit la suppression du questionnaire de santé sans étude d’impact. Il fallait que la loi soit validée avant la fin de la législature précédente.

Si uniquement les personnes malades ou anciennement malades accèdent à l’assurance sans questionnaire de santé, le principe de mutualisation perd son intérêt, et des dérives tarifaires sont à craindre. Or, un des objectifs de la loi était de rendre l’assurance emprunteur plus inclusive. Une évaluation de l’application de la loi Lemoine par le Comité Consultatif du Secteur Financier est attendue pour 2024 ; elle dira si des corrections sont nécessaires. Certaines associations de malades réclament déjà une refonte du dispositif puisque l’esprit de la loi a été détourné selon elles.

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Baromètre du pouvoir d'achat immobilier juillet 2026 : gagnez des mètres carrés en changeant d'assurance emprunteur

Pour garantir votre prêt immobilier, vous devez souscrire une assurance emprunteur. La réglementation vous autorise à choisir librement le contrat et à en changer à tout moment. Magnolia.fr calcule chaque trimestre le nombre de mètres carrés supplémentaires que vous pouvez acquérir dans les 20 plus grandes métropoles françaises en changeant d’assurance de prêt. La délégation d’assurance emprunteur reste le seul levier d’économies pour faire baisser significativement son taux annuel effectif global (TAEG) et rester sous l’usure. Assurance bancaire contre assurance déléguée Nous proposons 3 profils d’emprunteurs, et calculons pour chacun le nombre de mètres carrés additionnels qu’il est possible d'acquérir en substituant l’assurance bancaire par une assurance individuelle concurrente. Profil 1 : vous êtes primo-accédant, âgé entre 25 et 35 ans ; vous empruntez 200 000€ sur 20 ans au taux nominal de 3,50% (taux pour un bon dossier au 2 juillet 2026) ;  l’assurance de la banque est proposée au taux de 0,34% (taux bancaire moyen), soit un coût de 13 600€ ; chez le comparateur en assurance de prêt immobilier Magnolia.fr, l’assurance affiche le taux de 0,09%, soit le taux moyen observé pour les dossiers de mêmes profils traités jusqu'en juin 2026. Le coût de l’assurance est de 3 600€. Vous réalisez une économie de 10 000€ en optant pour une assurance déléguée. Profil 2 : vous avez entre 25 et 35 ans et empruntez à 2 en tant que primo-accédants ; vous empruntez 200 000€ sur 20 ans au taux nominal de 3,50% (taux pour un bon dossier au 2 juillet 2026) ;  l’assurance de la banque est proposée au taux de 0,34% (taux bancaire moyen) sur chaque tête, soit un coût de 27 200€ ; votre Taux Annuel Effectif Global ou TAEG s’affiche à 4,67% (hors frais de dossier et frais de garantie). chez le comparateur en assurance de prêt immobilier Magnolia.fr, l’assurance affiche le taux de 0,08% sur chaque tête, soit le taux moyen observé pour les dossiers de même profil traités jusqu'en juin 2026. Le coût de l’assurance est de 6 400€. Votre TAEG tombe à 3,82% hors frais de garantie et autres dépenses annexes. Vous réalisez une économie de 20 800€ en optant pour une assurance déléguée. Profil 3 : vous avez entre 35 et 45 ans. vous empruntez à deux la somme de 400 000€ sur 20 ans au taux nominal de 3,50% (taux pour un bon dossier au 2 juillet 2026) ; l’assurance de la banque est proposée au taux de 0,34% (taux bancaire moyen), avec quotité d'assurance de prêt à 100% sur chaque tête, soit un coût total de 54 400€ ; votre TAEG s’affiche à 4,67%, hors frais de garantie (hypothèque ou caution). Notons que le taux d'usure au troisième trimestre 2026 est de 5,29% pour les durées de 20 ans et plus. chez le comparateur Magnolia.fr, l’assurance est proposée au taux de 0,17% (taux moyen observé pour les dossiers de même profil traités jusqu'en juin 2026). Chacun est assuré à hauteur de 100% du montant emprunté, le coût total de l’assurance est de 27 200€. Si on applique une quotité d’assurance à 50% sur chaque tête, le coût de l’assurance descend à 13 600€. Vous économisez 27 200€ avec une quotité à 100% sur chaque tête ou 40 800€ avec une quotité à 50/50. Le TAEG tombe respectivement à 4,12% ou 3,84%, vous laissant un espace plus que suffisant pour intégrer les frais annexes (garantie, frais de dossier, etc.). Combien de mètres carrés supplémentaires ces 3 profils