Baromètre du pouvoir d'achat immobilier novembre 2023 : gagnez des mètres carrés en changeant d'assurance emprunteur

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Pour garantir votre prêt immobilier, vous devez souscrire une assurance emprunteur. La réglementation vous autorise à choisir librement le contrat et à en changer à tout moment.

Magnolia.fr calcule chaque mois le nombre de mètres carrés supplémentaires que vous pouvez acquérir dans les 20 plus grandes métropoles françaises en changeant d’assurance de prêt. La mensualisation du taux d’usure depuis le 1er février facilite quelque peu l’accès au prêt immobilier, la délégation d’assurance emprunteur reste toutefois le seul levier d’économies pour faire baisser significativement son taux annuel effectif global (TAEG) et rester sous l’usure. À noter que la révision mensuelle du taux d'usure a été prolongée jusqu'au 1er janvier 2024.

Assurance bancaire contre assurance déléguée

Nous proposons 3 profils d’emprunteurs, et calculons pour chacun le nombre de mètres carrés additionnels qu’il est possible d'acquérir en substituant l’assurance bancaire par une assurance individuelle concurrente.

Profil 1 :

  • vous êtes primo-accédant, âgé entre 25 et 35 ans ;

  • vous empruntez 200 000€ sur 20 ans au taux nominal de 4,45% (taux pour un bon dossier au 6 novembre 2023) ; 

  • l’assurance de la banque est proposée au taux de 0,34% (taux bancaire moyen), soit un coût de 13 600€ ;

  • chez le comparateur en assurance de prêt immobilier Magnolia.fr, l’assurance affiche le taux de 0,09%, soit le taux moyen observé pour les dossiers de mêmes profils traités en octobre 2023. Le coût de l’assurance est de 3 600€.

Vous réalisez une économie de 10 000€ en optant pour une assurance déléguée.

Profil 2 :

 

  • vous avez entre 25 et 35 ans et empruntez à 2 en tant que primo-accédants ;

  • vous empruntez 200 000€ sur 20 ans au taux nominal de 4,45% (taux pour un bon dossier au 6 novembre 2023) ; 

  • l’assurance de la banque est proposée au taux de 0,34% (taux bancaire moyen) sur chaque tête, soit un coût de 27 200€ ;

  • votre Taux Annuel Effectif Global ou TAEG s’affiche à 5,62% (hors frais de dossier et frais de garantie).

  • chez le comparateur en assurance de prêt immobilier Magnolia.fr, l’assurance affiche le taux de 0,07% sur chaque tête, soit le taux moyen observé pour les dossiers de même profil traités en octobre 2023. Le coût de l’assurance est de 5 600€. Votre TAEG tombe à 4,77% hors frais de garantie et autres dépenses annexes.

Vous réalisez une économie de 21 600€ en optant pour une assurance déléguée.

Profil 3 :

 

  • vous avez entre 35 et 45 ans.

  • vous empruntez à deux la somme de 400 000€ sur 20 ans au taux nominal de 4,45% (taux pour un bon dossier au 6 novembre 2023) ;

  • l’assurance de la banque est proposée au taux de 0,54% (taux bancaire, avec quotité assurance de prêt à 50% sur chaque tête), soit un coût total de 54 400€ ;

  • votre TAEG s’affiche à 5,62%, hors frais de garantie (hypothèque ou caution). Notons que le taux d'usure est en hausse en novembre 2023, soit 5,91% pour les durées de 20 ans et plus, contre 5,80% le mois précédent.

  • chez le comparateur Magnolia.fr, l’assurance est proposée au taux de 0,11% (taux moyen observé pour les dossiers de même profil traités en octobre 2023). Chacun peut être assuré à hauteur de 100% du montant emprunté, vous êtes ainsi beaucoup mieux protégé. Le coût total de l’assurance est de 17 600€. Si on conserve une quotité d’assurance à 50% sur chaque tête, le coût de l’assurance descend à 8 800€.

Vous économisez 36 800€ avec une quotité à 100% sur chaque tête ou 45 600€ avec une quotité à 50/50. Le TAEG tombe respectivement à 4,89% ou 4,72%, vous laissant un espace plus que suffisant pour intégrer les frais annexes.

