PGE et crise Covid : les entreprises pourront-elles toutes se financer ?

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Parmi les mesures d'urgence destinées à contrer la crise économique due à l'épidémie de Covid-19, le gouvernement a mis en place un Prêt Garanti par l'État, le fameux PGE destiné aux entreprises confrontées aux problèmes de trésorerie. Sur le terrain, les demandes affluent, mais pour certaines entreprises, ça bloque. Les refus des banques s'additionnent, même pour les sociétés bien notées. A l'occasion de l'adoption de la deuxième loi de finances rectificative, le législateur a introduit la possibilité pour les TPE et les petites entreprises d'obtenir un prêt participatif directement auprès de l'État.

Le PGE, un système massif d'aide aux entreprises en difficulté

Lancé le 25 mars dernier, le Prêt Garanti par l'État (PGE) est la réponse forte des pouvoirs publics aux difficultés de trésorerie dont souffrent les entreprises françaises à cause de l'épidémie de Covid-19. Accordé par les banques à toute entreprise, quelle que soit sa taille et son secteur d'activité, sous réserve de respecter les critères de solvabilité, ce prêt est couvert jusqu'à 90% par l'Etat, ce qui signifie que la prise de risque pour l'organisme de crédit ne porte que sur 10% de la somme prêtée. Entre le 25 mars et le 20 avril, selon le dernier pointage du ministère de l'Économie, plus de 38 milliards d'euros ont été distribués à quelque 269 000 entreprises. Il s'agit de sommes pré-accordées, qui doivent encore être soumises à l'enregistrement de BpiFrance. 9 bénéficiaires du PGE sur 10 sont des TPE (Très Petites Entreprises) : plus de la moitié des sommes leur sont destinées, pour un montant moyen du PGE de 90 000€. Plus de 8 000 PME (Petites et Moyennes Entreprises) récoltent en moyenne plus d'un million d'euros par entité. Les ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire), qui se situent entre les PME et les grandes entreprises, sont plus de 200 à emprunter plus de 2 milliards d'euros. Ces chiffres ne tiennent pas compte des PGE accordés aux grandes entreprises qui doivent obtenir directement l'aval de l'État, à l'exemple de la Fnac (500 millions d'€), et plus récemment de Renault (5 milliards d'€) ou d'Air France (4 milliards d'€).

Les entreprises à qui les banques refusent le PGE

Bien que garanti par les pouvoirs publics, le PGE reste un crédit octroyé par une banque et donc subordonné à la situation financière de l'entreprise demandeuse. Malgré l'amplitude de la couverture du risque par l'État (entre 70% et 90%), la responsabilité d'accorder ou non le PGE revient aux établissements bancaires, qui continuent de se comporter en preneurs de risque. Une banque qui accorde un PGE s'engage sur 6 ans, sans prendre de marge (le prêt est sans intérêt), tout étant exposée au risque de perdre 10% de la somme prêtée.

Pour les entreprises déjà en difficulté avant la crise sanitaire, l'obtention du PGE ne va pas de soi. Les banques font traîner les demandes ou refusent catégoriquement. Le décompte de Bercy ne mentionne pas le nombre de refus, mais selon BpiFrance, le taux serait de l'ordre de 2% à 3%, chiffre confirmé le 23 avril par le ministre de l'Économie Bruno Le Maire. Les recalées sont des entreprises qu'une nouvelle dette fragiliserait plus encore, d'autres en procédure collective ou déjà en cessation de paiement.

En dehors de ces "canards boiteux", il y a les entreprises solvables, en particulier des start-up et des indépendants, qui n'ont pas accès au PGE parce qu'elles détiennent leur compte dans une néobanque. Seules les banques traditionnelles sont autorisées à distribuer le PGE, les néobanques ne sont que de simples établissements de paiement et non des organismes de crédit. Bercy a conseillé à ces entreprises recalées au PGE de contacter une enseigne traditionnelle. Problème : elles esssuient un nouveau refus, car il est impossible en raison du confinement d'ouvrir un compte professionnel en agence. Se tourner vers BpiFrance comme l'a proposé Bercy début avril ? Là encore, les retours d'expérience selon les sources de BFM Business témoignent d'un manque d'efficience.

