Assurance de prêt : pourquoi la loi Lemoine est-t-elle importante pour les emprunteurs ?

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Adoptée en février 2022, la loi Lemoine représente une avancée majeure pour tous les emprunteurs immobiliers. Trois ans après sa promulgation, cette réforme a transformé le marché de l'assurance emprunteur, permettant aux propriétaires de réaliser d'importantes économies et facilitant l'accès au crédit pour les personnes souffrant de pathologies chroniques. Quels sont les impacts concrets de cette loi sur votre pouvoir d'achat et quelles opportunités offre-t-elle pour votre crédit immobilier ? Décryptage complet des avantages et des points de vigilance.

Changement de contrat à tout moment : la révolution de l'assurance emprunteur

La loi Lemoine marque un tournant décisif dans le parcours des emprunteurs immobiliers. Son principe phare : la possibilité de changer d'assurance de prêt immobilier à n'importe quel moment de la vie du crédit, sans attendre la date anniversaire du contrat. Cette liberté nouvelle bouleverse le marché historiquement dominé par les banques.

Avant cette loi, les emprunteurs étaient soumis à des contraintes strictes pour changer d'assurance :

  • La loi Hamon (2014) autorisait le changement uniquement dans les 12 premiers mois du prêt
  • L'amendement Bourquin (2018) permettait la résiliation annuelle, mais seulement à la date d'anniversaire avec deux mois de préavis

Ces restrictions limitaient considérablement la mobilité des emprunteurs, alors que la loi Lagarde permet de choisir librement le contrat d’assurance depuis septembre 2010. Désormais, grâce à la loi Lemoine, cette contrainte temporelle a disparu, offrant une flexibilité totale aux 7 millions de propriétaires français concernés.

Les banques sont même tenues d'informer leurs clients, chaque année, de cette possibilité de résiliation. Elles doivent également afficher de manière transparente les coûts de leur assurance (sur la durée totale, également sur 8 ans), facilitant ainsi la comparaison avec les offres alternatives.

Des économies substantielles pour les emprunteurs

L'impact financier de la loi Lemoine est considérable. L'assurance emprunteur représentant le deuxième poste de dépense d'un crédit immobilier après les intérêts, les économies potentielles sont significatives :

  • Jusqu'à 100 € d'économies mensuelles pour un couple de 45 ans changeant d'assureur
  • Entre 5 000 et 15 000 € d'économies par emprunteur sur la durée résiduelle de remboursement
  • 50% d'économie en moyenne pour les Français ayant opté pour une assurance alternative à celle de leur banque

Ces chiffres s'expliquent par une réalité simple : avant la loi Lemoine, les banques bénéficiaient d'une position quasi-monopolistique, leur permettant de pratiquer des marges colossales sur ces produits (jusqu’à 70%). L'ouverture du marché a intensifié la concurrence, poussant tous les acteurs à revoir leurs tarifs à la baisse pour conserver ou gagner des parts de marché.

Un accès facilité au crédit pour les personnes souffrant de maladies chroniques

Le second volet majeur de la loi Lemoine concerne l'accès à l'emprunt pour les personnes avec des risques de santé plus ou moins graves, comme une pathologie de longue durée (diabète, cancer, maladie cardio-vasculaire, etc.). Ces profils souvent exclus du marché du crédit immobilier en raison de leur historique de santé peuvent désormais bénéficier de la suppression du questionnaire de santé assurance de prêt immobilier, si elles remplissent les 2 conditions suivantes :

  • La part assurée n’excède pas 200 000 € par personne (soit 400 000 € pour un couple avec une quotité à 50/50).
  • Le crédit est soldé avant les 60 ans de l'emprunteur.

Cette avancée sociale considérable permet à des personnes précédemment discriminées d'accéder à la propriété. Cependant, le Comité Consultatif du Secteur Financier (CCSF) note que la limite d'âge de 60 ans "réduit de manière significative le périmètre d'application de l'abandon de la sélection médicale", compte tenu de l'allongement des durées de crédit. Il faut avoir moins de 35 ans pour en bénéficier étant donné la durée maximum légale de remboursement fixée à 25 ans.

