Assurance de prêt : pourquoi la loi Lemoine est-t-elle importante pour les emprunteurs ?

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Adoptée en février 2022, la loi Lemoine représente une avancée majeure pour tous les emprunteurs immobiliers. Trois ans après sa promulgation, cette réforme a transformé le marché de l'assurance emprunteur, permettant aux propriétaires de réaliser d'importantes économies et facilitant l'accès au crédit pour les personnes souffrant de pathologies chroniques. Quels sont les impacts concrets de cette loi sur votre pouvoir d'achat et quelles opportunités offre-t-elle pour votre crédit immobilier ? Décryptage complet des avantages et des points de vigilance.

Changement de contrat à tout moment : la révolution de l'assurance emprunteur

La loi Lemoine marque un tournant décisif dans le parcours des emprunteurs immobiliers. Son principe phare : la possibilité de changer d'assurance de prêt immobilier à n'importe quel moment de la vie du crédit, sans attendre la date anniversaire du contrat. Cette liberté nouvelle bouleverse le marché historiquement dominé par les banques.

Avant cette loi, les emprunteurs étaient soumis à des contraintes strictes pour changer d'assurance :

  • La loi Hamon (2014) autorisait le changement uniquement dans les 12 premiers mois du prêt
  • L'amendement Bourquin (2018) permettait la résiliation annuelle, mais seulement à la date d'anniversaire avec deux mois de préavis

Ces restrictions limitaient considérablement la mobilité des emprunteurs, alors que la loi Lagarde permet de choisir librement le contrat d’assurance depuis septembre 2010. Désormais, grâce à la loi Lemoine, cette contrainte temporelle a disparu, offrant une flexibilité totale aux 7 millions de propriétaires français concernés.

Les banques sont même tenues d'informer leurs clients, chaque année, de cette possibilité de résiliation. Elles doivent également afficher de manière transparente les coûts de leur assurance (sur la durée totale, également sur 8 ans), facilitant ainsi la comparaison avec les offres alternatives.

Des économies substantielles pour les emprunteurs

L'impact financier de la loi Lemoine est considérable. L'assurance emprunteur représentant le deuxième poste de dépense d'un crédit immobilier après les intérêts, les économies potentielles sont significatives :

  • Jusqu'à 100 € d'économies mensuelles pour un couple de 45 ans changeant d'assureur
  • Entre 5 000 et 15 000 € d'économies par emprunteur sur la durée résiduelle de remboursement
  • 50% d'économie en moyenne pour les Français ayant opté pour une assurance alternative à celle de leur banque

Ces chiffres s'expliquent par une réalité simple : avant la loi Lemoine, les banques bénéficiaient d'une position quasi-monopolistique, leur permettant de pratiquer des marges colossales sur ces produits (jusqu’à 70%). L'ouverture du marché a intensifié la concurrence, poussant tous les acteurs à revoir leurs tarifs à la baisse pour conserver ou gagner des parts de marché.

Un accès facilité au crédit pour les personnes souffrant de maladies chroniques

Le second volet majeur de la loi Lemoine concerne l'accès à l'emprunt pour les personnes avec des risques de santé plus ou moins graves, comme une pathologie de longue durée (diabète, cancer, maladie cardio-vasculaire, etc.). Ces profils souvent exclus du marché du crédit immobilier en raison de leur historique de santé peuvent désormais bénéficier de la suppression du questionnaire de santé assurance de prêt immobilier, si elles remplissent les 2 conditions suivantes :

  • La part assurée n’excède pas 200 000 € par personne (soit 400 000 € pour un couple avec une quotité à 50/50).
  • Le crédit est soldé avant les 60 ans de l'emprunteur.

Cette avancée sociale considérable permet à des personnes précédemment discriminées d'accéder à la propriété. Cependant, le Comité Consultatif du Secteur Financier (CCSF) note que la limite d'âge de 60 ans "réduit de manière significative le périmètre d'application de l'abandon de la sélection médicale", compte tenu de l'allongement des durées de crédit. Il faut avoir moins de 35 ans pour en bénéficier étant donné la durée maximum légale de remboursement fixée à 25 ans.

