Immobilier neuf ou ancien : quel achat privilégier en 2025 ?

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Face à l'évolution constante du marché immobilier français, choisir entre un bien neuf ou ancien constitue une décision complexe pour les investisseurs et les futurs propriétaires. En 2025, plusieurs facteurs économiques, législatifs et environnementaux influencent ce choix stratégique. Notre analyse détaillée vous aide à y voir plus clair pour faire le meilleur investissement selon votre situation.

Les avantages du neuf : une opportunité à saisir en 2025 pour les primo-accédants

Le marché immobilier neuf ne bénéficie plus d'aucune incitation fiscale. Le dispositif Pinel a été supprimé en janvier 2025. Les investisseurs locatifs dans le neuf ne disposent désormais d’aucune réduction d'impôt.

TVA réduite

En revanche, la TVA réduite à 5,5% est toujours accessible pour les opérations suivantes sous réserve de certaines conditions :

  • Acquisition ou construction de la résidence principale située en zone ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine)
  • Engagement minimum de résidence de 10 ans
  • Revenus inférieurs aux plafonds (revenus N-2, proches de ceux du PTZ, en fonction de la ville et du nombre de personnes constituant le foyer fiscal)

PTZ élargi

Reconduit et modifié en 2025, le prêt à taux zéro (PTZ) soutient l'accession à la propriété dans le neuf, particulièrement dans les zones tendues où la demande de logements reste forte. L’achat dans le neuf est toutefois accessible sur tout le territoire, quelle que soit la zone (A, Abis, B1, B2 et C), la maison individuelle étant désormais éligible.

Ce financement sans intérêts, complémentaire d’un prêt immobilier classique, peut représenter jusqu'à 50% du montant total de l'acquisition.

L'ancien rénové : le meilleur des 2 mondes

L'immobilier ancien connaît un regain d'intérêt grâce aux dispositifs de rénovation énergétique. Le programme MaPrimeRénov', dont l'enveloppe a été augmentée en 2025, offre des subventions pouvant couvrir jusqu'à 90% du montant des travaux pour les rénovations d’ampleur.

L'acquisition d'un bien ancien à rénover dans un quartier historique peut s'avérer être une stratégie gagnante grâce au dispositif loi Malraux. La valorisation de ces secteurs, couplée à l'amélioration des performances énergétiques du logement, génère une plus-value potentielle supérieure à celle d'un bien neuf standard. Ce schéma est réservé aux investisseurs à revenus élevés.

Le dispositif Denormandie, cousin du défunt Pinel dans l'ancien, permet une défiscalisation attractive pour les investisseurs qui s'engagent à rénover un bien dans les centres urbains. Cette opportunité reste particulièrement intéressante dans les villes moyennes où les prix d'acquisition demeurent abordables.

Performance énergétique : un critère désormais incontournable

Logement aux normes : économie d’énergie

Depuis l'entrée en vigueur des nouvelles réglementations thermiques, les logements neufs respectent par défaut les normes RE 2020, garantissant une consommation énergétique optimisée et un impact environnemental réduit. Cette performance énergétique se traduit par des économies substantielles sur les factures d'énergie, estimées entre 30% et 50% par rapport à un logement ancien non rénové.

Attention au DPE

L'interdiction progressive de location des "passoires thermiques" (classées G, F puis E) accélère la dépréciation des biens énergivores. En 2025, les logements classés G sont déjà exclus du marché locatif, tandis que les F suivront en 2028. Cette réalité réglementaire modifie profondément la valeur des biens anciens non rénovés.

L'obtention d'un DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) favorable devient un argument de vente majeur, influençant directement le prix et la liquidité du bien. Un logement classé A ou B se vend en moyenne 15% plus cher qu'un bien équivalent de classe énergétique inférieure.

Le DPE est par ailleurs un critère pris en compte par les banques. Certaines accordent des taux préférentiels aux ménages acquéreurs d’un logement mal classé, qui s’engagent à réaliser des travaux de rénovation permettant de remonter dans l’échelle énergétique. D’autres établissements prêteurs refusent de financer des passoires thermiques.

Sollicitez les services d’un courtier pour vous aider à identifier quelle banque privilégie tel ou tel type d’achat immobilier et des profils ciblés.

Budget et financement : le nerf de la guerre immobilière

L'écart de prix entre neuf et ancien s'est creusé dans certaines régions, avec un différentiel pouvant atteindre 20% à 30%. Ce surcoût du neuf doit être analysé au regard des économies réalisées sur les travaux de rénovation et l'entretien à court terme.