Il faut également compter avec la frilosité de certaines banques, freinées dans leur décision par la définition au sens européen de l'entreprise en difficulté et la notation de la Banque de France. Le 20 avril dernier, le ministère de l'Économie a clarifié la doctrine : "pour les TPE et PME, la vérification par les banques au regard de la définition d'entreprises en difficulté au sens comunautaire ne porte que sur le fait de ne pas être en procédure collective au 31/12/2019".

Prêt participatif pour les TPE et PME

Il n'empêche, bon nombre de TPE et PME voient leur avenir compromis, car elles se heurtent à des délais de réponse trop longs ou à un refus pur et simple de leur banque. Le Médiateur du crédit, organisme logé au sein de la Banque de France, fait face à une recrudescence du nombre de crédits refusés, émanant principalement des TPE, entreprises désavantagées par rapport aux autres sociétés car elles ne sont pas cotées par la BdF. Bruno Le Maire a estimé que le dispositif était perfectible et a présenté mercredi 15 avril en commission des finances à l'Assemblée Nationale une modification du PGE. Sont désormais éligibles au dispositif les entreprises en procédure collective (redressement ou liquidation judiciaire) depuis début 2020. Pour celles qui sont en redressement depuis 2019 ou avant, l'État met en place un prêt participatif ouvert jusqu'au 31 décembre 2020, un outil de financement à long terme qui s'apparente à un système d'avances que l'entreprise commencera à rembourser quand elle générera du chiffre d'affaires. Au lieu de garantir le prêt, l'État l'avance directement aux entreprises recalées au PGE. Le prêt participatif a pour caractéristiques d'être remboursé après tous les autres prêts, d'être de longue durée et assimilé à des fonds propres et non à de la dette. Les modalités seront précisées par décret. On sait d'ores et déjà que la décision d'octroi reviendra aux Codefi, les comités régionaux d'aide aux entreprises en difficulté.

Signalons que les TPE les plus en difficulté peuvent également bénéficier d'un fonds de solidarité, composé de deux aides : une aide pouvant aller jusqu'à 1 500€ versée par le Direction Générale des Finances Publiques, et une autre plafonnée à 5 000€ versée par la région. Plus de 60% des TPE ont déjà sollicité ce dispositif de soutien dont la demande peut être faite jusqu'au 30 avril 2020. Les TPE et PME qui évoluent dans le secteur de l'hôtellerie/restauration bénéficieront en outre d'une exonération automatique de cotisations sociales le temps où elles resteront fermées.

source Le Journal des Entreprises, Les Échos et La Tribune

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Budget : pourquoi se priver de mutuelle santé en 2026 est un mauvais calcul

