Crédit immobilier en France : le moins cher d’Europe en 2023

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L'affirmation vient de la Banque de France : notre pays a le crédit immobilier le moins cher de la zone euro. Grand bien nous fasse ! Il n’empêche, les ménages peinent à accéder au financement bancaire depuis la forte remontée des taux d’intérêts dans un contexte où les prix immobiliers ne subissent pas de correction à la baisse significative, auquel s’ajoutent, et non des moindres, des outils de pilotage qui contribuent à freiner davantage cet accès.  

La crise de l’immobilier en France

Quand l’immobilier va, tout va ! L’adage est connu et son contraire pourrait être tout aussi vrai. Le retournement du marché immobilier est acté depuis quelques mois sous l’effet de plusieurs facteurs :

  • La pression exercée sur le pouvoir d’achat des emprunteurs par la hausse des taux d’intérêts : ils ont été multipliés par 4 depuis début 2022, passant de 1,10% en moyenne sur 20 ans (hors assurance de prêt immobilier et coût des sûretés) à 4,35% actuellement. Alimentée par l’inflation, cette hausse l’est aussi par la révision mensuelle et non plus tirmestrielle du taux d’usure depuis février 2023.

  • Les normes de distribution du crédit immobilier qui limitent le taux d’endettement et la durée de remboursement : voir plus bas.

  • L’attentisme des vendeurs sous la double crainte de la baisse des prix et de la réglementation environnementale : les prix immobiliers baissent très modérément et ne peuvent compenser la hausse des taux. Absconses et peu accessibles, les aides à la rénovation énergétique doivent être intégrées dans le crédit immobilier pour répondre à l’injonction visant la décarbonation du secteur.

L’immobilier représente environ 13 points de PIB et plus de 2 millions d’emplois dans le BTP et la commercialisation (promoteurs, agences immobilières, courtiers, notaires, expertise, etc.). Sur un an à fin avril 2023, plus de 500 agences immobilières avaient mis la clef sous la porte, et près de 150 sociétés de courtage avaient fait faillite. Les chiffres sont aussi cruels pour les entreprises de construction (700) et les promoteurs immobiliers (plus de 100), en faillite ou placés sous redressement judiciaire.

Autre donnée illustrant la crise immobilière en 2023 : la mairie de Paris enregistre une baisse de 20% de ses droits de mutation (plus communément appelés « frais de notaires »), soit un trou de 200 millions d’euros dans les caisses de la collectivité. Hors Pyrénées-Orientales, où ils augmentent, tous les départements perdent entre 10% et 40% de recettes de droit de mutation. On vous laisse imaginer l'incidence sur le budget des collectivités pour l'année 2024 : projets à l'arrêt ou annulés, hausse d'impôts locaux ?

Le difficile accès au crédit immobilier en 2023

La chute du nombre de transactions est bel et bien confirmée par les notaires de France qui indiquent un recul de près de 17% sur un an à fin août, du jamais vu depuis dix ans. La production de crédits immobiliers est tombée sous la barre des 10 milliards d’euros, à 9,2 Md€ en septembre et 9,9 Md€ en août, et poursuit sa lente érosion. La Banque de France (BdF) parle de normalisation après des niveaux de taux historiquement bas depuis 2016 et se félicite que le crédit immobilier français soit le moins cher d’Europe et le plus abondant.

Lutter contre l’inflation

Invité le 9 novembre dernier par Radio Classique, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a été interrogé sur les conditions du marché, entre les acheteurs qui ne trouvent pas de prêt et les vendeurs qui ont peur de dilapider leur patrimoine. Selon lui, « la maladie c’est l’inflation et elle est très ressentie par nos concitoyens. Le remède c’est les taux d’intérêt. C’est un remède qui n’est pas agréable mais qui est efficace et qui ancre notre engagement de ramener l’inflation vers 2% ». Dont acte !

