Crédit immobilier : toutes les infos pour emprunter en septembre 2023

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Vous souhaitez finaliser votre projet immobilier en cette rentrée de septembre ?  L’accès au crédit reste compliqué pour une grande majorité d’emprunteurs et mais armé des bonnes informations, vous pourrez maximiser vos chances de décrocher votre financement bancaire. Taux d’emprunt, usure, politique des banques et levier de l’assurance de prêt, voici tout ce qu’il faut savoir pour décrocher votre crédit.

Taux toujours plus hauts

La progression des taux est toujours d’actualité en septembre. La rentrée est synonyme de coût du crédit immobilier plus élevé. Les barèmes de taux reçus par les courtiers font état de hausses sur toutes les durées et dans toutes les enseignes bancaires. Voici, selon les maturités, les taux moyens observés (hors assurance de prêt immobilier et frais de garantie) :

  • sur 10 ans : autour de 3,50%
  • sur 15 ans : entre 3,75% et 4,05%
  • sur 20 ans : entre 3,90% et 4,20%
  • sur 25 ans : entre 4,10% et 4,50%

Le taux proposé par la banque est bien entendu personnalisé au regard du profil de l’emprunteur. Les excellents dossiers peuvent obtenir des décotes substantielles de quelques points voire dizaines de points, tandis que les profils plus risqués écopent de taux au-delà des moyennes affichées, qui se rapprochent dangereusement de l’usure. De manière marginale pour le moment, la barre des 5% est franchie sur la durée de 25 ans.

En l’espace de dix-huit mois, on est passé de 1% à près de 4% sur 20 ans, une progression phénoménale à mettre au compte des contraintes monétaires qui pèsent sur les établissements de crédit. Le taux de refinancement de la Banque Centrale Européenne a subi neuf hausses successives entre juillet 2022 et juillet 2023, passant de 0% à 4,25%. Les banques commerciales ajustent leurs barèmes en conséquence, ce qui a pour effet de renchérir drastiquement le coût du crédit pour les particuliers et les entreprises. Le relèvement des taux bancaires de manière plus régulière est aussi la conséquence de la mensualisation du taux d’usure, en place depuis février 2023.

Nouvelle progression du taux d’usure

Sans surprise, en corrélation avec la hausse des taux d’intérêts durant les semaines précédentes, les taux d’usure poursuivent leur remontée. Pour le mois de septembre, les taux plafonds sont les suivants :

  • prêts à taux fixe d’une durée inférieure à 10 ans : 4,23%
  • prêts à taux fixe d’une durée comprise entre 10 et moins de 20 ans : 5,28%
  • prêts à taux fixe d’une durée de 20 ans et plus : 5,56%
  • prêts à taux variable : 5 13%
  • prêts relais : 5,53%

Le crédit immobilier est plus cher en septembre 2023, un phénomène qui se répète de mois en mois. La période bénie avec des taux autour de 1% est bel et bien terminée, et il ne faut pas escompter un retour à des valeurs si basses. On peut toutefois espérer une stabilisation des taux une fois que la BCE aura achevé son programme de relèvement des taux directeurs, quand l’inflation sera proche de l’objectif des 2%.

Souvenez-vous que le taux d’usure exprime le TAEG (Taux Annuel Effectif Global) à ne pas dépasser. Au-delà des intérêts, cet indicateur du coût global d’un crédit immobilier contient obligatoirement tous les autres frais liés à l’obtention du prêt : frais de dossier, frais de garantie (hypothèque ou caution), primes d’assurance emprunteur et autres dépenses annexes exigées par le prêteur (expertise du bien, frais d’ouverture et de tenue de compte, etc).

On observe que la réglementation n’est pas équitable. Avec un taux d’usure qui reste le même quelle que soit la durée à partir de 20 ans, ceux qui empruntent sur les maturités les plus longues sont pénalisés de fait, car l’espace pour intégrer tous les frais imposés se réduit.