Les frais de notaire réduits dans le neuf (2-3% contre 7-8% dans l'ancien) représentent une économie immédiate non négligeable. Sur un bien de 300 000 €, cette différence peut dépasser 15 000 €, somme qui peut être réinvestie dans l'aménagement ou conservée comme trésorerie.

Les conditions de financement en 2025 se sont stabilisées après plusieurs années de fluctuations. En mai, les taux moyens autour de 3,25% pour les emprunts sur 20 ans (hors assurance emprunteur et coût des sûretés) permettent de maintenir une capacité d'achat raisonnable, malgré un léger recul par rapport à la période historiquement basse de 2020-2021.

Personnalisation et travaux : un facteur décisif pour de nombreux acquéreurs

L'achat sur plan ou vente en l’état futur d’achèvement (VEFA) offre la possibilité de personnaliser votre logement avant même sa construction. Cette adaptabilité aux besoins spécifiques constitue un avantage majeur pour ceux qui recherchent un bien aux dernières normes environnementales, correspondant exactement à leurs attentes sans s'engager dans des travaux complexes.

L'ancien présente l'opportunité de transformer et d'adapter progressivement le logement selon vos goûts et votre budget. Cette évolution par étapes peut s'avérer financièrement plus accessible pour certains ménages, même si elle implique de vivre temporairement dans un environnement en travaux.

La disponibilité des artisans qualifiés et les délais de rénovation constituent des paramètres à ne pas négliger. En 2025, le secteur du bâtiment fait encore face à une forte demande, entraînant des délais d'intervention allongés et une pression sur les prix des travaux.

Garanties et sécurité : l'atout sérénité du neuf

Les constructions neuves bénéficient de garanties solides (parfait achèvement, garantie biennale, garantie décennale) qui sécurisent votre investissement sur le long terme. Cette protection juridique constitue un argument de poids pour les acquéreurs recherchant la tranquillité d'esprit.

L'ancien expose potentiellement à des vices cachés et des surprises en cours de rénovation, malgré les diagnostics obligatoires. Une étude approfondie du bâti et l'accompagnement par un professionnel expérimenté sont vivement recommandés avant tout engagement.

Les normes de construction actuelles garantissent une meilleure isolation phonique dans le neuf, un critère de confort quotidien souvent sous-estimé mais qui impacte significativement la qualité de vie, particulièrement en milieu urbain dense.

Conclusion : adapter son choix à sa situation personnelle

Le choix entre immobilier neuf et ancien en 2025 dépend fondamentalement de votre situation personnelle, financière et de vos objectifs à moyen et long terme. L'investissement locatif privilégiera souvent le gain énergétique du neuf ou le potentiel de valorisation de l'ancien bien situé.

La résidence principale, quant à elle, doit correspondre avant tout à vos besoins familiaux, professionnels et à votre mode de vie. Au-delà des aspects financiers, la projection de votre vie future dans le logement reste le critère le plus pertinent.

Dans tous les cas, une étude comparative approfondie s'impose, idéalement accompagnée par des professionnels spécialisés dans chaque segment du marché. Cette démarche rigoureuse vous permettra d'identifier l'opportunité qui correspond le mieux à votre profil d'acquéreur ou d'investisseur dans le contexte immobilier spécifique de 2025.

N'hésitez pas à consulter un conseiller immobilier pour analyser votre situation particulière et déterminer quelle option - neuf ou ancien - maximisera la réussite de votre projet immobilier cette année.

 

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Santé : les 4 avantages d'une mutuelle senior