peuvent gagner en juillet 2026 grâce à la délégation d’assurance de prêt immobilier ? Villes Prix moyen m2 appartement*   Nb de m2 supplémentaires avec 10 000€ d’économie sur l’assurance emprunteur Profil 1   Nb de m2    supplémentaires avec 20 800€ d’économie sur l’assurance emprunteur Profil 2   Nb de m2  supplémentaires avec 40 800€ d’économie sur l’assurance emprunteur Profil 3   Saint-Étienne   1 221 € 8,19 m2 17,03 m2 33,41 m2 Le Havre 1 923 € 5,20m2 10,81 m2 21,21 m2 Nîmes 2 438 € 4,10 m2 8,53 m2 16,73 m2 Dijon 2 748 € 3,64 m2 7,57 m2 14,84 m2 Reims 2 674 € 3,74 m2 7,77 m2 15,25 m2 Grenoble 2 557 € 3,91 m2 8,13 m2 15,95 m2 Toulon 3 128 € 3,19 m2 6,65 m2 13,04 m2 Angers 3 261 € 3,06 m2 6,37 m2 12,51 m2 Lille 3 359 € 2,97 m2 6,19 m2 12,14 m2 Montpellier 3 479 € 2,87 m2 5,97 m2 11,72 m2 Toulouse 3 585 € 2,79 m2 5,80 m2 11,38 m2 Marseille 3 644 € 2,74 m2 5,70 m2 11,19 m2 Nantes 3 442 € 2,90 m2 6,04 m2 11,85 m2 Villeurbanne 3 674 € 2,72 m2 5,66 m2 11,10 m2 Strasbourg 3 716 € 2,69 m2 5,59 m2 10,98 m2 Rennes 4 037 € 2,47 m2 5,15 m2 10,10 m2 Bordeaux 4 314 € 2,31 m2 4,82 m2 9,45 m2 Nice 5 216 € 1,91 m2 3,98 m2 7,82 m2 Lyon 4 673 € 2,14 m2 4,45 m2 8,73 m2 Paris 9 701 € 1,03 m2 2,14 m2 4,20 m2 Prix estimés Meilleurs Agents au 1er juillet 2026 (prix en net vendeur) Les économies calculées sont les économies maximales potentielles si le changement d’assurance intervient dans le mois de la signature de l’offre de prêt. L’état du marché immobilier ancien en juillet 2026 En juillet 2026, le marché immobilier ancien poursuit son rééquilibrage. L'activité reste modérée, avec environ 900 000 transactions attendues sur l'année, en baisse par rapport à 2025. Les acquéreurs restent prudents, tandis que les vendeurs ajustent progressivement leurs prix pour s'adapter aux nouvelles conditions de financement. Des évolutions de prix contrastées selon les régions Les prix n'évoluent pas de la même manière sur l'ensemble du territoire. Une stabilisation à Paris et en Île-de-France Après plusieurs années de baisse, les prix se maintiennent désormais à Paris, autour de 9 700 €/m². Cette stabilisation traduit un retour à un marché plus équilibré. Des baisses dans plusieurs métropoles Dans de nombreuses grandes villes de province, les prix continuent de reculer légèrement. Les acheteurs disposent d'un meilleur pouvoir de négociation, notamment pour les biens anciens ou nécessitant des travaux. Des secteurs toujours très demandés Les communes du littoral, les zones touristiques et les territoires les plus attractifs résistent mieux. Dans certains secteurs, les prix continuent même de progresser. Les tendances à retenir en juillet 2026 Le marché immobilier est marqué par plusieurs évolutions : une légère baisse des prix à l'échelle nationale (de -1% à -3% sur un an) un volume de ventes qui reste limité  des propriétaires qui hésitent à vendre pour conserver leur ancien crédit immobilier à taux bas  des banques qui sélectionnent plus rigoureusement les dossiers de financement. Quel impact pour les emprunteurs ? Dans ce contexte, la qualité du dossier est déterminante. Pour mettre toutes les chances de son côté, il est conseillé de : disposer d'une situation professionnelle stable  présenter un taux d'endettement maîtrisé  apporter un apport personnel lorsque cela est possible  comparer les offres de crédit et d'assurance emprunteur afin de réduire le coût total du financement. Malgré un marché encore prudent, les acheteurs bénéficient aujourd'hui d'un meilleur pouvoir de négociation qu'il y a quelques années, à condition de présenter un dossier solide. Conditions d’emprunt en juillet 2026 En juillet 2026, les taux des crédits immobiliers évoluent peu par rapport aux mois précédents. Après une légère remontée observée au début de l'année, le marché semble entrer dans une phase de stabilisation. Sur une durée de 20 ans, le taux moyen se situe autour de 3,50 %, hors assurance emprunteur et garanties. Les banques toujours offensives Les établissements bancaires restent toutefois prudents. Ils ajustent leurs conditions de financement en fonction du coût de leurs ressources et de l'environnement économique, tout en évitant des variations importantes de leurs barèmes. Parallèlement, le relèvement des taux d'usure constitue une évolution favorable. Cette hausse permet à davantage de ménages de présenter un dossier conforme aux critères réglementaires et facilite ainsi l'accès au crédit. Taux stables en juillet Les taux moyens constatés en juillet 2026 sont les suivants : 15 ans : de 3,17 % à 3,35 %  20 ans : de 3,31 % à 3,50 %  25 ans : de 3,42 % à 3,60 % Pour décrocher les conditions les plus avantageuses, la qualité du dossier reste déterminante. Un apport personnel couvrant au moins les frais de notaire, une situation financière stable et une bonne gestion des comptes sont des atouts majeurs.  