Baromètre du pouvoir d'achat immobilier janvier 2026 : gagnez des mètres carrés en changeant d'assurance emprunteur

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Pour garantir votre prêt immobilier, vous devez souscrire une assurance emprunteur. La réglementation vous autorise à choisir librement le contrat et à en changer à tout moment.

Magnolia.fr calcule chaque trimestre le nombre de mètres carrés supplémentaires que vous pouvez acquérir dans les 20 plus grandes métropoles françaises en changeant d’assurance de prêt. La délégation d’assurance emprunteur reste le seul levier d’économies pour faire baisser significativement son taux annuel effectif global (TAEG) et rester sous l’usure.

Assurance bancaire contre assurance déléguée

Nous proposons 3 profils d’emprunteurs, et calculons pour chacun le nombre de mètres carrés additionnels qu’il est possible d'acquérir en substituant l’assurance bancaire par une assurance individuelle concurrente.

Profil 1 :

  • vous êtes primo-accédant, âgé entre 25 et 35 ans ;

  • vous empruntez 200 000€ sur 20 ans au taux nominal de 3,25% (taux pour un bon dossier au 6 janvier 2026) ; 

  • l’assurance de la banque est proposée au taux de 0,34% (taux bancaire moyen), soit un coût de 13 600€ ;

  • chez le comparateur en assurance de prêt immobilier Magnolia.fr, l’assurance affiche le taux de 0,08%, soit le taux moyen observé pour les dossiers de mêmes profils traités jusqu'en septembre 2025. Le coût de l’assurance est de 3 200€.

Vous réalisez une économie de 10 400€ en optant pour une assurance déléguée.

Profil 2 :

  • vous avez entre 25 et 35 ans et empruntez à 2 en tant que primo-accédants ;

  • vous empruntez 200 000€ sur 20 ans au taux nominal de 3,25% (taux pour un bon dossier au 6 janvier 2026) ; 

  • l’assurance de la banque est proposée au taux de 0,34% (taux bancaire moyen) sur chaque tête, soit un coût de 27 200€ ;

  • votre Taux Annuel Effectif Global ou TAEG s’affiche à 4,42% (hors frais de dossier et frais de garantie).

  • chez le comparateur en assurance de prêt immobilier Magnolia.fr, l’assurance affiche le taux de 0,07% sur chaque tête, soit le taux moyen observé pour les dossiers de même profil traités jusqu'en septembre 2025. Le coût de l’assurance est de 5 600€. Votre TAEG tombe à 3,53% hors frais de garantie et autres dépenses annexes.

Vous réalisez une économie de 21 600€ en optant pour une assurance déléguée.

Profil 3 :

  • vous avez entre 35 et 45 ans.

  • vous empruntez à deux la somme de 400 000€ sur 20 ans au taux nominal de 3,25% (taux pour un bon dossier au 6 janvier 2026) ;

  • l’assurance de la banque est proposée au taux de 0,34% (taux bancaire moyen), avec quotité assurance de prêt à 100% sur chaque tête, soit un coût total de 54 400€ ;

  • votre TAEG s’affiche à 4,42%, hors frais de garantie (hypothèque ou caution). Notons que le taux d'usure au premier trimestre 2026 est de 5,13% pour les durées de 20 ans et plus.

  • chez le comparateur Magnolia.fr, l’assurance est proposée au taux de 0,17% (taux moyen observé pour les dossiers de même profil traités jusqu'en septembre 2025). Chacun est assuré à hauteur de 100% du montant emprunté, le coût total de l’assurance est de 27 200€. Si on applique une quotité d’assurance à 50% sur chaque tête, le coût de l’assurance descend à 13 600€.

Vous économisez 27 200€ avec une quotité à 100% sur chaque tête ou 40 800€ avec une quotité à 50/50. Le TAEG tombe respectivement à 3,87% ou 3,58%, vous laissant un espace plus que suffisant pour intégrer les frais annexes (garantie, frais de dossier, etc.).

Combien de mètres carrés supplémentaires ces 3 profils peuvent gagner en janvier 2026 grâce à la délégation d’assurance de prêt immobilier ?

