Crédit immobilier : toutes les infos pour emprunter en mars 2025

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Le marché immobilier se redresse progressivement en 2025 à la faveur de taux d’intérêts toujours orientés à la baisse, du retour de la demande des ménages et de la démarche volontariste des banques pour faire oublier les années noires 2023-2024. Signe que les affaires reprennent et que l'appétit est revenu : les prix dans l’ancien remontent légèrement. Taux, apport personnel, règles d’octroi et bienfaits de la délégation d’assurance emprunteur, voici ce qu’il faut savoir pour concrétiser un projet immobilier en mars 2025.

Taux de crédit immobilier : stagnation en mars 2025

Depuis le début de l’année 2024, les taux d’intérêts cèdent chaque mois quelques points de base, permettant à la capacité d’emprunt des ménages porteurs d’un projet immobilier de s’améliorer. Les valeurs sont passées d’une moyenne de 4,50% (hors assurance emprunteur et coût des sûretés) en décembre 2023 à 3,35% en ce début mars 2025.

Un crédit immobilier à rembourser sur 20 ans coûte désormais 72 254€ d’intérêts bancaires, contre 103 672€ fin 2023. La capacité d’emprunt a ainsi gagné 30% en seulement 14 mois.

En mars, on constate toutefois une stabilisation des taux par rapport au mois précédent. Certaines banques appliquent quelques petits ajustements à la marge, sans bouleverser la donne. Voici les fourchettes de taux par durée que l’on peut observer chez les courtiers en crédit immobilier :

  • 10 ans : entre 2,99% et 3,25%
  • 15 ans : entre 3,09% et 3,35%
  • 20 ans : entre 3,15% et 3,45%
  • 25 ans : entre 3,23% et 3,55%

Ces données sont brutes (hors frais annexes) et peuvent être décotées pour les profils premium après négociation avec le prêteur. Il est aujourd’hui possible de s’endetter sous les 3% jusqu’à 20 ans de remboursement.

Les taux pourraient diminuer encore au cours du mois, suite à la nouvelle décision de politique monétaire de la Banque Centrale Européenne qui aura lieu le jeudi 6 mars. Il faudra également prendre en compte le niveau de l’OAT 10 ans (emprunt obligataire de l’État français), toujours durablement au-dessus de 3%, et de la politique commerciale propre à chaque banque.

Le printemps étant le premier temps fort de l’année pour le marché immobilier, on voit mal les établissements de crédit remonter leurs barèmes dans les semaines à venir.

Assurance emprunteur : premier levier d’économies d’un prêt immobilier

La plupart des emprunteurs se focalisent sur le taux d’intérêts, oubliant que le coût d’un crédit immobilier ne se réduit pas à ce seul élément. Le deuxième plus gros poste de dépenses dans un prêt à l’habitat est imputable à l’assurance de prêt. Bien que non obligatoire d’un point de vue légal, l’assurance est systématiquement exigée par la banque pour accorder le financement.

Sa finalité est de couvrir les sommes prêtées jusqu’à leur terme en cas d’aléas de la vie dont vous pourriez être victime : décès, invalidité, incapacité de travail, voire perte d’emploi. Son coût peut représenter jusqu’à 30% de la dépense engagée, bien plus si votre profil présente des risques (âge, profession, état de santé).

Si vous ne pouvez échapper à l’assurance, vous pouvez en maîtriser le coût. En déléguant le contrat, vous pouvez réduire la facture jusqu’à 60%. Les assurances individualisées sont jusqu’à 4 fois moins chères que les offres bancaires mutualisées. Mettez les contrats en concurrence via un comparateur d’assurance de prêt immobilier et économisez plusieurs centaines voire milliers d’euros sur la durée totale de remboursement.

Ce que vous ne dépensez pas en assurance vous pouvez l’investir dans votre projet et gagner des mètres carrés supplémentaires en souscrivant une assurance externe.

