Les prix de l'immobilier vont-ils baisser en 2020 ?

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Secteur essentiel à l'économie du pays, l'immobilier souffre tous les maux avec la crise sanitaire due au Covid-19. La timide reprise de l'activité ces derniers jours incite les professionnels à émettre des pronostics. Si le volume annuel fera défaut pour cause d'arrêt durant deux mois, les Français auront-ils à l’avenir toujours autant d'appétit pour la pierre ? Les prix vont-ils se heurter au contexte dégradé ? Notaires, économistes, agence de notation, les avis convergent quant à une forte détérioration du marché avec des chiffres variables.

Les notaires pessimistes pour 2020

Dans leur dernière note de conjoncture publiée fin avril 2020, les notaires analysent la situation inédite qui frappe le marché immobilier français. Après un dynamisme exceptionnel en 2019 (plus d'un million de transactions dans l'ancien) et un démarrage en trombe début 2020 (+11% sur un an au 31 janvier 2020), le marché s'est brutalement arrêté pour cause d'état d'urgence sanitaire. Le confinement a mis en attente quelque 100 000 avant-contrats que les notaires espèrent se voir confirmés au cours du deuxième trimestre avec la réouverture de leurs offices et la possibilité pour les Français de déménager.

À moyen terme, les notaires n'attendent pas de ce "rebond technique" qu'il efface les séquelles douloureuses de l'arrêt de l'activité immobilière durant huit semaines. La régularisation des actes va s'étaler sur les deux et trois mois prochains compte tenu de "l'inertie" et des délais habituels du marché. Il faut s'attendre à une contraction du volume des transactions durant l'été prochain, même si la saison est par tradition un temps fort pour l'immobilier.

À long terme, les notaires ne cachent pas leur pessimisme. La forte récession économique qui touche la France et le reste du monde va repousser la reprise du marché immobilier à fin 2020, voire en début d'année 2021, sans toutefois retrouver le dynamisme de 2019. Si la crise sanitaire et la douloureuse expérience du confinement ont exacerbé l'importance du logement, l'accès à la propriété va dépendre des capacités d'achat des ménages et des conditions de financement des banques. Les notaires craignent que les établissements de crédit ne resserrent plus encore les consignes du Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) édictées fin 2019, ce qui aurait pour effet d'exclure les dossiers les moins solides, à commencer par les primo-accédants. Problème que les courtiers en crédit ont soulevé dès janvier 2020.

Le marché immobilier soumis à la capacité d’achat des ménages et aux conditions d’emprunt

De nombreux candidats à l'acquisition vont sortir du marché immobilier en raison des conséquences de la crise sanitaire. La sanction des chiffres est tombée jeudi 28 mai : Pôle Emploi comptabilise 843 000 chômeurs supplémentaires en avril, soit une augmentation de 22,6%, ce qui porte à 4,5 millions de demandeurs d'emplois en catégorie A. Il est à craindre des défaillances d'entreprises en grand nombre dans les prochaines semaines, ce qui implique comme corollaire l'absence du marché immobilier de certaines catégories professionnelles lourdement touchées par la perte d'emploi (hôtellerie-restauration, automobile, tourisme, événementiel, commerces). Malgré des taux d'emprunt toujours attractifs, le marché de l'accession et de l'investissement locatif souffre et souffrira du manque de confiance des Français dans le long terme. Tout dépendra de la durée de cette crise sanitaire et de sa virulence à creuser plus profondément la crise économique.

Les prix immobiliers orientés à la baisse en 2020

Comme chacun le sait, les notaires sont les seuls à détenir les vrais chiffres de l'immobilier, puisque toutes les transactions sont finalisées par leurs soins. Sur un an fin 2019, les prix de logements anciens en France métropolitaine ont augmenté de 3,7%, une progression plus nette pour les appartements (+5,2%) que pour les maisons (+2,6%). Sur la base des avant-contrats, la projection sur un an à fin mai 2020 est de +6,4% pour les appartements et de +3,9% pour les maisons. Quelles sont les prévisions pour les mois à venir ?