Avec l'avancée en âge, les besoins de santé se transforment : les consultations spécialisées s'intensifient, les lunettes ou les prothèses auditives demandent un renouvellement plus fréquent, et certains soins deviennent incontournables. Face à des remboursements de l'Assurance Maladie souvent insuffisants sur ces postes, disposer d'une complémentaire santé adaptée aux plus de 55 ans permet d'aborder cette étape de la vie avec plus de sérénité. Voici les 4 avantages majeurs d'une mutuelle senior. 1. Des garanties renforcées sur les postes de dépenses clés Une mutuelle senior cible en priorité les frais de santé les plus fréquents après 55 ou 60 ans, avec des plafonds de remboursement revus à la hausse par rapport à un contrat classique. Les postes de dépenses les mieux couverts Les soins dentaires : prothèses, couronnes, implants Les équipements optiques : verres, montures, lentilles L'appareillage auditif : aides auditives et suivi Les consultations chez des médecins spécialistes Grâce au dispositif 100 % Santé, 3 types d’équipements coûteux (lunettes, prothèses dentaires et aides auditives) peuvent même faire l'objet d'une prise en charge intégrale, sous réserve que le contrat souscrit soit une mutuelle dite responsable. Vérifiez attentivement au moment de comparer les offres, car les mutuelles non responsables ne sont pas obligées d’appliquer ce dispositif. Les honoraires des spécialistes, très souvent supérieurs à la base de remboursement de la Sécurité Sociale, sont également mieux couverts, ce qui facilite l'accès à un suivi médical régulier sans que le coût des consultations devienne un frein. 2. Un accompagnement renforcé en cas d'hospitalisation Un séjour hospitalier engendre des frais annexes qui ne sont pas pris en charge par la Sécurité Sociale, et qui peuvent rapidement peser sur le budget en cas d'urgence. Des frais annexes mieux remboursés Le forfait journalier hospitalier La chambre individuelle Les dépassements d'honoraires du chirurgien ou de l'anesthésiste Une mutuelle senior propose généralement des forfaits plus généreux sur ces postes, afin de limiter les dépenses imprévues au moment où elles sont les plus difficiles à anticiper. Bon à savoir : le forfait journalier hospitalier est obligatoirement pris en charge par la mutuelle responsable, sans limitation de durée. Des services pour faciliter le retour à domicile Livraison de repas et de médicaments Aide-ménagère temporaire Accompagnement infirmier Aide à la recherche d’un établissement de convalescence Remboursement d’un ergothérapeute via le forfait prévention Les services d’assistance font souvent la différence par rapport à un contrat standard, notamment pour les assurés qui vivent seuls ou dont l'entourage ne peut pas toujours être disponible immédiatement.  3. Une meilleure maîtrise du budget santé En vieillissant, les dépenses médicales ont tendance à s'accumuler et à devenir moins prévisibles : renouvellement d'un appareillage auditif, pose d'une prothèse dentaire, examens de contrôle plus fréquents. Sans une couverture adaptée, ces frais répétés peuvent représenter une charge financière importante d'une année sur l'autre. En ajustant ses garanties aux besoins réels de cette tranche d'âge, la mutuelle senior permet de mieux anticiper ces coûts et d'éviter les mauvaises surprises en cours d'année. Le budget consacré à la santé devient plus lisible, ce qui laisse la possibilité de continuer à se soigner sans arbitrage financier douloureux, tout en préservant son pouvoir d'achat au quotidien. Cette prévisibilité est d'autant plus précieuse que les revenus, une fois à la retraite, ont tendance à diminuer et n'évoluent plus au même rythme que les dépenses de santé. Anticiper ces frais dès la souscription, en choisissant un niveau de garanties cohérent avec son état de santé et ses antécédents, évite d'avoir à revoir son contrat en urgence quelques années plus tard. Bon à savoir : si vous êtes ex-salarié, vous avez la possibilité de conserver votre mutuelle d’entreprise grâce à la loi Evin, mais cette option est rarement à votre profit car les garanties restent obligatoirement inchangées et l’organisme assureur peut augmenter les tarifs de 25 % à compter de la deuxième année. 4. Des services d'accompagnement pensés pour le quotidien Au-delà des remboursements, de nombreuses mutuelles seniors incluent désormais des services pratiques qui facilitent la vie quotidienne. Les services les plus courants Téléconsultation médicale accessible rapidement Ligne d'assistance dédiée après une hospitalisation Bilans de santé et actions de dépistage Ateliers de prévention (équilibre, nutrition) Ces prestations complémentaires, incluses dans le contrat sans surcoût dans la plupart des cas, participent à un suivi médical plus régulier et contribuent à préserver l'autonomie le plus longtemps possible. Elles constituent un véritable prolongement de la couverture santé, au-delà du simple remboursement des soins. Une mutuelle senior offre 4 avantages majeurs : Des garanties renforcées sur les soins les plus coûteux après 55 ans Un accompagnement dédié en cas d'hospitalisation Une meilleure visibilité sur son budget santé Des services pratiques qui facilitent le quotidien Comparer plusieurs offres de mutuelle santé senior reste la meilleure façon d'identifier le contrat le plus en phase avec vos besoins et votre budget.

