Crédit immobilier : toutes les infos pour emprunter en avril 2024

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Les conditions de crédit immobilier s’améliorent sensiblement à la faveur d’une baisse des taux qui fait légèrement grimper la capacité d’emprunt des ménages. Les règles d’octroi restent toujours et encore un frein que les autorités financières n’ont pas l’intention de desserrer. Autre anomalie du marché, le taux d’usure est en hausse pour ce deuxième trimestre 2024, ce qui témoigne de son décalage avec le terrain, voire de son inutilité. Voici tout ce qu’il faut savoir pour faire une demande de prêt immobilier en avril 2024.

Nouvelle baisse des taux de crédit immobilier 

Engagée depuis décembre 2023, la baisse des taux d’emprunt se poursuit au fil des semaines. Une bonne nouvelle après le marasme de l’année 2023 où la production de crédits à l’habitat a chuté de 40%. Elle a touché le fond en janvier 2024 avec 7,6 milliards d’euros distribués, soit le niveau le plus bas depuis dix ans.

La décrue des taux après deux ans d’envolée interrompue qui a porté les taux moyens sur 20 ans de 1% à 4,50% (hors assurance emprunteur et coût de sûretés) redonne de l'optimisme aux professionnels du secteur, et surtout aux ménages porteurs d’un projet immobilier. Sur toutes les durées, les taux sont orientés à la baisse en ce début avril et ont perdu entre 5 et 10 points de base par rapport à mars.

Le taux moyen sur 20 ans s’affiche à 4% ; les dossiers premium peuvent escompter une décote significative qui fait tomber la valeur autour de 3,55%. Même sur la durée la plus longue autorisée (25 ans), le taux oscille entre 3,75% et 4,15% pour les bons profils.

Comparativement à décembre, les emprunteurs ont gagné environ 12% de capacité d’emprunt grâce au mouvement baissier des taux. Un prêt de 200 000€ sur 20 ans coûtait 103 672€ d’intérêts (taux nominal à 4,50%). Aujourd’hui, pour le même coût, vous pouvez emprunter 228 180€.  

Hausse du taux d’usure au 1er avril 2024

Le 1er avril coïncide avec le nouveau taux d’usure applicable pour le deuxième trimestre 2024. Il est en hausse par rapport à la période précédente quelle que soit la durée de remboursement :

Catégories

Taux effectif moyen pratiqué au cours des 3 mois précédents

Taux d’usure T2 2024

Taux d’usure T1 2024

Prêts à taux fixe < 10 ans

3,42%

4,56%

4,53%

Prêts à taux fixe ≥ 10 ans et < 20 ans

4,6%

6,13%

6,01%

Prêts à taux fixe ≥ 20 ans

4,79%

6,39%

6,29%

Prêts à taux variable

4,39%

5,85%

5,63%

Prêts-relais

5,07%

6,76%

6,35%

Source Legifrance

Pour rappel, le taux d’usure est le taux maximum que les banques ne doivent pas dépasser pour accorder un crédit. Ce taux annuel effectif global (TAEG) comprend tous les frais qui conditionnent l’octroi du financement, les intérêts, mais aussi les autres dépenses imposées : frais de dossier, garantie (hypothèque ou caution), assurance emprunteur.

Cette hausse de l'usure interroge, alors que les taux d’intérêts ont perdu 50 points de base depuis fin décembre, passant de 4,5% à 4% en moyenne fin mars. Les taux d’usure sont calculés sur les TAEG octroyés le trimestre précédent. En l’occurrence, les taux maximum légaux du T2 sont basés sur les prêts décaissés au T1, pour des offres émises par les banques au T4 2023, au moment où les taux continuaient de grimper.

Le taux d’usure est donc en décalage avec le marché et prouve son inutilité tel qu’il est calculé. Ce taux est censé protéger les consommateurs en bridant les banques. On voit pourtant que les établissements sont dans une démarche volontariste de prêter en abaissant leurs barèmes compte tenu de la stabilisation des conditions monétaires. Le relèvement de l’usure pourrait avoir un effet pervers en les incitant à ajuster les taux d’emprunt à la hausse pour optimiser leurs marges.

Il faudra donc attendre juillet pour voir l’usure en baisse, soit un retard de 6 mois sur la réalité du marché.