Prenons comme exemple d’un emprunteur âgé entre 25 et 35 ans, non-fumeur, qui contracte un prêt de 200 000€ sur 20 ans, couvert par l’assurance bancaire au taux de 0,34% (taux moyen chez les bancassureurs). En délégant, voici le gain potentiel que vous pouvez obtenir : 

 

Taux assurance sur capital emprunté

Coût total assurance

Economies

Assurance bancaire

0,34 %

13 600 €

 

Assurance déléguée

0,12 %

4 800 €

8 800 €


Apport personnel : les banques moins gourmandes

L’apport personnel reste un élément clef pour décrocher le financement d’un projet immobilier. Alors que les conditions d’emprunt s’améliorent doucement à la faveur de la baisse des taux, la question de l’apport est légitime, même si aucune loi ne le régule. Selon les données du dernier trimestre 2024, il fallait poser sur la table en moyenne 16,6% d’un achat dans le neuf et de 20,7% dans l’ancien (Observatoire Crédit Logement/CSA).

Pour acheter une maison ou un appartement ancien de 200 000€, il faut donc vider sa tirelire de 41 400€, une jolie somme qui fait généralement défaut aux jeunes primo-accédants qui débutent dans la vie professionnelle.

Ce profil d’emprunteur peut s’appuyer sur le PTZ (Prêt à Taux Zéro), une aide financière qui peut représenter jusqu’à 50% du montant de l’opération et constituer une forme d’apport selon la banque concernée. Attention, parmi les changements dans l’immobilier en 2025, le PTZ évolue à compter du 1er avril prochain. La version 2025 du PTZ devient universelle en s’ouvrant à tout le territoire, et en réintégrant la maison individuelle, exclue depuis 2021.

Les banques sont désormais moins frileuses pour prêter grâce à la baisse des taux, mais la présence d’un apport conséquent permet de négocier des conditions plus avantageuses et de minimiser le recours au crédit.

C’est également au 1er avril 2025 que l’augmentation des frais de notaire s’applique dans certains départements, notamment à Paris. Les collectivités locales ont le droit de voter le rehaussement de 0,5 point les droits de mutation à titre onéreux. Un projet initié en mars va donc subir ce relèvement en vertu du délai entre l’obtention du crédit et la signature de l’acte authentique de vente.

Rappel des normes d’octroi

S’il y a bien une donnée immuable, c’est la règle imposée aux banques de limiter :

  1. Le taux d’endettement à 35% des revenus nets, assurance de prêt comprise
  2. La durée de remboursement à 25 ans, sauf achat dans le neuf ou dans l’ancien avec travaux où elle peut s’étendre jusqu’à 27 ans si la jouissance du bien est repoussée.

Applicables depuis 2021, les règles du HSCF (Haut Conseil de Stabilité Financière) peuvent être franchies à la marge pour la primo-accession et l’achat de la résidence principale.

Ce qu’il faut retenir

L’assouplissement des conditions d’emprunt depuis plus de 12 mois facilite l’accès à la propriété immobilière à davantage de ménages. La chute des taux est le facteur déterminant, mais elle est optimisée par la délégation d’assurance emprunteur. En souscrivant une assurance concurrente de celle proposée par la banque, vous abaissez votre taux d’endettement et pouvez consacrer un budget plus conséquent à votre projet d’achat immobilier.

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Même si elle met plus de temps, la vérité finit toujours par arriver ! “ (citation anonyme) Les conséquences juridiques et financières d'une fausse déclaration La résiliation du contrat d'assurance emprunteur C'est l'une des sanctions les plus redoutables. L'article L.113-8 du Code des assurances autorise l'assureur à annuler rétroactivement un contrat en cas de fausse déclaration intentionnelle. Cela signifie que toutes les primes versées sont perdues, et que l'assurance ne jouera pas son rôle protecteur en cas de coup dur. Les situations concernées incluent notamment : Un décès lié à une maladie non déclarée lors de la souscription Une incapacité de travail due à une pathologie préexistante dissimulée Un invalidité reconnue après la signature du contrat Dans ces cas, c'est l'emprunteur, ou sa famille, qui devra assumer seul le remboursement du prêt. 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Même quand la situation est compliquée, des solutions existent. Elles demandent parfois plus de temps, mais elles sont solides. Un dossier sincère, présenté intelligemment, a bien plus de valeur aux yeux d'un établissement prêteur qu'un dossier parfait sur le papier mais truffé d'inexactitudes. Quant au courtier en assurance de prêt, il accompagne l’emprunteur dans sa recherche d’une solution d’assurance adaptée à son profil au meilleur prix, son devoir de conseil l’obligeant à informer son client qu’il doit fournir des renseignements de toute bonne foi lors de la souscription. 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Mutuelle santé : quel remboursement pour les dispositifs médicaux connectés en 2026 ?