Avec une demande fragilisée par la crise, nul doute que le marché, en perte de vitesse, va s'adoucir et céder quelques points. L'agence de notation Standard & Poor's anticipe un repli de 1,4% pour 2020 et une relative stabilité en 2021 (-0,5%). La tendance haussière n'est pas attendue avant 2022 (+2,5%). Attentif au très mauvais signal de la désolvabilisation des ménages, Henry Buzy-Cazaux, président de l'Imsi (Institut du management des services immobiliers), est moins confiant et prédit un recul des prix de 5% à 10% dans les grandes métropoles et jusqu'à 15% dans les villes de taille moyenne. Pour Michel Mouillart, économiste et président de l'Observatoire des crédits aux ménages, le recentrage du marché vers les clientèles les plus aisées est de nature à maintenir les prix immobiliers. En substance, il faut comprendre que les ménages des classes moyennes et modestes vont peiner à accéder à la propriété, surtout si les banques appliquent à la lettre les recommandations du HCSF.

Sans surprise, Paris devrait faire de nouveau exception et creuser plus encore le fossé avec les régions. La pénurie de logements conjuguée à une demande toujours forte sur les biens les plus recherchés devrait stabiliser les prix en dépit de la crise. Le conditionnel est bien évidemment de mise, puisqu'une diminution sensible de la demande aurait pour effet un recul général des prix.

Il est pourtant certain que le volume d'activité va être lourdement pénalisé. En temps normal, les mois de mars et d'avril enregistrent 20% des transactions annuelles, soit un manque à gagner de quelque 200 000 ventes pour l'année 2020. Parions sur la caractéristique immuable de la pierre : une valeur refuge en période de crise, quand les marchés boursiers et les placements s'enfoncent, comme on le constate actuellement. Cette qualité pourrait permettre aux prix de ne pas plonger en 2020.

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Taux immobiliers en hausse fin 2026 : l'assurance emprunteur, le premier levier d'économies