En 2026, face à l’inflation, à la hausse du coût de la vie et à la hausse importante des primes d’assurance, de nombreux ménages cherchent à réduire leurs dépenses. Parmi les arbitrages budgétaires envisagés, la résiliation de la mutuelle santé apparaît parfois comme une solution immédiate pour alléger les charges mensuelles. Pourtant, cette décision peut s’avérer financièrement risquée à moyen et long terme. Entre l’augmentation des frais médicaux, le désengagement progressif de l’Assurance maladie sur certains soins et l’augmentation du reste à charge, renoncer à une complémentaire santé peut exposer les assurés à des dépenses imprévues considérables. Voici pourquoi se passer de mutuelle santé constitue souvent un mauvais calcul financier en 2026. Une hausse continue du coût des mutuelles… et des dépenses de santé Ces dernières années, les prix des complémentaires santé ont fortement augmenté. Selon les données de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees), les cotisations globales des complémentaires santé ont progressé de près de 20 % entre 2020 et 2024. En 2025, les tarifs ont encore augmenté d’environ 6 %, sous l’effet de plusieurs facteurs : la hausse générale des dépenses de santé le transfert d’une partie des remboursements vers les complémentaires l’augmentation des coûts en optique, dentaire et audiologie le vieillissement de la population. Même si le gouvernement a imposé aux organismes de geler les tarifs de complémentaire santé, certains avaient déjà augmenté leurs grilles avant l'annonce de cette obligation, et d'autres invoquent a posteriori des contraintes économiques. Les ménages modestes particulièrement touchés Les foyers aux revenus modestes subissent de plein fouet cette progression continue des tarifs de complémentaire santé. Retraités, familles monoparentales ou travailleurs indépendants doivent parfois consacrer une part importante de leurs revenus à leur complémentaire santé. Sans participation de l’employeur — contrairement aux salariés qui bénéficient d‘une mutuelle entreprise à adhésion obligatoire financée au moins à 50 % — la cotisation peut représenter plus de 100 € par mois pour un retraité vivant seul couvert par une mutuelle senior et jusqu’à plus de 200 € par mois pour une famille avec 2 enfants. Certains assurés prennent des décisions préjudiciables :  ils réduisent leurs garanties ils renoncent à des soins  ou ils envisagent de se passer totalement de mutuelle, au risque d’augmenter leur exposition financière. Le risque élevé de reste à charge sans complémentaire santé Se priver de mutuelle peut sembler rentable à court terme, mais cette stratégie comporte des risques importants. Une couverture limitée de l’Assurance maladie En France, l’Assurance Maladie rembourse correctement les affections graves et de longue durée sur la base des tarifs conventionnés, mais la prise en charge des soins courants reste souvent partielle : consultations chez certains spécialistes avec dépassements d’honoraires soins dentaires équipements optiques prothèses auditives hospitalisation (forfait journalier, chambre individuelle). Sans complémentaire santé, ces dépenses restent à la charge du patient. Cette situation favorise les inégalités d’accès aux soins et peut entraîner des renoncements pour raisons financières. Important : il est possible d’accéder à des équipements en optique, dentaire et audiologie avec un reste à charge zéro grâce au dispositif 100% Santé, mis en place en 2021. Après remboursement de la Sécu et de la mutuelle responsable, vous n’avez rien à débourser. Des coûts médicaux imprévisibles L’absence de mutuelle expose à un risque financier majeur en cas de problème de santé imprévu. Une hospitalisation, une intervention chirurgicale ou des soins spécialisés peuvent rapidement représenter plusieurs milliers d’euros. D’après les observations de l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes), une hospitalisation prolongée peut générer un reste à charge très élevé de plusieurs milliers d’euros sans complémentaire. Lors de la crise sanitaire liée au Covid-19, certaines prises en charge en réanimation pouvaient engendrer des coûts restant jusqu’à 10 000 € pour les patients non couverts. Autrement dit, économiser quelques dizaines d’euros par mois peut exposer à des dépenses exceptionnelles difficilement supportables. Le renoncement aux soins : une conséquence directe de l’absence de mutuelle santé L’un