Les emprunteurs les mieux notés peuvent ainsi négocier des taux proches de 3,00 % sur 15 ans, 3,10 % sur 20 ans et 3,20 % sur 25 ans. Taux d’usure en hausse Depuis le 1er juillet 2026, le taux d’usure est en augmentation. Déterminé chaque trimestre par la Banque de France, il correspond au taux annuel effectif global (TAEG) maximal que les banques peuvent appliquer. Ce plafond englobe le taux d'intérêt, l'assurance emprunteur et l'ensemble des frais liés au crédit immobilier. Les seuils applicables au troisième trimestre 2026 sont les suivants : 4,07 % pour les prêts à taux fixe de moins de 10 ans  4,57 % pour les prêts à taux fixe de 10 à moins de 20 ans  5,29 % pour les crédits à taux fixe de 20 ans et plus  5,28 % pour les prêts à taux variable  6,39 % pour les prêts relais. Cette légère revalorisation, de l'ordre de quelques centièmes de point, produit néanmoins des effets concrets sur le financement immobilier. Elle permet notamment : de réduire les refus de prêt liés à un dépassement du TAEG  de faciliter l'acceptation des dossiers proches du seuil réglementaire  d'offrir davantage de souplesse aux banques et aux courtiers dans le montage des financements. Même si cette hausse ne fait pas baisser les taux d'intérêt pratiqués par les banques, elle contribue à fluidifier l'accès au crédit pour de nombreux emprunteurs. Retrouvez toutes les infos pour emprunter en juillet 2026. Combien de mètres carrés en changeant d’assurance emprunteur en juillet 2026 ? L'assurance emprunteur est une composante incontournable d'un crédit immobilier. Si elle protège l'emprunteur et la banque en cas de décès, d'invalidité ou d'incapacité de travail, elle représente également un coût important dans le budget global du financement.  La possibilité de changer d'assurance de prêt immobilier à tout moment offre aux emprunteurs une excellente opportunité de réduire leurs mensualités ou d'augmenter leur capacité d'achat. À la clé : plusieurs milliers d'euros d'économies qui peuvent se transformer en mètres carrés supplémentaires. L'assurance emprunteur : un coût qui influence votre projet immobilier Le coût de l'assurance de prêt ne doit pas être sous-estimé. Selon le profil de l'emprunteur et les caractéristiques du crédit, elle peut représenter jusqu'à 40 % du coût total du financement. Cette dépense est particulièrement élevée pour certains profils, notamment les seniors, les professions à risques, les adeptes de sports dangereux et les personnes avec des risques aggravés de santé. La délégation d'assurance : un moyen efficace d'augmenter son pouvoir d'achat immobilier Depuis plusieurs années, la réglementation favorise la concurrence entre les assureurs. Les emprunteurs ne sont plus obligés de conserver le contrat collectif proposé par leur banque. La délégation d'assurance de prêt permet de : choisir un assureur externe  profiter de cotisations souvent moins élevées  bénéficier d'un contrat mieux adapté à son âge, sa profession et son état de santé  accéder à des contrats proposant le rachat d’exclusions de garanties conserver un niveau de protection conforme aux exigences de la banque. Une résiliation possible à tout moment Grâce à la loi Lemoine, il est désormais beaucoup plus simple d'optimiser son assurance de prêt. Vous pouvez désormais : changer d'assurance quand vous le souhaitez, dès le lendemain de la signature de l’offre de prêt et pendant toute la durée de remboursement résilier votre contrat sans frais.  