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Immobilier : la pénurie de logements s'aggrave en 2026

Le marché immobilier français traverse une nouvelle période de forte tension en cette rentrée 2026. Alors que la demande de logements reste élevée, l'offre disponible ne suit plus. Le marché locatif est particulièrement touché : en 5 ans, le nombre d'annonces de biens proposés à la location aurait diminué de près de 70 %. Une situation qui complique considérablement la recherche d'un logement pour les locataires, mais aussi l'accession à la propriété. Plusieurs phénomènes se conjuguent : retrait progressif des logements énergivores, coût du crédit immobilier qui augmente, ralentissement de la construction neuve et difficultés rencontrées par les investisseurs. En ce mois de septembre, cette accumulation de contraintes accentue encore la pénurie. Un marché locatif sous haute tension Trouver un logement à louer est devenu un véritable parcours du combattant dans de nombreuses zones tendues. Face à une offre qui se contracte, les candidats à la location sont davantage nombreux à se positionner sur chaque bien disponible. Cette situation touche particulièrement : les étudiants et jeunes actifs  les ménages modestes  les familles à la recherche d'un logement plus grand  les salariés contraints de déménager pour leur emploi  les personnes qui souhaitent accéder à la propriété mais ne peuvent pas encore emprunter. Malgré un léger sursaut par rapport aux points bas précédents, le nombre de biens disponibles à la location en France reste inférieur d'environ 16 % par rapport à 2021. À Paris, le stock de biens s'est effondré de 67 % sur la même période.  La diminution du nombre de logements proposés à la location ne résulte toutefois pas d'une seule cause. Elle est liée à plusieurs évolutions du marché immobilier qui se renforcent mutuellement. Les passoires thermiques réduisent l'offre disponible Le Diagnostic de performance énergétique (DPE) joue un rôle important dans cette contraction du parc locatif. Depuis janvier 2025, les logements les plus énergivores font progressivement l'objet de restrictions de mise en location. Selon les analyses du secteur immobilier, l'obligation de réaliser des travaux pour louer a poussé de nombreux propriétaires à se séparer de leurs biens F et G, incapables d’assumer la dépense, ce qui a entraîné une hausse notable des mises en vente de ces logements énergivores. Le phénomène entraîne mécaniquement une diminution du nombre de logements disponibles à la location, alors même que la demande reste forte. La loi « Relance Logement » veut remettre des biens sur le marché Face à cette situation, les pouvoirs publics cherchent à favoriser le retour de certains logements sur le marché locatif. Le texte baptisé « Relance Logement », adopté par le Sénat le 9 juillet 2026 avant sa transmission à l'Assemblée nationale, prévoit notamment des mesures destinées à mobiliser davantage le parc existant. L'un des objectifs avancés consiste à permettre le retour sur le marché d'une partie des logements considérés comme des passoires thermiques.  Le projet Relance Logement est complémentaire du dispositif Jeanbrun adopté en janvier 2025 pour relancer l’investissement locatif. Il prévoit notamment d’abaisser le seuil minimal de travaux de 30 % à 20 % permettant d’accéder au dispositif Jeanbrun. La maison individuelle est par ailleurs intégrée dans ce plan. Le flop du dispositif Jeanbrun Depuis la disparition du dispositif Pinel fin 2024, les professionnels de l’immobilier neuf réclament régulièrement de nouvelles mesures fiscales pour soutenir l’investissement locatif.  Le dispositif Jeanbrun repose notamment sur un mécanisme d’amortissement fiscal et sur la possibilité de mobiliser le déficit foncier pour les propriétaires qui acquièrent des logements destinés à la location. Malgré ces avantages théoriques et une importante promotion auprès des investisseurs, le dispositif peine toutefois à convaincre.  