Montres connectées, tensiomètres intelligents, glucomètres reliés à une application… Les dispositifs médicaux connectés connaissent un essor fulgurant. Ils s’imposent désormais comme des outils incontournables de prévention et de suivi des maladies chroniques. Mais une question revient souvent chez les assurés : la mutuelle santé rembourse-t-elle ces équipements innovants ? Entre cadre réglementaire, rôle de l’Assurance maladie et garanties des complémentaires santé, la réponse est plus nuancée qu’il n’y paraît. Qu’est-ce qu’un dispositif médical connecté ? Les dispositifs médicaux connectés regroupent tous les équipements capables de collecter, analyser et transmettre des données de santé via une connexion numérique. Une définition encadrée Un dispositif médical connecté est reconnu comme tel lorsqu’il : a une finalité médicale (diagnostic, prévention, suivi ou traitement) est certifié conforme aux normes européennes (marquage CE médical) peut être utilisé dans un cadre médical, parfois avec prescription Exemples de dispositifs concernés Parmi les plus courants, on retrouve : les lecteurs de glycémie connectés (pour les personnes diabétiques) les tensiomètres intelligents les balances connectées médicalisées les capteurs d’activité prescrits dans certains parcours de soins certains objets de télésurveillance médicale Attention : tous les objets connectés ne sont pas considérés comme des dispositifs médicaux. Une montre connectée grand public, par exemple, n’en est pas un, même si elle enregistre vos données de santé (taille, poids, rythme cardiaque, etc.). Quelle prise en charge des dispositifs médicaux connectés par l’Assurance maladie en 2026 ? Avant de parler de mutuelle, il faut comprendre le rôle de l’Assurance maladie, qui constitue la base du remboursement. Le principe : une inscription sur une liste officielle Pour être remboursé par la Sécurité Sociale, un dispositif médical doit figurer sur la Liste des Produits et Prestations Remboursables (LPPR). Cela implique : une évaluation médicale de son utilité une validation par les autorités de santé un prix de remboursement fixé En 2026, seulement 3 types de dispositifs connectés sont bien inscrits sur cette liste : les dispositifs médicaux pour la mesure de la glycémie capillaire (sur une goutte de sang) : permettent l’autosurveillance glycémique (ASG), autopiqueurs et lecteurs (type ACCU-CHECK) les systèmes de mesure en continu du glucose interstitiel (remplace la mesure de la glycémie capillaire) : uniquement les dispositifs Dexcom One et Dexcom One+ les systèmes d’autosurveillance du glucose interstitiel Freestyle Libre 2 et 3 Un remboursement encore limité Malgré les avancées, la prise en charge reste encadrée : elle dépend d’une prescription médicale obligatoire (médecin généraliste, diabétologue, pédiatre, sage-femme) elle concerne surtout des pathologies spécifiques (diabète de type 1, diabète gestationnel, certains diabètes de type 2) le remboursement est parfois partiel, avec un reste à charge les prix de vente sont plafonnés (par exemple 58,08 € pour l’ACCU-CHECK). On constate que très peu de dispositifs connectés sont couverts par l’Assurance Maladie. Même le tensiomètre, pourtant utile en cas d’hypertension ou de facteur de risque cardio-vasculaire, ne bénéficie d’aucune prise en charge du régime général. La mutuelle santé peut-elle compléter le remboursement des dispositifs de santé connectés ? C’est ici que la mutuelle santé entre en jeu. Son rôle est de compléter les remboursements de l’Assurance Maladie. Cas n°1 : dispositif déjà remboursé par la Sécurité Sociale Lorsque le dispositif figure sur la LPPR : la mutuelle peut compléter le ticket modérateur ;  certaines offres prennent en charge les dépassements éventuels ;  les contrats de mutuelle haut de gamme peuvent prendre en charge l’intégralité de la dépense.  