Exigences des banques

L’accès au crédit immobilier est aussi régi par les règles du HCSF (Haut Conseil de Stabilité Financière) auxquelles doivent se conformer les banques depuis deux ans :

  • Le taux d’endettement est plafonné à 35% des revenus nets avant impôts, assurance de prêt comprise.

  • La durée de remboursement est limitée à 25 ans (voire 27 ans en cas d’achat en VEFA et dans l’ancien avec travaux de rénovation d’un montant au moins équivalent à 25% du montant de l’opération).

Compte tenu de ces contraintes imposées juridiquement, les banques sont devenues plus réticentes et octroient des financements sous réserve d’un apport personnel suffisant et de l’existence d’une épargne résiduelle significative. Il faut au bas mot mettre sur la table 20% du montant de l’opération immobilière et bénéficier d’une épargne de précaution post-crédit d’au moins six mensualités pour convaincre le banquier. 

Autre paramètre pris en compte : le DPE. Le diagnostic immobilier compte pour obtenir son crédit depuis la mise en œuvre de la nouvelle réglementation sur la performance énergétique de l’habitat. Les investisseurs en locatif doivent donc être très vigilants quant à la qualité du bien qu’ils souhaitent acquérir. Un logement classé F ou G sur l’échelle du DPE risque fort de ne pas pouvoir être financé par un crédit bancaire si l’emprunteur ne dispose pas des fonds nécessaires à la rénovation ou s’il ne peut intégrer le montant des travaux dans le prêt d’acquisition. 

Optimiser son taux d’endettement avec l’assurance emprunteur

La capacité d’emprunt diminue à mesure que les taux augmentent. Il existe une solution pour minimiser l’effet néfaste de ce renchérissement : la délégation d’assurance emprunteur. Faites valoir votre droit au libre choix du contrat d’assurance en vertu de la loi Lagarde et souscrivez un contrat alternatif à la proposition bancaire pour réduire le poids de l’assurance dans votre TAEG. 

Les assurances externes sont jusqu’à 60% moins chères que les assurances groupe bancaires. Ne vous privez pas de cette opportunité pour faire des économies importantes et diminuer votre taux d’endettement. Pourquoi choisir son assurance emprunteur plutôt que jouer la facilité avec la formule de la banque ? Pour réduire la facture, mais aussi pour bénéficier de garanties parfaitement adaptées à votre situation. Avec les assurances concurrentes, vous êtes couvert par des garanties sur-mesure qui répondent à vos besoins au meilleur prix. 

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Prêt immobilier et assurance emprunteur : gare aux mensonges pour améliorer son dossier