Une baisse des prix qui profite inégalement selon les profils

Si la loi Lemoine a globalement entraîné une baisse des tarifs, tous les emprunteurs n'en ont pas bénéficié de manière égale :

  • Les jeunes en bonne santé et non-fumeurs ont obtenu les réductions les plus importantes.
  • Les assureurs ont augmenté préventivement (d'environ 10%) le tarif des contrats sans questionnaire médical.
  • Les banques, compte tenu de leurs marges élevées, ont généralement maintenu leurs prix.

Les contrats alternatifs restent encore largement plus compétitifs que les formules bancaires. Le courtier Magnolia.fr a réalisé une étude qui montre que les tarifs des offres individuelles ont baissé en moyenne de 27% entre 2020 et 2025, tous profils confondus, et de 35% en moyenne pour les emprunteurs de + de 45 ans.

La stratégie des banques face à la concurrence

Face à cette nouvelle donne, les établissements bancaires ont dû adapter leur stratégie. Alors qu'ils détenaient autrefois 84% du marché de l'assurance emprunteur, ils voient désormais cette position menacée par les assureurs alternatifs.

Leur réponse ? Une politique de rétention active :

  • Proposition de contrats alternatifs moins chers aux clients menaçant de résilier
  • Baisse des marges sur leurs produits d'assurance emprunteur
  • Mise en avant de la simplicité de gestion d'un prêt et de son assurance au même endroit

Cette stratégie semble porter ses fruits puisque les substitutions au bénéfice des banques sont aujourd'hui au moins aussi nombreuses que celles au profit des assureurs indépendants.

L'importance cruciale de l'équivalence des garanties

Si le prix constitue un critère de choix évident, la qualité des garanties reste fondamentale. La loi Lemoine exige d'ailleurs une équivalence de garanties lors d'un changement d'assurance :

  • Le banquier peut refuser la délégation d’assurance si le nouveau contrat est moins protecteur. Il s’agit du seul et unique motif de refus, qui doit être communiqué à l’emprunteur par écrit de manière exhaustive.
  • La comparaison s'effectue sur la base de 11 critères constituant un socle minimal.

Ces critères ne garantissent cependant pas une comparaison fine et approfondie des contrats. Or, les refus d'indemnisation restent significatifs :

  • 10,2% des sinistres d'incapacité ou d'invalidité refusés par les groupes bancaires (2023)
  • 7,7% de refus pour les contrats alternatifs externes sur ces mêmes sinistres
  • 2,5% de refus pour les décès et PTIA (Perte Totale et Irréversible d’Autonomie), tant pour les banques que pour les assureurs

Comment optimiser votre changement d'assurance emprunteur ?

Pour tirer pleinement parti des opportunités offertes par la loi Lemoine sans compromettre votre protection, plusieurs recommandations s'imposent :

1. Comparez les offres de plusieurs assureurs

Les contrats d'assurance emprunteur varient considérablement selon les profils :

  • Certains assureurs sont plus compétitifs pour les 33-34 ans, d'autres pour les 36-39 ans.
  • Les pathologies comme le diabète peuvent être exclues par certains et acceptées par d'autres.
  • Les professions à risque bénéficient d'une couverture variable selon les assureurs.

"En challenger un seul n'a pas d'intérêt. Il est crucial de faire jouer la concurrence", recommande Astrid Cousin, porte-parole du groupe Magnolia.fr.

2. Analysez attentivement les garanties proposées

Au-delà du prix, la qualité de la couverture doit rester prioritaire :

  • Vérifiez la prise en charge des maladies non objectivables (burn-out, fatigue chronique, problèmes de dos, dépression)
  • Examinez si la garantie famille (permettant d'arrêter de travailler pour s'occuper d'un enfant malade) est incluse : certains contrats proposent cette option depuis peu. Elle sera obligatoire à compter de juillet 2025.
  • Assurez-vous que les exclusions et limitations de garantie correspondent à votre situation personnelle, comme la franchise en ITT (garantie arrêt de travail)