Son cadre fiscal, jugé encore insuffisamment attractif, ne semble pas avoir permis de relancer véritablement la production de logements locatifs. Le dispositif Jeanbrun enregistre seulement 200 ventes maximum par mois, contre 4 000 escomptées. Un dispositif encore soumis au calendrier parlementaire Il faudra attendre plusieurs mois avant que le projet de loi Relance Logement ne produise son effet sur le marché. Son examen à l'Assemblée nationale à l’automne reste nécessaire avant une éventuelle entrée en vigueur. Cette situation illustre l'une des difficultés actuelles du marché immobilier : les mesures destinées à stimuler l'offre prennent du temps, alors que la pénurie produit déjà des effets très concrets pour les ménages. Le crédit immobilier bloque la rotation du marché La crise du logement ne concerne pas uniquement la location. Elle est également liée aux difficultés rencontrées par les candidats à l'achat immobilier. Le coût du crédit immobilier s’est renchéri en 2026, avec des taux moyens qui sont passés de 3,07 % au deuxième trimestre 2025 à 3,31 % en août 2026 (données Observatoire Crédit Logement, hors assurance emprunteur et coût des sûretés). Même lorsque les prix des logements diminuent localement, cette baisse ne suffit pas nécessairement à compenser l'augmentation du coût du financement. Des mensualités qui restent trop élevées pour certains ménages Pour un ménage qui souhaite acheter, le montant de la mensualité dépend principalement : du prix du bien  du montant de l'apport personnel  du taux d'intérêt  de la durée du crédit  du coût de l'assurance emprunteur. Lorsque les taux augmentent, la capacité d'emprunt diminue à mensualité équivalente. Certains ménages qui auraient pu obtenir un financement quelques années voire quelques mois auparavant se retrouvent donc exclus du marché. Les règles encadrant le taux d'endettement (35 % des revenus nets, assurance emprunteur comprise) renforcent également cette contrainte. Les emprunteurs disposent de moins de marge pour absorber une hausse des mensualités. Les propriétaires restent plus longtemps dans leur logement Cette difficulté à acheter induit une autre conséquence : elle ralentit la rotation du parc immobilier. Un locataire qui ne parvient pas à obtenir son crédit reste dans son logement plus longtemps. Le bien qu'il aurait pu libérer pour un autre candidat à la location reste donc occupé. Le phénomène crée un cercle vicieux : les ménages ont du mal à acheter ; ils restent locataires plus longtemps ; les logements se libèrent moins rapidement ; l'offre locative diminue ; la concurrence entre candidats augmente. La crise de l'accession à la propriété contribue ainsi indirectement à aggraver les tensions sur le marché locatif. Construction neuve : une offre toujours insuffisante Autre facteur majeur : la construction de logements neufs ne permet pas de répondre suffisamment aux besoins. La hausse des coûts de construction, le prix du foncier, les contraintes réglementaires et les difficultés de financement pèsent sur les nouveaux programmes. Les promoteurs et les investisseurs sont plus prudents qu'auparavant. Lorsque le nombre de logements construits est insuffisant pendant plusieurs années, le déficit s'accumule. La situation est particulièrement problématique dans les territoires où la population augmente ou dans les zones où l'emploi attire de nouveaux actifs. Dans ces secteurs, la demande locative peut progresser beaucoup plus rapidement que l'offre. Par ailleurs, une partie de la production immobilière est orientée vers le logement social, alors que les besoins sont également importants dans le parc locatif privé. La France doit construire environ 400 000 logements neufs par an pour répondre aux besoins de la population, selon le plan de relance du logement présenté par le gouvernement. La Fédération française du bâtiment (FFB) demande un rythme plus élevé de 448 000 logements par an entre 2026 et 2035 pour éviter une pénurie grave. Les investisseurs locatifs confrontés à de nouvelles