Villes

Prix moyen m2 appartement*

 

Nb de m2 supplémentaires avec 10 400€ d’économie sur l’assurance emprunteur

Profil 1

 

Nb de m2 supplémentaires avec 21 600€ d’économie sur l’assurance emprunteur

Profil 2

 

Nb de m2  supplémentaires avec 40 800€ d’économie sur l’assurance emprunteur

Profil 3

 

Saint-Étienne

 

1 244 €

8,36 m2

17,36 m2

32,79 m2

Le Havre

1 899 €

5,47 m2

11,37m2

21,48 m2

Nîmes

2 317 €

4,83 m2

9,32 m2

17,60 m2

Dijon

2 652 €

4,48 m2

8,14 m2

15,38 m2

Reims

2 624 €

3,96 m2

8,23 m2

15,54 m2

Grenoble

2 596 €

4,00 m2

8,32 m2

15,71 m2

Toulon

3 266 €

3,18 m2

6,61 m2

12,49 m2

Angers

3 199 €

3,25 m2

6,75 m2

12,75 m2

Lille

3 369 €

3,08 m2

6,41 m2

12,11 m2

Montpellier

3 410 €

3,05 m2

6,33 m2

11,96 m2

Toulouse

3 520 €

2,95 m2

6,13 m2

11,59 m2

Marseille

3 549 €

2,93 m2

6,08 m2

11,49 m2

Nantes

3 366 €

3,09 m2

6,41 m2

12,12 m2

Villeurbanne

3 749 €

2,77 m2

5,76 m2

10,88 m2

Strasbourg

3 752 €

2,77 m2

5,75 m2

10,87 m2

Rennes

3 876 €

2,68 m2

5,57 m2

10,52 m2

Bordeaux

4 434 €

2,34 m2

4,87 m2

9,20 m2

Nice

5 274 €

1,97 m2

4,09 m2

7,73 m2

Lyon

4 596 €

2,26 m2

4,70 m2

8,87 m2

Paris

9 827 €

1,05 m2

2,19 m2

4,15 m2

*Prix estimés Meilleurs Agents au 1er janvier 2026 (prix en net vendeur)

Les économies calculées sont les économies maximales potentielles si le changement d’assurance intervient dans le mois de la signature de l’offre de prêt.

Obtenez votre prêt et gagnez des mètres carrés grâce à la délégation d'assurance

L’état du marché immobilier ancien en janvier 2026

Le marché immobilier ancien en 2025 se caractérise par une reprise des volumes de transactions (+11%) après une période de repli, avec des prix en stabilisation ou en légère hausse (+2% nationalement) et des disparités régionales notables, marquant une normalisation après la flambée post-Covid, influencée par la baisse des taux d'intérêt, bien que la reprise reste conditionnée par l'économie et les taux futurs

Tendances clés en 2025

  • Volume de ventes : Forte augmentation, avec environ 930 000 transactions en 12 mois à fin 2025, soit +10,7% à +11% sur un an.
  • Prix : Stabilité ou légère progression (environ +2% nationalement), avec des villes comme Toulouse et Marseille en hausse, tandis que d'autres (Nantes, Lille) connaissent de légères baisses.
  • Demande : Une demande accrue, avec un bond de +20% au niveau national, grâce à l'amélioration du pouvoir d'achat immobilier et des économies faites par les Français.
  • Offre : Toujours insuffisante, malgré une progression, ce qui maintient une certaine tension sur le marché. 

Facteurs Influents

  • Taux d'intérêt : La baisse progressive des taux d'emprunt a relancé l'intérêt des acheteurs.
  • Économie : La situation dépend de l'évolution des taux et de la stabilité géopolitique.
  • Régionalisation : Des disparités importantes existent, avec une reprise plus marquée dans certaines grandes métropoles et départements (Gironde, Haute-Garonne, Seine-et-Marne, Rhône). 

Perspectives (Fin 2025/Début 2026)

  • Le marché s'assainit et s'éloigne des records post-Covid.
  • Une stabilisation des prix est attendue pour 2026, avec des taux d'intérêt qui devraient rester stables ou légèrement remonter, selon certains experts.
  • Le secteur reste sensible aux conditions d'accès au crédit et à la politique bancaire

Conditions d'emprunt en janvier 2026

Plusieurs éléments structurants contribuent au maintien des taux de crédit immobilier à des niveaux proches de ceux observés fin 2025 :

  • Une politique monétaire inchangée de la Banque centrale européenne
  • Une inflation contenue
  • Une concurrence toujours présente entre établissements bancaires
  • Un objectif commercial assumé de relance de la production de crédits.

Cette combinaison favorise une forme de statu quo, appréciée par les emprunteurs à la recherche de visibilité pour concrétiser leur projet immobilier.

Si la tendance globale est stable, les conditions d’emprunt ne sont pas uniformes. Les taux pratiqués varient sensiblement en fonction de plusieurs critères :

  • la durée du crédit
  • la solidité financière de l’emprunteur
  • l’apport personnel
  • la stabilité professionnelle
  • la nature du projet (résidence principale, investissement locatif, primo-accession).

À titre indicatif, les niveaux de taux observés en janvier 2026 se situent généralement dans les fourchettes suivantes :

  • sur 15 ans : autour de 3,10 % à 3,15 %
  • sur 20 ans : environ 3,20 % à 3,25 %
  • sur 25 ans : entre 3,30 % et 3,40 %.