Cas n°2 : dispositif non remboursé par la Sécurité sociale C’est la situation la plus fréquente pour les objets connectés. Dans ce cas : la mutuelle n’a aucune obligation de remboursement tout dépend des garanties de mutuelle santé prévues dans le contrat Certaines complémentaires proposent toutefois : un forfait “médecine douce et prévention” un budget annuel pour équipements innovants des offres spécifiques liées à la e-santé Un tensiomètre, qui coûte entre 30 € et 80 €, peut être pris en charge dans le cadre du forfait prévention de votre mutuelle, si vous avez opté pour cette garantie. Vérifiez toutefois si le remboursement n’est pas conditionné à une prescription médicale ou un modèle précis. Mutuelles et innovation en santé : vers une prise en charge élargie ? Face à l’essor des technologies de santé, les mutuelles commencent à adapter leurs offres. Une évolution progressive des garanties Certaines mutuelles intègrent désormais : des forfaits prévention élargis la prise en charge de solutions de télésuivi des partenariats avec des start-ups de la e-santé L’objectif est clair : encourager la prévention pour limiter les dépenses de santé à long terme. Le rôle des contrats responsables Les contrats de mutuelle responsable, qui représentent l’immense majorité du marché, imposent certaines limites : Ils doivent respecter un cadre réglementaire strict. Ils privilégient les actes et produits reconnus par l’Assurance maladie, dans le respect du parcours de soins coordonnés. Le remboursement des produits de santé connectés ne fait pas partie du cahier des charges. Résultat : les innovations mettent parfois du temps à être intégrées. Quels critères pour espérer un remboursement des dispositifs médicaux connectés ? Pour maximiser vos chances de prise en charge, plusieurs éléments sont déterminants. 1. La reconnaissance médicale du dispositif marquage CE médical obligatoire validation scientifique usage recommandé par un professionnel de santé 2. La prescription médicale Dans de nombreux cas, une ordonnance est indispensable pour : déclencher le remboursement justifier l’utilité thérapeutique 3. Le contrat de mutuelle Tous les contrats ne se valent pas. Vérifiez notamment : les forfaits prévention les plafonds annuels les exclusions de garantie Une mutuelle pas chère d’entrée de gamme couvrira rarement ces équipements. Quels dispositifs connectés sont les mieux remboursés par les mutuelles ? En pratique, certains équipements bénéficient déjà d’une meilleure prise en charge. Les dispositifs pour maladies chroniques Ce sont les mieux couverts : capteurs de glucose dispositifs de suivi cardiaque solutions de télésurveillance médicale Ils répondent à un enjeu de santé publique, ce qui favorise leur remboursement. Les objets de prévention : encore en retrait En revanche, les produits suivants restent généralement non remboursés, car considérés comme du confort : montres connectées trackers d’activité applications de bien-être Faut-il adapter sa mutuelle en 2026 ? Avec l’évolution rapide des technologies de santé, il peut être pertinent de revoir son contrat. Les profils concernés Vous avez intérêt à vérifier votre couverture si vous : souffrez d’une maladie chronique ou d’une ALD (Affection de Longue Durée) utilisez déjà des dispositifs connectés souhaitez investir dans la prévention Les points à comparer Si vous adhérez à un contrat de complémentaire santé individuel, vous avez le droit de le résilier quand vous le souhaitez après une année de souscription. Grâce à la résiliation infra-annuelle en mutuelle santé, vous pouvez économiser jusqu’à 300 € par an à garanties équivalentes.  Avant de changer de mutuelle, analysez : les forfaits équipements médicaux les garanties liées à la télésanté les services d’accompagnement (applications, coaching santé…) Une mutuelle innovante peut offrir un réel avantage.