contraintes Le marché locatif dépend également de la capacité des particuliers à investir dans l'immobilier. Or, pour un propriétaire bailleur, la rentabilité d'un investissement locatif repose sur plusieurs paramètres : prix d'achat, niveau du loyer, fiscalité, coût du crédit, charges, travaux et réglementation énergétique. Lorsque les charges augmentent tandis que les perspectives de rendement diminuent, certains investisseurs peuvent renoncer à acheter un logement destiné à la location. Un arbitrage de plus en plus complexe Avant d'investir, le propriétaire doit désormais intégrer davantage de paramètres qu'auparavant : performance énergétique du logement  montant des travaux à prévoir  financement du bien  fiscalité applicable  évolution possible des loyers  niveau des charges  risque de vacance locative. Ces contraintes peuvent contribuer à réduire l'intérêt économique de certains projets et, par conséquent, limiter la création de nouvelles offres locatives privées. Assurance emprunteur : un levier d'économie à ne pas négliger Dans ce contexte de crédit immobilier coûteux, les emprunteurs disposent néanmoins d'un levier souvent sous-estimé : l'assurance de prêt immobilier. Le coût de l'assurance emprunteur s'ajoute aux intérêts et représente une part significative du coût total du financement, entre 20 % et 40 % du coût global du crédit immobilier exprimé par le TAEG (Taux Annuel Effectif Global). Heureusement, son tarif peut être négocié et optimisé en comparant plusieurs contrats. Changer d'assurance peut réduire le coût du crédit Depuis la loi Lemoine de 2022, tout emprunteur peut changer d'assurance emprunteur à tout moment, sous réserve de respecter l'équivalence des garanties exigée par la banque. Il peut donc mettre en concurrence le contrat proposé par son établissement bancaire avec une assurance individuelle. Les économies potentielles dépendent notamment : de l'âge de l'emprunteur  du montant emprunté  de la durée restante du prêt  de la quotité assurée  du profil de risque  des garanties choisies  du tarif du contrat actuel. Dans de nombreux dossiers, réduire le coût de l'assurance permet de diminuer le coût global du financement de plusieurs milliers d'euros. Une économie utile pour préserver sa capacité d'emprunt L'assurance emprunteur ne permet évidemment pas de compenser une forte remontée des taux immobiliers. Elle constitue toutefois un poste de dépenses sur lequel l'emprunteur peut agir. Pour un ménage qui se rapproche du taux d'endettement maximum autorisé, chaque économie compte. Réduire le montant consacré à l'assurance peut permettre de préserver davantage de budget pour les mensualités du crédit, les travaux ou les dépenses liées au logement. Il est donc pertinent de comparer l'assurance de prêt au moment de souscrire le crédit, mais également pendant sa durée de remboursement. Vers une crise durable du logement ? La pénurie actuelle résulte donc de plusieurs facteurs qui se cumulent. La réduction du parc locatif énergivore, les difficultés d'accession à la propriété, le niveau des taux de crédit et le manque de logements neufs entretiennent les tensions. Pour inverser durablement la tendance, il faudrait agir simultanément sur plusieurs leviers : accélérer la construction de logements  faciliter la rénovation énergétique du parc existant  encourager les propriétaires à remettre leurs biens sur le marché  restaurer l'attractivité de l'investissement locatif  faciliter l'accès au crédit pour les ménages solvables  réduire les coûts liés au financement immobilier. À court terme, les ménages doivent donc composer avec une offre limitée et une concurrence importante. Pour les candidats à l'achat, l'enjeu consiste à optimiser chaque composante du financement, notamment le taux du crédit et l'assurance emprunteur. En 2026, le problème immobilier n'est ainsi plus seulement celui du prix des logements. C'est désormais la disponibilité même des biens qui constitue l'une des principales difficultés du marché français.

