Prêt immobilier à deux en 2023 : quelle quotité assurance emprunteur ?

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Si vous empruntez en couple pour acquérir un bien immobilier, se pose nécessairement la question de la quotité de l’assurance de prêt. Le capital emprunté doit être entièrement couvert, et à partir de ce postulat, la répartition de l’assurance sur chaque tête dépend du profil de chacun. Détaillons cette notion délicate qu’est la quotité en assurance de prêt immobilier.

Quelle quotité minimale de l’emprunt doit-elle être assurée ?

Pour mémoire, l’assurance de prêt immobilier vise à sécuriser le crédit en cas d’aléas de la vie dont vous seriez victime avant son terme. Elle repose sur plusieurs garanties assurance de prêt immobilier qui ont pour finalité de couvrir le décès, la perte d’autonomie, l’invalidité et l’incapacité, voire dans certains cas le chômage. En cas de survenance d’un sinistre, l’assurance prend en charge tout ou partie des mensualités selon les conditions souscrites.

La question de la quotité d’assurance de prêt se pose quand on emprunte à deux. Si vous êtes seul à contracter un crédit immobilier, l’assurance emprunteur va couvrir 100% de la somme prêtée, il n’y a aucune alternative. À deux, l’assurance couvre a minima 100% du capital emprunté, mais peut monter jusqu’à 200% si chacun souhaite une protection maximale.

Entre 100% et 200%, il y a de multiples scénarios de couverture. La quotité est le pourcentage du capital emprunté couvert par l’assurance pour chaque tête. La répartition peut donc osciller entre 1% et 100% par co-emprunteur. Le choix de la quotité dépend du profil de chacun.

Quelle quotité d’assurance choisir ?

Avec une quotité à 100% sur chaque tête, en cas de décès d’un des co-emprunteurs, le survivant est déchargé de la dette, l’assurance rembourse l’intégralité du capital restant dû à la banque. Cette répartition est optimale, car elle offre une meilleure protection à chacun. Revers de la médaille, le coût de l’assurance est deux fois plus élevé : chacun doit assumer une prime d’assurance complète.

Avec une quotité à 50/50, chacun paie la moitié de la prime d’assurance, mais en cas de décès d’un des deux, l’autre devra continuer de rembourser la moitié du capital restant dû, l’autre moitié étant prise en charge par l’assureur.

Voyons plusieurs cas de figure.

Jeunes actifs sans problème de santé

Vous avez tous deux moins de 35 ans, vous êtes en bonne santé et vos revenus professionnels sont peu ou prou de même niveau. Les risques étant minimes, une quotité de 50% sur chaque tête se justifie, car elle permet de maîtriser le coût d’assurance prêt immobilier. Chez Magnolia.fr, pour ce type de profil, le taux d’assurance s’affiche autour de 0,12% pour un prêt de 200 000€ sur 20 ans. 

Pour une telle somme empruntée, l’assurance coûte à chacun 10€ par mois, soit un total de 4 800€. En doublant la quotité, vous doublez le coût de l’assurance (20€/mois/emprunteur), mais vous palliez toute éventualité d’accident de la vie.

Co-emprunteur avec risques aggravés

La souscription à l’assurance passe par le questionnaire de santé assurance de prêt immobilier, un formulaire complet qui renseigne l’assureur sur les risques de santé incarnés par chacun, mais aussi sur les habitudes de chacun (fumeur ou non-fumeur, pratique d’un sport à risques).

Si l’un des co-emprunteurs présente des risques plus élevés que l’autre, il est recommandé de lui appliquer une quotité d’assurance supérieure : en cas de décès, l’autre co-emprunteur devra rembourser un capital moins important. On peut ainsi définir une répartition déséquilibrée de 20/80 ou 30/70, ou même 50/100 qui permet de mieux protéger le conjoint sans risque déclaré.

L’arbitrage de la quotité d’assurance n’est pas simple et requiert l’expertise d’un courtier en assurance de prêt immobilier pour vous aider à déterminer la répartition la plus protectrice pour chacun selon votre budget. Il faut également prendre en compte les revenus de chacun et leur évolution potentielle. Il convient d’appliquer une quotité plus élevée à celui qui gagne davantage pour épargner le conjoint survivant en cas de décès.