La France emprunte à 5 %, ce qui a un impact sur le crédit immobilier. Cette vive remontée des taux immobiliers en cette fin d'année 2026 fragilise le budget des futurs acquéreurs. Lorsque le coût du prêt augmente, réduire le montant total du financement devient un enjeu majeur ; à défaut, le projet peut éventuellement être compromis. Or, l'assurance emprunteur représente un levier d'économies souvent sous-estimé. Contrairement à une négociation du taux immobilier, qui dépend de l'accord du prêteur, la délégation d'assurance est un droit accordé à tout emprunteur. Cette démarche permet de diminuer le coût global du crédit de plusieurs milliers d’euros. Et en cas d’échec, la loi Lemoine offre une deuxième chance de faire des économies. Pourquoi l'assurance emprunteur devient-elle stratégique lorsque les taux immobiliers augmentent ? Le taux immobilier qui calcule les intérêts ne constitue qu'une partie du coût d'un crédit. Pour mesurer le montant total à rembourser, il faut également prendre en compte tous les autres frais liés à l’obtention du financement :  les frais de dossier  les frais de garantie (hypothèque ou caution) les cotisations d'assurance emprunteur les éventuelles autres dépenses annexes (expertise du bien, parts sociales d’une banque mutualiste, frais de courtage). Lorsque les taux remontent, les possibilités de réduire les dépenses liées au financement prennent davantage d'importance. L'assurance emprunteur mérite une attention particulière, car son tarif varie selon plusieurs critères : l'âge de l'emprunteur, son état de santé, sa profession, ses habitudes de vie, le montant assuré et les garanties souscrites. Le poids de l'assurance dans le coût total du crédit immobilier L'assurance de prêt immobilier protège la banque et l'emprunteur contre les conséquences financières d'un décès, d'une perte totale et irréversible d'autonomie, d'une invalidité ou d'une incapacité de travail, selon les garanties souscrites. Le coût de l’assurance emprunteur constitue le deuxième poste de dépenses après les intérêts, et représente en moyenne entre 20 % et 40 % du coût global. Il dépend notamment du mode de calcul des cotisations. Celles-ci peuvent être déterminées à partir du capital initial ou du capital restant dû. Selon le contrat, le profil de l'assuré et la durée du financement, la différence de prix entre l'assurance collective proposée par la banque et une assurance concurrente peut être significative : jusqu’à 60 % d’écart en faveur du contrat individuel externe. Le taux annuel effectif global (TAEG) intègre le coût de l'assurance. Une assurance moins chère peut donc contribuer à réduire le coût global du financement. Choisir pour économiser Obtenir une baisse du taux immobilier suppose de négocier avec sa banque. Cette option dépend du bon vouloir du prêteur, des conditions du marché, et du dossier de l'emprunteur. La délégation d'assurance de prêt obéit à un cadre différent. La loi Lagarde de 2010 permet à chaque emprunteur de choisir son assurance librement et de souscrire un contrat concurrent de celui de la banque, sous réserve de respecter l'équivalence de garanties entre les 2 offres. Combien peut-on économiser en déléguant l'assurance de prêt immobilier ? Voici un tableau comparatif indicatif pour un emprunteur de 35 ans qui souscrit un crédit immobilier de 250 000 € sur 20 ans au taux brut de 3,70 %. Les estimations reposent sur un contrat bancaire à 0,36 % et une assurance déléguée à 0,17 %, deux taux illustratifs relevés dans les références de marché 2026 pour ce type de profil. Critères Assurance bancaire Assurance déléguée