La seule condition reste le respect de l'équivalence des garanties demandée par l'établissement prêteur. Changer d’assurance de prêt ou comment baisser le coût total de votre crédit immobilier et gagner des mètres carrés En réduisant le coût de l'assurance, vous abaissez votre TAEG et vous augmentez votre pouvoir d'achat immobilier. Les économies envisageables à Paris sont minimes étant donné la cherté de l’immobilier. Ailleurs, où le coût du mètre carré est entre 2 et 8 fois moins cher, la délégation d’assurance de prêt vous permet de financer des mètres carrés supplémentaires : Profil 1 : entre  2,14 m2 (Nice) et 8,19 m2 (Saint-Étienne) Profil 2 : entre 2,14 m2 (Paris) et 17,03 m2 (Saint-Étienne) Profil 3 : entre 4,20 m2 (Paris) et 33,41 m2 (Saint-Étienne) Pour rappel, la taille moyenne d'une salle de bain est d'environ 8 ou 9m2, et celle d'un studio entre 15 et 21m2. Les avantages de changer d'assurance emprunteur en juillet 2026 Optimiser son assurance de prêt présente de nombreux bénéfices : diminuer le coût global du crédit immobilier préserver un niveau de garanties équivalent profiter de la concurrence entre assureurs améliorer son pouvoir d'achat immobilier financer un bien plus spacieux ou mieux situé.  

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Surprime d’assurance de prêt : est-elle définitive ?

Vous avez souscrit une assurance de prêt immobilier assortie d’une surprime en raison de votre état de santé, de votre profession, d’une pratique sportive à risques ou par le simple fait de fumer. La bonne nouvelle est que ce surcoût n'est pas toujours définitif. Selon l'évolution de votre situation personnelle, professionnelle ou médicale, il est parfois possible de la réduire, voire de la supprimer complètement. En renégociant le contrat avec l’assureur, mieux, en changeant d'assurance grâce à la délégation, vous pouvez  retrouver un tarif standard. Qu'est-ce qu'une surprime en assurance de prêt ? La surprime d’assurance emprunteur correspond à une augmentation de la cotisation d'assurance appliquée lorsque l'assureur estime que le risque de sinistre est supérieur à la moyenne. Elle peut concerner différents profils : les fumeurs  les personnes souffrant d'une maladie chronique  les anciens malades présentant un risque de récidive  les personnes exerçant une profession dangereuse  certains sportifs pratiquant une activité à risque. La surprime est généralement exprimée en pourcentage du tarif de base. Par exemple, une surprime de 100 % signifie que la cotisation est doublée. Pourquoi les assureurs appliquent-ils une surprime ? L'assurance emprunteur couvre plusieurs risques : le décès  la perte totale et irréversible d'autonomie (PTIA)  l'incapacité temporaire totale de travail (ITT)  l'invalidité permanente totale ou partielle (IPT ou IPP). Si les statistiques montrent que l’assuré présente une probabilité plus élevée de déclarer un sinistre, l'assureur ajuste le tarif afin de compenser ce risque supplémentaire. Quand vous présentez un risque accru en santé, profession ou/et pratique sportive, vous devez remplir un formulaire plus précis qui va permettre d’affiner l’évaluation et appliquer une tarification en conséquence. L’évaluation du risque repose sur 3 types de questionnaires :  le questionnaire de santé le questionnaire métier  le questionnaire dédié aux risques sportifs  Une surprime n'est pas forcément valable pendant toute la durée du prêt Contrairement à une idée reçue, une surprime n'est pas figée jusqu'au remboursement complet du crédit immobilier. Dans de nombreux cas, un changement de situation permet de demander une réévaluation du risque. Si celui-ci diminue, l'assureur peut, éventuellement, accepter de revoir le tarif à la baisse. Dans les faits, il est préférable de changer d’assureur pour obtenir une tarification adaptée à votre nouvelle situation (lire plus bas). Cette évolution dépend notamment : de votre état de santé  de vos habitudes de vie  de votre profession  du contrat d'assurance choisi. Encore faut-il entreprendre les démarches nécessaires, car la suppression de la surprime n'est généralement pas automatique. Arrêt du tabac : un levier important pour supprimer une surprime Le tabagisme (cigarette, pipe, vapoteuse) constitue l'une des principales causes de surprime en assurance emprunteur. Les fumeurs présentent statistiquement un risque plus élevé de développer des maladies cardiovasculaires, des cancers ou des pathologies respiratoires.  