des effets les plus préoccupants de l’absence de mutuelle est le renoncement aux soins. Des soins reportés ou abandonnés Lorsque le coût des traitements devient trop élevé, certains patients préfèrent : repousser une consultation médicale renoncer à des soins dentaires différer l’achat de lunettes abandonner certains traitements spécialisés. Cette stratégie peut entraîner une aggravation de l’état de santé et, à terme, des dépenses encore plus importantes et pour le patient et pour la collectivité. Une inégalité sociale persistante Les données statistiques montrent qu’environ 4 % de la population française ne dispose pas de complémentaire santé, avec une proportion nettement plus élevée parmi les ménages les plus modestes (12%). Cette situation accentue les inégalités face à la prévention et à l’accès aux soins. L’association de consommateurs UFC-Que Choisir alerte régulièrement sur l’impact des hausses tarifaires, qui touchent particulièrement : les retraités les jeunes actifs les demandeurs d’emploi les personnes sans contrat collectif. Ces catégories sont les plus exposées au risque de renoncement aux soins. La mutuelle santé : un outil de protection financière Malgré son coût, la mutuelle santé constitue avant tout une protection contre les dépenses imprévues. Une logique de mutualisation des risques Le principe d’une complémentaire santé repose sur la mutualisation : chacun cotise pour couvrir les dépenses de santé de l’ensemble des assurés. Cette logique permet : de lisser les dépenses dans le temps de réduire le reste à charge de sécuriser l’accès aux soins. Même si l’on est rarement malade, la cotisation constitue une forme d’assurance contre un risque futur. Un investissement plutôt qu’une dépense D’un point de vue budgétaire, la mutuelle doit être considérée comme une dépense préventive. Elle permet d’éviter des coûts exceptionnels beaucoup plus élevés en cas de problème de santé. Par exemple : Une hospitalisation sans mutuelle peut coûter plusieurs milliers voire dizaines de milliers d’euros. Un traitement dentaire complexe peut dépasser 4 000 €. L’orthodontie des enfants peut représenter un reste à charge important. Dans ces situations, la complémentaire santé joue un rôle de stabilisateur financier. Des solutions existent pour réduire le coût d’une mutuelle Se priver totalement de complémentaire n’est pas la seule option pour maîtriser son budget santé. La Complémentaire Santé Solidaire Pour les ménages modestes, la Complémentaire Santé Solidaire (CSS) permet de bénéficier d’une couverture gratuite ou à coût réduit sous conditions de ressources. Ce dispositif limite fortement le reste à charge et supprime tous les dépassements d’honoraires. Cependant, on estime que la moitié des foyers éligibles ignore ce dispositif. D’autres s’arrêtent à la version gratuite à laquelle ils n’ont pas accès car ils excèdent de peu les plafonds, et négligent la CSS avec participation financière modique (entre 8 € et 30 € par mois selon l’âge du bénéficiaire). Adapter son contrat à ses besoins Il est également possible de réduire le coût de sa mutuelle en : ajustant les garanties supprimant certaines options non indispensables (médecine douce par exemple) comparant les offres choisissant des réseaux de soins partenaires. Une couverture adaptée permet de conserver une protection tout en maîtrisant son budget.  Grâce à la résiliation infra-annuelle en mutuelle santé, vous pouvez dénoncer votre contrat à tout moment après un an de souscription et opter pour une formule moins chère qui correspond mieux à vos impératifs financiers. Pourquoi la mutuelle reste indispensable en 2026 Dans un contexte de hausse des dépenses de santé et de tensions économiques, la mutuelle santé reste un pilier de la protection sociale. Même si son coût augmente, s’en passer expose à des risques financiers importants, à des renoncements aux soins et à une vulnérabilité accrue face aux aléas médicaux. D’un point de vue strictement budgétaire, la suppression de la complémentaire santé peut sembler avantageuse à court terme, mais elle constitue généralement une stratégie risquée. La mutuelle représente moins une charge qu’un filet de sécurité indispensable pour préserver à la fois sa santé et son équilibre financier. En 2026, face à l’incertitude économique et au coût croissant des soins, conserver une couverture santé adaptée demeure donc un choix rationnel et protecteur sur le long terme.