La politique monétaire en Europe

Si votre crédit à l’habitat vous coûte plus cher, il faut donc incriminer l’inflation contre laquelle la Banque Centrale Européenne (BCE) tente de lutter en rehaussant ses taux directeurs. En freinant le recours au crédit, elle tire la consommation vers le bas, ce qui contribue à limiter l’indice des prix.

Fin octobre, la BCE a décidé une pause dans le durcissement de sa politique monétaire. Les taux directeurs restent figés, ce qui pourrait signer le début de la fin de la hausse des taux de crédit immobilier. Toutefois, la baisse des taux n’est pas pour demain, car il reste une marge importante avant que l’inflation ne renoue avec le dogme européen des 2% : elle titrait 4% sur un an en octobre, contre 4,9% en septembre.

Une norme d’octroi inadaptée en 2023

La hausse des taux d’intérêts et la progression des prix de l’immobilier ces dernières années sont les deux facteurs qui pèsent sur le pouvoir d’achat immobilier des ménages. Si les prix commencent à s’éroder, notamment dans les grandes villes, et que l’on va vers une baisse des prix en 2024, il est un obstacle majeur que la BdF refuse de voir : les règles d’octroi du HCSF (Haut Conseil de Stabilité Financière).

Édictées fin 2019, en période de taux au plancher, elles sont accusées par bon nombre de professionnels de l’immobilier de ralentir la production de crédit en limitant le taux d’endettement à 35% des revenus nets (assurance emprunteur comprise) et la durée de remboursement à 25 ans (voire 27 ans dans le neuf). Censées protéger les acquéreurs d’un endettement excessif, elles excluent de l’accès au crédit des emprunteurs pourtant solvables. Cependant, le taux d’endettement n’est pas le critère central de l’endettement excessif, le reste à vivre étant le déterminant clef de l’analyse par la banque des capacités financières du ménage emprunteur.

Deux phénomènes contradictoires sont donc en place actuellement :

  1. le resserrement des conditions d’octroi (hausse des taux d’emprunt et règles du HCSF) qui devraient faire baisser les prix : 

  2. une aggravation du déficit structurel du nombre de logements qui favorise la hausse des prix.

Avec des taux d’emprunt supérieurs à 4% et des prix qui fléchissent trop lentement, la seule variable d’ajustement reste l’apport personnel. L’assouplissement des conditions d’accès au crédit n’est pas dans les tiroirs de la BdF, qui a par ailleurs prévu de mettre un terme à la révision mensuelle de l’usure dès janvier 2024. Cette mesure temporaire motivée par la hausse très rapide des taux ne serait plus en phase avec le contexte actuel, l’institution estimant que les freins résultant du mode de calcul trimestriel ont été fortement atténués. 

Ce n’est pas l’avis des courtiers en crédit, activement mobilisés depuis le début de la crise du crédit immobilier et du logement, qui appellent à manifester devant le siège de la BdF le 21 novembre prochain pour faire évoluer les règles d’octroi afin de fluidifier l’accès au crédit, un peu plus d’un an après leur première manifestation en 2022.

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Crédit immobilier : peut-on changer d’assurance emprunteur après plusieurs années ?

