Crédit immobilier : les aides pour financer votre premier logement en 2023

credit-immo-aide-achat-premier-logement.jpeg

Les primo-accédants peuvent bénéficier de prêts aidés pour financer leur résidence principale. Ces aides publiques viennent compléter le crédit immobilier principal et dans un contexte de forte remontée des taux d’emprunt, elles sont une des solutions pour décrocher son financement.

Envolée des taux d’intérêt en 2022

En cette fin novembre 2022, les taux sont au haut depuis 7 ans. Sur la durée classique de 20 ans, le taux s’affiche en moyenne à 2,50% (hors assurance emprunteur et coût des sûretés), un niveau qui reste propice à l’emprunt immobilier s’il ne se heurtait pas au plafond de verre de l’usure

Pour le dernier trimestre de l’année, le taux maximum autorisé est fixé à 3,05% pour les prêts immobiliers de 20 ans et plus, ce qui dégage une marge de manœuvre bien trop étroite pour intégrer tous les frais exigés par la banque pour accorder le crédit (garantie, assurance, etc.). Le mouvement haussier des taux n’est pas près de l’arrêter là : les courtiers prédisent pour bientôt des taux à plus de 3%.

Résultat, les refus de prêt s’accumulent sans que la solvabilité du dossier en soit la cause. Le problème est d’autant plus vif qu’on écope d’un taux débiteur élevé par manque d’apport personnel et/ou que la durée d’emprunt est longue. Les jeunes primo-accédants cochent toutes ces cases. Pour espérer décrocher son prêt immobilier, il faut diminuer suffisamment le TAEG (Taux Annuel Effectif Global) pour qu’il reste sous le taux d’usure sur la durée concernée. En combinant un crédit bancaire principal à un ou plusieurs prêts complémentaires, assortis d’un taux préférentiel voire nul, une issue favorable est possible.

Prêt à Taux Zéro pour la primo-accession

La plus connue des aides publiques pour les primo-accédants est le PTZ ou Prêt à Taux Zéro, un prêt aidé sans intérêts pour l’emprunteur qui nécessite de respecter les plafonds réglementaires. Il peut financer jusqu’à 40% du montant de l’opération (achat dans le neuf en zone A et B1) et court sur une durée de 20, 22 ou 25 ans avec une période de remboursement différé allant jusqu’à 15 ans, durant laquelle vous ne payez aucune mensualité relative au PTZ. 

Pour 2022, il est trop tard pour faire une demande de PTZ, l’instruction des demandes par les banques est close courant novembre. L’avenir du PTZ était incertain pour 2023, mais la loi de finances 2022 l’a prolongé jusqu’au 31 décembre 2023, tout en modifiant les conditions de ressources : sera pris en compte le montant des ressources à la date d’émission de l’offre de prêt et non plus les ressources de l’année N-2. Il est par ailleurs prévu de conditionner l’octroi du PTZ à des critères environnementaux élevés. Les précisions seront données dans un prochain décret.

S’il est sans intérêts, le PTZ doit cependant être couvert par une assurance emprunteur. Appuyez-vous sur tous les avantages de la délégation d’assurance prêt immobilier pour payer le juste prix. Durant le différé de remboursement, vous devez vous acquitter des cotisations d’assurance emprunteur. 

Prêt épargne logement grâce au PEL

On assiste au retour en grâce du PEL (Plan Épargne Logement), autrefois délaissé car assorti d’un taux qui ne pouvait rivaliser avec les taux du marché, alors à leur plus bas historique. Si vous avez ouvert un PEL après août 2016 et que vous le détenez depuis au moins 3 ans, vous pouvez solliciter un prêt épargne logement au taux préférentiel de 2,20%, inférieur aux taux bancaires moyens proposés actuellement. Le montant du prêt via le PEL ne peut excéder 92 000€ et vient compléter le prêt principal.

Les autres prêts aidés

L’État a mis en place plusieurs aides financières complémentaires pour les primo-accédants :

Le prêt accession d’Action Logement

Les salariés des entreprises du secteur privé qui cotisent à l’Action Logement (ex-1% Logement) peuvent bénéficier du prêt accession pour financer l’achat de leur résidence principale dans le neuf, en bail réel solidaire (BRS), qui dissocie bâti et foncier, dans l’ancien dans le cadre de la vente HLM, ou encore la construction d’une maison.