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C'est dans ce contexte que naît la tentation de présenter une image plus flatteuse que la réalité. Pourtant, cette démarche est contre-productive. Les personnes qui falsifient leur dossier pensent se faciliter la vie, mais elles se fragilisent davantage. En cherchant à rassurer la banque par des moyens détournés, l'emprunteur s'expose à des risques bien plus lourds que le refus initial. Les formes les plus courantes de mensonge en prêt immobilier Les falsifications rencontrées dans les dossiers de crédit immobilier sont variées. Parmi les plus fréquentes : Bulletins de salaire modifiés, avec des montants revus à la hausse Attestations fiscales falsifiées pour masquer des revenus irréguliers ou insuffisants Omissions volontaires concernant des crédits en cours ou des incidents de paiement passés Fausses déclarations sur l'état de santé ou la pratique d’un sport à risques dans le cadre de l'assurance emprunteur Ce dernier point mérite une attention particulière. Pour réduire le montant des cotisations d'assurance, certains emprunteurs avec des risques de santé taisent des pathologies graves préexistantes. Une stratégie à très court terme, aux répercussions potentiellement catastrophiques pour toute la famille. Des contrôles bancaires de plus en plus sophistiqués lors d’une demande de prêt immobilier Des outils de détection renforcés Il serait illusoire de croire que les établissements prêteurs restent aveugles face à ces pratiques. Face à la multiplication des tentatives de fraude, banques et courtiers ont considérablement modernisé leurs méthodes de vérification.  Les outils utilisés aujourd'hui permettent de détecter les anomalies documentaires avec une précision croissante. Concrètement, les vérifications portent sur : l'authenticité des documents via des bases de données croisées la cohérence entre les revenus déclarés et les mouvements bancaires réels le recoupement avec les informations de l'administration fiscale l'analyse des métadonnées des fichiers transmis numériquement La fragilité des faux documents s'accroît donc à mesure que les technologies de contrôle progressent. Ce qui pouvait passer inaperçu il y a dix ans est aujourd'hui décelé bien plus facilement. Un risque qui ne disparaît pas après la signature Une idée reçue consiste à croire que si le mensonge n'est pas détecté au moment de l'instruction du dossier, le danger est écarté. C'est une erreur. La vérité peut émerger des années plus tard, lors d'un sinistre, d'un contrôle fiscal ou d'un contentieux, avec des conséquences tout aussi graves. “Quand le mensonge prend l'ascenseur, la vérité prend l'escalier. Même si elle met plus de temps, la vérité finit toujours par arriver ! “ (citation anonyme) Les conséquences juridiques et financières d'une fausse déclaration La résiliation du contrat d'assurance emprunteur C'est l'une des sanctions les plus redoutables. L'article L.113-8 du Code des assurances autorise l'assureur à annuler rétroactivement un contrat en cas de fausse déclaration intentionnelle. Cela signifie que toutes les primes versées sont perdues, et que l'assurance ne jouera pas son rôle protecteur en cas de coup dur. Les situations concernées incluent notamment : Un décès lié à une maladie non déclarée lors de la souscription Une incapacité de travail due à une pathologie préexistante dissimulée Un invalidité reconnue après la signature du contrat Dans ces cas, c'est l'emprunteur, ou sa famille, qui devra assumer seul le remboursement du prêt. Le remboursement immédiat du capital emprunté Si la banque découvre une fraude après l'octroi du crédit, elle est en droit d'exiger le remboursement anticipé de la totalité des sommes prêtées. Une clause de résolution du contrat de prêt peut être activée, plaçant l'emprunteur dans une situation financière bien plus difficile que celle qu'il cherchait initialement à éviter. Des poursuites judiciaires possibles Au-delà des sanctions contractuelles, la falsification de documents peut constituer un délit pénal. L'usage de faux est réprimé par le Code pénal et peut entraîner : des amendes significatives : 45 000 € pour faux et usage de faux ; 75 000 € en cas de falsification d’un document administratif (passeport, carte d’identité) des peines d'emprisonnement selon la gravité des faits : 3 ans pour faux et usage de faux ; 5 ans pour falsification d’un document administratif une inscription au fichier des incidents de remboursement des crédits (FICP) de la Banque de France rendant tout futur accès au crédit quasi impossible Obtenir son prêt immo : miser sur la transparence et l'accompagnement professionnel Le courtier, un allié face aux situations complexes Plutôt que de bâtir un dossier sur des fondations fragiles, il existe une voie bien plus sûre : celle de l'honnêteté accompagnée d'un expert. Le rôle du courtier en crédit immobilier est précisément d'identifier des solutions adaptées à des profils qui sortent des sentiers battus. Même quand la situation est compliquée, des solutions existent. Elles demandent parfois plus de temps, mais elles sont solides. Un dossier sincère, présenté intelligemment, a bien plus de valeur aux yeux d'un établissement prêteur qu'un dossier parfait sur le papier mais truffé d'inexactitudes. Quant au courtier en assurance de prêt, il accompagne l’emprunteur dans sa recherche d’une solution d’assurance adaptée à son profil au meilleur prix, son devoir de conseil l’obligeant à informer son client qu’il doit fournir des renseignements de toute bonne foi lors de la souscription. Ce que la transparence permet concrètement Opter pour une démarche honnête offre plusieurs avantages concrets : Une relation de confiance avec la banque et le courtier, facilitant les négociations Un contrat d'assurance valide, qui protège réellement en cas d'accident de la vie (décès, invalidité, incapacité de travail) Une tranquillité d'esprit sur la durée du prêt, sans crainte d'être démasqué Des conditions de remboursement adaptées à la capacité réelle de l'emprunteur Une protection pour la famille, qui ne se retrouvera pas à hériter d'une dette impossible à honorer Mentir sur son dossier de crédit immobilier, c'est jouer à un jeu dangereux. Les banques disposent des outils pour détecter la fraude, le droit protège les assureurs contre les fausses déclarations, et les conséquences peuvent s'étendre sur des années. La transparence, même inconfortable au départ, reste la seule stratégie véritablement gagnante.