Lorsqu’on souscrit un crédit immobilier, l’assurance emprunteur est presque toujours exigée par la banque. Elle protège à la fois l’établissement prêteur et l’emprunteur en cas d’aléas qui compromettraient le remboursement du prêt (décès, invalidité ou incapacité de travail). Bon nombre d’emprunteurs pensent encore qu’il était impossible de modifier cette assurance une fois le crédit signé. Pourtant, la réglementation a profondément évolué ces dernières années. Aujourd’hui, il est tout à fait possible de changer d’assurance emprunteur, même plusieurs années après la signature de son prêt immobilier. Cette évolution ouvre la voie à des économies importantes et à des garanties parfois mieux adaptées à sa situation. Changer d’assurance emprunteur après plusieurs années : est-ce vraiment possible ? Oui, changer d’assurance emprunteur plusieurs années après la signature du prêt est autorisé par la loi. Les réformes successives ont progressivement donné davantage de liberté aux emprunteurs, pour aboutir à la loi Lemoine qui libère l’emprunteur de toute contrainte temporelle. Une évolution progressive de la législation Pendant longtemps, les banques ont imposé presque systématiquement leur contrat d’assurance de groupe, sans possibilité réelle de concurrence. Mais plusieurs lois ont changé la donne : La loi Lagarde (2010) : elle introduit la délégation d’assurance, permettant de choisir une offre externe dès la souscription du crédit. La loi Hamon (2014) : elle autorisait le changement d’assurance pendant la première année du prêt. L’amendement Bourquin (2018) : il permettait la résiliation annuelle à chaque date anniversaire du contrat avec préavis de 2 ou 3 mois. La loi Lemoine (2022) : elle instaure la résiliation à tout moment, sans attendre la date anniversaire, et ce, dès le lendemain de la signature de l’offre de prêt. Grâce à cette dernière réforme, il n’existe plus de limite de durée : un emprunteur peut changer d’assurance quand il le souhaite, même 5, 10 ou 15 ans après la signature du crédit. L’intérêt est tout de même de substituer le contrat au plus tôt pour maximiser les économies. Un droit valable pour tous les crédits immobiliers La résiliation à tout moment de l’assurance emprunteur concerne tous les types de prêts immobiliers destinés à financer : l’achat d’une résidence principale l’achat d’une résidence secondaire un investissement locatif. En pratique, cela signifie qu’un emprunteur peut comparer les offres et changer d’assurance dès qu’il identifie un contrat plus avantageux. Pourquoi changer d’assurance de prêt plusieurs années après ? Remplacer son assurance emprunteur n’est pas seulement une question administrative : cela peut avoir un véritable impact financier. Réduire le coût total du crédit L’assurance représente une part importante du coût global d’un crédit immobilier. Dans certains cas, elle peut représenter jusqu’à 40 % du coût total du prêt. En changeant d’assurance plusieurs années après la souscription, il est possible de : bénéficier d’un tarif plus compétitif adapter la cotisation à son âge ou à son profil réduire le coût total restant de l’assurance. Dans certains cas, les économies peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros sur la durée restante du crédit. Adapter les garanties à sa situation actuelle La situation d’un emprunteur peut évoluer au fil du temps : changement de profession arrêt d’une activité sportive à risque arrêt du tabac amélioration de l’état de santé. Ces évolutions peuvent rendre un nouveau contrat d’assurance plus avantageux ou mieux adapté que celui souscrit à l’origine. Sortir du contrat groupe de la banque Les assurances proposées par les banques sont généralement des contrats collectifs standardisés. Cela signifie que le tarif est mutualisé entre les emprunteurs. Un contrat individuel proposé par un assureur externe peut offrir : un tarif calculé sur le profil réel de l’emprunteur des garanties plus personnalisées parfois des exclusions moins nombreuses. Quelles sont les conditions pour changer d’assurance emprunteur ? Même si la loi autorise la résiliation à tout moment, certaines conditions doivent être respectées pour que la banque accepte le changement. Le principe d’équivalence des garanties La règle essentielle est celle de l’équivalence des garanties. Concrètement, le nouveau contrat doit offrir un niveau