100% Santé en optique : les lunettes toujours trop chères

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Depuis janvier 2020, les assurés couverts par une mutuelle responsable n'ont plus aucun reste à charge sur leurs dépenses de lunettes de correction grâce à la réforme du 100% Santé. On était en droit d'attendre une diminution des frais d'optique que doivent assumer les ménages, il n'en est rien. Dans son panorama des dépenses de santé pour l'année 2020, la Drees constate une augmentation du reste à charge pour les personnes ayant opté pour des équipements de classe B (tarifs libres), très largement majoritaires.

Progression très modérée des dépenses de santé en 2020

Dans son rapport sur les comptes de santé 2020, la Drees (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistique) observe que la consommation de soins et de biens médicaux a très peu progressé en 2020 (+0,4%), la plus faible augmentation jamais constatée, après +2% en 2019 et +1,5% en 2018. C'est un des effets de la crise sanitaire. Quatre secteurs contribuent à cette hausse très ténue : les soins hospitaliers publics, les soins infirmiers et de sages-femmes, et les dépenses de laboratoires d'analyses.

La participation des patients au financement des dépenses de soins est en baisse, passant de 7,2% en 2019 à 6,5% en 2020 (8,9% en 2011), en raison d'un moindre recours aux spécialités plus lourdement touchées par la crise, où les restes à charge sont habituellement les plus élevés pour les ménages (dentaire, optique médicale et kinésithérapie). La prise en charge quasi intégrale des malades du Covid et les déprogrammations d'opérations pour cause de saturation des établissements hospitaliers ont également contribué à cette diminution de la participation des assurés. Après remboursement de la Sécurité Sociale et de sa mutuelle, chaque Français devait assumer l’an passé une dépense moyenne de 202€.

Cette baisse du reste à charge s'explique aussi par la mise en œuvre de la réforme 100% Santé. Le dispositif qui permet de s'équiper de lunettes, de prothèses dentaires et d’aides auditives sans débourser un centime génère pourtant une augmentation du reste à charge en optique, un effet paradoxal qu'on va tenter de vous expliquer.

Panier 100% Santé en optique : très faible score

Depuis le 1er janvier 2020, l'ensemble des personnes disposant d'une mutuelle dite responsable (95% du marché de la complémentaire santé) ont la possibilité d'acheter des lunettes de correction intégralement remboursées par l'Assurance Maladie et leurs organismes complémentaires. On pourrait légitimement penser que cette mesure d'accès aux soins aurait tiré les dépenses d'équipements d'optique vers le bas. Faux. La part des dépenses restant à la charge des ménages diminue, sauf pour l'optique.

Les dépenses en lunettes du panier 100%, c'est-à-dire sans reste à charge, ne représentent que 4,5% de la dépense totale en optique médicale. Les chiffres sont meilleurs pour le nombre d'appareils : le panier 100% en optique représente 20% des verres simples, 11% des verres complexes et 14% des montures. Loin toutefois de l'objectif de 20% fixé par le gouvernement. Au final, le reste à charge (RAC) des ménages s'élève à 27,4% de la dépense en optique médicale, soit une hausse de 4,1 point par rapport à 2019. Pour les lunettes à tarifs libres, le RAC était de 28,8%.

La Drees explique cette hausse du RAC en optique par la faible pénétration des produits 100% Santé et par le recul de la prise en charge de la Sécu des équipements hors panier 100% Santé. Deux raisons qu'il faut honnêtement combiner à l'intérêt plutôt limité des Français pour les lunettes d'entrée de gamme. Il convient d'ajouter un autre facteur : l'abaissement du plafond de prise en charge des mutuelles, de 150€ à 100€ par monture.

En 2020, les organismes complémentaires ont pris en charge 69,6% de la dépense d'optique médicale, contre 72,3% en 2019. Ils financent 55,7% de la dépense pour le panier 100% Santé et 70,3% des dépenses du panier à tarifs libres.

Rappelons qu'il est possible de panacher entre les équipements du panier 100% Santé et les autres. Vous pouvez choisir des verres sans reste à charge et une monture en dehors du panier 100% Santé et inversement. La monture sera alors remboursée dans la limite de 100€, avec un reste à charge variable selon les conditions de remboursement prévues par votre mutuelle. Visiblement, nombreux sont les assurés à avoir choisi cette combinaison qui contribue à augmenter la facture finale.