Une baisse des prix qui profite inégalement selon les profils

Si la loi Lemoine a globalement entraîné une baisse des tarifs, tous les emprunteurs n'en ont pas bénéficié de manière égale :

  • Les jeunes en bonne santé et non-fumeurs ont obtenu les réductions les plus importantes.
  • Les assureurs ont augmenté préventivement (d'environ 10%) le tarif des contrats sans questionnaire médical.
  • Les banques, compte tenu de leurs marges élevées, ont généralement maintenu leurs prix.

Les contrats alternatifs restent encore largement plus compétitifs que les formules bancaires. Le courtier Magnolia.fr a réalisé une étude qui montre que les tarifs des offres individuelles ont baissé en moyenne de 27% entre 2020 et 2025, tous profils confondus, et de 35% en moyenne pour les emprunteurs de + de 45 ans.

La stratégie des banques face à la concurrence

Face à cette nouvelle donne, les établissements bancaires ont dû adapter leur stratégie. Alors qu'ils détenaient autrefois 84% du marché de l'assurance emprunteur, ils voient désormais cette position menacée par les assureurs alternatifs.

Leur réponse ? Une politique de rétention active :

  • Proposition de contrats alternatifs moins chers aux clients menaçant de résilier
  • Baisse des marges sur leurs produits d'assurance emprunteur
  • Mise en avant de la simplicité de gestion d'un prêt et de son assurance au même endroit

Cette stratégie semble porter ses fruits puisque les substitutions au bénéfice des banques sont aujourd'hui au moins aussi nombreuses que celles au profit des assureurs indépendants.

L'importance cruciale de l'équivalence des garanties

Si le prix constitue un critère de choix évident, la qualité des garanties reste fondamentale. La loi Lemoine exige d'ailleurs une équivalence de garanties lors d'un changement d'assurance :

  • Le banquier peut refuser la délégation d’assurance si le nouveau contrat est moins protecteur. Il s’agit du seul et unique motif de refus, qui doit être communiqué à l’emprunteur par écrit de manière exhaustive.
  • La comparaison s'effectue sur la base de 11 critères constituant un socle minimal.

Ces critères ne garantissent cependant pas une comparaison fine et approfondie des contrats. Or, les refus d'indemnisation restent significatifs :

  • 10,2% des sinistres d'incapacité ou d'invalidité refusés par les groupes bancaires (2023)
  • 7,7% de refus pour les contrats alternatifs externes sur ces mêmes sinistres
  • 2,5% de refus pour les décès et PTIA (Perte Totale et Irréversible d’Autonomie), tant pour les banques que pour les assureurs

Comment optimiser votre changement d'assurance emprunteur ?

Pour tirer pleinement parti des opportunités offertes par la loi Lemoine sans compromettre votre protection, plusieurs recommandations s'imposent :

1. Comparez les offres de plusieurs assureurs

Les contrats d'assurance emprunteur varient considérablement selon les profils :

  • Certains assureurs sont plus compétitifs pour les 33-34 ans, d'autres pour les 36-39 ans.
  • Les pathologies comme le diabète peuvent être exclues par certains et acceptées par d'autres.
  • Les professions à risque bénéficient d'une couverture variable selon les assureurs.

"En challenger un seul n'a pas d'intérêt. Il est crucial de faire jouer la concurrence", recommande Astrid Cousin, porte-parole du groupe Magnolia.fr.

2. Analysez attentivement les garanties proposées

Au-delà du prix, la qualité de la couverture doit rester prioritaire :

  • Vérifiez la prise en charge des maladies non objectivables (burn-out, fatigue chronique, problèmes de dos, dépression)
  • Examinez si la garantie famille (permettant d'arrêter de travailler pour s'occuper d'un enfant malade) est incluse : certains contrats proposent cette option depuis peu. Elle sera obligatoire à compter de juillet 2025.
  • Assurez-vous que les exclusions et limitations de garantie correspondent à votre situation personnelle, comme la franchise en ITT (garantie arrêt de travail)

3. Faites-vous accompagner par un expert

Compte tenu de la complexité des contrats et des enjeux financiers, le recours à un professionnel peut s'avérer judicieux. Le rôle d’un courtier en assurance emprunteur est de :

  • Identifier l'offre la plus adaptée à votre profil spécifique
  • Vérifier l'équivalence réelle des garanties, au-delà des 11 critères légaux (sur la base de la fiche standardisée d’information remise par la banque lors de votre demande de financement)
  • Sécuriser le processus de résiliation et de souscription du nouveau contrat

La loi Lemoine représente une avancée majeure pour les emprunteurs, tant sur le plan financier qu'en matière d'accessibilité au crédit. Les économies potentielles sont considérables et méritent d'être explorées par tous les détenteurs de prêts immobiliers.