Ce prêt est accordé au taux préférentiel de 0,5% (hors assurance emprunteur), pour un montant maximum de 40 000€ sur une durée n’excédant pas 25 ans. Et surtout, il peut se cumuler avec le PTZ.

 Le Prêt d’Accession Sociale ou PAS

Les plus modestes peuvent avoir accès au PAS, un prêt qui permet de financer 100% du coût de l’acquisition, mais aussi cumulable avec d’autres prêts aidés pour la même opération (PTZ, prêt Action Logement). Il ne nécessite pas d’apport personnel et sa durée va de 5 à 30 ans, voire 35 ans sous conditions. Distribué par les banques conventionnées, ce prêt est assorti d’un taux d’intérêts plafonné.

Depuis le 1er mars 2022, le taux brut du PAS ne peut excéder :

  • 2,50% pour une durée inférieure ou égale à 12 ans
  • 2,70% pour une durée comprise entre plus de 12 ans et 15 ans
  • 2,85% pour une durée comprise entre plus de 15 ans et 20 ans
  • 2,95% pour une durée supérieure à 20 ans.

Le taux du PAS, majoré des autres frais liés à l’obtention du financement, ne doit pas dépasser le seuil de l’usure sur la durée concernée. Avec un taux d’usure à 3,05% sur les durées de 20 ans et plus, et de 3,03% sur les autres maturités, il est impossible en cette fin 2022 de se voir accorder un PAS. Le relèvement des taux d'usure au 1er janvier 2023 permettra certainement d'ouvrir une fenêtre d'accès.

 Le prêt conventionné ou PC

L’avantage du PC est d’être accordé sans conditions de revenus, toute personne souhaitant acquérir sa résidence principale peut en faire la demande (achat ou construction) auprès d’un établissement bancaire conventionné par l’État. Le PC peut financer 100% du coût de l’opération sur une durée de remboursement allant de 5 à 30 ans, voire 35 ans. Son taux d’intérêts, variable selon les banques, est plafonné par la réglementation dans les mêmes conditions que le PAS, ce qui implique la même difficulté d’accès compte tenu de la problématique des taux d’usure. 

Les aides des collectivités locales

Certaines communes accordent des coups de pouce financiers aux primo-accédants pour acheter leur résidence principale ou la faire construire. Pour savoir ce que propose votre collectivité locale, rendez-vous sur le site de votre ADIL (Agence Départementale d’Information sur le Logement) dont voici l’annuaire en ligne. 

Acheter son premier logement est souvent une réelle source de stress. L’impression de se jeter dans le vide, d’avancer à l’aveugle et d’engager financièrement l’avenir de sa famille. La solution est de bien préparer votre dossier et de connaître au préalable votre capacité d’emprunt. Le secours d’un courtier est plus que jamais utile quand on est primo-accédant : l’expertise d’un professionnel vous permet de mettre toutes les chances de votre côté. Au-delà de rechercher la meilleure offre de prêt, le courtier vous indiquera l’aide ou les aides à l’accession auxquelles vous êtes éligible.

