Immobilier : les villes moyennes ont la cote

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Il y aura un "avant" et un "après" Covid dans le domaine de l'immobilier. Les Français considèrent leur logement sous un autre œil, lui accordant une plus grande importance, dans le but d'améliorer durablement leur cadre de vie quotidienne. Les grandes métropoles ne font plus rêver, comme en témoigne l'engouement pour les villes de taille petite ou moyenne. Un sondage Harris pour le réseau d'agences immobilières Century 21 révèle que les communes de moins de 20 000 habitants séduisent désormais une majorité de Français.

Un vif désamour pour les grandes villes

On peut légitimement y voir une conséquence de la crise sanitaire : les Français boudent les villes de plus de 100 000 habitants, préférant désormais projeter leur vie dans les communes moins densément peuplées. Le cabinet de sondage Harris Interactive a mené l'enquête pour le réseau Century 21 sur l'attractivité de la vie en ville.

Premier constat, la ville idéale est calme, peu dense, dotée d'espaces verts, offrant sécurité et commodités diverses. Pas franchement le portrait d'une grande métropole. Cette image idéalisée de la vie en ville explique pourquoi les Français portent largement leur choix sur les zones à faible densité de population :

  • 68% optent pour les communes rurales,
  • 72% pour les villes de moins de 20 000 habitants.

Seuls 27% des sondés sont attirés par les villes de 100 000 habitants et plus. Et s'ils devaient s'y installer, ce ne serait pas au centre-ville, mais dans sa périphérie proche (44%) ou dans un quartier excentré (40%). Sans surprise, les jeunes sont davantage convaincus par les grandes agglomérations que leurs aînés. 56% des moins de 35 ans sont attirés par le centre-ville d'une grande ville (plus de 100 000 habitants), contre 15% de seniors.

La ville qui représente le mieux cette désaffection pour la vie urbaine ? Paris. Seuls 21% des personnes interrogées aspirent à une vie dans l'agglomération parisienne. Illustration de ce rejet pour la capitale : les écoles publiques parisiennes ont perdu quelque 6 000 écoliers en cette rentrée 2021, un déficit de 5% jamais observé qui trouve son explication par le départ de nombreuses familles après les confinements successifs.

Remise en cause du mode de vie urbain

Sans renier les atouts de la grande ville (diversité des activités culturelles et des lieux de loisirs, choix de bars et restaurants, accessibilité grâce aux réseaux de transports en commun), les Français pointent du doigt les aspects négatifs d'une vie citadine :

  • le bruit (53%)
  • la pollution (48%)
  • le coût de la vie (37%)
  • les tarifs des loyers (36%)
  • la sécurité en ville (34%)
  • les embouteillages et les difficultés pour se garer (31%)
  • le manque d'espaces verts (31%)

Le degré de satisfaction de la qualité de vie dans les 15 plus grandes villes françaises a régressé, passant de 63% en 2020 contre 51% en 2021. Montpellier, Toulouse, Nantes et Rennes sortent du lot avec un niveau de satisfaction plus élevé que la moyenne.

La crise sanitaire a bien évidemment mis en lumière tous les défauts propres aux grandes cités et fait naître des envies d'extérieur après de longs mois de confinement. Près de 80% se sont interrogés sur leur mode de vie urbain, tout en mesurant avec honnêteté les limites de leur logement. 69% n'hésitent pas à le juger trop étroit (69%) et 63% mal équipé

Les envies de déménagement s'expriment. Plus des trois quarts des personnes avouent avoir envisagé de s'installer ailleurs :

  • 76 % en zone rurale
  • 75% dans un logement plus confortable dans une ville de taille similaire.

Des prétentions qui sont restées au stade de velléités pour une grande majorité, puisque seulement 22% disent avoir concrétisé leur rêve. 54% disent toutefois vouloir engager leur projet d'ici deux ans.

La maison du bonheur

Cette enquête fait écho aux chiffres avancés par PAP l'an dernier. Dans une étude parue fin septembre 2020, le site d'annonces immobilières en ligne observe une explosion des recherches dans les villes et les départements éloignés des métropoles. L'impact de la crise sur le mode de vie est ainsi démontré. 