3. Faites-vous accompagner par un expert

Compte tenu de la complexité des contrats et des enjeux financiers, le recours à un professionnel peut s'avérer judicieux. Le rôle d’un courtier en assurance emprunteur est de :

  • Identifier l'offre la plus adaptée à votre profil spécifique
  • Vérifier l'équivalence réelle des garanties, au-delà des 11 critères légaux (sur la base de la fiche standardisée d’information remise par la banque lors de votre demande de financement)
  • Sécuriser le processus de résiliation et de souscription du nouveau contrat

La loi Lemoine représente une avancée majeure pour les emprunteurs, tant sur le plan financier qu'en matière d'accessibilité au crédit. Les économies potentielles sont considérables et méritent d'être explorées par tous les détenteurs de prêts immobiliers.

Toutefois, cette démarche nécessite une analyse rigoureuse des offres disponibles et une attention particulière aux garanties proposées. La course au prix le plus bas ne doit pas se faire au détriment d'une protection adéquate.

La loi Lemoine a rééquilibré le rapport de force entre banques et emprunteurs, offrant à ces derniers une liberté de choix inédite. À chacun désormais de s'en saisir intelligemment pour optimiser son assurance de prêt immobilier, en fonction de sa situation personnelle et de ses besoins spécifiques de protection.

 