Dernières publications

conseils-immobilier-2026

Achat immobilier en 2026 : 3 conseils pour réussir votre projet

L’année 2026 s’annonce déterminante pour les acheteurs immobiliers. Après plusieurs exercices marqués par la hausse des taux, la correction des prix et une forte prudence bancaire, le marché semble entrer dans une phase de rééquilibrage. Les conditions de financement se stabilisent, l’inflation est mieux contenue et certaines zones géographiques retrouvent un dynamisme mesuré. Pour autant, réussir son projet immobilier ne s’improvise pas. Entre contexte économique incertain, nouvelles normes environnementales et exigences accrues des établissements bancaires, la réussite d’un projet immobilier repose avant tout sur l’anticipation et la méthode. Voici 3 conseils structurants pour sécuriser votre achat immobilier en 2026. Conseil n°1 : analyser finement le marché immobilier avant d’acheter Avant de vous engager, il est indispensable de comprendre les grandes tendances du marché immobilier en 2026. Après 3 années de baisse ou de stagnation, les prix se stabilisent progressivement à l’échelle nationale. Les données récentes montrent une légère progression des valeurs immobilières (+0,8% en 2025), signe d’un marché qui retrouve un certain équilibre entre l’offre et la demande. Des prix globalement stabilisés, avec de fortes disparités locales Si la hausse reste modérée au niveau national, certaines grandes villes et bassins d’emploi affichent une reprise plus marquée. Les métropoles attractives, bien desservies et économiquement dynamiques, enregistrent déjà des augmentations de prix plus sensibles pouvant aller au-delà de +3%, tandis que certaines zones rurales ou périurbaines poursuivent leur rattrapage entamé après la crise du Covid. En 2026, le marché immobilier va donc rester très hétérogène. Il est essentiel d’étudier précisément le secteur ciblé, quartier par quartier, afin d’identifier les véritables opportunités. Des taux de crédit encore favorables, mais sous surveillance Du côté du prêt immobilier, les taux se sont stabilisés autour de niveaux plus acceptables pour les emprunteurs : en moyenne 3,35 % sur 20 ans (hors assurance emprunteur et coût des sûretés). La politique monétaire plus souple de la Banque Centrale Européenne a redonné de l’oxygène au marché, même si les taux ne sont pas revenus aux planchers historiques de fin 2021 (autour de 1%). En 2026, les banques demeurent vigilantes, notamment en raison du contexte politique et budgétaire. Anticiper une éventuelle remontée des taux et sécuriser rapidement une offre de prêt reste une stratégie pertinente pour les acheteurs. Conseil n°2 : bâtir un budget immobilier réaliste et sécurisé Un achat immobilier réussi repose avant tout sur un budget solide. En 2026, les établissements bancaires continuent d’appliquer des critères stricts en matière de taux d’endettement, de reste à vivre et d’apport personnel. Il est donc indispensable d’évaluer précisément l’ensemble des coûts liés à votre projet, au-delà du seul prix du bien. Intégrer tous les frais annexes dès le départ De nombreux acquéreurs sous-estiment encore les frais périphériques liés à un achat immobilier. Pourtant, ils peuvent représenter une part significative du budget global : Les frais d’acquisition, dits frais de notaire, plus élevés dans l’ancien (entre 7% et 8%) que dans le neuf (entre 2% et 3%) Les frais bancaires, incluant les frais de dossier Le coût de l’assurance emprunteur : entre 20% et 40% selon le profil, mais des économies importantes grâce à la délégation d’assurance et la loi Lemoine (changement de contrat à tout moment en cours de prêt, sans engagement minimum de souscription) Les travaux éventuels, notamment ceux liés à la rénovation énergétique Les charges courantes, comme la taxe foncière ou les charges de copropriété Apport personnel et capacité d’emprunt : des critères toujours déterminants Les banques privilégient les profils sécurisés, avec un apport