Taux d’assurance 0,36 % 0,17 % Cotisation mensuelle 75 € 35 € Coût total  18 000 € 8 500 € Économie réalisée - 9 500 € Les tarifs réels et le mode de calcul des primes peuvent différer selon le contrat, le profil médical, le statut fumeur et les garanties choisies. Dans cet exemple, la délégation d'assurance permettrait d'économiser 9 500 € sur 20 ans, à garanties équivalentes. Pour obtenir une comparaison fiable, il faut demander des devis personnalisés et comparer le coût total des 2 contrats, plutôt que les seuls taux affichés. Pourquoi déléguer son assurance plutôt que négocier son taux ? Reprenons notre exemple et supposons que la banque accorde une décote sur le taux nominal de 10 points, soit 3,60 % au lieu de 3,70 %. Critères Mensualité (assurance comprise) Coût total Taux nominal à 3,70 % 1 551 € 122 174 € Taux nominal à 3,60 % 1 538 € 119 067 € Économie réalisée - 3 107 € La délégation génère un gain potentiel supérieur de près de 6 400 € (9 500 € - 3 107 €). Bien sûr, vous pouvez tenter de cumuler les 2 démarches pour optimiser les économies. La banque sera sans doute moins généreuse sur le taux si vous souscrivez une assurance concurrente de la sienne. Dans un contexte où les taux d’intérêts rémunèrent peu les banques, la seule rentabilité vient des frais annexes, dont l’assurance emprunteur, margée à 70 % en moyenne chez les bancassureurs.   Comment déléguer son assurance emprunteur pour réduire ses mensualités ? 1. Comparer les contrats et vérifier l'équivalence des garanties Le tarif ne doit pas être le seul critère de choix. Avant de souscrire une assurance alternative à l’offre bancaire, vous devez comparer les garanties et leurs conditions d'application. La fiche standardisée d'information remise par la banque permet d'identifier les critères retenus pour évaluer l'équivalence des garanties. Une offre moins chère n'est intéressante que si elle répond aux exigences du prêteur et protège suffisamment l'emprunteur.  Faites-vous accompagner par un courtier en assurance de prêt pour sélectionner le contrat compétitif qui répond à vos besoins et à la protection minimale requise par la banque. 2. Transmettre la demande de substitution à la banque Une fois le contrat sélectionné, vous adressez une copie à votre banque avec les conditions générales. L'envoi doit permettre de conserver une preuve de la réception, par exemple au moyen d'une lettre recommandée ou d'un recommandé électronique. 3. Obtenir l'accord et faire modifier le contrat de prêt La banque doit vérifier l'équivalence des garanties. Un refus ne peut être motivé que par la non équivalence. Après acceptation du prêteur, vous signez le contrat définitif avec l’assureur.   Vous n’avez pas réussi à déléguer l’assurance : quelle solution pour réduire le coût du crédit ? La délégation d’assurance de prêt est très largement minoritaire : environ 85 % des emprunteurs souscrivent l’assurance du prêteur, souvent par ignorance de leur droit et pression de la banque. Pas de panique ! La réglementation vous permet de changer d’assurance de prêt immobilier à tout moment et sans frais. Grâce à la loi Lemoine, vous avez le droit de substituer l’assurance de groupe par une formule externe à garanties au moins équivalentes, dès le lendemain de la signature de l’offre de prêt.  Les économies manquées lors de la souscription du crédit vous attendent en cours de remboursement. Ne tardez pas pour optimiser le gain, le coût de l’assurance étant calculée sur le capital restant dû.

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La France emprunte à 5 % : quel impact sur votre crédit immobilier ?