Ces taux sont exprimés hors assurance emprunteur et frais annexes, qui continuent de peser de manière significative sur le coût global du crédit.

Retrouvez toutes les infos pour emprunter en janvier 2026.

Les banques semblent déterminées à éviter un durcissement excessif des conditions de financement, en particulier pour les primo-accédants, considérés comme un levier clé de dynamisation du marché immobilier en 2026.

Combien de mètres carrés en plus en changeant d’assurance en janvier 2026 ?

Lors de la mise en place d’un prêt immobilier, l’assurance emprunteur constitue un élément clé du montage financier. Elle a pour vocation de garantir le remboursement du crédit en cas d’aléas majeurs tels qu’un décès, une invalidité ou une incapacité temporaire de travail, protégeant à la fois l’emprunteur et l’établissement prêteur.

Cette sécurité a toutefois un coût loin d’être négligeable. Selon les situations, l’assurance de prêt peut représenter jusqu’à 40 % du coût total du financement. Pour les profils considérés comme plus exposés au risque (emprunteurs seniors, métiers à risque, pratiques sportives intensives ou encore antécédents médicaux), le taux d’assurance de prêt immobilier eut dépasser 1 % du capital emprunté. 

Le choix du contrat d’assurance emprunteur a donc une incidence directe et significative sur le budget global de l’opération immobilière.

Changer d’assurance, un levier efficace pour baisser le coût total de votre crédit immobilier et gagner des mètres carrés

En diminuant le coût de l'assurance de prêt, vous abaissez votre TAEG et vous augmentez votre pouvoir d'achat immobilier. Les économies envisageables à Paris sont faibles étant donné la cherté de l’immobilier. Ailleurs, où le coût du mètre carré est entre 2 et 8 fois moins cher, la délégation d’assurance de prêt vous permet de financer des mètres carrés supplémentaires :

  • Profil 1 : entre  1,97 m2 (Nice) et 8,36 m2 (Saint-Étienne)
  • Profil 2 : entre 2,19 m2 (Paris) et 17,36 m2 (Saint-Étienne)
  • Profil 3 : entre 4,15 m2 (Paris) et 32,79 m2 (Saint-Étienne)

Pour rappel, la taille moyenne d'une salle de bain est d'environ 8 ou 9m2, et celle d'un studio entre 15 et 21m2.

Délégation d’assurance : une alternative pour réduire le coût du crédit

Depuis plusieurs années, la réglementation offre aux emprunteurs davantage de liberté dans le choix de leur assurance de prêt. Cette évolution constitue un levier majeur pour diminuer le coût global d’un crédit immobilier.

Ce que permet la délégation d’assurance :

  • Depuis la loi Lagarde (2010), vous n’êtes plus obligé de souscrire à l'assurance groupe de votre banque.
  • Vous pouvez choisir un contrat externe, à condition de respecter l’équivalence de garanties exigée par l’établissement prêteur.
  • Cette mise en concurrence a favorisé une baisse significative des tarifs pour de nombreux emprunteurs.

Un droit renforcé par la loi Lemoine (2022) :

  • Possibilité de changer d’assurance emprunteur à tout moment.
  • Aucune pénalité ni frais de résiliation.
  • Substitution possible dès le lendemain de la signature de l’offre de prêt ou en cours de remboursement.
  • Suppression de la contrainte de la date anniversaire.

Contrat groupe bancaire ou contrat individuel :

    • Assurance bancaire (contrat collectif)
      • Tarification mutualisée
      • Faible prise en compte du profil individuel
      • Cotisations souvent plus élevées pour les profils peu risqués.

    • Assurance individuelle (assureur ou courtier spécialisé)
      • Analyse personnalisée de la situation de l’emprunteur
      • Garanties ajustables selon les besoins réels.
      • Économies potentielles de 30 à 60 % par rapport au contrat groupe.

Mettre les offres en concurrence pour optimiser les économies

Comparer les assurances emprunteur est aujourd’hui une étape essentielle pour optimiser son financement immobilier.

Pourquoi utiliser un comparateur d’assurance de prêt :

  • Visualiser rapidement les écarts de prix entre plusieurs assureurs.
  • Comparer les garanties, exclusions et délais de franchise.
  • Identifier la couverture la plus adaptée à son profil et à son projet.

Des économies concrètes à la clé :

  • Sur un crédit immobilier de 250 000 €, les gains peuvent atteindre :

    • entre 5 000 € et 15 000 € sur la durée totale du prêt,
    • voire davantage selon l’âge, l’état de santé et la quotité assurée.