personnel représentant généralement entre 15 % et 20 % du prix du bien. Une mise de fonds plus élevée permet non seulement d’augmenter vos chances d’obtenir un prêt, mais aussi de négocier de meilleures conditions de financement. Avant de vous lancer, il est recommandé de réaliser une simulation complète afin de valider votre capacité d’emprunt et d’éviter toute fragilité financière à moyen terme. Conseil n°3 : optimiser votre financement et anticiper les obligations futures En 2026, réussir son achat immobilier passe également par une optimisation fine du financement et une parfaite connaissance des dispositifs existants. Profiter des aides à l’accession à la propriété Les primo-accédants disposent de leviers intéressants pour financer leur projet. Le prêt à taux zéro ou PTZ a été assoupli et étendu à à tout le territoire, rendant l’accession plus accessible, y compris pour l’achat d’une maison individuelle. Les quotités ont été revues à la hausse, ce qui permet de réduire le recours à un crédit classique et donc le coût global du financement. Il est essentiel d’intégrer ces aides dès la phase de montage du dossier bancaire. Intégrer les contraintes environnementales dès l’achat La performance énergétique est devenue un critère central dans toute transaction immobilière. En 2026, les nouvelles normes environnementales peuvent alourdir la facture, en particulier pour les logements anciens énergivores.  Si vous faites construire ou que vous achetez dans le neuf, le logement est assujetti à la RE2025, nouvelle réglementation environnementale qui permet de : réduire davantage la consommation énergétique des bâtiments limiter encore plus l’empreinte carbone des matériaux utilisés améliorer le confort intérieur face au changement climatique. Dans l’ancien, les contraintes environnementales frappent les investissements locatifs. Les logements classés G au Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) sont exclus du marché locatif depuis janvier 2025. Ce sera le tour des logements de la classe F en janvier 2028, c’est-à-dire demain. En 2026, cette réglementation impacte directement les investisseurs, mais aussi les propriétaires occupants qui envisagent une revente future. Anticiper les travaux de rénovation énergétique est désormais incontournable. Les dispositifs d’aide à la rénovation restent des leviers importants, même si leurs modalités évoluent. MaPrimRénov est recentrée sur les passoires thermiques en 2026. Certains types de travaux vont être moins bien soutenus, ce qui renforce l’importance d’un projet global et cohérent dès l’achat. Penser à l’assurance habitation Souvent reléguée au second plan, l’assurance habitation est pourtant un pilier essentiel de votre projet immobilier. Avec la multiplication des aléas climatiques et des sinistres, protéger son logement devient indispensable.  En copropriété, la souscription d’une assurance responsabilité civile est obligatoire, et de nombreuses banques exigent une attestation d’assurance habitation avant le déblocage des fonds. Chaque bien immobilier présente des risques spécifiques : situation géographique, type de logement, usage en résidence principale ou locative. Il est donc crucial de choisir des garanties adaptées, couvrant efficacement les dommages matériels, les catastrophes naturelles et la responsabilité civile. Acheter en 2026 : un projet à préparer avec méthode Se lancer dans un achat immobilier en 2026 nécessite une approche structurée et une vision à long terme. La stabilité relative du marché offre des opportunités, mais elle ne dispense pas d’une préparation rigoureuse. Analyse du marché, budget maîtrisé, financement optimisé, respect des normes environnementales et protection du logement sont autant de leviers pour sécuriser votre investissement. Dans un contexte exigeant, s’entourer de professionnels de confiance peut également faire la différence et vous permettre de concrétiser votre projet immobilier dans les meilleures conditions.