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Sports d’hiver 2026 et assurance emprunteur : attention au ski et autres sports de montagne

Les sports d’hiver séduisent chaque année des millions de pratiquants, entre ski alpin, snowboard, ski hors-piste ou encore alpinisme. Alors que ces activités sont mises en lumière à l’occasion des Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026, posons-nous une question essentielle : quel impact ces pratiques peuvent-elles avoir sur l’assurance emprunteur ? Souvent négligées, les exclusions liées aux sports à risque peuvent limiter, voire annuler, la prise en charge en cas d’accident. Avant de partir sur les pistes, il est donc essentiel de comprendre comment votre contrat d’assurance de prêt immobilier encadre ces activités. Découvrez tout ce qu’il faut savoir pour protéger votre crédit immobilier tout en profitant des sports de montagne en toute sérénité. Pourquoi les sports d’hiver concernent l’assurance emprunteur L’assurance emprunteur garantit le remboursement de votre prêt immobilier en cas d’événements graves comme : le décès l’invalidité permanente l’incapacité temporaire de travail la dépendance totale. Or, les sports d’hiver présentent un niveau de risque statistiquement plus élevé que de nombreuses activités du quotidien. Les accidents liés aux chutes, aux collisions ou aux avalanches peuvent entraîner des blessures lourdes susceptibles d’affecter la capacité de remboursement de l’assuré. C’est pourquoi les assureurs intègrent souvent des clauses spécifiques concernant les sports dits « à risque », dont certains sports de montagne. Quels sports de montagne sont concernés par les exclusions en assurance emprunteur ? Tous les sports d’hiver ne sont pas traités de la même manière par les compagnies d’assurance. Le niveau de risque varie selon l’activité pratiquée et ses conditions d’exercice. Les sports généralement couverts sans surcoût Certaines pratiques restent généralement couvertes par les garanties standard, sans surprime d’assurance de prêt, notamment lorsqu’elles sont pratiquées dans un cadre classique et encadré. On retrouve souvent : le ski alpin sur pistes balisées le ski de fond la luge les raquettes à neige le snowboard sur domaine sécurisé. Toutefois, cette couverture dépend toujours des conditions du contrat. Il est indispensable de vérifier les exclusions spécifiques. Les sports souvent exclus ou soumis à conditions Certaines activités de montagne sont considérées comme plus dangereuses et peuvent être exclues de la garantie ou nécessiter une option complémentaire. Il s’agit notamment des sports extrêmes comme : ski hors-piste sans encadrement professionnel freeride héliski alpinisme cascade de glace ski de randonnée en haute montagne parapente ou speed riding compétitions sportives. En cas d’accident lors de ces pratiques, l’assureur peut refuser d’indemniser si aucune garantie spécifique n’a été souscrite. Assurance emprunteur et sports à risque : comment fonctionnent les exclusions ? Les exclusions de garanties constituent un élément central des contrats d’assurance de prêt. Elles définissent précisément les situations dans lesquelles la couverture ne s’applique pas. Exclusion standard liée aux sports dangereux La plupart des contrats incluent une clause générale excluant : les sports aériens les sports mécaniques les sports extrêmes les activités en milieu dangereux. Les sports de montagne peuvent entrer dans cette catégorie selon leur niveau de risque. Exclusion conditionnelle selon le niveau de pratique Certaines assurances distinguent : la pratique occasionnelle la pratique régulière la pratique professionnelle ou en compétition. Un emprunteur pratiquant le ski une semaine par an n’est pas considéré comme exposé au même risque qu’un moniteur ou un adepte du hors-piste régulier. Obligation de déclaration à la souscription Lors de la souscription, vous devez remplir un questionnaire détaillant : vos activités sportives leur fréquence leur niveau de pratique le cadre (loisir, compétition, professionnel). En fonction des réponses, l’assureur peut vouloir aller plus loin en vous demandant de remplir un questionnaire sportif. Une fausse déclaration ou une omission en assurance emprunteur peut entraîner : la nullité du contrat un refus d’indemnisation une résiliation. La transparence est donc essentielle, car sans assurance, la banque peut réclamer le remboursement immédiat du capital restant dû. Les baptêmes ou initiations n’ont pas besoin d’être déclarés dans le formulaire de souscription. Quelles garanties d’assurance emprunteur pour couvrir les sports d’hiver ? La pratique des sports d’hiver n’est pas rédhibitoire : il existe plusieurs solutions pour rester couvert si vous êtes adepte des sports de montagne. La garantie sports à risque Certains assureurs proposent une extension de garantie couvrant explicitement les activités à risque. Cette option permet : d’inclure le ski hors-piste de couvrir certaines pratiques extrêmes d’éviter les exclusions en cas d’accident. Elle entraîne généralement : une surprime des conditions spécifiques une évaluation du niveau de risque. La délégation d’assurance emprunteur Depuis plusieurs années, les emprunteurs peuvent choisir librement leur assurance de prêt grâce à la loi Lagarde. Comparer les offres permet de : trouver un contrat plus adapté à votre profil