À retenir

  • L’assurance emprunteur reste un poste de dépense important, mais elle n’est plus figée.
  • La délégation d’assurance et la résiliation à tout moment offrent une réelle marge de manœuvre.
  • Comparer les contrats, ajuster les garanties et opter pour une assurance sur mesure permettent de réduire le coût du crédit immobilier sans compromettre la qualité de la protection.

 

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Crédit immobilier : toutes les infos pour emprunter en juin 2026

Après une remontée des taux ces 2 derniers mois, le marché du crédit immobilier semble marquer une pause en juin 2026. Les taux d'emprunt se stabilisent autour de 3,25 % à 3,70 % selon la durée du prêt, tandis que les banques poursuivent leurs objectifs de conquête commerciale malgré un contexte économique et géopolitique incertain. Si vous avez un projet immobilier bien structuré, cette période constitue une fenêtre d'opportunité intéressante, car les craintes d'une nouvelle remontée sont tangibles. Les taux sont toujours supérieurs à ceux observés avant 2022, mais ils demeurent relativement stables et permettent de construire un dossier avec davantage de visibilité. Voici tout ce qu'il faut savoir pour emprunter dans les meilleures conditions en juin 2026. Quels sont les taux de crédit immobilier en juin 2026 ? Les courtiers en crédit immobilier observent une stabilisation des barèmes bancaires après plusieurs mois d'ajustements. Les taux moyens constatés Selon les dernières données du marché, les taux moyens de prêt immobilier se situent dans les fourchettes suivantes (hors assurance emprunteur et coût des sûretés) : sur 15 ans : entre 3,25 % et 3,50 %  sur 20 ans : entre 3,39 % et 3,59 %  sur 25 ans : entre 3,44 % et 3,70 %  Ces niveaux varient naturellement selon : votre profil d'emprunteur  le niveau de vos revenus  le montant de votre apport personnel  la région où vous résidez la politique commerciale de la banque. Les meilleurs dossiers peuvent encore obtenir des conditions plus avantageuses, parfois inférieures de 0,20 à 0,50 point aux taux affichés. Sur 15 ans, il est encore possible de s’endetter sous la barre des 3 %. Pourquoi les taux se stabilisent-ils en juin ? Plusieurs facteurs expliquent cette accalmie : la détente observée sur l'OAT 10 ans, référence des crédits immobiliers (autour de 3,50 % contre 4,00 % le 20 mai) l'attentisme des banques avant les décisions de la Banque centrale européenne (BCE) une concurrence interbancaire toujours forte une reprise progressive du marché immobilier. Malgré les tensions géopolitiques internationales et les incertitudes liées à l'inflation, les banques continuent de financer activement les projets immobiliers. Combien coûte un crédit immobilier en juin 2026 ? Le coût réel d'un crédit dépend autant du taux que de la durée choisie. Exemple sur 20 ans Pour un emprunt de 250 000 € sur 20 ans à un taux de 3,50 % : mensualité : environ 1 450 € hors assurance et garantie coût total des intérêts : 97 976 € Avec un taux de 3,39 %, la mensualité baisse légèrement à 1 436 €, mais l'économie réalisée sur la durée du prêt atteint plusieurs milliers d'euros (coût des intérêts = 94 594 €).. Beaucoup d'emprunteurs sous-estiment encore l'effet d'une négociation réussie. Un écart de quelques points sur le taux nominal permet de réduire significativement le coût d’un prêt immobilier. C'est pourquoi il est indispensable de comparer plusieurs banques. Faut-il privilégier une durée courte ou longue ? Le choix de la durée influence directement le coût global du financement. Sur 15 ans, en contrepartie d’une mensualité plus élevée, les avantages sont : un coût total plus faible  un remboursement plus rapide  un taux nominal généralement plus attractif. Sur 25 ans, les mensualités sont plus faibles, mais le coût des intérêts est nettement plus élevé et l’endettement plus long. Tout dépend de votre capacité d’emprunt et des perspectives d’évolution de votre situation professionnelle, également de la nature de votre projet (achat de la résidence principale, investissement locatif). Faut-il emprunter en juin 2026 ou attendre la rentrée ? La question mérite d’être posée tant le contexte économique que politique incite peu à s’endetter durablement.  