Dans la pratique, les banques préfèrent que la quotité d'assurance corresponde a minima à la participation de chacun au remboursement du prêt. Dans environ 70% des situations, les quotités choisies sont de 100% sur chaque tête.

Peut-on changer de quotité d’assurance emprunteur ?

La vie d’un crédit immobilier n’est pas un long fleuve tranquille. La quotité souscrite au départ peut se révéler mal adaptée en cas de changement de situation dans le foyer. Ce peut être l’arrivée d’un enfant, donc de charges nouvelles à assumer : en rehaussant la quotité, vous bénéficierez d’une couverture plus sécurisante.

Heureusement, l’assurance emprunteur n’est pas un produit figé. Vous avez deux options :

  1. Négocier une nouvelle quotité avec l’assureur sous réserve que la répartition soit supérieure
  2. Changer de contrat.

Si vous souhaitez baisser le coût de l’assurance et bénéficier d’une protection optimale, vous avez tout intérêt à faire jouer la délégation d’assurance.

Délégation d’assurance de prêt

La loi Lagarde assurance emprunteur a introduit le principe de libre choix du contrat depuis septembre 2010. Cela signifie que vous pouvez souscrire un contrat alternatif concurrent du contrat groupe bancaire dès lors qu’il respecte la règle de l’équivalence de garanties. La différence contrat groupe et contrat individuel repose d’abord sur l’aspect financier :  le second est jusqu’à trois fois moins cher. Cette économie permet de maximiser la quotité d’assurance et/ou de rehausser le niveau des garanties pour être mieux protégé.

Changer avec la loi Lemoine

La bonne nouvelle est que la délégation d’assurance emprunteur s’applique tout au long de la durée de remboursement. Si vous n’êtes pas satisfait du contrat en cours, vous avez la possibilité de changer d’assurance de prêt immobilier à tout moment et sans frais conformément à la loi Lemoine. Depuis le 1er septembre 2022, tout emprunteur peut, quand il le juge opportun, résilier l’assurance en cours et la substituer par une offre de son choix présentant un niveau de garanties au moins équivalent.

Exemple : si l’un de vous a arrêté de fumer depuis au moins deux ans, et peut dorénavant se déclarer non-fumeur, résiliez le contrat d’assurance en cours et souscrivez une nouvelle formule deux fois moins chère.

Changer d’assurance de prêt vous donne l’occasion de souscrire un contrat mieux adapté à votre situation, mais aussi de faire baisser le coût de l’assurance et par extension celui de votre crédit immobilier. Utilisez notre simulateur d’assurance de prêt, un outil simple, rapide et gratuit qui vous permet d’évaluer le coût de l’assurance et de comparer les meilleures offres du marché. À garanties équivalentes, vous pouvez économiser des milliers d’euros sur la durée restante de votre prêt immobilier.

Consultez notre baromètre du pouvoir d’achat immobilier de mars 2023 pour mesurer l’intérêt financier de la délégation et du changement d’assurance emprunteur.