Les citadins veulent fuir la grande ville, sa densité, son tapage permanent, sa pollution et son cruel manque d'espace et de verdure, pour s'installer extra muros, dans un logement plus vaste, de préférence avec terrasse ou jardin. Les Parisiens se sont rabattus sur la couronne francilienne. Les recherches ont nettement augmenté l'an dernier dans tous les départements autour de Paris et le premier sur le podium, la Seine-et-Marne, a enregistré un bond de +118% !

Les prospections se sont également intensifiées dans les départements à moins de 2h30 de Paris, comme l'Eure, l'Eure-et-Loir, le Loiret, l'Yonne et l'Oise. L'appétence autour des grandes agglomérations a elle aussi progressé, comme autour de Bordeaux et Lyon.

L'an dernier comme en 2021, la préférence va aux maisons, grandes gagnantes de ce bouleversement du marché immobilier. En septembre 2021, elles concentraient 63% des recherches contre 37% pour les appartements.

Le site PAP constate néanmoins un net ralentissement du trafic : -6,5% par rapport à septembre 2019 et -37% comparativement à septembre 2020. On en revient au désamour des acheteurs pour la grande ville. En deux ans, les recherches ont chuté de 26% à Paris et de 23% dans les grandes métropoles. À l'inverse, les communes de moins de 50 000 habitants sont dans la ligne de mire des porteurs de projet immobiliers : les requêtes y étaient 22% plus nombreuses par rapport à la période d'avant crise.

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Soins d'optique : première fraude à la mutuelle santé en 2025