Toutefois, cette démarche nécessite une analyse rigoureuse des offres disponibles et une attention particulière aux garanties proposées. La course au prix le plus bas ne doit pas se faire au détriment d'une protection adéquate.

La loi Lemoine a rééquilibré le rapport de force entre banques et emprunteurs, offrant à ces derniers une liberté de choix inédite. À chacun désormais de s'en saisir intelligemment pour optimiser son assurance de prêt immobilier, en fonction de sa situation personnelle et de ses besoins spécifiques de protection.

 

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Une assurance moins chère peut donc contribuer à réduire le coût global du financement. Choisir pour économiser Obtenir une baisse du taux immobilier suppose de négocier avec sa banque. Cette option dépend du bon vouloir du prêteur, des conditions du marché, et du dossier de l'emprunteur. La délégation d'assurance de prêt obéit à un cadre différent. La loi Lagarde de 2010 permet à chaque emprunteur de choisir son assurance librement et de souscrire un contrat concurrent de celui de la banque, sous réserve de respecter l'équivalence de garanties entre les 2 offres. Combien peut-on économiser en déléguant l'assurance de prêt immobilier ? Voici un tableau comparatif indicatif pour un emprunteur de 35 ans qui souscrit un crédit immobilier de 250 000 € sur 20 ans au taux brut de 3,70 %. Les estimations reposent sur un contrat bancaire à 0,36 % et une assurance déléguée à 0,17 %, deux taux illustratifs relevés dans les références de marché 2026 pour ce type de profil. Critères Assurance bancaire Assurance déléguée Taux d’assurance 0,36 % 0,17 % Cotisation mensuelle 75 € 35 € Coût total  18 000 € 8 500 € Économie réalisée - 9 500 € Les tarifs réels et le mode de calcul des primes peuvent différer selon le contrat, le profil médical, le statut fumeur et les garanties choisies. Dans cet exemple, la délégation d'assurance permettrait d'économiser 9 500 € sur 20 ans, à garanties équivalentes. Pour obtenir une comparaison fiable, il faut demander des devis personnalisés et comparer le coût total des 2 contrats, plutôt que les seuls taux affichés. Pourquoi déléguer son assurance plutôt que négocier son taux ? Reprenons notre exemple et supposons que la banque accorde une décote sur le taux nominal de 10 points, soit 3,60 % au lieu de 3,70 %. Critères Mensualité (assurance comprise) Coût total Taux nominal à 3,70 % 1 551 € 122 174 € Taux nominal à 3,60 % 1 538 € 119 067 € Économie réalisée - 3 107 € La délégation génère un gain potentiel supérieur de près de 6 400 € (9 500 € - 3 107 €). Bien sûr, vous pouvez tenter de cumuler les 2 démarches pour optimiser les économies. La banque sera sans doute moins généreuse sur le taux si vous souscrivez une assurance concurrente de la sienne. Dans un contexte où les taux d’intérêts rémunèrent peu les banques, la seule rentabilité vient des frais annexes, dont l’assurance emprunteur, margée à 70 % en moyenne chez les bancassureurs.   Comment déléguer son assurance emprunteur pour réduire ses mensualités ? 1. Comparer les contrats et vérifier l'équivalence des garanties Le tarif ne doit pas être le seul critère de choix. Avant de souscrire une assurance alternative à l’offre bancaire, vous devez comparer les garanties et leurs conditions d'application. La fiche standardisée d'information remise par la banque permet d'identifier les critères retenus pour évaluer l'équivalence des garanties. Une offre moins chère n'est intéressante que si elle répond aux exigences du prêteur et protège suffisamment l'emprunteur.  Faites-vous accompagner par un courtier en assurance de prêt pour sélectionner le contrat compétitif qui répond à vos besoins et à la protection minimale requise par la banque. 2. Transmettre la demande de substitution à la banque Une fois le contrat sélectionné, vous adressez une copie à votre banque avec les conditions générales. L'envoi doit permettre de conserver une preuve de la réception, par exemple au moyen d'une lettre recommandée ou d'un recommandé électronique. 3. Obtenir l'accord et faire modifier le contrat de prêt La banque doit vérifier l'équivalence des garanties. Un refus ne peut être motivé que par la non équivalence. 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La France emprunte à 5 % : quel impact sur votre crédit immobilier ?