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Les pratiques les plus souvent couvertes sont : l’ostéopathie  l’acupuncture  la chiropractie  la psychologie  l’hypnose  la sophrologie. Attention : pour être prise en charge par votre mutuelle, la médecine douce doit être clairement mentionnée dans les conditions générales du contrat. À défaut, vérifiez auprès de votre conseiller mutuelle. Peut-on cumuler 2 mutuelles santé pour être remboursé à 200 % ? Cette question étonne souvent, mais elle est très fréquente chez les internautes. En effet, pourquoi payer 2 fois une assurance à fonds perdus ? Avoir 2 mutuelles santé est parfaitement légal. Certaines personnes disposent d’une mutuelle d’entreprise obligatoire et d’une surcomplémentaire santé individuelle pour pallier les défaillances du premier contrat. D’autres bénéficient de la mutuelle de leur conjoint salarié en tant qu’ayant droit et d’une couverture spécifique pour certains frais, comme une surcomplémentaire dentaire. Le remboursement reste toutefois limité Le cumul de 2 contrats ne permet pas de gagner de l’argent sur les soins. La règle est simple : le remboursement total ne peut jamais dépasser les dépenses réellement engagées. Par exemple, si la consultation est facturée 100 euros, vous ne pourrez jamais être remboursé à 150 euros. Que se passe-t-il si je ne paie plus ma cotisation de mutuelle ? C’est une situation plus fréquente qu’on ne le pense, notamment dans un contexte d’inflation et de hausse des cotisations santé. L’assureur peut suspendre les garanties En cas d’impayé : l’assureur envoie une mise en demeure ; les garanties peuvent être suspendues ; puis le contrat peut être résilié. Pendant la suspension, les soins ne sont plus remboursés, même si le contrat n’est pas encore officiellement résilié. Les cotisations restent dues Beaucoup d’assurés pensent qu’il suffit d’arrêter de payer pour mettre fin au contrat. 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Assurance de prêt : levier d'optimisation budgétaire en 2026