Les arguments en faveur d'un achat immédiat Plusieurs éléments plaident pour un lancement du projet dès maintenant : les prévisionnistes anticipent une hausse nette des taux de crédit immobilier à l’automne 2026 (autour de 3,80 %) ; les banques demeurent offensives sur les bons profils ; certains établissements proposent des offres promotionnelles ponctuelles ; le marché immobilier retrouve progressivement de la fluidité. Attendre une baisse importante des taux n’est pas d’actualité et serait une posture décevante. À ce stade, aucun signal ne laisse entrevoir un retour rapide aux taux historiquement bas observés avant 2022. Quel apport personnel faut-il prévoir ? L'apport pour un prêt immobilier reste un élément majeur dans l'étude d'un dossier. Les emprunteurs mettent aujourd'hui sur la table en moyenne près de 23 % du prix de leur projet. Cette somme permet généralement de couvrir les différents frais d’un prêt immobilier : les frais de notaire  les frais de garantie (hypothèque ou caution) les frais de dossier  Un apport personnel conséquent permet également de financer une partie du prix d'acquisition. Pourquoi un apport important est-il un atout ? Un apport élevé permet de : réduire le montant emprunté améliorer le profil de risque obtenir un meilleur taux augmenter les chances d'acceptation du dossier. Les banques restent particulièrement attentives à cet élément dans le contexte actuel. Comment obtenir le meilleur taux immobilier en juin 2026 ? Même dans un marché stable, plusieurs leviers permettent de négocier. Soigner son profil emprunteur Les banques privilégient les dossiers présentant : un emploi stable et des revenus réguliers (CDI avec ancienneté) une gestion bancaire saine un faible niveau d'endettement. Avant de déposer une demande de financement, il peut être judicieux de rembourser certains crédits à la consommation et d'éviter les découverts. Mettre les banques en concurrence Les écarts de conditions restent importants entre les établissements. Pour maximiser ses chances : sollicitez plusieurs banques comparez le coût total du crédit, exprimé par le TAEG (Taux Annuel Effectif Global) analysez les frais annexes faites appel à un courtier en crédit pour optimiser votre dossier. Sur un même dossier, plusieurs dizaines de milliers d'euros peuvent parfois séparer 2 propositions bancaires. La délégation d'assurance emprunteur : votre levier d'économies Si le taux du crédit attire toute l'attention, l'assurance emprunteur représente également un poste de dépenses majeur, le deuxième après les intérêts d’emprunt. La délégation d'assurance de prêt consiste à choisir un contrat externe plutôt que l'assurance groupe proposée par la banque. Depuis plusieurs années, la réglementation (loi Lagarde de 2010) favorise cette liberté de choix à condition de respecter le principe d’équivalence de garanties. Les assurances bancaires sont jusqu’à 4 fois plus chères que les offres alternatives, à garanties équivalentes. Les économies peuvent donc être considérables. Selon votre âge, votre profil médical et le montant emprunté, la délégation d'assurance permet souvent de : réduire le coût total du crédit  diminuer les mensualités  bénéficier de garanties mieux adaptées. Dans certains cas, les gains réalisés sur l'assurance dépassent même ceux obtenus grâce à la négociation du taux immobilier. Comment profiter de la délégation d'assurance ? Pour optimiser votre financement : Comparez plusieurs contrats d'assurance emprunteur. Vérifiez l'équivalence des garanties. Calculez le coût total de l'assurance sur toute la durée du prêt via le TAEG. N'hésitez pas à solliciter un courtier spécialisé en assurance emprunteur. Cette démarche peut générer plusieurs milliers, voire plusieurs dizaines de milliers d'euros d'économies sur la durée du crédit. Le mois de juin 2026 marque une phase de stabilisation des taux immobiliers autour de 3,25 % à 3,70 % selon la durée du prêt. Les banques continuent de financer les projets et la concurrence reste forte pour attirer les meilleurs profils. Pour réussir son financement, les emprunteurs ont tout intérêt à agir sur les principaux leviers disponibles : apport personnel, qualité du dossier, mise en concurrence des établissements et délégation d'assurance emprunteur. Dans un contexte où chaque dixième de point compte, ces optimisations peuvent représenter plusieurs dizaines de milliers d'euros d'économies sur le coût total du projet immobilier.