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Mutuelle santé : quel remboursement pour les dispositifs médicaux connectés en 2026 ?

Montres connectées, tensiomètres intelligents, glucomètres reliés à une application… Les dispositifs médicaux connectés connaissent un essor fulgurant. Ils s’imposent désormais comme des outils incontournables de prévention et de suivi des maladies chroniques. Mais une question revient souvent chez les assurés : la mutuelle santé rembourse-t-elle ces équipements innovants ? Entre cadre réglementaire, rôle de l’Assurance maladie et garanties des complémentaires santé, la réponse est plus nuancée qu’il n’y paraît. Qu’est-ce qu’un dispositif médical connecté ? Les dispositifs médicaux connectés regroupent tous les équipements capables de collecter, analyser et transmettre des données de santé via une connexion numérique. Une définition encadrée Un dispositif médical connecté est reconnu comme tel lorsqu’il : a une finalité médicale (diagnostic, prévention, suivi ou traitement) est certifié conforme aux normes européennes (marquage CE médical) peut être utilisé dans un cadre médical, parfois avec prescription Exemples de dispositifs concernés Parmi les plus courants, on retrouve : les lecteurs de glycémie connectés (pour les personnes diabétiques) les tensiomètres intelligents les balances connectées médicalisées les capteurs d’activité prescrits dans certains parcours de soins certains objets de télésurveillance médicale Attention : tous les objets connectés ne sont pas considérés comme des dispositifs médicaux. Une montre connectée grand public, par exemple, n’en est pas un, même si elle enregistre vos données de santé (taille, poids, rythme cardiaque, etc.). Quelle prise en charge des dispositifs médicaux connectés par l’Assurance maladie en 2026 ? Avant de parler de mutuelle, il faut comprendre le rôle de l’Assurance maladie, qui constitue la base du remboursement. Le principe : une inscription sur une liste officielle Pour être remboursé par la Sécurité Sociale, un dispositif médical doit figurer sur la Liste des Produits et Prestations Remboursables (LPPR). Cela implique : une évaluation médicale de son utilité une validation par les autorités de santé un prix de remboursement fixé En 2026, seulement 3 types de dispositifs connectés sont bien inscrits sur cette liste : les dispositifs médicaux pour la mesure de la glycémie capillaire (sur une goutte de sang) : permettent l’autosurveillance glycémique (ASG), autopiqueurs et lecteurs (type ACCU-CHECK) les systèmes de mesure en continu du glucose interstitiel (remplace la mesure de la glycémie capillaire) : uniquement les dispositifs Dexcom One et Dexcom One+ les systèmes d’autosurveillance du glucose interstitiel Freestyle Libre 2 et 3 Un remboursement encore limité Malgré les avancées, la prise en charge reste encadrée : elle dépend d’une prescription médicale obligatoire (médecin généraliste, diabétologue, pédiatre, sage-femme) elle concerne surtout des pathologies spécifiques (diabète de type 1, diabète gestationnel, certains diabètes de type 2) le remboursement est parfois partiel, avec un reste à charge les prix de vente sont plafonnés (par exemple 58,08 € pour l’ACCU-CHECK). On constate que très peu de dispositifs connectés sont couverts par l’Assurance Maladie. Même le tensiomètre, pourtant utile en cas d’hypertension ou de facteur de risque cardio-vasculaire, ne bénéficie d’aucune prise en charge du régime général. La mutuelle santé peut-elle compléter le remboursement des dispositifs de santé connectés ? C’est ici que la mutuelle santé entre en jeu. Son rôle est de compléter les remboursements de l’Assurance Maladie. Cas n°1 : dispositif déjà remboursé par la Sécurité Sociale Lorsque le dispositif figure sur la LPPR : la mutuelle peut compléter le ticket modérateur ;  certaines offres prennent en charge les dépassements éventuels ;  les contrats de mutuelle haut de gamme peuvent prendre en charge l’intégralité de la dépense.  