Dans un contexte où le coût du crédit immobilier augmente en raison de la hausse des taux, chaque poste de dépense mérite d'être analysé avec attention. Si les emprunteurs se concentrent généralement sur le taux d'intérêt de leur financement, un autre élément peut fortement influencer le coût total de l'opération : l'assurance emprunteur. Longtemps perçue comme une formalité imposée par les établissements bancaires, l'assurance de prêt est désormais devenue un véritable outil d'optimisation financière. Grâce à l'ouverture du marché à la concurrence et aux évolutions législatives successives, les particuliers disposent aujourd'hui de nombreuses solutions pour alléger leurs mensualités et réduire le coût global de leur crédit immobilier. L'assurance emprunteur : un poste de dépense souvent sous-estimé Lors de la souscription d'un prêt immobilier, la majorité des futurs propriétaires portent leur attention sur le taux d'emprunt, la durée de remboursement ou encore le montant des mensualités. Pourtant, l'assurance emprunteur représente une part importante du budget consacré au financement, soit entre 20 % et 40 % du coût global d’un crédit immobilier. Selon le profil de l'emprunteur et les caractéristiques du crédit, son coût peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d'euros sur la durée totale du prêt. Une protection indispensable pour la banque et l'emprunteur L'assurance emprunteur a pour vocation de prendre le relais du remboursement du crédit lorsqu'un événement grave empêche l'assuré d'honorer ses échéances. Les garanties d’assurance de prêt immobilier couvrent : le décès  la perte totale et irréversible d'autonomie (PTIA)  l'incapacité temporaire totale de travail (ITT)  l'invalidité permanente partielle ou totale (IPP/IPT)  parfois la perte d'emploi selon les contrats. Cette couverture protège à la fois l'établissement prêteur, qui sécurise le remboursement des sommes prêtées, et l'emprunteur, ainsi que ses proches, face aux aléas de la vie. Un impact significatif sur le coût global du crédit Contrairement à une idée reçue, le coût de l’assurance de prêt est tout sauf négligeable. Il représente même le deuxième poste de dépense après les intérêts d’emprunt. Plusieurs critères influencent le montant des cotisations : l'âge de l'emprunteur  son état de santé  son statut de fumeur ou de non-fumeur  sa profession  ses activités sportives  le montant emprunté  la durée du prêt. Ainsi, deux emprunteurs bénéficiant du même crédit immobilier peuvent supporter des coûts d'assurance très différents. Pourquoi les contrats bancaires ne sont pas toujours les plus avantageux ? Les banques proposent systématiquement leur propre contrat d'assurance de groupe lors de la signature du prêt immobilier. Ce modèle est rarement le plus compétitif. Le fonctionnement des contrats groupe Les contrats collectifs proposés par les établissements bancaires reposent sur un principe de mutualisation des risques. Concrètement, les cotisations sont calculées sur une population très large d'assurés présentant des profils variés : jeunes et seniors  fumeurs et non-fumeurs  salariés et travailleurs indépendants  personnes présentant ou non des risques de santé particuliers. Cette mutualisation simplifie la gestion du contrat, mais elle peut pénaliser certains emprunteurs dont le profil présente un risque faible. Des profils qui surcotisent  Les jeunes actifs, les cadres, les non-fumeurs ou encore les personnes en excellente santé figurent parmi les emprunteurs qui peuvent être désavantagés par les contrats groupe. Leur niveau réel de risque étant inférieur à la moyenne, ils ont souvent intérêt à se tourner vers une assurance individuelle dont la tarification est personnalisée. Dans de nombreux cas, cette démarche permet d'obtenir : des cotisations moins élevées  des garanties plus adaptées  une couverture mieux calibrée à la situation personnelle de l'assuré. L'ouverture du marché qui renforce la concurrence en assurance emprunteur Le législateur a progressivement mis en place plusieurs réformes destinées à favoriser la concurrence dans le secteur de l'assurance emprunteur. Ces évolutions ont profondément modifié les habitudes des emprunteurs. La délégation d'assurance à la souscription du prêt Depuis 2010 et la loi Lagarde, il est possible de choisir un assureur différent de celui proposé par la banque, à condition que les garanties offertes présentent un niveau de protection équivalent. Cette