Combien de mètres carrés supplémentaires ces trois profils peuvent gagner en octobre 2023 grâce à la délégation d’assurance de prêt immobilier ?


Ville

Prix moyen m2 appartement*

Nb de m2

Supplémentaires

avec 10 000€ d’économie sur l’assurance emprunteur

Profil 1

 

Nb de m2  supplémentaires

avec 21 600€ d’économie sur l’assurance emprunteur

Profil 2

 

Nb de m2  supplémentaires

avec 45 600€ d’économie sur l’assurance emprunteur

Profil 3

 

Saint-Étienne

1 385€

7,22 m2

15,60 m2

32,92 m2

Le Havre

2 146€

4,66 m2

10,06m2

21,24m2

Nîmes

2 379€

4,20 m2

9,08 m2

19,16 m2

Dijon

2 709€

3,69 m2

7,97 m2

16,83 m2

Reims

2 653€

3,76 m2

8,13 m2

17,18 m2

Grenoble

3 032€

3,29 m2

7,12 m2

15,04 m2

Toulon

3 356€

3 m2

6,43 m2

13,58 m2

Angers

3 276€

3,05 m2

6,59 m2

13,92 m2

Lille

3 646€

2,74 m2

5,92 m2

12,50 m2

Montpellier

3 542€

2,82 m2

6,09 m2

12,87 m2

Toulouse

3 694€

2,70 m2

5,84 m2

12,34m2

Marseille

3 745€

2,67 m2

5,76 m2

12,76 m2

Nantes

3 746€

2,70 m2

5,76 m2

12,17 m2

Villeurbanne

4 028€

2,48 m2

5,36 m2

11,32 m2

Strasbourg

3 978€

2,51 m2

5,42 m2

11,46 m2

Rennes

4 012€

2,49 m2

5,38 m2

11,36 m2

Bordeaux

4 534€

2,20 m2

4,76 m2

10,05 m2

Nice

5 208€

1,92m2

4,14 m2

8,75 m2

Lyon

4 932€

2,02 m2

4,37 m2

9,24 m2

Paris

9 733

1,02 m2

2,22 m2

4,68 m2


Les économies calculées sont les économies maximales potentielles si le changement d’assurance intervient dans le mois de la signature de l’offre de prêt.*

Prix estimés MeilleursAgents au 1er novembre 2023 (prix en net vendeur)

Obtenez votre prêt et gagnez des mètres carrés grâce à la délégation d'assurance

L’état du marché en novembre 2023

Onze villes voient leurs prix immobiliers descendre par rapport au mois précédent : Paris qui reste sous la barre des 10 000€, Lyon, Marseille, Nantes, Strasbourg, Bordeaux, Lille, Dijon, Rennes, Angers et Saint-Étienne. La correction n'est que de quelques euros mais témoigne du retournement du marché opéré ces derniers mois.

Dans les autres communes, les prix font de la résistance et s'affichent en légère progression : Toulouse, Nice, Montpellier, Reims, Le Havre, Toulon, Grenoble, Nîmes et Villeurbanne. Là encore, le prix du mètre carré évolue peu par rapport au mois précédent. Cela illustre le dynamisme sur ces marchés où la demande est forte, avec une offre de logements qui se tarit.

Par rapport à novembre 2022, les prix ont perdu du terrain dans 10 villes, alors qu'ils ont augmenté dans les 10 autres. Les valeurs reculent d'environ 6% à Paris (10 401€ contre 9 733€), tandis qu'elles progressent de 5,6% à Nice (4 929€ contre 5 208€), les deux plus grosses corrections des douze derniers mois.

Le ralentissement de l’activité amorcé depuis l’été 2022 se poursuit. Le nombre de crédits immobiliers accordés chute de près de 44% en glissement annuel à fin octobre (chiffres Observatoire Crédit Logement/CSA). Les difficultés d’accès au financement bancaire s’intensifient à mesure que les taux d’intérêts augmentent.

Pour emprunter en novembre 2023, il faut plus que jamais consolider son dossier et poser sur la table un apport personnel conséquent (au moins 20% du montant de l’opération) et une épargne de précaution au moins égale à six mensualités. Et comme on le constate, la capacité d’emprunt des ménages ne bénéficie pas d’une correction significative des prix immobiliers qui pourrait compenser la hausse des taux d'emprunt.