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Profil 1 : vous êtes primo-accédant, âgé entre 25 et 35 ans ; vous empruntez 200 000€ sur 20 ans au taux nominal de 3,60% (taux pour un bon dossier au 5 octobre 2026) ;  l’assurance de la banque est proposée au taux de 0,34% (taux bancaire moyen), soit un coût de 13 600€ ; chez le comparateur en assurance de prêt immobilier Magnolia.fr, l’assurance affiche le taux de 0,09%, soit le taux moyen observé pour les dossiers de mêmes profils traités jusqu'en septembre 2026. Le coût de l’assurance est de 3 600€. Vous réalisez une économie de 10 000€ en optant pour une assurance déléguée. Profil 2 :   vous avez entre 25 et 35 ans et empruntez à 2 en tant que primo-accédants ; vous empruntez 200 000€ sur 20 ans au taux nominal de 3,60% (taux pour un bon dossier au 5 octobre 2026) ;  l’assurance de la banque est proposée au taux de 0,34% (taux bancaire moyen) sur chaque tête, soit un coût de 27 200€ ; votre Taux Annuel Effectif Global ou TAEG s’affiche à 4,77% (hors frais de dossier et frais de garantie). chez le comparateur en assurance de prêt immobilier Magnolia.fr, l’assurance affiche le taux de 0,08% sur chaque tête, soit le taux moyen observé pour les dossiers de même profil traités jusqu'en septembre 2026. Le coût de l’assurance est de 6 400€. Votre TAEG tombe à 3,93% hors frais de garantie et autres dépenses annexes. Vous réalisez une économie de 20 800€ en optant pour une assurance déléguée. Profil 3 : vous avez entre 35 et 45 ans. vous empruntez à deux la somme de 400 000€ sur 20 ans au taux nominal de 3,60% (taux pour un bon dossier au 5 octobre 2026) ; l’assurance de la banque est proposée au taux de 0,34% (taux bancaire moyen), avec quotité d'assurance de prêt à 100% sur chaque tête, soit un coût total de 54 400€ ; votre TAEG s’affiche à 4,77%, hors frais de garantie (hypothèque ou caution). Notons que le taux d'usure au 4ème trimestre 2026 est de 5,40 % pour les durées de 20 ans et plus. chez le comparateur Magnolia.fr, l’assurance est proposée au taux de 0,17% (taux moyen observé pour les dossiers de même profil traités jusqu'en septembre 2026). Chacun est assuré à hauteur de 100% du montant emprunté, le coût total de l’assurance est de 27 200€. Si on applique une quotité d’assurance à 50% sur chaque tête, le coût de l’assurance descend à 13 600€. Vous économisez 27 200€ avec une quotité à 100% sur chaque tête ou 40 800€ avec une quotité à 50/50. 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Villes Prix moyen m2 appartement*   Nb de m2 supplémentaires avec 10 000€ d’économie sur l’assurance emprunteur Profil 1   Nb de m2    supplémentaires avec 20 800€ d’économie sur l’assurance emprunteur Profil 2   Nb de m2  supplémentaires avec 40 800€ d’économie sur l’assurance emprunteur Profil 3   Saint-Étienne   1 230 € 8,13 m2 16,91 m2 33,17 m2 Le Havre 1 893 € 5,28 m2 10,98 m2 21,55 m2 Nîmes 2 377 € 4,20 m2 8,75 m2 17,16 m2 Dijon 2 795 € 3,57 m2 7,44 m2 14,59 m2 Reims 2 687 € 3,72 m2 7,74 m2 15,18 m2 Grenoble 2 501 € 3,99 m2 8,31 m2 16,31 m2 Toulon 3 171 € 3,15 m2 6,56 m2 12,86 m2 Angers 3 174 € 3,15 m2 6,55 m2 12,85 m2 Lille 3 409 € 2,93 m2 6,10 m2 11,96 m2 Montpellier 3 412 € 2,93 m2 6,09 m2 11,95 m2 Toulouse 3 565 € 2,80 m2 5,83 m2 11,44 m2 Marseille 3 605 € 2,77 m2 5,77 m2 11,31 m2 Nantes 3 371 € 2,96 m2 6,17 m2 12,10 m2 Villeurbanne 3 707 € 2,69 m2 5,61 m2 11,00 m2 Strasbourg 3 740 € 2,67 m2 5,56 m2 11,52 m2 Rennes 4 015 € 2,49 m2 5,18 m2 10,16 m2 Bordeaux 4 448 € 