Combien de temps faut-il avoir arrêté de fumer ? Les assureurs considèrent qu'un emprunteur devient non-fumeur après une période continue de 24 mois sans consommation de tabac ni de nicotine. L'assureur peut demander : une déclaration sur l'honneur  un nouveau questionnaire de santé lorsque celui-ci est autorisé  parfois un examen médical ou un test cotinine urinaire selon les contrats. Quel impact sur le tarif ? Le tarif d’une assurance de prêt pour fumeur coûte entre 20 % et 70 % de plus qu’une assurance pour non-fumeur. Le fait d’arrêter de fumer durant 2 ans et de se déclarer non-fumeur permet de réaliser une économie de plusieurs milliers d’euros sur la durée du crédit. Prenons un exemple :  Profil Cotisation annuelle Non-fumeur 260 € Fumeur avec surprime 520 € Sur un crédit de 25 ans, le gain peut dépasser 6 000 €. Une amélioration de l'état de santé peut justifier une révision du contrat Certaines surprimes sont liées à un risque de santé, à savoir une maladie ou un problème médical ponctuel. Lorsque votre état de santé évolue favorablement, il peut être pertinent de demander une nouvelle étude de votre dossier. Les situations pouvant entraîner une baisse de la surprime Par exemple : une hypertension désormais stabilisée  un diabète parfaitement équilibré  une perte de poids importante et durable  une rémission depuis plusieurs années (droit à l’oubli pour un cancer ou une hépatite C) la guérison d'une pathologie ayant motivé la surprime. L'assureur pourra demander des justificatifs médicaux récents afin d'évaluer le nouveau niveau de risque. Changement de profession : une surprime peut disparaître Toutes les surprimes ne sont pas liées à la santé. Certaines professions sont considérées comme plus exposées aux accidents. Parmi les métiers considérés à risques en assurance emprunteur, on peut citer : certains métiers du bâtiment  des pompiers  des militaires  des policiers  des couvreurs  des travailleurs sur plateformes pétrolières des professions manipulant des produits dangereux. Un métier moins risqué peut faire évoluer votre cotisation Si vous changez d'activité professionnelle pour exercer un métier de bureau ou une profession moins exposée, vous pouvez demander à votre assureur une révision de votre contrat. Il faudra généralement fournir : un contrat de travail  une attestation de l'employeur  un descriptif des nouvelles missions. Si le risque professionnel disparaît, la surprime peut être réduite ou supprimée. La meilleure option : changer d'assurance pour retrouver un tarif standard On ne va pas vous mentir, il est rare qu’un assureur accepte de supprimer la surprime. Il lui est difficile de faire abstraction d’un risque initialement déclaré, même si celui-ci diminue ou disparaît.  Votre contrat d’assurance n’est pas figé pour autant. Le mieux est d’aller voir ailleurs. Grâce aux récentes dispositions législatives, tous les emprunteurs disposent d'une grande liberté pour changer d'assurance de prêt immobilier. La résiliation est possible à tout moment Grâce à la loi Lemoine de 2022, il est possible de résilier son assurance emprunteur à tout moment, sans attendre la date anniversaire du contrat. Cette possibilité permet de mettre les assureurs en concurrence tout au long de la vie du prêt. Tous les assureurs n'évaluent pas le risque de la même manière Chaque compagnie possède sa propre politique de tarification. Ainsi, un assureur pourra appliquer une surprime de 100 %, quand un autre limitera cette majoration à 25 % et un troisième pourra accepter le dossier sans surprime grâce à une analyse différente. Comparer les assurances de prêt peut donc générer plusieurs milliers d'euros d'économies. Les garanties doivent rester équivalentes Pour que la banque accepte le changement d'assurance, le nouveau contrat doit présenter un niveau de garanties au moins équivalent à celui exigé lors de l'octroi du prêt. L'établissement prêteur ne peut pas refuser la substitution si cette condition est remplie. Il dispose d’un délai légal de 10 jours ouvrés pour accepter le changement et rédiger l’avenant au contrat de prêt. Comment demander la suppression d'une surprime ? Si votre situation a évolué favorablement, plusieurs étapes sont recommandées. Préparez un dossier complet Rassemblez notamment : les justificatifs médicaux récents  les attestations d'arrêt du tabac si nécessaire  les