Le taux d'emprunt de la France à 10 ans a franchi le seuil symbolique des 5 % le 21 octobre 2026, selon les informations rapportées par la presse économique. Cette hausse du coût de financement de l'État français intervient dans un contexte de tensions sur les marchés obligataires. Si ce taux ne correspond pas directement à celui des crédits immobiliers accordés aux particuliers, son évolution peut influencer les conditions de financement des banques. Les conséquences potentielles pour les futurs acheteurs pourraient être bientôt visibles : des crédits immobiliers plus coûteux, une capacité d'emprunt réduite et des négociations bancaires plus exigeantes. Quel est le lien entre la dette française et votre prêt immobilier ? Quelles solutions envisager pour préserver votre budget ? Pourquoi la France emprunte-t-elle à 5 % ? Pour financer ses dépenses, l’État français emprunte sur les marchés en émettant des obligations. Le taux auquel il se finance dépend notamment de l’inflation, des finances publiques et de la confiance des investisseurs. Le taux d'emprunt de la France à 10 ans dépasse les 5 % (un sommet inédit depuis 2002) en raison de la défiance des investisseurs. Cette crise de confiance est alimentée par une dette publique très élevée (autour de 119 % du PIB), un déficit persistant, une instabilité politique face au budget 2027 et de récents troubles sociaux. Toutefois, cette hausse ne signifie pas que les crédits immobiliers atteindront automatiquement 5 %. Leurs taux dépendent aussi du coût de refinancement des banques, de leur politique commerciale, de leurs marges et de la concurrence. Quel lien entre le taux de la dette française et le crédit immobilier ? Les banques financent les crédits immobiliers grâce aux dépôts de leurs clients et à différentes sources de refinancement, notamment sur les marchés. Lorsque les rendements obligataires augmentent, leur coût de financement peut progresser, ce qui les incite à relever les taux des nouveaux prêts. Des taux immobiliers susceptibles de progresser L’OAT à 10 ans influence les conditions de financement, sans déterminer directement les taux immobiliers. Les banques tiennent aussi compte : du profil de l’emprunteur et de son apport ; de la durée du crédit ; de leurs marges et de leurs objectifs commerciaux ; de la concurrence entre établissements. Si la hausse des rendements obligataires se prolonge, les banques pourraient donc augmenter leurs taux immobiliers ou/et durcir leurs conditions d’octroi. Hausse de l’OAT 10 ans : quelles conséquences pour votre crédit immobilier ? À capital emprunté et durée identiques, une augmentation du taux immobilier entraîne une hausse des mensualités et du montant total des intérêts, hors assurance emprunteur.. Une capacité d'emprunt potentiellement réduite Pour les ménages dont le budget est déjà contraint, des mensualités plus élevées peuvent compliquer l'obtention d'un financement. À revenus constants, une hausse du taux peut réduire le montant maximal empruntable, notamment lorsque le dossier approche la limite du taux d'endettement retenu par les banques. Les acheteurs peuvent alors devoir : augmenter leur apport personnel ; revoir leur budget d'achat à la baisse ; rechercher un bien moins cher ; comparer davantage les offres bancaires ; ajuster la durée du crédit, dans les limites réglementaires (25 ans, voire 27 ans sous certaines conditions). La hausse des taux peut également peser sur le marché immobilier en réduisant le nombre de ménages capables de financer leur projet aux prix demandés. Moins de demandes = prix des offres en baisse. Le taux d'usure peut-il compliquer l'obtention d'un prêt ? La hausse des rendements de l'OAT 10 ans pourrait inciter les banques à relever leurs taux de crédit immobilier. Toutefois, cette augmentation se heurterait au taux d'usure en vigueur jusqu'au 31 décembre 2026, qui fixe le taux annuel effectif global (TAEG) maximal auquel un établissement peut accorder un prêt. Depuis le 1er octobre 2026, les plafonds applicables aux crédits immobiliers à taux fixe sont les suivants : 4,09 % pour un prêt de moins de 10 ans ; 4,68 % pour un prêt de 10 ans à moins de 20 ans ; 5,40 % pour un prêt de 20 ans et plus. Ce plafond légal intègre plusieurs éléments du financement :  les intérêts bancaires,  les primes d'assurance emprunteur,  les frais de dossier,  les frais de garantie.  Cette contrainte pourrait compliquer le financement de certains ménages si les taux immobiliers progressent en l’absence d’évolution du plafond légal : on appelle ce phénomène l’effet ciseau. Les emprunteurs dont le profil alourdit le coût de l’assurance risquent davantage de voir leur dossier bloqué. Pour contourner cette difficulté, plusieurs leviers peuvent être étudiés. Comment limiter l'impact de la hausse des taux sur votre projet immobilier ? Même si le contexte obligataire se tend, plusieurs leviers permettent d’en limiter les conséquences pour préserver votre capacité de financement. Comparer les offres de crédit immobilier Les banques ne répercutent pas toutes les variations des marchés au même rythme. Il est donc utile de solliciter plusieurs établissements ou de faire appel à un courtier pour comparer les propositions. Optimiser votre assurance emprunteur L'assurance de prêt immobilier représente jusqu’à 40 % du coût global du financement. Heureusement elle est négociable, ce qui vous autorise à refuser la proposition d’assurance de la banque, jusqu’à 60 % plus chère que les offres alternatives. Utilisez un comparateur d’assurance de prêt immobilier pour sélectionner une formule externe compétitive, à condition que les garanties respectent les exigences de l'établissement prêteur. Cette démarche, appelée délégation d'assurance, peut réduire le TAEG et faciliter le respect du taux d'usure. Adapter votre budget et votre apport personnel Pour consolider votre dossier, vous pouvez également augmenter votre apport, réduire le montant emprunté ou revoir le prix du bien recherché. Une situation professionnelle stable, des comptes bien tenus et un taux d'effort maîtrisé peuvent aussi renforcer votre profil auprès des banques. Faut-il reporter son achat immobilier en 2027 ? Le passage du taux d'emprunt de la France à 5 % ne signifie pas qu'il faut renoncer à acheter. Certes, il traduit un environnement financier plus incertain, susceptible de peser sur les conditions de crédit. Mais si votre projet immobilier est abouti, ne le remettez pas aux calendes grecques dans l’espoir de voir les taux d’emprunt baisser.  En 2027, une baisse franche des taux d'emprunt (immobiliers et souverains) paraît peu probable. Avec une dette et un taux d'OAT élevés, une inflation persistante autour de 2,5% (prévisions de la BCE pour la zone euro) et les incertitudes liées au budget et à l'élection présidentielle d'avril-mai 2027, les courtiers anticipent plutôt des taux immobiliers autour de 4 % (hors assurance et coût des sûretés). Avant de prendre une décision, évaluez votre capacité de remboursement, comparez les offres et vérifiez que votre budget reste soutenable en intégrant l'assurance et les frais annexes. L'enjeu est de sécuriser votre financement plutôt que de chercher à anticiper parfaitement l'évolution des taux.