2,24 m2 4,67 m2 9,17 m2 Nice 5 245 € 1,90 m2 3,96 m2 7,77 m2 Lyon 4 714 € 2,12 m2 4,41 m2 8,65 m2 Paris 9 630 € 1,03 m2 2,15 m2 4,23 m2 Prix estimés Meilleurs Agents au 1er octobre 2026 (prix en net vendeur) Les économies calculées sont les économies maximales potentielles si le changement d’assurance intervient dans le mois de la signature de l’offre de prêt. L’état du marché immobilier ancien en octobre 2026 En ce début octobre 2026, le marché immobilier français voit ses prix baisser pendant que les taux d'emprunt remontent (lire plus bas). Cette situation modifie le pouvoir d'achat des acheteurs. Les prix de l’immobilier ancien reculent de 1 % au cours du deuxième trimestre. Comparativement à 2022, la chute atteint -6,2 %, mais elle est nettement plus marquée dans les grandes villes comme à Paris (-11%), Lyon (-16%) ou Nantes (-18%). Précisons toutefois que les prix avaient flambé de 34 % entre 2015 et 2022. L’écart entre la valeur financière d’un bien et sa valeur réelle était alors excessif. Les conséquences pour l'acheteur se logent à 3 niveaux :   hausse des taux qui annule la baisse des prix ; bonne opportunité pour négocier les biens ; attention accrue au budget global du prêt. Pour de nombreux observateurs, on est, certes, sur un ajustement à la baisse, mais sans une correction nette qui aurait pu compenser la hausse des taux. Conditions d’emprunt en octobre 2026 Taux en hausse en octobre Les taux moyens constatés en octobre 2026 sont les suivants (hors assurance de prêt et coût des sûretés) : 15 ans : 3,50 %  20 ans : 3,60 %  25 ans : 3,70 % Pour décrocher les conditions les plus avantageuses, la qualité du dossier reste déterminante : un apport personnel couvrant plus que les frais de notaire et une situation financière stable (emploi en CDI avec ancienneté, épargne de précaution, pas de découvert bancaire) sont des prérequis pour convaincre le banquier.  Beaucoup pronostiquent des taux bruts à 4 % pour la toute fin de l'année 2026. Progression du taux d’usure au T4 Les taux d’usure du dernier trimestre 2026 progressent de manière significative. Pour rappel, le taux d’usure correspond au taux annuel effectif global (TAEG) maximal que les banques peuvent appliquer.  Ce plafond agrège tous les frais liés à l’obtention du crédit : le taux d'intérêt, l'assurance emprunteur, les frais de dossier et la garantie (hypothèque ou caution). Les plafonds applicables au T4 2026 sont les suivants : 4,09 % pour les prêts à taux fixe de moins de 10 ans  4,68 % pour les prêts à taux fixe de 10 à moins de 20 ans  5,40 % pour les crédits à taux fixe de 20 ans et plus  5,52 % pour les prêts à taux variable  6,49 % pour les prêts relais. Cette hausse pourrait avoir des conséquences paradoxales :  elle illustre la remontée des taux durant le trimestre précédent ; elle peut débloquer des dossiers qui étaient auparavant à la marge ; elle est figée pour 3 mois, avec le risque d’un effet ciseau si les taux continuent d’augmenter d’ici la fin de l’année. Retrouvez toutes les infos pour emprunter en octobre 2026. Combien de mètres carrés en changeant d’assurance emprunteur en octobre 2026 ? L’assurance emprunteur accompagne la quasi-totalité des projets de financement immobilier. Elle sécurise le remboursement du crédit pour l’emprunteur comme pour la banque lorsque certains événements surviennent (décès, invalidité ou incapacité de travail). Cette protection a toutefois un impact sur le budget consacré au prêt, puisque son coût s’ajoute aux mensualités de crédit. Pour réduire cette dépense, tous les emprunteurs disposent aujourd’hui d’une opportunité particulièrement intéressante : changer d’assurance de prêt immobilier à tout moment.  