immobilier-changements-2026

Immobilier en 2026 : DPE, fiscalité, crédit et location, les changements à connaître

Chaque début d’année s’accompagne de son lot d’évolutions réglementaires et fiscales. 2026 ne fait pas exception, même si certaines mesures restent conditionnées à l’adoption définitive du budget de finances. Crédit immobilier, diagnostic de performance énergétique (DPE), fiscalité des bailleurs ou encore frais de location : propriétaires, investisseurs et locataires doivent s’adapter à un nouveau cadre. Tour d’horizon des changements majeurs, et de ceux encore incertains, qui vont impacter le marché immobilier en 2026. Crédit immobilier : des taux en légère hausse en 2026 Un marché du crédit plus tendu Après une reprise progressive en 2025, le crédit immobilier reste un enjeu commercial fort pour les banques. Toutefois, dans un contexte économique et politique encore fragile, les marges de manœuvre des établissements se réduisent. Des hausses modérées mais réelles Selon plusieurs acteurs du secteur, les taux immobiliers pourraient augmenter légèrement en 2026, avec des hausses estimées entre 0,1 et 0,3 point sur le premier semestre. Une évolution contenue, mais suffisante pour affecter la capacité d’emprunt sur les dossiers les plus justes. En ce tout début d’année, les taux restent globalement stables, avec quelques augmentations minimes à signaler. Retrouvez toutes les infos pour emprunter en janvier 2026. L’assurance emprunteur toujours déterminante Dans ce contexte, l’optimisation de l’assurance de prêt immobilier reste un levier clé pour contenir le coût global du financement, notamment grâce à la concurrence permise par la loi Lemoine. Un nouveau mode de calcul du DPE plus favorable à l’électricité Une réforme structurante au 1er janvier 2026 Le DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) évolue dès le 1er janvier 2026, avec une modification majeure : la baisse du coefficient de conversion de l’électricité. Jusqu’ici jugé pénalisant, ce coefficient est désormais aligné sur les standards européens, afin de corriger un déséquilibre historique dans l’évaluation de la performance énergétique. Des logements mieux notés sans travaux Concrètement, un logement chauffé à l’électricité peut améliorer sa classe énergétique à caractéristiques identiques, sans engager de travaux. Certains biens pourraient ainsi passer d’une étiquette E à D, voire de F à E, modifiant sensiblement leur attractivité sur le marché. Des conséquences directes pour la vente et la location Cette évolution du DPE n’est pas neutre : meilleure valorisation des biens électriques levée partielle de certaines interdictions de location impact potentiel sur la fixation ou la renégociation des loyers amélioration de la perception bancaire en cas de financement. Pour les propriétaires bailleurs comme pour les vendeurs, le DPE 2026 devient un levier stratégique. MaPrimeRénov’ : un dispositif en suspens faute de budget Une suspension administrative début 2026 À la fin de l’année 2025, l’État a été clair : sans budget voté pour 2026, le guichet MaPrimeRénov’ ne peut pas rouvrir automatiquement au 1er janvier. Il ne s’agit pas d’une réforme du dispositif, mais d’un blocage purement administratif lié au calendrier politique. Des projets de rénovation à mettre en attente Les ménages souhaitant déposer un dossier début 2026 devront faire preuve de prudence. Tant que le cadre budgétaire n’est pas stabilisé :  aucune garantie sur les délais de traitement incertitude sur les enveloppes disponibles risque de décalage des travaux. Pour les propriétaires de passoires énergétiques, l’attentisme s’impose, avant une réactivation officielle du dispositif. Cette temporisation est particulièrement préjudiciable aux emprunteurs qui intègrent dans leur prêt à l’habitat une enveloppe de travaux immobiliers financée en partie par cette aide publique. Une nouvelle hausse attendue de la taxe foncière Une revalorisation mécanique des bases Comme chaque année, la taxe foncière évolue en fonction de l’inflation, via l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH). Or, cet indice est en hausse pour 2026. Une facture en augmentation pour les propriétaires Le résultat est immédiat : même sans hausse du taux votée localement, le montant de la taxe foncière devrait augmenter mécaniquement. Pour certains ménages, notamment les retraités propriétaires, cette progression pèse de plus en plus lourd dans le budget annuel. Location : les frais d’agence augmentent pour les locataires Une revalorisation officielle des plafonds Un arrêté publié au Journal officiel en novembre prévoit une hausse de 0,87 % des plafonds d’honoraires des agences immobilières en 2026. Sont concernées les opérations suivantes : l’organisation des visites la constitution du dossier la rédaction du bail l’état des lieux. Un surcoût modéré mais généralisé Si l’augmentation reste limitée, elle s’appliquera sur l’ensemble du territoire, renforçant le coût d’accès au logement pour les locataires, en particulier dans les zones tendues. Vers un nouveau statut fiscal du bailleur privé ? Une mesure votée mais encore incertaine Dans le cadre des débats budgétaires, les parlementaires ont validé le principe d’un statut du bailleur privé destiné à relancer l’investissement locatif. Toutefois, l’absence de budget définitivement adopté empêche encore son application concrète. Un mécanisme d’amortissement attractif Le dispositif envisagé prévoit : 3,5 % d’amortissement annuel pour un logement neuf à loyer intermédiaire  4,5 % pour le logement social 5,5 % pour le logement très social plafonnement à 80 % de la valeur du bien limite de 8 000 € par an pour 2 logements maximum. Si cette mesure est confirmée, elle pourrait redonner de l’attrait à l’investissement locatif résidentiel, fortement pénalisé ces dernières années. Location meublée : une hausse de la CSG en perspective Des revenus soumis aux BIC Les loyers issus de la location meublée relèvent du régime des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), et non des revenus fonciers. À ce titre, ils sont soumis aux prélèvements sociaux. Une augmentation prévue dans le PLFSS 2026 Un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale prévoit une hausse de la CSG, qui augmente de facto le taux global des prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 % à compter de 2026. Un impact direct sur la rentabilité Pour les loueurs en meublé, notamment en LMNP, cette augmentation de la CSG viendrait réduire la rentabilité nette, dans un contexte déjà marqué par des évolutions fiscales moins favorables.

baromètre-pouvoir-achat-immobilier-janvier-2026

Baromètre du pouvoir d'achat immobilier janvier 2026 : gagnez des mètres carrés en changeant d'assurance emprunteur