documents prouvant votre changement de profession  votre contrat d'assurance actuel. Faites jouer la concurrence Étant donné que votre assureur actuel sera peu enclin à revoir la prime d’assurance en votre faveur, demandez plusieurs devis d’assurance crédit via un comparateur. Les écarts de prix peuvent être importants. Un courtier spécialisé en assurance emprunteur peut également vous aider à identifier les contrats les plus adaptés à votre situation. Dans quels cas la surprime peut-elle rester applicable ? Certaines situations rendent la suppression de la surprime plus difficile. C'est notamment le cas : des maladies évolutives  des pathologies présentant un risque élevé de récidive  des professions durablement dangereuses  des sports extrêmes pratiqués régulièrement. Même dans ces hypothèses, il reste intéressant de comparer les offres du marché. Un nouvel assureur peut proposer une surprime plus faible ou des garanties mieux adaptées.

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Crédit immobilier : menace d'une hausse des taux en septembre 2026

Après plusieurs mois de relative stabilité, le marché du crédit immobilier pourrait connaître un nouveau tournant à la rentrée 2026. Si les barèmes des banques restent globalement inchangés pendant l'été, plusieurs indicateurs économiques laissent présager une remontée des taux dès le mois de septembre. La fin des offres promotionnelles, le niveau élevé des taux obligataires et la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) alimentent les inquiétudes. Les futurs emprunteurs ont-ils intérêt à concrétiser leur projet avant l'automne ?  Des taux immobiliers stables durant l'été 2026 Traditionnellement, les établissements bancaires modifient peu leurs grilles tarifaires durant la période estivale. Les vacances ralentissent le traitement des demandes de prêt immobilier et les banques préfèrent conserver des conditions de financement relativement stables jusqu'à la rentrée. En juillet et en août 2026, les taux moyens devraient osciller entre les valeurs suivantes : sur 15 ans : de 3,17 % à 3,35 % sur 20 ans : de 3,31 à 3,50 % sur 25 ans : de 3,42 % à 3,60 % Cette stabilité s'explique par plusieurs facteurs. Une production de crédits encore insuffisante Le volume de prêts immobiliers accordés au printemps est resté inférieur aux attentes de nombreux réseaux bancaires. Dans ce contexte, les établissements n'ont aucun intérêt à relever immédiatement leurs barèmes, au risque de freiner davantage la demande. Certaines grandes banques continuent également d'appliquer des politiques commerciales offensives afin de gagner des parts de marché, ce qui contribue à maintenir les taux sous contrôle durant l'été. La disparition des offres promotionnelles de crédit immo Si les taux affichés semblent peu évoluer, la réalité est plus nuancée pour les emprunteurs. Depuis le printemps, de nombreuses banques proposaient des offres particulièrement attractives, qui permettaient notamment de financer une partie du prêt à un taux réduit, voire à taux bonifié, diminuant ainsi le coût global du financement. Ces opérations promotionnelles ont pris fin au 30 juin. Leur disparition entraîne automatiquement une hausse du coût des nouveaux crédits immobiliers qui sont contractés aux taux standard. Concrètement, les emprunteurs peuvent constater : une augmentation comprise entre 10 et 20 points de base sur leur taux effectif  des mensualités légèrement plus élevées  un coût total du crédit en progression sur toute la durée du prêt. Même si les barèmes officiels restent identiques, les nouvelles offres sont donc moins avantageuses qu'au printemps. Pourquoi les taux pourraient repartir à la hausse en septembre 2026 ? Plusieurs éléments économiques convergent aujourd'hui vers un scénario moins favorable pour les futurs acquéreurs. Des taux obligataires toujours élevés Le financement des crédits immobiliers dépend en grande partie du niveau des emprunts d'État français, notamment de l'OAT à 10 ans. Or, malgré un contexte géopolitique un peu moins tendu qu'au début de l'année, cet indicateur reste à un niveau élevé. Après un pic à 3,97 % le 19 mai dernier, l’OAT 10 ans est descendue à 3,55 % quelques jours plus tard, mais elle remonte depuis et titre à ce jour 3,68 %. Cette situation