Le taux d'emprunt de la France à 10 ans a franchi le seuil symbolique des 5 % le 21 octobre 2026, selon les informations rapportées par la presse économique. Cette hausse du coût de financement de l'État français intervient dans un contexte de tensions sur les marchés obligataires. Si ce taux ne correspond pas directement à celui des crédits immobiliers accordés aux particuliers, son évolution peut influencer les conditions de financement des banques. Les conséquences potentielles pour les futurs acheteurs pourraient être bientôt visibles : des crédits immobiliers plus coûteux, une capacité d'emprunt réduite et des négociations bancaires plus exigeantes. Quel est le lien entre la dette française et votre prêt immobilier ? Quelles solutions envisager pour préserver votre budget ? Pourquoi la France emprunte-t-elle à 5 % ? Pour financer ses dépenses, l’État français emprunte sur les marchés en émettant des obligations. Le taux auquel il se finance dépend notamment de l’inflation, des finances publiques et de la confiance des investisseurs. Le taux d'emprunt de la France à 10 ans dépasse les 5 % (un sommet inédit depuis 2002) en raison de la défiance des investisseurs. Cette crise de confiance est alimentée par une dette publique très élevée (autour de 119 % du PIB), un déficit persistant, une instabilité politique face au budget 2027 et de récents troubles sociaux. Toutefois, cette hausse ne signifie pas que les crédits immobiliers atteindront automatiquement 5 %. Leurs taux dépendent aussi du coût de refinancement des banques, de leur politique commerciale, de leurs marges et de la concurrence. Quel lien entre le taux de la dette française et le crédit immobilier ? Les banques financent les crédits immobiliers grâce aux dépôts de leurs clients et à différentes sources de refinancement, notamment sur les marchés. 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Une capacité d'emprunt potentiellement réduite Pour les ménages dont le budget est déjà contraint, des mensualités plus élevées peuvent compliquer l'obtention d'un financement. À revenus constants, une hausse du taux peut réduire le montant maximal empruntable, notamment lorsque le dossier approche la limite du taux d'endettement retenu par les banques. Les acheteurs peuvent alors devoir : augmenter leur apport personnel ; revoir leur budget d'achat à la baisse ; rechercher un bien moins cher ; comparer davantage les offres bancaires ; ajuster la durée du crédit, dans les limites réglementaires (25 ans, voire 27 ans sous certaines conditions). La hausse des taux peut également peser sur le marché immobilier en réduisant le nombre de ménages capables de financer leur projet aux prix demandés. Moins de demandes = prix des offres en baisse. Le taux d'usure peut-il compliquer l'obtention d'un prêt ? La hausse des rendements de l'OAT 10 ans pourrait inciter les banques à relever leurs taux de crédit immobilier. Toutefois, cette augmentation se heurterait au taux d'usure en vigueur jusqu'au 31 décembre 2026, qui fixe le taux annuel effectif global (TAEG) maximal auquel un établissement peut accorder un prêt. Depuis le 1er octobre 2026, les plafonds applicables aux crédits immobiliers à taux fixe sont les suivants : 4,09 % pour un prêt de moins de 10 ans ; 4,68 % pour un prêt de 10 ans à moins de 20 ans ; 5,40 % pour un prêt de 20 ans et plus. Ce plafond légal intègre plusieurs éléments du financement :  les intérêts bancaires,  les primes d'assurance emprunteur,  les frais de dossier,  les frais de garantie.  Cette contrainte pourrait compliquer le financement de certains ménages si les taux immobiliers progressent en l’absence d’évolution du plafond légal : on appelle ce phénomène l’effet ciseau. Les emprunteurs dont le profil alourdit le coût de l’assurance risquent davantage de voir leur dossier bloqué. Pour contourner cette difficulté, plusieurs leviers peuvent être étudiés. Comment limiter l'impact de la hausse des taux sur votre projet immobilier ? Même si le contexte obligataire se tend, plusieurs leviers permettent d’en limiter les conséquences pour préserver votre capacité de financement. Comparer les offres de crédit immobilier Les banques ne répercutent pas toutes les variations des marchés au même rythme. Il est donc utile de solliciter plusieurs établissements ou de faire appel à un courtier pour comparer les propositions. Optimiser votre assurance emprunteur L'assurance de prêt immobilier représente jusqu’à 40 % du coût global du financement. Heureusement elle est négociable, ce qui vous autorise à refuser la proposition d’assurance de la banque, jusqu’à 60 % plus chère que les offres alternatives. Utilisez un comparateur d’assurance de prêt immobilier pour sélectionner une formule externe compétitive, à condition que les garanties respectent les exigences de l'établissement prêteur. Cette démarche, appelée délégation d'assurance, peut réduire le TAEG et faciliter le respect du taux d'usure. Adapter votre budget et votre apport personnel Pour consolider votre dossier, vous pouvez également augmenter votre apport, réduire le montant emprunté ou revoir le prix du bien recherché. Une situation professionnelle stable, des comptes bien tenus et un taux d'effort maîtrisé peuvent aussi renforcer votre profil auprès des banques. Faut-il reporter son achat immobilier en 2027 ? Le passage du taux d'emprunt de la France à 5 % ne signifie pas qu'il faut renoncer à acheter. Certes, il traduit un environnement financier plus incertain, susceptible de peser sur les conditions de crédit. Mais si votre projet immobilier est abouti, ne le remettez pas aux calendes grecques dans l’espoir de voir les taux d’emprunt baisser.  En 2027, une baisse franche des taux d'emprunt (immobiliers et souverains) paraît peu probable. Avec une dette et un taux d'OAT élevés, une inflation persistante autour de 2,5% (prévisions de la BCE pour la zone euro) et les incertitudes liées au budget et à l'élection présidentielle d'avril-mai 2027, les courtiers anticipent plutôt des taux immobiliers autour de 4 % (hors assurance et coût des sûretés). Avant de prendre une décision, évaluez votre capacité de remboursement, comparez les offres et vérifiez que votre budget reste soutenable en intégrant l'assurance et les frais annexes. L'enjeu est de sécuriser votre financement plutôt que de chercher à anticiper parfaitement l'évolution des taux.