Cas n°2 : dispositif non remboursé par la Sécurité sociale C’est la situation la plus fréquente pour les objets connectés. Dans ce cas : la mutuelle n’a aucune obligation de remboursement tout dépend des garanties de mutuelle santé prévues dans le contrat Certaines complémentaires proposent toutefois : un forfait “médecine douce et prévention” un budget annuel pour équipements innovants des offres spécifiques liées à la e-santé Un tensiomètre, qui coûte entre 30 € et 80 €, peut être pris en charge dans le cadre du forfait prévention de votre mutuelle, si vous avez opté pour cette garantie. Vérifiez toutefois si le remboursement n’est pas conditionné à une prescription médicale ou un modèle précis. Mutuelles et innovation en santé : vers une prise en charge élargie ? Face à l’essor des technologies de santé, les mutuelles commencent à adapter leurs offres. Une évolution progressive des garanties Certaines mutuelles intègrent désormais : des forfaits prévention élargis la prise en charge de solutions de télésuivi des partenariats avec des start-ups de la e-santé L’objectif est clair : encourager la prévention pour limiter les dépenses de santé à long terme. Le rôle des contrats responsables Les contrats de mutuelle responsable, qui représentent l’immense majorité du marché, imposent certaines limites : Ils doivent respecter un cadre réglementaire strict. Ils privilégient les actes et produits reconnus par l’Assurance maladie, dans le respect du parcours de soins coordonnés. Le remboursement des produits de santé connectés ne fait pas partie du cahier des charges. Résultat : les innovations mettent parfois du temps à être intégrées. Quels critères pour espérer un remboursement des dispositifs médicaux connectés ? Pour maximiser vos chances de prise en charge, plusieurs éléments sont déterminants. 1. La reconnaissance médicale du dispositif marquage CE médical obligatoire validation scientifique usage recommandé par un professionnel de santé 2. La prescription médicale Dans de nombreux cas, une ordonnance est indispensable pour : déclencher le remboursement justifier l’utilité thérapeutique 3. Le contrat de mutuelle Tous les contrats ne se valent pas. Vérifiez notamment : les forfaits prévention les plafonds annuels les exclusions de garantie Une mutuelle pas chère d’entrée de gamme couvrira rarement ces équipements. Quels dispositifs connectés sont les mieux remboursés par les mutuelles ? En pratique, certains équipements bénéficient déjà d’une meilleure prise en charge. Les dispositifs pour maladies chroniques Ce sont les mieux couverts : capteurs de glucose dispositifs de suivi cardiaque solutions de télésurveillance médicale Ils répondent à un enjeu de santé publique, ce qui favorise leur remboursement. Les objets de prévention : encore en retrait En revanche, les produits suivants restent généralement non remboursés, car considérés comme du confort : montres connectées trackers d’activité applications de bien-être Faut-il adapter sa mutuelle en 2026 ? Avec l’évolution rapide des technologies de santé, il peut être pertinent de revoir son contrat. Les profils concernés Vous avez intérêt à vérifier votre couverture si vous : souffrez d’une maladie chronique ou d’une ALD (Affection de Longue Durée) utilisez déjà des dispositifs connectés souhaitez investir dans la prévention Les points à comparer Si vous adhérez à un contrat de complémentaire santé individuel, vous avez le droit de le résilier quand vous le souhaitez après une année de souscription. Grâce à la résiliation infra-annuelle en mutuelle santé, vous pouvez économiser jusqu’à 300 € par an à garanties équivalentes.  Avant de changer de mutuelle, analysez : les forfaits équipements médicaux les garanties liées à la télésanté les services d’accompagnement (applications, coaching santé…) Une mutuelle innovante peut offrir un réel avantage.