Le marché immobilier de l'ancien continue de se réguler pour revenir à des valeurs plus raisonnables que celles oberservées après la crise Covid. Mais cette régulation du marché est jugée trop lente pour certains qui espéraient une correction plus franche et plus rapide, après une période d'euphorie marquée par un changement de paradigme (télétravail, échapper aux grands centres urbains, logement avec extérieur).

Le gain généré par le changement d’assurance emprunteur est suffisamment significatif dans la majorité des villes pour justifier pleinement la démarche. Non seulement, la délégation d’assurance de prêt immobilier permet d’acquérir des mètres carrés en plus, mais elle reste la clef pour obtenir son prêt immobilier en 2023

Mettons fin à une des idées fausse sur l’assurance emprunteur, celle qui consiste à penser que vous êtes obligé de souscrire à l’assurance de la banque. Vous avez le choix du contrat et cette opportunité vous permet de préserver votre pouvoir d’achat en pleine période d’inflation grâce aux économies réalisées en déléguant l’assurance emprunteur ou en changeant de formule en cours de prêt.

Notons que, par rapport aux baromètres précédents, le taux d'assurance pour le deuxième profil a baissé, passant de 0,10% à 0,07%, signe d'une forte concurrence sur le marché pour ces profils jeunes réputés à faibles risques de santé. L'assurance emprunteur est aussi meilleur marché sur la profil 3 (0,11% contre 0,12% le mois précédent).

Combien de mètres carrés en plus en changeant d’assurance en novembre 2023 ?

Le gain potentiel reste anecdotique à Paris à cause de la cherté de l’immobilier. Ailleurs, où le coût du mètre carré est entre 2 et 8 fois moins onéreux, vous pouvez financer entre 1,92 m2 (Nice) et près de 7,22 m2 (Saint-Etienne) supplémentaires en optant pour un contrat individuel auprès d’un assureur alternatif (profil 1).

Grâce à l’économie sur l’assurance, vous pouvez acquérir la surface nécessaire pour une pièce destinée à accueillir des toilettes, voire une salle de bain. Avec un gain de 10 000€ grâce à l’assurance emprunteur, pourquoi ne pas viser un appartement avec balcon ou terrasse ?

Dans notre deuxième exemple, vous pouvez acheter entre 2,22 m2 (Paris) et 15,60 m2 (Saint-Étienne) supplémentaires, 9 m2 étant la surface moyenne d’une chambre standard et 12 m2 celle d’une cuisine.

Quant au profil 3, compte tenu de la somme empruntée élevée (45 600€ avec une quotité à  50% sur chaque tête), l’économie générée par la délégation d’assurance est conséquente. Elle permet de gagner jusqu’à près de 33 m2 (Saint-Étienne), soit la surface d’un studio, et 4,68 m2 à Paris.

Vive la loi Lemoine !

L'assurance emprunteur, c'est le coût caché de votre crédit immobilier. On l'oubli, alors qu'elle pèse en moyenne 33% du coût global. Si vous n'avez pu souscrire à l'assurance de votre choix lors de votre demande de financement, rectifiez le tir dans un deuxième temps !

La loi Lemoine vous permet de résilier votre contrat d’assurance à tout moment dès la signature de l’offre de prêt, sans attendre une quelconque date d’échéance, et de le substituer par une offre alternative à garanties équivalentes. Pour une assurance de prêt moins chère en 2023 faites jouer la concurrence.

Le gain que vous pouvez réaliser grâce au changement d'assurance emprunteur est d’autant plus élevé que la somme empruntée est importante et que l'opération intervient rapidement après la signature de l'offre de prêt, le coût de l’assurance prêt immobilier tant calculé sur le capital restant dû.

Suivez nos conseils pour changer d’assurance de prêt immobilier en 2023.

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PEL arrivant à échéance en 2026 : êtes-vous concerné par la clôture automatique ?