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Médecins non conventionnés : fin du remboursement des prescriptions en janvier 2027

À partir du 1er janvier 2027, une évolution réglementaire majeure va modifier les règles de remboursement des soins en France. Une disposition issue de la loi de financement de la Sécurité sociale prévoit en effet de supprimer la prise en charge par l’Assurance Maladie des prescriptions réalisées par des médecins non conventionnés. Cette mesure concerne directement les praticiens dits de « secteur 3 », qui exercent en dehors du cadre conventionnel et appliquent des honoraires libres. Une réforme qui cible les prescriptions des médecins hors convention Jusqu’à présent, même si les consultations auprès de médecins non conventionnés sont très faiblement remboursées, les prescriptions qu’ils établissent (médicaments, examens, actes médicaux) peuvent encore ouvrir droit à un remboursement par l’Assurance Maladie. Ce ne sera bientôt plus le cas. À compter de janvier 2027, les produits de santé, actes et prestations prescrits par ces praticiens ne donneront plus lieu à aucun remboursement. Cette évolution marque un durcissement significatif du cadre de prise en charge de la part du régime général, avec des conséquences concrètes pour les patients qui consultent ces professionnels du secteur 3. Qu’est-ce qu’un médecin non conventionné ? Les médecins non conventionnés du secteur 3 sont des praticiens qui ont fait le choix de ne pas adhérer à la convention médicale signée entre les professionnels de santé et l’Assurance Maladie. Contrairement aux médecins de secteur 1 (tarifs opposables) et de secteur 2 (honoraires libres, déterminés avec tact et mesure), ils fixent leurs tarifs sans contrainte réglementaire. En pratique, leur présence reste marginale dans le système de santé français. Les estimations varient toutefois selon les sources : environ 800 médecins exerçant en secteur 3 d’après une étude du Sénat   autour de 1 300 professionnels selon les organisations représentatives de ces praticiens. Le secteur 3 est donc très minoritaire, comparativement aux secteurs 1 et 2 où environ 108 000 médecins exercent aujourd’hui. Cette situation s’explique en grande partie par les faibles niveaux de remboursement associés à ces consultation, à savoir sur la base d’un tarif d’autorité très faible (16% des tarifs conventionnés) avec une prise en charge dérisoire : de 0,43 € à 0,61 € pour une consultation chez un généraliste du secteur 3 de 0,85 € à 1,22 € pour une consultation chez un spécialiste du secteur 3. Quant aux prescriptions, elles sont remboursées au taux habituel du secteur conventionné… jusqu’au 31 décembre 2026. Pourquoi la fin du remboursement du secteur 3 ? La suppression du remboursement des prescriptions des médecins non conventionnés s’inscrit dans une logique de régulation des dépenses de santé et d’incitation à respecter le cadre conventionnel. En effet, le système actuel repose largement sur un équilibre entre liberté tarifaire et accès aux soins. En limitant la prise en charge des actes liés aux praticiens hors convention, les pouvoirs publics cherchent à orienter les patients vers des médecins conventionnés, tout en maîtrisant les dépenses de l’Assurance Maladie. Comment vérifier le secteur de votre médecin ? Avant de consulter, il est utile de connaître le statut conventionnel du professionnel de santé. Plusieurs outils permettent d’obtenir cette information rapidement : L’annuaire en ligne de l’Assurance Maladie permet de rechercher un praticien par nom et localisation  Les plateformes de prise de rendez-vous médical, comme Doctolib, indiquent généralement le secteur d’exercice (secteur 1, secteur 2 ou non conventionné). Si la mention « secteur 3 » ou « non conventionné » apparaît, cela signifie que le médecin pratique des honoraires libres et que ses prescriptions ne seront plus remboursées à partir de 2027. Quelles conséquences pour les patients ? L’impact de cette réforme concerne le coût des actes et produits prescrits par les praticiens de secteur 3. Sur