de protection au moins similaire à celui de l’assurance actuelle. La banque vérifie notamment : la couverture décès la garantie invalidité permanente  la garantie incapacité de travail les quotités assurées les exclusions de garanties. Si les garanties sont jugées équivalentes avec le contrat initial, la banque ne peut pas refuser la substitution. Une demande formelle auprès de la banque Pour changer d’assurance, vous devez transmettre plusieurs documents : la demande de substitution d’assurance les conditions générales du nouveau contrat le tableau des garanties le tableau d’amortissement du prêt. La banque dispose alors d’un délai de 10 jours ouvrés pour vous répondre. Elle peut : accepter la demande demander des compléments d’information refuser si l’équivalence de garanties n’est pas respectée et vous le faire savoir par écrit de manière exhaustive. Est-ce vraiment intéressant de changer d'assurance emprunteur après plusieurs années ? La possibilité de résilier son assurance emprunteur à tout moment soulève une question légitime : est-il réellement avantageux de changer de contrat plusieurs années après la souscription du crédit immobilier ?  Dans de nombreux cas, la réponse est oui. Toutefois, l’intérêt dépend de plusieurs paramètres comme l’âge de l’emprunteur, le capital restant dû ou encore les garanties du contrat initial. Des économies plus importantes en début de prêt Plus tôt vous engagez la démarche de changer d’assurance, plus important sera le gain potentiel, le coût de l’assurance de prêt étant calculé sur le capital restant dû. Comme indiqué plus haut, vous n’avez pas besoin d’attendre : la substitution peut être réalisée dès le lendemain de la signature de l’offre de prêt. On comprend une lassitude légitime à ne pas vouloir se coltiner de nouveau une lourdeur administrative chronophage et parfois déceptive. Pourtant, en changeant d’assurance, vous pouvez récupérer des milliers d’euros et réduire ainsi la charge financière de votre crédit immobilier. Une opération moins intéressante dans certains cas Même si le changement d’assurance est souvent avantageux, il existe des situations où l’intérêt financier peut être limité. C’est notamment être le cas lorsque : le crédit arrive bientôt à son terme l’emprunteur est beaucoup plus âgé qu’au moment de la souscription le capital restant dû est devenu faible. Ces situations sont parfois cumulatives, le gain potentiel est alors fortement réduit. Il reste donc essentiel de réaliser une simulation ou une comparaison précise des offres avant de prendre une décision. Exemple de changement d’assurance de prêt Pour illustrer l’importance du timing lors d’une opération de substitution d’assurance, prenons un exemple : Jean et Marie (35 et 32 ans, salariés cadres, non-fumeurs) ont souscrit un prêt immobilier de 320 000 € sur 20 ans en janvier 2025 pour acheter leur résidence principale. Le crédit est garanti par l’assurance de la banque (Crédit Agricole) au taux de 0,38 %, avec une quotité à 100 % sur chaque tête. Coût de l’assurance bancaire sur la durée totale du prêt : 48 640 € Hypothèse de changement d’assurance en février 2025 Après une simulation sur le comparateur Magnolia.fr, la meilleure offre déléguée affiche un taux de 0,10 % (quotité 100 % sur chaque tête) et coûte 12 800 €. Économies = 35 840 € Hypothèse de changement d’assurance en mars 2026 (capital restant dû 306 487 €) Coût de l’assurance déléguée sur durée restante : 11 647 € Manque à gagner  = 1 153 € Changer d’assurance emprunteur : une opportunité souvent sous-estimée Beaucoup d’emprunteurs ignorent encore qu’ils peuvent remplacer leur assurance de prêt immobilier plusieurs années après la signature de leur crédit. Pourtant, cette possibilité représente une véritable opportunité : réaliser des économies importantes adapter ses garanties à sa situation actuelle sortir d’un contrat groupe souvent plus coûteux. Avec la résiliation à tout moment instaurée par la loi Lemoine, le marché de l’assurance emprunteur est désormais beaucoup plus concurrentiel. Avant de conserver son contrat pendant toute la durée du prêt, il peut donc être judicieux de comparer régulièrement les offres disponibles. Dans certains cas, un simple changement d’assurance peut permettre de réduire significativement le coût global de son crédit immobilier. N’attendez plus pour optimiser vos économies.