Un changement discret mais majeur attend des millions d’épargnants français à partir de 2026. Les Plans d’Épargne Logement (PEL) ouverts en 2011 arrivent progressivement à leur terme légal. Les banques peuvent donc procéder à des clôtures automatiques, sans possibilité de prolongation. Si vous détenez un PEL, il est essentiel de comprendre ce mécanisme pour éviter une perte de rendement ou de droits. PEL : une limite de durée instaurée en 2011 Contrairement à une idée encore largement répandue, tous les PEL (Plan d’Épargne Logement) ne peuvent pas être conservés indéfiniment. Une réforme introduite par la loi de finances rectificative de fin 2010 a profondément modifié les règles du jeu. Depuis le 1er mars 2011, les PEL nouvellement ouverts sont soumis à une durée maximale de détention fixée à 15 ans. Cette limitation s’applique de manière mécanique : une fois le quinzième anniversaire atteint, l’établissement bancaire est dans l’obligation de fermer le plan. L’épargnant ne peut ni s’y opposer ni demander une prorogation. En pratique, cela signifie que les premiers PEL concernés, ouverts au printemps 2011, arriveront à échéance dès mars 2026. En revanche, les plans souscrits avant cette date charnière échappent à cette règle. Les anciens PEL peuvent continuer à produire des intérêts sans contrainte de durée, tant qu’ils respectent les plafonds et conditions réglementaires en vigueur. Clôture des PEL : des volumes considérables en jeu entre 2026 et 2030 L’impact de cette mesure est loin d’être marginal. D’après les données communiquées par la Banque de France, 3,2 millions de PEL seront fermés automatiquement entre 2026 et 2030. Cela représente plus d’un tiers des plans actuellement détenus par les ménages. L’enjeu est également financier : l’encours total concerné dépasse les 90 milliards d’euros. Une masse d’épargne conséquente qui, à terme, sortira du cadre protecteur et relativement rémunérateur du PEL pour être réaffectée vers des supports souvent moins attractifs par défaut (lire plus bas). Quelle est la procédure de clôture d’un PEL ? Lorsque votre PEL atteint sa durée maximale, la procédure est entièrement automatisée. À la date anniversaire des 15 ans, la banque ferme le plan sans action de votre part. Le capital versé, ainsi que les intérêts acquis, sont intégralement conservés : aucune somme n’est perdue. Basculement automatique vers un livret ordinaire faiblement rémunéré En revanche, le support d’accueil change. Les fonds sont transférés vers un livret bancaire classique, dont la rémunération n’est plus réglementée par l’État mais fixée librement par l’établissement. C’est souvent à ce stade que l’épargnant subit une baisse sensible de rendement. Pour mémoire, les PEL ouverts entre 2011 et 2015 offrent des taux bruts de 2 % ou 2,5 %. Une fois basculée vers un compte sur livret ordinaire, cette épargne est généralement rémunérée entre 0,05 % et 0,75 %, selon les politiques commerciales des banques, soit un taux net entre 0,034 % et 0,515 % après déduction du prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %. Perte des droits à un prêt épargne logement Autre conséquence souvent sous-estimée : la disparition définitive des droits à un prêt épargne logement. Ces droits, accumulés tout au long de la vie du PEL, permettaient d’accéder à un prêt immobilier à des conditions spécifiques. Une fois le plan clôturé, ils ne peuvent plus être utilisés ni transférés. Comment vérifier si votre PEL est concerné par la clôture en 2026 ? Le critère déterminant est la date d’ouverture. Si votre PEL a été souscrit à compter du 1er mars 2011, il sera obligatoirement fermé à l’issue de ses 15 ans. À l’inverse, un plan plus ancien reste hors du champ de cette réglementation. Pour connaître précisément l’ancienneté de votre PEL, plusieurs solutions existent : consulter vos relevés bancaires accéder à votre espace client en ligne, rubrique épargne ou contacter directement votre conseiller bancaire Les établissements sont tenus d’informer leurs clients quelques mois avant la clôture effective, généralement par courrier. Anticipez, au risque de subir une fermeture imposée. Les titulaires d’un PEL ouvert à partir de mars 2011 figurent parmi les premiers concernés dès 2026. Quelles stratégies adopter avant l’échéance de votre PEL ? À l’approche de la date fatidique, 3 options s’offrent à vous. Le choix dépend principalement de vos projets et de votre situation patrimoniale. Clôturer le PEL de manière anticipée Rien ne vous oblige à attendre la fermeture automatique. En clôturant volontairement votre PEL, vous gardez la maîtrise du calendrier et de l’affectation des fonds. Cette solution permet de réinvestir votre épargne sur des placements plus adaptés à vos objectifs :  produits d’épargne réglementés (Livret A, LDDS)  assurance-vie  Plan d’Épargne Retraite (PER). Mobiliser les droits à prêt avant la fermeture Si vous envisagez un achat immobilier, une construction ou des travaux dans votre résidence principale, il peut être pertinent d’utiliser vos droits à prêt avant la clôture.  Néanmoins, la vigilance s’impose : les PEL ouverts entre août 2003 et janvier 2015 affichent un taux de prêt épargne logement à 4,20 %, soit un taux qui dépasse aujourd’hui les conditions de marché. Une comparaison avec les offres de crédit classiques est indispensable. Laisser la banque procéder à la clôture Enfin, si vous n’avez pas de projet immédiat, vous pouvez choisir de ne rien faire. Le PEL sera fermé automatiquement et les sommes transférées sur un livret classique. Cette option n’est pas pénalisante à court terme, mais elle nécessite une réflexion ultérieure pour éviter que votre épargne ne stagne sur un support faiblement rémunéré. La clôture automatique des PEL n’est pas une mauvaise nouvelle en soi, mais elle impose une prise de décision. Sans anticipation, le risque principal est une perte de rendement durable et la disparition de droits acquis parfois depuis plus d’une décennie. Si vous détenez un PEL ouvert après mars 2011, 2026 marque le début d’un compte à rebours. Examiner votre situation dès maintenant vous permettra de transformer cette contrainte réglementaire en opportunité de réorganisation patrimoniale, plus cohérente avec vos projets actuels.