sportif  négocier des exclusions moins restrictives  réduire le coût global du crédit. Les assureurs alternatifs proposent parfois des garanties plus souples pour les sportifs avec des possibilités de rachat d'exclusion, alors que les offres des bancassureurs ont mutualisées, et ne permettent pas la personnalisation des conditions. L’assurance individuelle accident complémentaire En complément de l’assurance emprunteur, une assurance spécifique peut couvrir les accidents liés aux sports de montagne. Elle peut inclure : l’indemnisation en cas d’invalidité la prise en charge des frais médicaux la compensation de perte de revenus. En aucun cas, cette couverture ne remplace pas l’assurance emprunteur, mais elle propose une protection additionnelle dont l’assureur pourra tenir compte. Comment vérifier votre contrat emprunteur avant de partir au ski Avant de pratiquer un sport de montagne, il est recommandé de procéder à une vérification complète de votre contrat. Les points essentiels à contrôler Examinez attentivement : les exclusions liées aux sports les conditions de prise en charge les limitations géographiques les définitions du hors-piste les obligations déclaratives. Les questions à poser à votre assureur Pour éviter toute mauvaise surprise, demandez : si votre pratique du ski est couverte si le hors-piste est inclus si une extension est nécessaire quelles sont les conditions d’indemnisation. Une confirmation écrite est toujours préférable. Quel impact d’un accident de ski sur votre prêt immobilier ? Un accident grave en montagne peut avoir des conséquences financières importantes. En cas d’incapacité temporaire Si la garantie ITT (Incapacité Temporaire totale de Travail) s’applique : l’assurance rembourse les mensualités selon les conditions du contrat, pour une durée maximale de 1095 jours ; un délai de franchise s’applique (entre 15 et 180 jours). Sans couverture, vous devez continuer à payer votre crédit. En cas d’invalidité permanente Si l’accident entraîne une invalidité reconnue : l’assurance peut prendre en charge le capital restant dû en cas de PTIA (Perte Totale et Irréversible d'Autonomie) ; la prise en charge dépend du taux d’invalidité : invalidité permanente partielle (entre 33% et moins de 66%), invalidité permanente totale (à partir de 66%). Si l’accident survient alors que l’activité est exclue des garanties, aucun remboursement n’est effectué. Sports d’hiver 2026 : pourquoi les assureurs renforcent leur vigilance Plusieurs évolutions expliquent l’attention accrue des assureurs envers les sports de montagne. L’augmentation des pratiques extrêmes Les nouvelles disciplines de glisse et la popularité du hors-piste augmentent le nombre d’accidents graves. Les facteurs de risque incluent : terrains non sécurisés conditions météorologiques instables pratique autonome sans encadrement. Le coût élevé des accidents en montagne Les interventions en montagne sont particulièrement coûteuses : secours héliportés hospitalisation longue rééducation prolongée. Ces coûts influencent directement les politiques de couverture. En 2025, près de 1 000 interventions de secours ont été effectuées dans les Hautes-Alpes, la majorité en hélicoptère. Ce nombre a bondi de 44% depuis 2015 en raison d’un environnement naturel rendu plus dangereux par le dérèglement climatique. Chaque opération coûte en moyenne 10 780 €. La Cour des comptes préconise une facturation partielle ou totale des secours pour sanctionner les comportements à risque. Ces dérives conduisent les assureurs à affiner leur évaluation des risques. Comment réduire les risques pour votre assurance emprunteur Adopter certains réflexes permet de limiter les conséquences assurantielles. Privilégier la pratique encadrée Les assureurs sont plus favorables aux activités : réalisées dans un domaine skiable sur pistes sécurisées encadrées par des professionnels conformes aux règles de sécurité. Mettre à jour son contrat régulièrement Votre situation évolue avec le temps : changement de pratique sportive intensification de l’activité nouvelle discipline. Il est recommandé d’actualiser votre contrat si nécessaire. Grâce à la loi Lemoine de 2022, vous pouvez changer d'assurance de prêt immobilier à tout moment et sans frais, sans attendre la date d’anniversaire. Comparer les assurances Comparer les offres permet : d’obtenir une meilleure couverture d’optimiser le coût de limiter les exclusions. Sollicitez gratuitement les services d’un courtier en assurance de prêt pour vous aider à sélectionner le contrat qui correspond à votre situation et vous garantit une protection en toutes circonstances. La pratique du ski et des sports de montagne peut avoir un impact direct sur votre assurance emprunteur. Si le ski sur piste est généralement couvert, les activités plus risquées comme le hors-piste ou l’alpinisme font très souvent l’objet d’exclusions ou de garanties spécifiques. Avant de partir en station, il est essentiel de : vérifier les clauses de votre contrat déclarer vos pratiques sportives envisager une garantie complémentaire si nécessaire comparer les offres du marché. En 2026, la vigilance reste la meilleure protection pour profiter des sports d’hiver tout en sécurisant son crédit immobilier. Une bonne compréhension de votre assurance emprunteur vous permet d’éviter les mauvaises surprises et de skier l’esprit tranquille.