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Santé senior : quelle est la meilleure mutuelle pour un petit budget en 2026 ?

Trouver une mutuelle senior adaptée à un petit budget en 2026 n'est pas une mission impossible. Pourtant, face à la multitude d'offres disponibles sur le marché, il est facile de se sentir dépassé. Garanties insuffisantes, cotisations trop élevées, délais de carence… les pièges sont nombreux. Magnolia vous aide à comprendre les critères essentiels pour faire le bon choix et économiser sur votre complémentaire santé sans sacrifier vos remboursements. Pourquoi la mutuelle senior est-elle indispensable après 60 ans ? Avec l'avancée en âge, les besoins en soins de santé augmentent sensiblement. Consultations chez des spécialistes, soins dentaires, optique, audiologie… les dépenses de santé peuvent rapidement représenter un poste de budget conséquent pour les retraités. Or, le remboursement de la Sécurité Sociale reste limité, souvent bien en deçà des frais réels engagés. Les dépenses de santé les plus fréquentes chez les seniors Soins dentaires (prothèses, implants, couronnes) Équipements optiques (lunettes, verres progressifs) Audioprothèses et appareils auditifs Consultations chez des spécialistes (cardiologues, rhumatologues, etc.) Hospitalisation et soins post-opératoires Médecine douce (ostéopathie, acupuncture, naturopathie, etc.) Sans mutuelle, une prothèse dentaire peut coûter plusieurs milliers d'euros à la charge du patient. Une bonne complémentaire santé senior permet de couvrir ces dépenses tout en préservant son pouvoir d'achat. Quels sont les critères pour choisir une mutuelle senior pas chère ? Une mutuelle santé pas chère ne signifie pas forcément une mutuelle de mauvaise qualité. L'enjeu est de trouver le meilleur rapport qualité/prix en fonction de votre profil de santé et de vos besoins réels. Voici les critères à analyser avec attention. 1. Le niveau de garanties Les garanties définissent ce que rembourse votre mutuelle en complément de la Sécurité Sociale. Il existe généralement 3 niveaux : Formule économique : remboursements limités, idéale si vous êtes en bonne santé et consultez peu. Formule intermédiaire : bon compromis entre couverture et budget, convient à la majorité des seniors. Formule premium : remboursements maximaux, à envisager si vous avez des besoins spécifiques importants. Pour un petit budget, une formule intermédiaire bien calibrée est souvent le meilleur choix. Pensez à vérifier en priorité les postes dentaire, optique et audiologie, qui représentent la majorité des dépenses hors Sécurité Sociale après 60 ans. 2. Le montant de la cotisation mensuelle La cotisation d'une mutuelle senior varie en fonction de plusieurs paramètres : votre âge, votre lieu de résidence, votre régime (général ou agricole) et le niveau de garanties choisi. En 2026, il est possible de trouver des offres compétitives à partir de 50 à 80 € par mois pour un niveau de couverture correct. Astuce : certains assureurs proposent des tarifs dégressifs pour les couples seniors ou lorsqu'on souscrit avec son conjoint. Pensez à demander un devis groupé. 3. Les délais de carence Le délai de carence correspond à la période après la souscription pendant laquelle certaines garanties ne sont pas encore actives. Certains contrats imposent un délai de 3 à 12 mois pour les soins dentaires ou les appareils auditifs, ou encore l’hospitalisation (sauf urgence). Si vous avez un besoin immédiat, privilégiez les mutuelles sans délai de carence. 4. Le taux de remboursement et le reste à charge Vérifiez toujours le reste à charge, c'est-à-dire la part que vous payez personnellement après remboursement de la Sécu et de la mutuelle. Un contrat peut sembler attractif avec une cotisation basse, mais afficher un reste à charge élevé sur certains actes. Comparez les tableaux de garanties en détail. 