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Médecins non conventionnés : fin du remboursement des prescriptions en janvier 2027

À partir du 1er janvier 2027, une évolution réglementaire majeure va modifier les règles de remboursement des soins en France. Une disposition issue de la loi de financement de la Sécurité sociale prévoit en effet de supprimer la prise en charge par l’Assurance Maladie des prescriptions réalisées par des médecins non conventionnés. Cette mesure concerne directement les praticiens dits de « secteur 3 », qui exercent en dehors du cadre conventionnel et appliquent des honoraires libres. Une réforme qui cible les prescriptions des médecins hors convention Jusqu’à présent, même si les consultations auprès de médecins non conventionnés sont très faiblement remboursées, les prescriptions qu’ils établissent (médicaments, examens, actes médicaux) peuvent encore ouvrir droit à un remboursement par l’Assurance Maladie. Ce ne sera bientôt plus le cas. À compter de janvier 2027, les produits de santé, actes et prestations prescrits par ces praticiens ne donneront plus lieu à aucun remboursement. Cette évolution marque un durcissement significatif du cadre de prise en charge de la part du régime général, avec des conséquences concrètes pour les patients qui consultent ces professionnels du secteur 3. Qu’est-ce qu’un médecin non conventionné ? Les médecins non conventionnés du secteur 3 sont des praticiens qui ont fait le choix de ne pas adhérer à la convention médicale signée entre les professionnels de santé et l’Assurance Maladie. Contrairement aux médecins de secteur 1 (tarifs opposables) et de secteur 2 (honoraires libres, déterminés avec tact et mesure), ils fixent leurs tarifs sans contrainte réglementaire. En pratique, leur présence reste marginale dans le système de santé français. Les estimations varient toutefois selon les sources : environ 800 médecins exerçant en secteur 3 d’après une étude du Sénat   autour de 1 300 professionnels selon les organisations représentatives de ces praticiens. Le secteur 3 est donc très minoritaire, comparativement aux secteurs 1 et 2 où environ 108 000 médecins exercent aujourd’hui. Cette situation s’explique en grande partie par les faibles niveaux de remboursement associés à ces consultation, à savoir sur la base d’un tarif d’autorité très faible (16% des tarifs conventionnés) avec une prise en charge dérisoire : de 0,43 € à 0,61 € pour une consultation chez un généraliste du secteur 3 de 0,85 € à 1,22 € pour une consultation chez un spécialiste du secteur 3. Quant aux prescriptions, elles sont remboursées au taux habituel du secteur conventionné… jusqu’au 31 décembre 2026. Pourquoi la fin du remboursement du secteur 3 ? La suppression du remboursement des prescriptions des médecins non conventionnés s’inscrit dans une logique de régulation des dépenses de santé et d’incitation à respecter le cadre conventionnel. En effet, le système actuel repose largement sur un équilibre entre liberté tarifaire et accès aux soins. En limitant la prise en charge des actes liés aux praticiens hors convention, les pouvoirs publics cherchent à orienter les patients vers des médecins conventionnés, tout en maîtrisant les dépenses de l’Assurance Maladie. Comment vérifier le secteur de votre médecin ? Avant de consulter, il est utile de connaître le statut conventionnel du professionnel de santé. Plusieurs outils permettent d’obtenir cette information rapidement : L’annuaire en ligne de l’Assurance Maladie permet de rechercher un praticien par nom et localisation  Les plateformes de prise de rendez-vous médical, comme Doctolib, indiquent généralement le secteur d’exercice (secteur 1, secteur 2 ou non conventionné). Si la mention « secteur 3 » ou « non conventionné » apparaît, cela signifie que le médecin pratique des honoraires libres et que ses prescriptions ne seront plus remboursées à partir de 2027. Quelles conséquences pour les patients ? L’impact de cette réforme concerne le coût des actes et produits prescrits par les praticiens de secteur 3. Sur