La fraude à l'assurance continue de progresser en France. En 2025, les assureurs ont détecté 947 millions d'euros de fraudes et de tentatives de fraude, soit une hausse de près de 5 % par rapport à l'année précédente. Si les contrats d'assurance dommages (IARD) restent les plus exposés, la branche santé connaît une accélération particulièrement marquée. Le constat est sans appel : les soins d'optique représentent désormais la première source de fraude à la mutuelle santé, concentrant plus de la moitié des montants frauduleux détectés dans ce domaine. Fausses factures, faux décomptes, documents falsifiés ou encore utilisation de l'intelligence artificielle pour créer des justificatifs crédibles : les techniques employées se perfectionnent, obligeant les complémentaires santé à renforcer leurs contrôles. La fraude à l'assurance atteint un niveau record en 2025 Selon le rapport annuel de l'Agence de lutte contre la fraude à l'assurance (Alfa), 947 millions d'euros de fraudes ont été identifiés en 2025, contre environ 903 millions un an plus tôt. Le taux global de fraude atteint désormais 1,27 %. Cette hausse s'explique par plusieurs facteurs : des contrôles plus performants chez les assureurs  une professionnalisation des réseaux frauduleux  l'apparition de nouvelles techniques utilisant l'intelligence artificielle  une multiplication des faux documents numériques. Les principaux secteurs touchés Les montants de fraude détectés se répartissent ainsi : Branche d’assurance Montant détecté en 2025 Assurance IARD 827 M€ Assurance de prévoyance 182 M€ Assurance santé 112 M€ Assurance vie 24,8 M€ Si les contrats IARD (Incendies, Accidents et Risques Divers) demeurent les plus concernés en valeur absolue, la santé affiche l'une des plus fortes progressions, avec une hausse de 11,8 % en un an. Les soins d'optique représentent plus de la moitié des fraudes à la mutuelle santé Parmi les 112 millions d'euros de fraude détectés en complémentaire santé, 53 % concernent les soins d'optique. Autrement dit, plus d'un euro frauduleux sur deux remboursé par les complémentaires santé est lié à l'achat de lunettes ou d'équipements optiques. Pourquoi l'optique est-elle particulièrement exposée à la fraude ? Plusieurs éléments peuvent expliquer cette situation. Les équipements optiques présentent : un coût souvent élevé  des remboursements pouvant atteindre plusieurs centaines d'euros  des factures relativement simples à falsifier  des renouvellements parfois difficiles à contrôler. Les fraudeurs profitent également du fait que plusieurs intervenants participent au remboursement : l'Assurance Maladie  la mutuelle santé  parfois un réseau de soins partenaire. Cette multiplicité des acteurs peut compliquer certains contrôles. Les fraudes les plus fréquentes Les assureurs identifient principalement : de fausses factures d'opticiens des faux décomptes de Sécurité sociale des justificatifs modifiés des achats jamais réalisés des montants volontairement majorés. Dans certains cas, les fraudeurs présentent également des ordonnances falsifiées afin d'obtenir un remboursement indu. Les autres fraudes concernent le dentaire, les audioprothèses et les établissements de santé Même si l'optique domine largement, d'autres postes de dépenses restent concernés. La répartition des fraudes sur le segment assurance santé est la suivante : Optique : 53 % Autres professionnels de santé : 21 % Soins dentaires : 15 % Audioprothèses : 8 % Établissements de santé : 3 % Les complémentaires santé concentrent désormais leurs investissements sur ces secteurs particulièrement sensibles. Le saviez-vous ? : inutile de frauder sa mutuelle pour payer moins ses lunettes, ses prothèses dentaires et ses appareils auditifs. Le dispositif 100 % Santé ou reste à charge zéro permet de s’équiper sans débourser