5. La résiliation et la flexibilité du contrat Grâce à la loi sur la résiliation infra-annuelle en mutuelle santé, vous pouvez résilier votre complémentaire santé à tout moment après la première année d'engagement. Vérifiez également si votre contrat propose une modularité des garanties, ce qui vous permet d'ajuster votre couverture à l'évolution de votre situation. Les aides financières pour alléger le coût de votre mutuelle senior Plusieurs dispositifs permettent de bénéficier d'une aide pour financer une mutuelle senior quand les revenus sont limités. La Complémentaire Santé Solidaire  Fusion de la CMU-C et de l’ACS, la Complémentaire Santé Solidaire (CSS) s'adresse aux personnes dont les ressources sont inférieures à un certain plafond. Elle peut être gratuite ou proposée à un tarif minime (25€/mois pour les 60-69 ans, 30€/mois à partir de 70 ans). Elle couvre les frais de santé courants et intègre les paniers du 100% Santé pour le dentaire, l'optique et l'audiologie (dispositif reste à charge zéro). L’aide de la commune Les communes peuvent aider à financer une mutuelle santé via le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS). Ces mutuelles communales sont négociées en amont à tarifs préférentiels, et accessibles aux habitants sans condition de ressources ni questionnaire de santé, souvent avantageux pour les retraités, étudiants et travailleurs indépendants.  Les pièges à éviter lors de la souscription d’une mutuelle senior Pour éviter les mauvaises surprises, voici les erreurs les plus courantes à ne pas commettre : Ne choisir qu'en fonction du prix sans vérifier les garanties réelles Ignorer les exclusions de garanties mentionnées en petits caractères Ne pas comparer au moins 3 devis avant de signer Souscrire un contrat sans vérifier la réputation et la solidité financière de l'assureur Négliger les services associés : téléconsultation, assistance à domicile, prévention santé Comment comparer efficacement les mutuelles seniors en 2026 ? La comparaison des mutuelles seniors peut sembler complexe, mais quelques méthodes simples vous permettent d'y voir plus clair. Utiliser un comparateur en ligne Les comparateurs en ligne de mutuelle santé permettent d'obtenir rapidement des devis personnalisés selon votre âge, vos besoins et votre budget. Ils présentent les garanties côte à côte pour faciliter l'analyse. Privilégiez les outils indépendants qui affichent clairement leurs sources de revenus. Lire attentivement le tableau de garanties Chaque contrat de mutuelle est accompagné d'un tableau de garanties détaillé. Lisez-le avec attention, en vous concentrant sur les postes qui vous concernent le plus : remboursement des consultations chez les spécialistes, prothèses dentaires, optique, hospitalisations. Exprimées en pourcentage de la Base de Remboursement Sécurité Sociale (BRSS), les garanties doivent être interprétées à la lumière de vos besoins réels. Faire appel à un courtier indépendant Un courtier en assurance santé indépendant peut vous aider à trouver l'offre la plus adaptée à votre situation sans frais supplémentaires. Il a accès à un large panel d'assureurs et peut négocier des conditions tarifaires avantageuses en votre nom. Tableau comparatif des meilleures mutuelles santé pour senior avec petit budget  Simulation effectuée en mars 2026 sur le comparateur Magnolia.fr pour une assurée senior de 65 ans résidant à Caen (Calvados), pour un niveau de garanties d’entrée de base :  Nom mutuelle Niveau de garantie Avantages Tarif mensuel Hospisanté HS1 Hospi ★★★ (150 % BRSS) Dentaire ★   Optique ★     Soins ★     -Garanties immédiates sans questionnaire de santé  -Tarifs économiques -Réductions famille et couples -Bonus fidélité hospi, dentaire et médecine douce -Bénéficiez du réseau Carte Blanche -Tiers-payant généralisé  -Suivi des remboursements en ligne 21 € Cegema Essentiel2 Hospi Hospi ★★★★  (250 % BRSS) Dentaire ★     Optique ★    Soins ★   -Garanties immédiates sans questionnaire de santé  -Tarifs économiques -Réductions famille et couples -Bonus fidélité hospi, dentaire et médecine douce -Bénéficiez du réseau Carte Blanche -Tiers-payant généralisé  -Suivi des remboursements en ligne 25 € Hospisanté HS2 Hospi ★★★★   (300 % BRSS) Dentaire ★   Optique ★    Soins ★      -Garanties immédiates sans questionnaire de santé -Pas de limite d’âge à l’adhésion -Réductions couples et familles -Service de télémédecine inclus -Suivi des remboursements en ligne 28 € Apivia groupe Macif - Vitamin3 Hospi H1 Hospi ★★★ (150 % BRSS) Dentaire ★  Optique ★   Soins ★      -Garanties immédiates sans questionnaire de santé -Réductions famille et couples -Téléconsultation -Réseau Santéclair -Tiers-payant généralisé  -Assistance en cas d’hospitalisation 29 € Hospisanté HS5 Hospi ★★★ (300 % BRSS) Dentaire ★  Optique ★     Soins ★★★     (150 % BRSS)   -Garanties immédiates sans questionnaire de santé -Réductions famille et couples -Bonus fidélité hospi, dentaire et médecine douce -Réseau Carte Blanche -Tiers payant généralisé -Suivi des remboursements en ligne 57€  À noter : bien que les offres soient d'entrée de gamme, toutes proposent une garantie hospitalisation renforcée.