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Assurance de prêt immobilier : 5 questions insolites des emprunteurs

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Crédit immobilier et baisse du taux d’usure : l’assurance emprunteur comme levier clé pour valider l'emprunt

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Arrivée d’un enfant en 2026 : réclamez la prime de naissance de votre mutuelle santé

L’arrivée d’un enfant entraîne de nombreuses dépenses : suivi de grossesse, achat de matériel de puériculture, frais liés à l’accouchement ou encore consultations médicales pour le nouveau-né. En 2026, certaines mutuelles santé continuent de proposer une prime de naissance afin d’aider les jeunes parents à faire face à ces coûts. Souvent méconnue, cette aide financière peut pourtant atteindre plusieurs centaines d’euros selon les contrats. Conditions d’attribution, démarches à effectuer, délai de versement, cumul avec d’autres aides : voici tout ce qu’il faut savoir pour réclamer votre prime de naissance auprès de votre complémentaire santé. Qu’est-ce que la prime de naissance d’une mutuelle santé ? La prime de naissance est une aide financière versée par certaines complémentaires santé lors de la naissance ou de l’adoption d’un enfant. Elle vient compléter les prestations de l’Assurance Maladie et les aides de la CAF (Caisse d’Allocations Familiales). Contrairement à la prime à la naissance de la CAF, cette aide n’est pas obligatoire et ne fait pas partie du cahier des charges des contrats de mutuelle responsable (95% des offres de complémentaire santé). Chaque organisme fixe librement : le montant de la prime  les conditions d’attribution  les délais de versement  les justificatifs à fournir. Le versement peut intervenir avant ou après l’accouchement selon le contrat de mutuelle santé souscrit. Pourquoi les mutuelles proposent-elles une prime de naissance ? Les complémentaires santé utilisent cette garantie pour renforcer leur attractivité auprès des familles. En effet, les dépenses liées à l’arrivée d’un bébé sont importantes : chambre et matériel de puériculture  couches et produits d’hygiène  consultations médicales  frais d’optique ou d’audition éventuels  dépassements d’honoraires à la maternité. L'arrivée d'un bébé coûte en moyenne entre 1 000 et 2 500 € pour l'équipement initial (meubles, poussette, matériel). Une fois le nouveau-né à la maison, prévoyez un budget récurrent de 400 € à 700 € par mois (alimentation, couches, hygiène), hors frais de garde éventuels. La prime de naissance constitue donc un soutien financier ponctuel apprécié des jeunes parents. Quel est le montant de la prime de naissance d’une mutuelle en 2026 ? En 2026, le montant moyen d’une prime de naissance versée par une mutuelle santé varie généralement entre 50 et 500 euros par enfant. Certaines complémentaires haut de gamme peuvent proposer des montants plus élevés, notamment dans les contrats premium de mutuelle familiale. Les critères qui influencent le montant Le montant dépend principalement : du niveau de garanties souscrit  de l’ancienneté dans le contrat  du type de formule familiale  du nombre d’enfants à charge  de la politique commerciale de la mutuelle. Plus la garantie maternité est élevée, plus la prime de naissance peut être importante. Prime de naissance de la mutuelle : attention au délai de carence Certaines mutuelles imposent un délai de carence avant de pouvoir bénéficier de cette aide. Cela signifie que : la grossesse doit intervenir après une certaine période d’adhésion  ou que la naissance doit avoir lieu plusieurs mois après la souscription. Le délai de carence varie souvent entre 3 et 12 mois selon les contrats. Avant de changer de mutuelle santé, il est donc essentiel de vérifier cette condition. Qui peut bénéficier de la prime de naissance ? La prime de naissance est réservée aux adhérents ayant déclaré leur enfant sur leur contrat de complémentaire santé. Les bénéficiaires peuvent être : les salariés et les fonctionnaires couverts par une mutuelle obligatoire d’entreprise  les travailleurs indépendants  les couples ayant souscrit une mutuelle santé individuelle. Naissance, adoption et grossesse multiple Selon les contrats, la prime peut être versée : lors d’une naissance  dans le cadre