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Taux de prêt immobilier : va-t-on vers une hausse nette à l’automne 2026 ?

Le marché du crédit immobilier se trouve dans une zone d’incertitude en 2026. Après plusieurs mois de stabilité relative, les taux repartent légèrement à la hausse dans un contexte international tendu. Guerre en Ukraine, tensions au Moyen-Orient, inflation persistante et menace sur le détroit d’Ormuz : tous ces éléments alimentent les inquiétudes des marchés financiers et pourraient pousser les banques à revoir leurs conditions de financement. Une hypothèse circule déjà chez les professionnels du secteur : un taux moyen de crédit immobilier autour de 3,80 % sur 20 ans à l’automne 2026. Alors, faut-il emprunter rapidement pour éviter une hausse des mensualités ? Ou au contraire prendre le temps de mûrir son projet immobilier ? Voici ce qu’il faut retenir avant de se lancer. Pourquoi les taux immobiliers remontent en 2026 ? Depuis le début de l’année, les taux de prêt immobilier connaissent une légère remontée. Cette hausse reste modérée, mais elle marque un changement après plusieurs mois d’accalmie. Les taux moyens actuellement pratiqués En mai 2026, les banques affichent en moyenne les barèmes suivants : Durée du prêt Taux moyen  15 ans 3,30 % 20 ans 3,50 % 25 ans  3,60 % Ces taux sont indiqués hors assurance emprunteur, dont le coût peut varier entre 0,10 % et 1 % selon l’âge, l’état de santé et le profil de l’emprunteur. Un contexte géopolitique sous tension Cette remontée des taux s’explique principalement par le retour des tensions inflationnistes. Les conflits internationaux perturbent plusieurs secteurs stratégiques, à commencer par l’énergie, les matières premières, le transport maritime et le commerce international. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite une grande partie des hydrocarbures mondiaux, cristallise particulièrement les inquiétudes. Un blocage durable pourrait provoquer une nouvelle flambée des prix de l’énergie et accentuer l’inflation en Europe.  L'inflation annuelle se situe à 3,0 % dans la zone euro et à 2,2 % en France selon les derniers chiffres consolidés d'avril 2026 validés par Eurostat et l'Insee en mai 2026. Or, lorsque l’inflation augmente, les banques centrales réagissent généralement en relevant leurs taux directeurs afin de freiner la hausse des prix. Quel rôle joue la BCE dans l’évolution des taux de crédit immobilier ? La Banque centrale européenne (BCE) influence directement le coût du crédit dans la zone euro. Depuis plusieurs mois, elle maintient ses taux directeurs sans changement, malgré un environnement économique fragile. Mais cette stratégie pourrait évoluer rapidement si l’inflation repart durablement à la hausse. Une hausse des taux directeurs dès l’été ? Les analystes financiers estiment que la BCE pourrait intervenir dès les prochains mois si les tensions inflationnistes persistent. Une augmentation des taux directeurs aurait alors un impact mécanique sur les banques commerciales. En pratique, cela signifie que : les établissements bancaires emprunteraient plus cher ; les crédits immobiliers deviendraient plus coûteux ; les barèmes proposés aux particuliers remonteraient progressivement. C’est dans ce contexte qu’un taux moyen de 3,80 % sur 20 ans est désormais évoqué pour la rentrée ou l’automne 2026. Quel impact d’un taux à 3,80 % sur un crédit immobilier ? Une hausse de quelques dixièmes de point peut sembler limitée, mais elle a des conséquences concrètes sur le coût total du crédit. Exemple pour un emprunt de 250 000 € sur 20 ans avec un taux nominal de 3,50 % : la mensualité est de 1 450 € ; avec un taux de 3,80 % : la mensualité passe à 1 489 €, soit près de 40 € supplémentaires.  