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Assurance de prêt : 3 exemples d’économies grâce à la loi Lemoine

L’assurance emprunteur est le deuxième poste de dépenses dans un crédit immobilier, juste après les intérêts. Ce poids important justifie à lui seul de négocier. La délégation d’assurance de prêt étant souvent difficile à mettre en place lors de la demande de financement, la réglementation vous offre l’opportunité de rectifier le tir a posteriori. Grâce à la loi Lemoine, vous pouvez changer de contrat à tout moment et payer enfin le juste prix. La preuve chiffrée avec 3 profils d’emprunteurs. Rappel de la loi Lemoine Instaurée en 2022, la loi Lemoine a renforcé les droits des emprunteurs en autorisant le changement d’assurance de prêt immobilier à tout moment, sans délai de préavis ni date d’échéance à respecter, contrairement aux dispositifs précédents (loi Hamon et amendement Bourquin). Dès le lendemain de la signature de l’offre de prêt, vous pouvez vous défaire du contrat initial, dans 85% des cas, l’assurance de la banque. Souvent convaincus que la proposition bancaire est la bonne et pressés d’obtenir le financement de leur projet immobilier, l’immense majorité des emprunteurs souscrivent à l’assurance de groupe du prêteur, au détriment de leurs intérêts. Grâce à la loi Lemoine, vous redevenez acteur de votre crédit, et pouvez diminuer de 60% le coût de l’assurance, tout simplement en substituant le contrat bancaire par une offre déléguée. Des milliers d’euros d’économies Le coût de l’assurance de prêt immobilier dépend de votre profil et des caractéristiques du crédit, également du niveau de protection : Votre âge Votre état de santé Votre profession Vos habitudes de vie : pratique sportive, tabagisme Votre emprunt : montant, durée Les garanties d’assurance de prêt L’assurance représente entre 20 % et 40 % du coût global du prêt immobilier et coûte jusqu’à 4 fois plus cher en version bancaire. La substitution est donc génératrice d’économies souvent importantes et doit respecter une seule condition : l’équivalence de garanties, c’est-à-dire que le contrat alternatif doit présenter en tous points un niveau de protection au moins similaire à celui du contrat initial. Inclusion des emprunteurs avec risques de santé La loi Lemoine a introduit 2 autres mesures dont la portée inclusive bénéficie aux emprunteurs stigmatisés par des antécédents de santé : La fin de la sélection médicale sous certaines conditions : pour les parts assurées allant jusqu’à 200 000 € et remboursées avant les 60 ans de l’emprunteur, le questionnaire médical d’assurance de prêt immobilier est supprimé. L’amélioration du droit à l’oubli : le délai pour bénéficier du droit à l’oubli est désormais fixé à 5 ans au lieu de 10, et s’applique à tous les cancers et à l’hépatite virale C. Exemple n°1 : plus de 9 500 € d’économies En novembre 2025, un couple de 38 ans contracte un prêt de 250 000€ pour acheter sa résidence principale à Caen (14). Tous les deux sont salariés cadres, non-fumeurs et leur crédit est couvert par l’assurance bancaire au taux de 0,38% (Crédit Agricole), avec une quotité d’assurance de prêt de 100% sur chaque tête. En mars 2026, ils décident de changer d’assurance et effectuent une simulation sur un comparateur qui leur liste les meilleures offres déléguées du moment : Nom assurance de prêt Taux moyen assurance Coût total assurance Économies