Grâce à loi Lemoine de 2022, tout emprunteur peut désormais remettre en question son contrat sans attendre une échéance annuelle. Concrètement, il est possible de : substituer l’assurance de prêt immobilier à tout moment, dès le lendemain de la signature de l’offre de prêt et pendant toute la durée du remboursement ; résilier son contrat sans frais. Cette faculté permet de rechercher un contrat plus compétitif et, dans de nombreux cas, de dégager plusieurs milliers d’euros d’économies. Plus tôt vous substituez l’assurance bancaire, plus important sera le gain potentiel. Attention : pour que le changement d’assurance emprunteur soit accepté, le nouveau contrat doit respecter l’équivalence des garanties exigée par l’établissement prêteur. En réduisant le coût de l'assurance, vous abaissez votre TAEG et vous augmentez votre pouvoir d'achat immobilier. Les économies envisageables à Paris sont minimes étant donné la cherté de l’immobilier. Ailleurs, où le coût du mètre carré est entre 2 et 8 fois moins cher, la délégation d’assurance de prêt vous permet de financer des mètres carrés supplémentaires : Profil 1 : entre  2,12 m2 (Nice) et 8,13 m2 (Saint-Étienne) Profil 2 : entre 2,15 m2 (Paris) et 16,91 m2 (Saint-Étienne) Profil 3 : entre 4,23 m2 (Paris) et 33,17 m2 (Saint-Étienne) Pour rappel, la taille moyenne d'une salle de bain est d'environ 8 ou 9m2, et celle d'un studio entre 15 et 21m2. Les avantages de changer d'assurance emprunteur en octobre 2026 Optimiser son assurance de prêt immobilier permet de bénéficier de plusieurs avantages concrets : Réduire le coût total du crédit immobilier  Conserver un niveau de garanties adapté et équivalent aux exigences de la banque  Mettre les assureurs en concurrence afin d’obtenir des conditions plus avantageuses  Préserver ou augmenter son pouvoir d’achat immobilier  Disposer d’un budget supplémentaire pour envisager un logement plus grand, mieux situé ou correspondant davantage à ses attentes. L’assurance emprunteur : une dépense à intégrer dans le coût du crédit Au moment de calculer le budget d’un achat immobilier, il est important de prendre en compte le coût de l’assurance de prêt. Cette dépense peut peser de manière significative sur le coût global du financement. Selon le profil de l’emprunteur et les caractéristiques du crédit, elle peut représenter jusqu’à 40 % du coût total du financement. Le montant de la cotisation dépend du profil assuré, des garanties souscrites et des caractéristiques du prêt. Certains emprunteurs peuvent se voir appliquer des tarifs plus élevés en raison de leur situation personnelle ou professionnelle. C’est notamment le cas : des seniors ; des personnes exerçant des professions à risques ; des pratiquants de sports dangereux ; des emprunteurs présentant des risques aggravés de santé. Pour tous les emprunteurs, et en particulier pour ces profils à risques, comparer les contrats et leurs conditions de couverture représente un enjeu financier important. Avec la délégation d’assurance, vous disposez d’un levier pour maîtriser le coût de l’assurance tout en conservant les garanties nécessaires au financement. Avec la loi Lemoine, une deuxième chance vous est donnée d’abaisser le coût global de votre crédit, et vous pouvez le faire en cours de prêt à tout moment.