d’une adoption  pour chaque enfant en cas de jumeaux ou de triplés. Certaines mutuelles accordent une prime doublée lors d’une naissance multiple. Comment réclamer la prime de naissance à sa mutuelle ? Le versement n’est pas automatique. Les parents doivent effectuer une demande auprès de leur complémentaire santé. Les démarches à effectuer Pour obtenir la prime de naissance, il faut : déclarer la naissance à l’organisme complémentaire pour que l’enfant soit rattaché au contrat  transmettre les justificatifs demandés  remplir éventuellement un formulaire de demande. Les démarches peuvent souvent être réalisées directement depuis l’espace adhérent en ligne. Les documents demandés Les mutuelles réclament fréquemment : une copie de l’acte de naissance  un livret de famille mis à jour  une attestation de Sécurité sociale  un RIB pour le versement  un bulletin d’hospitalisation. Certaines complémentaires demandent également un certificat médical de grossesse lorsque la prime est versée avant l’accouchement. Quel délai pour recevoir la prime ? Le délai de versement dépend des organismes. En moyenne, la prime est versée : entre quelques jours et plusieurs semaines après réception du dossier  ou directement après l’enregistrement de l’enfant sur le contrat. Un dossier incomplet peut retarder le paiement. Peut-on cumuler la prime de naissance avec les aides de la CAF ? Oui, la prime de naissance versée par une mutuelle santé peut être cumulée avec les aides publiques. Les principales aides pour les parents Pour une naissance en 2026, les parents bénéficient d'un socle d'aides revalorisé. En France, cela inclut la prime à la naissance de la PAJE (1 093,11 €), l'allocation de base (jusqu'à 196,59 €/mois) et, à partir du le 1er juillet 2026, un nouveau congé de naissance indemnisé de 1 à 2 mois pour chaque parent. La prime de naissance de la mutuelle vient donc compléter ces dispositifs. La prime de naissance est-elle imposable ? Comme la prime de naissance de la CAF, cette aide versée par la mutuelle n’est pas soumise à l’impôt sur le revenu puisqu’il s’agit d’une prestation versée par un organisme complémentaire. Faut-il changer de mutuelle avant une naissance ? De nombreux futurs parents envisagent de changer de mutuelle santé afin d’obtenir une meilleure garantie maternité. Cette stratégie peut être pertinente, à condition d’anticiper suffisamment tôt. Les garanties importantes pour une future maman Une bonne mutuelle maternité doit prévoir : une prise en charge élevée des frais d’hospitalisation  le remboursement des dépassements d’honoraires  un forfait maternité  des garanties pour la chambre individuelle  une couverture des médecines douces  une bonne prise en charge du suivi post-partum. Comparez les offres avant de souscrire Avant de changer de contrat, il est recommandé d’étudier : les niveaux de remboursement  les exclusions  le délai de carence  le montant de la prime de naissance  le coût des cotisations. Un comparatif de mutuelle santé détaillé permet d’éviter les mauvaises surprises au moment de l’accouchement. Les erreurs à éviter pour ne pas perdre sa prime de naissance De nombreux parents passent à côté de cette aide faute d’information ou de démarches effectuées dans les délais. Voici les principales erreurs à éviter : ne pas déclarer rapidement la naissance  oublier d’ajouter l’enfant sur le contrat  envoyer un dossier incomplet  ignorer l’existence d’un délai de carence  dépasser le délai de demande prévu par la mutuelle. Certaines complémentaires imposent une demande dans les 3 ou 6 mois suivant la naissance. Ce qu’il faut retenir sur la prime de naissance de la mutuelle en 2026 La prime de naissance d’une mutuelle santé peut représenter une aide financière précieuse pour les parents en 2026. Son montant varie selon les contrats, mais elle permet souvent d’amortir une partie des dépenses liées à l’arrivée d’un enfant. Pour en bénéficier, il est indispensable : de vérifier la garantie maternité de son contrat  d’anticiper les éventuels délais de carence  d’effectuer rapidement les démarches  de transmettre tous les justificatifs nécessaires. Comparer les mutuelles santé avant une grossesse reste également l’une des meilleures solutions pour profiter d’une couverture adaptée aux besoins de toute la famille.