Harmonie Mutuelle Spiti CRD 0,09 % 8 869,80 € 9 593,59 € Prépar-Vie Assurance Safi CRD 0,10 % 9 883,28 € 8 580,11 € Cardif Libertés Emprunteur CRD 0,10 % 10 024,72 € 8 438,67 € SwissLife CRD 0,11 % 10 766,30 € 7 687,09 € Malakoff Humanis Premium CRD 0,11 % 10 977,22 € 7 466,17 € L’acronyme CRD signifie «capital restant dû ». La cotisation d’assurance diminue au fil de l’amortissement du crédit. Exemple n° 2 : plus de 10 000 € d’économies En janvier 2026, une jeune femme de 30 ans, résidant à Lyon (69), profession médicale et fumeuse, emprunte 200 000€ pour acquérir sa résidence principale. L’assurance de sa banque (La Banque Postale) lui coûte 15 200 € sur la durée du crédit. En mars 2026, elle opte pour une assurance déléguée qu’elle choisit parmi les 5 meilleures offres alternatives proposées par le comparateur : Nom assurance de prêt Taux moyen assurance Coût total assurance Économies Cardif Libertés Emprunteur CRD 0,10 % 4 122,36 € 10 861,51 € Harmonie Mutuelle Spiti CRD 0,11 % 4 553,61 € 10 450,26 € Ordea Vie (groupe SG) 0,12 % 4 547,82 € 10 436,05 € Crédit Agricole CRD 0,12 % 4 842,77 € 10 141,01 € Cardif Libertés Emprunteur CI* 0,12 % 4 871,22 € 10 112,65 € *CI : sur "capital initial" (en l’occurrence le capital restant dû au moment de la souscription de la nouvelle assurance). La cotisation d’assurance est constante jusqu’au terme du crédit. Exemple n° 3 : près de 12 000 € d’économies En février 2026, un couple de fonctionnaires cadres de 40 ans, résidant à Poitiers (86), un co-emprunteur fumeur, acquiert un appartement pour un investissement locatif (prêt de 350 000 € sur 15 ans auprès du Crédit Mutuelle, assurance bancaire à 0,38 %, avec quotité à 100 % sur chaque tête). En mars 2026, le changement d’assurance permet à ce couple d’économiser plus de 11 000 € sur la durée restante du crédit : Nom assurance de prêt Taux moyen assurance Coût total assurance Économies Suravenir Sérénité Emprunteur CI 0,08 % 8 978,38 € 11 675 ,14 € Prépar-Vie Assurance Safi CRD 0,08 % 8 372,74 € 11 380,78 € Suravenir Sérénité Emprunteur CRD 0,08 % 8 802,74 € 10 950,78 € Harmonie Mutuelle Spiti CRD 0,08 % 8 809,32 € 10 944,20 € Forall Emprunteur – groupe MNCAP 0,09 % 9 179,19 € 10 574,33 € Le taux d’assurance bancaire de 0,38% est le taux moyen observé chez les bancassureurs. Il peut être inférieur comme supérieur en fonction de votre profil, ce qui fait bouger le curseur des économies potentielles. Nos conseils pour réussir votre changement d’assurance emprunteur Le plus tôt est le mieux Pour chaque exemple, le changement d’assurance de prêt a été opéré dans les semaines qui suivent l’obtention du crédit. Plus vous attendez, moins le gain sera élevé, puisque le coût de l’assurance dépend du capital restant à rembourser. Équivalence de garanties obligatoire Toutes ces offres respectent l’équivalence de garanties bancaires qui conditionnent l’acceptation du prêteur d’une assurance externe. Reportez-vous à la fiche standardisée d’information en assurance de prêt qui détaille toutes les garanties nécessaires à l’octroi du financement. Accompagnement d’un expert Pour bien maîtriser la complexe notion d’équivalence de garanties et sélectionner l’assurance qui correspond à vos besoins et aux exigences de la banque, solliciter l’aide d’un courtier en assurance de prêt : ce professionnel vous accompagne tout au long du processus de manière transparente et entièrement gratuite.