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Réussir son changement d’assurance de prêt : les 4 étapes à suivre

La substitution d’assurance d’assurance de prêt immobilier permet de remplacer le contrat initial par un autre présentant des garanties équivalentes. Depuis la loi Lemoine, cette opération peut être engagée à tout moment, sans attendre l’échéance annuelle du contrat. Simple sur le papier, le changement d’assurance emprunteur nécessite de suivre une procédure précise pour mettre toutes les chances de son côté. Quatre étapes sont essentielles : identifier les exigences de la banque, comparer les offres, transmettre un dossier complet vérifier les nouvelles conditions du prêt. 1. Obtenir la fiche d’équivalence des garanties Avant de rechercher une nouvelle assurance, il faut connaître précisément les garanties exigées par la banque. Cette dernière vous a remis 2 documents : la fiche standardisée d’information (FSI) et la fiche personnalisée. La principale différence entre les deux réside dans leur moment de remise et leur objectif : la FSI sert à une première comparaison générale des offres dès la simulation, tandis que la fiche personnalisée détaille les exigences précises de la banque pour évaluer l'équivalence des garanties lors d'un choix de contrat externe. Pour changer votre assurance emprunteur dans les normes, vous devez d’abord vous appuyer sur la fiche personnalisée. Le saviez-vous ? : les assurances de groupe proposées par les banques sont jusqu’à 4 fois plus chères que les contrats individuels. La substitution d’assurance à tout moment a précisément été mise en place pour que l’emprunteur ne soit plus captif du prêteur et puisse mettre les offres en concurrence en cours de prêt. Identifier les garanties exigées par la banque La banque exige les garanties décès et PTIA (Perte Totale et Irréversible d'Autonomie), auxquelles viennent s’ajouter d’autres garanties en fonction de votre projet et de votre profil d’emprunteur : garantie invalidité permanente totale (IPT) ; garantie invalidité permanente partielle (IPP) ; garantie incapacité temporaire de travail (ITT) ; éventuellement garantie perte d’emploi. La fiche d’équivalence précise également les caractéristiques attendues pour certaines garanties : la répartition de la quotité d’assurance de prêt entre les deux co-emprunteurs ; les délais de carence et franchises applicables en cas d’incapacité ou d’invalidité ; les conditions retenues pour définir l’inaptitude à exercer son activité professionnelle ; les exclusions de garanties relatives aux troubles psychiques et aux pathologies du dos (dites maladies non objectivables) ; les modalités de couverture des problèmes de santé ou maladies déjà présents avant la souscription. Pourquoi cette étape est-elle indispensable ? Le tarif ne suffit pas pour obtenir l'accord de la banque. Un contrat moins cher peut être refusé s'il ne respecte pas ses critères d'équivalence. La fiche constitue le document de référence pour comparer les assurances emprunteur. Elle permet de rechercher un contrat répondant précisément aux exigences du prêteur et de limiter le risque de refus. Bon à savoir : le refus éventuel à la substitution d’assurance ne peut porter que sur le non-respect de l’équivalence de garanties. 