taxe-mutuelle-santé-2026-assurés-contester-hausse-tarifs

Taxe santé et gel des tarifs en 2026 : les assurés incités à contester la hausse de leur mutuelle

La question de la hausse des cotisations de complémentaire santé en 2026 cristallise de fortes tensions entre les assurés, les organismes complémentaires et les pouvoirs publics. En cause : l’instauration d’une taxe exceptionnelle d’environ 1 milliard d’euros sur les contrats d'assurance et de mutuelle santé et, en parallèle, l’inscription dans la loi d’un gel des tarifs pour l’année 2026. Face à cette situation inédite, l’UFC-Que Choisir encourage les assurés à se manifester auprès de leur organisme pour contester toute augmentation jugée illégale. Une taxe santé d’ampleur intégrée à la LFSS 2026 La loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026, publiée au Journal officiel, prévoit une contribution exceptionnelle d’environ 1 milliard d’euros à la charge des organismes complémentaires d’assurance maladie (Ocam). L’objectif affiché par le législateur est clair : participer au redressement des comptes sociaux sans pénaliser directement les assurés. Pour éviter une répercussion mécanique de cette taxe sur les cotisations, le texte prévoit un blocage des tarifs des complémentaires santé pour toute l’année 2026. En théorie, les organismes de mutuelle santé, les institutions de prévoyance et les assureurs santé ne sont donc pas autorisés à augmenter leurs prix sur cette période conformément à l'article 13 de la LFSS 2026. L’UFC-Que Choisir appelle les assurés à faire valoir leurs droits Dans ce contexte, l’UFC-Que Choisir est montée au créneau. L’association de défense des consommateurs estime que de nombreux organismes n’ont pas respecté l’esprit de la loi, en adressant à leurs clients des appels de cotisations intégrant une hausse des tarifs dès le début de l’année. Selon l’UFC, les assurés concernés sont légitimes à contacter leur complémentaire santé afin d’exiger l’application du gel tarifaire prévu par la LFSS 2026. L’association invite les foyers à demander une régularisation des échéanciers et, le cas échéant, un ajustement des mensualités à venir. Une situation complexe pour les complémentaires santé et les assurés Du côté des organismes assureurs, la situation est loin d’être simple. Plusieurs mutuelles reconnaissent avoir communiqué des augmentations avant l’adoption définitive de la mesure de blocage. Pour leurs dirigeants, la loi pose de nombreuses difficultés d’interprétation. Certains s’interrogent sur la portée exacte du gel des tarifs : s’agit-il uniquement d’une interdiction de répercuter la taxe santé ou d’un blocage total de toute évolution tarifaire, y compris pour des hausses liées à l’inflation médicale ou à la dérive des dépenses de santé ? Cette ambiguïté complique considérablement la relation client, notamment face à des assurés mécontents qui invoquent la loi pour contester leur cotisation. Des hausses présentées comme indépendantes de la taxe Plusieurs organismes complémentaires avancent un argument central : les augmentations appliquées en 2026 ne seraient pas liées à la nouvelle taxe santé, mais à des facteurs structurels bien connus qui pèsent lourdement sur l’équilibre financier des contrats :  vieillissement de la population  hausse du coût des soins revalorisation des honoraires médicaux  renforcement des obligations réglementaires (dispositif 100% Santé ou reste à charge zéro). Certaines mutuelles indiquent ainsi avoir relevé leurs tarifs d’environ 3 à 4 %, aussi bien sur les contrats individuels que collectifs, tout en affirmant ne pas avoir intégré la contribution exceptionnelle prévue par la LFSS. Il s’agit de la seule argumentation qu’ils peuvent mettre en avant pour justifier