possibilité, appelée délégation d'assurance emprunteur, permet de comparer plusieurs offres avant la signature du crédit et de sélectionner l’offre compétitive qui répond parfaitement à vos besoins. Les écarts tarifaires peuvent être particulièrement importants selon les profils. La loi Lemoine : un tournant majeur Entrée en vigueur en 2022, la loi Lemoine a marqué une nouvelle étape dans la libéralisation du marché. En vous permettant de résilier votre assurance de prêt immobilier à tout moment, vous pouvez changer d'assureur sans attendre une date anniversaire, afin de bénéficier plus facilement de la concurrence et de rechercher des garanties mieux adaptées à votre situation. Cette souplesse a considérablement simplifié les démarches de substitution d'assurance. Comment optimiser le coût de son assurance de prêt en 2026 ? Face à la multiplication des offres disponibles, vous disposez aujourd'hui de plusieurs leviers pour réduire le coût de votre contrat. Réaliser une simulation personnalisée La première étape consiste à effectuer une simulation d'assurance emprunteur. Cette démarche permet d'obtenir rapidement une estimation des tarifs proposés par différents assureurs en fonction de critères tels que : l'âge  le montant du prêt  la durée de remboursement  la profession  le statut tabagique  les garanties souhaitées. Quelques minutes suffisent généralement pour visualiser les économies potentielles. Comparer les garanties avant le prix Si le tarif constitue un critère essentiel, il ne doit jamais être le seul élément de comparaison. Il est indispensable d'étudier avec attention : les exclusions de garantie  les délais de carence les franchises sur la garantie ITT les conditions d'indemnisation (remboursement forfaitaire ou indemnitaire) la définition de l'incapacité ou de l'invalidité. Une assurance moins chère mais moins protectrice pourrait s'avérer pénalisante en cas de sinistre. Attention : vous devez toujours sélectionner une assurance déléguée qui respecte l’équivalence de garanties avec le contrat groupe bancaire. À défaut, la banque va refuser de vous accorder la possibilité de souscrire une assurance externe en première intention ou dans le cadre d’une substitution. Quels gains espérer grâce à la concurrence ? Les économies réalisables varient selon chaque situation, mais elles peuvent être particulièrement importantes pour certains profils. Des milliers d'euros économisés sur la durée du prêt Une assurance de groupe peut être jusqu’à 4 fois plus chère qu’une offre individuelle. Pour un crédit immobilier de longue durée, l'écart entre un contrat bancaire et une assurance externe peut atteindre plusieurs milliers, voire plusieurs dizaines de milliers d'euros. Les gains sont souvent plus importants pour : les emprunteurs jeunes  les non-fumeurs  les cadres  les professions présentant peu de risques  les personnes ne présentant pas de problème de santé particulier. Prenons un emprunteur de 35 ans, résidant à Lyon, salarié non cadre, non-fumeur et sans antécédent de santé, qui contracte un prêt de 250 000 € sur 20 ans :    Taux assurance Coût mensuel Coût total Assurance bancaire 0,34 %* 71 € 17 000 € Assurance déléguée 0,09 % 18 € 4 517 € *Taux moyen assurance chez les bancassureurs Grâce à une simulation sur le comparateur Magnolia.fr, la meilleure offre externe est le contrat emprunteur Spiti CRD, qui permet une économie de plus de 12 000 € sur la durée du crédit. Une meilleure adéquation entre coût et couverture Au-delà de la seule économie financière, le changement d'assurance de prêt immobilier permet également de bénéficier d'une protection plus cohérente avec sa situation personnelle. L'objectif n'est pas seulement de payer moins cher, mais aussi de disposer d'un contrat offrant des garanties réellement adaptées à ses besoins. Assurance emprunteur : un levier d'économies à ne pas négliger En 2026, l'assurance de prêt s'impose plus que jamais comme un élément stratégique dans la gestion d'un projet immobilier. Alors que le coût du crédit reste élevé et que les ménages cherchent à préserver leur pouvoir d'achat, la mise en concurrence des assureurs constitue une solution efficace pour réduire les dépenses liées à l'emprunt. Grâce aux dispositifs de résiliation simplifiés et à la forte digitalisation du marché, comparer les offres n'a jamais été aussi facile. Une simple étude des contrats disponibles peut permettre de réaliser des économies substantielles tout en