le remboursement des consultations Aujourd’hui déjà, les consultations chez les médecins non conventionnés donnent lieu à des remboursements très faibles. Cette situation ne changera pas après 2027. Les assurés continueront à être remboursés sur la base de tarifs d’autorité très bas comme indiqué plus haut. Sur les prescriptions médicales et autres produits de santé C’est sur ce point que la réforme est la plus structurante. À partir de 2027 : Les médicaments prescrits par un médecin non conventionné ne seront plus remboursés ; Les examens médicaux (analyses, imagerie, etc.) ne donneront plus lieu à une prise en charge ; Les actes paramédicaux prescrits (kinésithérapie, soins infirmiers…) ne seront plus couverts non plus ; Le transport sanitaire ne sera plus pris en charge. En d’autres termes, consulter un médecin de secteur 3 impliquera d’assumer l’intégralité des frais liés aux soins prescrits. Médecin de secteur 3 : quel rôle pour la mutuelle santé ? Les complémentaires santé interviennent en relais de l’Assurance Maladie. Elles calculent leurs remboursements à partir d’une base appelée « Base de Remboursement de la Sécurité Sociale » (BRSS). Or, si l’Assurance Maladie ne prend plus en charge un acte ou une prestation, cette base disparaît. Cela a des conséquences directes : Pour les consultations : la prise en charge reste très limitée, car la plupart des contrats sont des mutuelles responsables qui excluent le remboursement des dépassements d’honoraires des médecins non conventionnés en vertu du cahier des charges ; Pour les prescriptions : en l’absence de remboursement par la Sécurité sociale, les mutuelles ne peuvent généralement plus intervenir. Il existe toutefois des exceptions. Certains contrats proposent des garanties spécifiques sous forme de forfaits pour les frais non remboursés (médecine douce, acte hors nomenclature, etc.). Dans ce cas, une partie des dépenses pourrait être prise en charge, mais cela dépend entièrement des conditions du contrat. Une vigilance accrue sur votre contrat Face à cette évolution, il est essentiel d’anticiper et de vérifier les garanties de votre complémentaire santé. Plusieurs réflexes sont à adopter : Relire attentivement votre tableau de garanties de votre mutuelle santé Identifier les éventuels forfaits pour soins non remboursés par la Sécu Vérifier les exclusions liées aux médecins non conventionnés   Contacter votre assureur ou votre conseiller pour obtenir des précisions. Dans certains cas, il peut être pertinent d’adapter votre contrat si vous consultez régulièrement des praticiens hors convention. La résiliation infra-annuelle en mutuelle santé vous permet de dénoncer votre contrat actuel à tout moment après une année de souscription. Vous pouvez ainsi mettre les offres en concurrence via un comparateur de mutuelle santé et sélectionner une complémentaire non responsable qui ne soit pas soumise à des contraintes réglementaires. Faut-il éviter les médecins non conventionnés ? La question mérite d’être posée, mais la réponse dépend de votre situation personnelle. Certains patients choisissent ces praticiens pour des raisons spécifiques : spécialisation, approche thérapeutique, expertise, disponibilité ou réputation. Cependant, avec la réforme de 2027, le coût global des soins associés à ces consultations va fortement augmenter. Il sera donc nécessaire d’arbitrer entre la liberté de choix du praticien et le niveau de remboursement. Ce qu’il faut retenir La fin du remboursement des prescriptions des médecins non conventionnés constitue un tournant important dans la politique de santé. À partir de 2027 : Les produits et actes prescrits par ces praticiens ne seront plus pris en charge par l’Assurance Maladie. Les mutuelles seront, dans la plupart des cas, incapables de compenser cette absence de remboursement. Les patients devront assumer des frais de santé potentiellement élevés. Dans ce contexte, s’informer sur le secteur de son médecin et sur les garanties de sa complémentaire santé devient indispensable pour éviter les mauvaises surprises financières.