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Immobilier neuf : tous les avantages de devenir propriétaire en 2026

Devenir propriétaire dans l’immobilier neuf en 2026 constitue un choix à la fois rationnel et stratégique, que l’objectif soit d’habiter ou d’investir. Dans un marché immobilier profondément transformé par les enjeux environnementaux, les évolutions réglementaires et les nouvelles attentes des acquéreurs, le logement neuf se distingue par une accumulation d’avantages concrets. Performance énergétique, confort moderne, sécurité juridique, aides financières et valorisation patrimoniale : le neuf répond aux exigences actuelles et anticipe celles de demain. Des performances énergétiques élevées et des économies durables Dans la phase de recherche d’un bien immobilier, beaucoup s’interrogent sur les avantages et inconvénients d’un achat neuf ou ancien. L’un des bénéfices majeurs de l’immobilier neuf repose sur sa sobriété énergétique. Les logements construits selon la réglementation environnementale RE 2020 affichent des consommations très inférieures à celles de l’ancien. Concrètement, un logement neuf bénéficie généralement : d’une isolation thermique renforcée (murs, sols, toiture) de systèmes de chauffage performants (pompe à chaleur, chauffage collectif optimisé) d’une ventilation efficace (VMC double flux) d’un recours accru aux énergies renouvelables Cela permet des gains conséquents : Des factures d’énergie nettement réduites Un classement DPE A ou B Une protection contre les interdictions de location des logements énergivores. Cet avantage est déterminant aussi bien pour les occupants que pour les investisseurs soucieux de sécuriser la rentabilité de leur bien. Des standards élevés en matière d’acoustique et de numérique Les normes de construction actuelles garantissent un niveau de confort difficilement atteignable dans l’ancien. Les logements neufs assurent notamment : Une isolation acoustique renforcée entre logements Une limitation des nuisances sonores extérieures La présence systématique de la fibre optique Des prises RJ45 adaptées au télétravail et aux usages numériques Achat dans le neuf : des frais de notaire réduits et une fiscalité plus douce Acheter un logement neuf permet de diminuer sensiblement le coût global de l’acquisition dès le départ. Les principaux avantages financiers sont les suivants : Frais de notaire réduits, généralement compris entre 2 et 3 % du prix du bien Économie immédiate de plusieurs milliers d’euros par rapport à l’ancien Exonération temporaire de taxe foncière pendant 2 ans dans de nombreuses communes Possibilité d’exonérations prolongées selon les politiques locales Ces leviers facilitent l’accession à la propriété et améliorent la rentabilité globale du projet immobilier. Des aides à l’achat renforcées pour la résidence principale En 2026, l’immobilier neuf reste au cœur des dispositifs publics de soutien à l’accession. Plusieurs mécanismes permettent de réduire le montant à financer ou de faciliter l’obtention d’un crédit immobilier. Parmi les aides les plus courantes : Le Prêt à Taux Zéro (PTZ) pour les primo-accédants : uniquement pour l’acquisition de la résidence principale (appartement ou maison individuelle) La TVA réduite dans certaines zones géographiques (ANRU, QPV) Le Bail Réel Solidaire (BRS) ancre : dissociation du foncier et du bâti Des aides locales complémentaires selon les collectivités Ces dispositifs rendent l’achat d’un logement neuf accessible à des profils qui, sans ces leviers, resteraient