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Santé : qu'est-ce que le forfait hors parcours de soins de 10,60 € ?

Vous avez consulté un médecin sans passer par votre médecin traitant et vous constatez un remboursement bien plus faible que d'habitude ? Cette différence s'explique en grande partie par le forfait hors parcours de soins de 10,60 €, une pénalité financière appliquée par la Sécurité Sociale. Voici tout ce que vous devez savoir pour comprendre son fonctionnement et en limiter l'impact sur votre budget santé. Qu'est-ce que le parcours de soins coordonnés ? Le parcours de soins coordonnés est un système mis en place par l'Assurance Maladie en 2005 pour organiser et rationaliser le recours aux soins. Son principe repose sur un acteur central : le médecin traitant. Le rôle du médecin traitant Le médecin traitant est le professionnel de santé que vous déclarez auprès de votre caisse d'Assurance Maladie. Il constitue votre interlocuteur de premier recours pour toute consultation, et c'est lui qui, si nécessaire, vous oriente vers un médecin spécialiste. En passant systématiquement par lui, vous restez dans le parcours de soins coordonnés et bénéficiez de conditions de remboursement optimales. Pourquoi ce système existe-t-il ? Ce dispositif vise à :  éviter le recours direct et non coordonné aux spécialistes optimiser les dépenses de santé à l'échelle nationale assurer un suivi médical cohérent pour chaque patient.  En contrepartie du respect de ce parcours, la Sécurité Sociale garantit un taux de remboursement standard. Si vous en sortez, des pénalités s'appliquent. Le forfait de 10,60 € : définition et fonctionnement Une pénalité financière, pas un tarif Le montant de 10,60 € ne correspond pas à un tarif de consultation supplémentaire. Il s'agit d'une retenue forfaitaire appliquée directement sur le remboursement de votre consultation par la Sécurité Sociale, dès lors que vous consultez un médecin hors du parcours de soins coordonnés, c'est-à-dire sans prescription ou orientation préalable de votre médecin traitant.  Ce forfait s’ajoute à la participation forfaitaire de 2 €, applicable sur les consultations, les examens de radiologie et les analyses biologiques, et jamais remboursée par les mutuelles santé dites responsables (lire plus bas). Quand cette pénalité s'applique-t-elle ? Ce forfait est déclenché dans les situations suivantes : Vous consultez un médecin spécialiste directement, sans y avoir été adressé par votre médecin traitant. Vous n'avez pas déclaré de médecin traitant auprès de l'Assurance Maladie. Votre médecin traitant vous a adressé à un spécialiste, mais vous en consultez un autre que celui indiqué. Impact concret sur votre remboursement Pour bien mesurer les conséquences financières de cette pénalité, prenons l'exemple d'une consultation chez un médecin généraliste de secteur 1, dont le tarif conventionnel de base est de 30 €.   Dans le parcours de soins coordonnés Hors parcours de soins coordonnés Base de remboursement 30 € 30 € Taux de prise en charge (70 %) 21 € 21 € Pénalité hors parcours - -10,60 € Participation forfaitaire 2 € 2 € Remboursement Sécurité Sociale  19 € 8,40 € Reste à charge avant mutuelle 11 € 21,60 € La différence est significative : votre reste à charge double presque par rapport à une consultation dans le parcours de soins. Quel impact sur votre mutuelle ? Les mutuelles responsables ne couvrent pas cette pénalité La grande majorité des contrats de complémentaire santé sont des mutuelles responsables. Pour bénéficier d'avantages fiscaux, ces mutuelles doivent respecter un cahier des charges strict imposé par l'État, qui leur interdit de rembourser le forfait de 10,60 €, la participation de 2 € et les franchises médicales. Cela signifie que même avec une bonne mutuelle, vous supporterez intégralement cette pénalité. Votre reste à charge final peut donc être sensiblement plus élevé qu'anticipé, si vous ne respectez pas le parcours de soins coordonnés. Ce que votre mutuelle peut prendre en charge En revanche, votre complémentaire santé responsable peut couvrir : Le ticket modérateur (la différence entre le tarif conventionné et la prise en charge de la Sécu) Le forfait journalier hospitalier, quel que soit le nombre de jours Les éventuels dépassements d'honoraires, selon le niveau de garantie souscrit La solution du contrat non responsable Si vous souhaitez vous affranchir des contraintes réglementaires du contrat responsable, vous pouvez opter pour une mutuelle non responsable. Selon la formule, les participations forfaitaires et autres pénalités financières peuvent être remboursées, ce qui réduit votre reste à charge.  Utilisez un comparateur de mutuelle santé pour identifier en quelques clics les offres responsables et non responsables. Demandez ensuite des devis personnalisés pour bien appréhender l’étendue des garanties proposées. Quand peut-on consulter hors parcours de soins coordonnés sans pénalité ? Le système prévoit plusieurs exceptions importantes. Certains professionnels de santé peuvent être consultés directement, sans passer par le médecin traitant, sans que le forfait de 10,60 € ne s'applique. Les spécialistes en accès direct Gynécologue : pour le suivi gynécologique courant et obstétrique Ophtalmologue : pour un bilan visuel ou un renouvellement d'ordonnance Stomatologue (dentiste spécialisé en chirurgie buccale) : dans certaines situations Psychiatre ou neuropsychiatre : pour les patients de moins de 26 ans notamment Les autres situations exonérées La pénalité ne s'applique pas non plus dans les cas suivants : Urgences médicales justifiant une consultation immédiate Consultations lors de déplacements hors de votre lieu de résidence habituelle Patients éloignés géographiquement de tout médecin traitant disponible Femmes enceintes pour leur suivi de grossesse Comment éviter le forfait hors parcours de soins ? Déclarez un médecin traitant Si vous n'en avez pas encore, la première étape est de choisir un médecin généraliste et de le déclarer sur votre espace Ameli. Cette démarche est gratuite et simple à effectuer en ligne. Respectez le circuit de soins Avant de consulter un spécialiste, demandez toujours à votre médecin traitant : Un avis sur la nécessité de consulter Une lettre d'adressage vers le bon spécialiste Vérifiez les exceptions avant de prendre rendez-vous Si vous souhaitez consulter un spécialiste, vérifiez que votre consultation entre bien dans le cadre des accès directs autorisés (gynécologue, un ophtalmologue ou un stomatologue). En cas de doute, un appel à votre caisse d'Assurance Maladie suffit à clarifier la situation.