un centime après intervention de la Sécu et de la mutuelle responsable. L'intelligence artificielle facilite les faux documents en assurance L'un des principaux enseignements du rapport 2025 concerne l'utilisation croissante de l'intelligence artificielle (IA) par les fraudeurs. Des faux de plus en plus crédibles Les outils d'IA permettent aujourd'hui de produire rapidement : de fausses factures  des justificatifs parfaitement mis en page  des signatures imitées  des faux relevés bancaires  des documents administratifs difficiles à distinguer des originaux. Les fraudeurs utilisent également : les deepfakes (hyper trucages) le clonage de voix  la retouche automatisée de photographies. Ces nouvelles pratiques compliquent le travail des équipes chargées de détecter les anomalies. 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L'assurance vie confrontée aux usurpations d'identité Les fraudes détectées en assurance vie passent de 13,3 à 24,8 millions d'euros. Les principales méthodes sont : l'usurpation d'identité  les faux RIB  les pièces d'identité falsifiées. Les contrats d'épargne représentent près de 98 % des fraudes observées sur cette branche. Quelles sanctions en cas de fraude à une mutuelle santé ? La fraude à l'assurance ne constitue jamais un simple oubli administratif. Lorsqu'elle est intentionnelle, elle expose son auteur à des sanctions civiles et pénales. Les conséquences prévues par le Code des assurances Selon les situations, l'assureur peut : annuler le contrat pour fausse déclaration lors de la souscription (article L113-8 du Code des assurances)  refuser toute prise en charge du sinistre  réclamer le remboursement des sommes indûment perçues  conserver les cotisations déjà versées. En cas de fraude découverte après indemnisation, l'assureur peut engager une procédure pour récupérer les montants versés. Les sanctions pénales Lorsque les faits constituent une escroquerie ou un faux en écriture, des poursuites pénales sont possibles. L'escroquerie est passible de 5 ans d'emprisonnement et de 375 000 euros d'amende. Des peines complémentaires peuvent également être prononcées selon la gravité des faits. Comment éviter toute suspicion de fraude lors d'une demande de remboursement ? La majorité des assurés effectuent naturellement leurs démarches de bonne foi. Quelques précautions permettent néanmoins d'éviter tout blocage. Les bonnes pratiques à adopter Avant d'envoyer une demande de remboursement : conservez toujours les factures originales  vérifiez que les informations figurant sur les justificatifs sont exactes (feuille de soins en ligne ou papier) ne modifiez jamais un document transmis par un professionnel de santé  signalez immédiatement toute erreur constatée sur une facture  répondez rapidement aux demandes complémentaires de votre mutuelle. Une demande complète et transparente facilite le traitement du dossier tout en limitant les risques de contrôle approfondi. Une vigilance renforcée face à une fraude toujours plus sophistiquée L'année 2025 marque un tournant dans la lutte contre la fraude à l'assurance. Si les assureurs détectent davantage de dossiers grâce à des outils toujours plus performants, les fraudeurs utilisent eux aussi des technologies de plus en plus élaborées, notamment l'intelligence artificielle. Dans ce contexte, les soins d'optique demeurent le principal point de vigilance des mutuelles santé, avec plus de la moitié des fraudes détectées dans cette branche. Pour les assurés, le respect des règles de remboursement et la transmission de justificatifs authentiques restent la meilleure protection contre tout litige avec leur complémentaire santé.

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Assurance de prêt : y a-t-il des difficultés de souscription si on possède un chien de catégorie 1 ?