Sur 20 ans, le surcoût est de 9 319 €. Cette différence peut réduire la capacité d’emprunt de certains ménages ou compliquer le respect du taux d’endettement maximal imposé par les banques. Une capacité d’achat immobilière réduite Lorsque les taux augmentent, les mensualités grimpent, le coût total du crédit progresse et certains emprunteurs doivent revoir leur budget à la baisse. Un ménage qui peut aujourd’hui acheter un bien à 250 000 € devra se contenter d’un bien moins cher pour conserver une mensualité identique, conforme à sa capacité d’endettement. Attention au taux d’usure L’autre problématique d’une hausse rapide de taux est la survenance de l’effet ciseau. Les taux d’usure des crédits immobiliers sont calculés tous les trimestres, un rythme qui peut s’avérer trop lent face à une remontée des taux d’intérêts. Même un emprunteur solvable ne peut obtenir de financement bancaire si le TAEG (Taux Annuel Effectif Global) excède le taux d’usure en vigueur sur la durée de son crédit. Rappelons que le TAEG est l’indicateur du coût final d’un prêt immobilier car il intègre tous les frais liés à l'obtention du financement, dont l’assurance emprunteur, deuxième dépense après les intérêts d’emprunt. Le seul levier pour valider le crédit est l’assurance emprunteur, car le produit est négociable. La loi vous permet de choisir librement le contrat. En mettant les offres en concurrence via un comparateur d’assurance de prêt immobilier, vous pouvez faire baisser votre TAEG et rester sous l’usure. Les taux immobiliers vont-ils réellement atteindre 3,80 % ? Aujourd’hui, personne ne peut garantir avec certitude l’évolution des taux immobiliers dans les prochains mois. Toutefois, plusieurs signaux montrent que le marché reste sous pression : inflation encore élevée  tensions géopolitiques persistantes  incertitudes énergétiques  politique monétaire de la BCE. Le scénario d’un taux moyen à 3,80 % sur 20 ans à l’automne 2026 est donc pris au sérieux par de nombreux spécialistes du financement immobilier. Pour autant, cela ne signifie pas qu’il faut se précipiter sans réflexion. Un projet immobilier réussi repose avant tout sur : un budget cohérent un bien adapté un financement équilibré une vision à long terme. Dans un marché instable, la prudence reste souvent le meilleur réflexe. Faut-il emprunter rapidement avant une hausse des taux ? Face à ces perspectives, de nombreux acheteurs hésitent. Certains souhaitent accélérer leur projet immobilier afin de sécuriser un taux avant une éventuelle hausse à l’automne. Mais cette stratégie n’est pas toujours la meilleure. Emprunter vite peut avoir des avantages Si votre projet immobilier est déjà bien avancé, emprunter maintenant peut effectivement présenter plusieurs intérêts : profiter de taux encore relativement stables  sécuriser sa capacité d’emprunt  éviter une hausse du coût total du crédit  obtenir plus facilement un accord bancaire avant un durcissement des conditions. Pour les profils solides disposant d’un apport personnel, d’une situation professionnelle stable et d’un taux d’endettement maîtrisé, attendre plusieurs mois ne présente pas forcément d’avantage. Attention aux décisions prises dans la précipitation Même si les taux remontent, acheter dans l’urgence peut entraîner des erreurs coûteuses. Un mauvais achat immobilier reste un mauvais investissement. Vouloir absolument “bloquer un taux” ne doit pas faire oublier l’essentiel : la qualité du projet immobilier. Acheter trop vite peut conduire à : négliger certains défauts du bien  surestimer sa capacité financière  accepter un emplacement peu adapté  sous-estimer les travaux ou charges futures. Un taux légèrement plus bas ne compensera jamais un achat mal préparé ou un financement trop fragile. Comment bien préparer son crédit immobilier en 2026 ? Dans ce contexte incertain, la meilleure stratégie consiste souvent à préparer son dossier le plus sérieusement possible plutôt qu’à céder à la panique. Optimiser son profil emprunteur Pour obtenir un bon taux malgré la hausse du marché, il est conseillé de : réduire ses crédits en cours, notamment solder les prêts à la consommation qui sont proches du terme éviter les découverts bancaires  constituer un apport personnel  stabiliser sa situation professionnelle  comparer plusieurs banques. Optimiser l’assurance emprunteur L’assurance de prêt représente une part importante du coût total du crédit immobilier. Pourtant, de nombreux emprunteurs se concentrent uniquement sur le taux bancaire. Comparer les contrats d’assurance emprunteur peut permettre de réaliser plusieurs milliers d’euros d’économies sur la durée du prêt.