2. Faire établir des devis à garanties équivalentes Une fois les exigences de la banque identifiées, vous pouvez solliciter plusieurs devis auprès d’assureurs ou d’un courtier. Comparer les garanties et le prix Chaque proposition doit être examinée au regard de la fiche d’équivalence. Il faut notamment vérifier : le montant des cotisations ; le mode de calcul de la prime ; les garanties proposées ; les exclusions ; les franchises ; les délais de carence éventuels ; les conditions d’indemnisation ; la quotité assurée ; les éventuelles conditions liées à l’âge ou à la profession. Le TAEA (taux annuel effectif de l’assurance) doit être utilisé pour comparer le coût de plusieurs contrats. Ne pas choisir uniquement l'assurance la moins chère Une cotisation moins élevée ne signifie pas nécessairement que l’offre est plus intéressante. Une assurance peut être moins chère parce qu’elle prévoit davantage d’exclusions ou des conditions d’indemnisation différentes. L’objectif de la substitution est donc de trouver un contrat à la fois compétitif et conforme aux garanties exigées par la banque. 3. Adresser la demande de substitution avec toutes les pièces Après avoir choisi le nouveau contrat, vous transmettez votre demande de substitution à la banque. Constituer un dossier complet Pour éviter les demandes de documents complémentaires et les délais supplémentaires, il est préférable d’envoyer dès le départ toutes les pièces nécessaires, notamment : la demande de substitution ; le nouveau contrat ou certificat d’adhésion d’assurance de prêt ; les conditions générales et particulières utiles à l’analyse ; les éléments permettant de vérifier l’équivalence des garanties ; les informations relatives à la quotité assurée ; tout document complémentaire demandé par la banque. Conserver une preuve de la demande Vous devez conserver une copie de l'ensemble du dossier transmis ainsi que les échanges avec la banque. Ces documents permettent de suivre la procédure et de disposer d'éléments précis en cas de difficulté. La substitution n'est effective qu'une fois le nouveau contrat accepté et les formalités contractuelles réalisées. Il est donc préférable de ne pas considérer le changement comme définitif avant confirmation de la banque. 4. Vérifier l’avenant et le nouveau coût du crédit La banque dispose de 10 jours ouvrés pour accepter ou refuser la substitution. En cas d’accord, elle doit formaliser la modification du contrat de prêt, via un avenant gratuit.  Tout refus doit être motivé par écrit de manière exhaustive afin que vous puissiez éventuellement présenter une nouvelle demande dans les normes. Contrôler les nouvelles informations financières Le changement d'assurance modifie généralement le coût total du crédit. Il convient donc de vérifier les informations figurant dans l'avenant et, le cas échéant, le nouveau taux annuel effectif global (TAEG) calculé avec la nouvelle assurance. Pensez à contrôler : le nom du nouvel assureur ; la date de prise d’effet ; les garanties souscrites ; la quotité assurée ; le montant des cotisations ; le coût total de l’assurance ; les nouvelles données financières du prêt. Une comparaison avec l'ancien contrat permet de vérifier que l'économie attendue est bien réelle. Consultez notre baromètre du pouvoir d’achat immobilier d’octobre 2026 pour constater le gain qu’il est possible de comptabiliser en changeant d’assurance de prêt immobilier. Grâce aux économies de plusieurs milliers d’euros, vous pouvez éventuellement financer l’aménagement ou la rénovation du logement.