La question est saugrenue et en apparence hors du périmètre de l’assurance emprunteur. Et pourtant. Le fait de posséder un chien d’attaque dit de catégorie 1 n’est pas une information pertinente à déclarer lors de la souscription à une assurance de prêt immobilier. En revanche, les séquelles d’une blessure due à un animal dangereux le sont. Magnolia vous explique pourquoi. Détenir un chien de catégorie 1 : une information inutile en assurance emprunteur Il est tout à fait possible de souscrire une assurance de prêt immobilier si vous possédez un chien de catégorie 1 (type American Staffordshire terrier ou pit-bull, Mastiff, Tosa). Le fait de détenir un animal de compagnie n'influe pas sur votre capacité à emprunter ou à vous assurer. Cette information n’a pas à être déclarée à l’assureur lors de la souscription. Cependant, cela implique des distinctions importantes : Assurance emprunteur : les assureurs évaluent votre état de santé personnel via un questionnaire médical, ainsi que vos habitudes de vie (fumeur ou non-fumeur, pratique d’un sport à risques). La possession d'un chien n'est pas une donnée prise en compte pour évaluer vos risques. Assurance habitation et responsabilité civile : néanmoins, posséder un chien de catégorie 1 (dit chien d'attaque) impose de souscrire une assurance spécifique car ces animaux sont généralement exclus des garanties de base de votre multirisque habitation. La responsabilité civile liée à l'animal est obligatoire pour couvrir les éventuels dommages causés à des tiers.  Quand la possession d'un chien de catégorie 1 devient-elle un enjeu pour l'assurance de prêt ? Si la simple détention de l'animal n'a pas à être déclarée, la situation change radicalement dès lors qu'un accident survient. Une morsure grave, que vous soyez victime ou que votre propre animal soit à l'origine d'un dommage sur vous-même (chute en le promenant, par exemple), peut engendrer des séquelles physiques ou psychologiques durables.  Or, ce sont précisément ces séquelles qui doivent être déclarées lors de la souscription d'une assurance emprunteur, ou lors d'un changement de contrat. Les séquelles physiques à déclarer Une morsure de chien de catégorie 1 peut entraîner des blessures sévères : fractures, lésions nerveuses, déficit fonctionnel d'un membre, cicatrices importantes. Si ces séquelles sont consolidées au moment de votre demande de prêt, vous devez les déclarer dans le formulaire pour que l'assureur les évalue comme n'importe quel autre antécédent médical : Un déficit fonctionnel permanent (invalidité*) peut entraîner une surprime d’assurance de prêt ou une exclusion de garantie ciblée sur le membre ou la fonction touchée. Une atteinte nerveuse ou musculaire durable peut être requalifiée en facteur de risque pour la garantie ITT (Incapacité Temporaire Totale), qui couvre les arrêts de travail, et pour la garantie IPT (Invalidité Permanente Totale). Dans les cas les plus lourds, une exclusion totale de certaines garanties peut être proposée par l'assureur, notamment si le risque de rechute ou d'aggravation est jugé significatif. *L’invalidité en assurance emprunteur est couverte par les garanties IPP (Invalidité Permanente Partielle pour un taux compris entre 33 % et 66 %) et IPT (Invalidité Permanente Totale pour un taux supérieur à 66%). Les séquelles psychologiques, souvent sous-estimées Un traumatisme lié à une agression canine peut aussi se traduire par un état de stress post-traumatique, des phobies ou des troubles anxieux. Ces éléments doivent également figurer dans le questionnaire de santé, car les troubles psychiques et psychiatriques sont scrutés de près par les assureurs, qui peuvent conditionner leur indemnisation à une hospitalisation ou carrément les exclure. Le questionnaire médical en assurance de prêt : que faut-il réellement déclarer ? Le questionnaire de santé d’assurance emprunteur ne porte jamais sur la possession d'un animal, mais uniquement sur votre état de santé. Concrètement, vous devez mentionner : Toute hospitalisation ou intervention chirurgicale consécutive à un accident, y compris une morsure animale Tout arrêt de travail prolongé lié à cet événement Toute séquelle fonctionnelle persistante, même mineure Tout suivi médical ou psychologique en cours en lien avec le traumatisme À noter : depuis la loi Lemoine de 2022, si votre prêt est inférieur ou égal à 200 000 € par assuré et que l'échéance du crédit intervient avant vos 60 ans, vous êtes dispensé de questionnaire médical. Dans ce cas, les séquelles liées à l'animal n'ont pas à être renseignées. Quel impact sur le coût de l'assurance emprunteur ? L'impact tarifaire dépend uniquement de la gravité et de la nature des séquelles déclarées, jamais du fait même de posséder un chien de catégorie 1. Deux profils peuvent donc se retrouver dans des situations très différentes : Situation Impact sur l’assurance de prêt Possession d'un chien de catégorie 1, aucun antécédent de morsure Aucun impact, aucune déclaration requise Morsure ancienne sans séquelle fonctionnelle Aucun impact après consolidation complète Séquelle physique légère et stabilisée Surprime modérée possible selon l'assureur Séquelle fonctionnelle importante ou trouble psychologique persistant Surprime élevée, exclusion ciblée, voire refus selon les cas Comment optimiser sa souscription malgré des séquelles liées à un accident canin ? Passer par la délégation d'assurance Plutôt que d'accepter l'assurance de groupe proposée par votre banque, privilégiez la délégation d'assurance de prêt ; cela vous permet de comparer plusieurs offres et de cibler un assureur dont les critères de sélection médicale sont plus favorables à votre profil. Cette option reste l'un des leviers les plus efficaces pour limiter le coût d'une éventuelle surprime. Négocier un rachat d'exclusion En cas d’exclusion de garantie pour stress ou anxiété par exemple, il est parfois possible de négocier un rachat d'exclusion moyennant une surprime, afin de conserver une couverture complète. La plupart des contrats délégués proposent une garantie MNO (Maladie Non Objectivable), dotée d’une option psy qui permet de couvrir les troubles psychiques.  Posséder un chien de catégorie 1 n'a, en soi, aucune incidence sur votre capacité à souscrire une assurance de prêt immobilier. La vigilance porte uniquement sur les conséquences médicales d'un éventuel accident : ce sont les séquelles physiques ou psychologiques consolidées qui doivent être déclarées et qui peuvent, selon leur gravité, entraîner une surprime ou une exclusion ciblée.