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Franchises médicales : bientôt prélevées sur votre compte bancaire et fin de certaines exemptions ?

Chaque année, les franchises médicales non payées par les assurés représentent 1,5 milliard d’euros de perte pour l’Assurance Maladie. Dans son rapport sur l’application de la loi de financement de la Sécurité Sociale, la Cour des comptes préconise de ponctionner directement les comptes bancaires des patients pour récupérer ce manque à gagner. L’institution propose également de revoir les cas d'exemption de franchises médicales et de participations forfaitaires.  Le déficit abyssal de la Sécurité Sociale La situation financière de la Sécurité Sociale inquiète fortement la Cour des comptes. Dans son rapport publié le 27 mai, l’institution estime que les comptes sociaux se dégradent rapidement et que des mesures fortes devront être prises dans les prochaines années. Le déficit de la Sécurité Sociale a en effet fortement progressé ces 3 dernières années : 10,8 milliards d’euros en 2023  15,3 milliards d’euros en 2024  21,6 milliards d’euros en 2025. En seulement 2 ans, le déficit a donc doublé. La branche maladie reste la plus touchée avec près de 15,9 milliards d’euros de déficit, devant la branche vieillesse. Pour la Cour des comptes, la situation devient préoccupante, d’autant plus que les conséquences économiques des tensions géopolitiques internationales pourraient encore fragiliser les finances publiques. L’institution estime ainsi que la Sécurité Sociale ne dispose plus de réserves suffisantes pour absorber un nouveau choc économique. Pourquoi les franchises médicales sont dans le viseur ? Afin de rétablir l’équilibre des comptes sociaux d’ici 2030, la Cour des comptes demande un effort supplémentaire de 6 milliards d’euros par an. Parmi les pistes évoquées figure un renforcement des franchises médicales et des participations forfaitaires. Pour rappel, la franchise médicale correspond à la somme qui reste à la charge du patient après remboursement de la Sécurité Sociale. Elle s’applique sur : les médicaments  les actes paramédicaux  les transports sanitaires. La participation forfaitaire de 2 € concerne quant à elle les consultations médicales et les examens. Elle s’élevait à 1 € avant le 15 mai 2024. Depuis 2024, les franchises médicales ont déjà doublé : 1 euro par boîte de médicament  1 euro par acte paramédical  4 euros par transport sanitaire. Le plafond annuel reste fixé à 50 euros par assuré. La Cour des comptes considère toutefois que ces dispositifs pourraient être encore renforcés afin de réduire les dépenses d’assurance maladie. Important : les contrats de mutuelle responsable n’ont pas le droit de prendre en charge les franchises médicales et participations forfaitaires : ces sommes sont définitivement dues par le patient. Un prélèvement direct des franchises médicales sur les comptes bancaires des assurés  Parmi les propositions les plus sensibles figure la possibilité de récupérer automatiquement les franchises médicales non réglées directement sur les comptes bancaires des assurés. Aujourd’hui, les franchises et participations forfaitaires sont généralement déduites des remboursements effectués par l’Assurance Maladie. Toutefois, lorsque les remboursements sont insuffisants ou inexistants, certaines sommes restent impayées. Selon la Cour des comptes, ces montants non récupérés représenteraient environ 1,5 milliard d’euros chaque année. Pour limiter ces pertes, l’institution recommande donc de mettre en place un mécanisme de prélèvement automatique bancaire. L’objectif serait de sécuriser le recouvrement des franchises médicales et d’améliorer les recettes de l’Assurance Maladie. Une telle mesure pourrait toutefois susciter de nombreuses critiques : risque de fragilisation des ménages modestes  complexité administrative  multiplication des prélèvements automatiques  crainte d’un recul de l’accès aux soins. Pour le moment, aucune décision gouvernementale n’a été prise, mais le sujet pourrait revenir dans les prochains débats sur le financement de la Sécurité Sociale pour 2027. Les soins dentaires bientôt concernés par les franchises médicales ? Autre piste évoquée : l’extension des franchises médicales à de nouveaux soins, notamment les soins dentaires. Actuellement, les consultations chez le dentiste ou les soins courants comme le détartrage ou le traitement d’une carie ne sont pas concernés par les franchises médicales. La Cour des comptes propose désormais qu’une somme de 1 à 2 euros reste à la charge du patient pour certains actes dentaires remboursés par l’Assurance Maladie. Cette mesure avait déjà été envisagée lors des discussions autour du budget de la Sécurité sociale 2026, mais le gouvernement n’avait finalement pas réussi à faire adopter cet élargissement en raison de son caractère très impopulaire. Pour les assurés, cela pourrait entraîner une augmentation du reste à charge, notamment pour les personnes ayant besoin de soins dentaires réguliers. Vers la fin de certaines exemptions de franchises médicales ? La Cour des comptes souhaite également revoir les cas d’exonération actuellement prévus par la réglementation. Aujourd’hui, plusieurs catégories de personnes sont dispensées de franchises médicales et de participations forfaitaires, notamment : les mineurs  les femmes enceintes à partir du sixième mois de grossesse  les bénéficiaires de la Complémentaire Santé Solidaire (CSS)  les bénéficiaires de l’Aide Médicale d’État (AME)  les victimes d’actes de terrorisme. Pour les Sages de la rue Cambon, ces exemptions pourraient être réduites afin d’augmenter les recettes de l’Assurance Maladie. Cette proposition risque cependant de provoquer un important débat politique et social. Les associations de patients et les représentants des usagers de santé pourraient dénoncer une mesure pénalisant les publics les plus fragiles. Les femmes enceintes et les mineurs pourraient notamment être particulièrement concernés par cette remise en question des exonérations. Les transports sanitaires également dans le collimateur Les dépenses liées aux transports de patients constituent un autre sujet de préoccupation pour la Cour des comptes. Entre 2019 et 2024, les dépenses de transports sanitaires ont progressé de près de 30 %, soit beaucoup plus rapidement que l’ensemble des dépenses d’assurance maladie. Le coût total des transports sanitaires atteint désormais plus de 6 milliards d’euros. Pour freiner cette hausse, plusieurs mesures sont envisagées : limiter certains motifs de prise en charge  développer davantage les transports partagés  renforcer les contrôles  mettre en place des quotas  généraliser la géolocalisation des véhicules sanitaires  améliorer la traçabilité de la facturation. Ces évolutions pourraient modifier les conditions de prise en charge des taxis conventionnés et des ambulances dans les prochaines années. Même si ces recommandations ne sont pas encore appliquées, elles pourraient inspirer les prochains projets de loi de financement de la Sécurité Sociale. Les assurés devront donc suivre avec attention les futures réformes susceptibles d’alourdir leur reste à charge en matière de santé.