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Réussir son changement d’assurance de prêt : les 4 étapes à suivre

La substitution d’assurance d’assurance de prêt immobilier permet de remplacer le contrat initial par un autre présentant des garanties équivalentes. Depuis la loi Lemoine, cette opération peut être engagée à tout moment, sans attendre l’échéance annuelle du contrat. Simple sur le papier, le changement d’assurance emprunteur nécessite de suivre une procédure précise pour mettre toutes les chances de son côté. Quatre étapes sont essentielles : identifier les exigences de la banque, comparer les offres, transmettre un dossier complet vérifier les nouvelles conditions du prêt. 1. Obtenir la fiche d’équivalence des garanties Avant de rechercher une nouvelle assurance, il faut connaître précisément les garanties exigées par la banque. Cette dernière vous a remis 2 documents : la fiche standardisée d’information (FSI) et la fiche personnalisée. La principale différence entre les deux réside dans leur moment de remise et leur objectif : la FSI sert à une première comparaison générale des offres dès la simulation, tandis que la fiche personnalisée détaille les exigences précises de la banque pour évaluer l'équivalence des garanties lors d'un choix de contrat externe. Pour changer votre assurance emprunteur dans les normes, vous devez d’abord vous appuyer sur la fiche personnalisée. Le saviez-vous ? : les assurances de groupe proposées par les banques sont jusqu’à 4 fois plus chères que les contrats individuels. La substitution d’assurance à tout moment a précisément été mise en place pour que l’emprunteur ne soit plus captif du prêteur et puisse mettre les offres en concurrence en cours de prêt. Identifier les garanties exigées par la banque La banque exige les garanties décès et PTIA (Perte Totale et Irréversible d'Autonomie), auxquelles viennent s’ajouter d’autres garanties en fonction de votre projet et de votre profil d’emprunteur : garantie invalidité permanente totale (IPT) ; garantie invalidité permanente partielle (IPP) ; garantie incapacité temporaire de travail (ITT) ; éventuellement garantie perte d’emploi. La fiche d’équivalence précise également les caractéristiques attendues pour certaines garanties : la répartition de la quotité d’assurance de prêt entre les deux co-emprunteurs ; les délais de carence et franchises applicables en cas d’incapacité ou d’invalidité ; les conditions retenues pour définir l’inaptitude à exercer son activité professionnelle ; les exclusions de garanties relatives aux troubles psychiques et aux pathologies du dos (dites maladies non objectivables) ; les modalités de couverture des problèmes de santé ou maladies déjà présents avant la souscription. Pourquoi cette étape est-elle indispensable ? Le tarif ne suffit pas pour obtenir l'accord de la banque. Un contrat moins cher peut être refusé s'il ne respecte pas ses critères d'équivalence. La fiche constitue le document de référence pour comparer les assurances emprunteur. Elle permet de rechercher un contrat répondant précisément aux exigences du prêteur et de limiter le risque de refus. Bon à savoir : le refus éventuel à la substitution d’assurance ne peut porter que sur le non-respect de l’équivalence de garanties. 2. Faire établir des devis à garanties équivalentes Une fois les exigences de la banque identifiées, vous pouvez solliciter plusieurs devis auprès d’assureurs ou d’un courtier. Comparer les garanties et le prix Chaque proposition doit être examinée au regard de la fiche d’équivalence. Il faut notamment vérifier : le montant des cotisations ; le mode de calcul de la prime ; les garanties proposées ; les exclusions ; les franchises ; les délais de carence éventuels ; les conditions d’indemnisation ; la quotité assurée ; les éventuelles conditions liées à l’âge ou à la profession. Le TAEA (taux annuel effectif de l’assurance) doit être utilisé pour comparer le coût de plusieurs contrats. Ne pas choisir uniquement l'assurance la moins chère Une cotisation moins élevée ne signifie pas nécessairement que l’offre est plus intéressante. Une assurance peut être moins chère parce qu’elle prévoit davantage d’exclusions ou des conditions d’indemnisation différentes. L’objectif de la substitution est donc de trouver un contrat à la fois compétitif et conforme aux garanties exigées par la banque. 3. Adresser la demande de substitution avec toutes les pièces Après avoir choisi le nouveau contrat, vous transmettez votre demande de substitution à la banque. Constituer un dossier complet Pour éviter les demandes de documents complémentaires et les délais supplémentaires, il est préférable d’envoyer dès le départ toutes les pièces nécessaires, notamment : la demande de substitution ; le nouveau contrat ou certificat d’adhésion d’assurance de prêt ; les conditions générales et particulières utiles à l’analyse ; les éléments permettant de vérifier l’équivalence des garanties ; les informations relatives à la quotité assurée ; tout document complémentaire demandé par la banque. Conserver une preuve de la demande Vous devez conserver une copie de l'ensemble du dossier transmis ainsi que les échanges avec la banque. Ces documents permettent de suivre la procédure et de disposer d'éléments précis en cas de difficulté. La substitution n'est effective qu'une fois le nouveau contrat accepté et les formalités contractuelles réalisées. Il est donc préférable de ne pas considérer le changement comme définitif avant confirmation de la banque. 4. Vérifier l’avenant et le nouveau coût du crédit La banque dispose de 10 jours ouvrés pour accepter ou refuser la substitution. En cas d’accord, elle doit formaliser la modification du contrat de prêt, via un avenant gratuit.  Tout refus doit être motivé par écrit de manière exhaustive afin que vous puissiez éventuellement présenter une nouvelle demande dans les normes. Contrôler les nouvelles informations financières Le changement d'assurance modifie généralement le coût total du crédit. Il convient donc de vérifier les informations figurant dans l'avenant et, le cas échéant, le nouveau taux annuel effectif global (TAEG) calculé avec la nouvelle assurance. Pensez à contrôler : le nom du nouvel assureur ; la date de prise d’effet ; les garanties souscrites ; la quotité assurée ; le montant des cotisations ; le coût total de l’assurance ; les nouvelles données financières du prêt. Une comparaison avec l'ancien contrat permet de vérifier que l'économie attendue est bien réelle. Consultez notre baromètre du pouvoir d’achat immobilier d’octobre 2026 pour constater le gain qu’il est possible de comptabiliser en changeant d’assurance de prêt immobilier. Grâce aux économies de plusieurs milliers d’euros, vous pouvez éventuellement financer l’aménagement ou la rénovation du logement.