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Crédit immobilier octobre 2026 : toutes les infos pour emprunter

Le marché du crédit immobilier aborde le mois d’octobre 2026 dans un contexte moins favorable qu’au début de l’année. Les taux d’intérêt sont repartis à la hausse ces dernières semaines, comme en témoignent les nouveaux taux d’usure, en progression eux aussi. Pour les candidats à l’emprunt, le coût global du financement via le TAEG doit donc être étudié avec attention, l’assurance emprunteur étant un élément déterminant pour faire des économies. Taux d’intérêt en hausse en octobre 2026 Les taux de prêt immobilier ont recommencé à augmenter depuis la rentrée. Selon les données communiquées par différents courtiers, les barèmes se situent désormais autour de 3,60 % sur 20 ans en de début octobre 2026, contre 3,50 % début septembre (hors assurance emprunteur et coût des sûretés). Cette évolution s’explique notamment par la remontée des coûts de financement des banques. Le niveau de l’OAT 10 ans, référence importante pour le marché obligataire français, exerce également une pression sur les taux des crédits immobiliers. Début septembre, son rendement avait dépassé 4 %, et il est désormais autour de 4,70 %, ce qui se répercute progressivement sur les conditions d’emprunt proposées aux particuliers. Quels taux de crédit immobilier en octobre ? Les taux varient selon la durée du prêt, mais aussi selon le profil de l'emprunteur. Les revenus, l’apport personnel, la stabilité professionnelle, le taux d’endettement et la qualité globale du dossier influencent la proposition bancaire. À titre indicatif et selon les prêteurs, les taux moyens observés début octobre 2026 se situent autour de : Durée du prêt Taux moyen 15 ans entre 3,30 % et 3,50 % 20 ans entre 3,50 % et 3,60 % 25 ans entre 3,60 % et 3,70 % Ces chiffres peuvent évoluer selon les banques et les profils. Les taux affichés sont exprimés hors assurance emprunteur et hors frais annexes. Les meilleurs dossiers peuvent bénéficier de taux décotés de 20 à 30 points.  Pour un emprunteur, comparer uniquement le taux nominal ne suffit donc pas. Il faut également regarder le coût total du crédit grâce au TAEG (Taux Annuel Effectif Global), car il agrège tous les frais liés à l’obtention du financement. Taux d’usure : nouveaux plafonds à partir du 1er octobre 2026  Le taux d’usure correspond au TAEG maximal auquel un crédit peut être accordé. Il est fixé chaque trimestre par la Banque de France sur la base des TAEG moyens accordés le trimestre passé.  Il ne se limite pas au taux d’intérêt proposé par la banque : le calcul du TAEG prend en compte les intérêts, certains frais obligatoires (frais de dossier) et le coût de l’assurance emprunteur. À compter du 1er octobre 2026, les nouveaux plafonds remontent significativement : Type de prêt immobilier Taux d’usure au 1er octobre 2026  Taux fixe inférieur à 10 ans 4,09 % Taux fixe de 10 ans à moins de 20 ans 4,68 % Taux fixe de 20 ans et plus 5,40 % Prêt relais 6,49 % Taux variable 5,52 % Pour un emprunt sur 20 ans ou davantage, le taux d’usure passe ainsi de 5,29 % à 5,40 %, soit une hausse de 0,11 point. Sur une durée comprise entre 10 et moins de 20 ans, il progresse de 4,57 % à 4,68 %. De l’importance du taux d’usure  Le relèvement du plafond peut permettre à certains dossiers auparavant bloqués de redevenir finançables. Mais cette marge supplémentaire reste limitée alors que les taux d’emprunt remontent et risquent de continuer leur progression en lien avec la dégradation des conditions de financement des banques.  On parle alors de l’effet ciseau quand existe un décalage pénalisant entre la hausse rapide des taux d'intérêt pratiqués par les banques et la stagnation temporaire du taux d'usure. Certains emprunteurs peuvent être recalés même s’ils sont solvables. L’assurance emprunteur joue ici un rôle déterminant. Pour certains profils, notamment lorsque l’assurance est plus coûteuse en raison de risques spécifiques (santé, âge, profession), elle peut augmenter suffisamment le TAEG pour dépasser le taux d’usure. Assurance emprunteur : un élément essentiel dans le coût du crédit L’assurance emprunteur protège la banque contre certains risques susceptibles d’empêcher le remboursement du prêt (décès, perte totale et irréversible d’autonomie, invalidité et  incapacité temporaire de travail). Son coût est intégré au calcul du TAEG lorsqu’elle est exigée pour obtenir le crédit. Et elle l’est systématiquement, quand bien même aucune loi n’impose sa souscription. Elle peut donc avoir une incidence directe sur le respect du taux d’usure. Peut-on choisir son assurance de prêt ? La banque propose son assurance groupe, mais vous avez le droit de choisir un contrat auprès d’un autre assureur, à condition que les garanties proposées soient équivalentes à celles exigées par la banque. Depuis la loi Lemoine, l’assurance emprunteur d’un crédit immobilier peut par ailleurs être changée à tout moment, sous réserve du respect de l’équivalence des garanties. Comparer les contrats d’assurance permet de rechercher une couverture adaptée et, selon votre profil, de réduire le coût global du financement. Les contrats bancaires étant jusqu’à 4 fois plus chers que les offres alternatives, vous pouvez économiser des centaines voire des milliers d’euros sur la durée de remboursement. Et quand le taux d’emprunt est élevé, ce gain peut aussi permettre d’échapper au couperet de l’usure.  La suppression du questionnaire de santé La loi Lemoine prévoit également une suppression du questionnaire médical en assurance de prêt immobilier, lorsque la part assurée par personne ne dépasse pas 200 000 euros et que le remboursement du crédit intervient avant le 60e anniversaire de l’assuré.  Si vous êtes jeune et que votre état de santé peut compromettre l’obtention du financement, l’accès à l’assurance emprunteur sans sélection médicale est votre sésame. Dans les autres situations, l’assureur demande des informations médicales et éventuellement des examens complémentaires. Comment préparer son projet immobilier en octobre 2026 ? Dans un contexte de remontée des taux, préparer soigneusement son dossier reste essentiel. Avant de solliciter plusieurs banques, il est utile de : déterminer précisément sa capacité d’emprunt ; conserver un apport personnel suffisant ; limiter voire solder les crédits à la consommation et autres charges ; comparer les taux proposés sur plusieurs durées ; examiner le TAEG et pas seulement le taux nominal ; comparer le coût de l’assurance emprunteur ; vérifier le niveau de garanties demandé par la banque ; anticiper les éventuelles formalités médicales ; étudier les possibilités de délégation d’assurance via un comparateur indépendant.