l'augmentation des tarifs. Une contestation juridiquement incertaine pour les assurés Sur le plan du droit, plusieurs experts appellent à la prudence. Pour certains juristes spécialisés en assurance de personnes, une action individuelle visant à contester une hausse de cotisation apparaît juridiquement fragile. Les complémentaires santé sont en effet soumises à des règles strictes de solvabilité et d’équilibre financier, contrôlées par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Interdire toute augmentation tarifaire pourrait être analysé comme une atteinte à la liberté d’entreprendre et à la liberté de fixation des prix, principes protégés par le droit français et européen. En cas de litige, il appartiendrait à l’assuré de démontrer que la hausse de sa cotisation est directement et exclusivement liée à la taxe santé, une preuve particulièrement difficile à apporter. Attention aux risques en cas de non-paiement Les spécialistes mettent également en garde les assurés tentés de suspendre le paiement de leurs cotisations en signe de protestation. Une telle démarche peut entraîner des conséquences immédiates :  suspension des garanties de mutuelle santé action en recouvrement de la part de l’organisme assureur.  La contestation doit donc impérativement passer par un échange écrit et argumenté, sans interruption des paiements. Vers une question prioritaire de constitutionnalité ? Plusieurs observateurs estiment qu’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) pourrait être déposée à l’occasion d’un litige entre un assuré et sa mutuelle. Le Conseil constitutionnel serait alors amené à se prononcer sur la conformité du gel des tarifs avec les principes constitutionnels, notamment la liberté contractuelle et la liberté d’entreprendre. Une telle procédure pourrait durer plusieurs mois, maintenant une incertitude juridique tout au long de l’année 2026. En attendant une éventuelle décision, les assurés comme les complémentaires santé évoluent dans un climat d’instabilité. La Mutualité française juge le gel des tarifs inapplicable La Mutualité française, qui représente une large partie des mutuelles, estime pour sa part que la mesure de blocage des tarifs est inopérante. Selon son président, elle entrerait en contradiction avec plusieurs textes législatifs et réglementaires encadrant l’activité des complémentaires santé. En coulisses, des travaux sont en cours pour élaborer des éléments de langage communs, destinés à aider les mutuelles à répondre aux sollicitations des assurés. D’autres fédérations, comme la Fédération nationale de l’innovation mutualiste, encouragent ouvertement leurs adhérents à ne pas appliquer le gel, estimant ses fondements juridiques fragiles. Deux stratégies possibles pour les complémentaires santé Face à cette situation, deux options se dessinent pour les organismes complémentaires :  revenir aux tarifs de 2025 et rembourser les clients contester le gel des tarifs en justice.  La seconde option est plus offensive : maintenir les hausses et contester le dispositif devant les juridictions compétentes. Une hausse des cotisations probablement reportée à 2027 Quel que soit le dénouement de ce bras de fer, une tendance de fond demeure : la progression continue du coût des mutuelles santé. Sur les 3 dernières années, les cotisations affichent une progression cumulée d’environ 25 %. Si le gel est effectivement appliqué en 2026, de nombreux experts anticipent un rattrapage significatif dès 2027. Pour les assurés, l’enjeu est donc double : faire respecter leurs droits à court terme, tout en restant vigilants sur l’évolution future de leur contrat et sur les possibilités de mise en concurrence des mutuelles pour mieux maîtriser le coût de leurs dépenses de santé.