le remboursement des consultations Aujourd’hui déjà, les consultations chez les médecins non conventionnés donnent lieu à des remboursements très faibles. Cette situation ne changera pas après 2027. Les assurés continueront à être remboursés sur la base de tarifs d’autorité très bas comme indiqué plus haut. Sur les prescriptions médicales et autres produits de santé C’est sur ce point que la réforme est la plus structurante. À partir de 2027 : Les médicaments prescrits par un médecin non conventionné ne seront plus remboursés ; Les examens médicaux (analyses, imagerie, etc.) ne donneront plus lieu à une prise en charge ; Les actes paramédicaux prescrits (kinésithérapie, soins infirmiers…) ne seront plus couverts non plus ; Le transport sanitaire ne sera plus pris en charge. En d’autres termes, consulter un médecin de secteur 3 impliquera d’assumer l’intégralité des frais liés aux soins prescrits. Médecin de secteur 3 : quel rôle pour la mutuelle santé ? Les complémentaires santé interviennent en relais de l’Assurance Maladie. Elles calculent leurs remboursements à partir d’une base appelée « Base de Remboursement de la Sécurité Sociale » (BRSS). Or, si l’Assurance Maladie ne prend plus en charge un acte ou une prestation, cette base disparaît. Cela a des conséquences directes : Pour les consultations : la prise en charge reste très limitée, car la plupart des contrats sont des mutuelles responsables qui excluent le remboursement des dépassements d’honoraires des médecins non conventionnés en vertu du cahier des charges ; Pour les prescriptions : en l’absence de remboursement par la Sécurité sociale, les mutuelles ne peuvent généralement plus intervenir. Il existe toutefois des exceptions. Certains contrats proposent des garanties spécifiques sous forme de forfaits pour les frais non remboursés (médecine douce, acte hors nomenclature, etc.). Dans ce cas, une partie des dépenses pourrait être prise en charge, mais cela dépend entièrement des conditions du contrat. Une vigilance accrue sur votre contrat Face à cette évolution, il est essentiel d’anticiper et de vérifier les garanties de votre complémentaire santé. Plusieurs réflexes sont à adopter : Relire attentivement votre tableau de garanties de votre mutuelle santé Identifier les éventuels forfaits pour soins non remboursés par la Sécu Vérifier les exclusions liées aux médecins non conventionnés   Contacter votre assureur ou votre conseiller pour obtenir des précisions. Dans certains cas, il peut être pertinent d’adapter votre contrat si vous consultez régulièrement des praticiens hors convention. La résiliation infra-annuelle en mutuelle santé vous permet de dénoncer votre contrat actuel à tout moment après une année de souscription. Vous pouvez ainsi mettre les offres en concurrence via un comparateur de mutuelle santé et sélectionner une complémentaire non responsable qui ne soit pas soumise à des contraintes réglementaires. Faut-il éviter les médecins non conventionnés ? La question mérite d’être posée, mais la réponse dépend de votre situation personnelle. Certains patients choisissent ces praticiens pour des raisons spécifiques : spécialisation, approche thérapeutique, expertise, disponibilité ou réputation. Cependant, avec la réforme de 2027, le coût global des soins associés à ces consultations va fortement augmenter. Il sera donc nécessaire d’arbitrer entre la liberté de choix du praticien et le niveau de remboursement. Ce qu’il faut retenir La fin du remboursement des prescriptions des médecins non conventionnés constitue un tournant important dans la politique de santé. À partir de 2027 : Les produits et actes prescrits par ces praticiens ne seront plus pris en charge par l’Assurance Maladie. Les mutuelles seront, dans la plupart des cas, incapables de compenser cette absence de remboursement. Les patients devront assumer des frais de santé potentiellement élevés. Dans ce contexte, s’informer sur le secteur de son médecin et sur les garanties de sa complémentaire santé devient indispensable pour éviter les mauvaises surprises financières.