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Dette française fin 2026 : quel impact sur votre pouvoir d'achat immobilier ?

La dette publique française a une incidence sur le pouvoir d’achat des ménages qui souhaitent acheter un logement. Le niveau stratosphérique des déficits, la progression de la dette et la remontée du coût auquel l’État emprunte pèsent directement sur les marchés obligataires. Or, ces tensions peuvent progressivement se transmettre aux taux des crédits immobiliers. Pour les futurs acquéreurs, l’enjeu est donc concret : si les taux remontent, la capacité d’emprunt diminue à mensualité constante. Autrement dit, la dette française finit par réduire votre pouvoir d’achat immobilier. Une dette publique qui continue de peser sur la France Fitch maintient la note A+ de la France L’agence de notation Fitch Ratings avait abaissé la note souveraine française de AA à A+ en 2025. Un an plus tard, l’agence conserve cette notation avec une perspective stable. Cette décision repose notamment sur plusieurs atouts structurels de l’économie française : une économie diversifiée  un niveau de revenus élevé  un secteur bancaire considéré comme solide  une base d’investisseurs suffisamment diversifiée. Mais ces éléments favorables ne doivent pas masquer les difficultés budgétaires persistantes. Le maintien de la note évite une nouvelle dégradation, mais elle ne signifie pas, loin de là, que les finances publiques soient redressées. Des déficits encore très élevés Le déficit public français s’est légèrement réduit, passant de 5,8 % du PIB en 2024 à 5,2 % en 2025. Toutefois, Fitch n’anticipe pas d’amélioration significative à court terme. L’agence prévoit ainsi un déficit de : 5,2 % du PIB en 2026  5,5 % en 2027  5,2 % en 2028. Cette situation entretient la pression sur la dette publique. Selon les projections citées, celle-ci pourrait atteindre 122,7 % du PIB en 2028, contre environ 117,5 % actuellement. La question n’est donc pas uniquement le montant de la dette, mais également son coût. Lorsque les taux auxquels la France emprunte augmentent, les intérêts versés par l’État progressent à leur tour. Pourquoi la dette française peut faire augmenter les taux immobiliers ? L’OAT 10 ans, une référence importante Pour comprendre le lien entre dette publique et crédit immobilier, il faut regarder du côté de l’OAT 10 ans (Obligation Assimilable du Trésor sur 10 ans), c’est-à-dire le taux auquel l’État français emprunte sur une échéance de 10 ans. Cette référence joue un rôle important dans la fixation des taux de prêt immobilier. Les banques doivent en effet intégrer leurs propres coûts de refinancement et leur rémunération lorsqu'elles déterminent leurs barèmes. Depuis la mi-août 2026, l’OAT 10 ans dépasse la barre des 4 %. Elle atteint environ 4,25 % en septembre, contre 3,53 % en janvier dernier. Cette progression reflète notamment les inquiétudes concernant les finances publiques françaises, auxquelles s’ajoutent les tensions géopolitiques (Ukraine/Russie, Iran/USA) et les incertitudes concernant l’évolution de l’inflation. En août 2026, l'inflation en France a atteint 2,4 % sur un an, selon l'estimation provisoire de l'Insee, après 2,1 % en juillet. En zone euro, l’indice annuel des prix à la consommation était de 3,3 % en août 2026, contre 2,9 % en juillet. Pourquoi les banques ne répercutent-elles pas immédiatement la hausse ? Une hausse de l’OAT ne se traduit pas nécessairement par une augmentation instantanée des taux immobiliers. Il existe un délai entre l’évolution des marchés obligataires et l’actualisation des grilles commerciales des banques. En septembre 2026, ce décalage pourrait toutefois se réduire. Les banques révisent désormais leurs barèmes plus fréquemment. Une offre obtenue à la rentrée pourrait donc être révisée rapidement si la pression sur les marchés se poursuit. Lisez notre article pour savoir si une banque peut actualiser une offre de prêt en raison de la hausse des taux en septembre. Quel impact sur votre pouvoir d’achat immobilier ? Une hausse des taux réduit votre capacité d’emprunt C’est probablement la conséquence la plus importante pour les ménages. À revenus identiques et avec une mensualité maximale inchangée, une hausse du taux d’intérêt entraîne mécaniquement une diminution du capital que l’emprunteur peut financer. Prenons l’exemple d’un crédit de 250 000 euros sur 20 ans. Avec un taux nominal de 3,60 %, la mensualité se situe à 1 463 euros (hors assurance emprunteur et coût des sûretés). À 3,70 %, elle atteint 1 476 euros. Sur toute la durée du financement, cette différence représente près de 3 107 euros de coût supplémentaire. Sur un projet plus important, l’écart devient encore plus significatif. Pour 300 000 euros empruntés sur 25 ans, passer d'un taux brut de 3,70 % à 3,90 % induit un coût additionnel de près de 10 000 euros sur la durée du crédit. Un effet direct sur le prix du logement accessible Lorsque la mensualité maximale est plafonnée par les revenus du ménage, l’acquéreur ne peut pas simplement absorber la hausse du coût du crédit. Il doit généralement : augmenter son apport personnel  rechercher un bien moins cher  allonger la durée du prêt lorsque cela reste possible* négocier davantage les conditions du financement  revoir certains frais liés au crédit. Le pouvoir d’achat immobilier diminue même si les prix des logements restent parfaitement stables.  *Important : la durée d’emprunt maximale autorisée est de 25 ans selon les règles du HCSF (Haut Conseil de Stabilité Financière). Elle peut aller jusqu’à 27 ans en cas d’achat dans le neuf (en VEFA) ou dans l’ancien avec travaux de rénovation. Une baisse des prix immobiliers qui tarde Du côté des prix de l’immobilier, un rééquilibrage du marché pourrait se dessiner au cours des prochains mois. En effet, les valeurs immobilières n’ont pas encore suffisamment corrigé pour compenser la remontée du coût du crédit observée ces dernières années. Le décalage entre l’évolution des prix des logements et celle des taux d’emprunt continue ainsi de peser sur le pouvoir d’achat des ménages. L’année 2027 pourrait donc marquer une phase de correction plus prononcée. Une baisse plus nette des prix permettrait progressivement de restaurer une certaine cohérence entre la capacité d’emprunt des acquéreurs et les niveaux de valorisation des biens. Les taux immobiliers pourraient-ils remonter fin 2026 ? Une hausse progressive plutôt qu’un choc brutal Les taux moyens observés en septembre 2026 sont indiqués autour de 3,50 % sur 20 ans et 3,60 % sur 25 ans. Si l’OAT 10 ans reste durablement supérieure à 4 %, les banques vont devoir intégrer progressivement cette tension dans leurs nouvelles grilles. Le scénario privilégié n’est pas nécessairement celui d’une envolée brutale des taux. Les établissements bancaires peuvent procéder par ajustements successifs afin de préserver leur production de crédits. Pour les emprunteurs, cela signifie néanmoins que quelques semaines peuvent faire une différence sur le coût total du projet. La BCE constitue un autre facteur à surveiller L’évolution des taux immobiliers dépend également de la politique monétaire européenne. La persistance de l’inflation incite la Banque centrale européenne (BCE) à maintenir une politique monétaire restrictive. Jeudi 10 septembre, l'institution a  relevé ses taux directeurs compte tenu des pressions inflationnistes s’intensifient. Un tel scénario va exercer une tension supplémentaire sur les marchés obligataires et compliquer davantage les conditions de financement immobilier. Comment préserver son pouvoir d’achat immobilier ? Mettre les banques en concurrence Dans un environnement de hausse des taux, comparer plusieurs établissements devient essentiel. Les banques ne proposent pas toutes les mêmes conditions et certains profils peuvent encore obtenir une décote sur le taux nominal, notamment lorsque le dossier présente de solides garanties. La négociation peut porter sur : le taux d’intérêt  les frais de dossier  les conditions de remboursement anticipé  les garanties (hypothèque ou caution) l’assurance emprunteur. Ne pas négliger l’assurance emprunteur L’assurance de prêt immobilier constitue le principal levier pour réduire le coût global du financement. Elle représente une part significative du coût total d’un crédit, en moyenne entre 20 % et 40 %. Grâce à la possibilité de choisir une assurance externe à la banque, vous pouvez comparer les offres et rechercher un contrat compétitif, davantage adapté à votre profil. À garanties équivalentes, une assurance déléguée est jusqu’à 60 % moins chère que l’assurance de groupe proposée par le prêteur. Cela peut représenter des milliers d'euros d'économie sur la durée du crédit. Le gain réalisé sur l’assurance ne compense pas directement une remontée des taux, mais il peut contribuer à préserver le budget global consacré au projet immobilier. Important : si vous n’avez pas pu souscrire une assurance externe, rattrapez-vous dans un deuxième temps. La loi Lemoine de 2022 autorise tout emprunteur à changer d’assurance de prêt immobilier à tout moment, dès le lendemain de la signature de l’offre de prêt. Anticiper plutôt que subir la remontée des taux Dans ce contexte, attendre une éventuelle baisse des taux est illusoire et comporte un risque. Si les marchés continuent de se tendre, les conditions proposées quelques semaines plus tard pourraient être moins favorables. En tant que futur acquéreur, vous avez intérêt à : faire calculer votre capacité d’emprunt dès maintenant  comparer plusieurs offres bancaires  négocier le taux et les frais  comparer l’assurance emprunteur  sécuriser rapidement votre financement lorsque le dossier est prêt. Dette française : faut-il reporter son projet immobilier ? La situation budgétaire française ne signifie évidemment pas qu’il faut renoncer à acheter un logement. Elle rappelle plutôt que le coût du crédit est sensible à l’environnement financier et économique. Une remontée de l’OAT, une inflation persistante ou un durcissement de la politique de la BCE peuvent progressivement modifier les conditions d'emprunt. Pour un ménage dont le budget est déjà serré, quelques dixièmes de point peuvent avoir des conséquences importantes sur la capacité d’achat. À l’inverse, un emprunteur disposant d’un apport conséquent, de revenus stables et d’un dossier solide conserve plusieurs leviers pour limiter l’impact d’une remontée des taux. Il existe un autre facteur qui risque de bloquer les velléités d’achat. En 2027, l’élection présidentielle va limiter les grandes réformes immobilières. Par ailleurs, la poursuite des conflits en Ukraine et en Iran continue d’entretenir un climat d’incertitude susceptible de peser sur le marché immobilier.