Pour garantir votre prêt immobilier, vous devez souscrire une assurance emprunteur. La réglementation vous autorise à choisir librement le contrat et à en changer à tout moment. Magnolia.fr calcule chaque trimestre le nombre de mètres carrés supplémentaires que vous pouvez acquérir dans les 20 plus grandes métropoles françaises en changeant d’assurance de prêt. La délégation d’assurance emprunteur reste le seul levier d’économies pour faire baisser significativement son taux annuel effectif global (TAEG) et rester sous l’usure. Assurance bancaire contre assurance déléguée Nous proposons 3 profils d’emprunteurs, et calculons pour chacun le nombre de mètres carrés additionnels qu’il est possible d'acquérir en substituant l’assurance bancaire par une assurance individuelle concurrente. Profil 1 : vous êtes primo-accédant, âgé entre 25 et 35 ans ; vous empruntez 200 000€ sur 20 ans au taux nominal de 3,25% (taux pour un bon dossier au 6 janvier 2026) ;  l’assurance de la banque est proposée au taux de 0,34% (taux bancaire moyen), soit un coût de 13 600€ ; chez le comparateur en assurance de prêt immobilier Magnolia.fr, l’assurance affiche le taux de 0,08%, soit le taux moyen observé pour les dossiers de mêmes profils traités jusqu'en septembre 2025. Le coût de l’assurance est de 3 200€. Vous réalisez une économie de 10 400€ en optant pour une assurance déléguée. Profil 2 : vous avez entre 25 et 35 ans et empruntez à 2 en tant que primo-accédants ; vous empruntez 200 000€ sur 20 ans au taux nominal de 3,25% (taux pour un bon dossier au 6 janvier 2026) ;  l’assurance de la banque est proposée au taux de 0,34% (taux bancaire moyen) sur chaque tête, soit un coût de 27 200€ ; votre Taux Annuel Effectif Global ou TAEG s’affiche à 4,42% (hors frais de dossier et frais de garantie). chez le comparateur en assurance de prêt immobilier Magnolia.fr, l’assurance affiche le taux de 0,07% sur chaque tête, soit le taux moyen observé pour les dossiers de même profil traités jusqu'en septembre 2025. Le coût de l’assurance est de 5 600€. Votre TAEG tombe à 3,53% hors frais de garantie et autres dépenses annexes. Vous réalisez une économie de 21 600€ en optant pour une assurance déléguée. Profil 3 : vous avez entre 35 et 45 ans. vous empruntez à deux la somme de 400 000€ sur 20 ans au taux nominal de 3,25% (taux pour un bon dossier au 6 janvier 2026) ; l’assurance de la banque est proposée au taux de 0,34% (taux bancaire moyen), avec quotité assurance de prêt à 100% sur chaque tête, soit un coût total de 54 400€ ; votre TAEG s’affiche à 4,42%, hors frais de garantie (hypothèque ou caution). Notons que le taux d'usure au premier trimestre 2026 est de 5,13% pour les durées de 20 ans et plus. chez le comparateur Magnolia.fr, l’assurance est proposée au taux de 0,17% (taux moyen observé pour les dossiers de même profil traités jusqu'en septembre 2025). Chacun est assuré à hauteur de 100% du montant emprunté, le coût total de l’assurance est de 27 200€. Si on applique une quotité d’assurance à 50% sur chaque tête, le coût de l’assurance descend à 13 600€. Vous économisez 27 200€ avec une quotité à 100% sur chaque tête ou 40 800€ avec une quotité à 50/50. Le TAEG tombe respectivement à 3,87% ou 3,58%, vous laissant un espace plus que suffisant pour intégrer les frais annexes (garantie, frais de dossier, etc.). Combien de mètres carrés supplémentaires ces 3 profils peuvent gagner en janvier 2026 grâce à la délégation d’assurance de prêt immobilier ? Villes Prix moyen m2 appartement*   Nb de m2 supplémentaires avec 10 400€ d’économie sur l’assurance emprunteur Profil 1   Nb de m2 supplémentaires avec 21 600€ d’économie sur l’assurance emprunteur Profil 2   Nb de m2  supplémentaires avec 40 800€ d’économie sur l’assurance emprunteur Profil 3   Saint-Étienne   1 244 € 8,36 m2 17,36 m2 32,79 m2 Le Havre 1 899 € 5,47 m2 11,37m2 21,48 m2 Nîmes 2 317 € 4,83 m2 9,32 m2 17,60 m2 Dijon 2 652 € 4,48 m2 8,14 m2 15,38 m2 Reims 2 624 € 3,96 m2 8,23 m2 15,54 m2 Grenoble 2 596 € 4,00 m2 8,32 m2 15,71 m2 Toulon 3 266 € 3,18 m2 6,61 m2 12,49 m2 Angers 3 199 € 3,25 m2 6,75 m2 12,75 m2 Lille 3 369 € 3,08 m2 6,41 m2 12,11 m2 