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Fraude massive à l’optique en 2026 : des mutuelles lésées de dizaines de millions d'euros

Une importante affaire de fraude dans le secteur de l’optique vient de mettre en lumière les failles dont peuvent être victimes les complémentaires santé. En 2026, des dizaines de professionnels et de structures de santé sont poursuivis dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons d’escroquerie et de blanchiment en bande organisée. Le préjudice identifié atteint environ 36 millions d’euros depuis 2023, principalement au détriment des organismes complémentaires d’assurance maladie (Ocam). L’affaire a notamment été révélée grâce aux dispositifs de détection mis en place par Malakoff Humanis, qui avait repéré des comportements inhabituels dans certaines demandes de remboursement. Une fraude à l’optique évaluée à 36 millions d’euros L’enquête menée sous l’autorité du parquet de Paris concerne des opticiens, ophtalmologues et responsables de centres de santé. Des perquisitions ont été réalisées entre janvier et juillet 2026 dans différents établissements parisiens, mettant au jour un véritable pacte frauduleux. Au total, les investigations portent sur : 22 professionnels ou responsables de santé ; 15 structures, principalement des centres de santé ; des faits présumés d’escroquerie et de blanchiment en bande organisée ; un préjudice estimé à environ 12 millions d’euros par an depuis 2023. Les premières alertes seraient venues de 2 organismes complémentaires, après la détection d'anomalies dans les facturations présentées pour remboursement. Malakoff Humanis a notamment confirmé avoir effectué un signalement auprès des autorités, conjointement avec le réseau de soins Klésia. Le groupe estime son préjudice à 4 millions d’euros. Au total, ce sont 36 millions d’euros qui ont été détournés depuis 2023, principalement au détriment des complémentaires santé.  Cette affaire ne serait que la partie immergée de l’iceberg. Selon les informations rapportées dans le cadre de l’enquête, le potentiel de fraude dans le secteur de l’optique pourrait atteindre 150 millions d’euros par an à la seule échelle de Paris. Un système frauduleux organisé autour des remboursements Le mécanisme présumé reposait sur différentes pratiques visant à augmenter artificiellement les remboursements versés par les complémentaires santé. Les enquêteurs soupçonnent notamment l’utilisation de prescriptions ne correspondant pas à de véritables consultations ainsi que la facturation de prestations destinées à obtenir une prise en charge maximale. Le fonctionnement a profité à plusieurs catégories d’acteurs : Les clients : ils ont bénéficié de remboursements indus et obtenu un avoir pour différents équipements optiques, comme des montures, des lunettes solaires ou des verres correcteurs. Les opticiens : les pratiques dénoncées ont permis de générer un volume de ventes supplémentaire et d’attirer une clientèle plus importante. Les ophtalmologues et prescripteurs : l’organisation présumée a contribué à augmenter leur nombre de patients. Les centres de santé concernés : certains ont bénéficié d’une activité accrue, alors que leur statut repose officiellement sur un fonctionnement à but non lucratif. Grâce à cette organisation frauduleuse qui a détourné le dispositif 100 % en optique, les mutuelles ont pris en charge des dépenses qui ne correspondaient pas à des prestations médicales ou optiques justifiées. Pour rappel, vous ne payez aucun reste à charge en optique (lunettes de correction), dentaire (prothèses) et audiologie sur tous les équipements sélectionnés dans le panier 100 % Santé, après intervention de l'Assurance Maladie et de votre mutuelle responsable. Les personnes poursuivies encourent jusqu’à 10 ans d’emprisonnement, tandis que d’éventuelles confiscations d’avoirs peuvent également être prononcées. Les ophtalmologues incriminés pourraient être déconventionnés par l’Assurance Maladie et radiés de l’Ordre des Médecins. Comment les mutuelles ont-elles détecté la fraude en optique ? La fraude a été identifiée grâce à l’analyse des données de remboursement, qui ont permis aux organismes complémentaires de repérer des schémas de consommation atypiques et de remonter progressivement jusqu'aux professionnels concernés. :  des volumes très importants de factures d’optique émises quotidiennement ; des pics pouvant atteindre 150 facturations de lunettes par jour pour certains professionnels ; une concentration inhabituelle des prescriptions autour d’un nombre restreint de prescripteurs ; une fréquence particulièrement élevée de demandes associant lunettes et lentilles ; une utilisation systématique ou presque du forfait optique disponible ; l’absence de reste à charge pour l’assuré dans de nombreux dossiers. Chez certains opticiens, la fraude représentait jusqu’à 50 % de leur activité. Pour les complémentaires santé, ces pratiques sont particulièrement problématiques. Lorsqu’un professionnel connaît précisément l'étendue de la garantie optique dont bénéficient les assurés, il peut théoriquement adapter les prestations facturées afin de maximiser les remboursements. Source : L’Argus de l’Assurance