exclus du marché. Une fiscalité attractive pour l’investissement locatif neuf L’immobilier neuf séduit également les investisseurs grâce à des cadres fiscaux favorables et à une meilleure sécurité locative. Selon la stratégie retenue, il est possible de bénéficier : Du statut de loueur meublé non professionnel (LMNP) De mécanismes d’amortissement permettant de réduire l’imposition des revenus locatifs D’une forte attractivité locative grâce à la qualité du bien Investir dans le neuf, c’est aussi se prémunir contre les contraintes croissantes qui pèsent sur les logements anciens mal classés au DPE (Diagnostic de Performance Énergétique).  Malheureusement, le Pinel a été supprimé au 1er janvier 2025 et n’a pas été remplacé par un autre dispositif de défiscalisation immobilière. La loi de finances 2026 tout récemment adoptée prévoit toutefois un statut de bailleur privé. Immobilier neuf : un confort de vie supérieur au quotidien Les logements neufs sont conçus pour répondre aux usages contemporains et améliorer la qualité de vie des occupants. Ils offrent généralement : Des plans optimisés et fonctionnels De grandes pièces de vie lumineuses Des espaces extérieurs privatifs (balcon, terrasse, jardin) Des rangements intégrés Une meilleure circulation intérieure De nombreuses résidences neuves proposent également : Des espaces verts paysagers Des locaux vélos et poussettes Des aires de jeux pour enfants Des espaces partagés favorisant le lien social Achat dans le neuf : des logements modulables et personnalisables Acheter dans le neuf, notamment en VEFA (Vente en l’État Futur d’Achèvement), permet de personnaliser son logement avant la livraison. Selon les programmes, l’acquéreur peut choisir : Les revêtements de sols Les peintures et finitions murales Les équipements de cuisine et de salle de bain Certains aménagements intérieurs Autre avantage majeur : Aucuns gros travaux à prévoir pendant de nombreuses années Des équipements neufs, conformes et performants Un budget maîtrisé dès l’entrée dans les lieux Immobilier neuf : des résidences connectées, sécurisées et accessibles L’immobilier neuf intègre de plus en plus de fonctionnalités. Innovations technologiques au service du quotidien On retrouve fréquemment : Des équipements de domotique Des systèmes de suivi des consommations énergétiques Des bornes de recharge pour véhicules électriques Des boîtes à colis connectées Côté sécurité, les résidences neuves proposent : Des accès sécurisés (digicode, interphone, badge) Des parkings protégés Des installations électriques aux normes Des dispositifs anti-intrusion renforcés Accessibilité et garanties légales renforcées Les logements neufs sont conçus pour être accessibles à tous, conformément aux normes PMR : Ascenseurs adaptés Circulations larges Seuils de portes abaissés Aménagements facilitant le maintien à domicile À cela s’ajoutent des garanties légales essentielles : Garantie de parfait achèvement Garantie biennale Garantie décennale Ces protections offrent une sérénité maximale aux propriétaires, qu’ils occupent ou louent leur bien. Immobilier neuf : un choix patrimonial durable et valorisant Enfin, l’immobilier neuf constitue un investissement patrimonial solide. Sa conformité aux normes, son attractivité énergétique et son confort en font un bien recherché à long terme. Acheter un logement neuf en 2026, c’est : Sécuriser son avenir résidentiel ou locatif Valoriser son patrimoine dans le temps Faciliter une future revente ou mise en location Sortir durablement du cycle locatif