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Assurance de prêt immobilier : comparez le coût total plutôt que la prime mensuelle

Lorsqu'ils recherchent une assurance de prêt immobilier, de nombreux emprunteurs se concentrent uniquement sur le montant de la cotisation mensuelle. Pourtant, ce réflexe peut conduire à un mauvais choix. Une prime plus faible ne signifie pas toujours une assurance moins chère sur toute la durée du crédit. Entre le mode de calcul des cotisations, les garanties proposées et l'évolution des mensualités, le véritable indicateur à analyser est le coût total de l'assurance emprunteur. Comparer le coût global permet d'évaluer l'impact réel de l'assurance sur le financement immobilier et d'identifier les économies possibles grâce à la délégation d'assurance. Voici pourquoi ce critère doit primer sur la simple mensualité. Pourquoi la prime mensuelle peut être trompeuse ? La cotisation affichée lors de la souscription à une assurance de prêt immobilier est souvent le premier élément regardé par les emprunteurs. Pourtant, elle ne reflète pas nécessairement le montant qui sera payé jusqu'au remboursement complet du crédit. Le mode de calcul explique cet écart. Les assureurs utilisent 2 méthodes pour calculer le coût de l’assurance emprunteur : sur le capital initial : la cotisation reste identique pendant toute la durée du prêt ; sur le capital restant dû : la prime diminue progressivement à mesure de l’amortissement du crédit. Ainsi, 2 assurances affichant une cotisation proche au départ peuvent présenter un coût final très différent. Comparer uniquement la première mensualité revient donc à mettre en parallèle 2 situations qui n'évolueront pas de la même manière. Le coût total de l'assurance de prêt : le véritable indicateur Le coût total de l’assurance de prêt immobilier correspond à l'addition des cotisations versées pendant toute la durée du crédit. Il est exprimé en euros, mais aussi en pourcentage du capital emprunté grâce au TAEA (Taux Annuel Effectif Assurance). Seul cet indicateur permet de mesurer le poids réel de l'assurance dans le coût global du financement et de comparer objectivement les offres d’assurance.  Par exemple : crédit immobilier de 250 000 € sur 25 ans  assurance A : 48 € par mois constants  assurance B : 56 € au départ puis cotisation dégressive À première vue, l'assurance A semble plus intéressante. Pourtant, après calcul : Assurance A : 14 375 € de cotisations Assurance B : 11 200 € de cotisations L'assurance la plus chère au départ devient finalement la moins coûteuse. Assurance bancaire ou assurance déléguée : quelle différence de coût ? Choix et concurrence L'assurance de groupe proposée par la banque mutualise les risques entre tous les emprunteurs. Ce fonctionnement simplifie la souscription, mais il n'est pas toujours le plus avantageux financièrement. À l'inverse, la délégation d'assurance de prêt repose sur une tarification individualisée tenant compte du profil de l’emprunteur. Pour les profils présentant peu de risques, les économies peuvent atteindre plusieurs milliers d'euros.  Depuis plusieurs années, les lois relatives à l’assurance emprunteur favorisent la concurrence sur ce marché (lois Lagarde et Lemoine), au bénéfice des emprunteurs qui profitent de la compétitivité des offres alternatives. À garanties équivalentes, une assurance externe peut être jusqu’à 4 fois moins chère qu’une assurance bancaire. Une tarification plus large La plupart des assurances bancaires voient leur coût calculé sur le capital initial ; en revanche, les 2 méthodes de calcul sont possibles en délégation. Certains contrats alternatifs existent même en 2 versions : sur capital initial (CI) et sur capital restant dû (CRD). Le choix doit dépendre de votre projet immobilier, et le TAEA doit vous guider dans cette sélection. Des garanties ajustées Une assurance moins chère ne signifie pas forcément moins protectrice. La majorité des contrats individuels offrent : un âge limite de cessation des garanties plus élevé le choix de la franchise sur la garantie ITT (Incapacité Temporaire Totale de travail) des garanties adaptées aux professions libérales ou aux travailleurs indépendants une garantie IP PRO (invalidité professionnel) pour les métiers de la santé (médecins, paramédicaux, pharmaciens, vétérinaires). Comment calculer le coût réel d'une assurance de prêt immobilier ? Pour comparer efficacement plusieurs offres d’assurance emprunteur, il est conseillé de vérifier chacun des paramètres suivants : le coût total de l'assurance sur toute la durée du crédit  le coût annuel  le coût mensuel  le TAEA (Taux Annuel Effectif de l'Assurance)  le détail des garanties. Le TAEA constitue le meilleur indicateur pour comparer, puisqu'il permet de mesurer précisément le poids de l'assurance dans le coût global du financement, lui-même exprimé par le TAEG (Taux Annuel Effectif Global). Les erreurs les plus fréquentes des emprunteurs Lors de la recherche d'une assurance de prêt, plusieurs erreurs reviennent régulièrement. Choisir uniquement la mensualité la plus basse Une cotisation attractive au départ peut masquer un coût total supérieur. Il est indispensable d'effectuer une simulation sur toute la durée du prêt. Ne pas comparer les garanties Deux assurances affichant un prix identique peuvent offrir des niveaux de couverture très différents. Les exclusions de garanties et les modalités d'indemnisation doivent être examinées avec attention. Accepter automatiquement l'assurance de la banque L'assurance groupe n'est pas une obligation. Grâce à la délégation d'assurance, vous pouvez choisir un contrat concurrent dès la signature du crédit, à condition que le niveau de garanties soit au moins équivalent à celui exigé par l'établissement prêteur. Ne pas anticiper votre projet Pensez à comparer les offres d’assurance sur une distance de 8 ans. En cas de revente du bien avant le terme prévu, une assurance sur CI peut se révéler moins chère qu’un contrat CRD, même si ce dernier est plus avantageux sur la durée totale.   Depuis l’entrée en application de la loi Lemoine en 2022, le coût d’une assurance sur 8 ans doit être indiqué dans toutes les offres. Prime mensuelle et coût total de l’assurance de prêt : ce qu’il faut retenir Au moment de choisir une assurance de prêt immobilier, la prime mensuelle ne doit jamais être le seul critère de décision. Le véritable enjeu consiste à évaluer le coût total de l'assurance sur toute la durée du crédit, tout en vérifiant la qualité des garanties, les exclusions, les franchises et les modalités d'indemnisation. Comparer plusieurs offres permet souvent de réaliser des économies substantielles sans sacrifier la protection de l'emprunteur. Avant de signer votre contrat, prenez donc le temps d'analyser l'ensemble des indicateurs financiers : quelques euros d'écart par mois peuvent représenter plusieurs milliers d'euros économisés à l'échéance de votre prêt.