Montpellier 3 410 € 3,05 m2 6,33 m2 11,96 m2 Toulouse 3 520 € 2,95 m2 6,13 m2 11,59 m2 Marseille 3 549 € 2,93 m2 6,08 m2 11,49 m2 Nantes 3 366 € 3,09 m2 6,41 m2 12,12 m2 Villeurbanne 3 749 € 2,77 m2 5,76 m2 10,88 m2 Strasbourg 3 752 € 2,77 m2 5,75 m2 10,87 m2 Rennes 3 876 € 2,68 m2 5,57 m2 10,52 m2 Bordeaux 4 434 € 2,34 m2 4,87 m2 9,20 m2 Nice 5 274 € 1,97 m2 4,09 m2 7,73 m2 Lyon 4 596 € 2,26 m2 4,70 m2 8,87 m2 Paris 9 827 € 1,05 m2 2,19 m2 4,15 m2 *Prix estimés Meilleurs Agents au 1er janvier 2026 (prix en net vendeur) Les économies calculées sont les économies maximales potentielles si le changement d’assurance intervient dans le mois de la signature de l’offre de prêt. Obtenez votre prêt et gagnez des mètres carrés grâce à la délégation d'assurance L’état du marché immobilier ancien en janvier 2026 Le marché immobilier ancien en 2025 se caractérise par une reprise des volumes de transactions (+11%) après une période de repli, avec des prix en stabilisation ou en légère hausse (+2% nationalement) et des disparités régionales notables, marquant une normalisation après la flambée post-Covid, influencée par la baisse des taux d'intérêt, bien que la reprise reste conditionnée par l'économie et les taux futurs Tendances clés en 2025 Volume de ventes : Forte augmentation, avec environ 930 000 transactions en 12 mois à fin 2025, soit +10,7% à +11% sur un an. Prix : Stabilité ou légère progression (environ +2% nationalement), avec des villes comme Toulouse et Marseille en hausse, tandis que d'autres (Nantes, Lille) connaissent de légères baisses. Demande : Une demande accrue, avec un bond de +20% au niveau national, grâce à l'amélioration du pouvoir d'achat immobilier et des économies faites par les Français. Offre : Toujours insuffisante, malgré une progression, ce qui maintient une certaine tension sur le marché.  Facteurs Influents Taux d'intérêt : La baisse progressive des taux d'emprunt a relancé l'intérêt des acheteurs. Économie : La situation dépend de l'évolution des taux et de la stabilité géopolitique. Régionalisation : Des disparités importantes existent, avec une reprise plus marquée dans certaines grandes métropoles et départements (Gironde, Haute-Garonne, Seine-et-Marne, Rhône).  Perspectives (Fin 2025/Début 2026) Le marché s'assainit et s'éloigne des records post-Covid. Une stabilisation des prix est attendue pour 2026, avec des taux d'intérêt qui devraient rester stables ou légèrement remonter, selon certains experts. Le secteur reste sensible aux conditions d'accès au crédit et à la politique bancaire Conditions d'emprunt en janvier 2026 Plusieurs éléments structurants contribuent au maintien des taux de crédit immobilier à des niveaux proches de ceux observés fin 2025 : Une politique monétaire inchangée de la Banque centrale européenne Une inflation contenue Une concurrence toujours présente entre établissements bancaires Un objectif commercial assumé de relance de la production de crédits. Cette combinaison favorise une forme de statu quo, appréciée par les emprunteurs à la recherche de visibilité pour concrétiser leur projet immobilier. Si la tendance globale est stable, les conditions d’emprunt ne sont pas uniformes. Les taux pratiqués varient sensiblement en fonction de plusieurs critères : la durée du crédit la solidité financière de l’emprunteur l’apport personnel la stabilité professionnelle la nature du projet (résidence principale, investissement locatif, primo-accession). À titre indicatif, les niveaux de taux observés en janvier 2026 se situent généralement dans les fourchettes suivantes : sur 15 ans : autour de 3,10 % à 3,15 % sur 20 ans : environ 3,20 % à 3,25 % sur 25 ans : entre 3,30 % et 3,40 %. Ces taux sont exprimés hors assurance emprunteur et frais annexes, qui continuent de peser de manière significative sur le coût global du crédit. Retrouvez toutes les infos pour emprunter en janvier 2026. Les banques semblent déterminées à éviter un durcissement excessif des conditions de financement, en particulier pour les primo-accédants, considérés comme un levier clé de dynamisation du marché immobilier en 2026. Combien de mètres carrés en plus en changeant