augmente le coût de refinancement des banques, qui disposent alors de moins de marge pour maintenir des taux immobiliers attractifs. Une politique monétaire toujours restrictive Autre élément de vigilance : la Banque Centrale Européenne (BCE) poursuit sa politique de lutte contre l'inflation en relevant ses taux directeurs de 0,25 point le 11 juin. Même si l'évolution des taux de la BCE dépend des prochaines données économiques, les marchés anticipent toujours un risque de resserrement monétaire supplémentaire à la rentrée. En cas de nouvelle hausse des taux directeurs, les banques pourraient rapidement répercuter cette augmentation sur les crédits immobiliers proposés aux particuliers. La fin de la saison immobilière Le marché immobilier connaît traditionnellement une activité soutenue au printemps et au début de l'été. À partir de septembre, la dynamique ralentit généralement. Les banques disposent alors de moins d'incitations commerciales pour proposer des conditions particulièrement compétitives, ce qui pourrait favoriser une remontée progressive des taux. Des taux proches de 4 % sur 25 ans en septembre 2026 ? Le scénario qui inquiète aujourd'hui plusieurs spécialistes est celui d'un retour des taux proches des niveaux observés fin 2023, avant leur récente stabilisation. Si les différents facteurs défavorables se confirment, les crédits sur les durées les plus longues pourraient rapidement franchir un nouveau cap. Les projections les plus prudentes évoquent ainsi des taux pouvant approcher : Durée du prêt immo Taux actuel juillet 2026 Hypothèse pour septembre 2026 15 ans 3,35 % de 3,40 % à 3,50 % 20 ans 3,50 % de 3,55 % à 3,70 % 25 ans 3,60 % jusqu’à 4 % Ces niveaux restent naturellement tributaires de l'évolution de l'inflation, des marchés financiers et des décisions de la BCE. Quelles conséquences pour les emprunteurs ? Une hausse, même limitée, des taux immobiliers peut avoir des répercussions importantes sur la capacité d'emprunt. Un pouvoir d'achat immobilier en baisse Lorsque les taux augmentent : les mensualités deviennent plus élevées ; le coût total du crédit progresse ; la capacité d'emprunt diminue à revenus identiques. Pour certains ménages, quelques dixièmes de point suffisent à perdre plusieurs milliers d'euros de capacité de financement, à modifier leur projet, voire à y renoncer. Des dossiers plus difficiles à financer Une remontée rapide des taux pourrait également compliquer l'obtention de certains crédits. Les ménages disposant d'un apport personnel limité ou présentant un taux d'endettement proche de la limite réglementaire (35 %, assurance emprunteur incluse) pourraient rencontrer davantage de difficultés pour obtenir un accord bancaire. Les primo-accédants, souvent des jeunes actifs sans épargne, restent particulièrement exposés à ce risque. Le taux d'usure pourrait redevenir un frein Autre conséquence possible : le retour des difficultés liées au taux d'usure. Pour mémoire, ce plafond réglementaire correspond au taux annuel effectif global (TAEG) maximal qu'une banque est autorisée à proposer. Il prend en compte : le taux nominal  l'assurance emprunteur  les frais de dossier  les garanties (hypothèque ou caution) l'ensemble des frais obligatoires liés au crédit. Si les taux immobiliers remontent rapidement en septembre dans un contexte où le taux d'usure ne sera pas modifié avant le 1er octobre, certains dossiers pourraient dépasser le plafond autorisé. Les emprunteurs les plus âgés ou présentant un risque médical plus élevé, dont l'assurance de prêt est plus coûteuse, seraient les premiers concernés. Faut-il emprunter avant septembre 2026 ? Il reste difficile d'affirmer avec certitude que les taux augmenteront dès la rentrée. En revanche, plusieurs signaux économiques montrent que la période de stabilité actuelle pourrait toucher à sa fin. Si votre projet immobilier est déjà bien avancé, vous avez tout intérêt à : finaliser rapidement votre dossier de financement  comparer les offres de plusieurs banques  négocier votre assurance emprunteur afin de réduire le coût global du crédit  solliciter un courtier pour accéder aux meilleures conditions du marché. Même une faible variation des taux peut représenter plusieurs milliers d'euros d'économies sur un prêt immobilier de longue durée.