d’assurance en janvier 2026 ? Lors de la mise en place d’un prêt immobilier, l’assurance emprunteur constitue un élément clé du montage financier. Elle a pour vocation de garantir le remboursement du crédit en cas d’aléas majeurs tels qu’un décès, une invalidité ou une incapacité temporaire de travail, protégeant à la fois l’emprunteur et l’établissement prêteur. Cette sécurité a toutefois un coût loin d’être négligeable. Selon les situations, l’assurance de prêt peut représenter jusqu’à 40 % du coût total du financement. Pour les profils considérés comme plus exposés au risque (emprunteurs seniors, métiers à risque, pratiques sportives intensives ou encore antécédents médicaux), le taux d’assurance de prêt immobilier eut dépasser 1 % du capital emprunté.  Le choix du contrat d’assurance emprunteur a donc une incidence directe et significative sur le budget global de l’opération immobilière. Changer d’assurance, un levier efficace pour baisser le coût total de votre crédit immobilier et gagner des mètres carrés En diminuant le coût de l'assurance de prêt, vous abaissez votre TAEG et vous augmentez votre pouvoir d'achat immobilier. Les économies envisageables à Paris sont faibles étant donné la cherté de l’immobilier. Ailleurs, où le coût du mètre carré est entre 2 et 8 fois moins cher, la délégation d’assurance de prêt vous permet de financer des mètres carrés supplémentaires : Profil 1 : entre  1,97 m2 (Nice) et 8,36 m2 (Saint-Étienne) Profil 2 : entre 2,19 m2 (Paris) et 17,36 m2 (Saint-Étienne) Profil 3 : entre 4,15 m2 (Paris) et 32,79 m2 (Saint-Étienne) Pour rappel, la taille moyenne d'une salle de bain est d'environ 8 ou 9m2, et celle d'un studio entre 15 et 21m2. Délégation d’assurance : une alternative pour réduire le coût du crédit Depuis plusieurs années, la réglementation offre aux emprunteurs davantage de liberté dans le choix de leur assurance de prêt. Cette évolution constitue un levier majeur pour diminuer le coût global d’un crédit immobilier. Ce que permet la délégation d’assurance : Depuis la loi Lagarde (2010), vous n’êtes plus obligé de souscrire à l'assurance groupe de votre banque. Vous pouvez choisir un contrat externe, à condition de respecter l’équivalence de garanties exigée par l’établissement prêteur. Cette mise en concurrence a favorisé une baisse significative des tarifs pour de nombreux emprunteurs. Un droit renforcé par la loi Lemoine (2022) : Possibilité de changer d’assurance emprunteur à tout moment. Aucune pénalité ni frais de résiliation. Substitution possible dès le lendemain de la signature de l’offre de prêt ou en cours de remboursement. Suppression de la contrainte de la date anniversaire. Contrat groupe bancaire ou contrat individuel : Assurance bancaire (contrat collectif) Tarification mutualisée Faible prise en compte du profil individuel Cotisations souvent plus élevées pour les profils peu risqués. Assurance individuelle (assureur ou courtier spécialisé) Analyse personnalisée de la situation de l’emprunteur Garanties ajustables selon les besoins réels. Économies potentielles de 30 à 60 % par rapport au contrat groupe. Mettre les offres en concurrence pour optimiser les économies Comparer les assurances emprunteur est aujourd’hui une étape essentielle pour optimiser son financement immobilier. Pourquoi utiliser un comparateur d’assurance de prêt : Visualiser rapidement les écarts de prix entre plusieurs assureurs. Comparer les garanties, exclusions et délais de franchise. Identifier la couverture la plus adaptée à son profil et à son projet. Des économies concrètes à la clé : Sur un crédit immobilier de 250 000 €, les gains peuvent atteindre : entre 5 000 € et 15 000 € sur la durée totale du prêt, voire davantage selon l’âge, l’état de santé et la quotité assurée. À retenir L’assurance emprunteur reste un poste de dépense important, mais elle n’est plus figée. La délégation d’assurance et la résiliation à tout moment offrent une réelle marge de manœuvre. Comparer les contrats, ajuster les garanties et opter pour une assurance sur mesure permettent de réduire le coût du crédit immobilier sans compromettre la qualité de la protection.