Règles d’octroi inchangées

L’inadéquation du taux d’usure prouve que la régulation de la distribution du crédit immobilier n’a aucun sens. Aux taux plafonds, les autorités financières ont ajouté des normes qui viennent resserrer l’accès au crédit. Depuis le 1er janvier 2022, les banques doivent juridiquement respecter deux limites :

  • Le taux d’endettement ou taux d’effort ne doit pas outrepasser 35% des revenus nets de l’emprunteur, avant impôt et assurance de prêt incluse.
  • La durée de remboursement est plafonnée à 25 ans, voire 27 ans le neuf (achat en VEFA) ou dans l’ancien avec travaux de rénovation (au moins 10% du montant de l’opération).

Il vous est toutefois possible d’emprunter au-delà de la norme si vous faites partie du quota de candidats éligibles à la marge de flexibilité. Les banques peuvent s’affranchir des règles énoncées plus haut à hauteur de 20% de leur production semestrielle, en majorité à destination de la primo-accession et de l’acquisition de la résidence.

Pour tous les profils, l’encadrement strict du crédit immobilier nécessite de renforcer son apport personnel. Pour rester dans les clous, il faut minimiser le recours à l’emprunt en boostant sa mise de fonds. Même s’il est en baisse depuis décembre dernier, l’apport personnel reste à un niveau élevé, entre 20% et 30% du montant d’une opération.

Bon à savoir : en ce mois d’avril, se met en place la nouvelle version du PTZ. Si vous êtes primo-accédant de votre résidence principale, vous faites peut-être partie des nouveaux bénéficiaires du prêt à taux zéro 2024. Davantage de communes intègrent les zones tendues (A, A bis et B), ce qui élargit l’accès à cette aide pour acquérir un logement neuf en habitat collectif.

 

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Emprunteur, habitation, santé, auto : regrouper ses assurances chez le même assureur, bonne ou mauvaise idée ?

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En regroupant, vous acceptez parfois : des garanties moins couvrantes des plafonds de remboursement plus faibles des exclusions plus nombreuses. C’est particulièrement vrai pour l’assurance emprunteur, qui court sur le long, voire très long terme, sur la durée totale d’un prêt immobilier. La banque va tenter de vous imposer son contrat maison et de placer dans la foulée d’autres offres d’assurance, comme la MRH (Multirisque habitation) dont la souscription peut paraître logique dans le contexte d’un financement immobilier (lire plus bas). Une dépendance accrue à un seul acteur En cas de hausse tarifaire ou de litige, le fait d’avoir tous ses contrats chez le même assureur limite votre marge de manœuvre. Changer d’assureur implique alors : plusieurs résiliations simultanées une réorganisation complète de vos garanties. Cette dépendance peut devenir contraignante à long terme. Des économies parfois surestimées Les remises multi-contrats peuvent masquer des tarifs de base plus élevés. Autrement dit, même avec une réduction, le coût global peut rester supérieur à celui obtenu en souscrivant chaque assurance chez un spécialiste différent. Cas particulier : faut-il regrouper l’assurance emprunteur avec d’autres contrats ? L’assurance emprunteur mérite une attention spécifique. Elle pèse lourd dans un prêt immobilier, jusqu'à 40% du coût global. Sur la durée totale de remboursement, on parle de plusieurs milliers d'euros. Grâce à la loi Lagarde sur la liberté de choix et à la loi Lemoine sur la substitution à tout moment, il est aujourd’hui possible de souscrire une assurance externe au contrat bancaire. Dans la majorité des cas : l’assurance emprunteur proposée par la banque est plus chère ; les garanties ne sont pas toujours mieux adaptées au profil de l’emprunteur. Les assurances de prêt individuelles sont plus performantes que les offres de groupe des bancassureurs, à la fois en termes de couverture que de tarifs. À garanties équivalentes, vous pouvez payer jusqu’à 60% moins cher en faisant jouer la délégation. Regrouper l’assurance emprunteur avec l’habitation ou l’auto chez un bancassureur n’est donc pas systématiquement pertinent, surtout pour les profils jeunes ou en bonne santé. Important : l’assurance de prêt immobilier est la seule et unique assurance résiliable à n'importe quel moment, sans engagement minimum, contrairement aux autres types d’assurance où il faut attendre un an révolu pour pouvoir changer sans contrainte de temps ni préavis à donner. Assurance habitation, auto et santé : le regroupement est-il plus pertinent ? Habitation et auto : un duo souvent avantageux Le regroupement assurance habitation + auto est généralement le plus cohérent : garanties souvent harmonisées sinistres gérés plus efficacement remises multi-contrats réellement intéressantes. C’est souvent sur ce couple de contrats que les assureurs sont les plus compétitifs. Mutuelle santé : attention à la qualité des garanties La complémentaire santé doit avant tout répondre à vos besoins médicaux. Regrouper pour économiser quelques dizaines d’euros peut être contre-productif si : les remboursements optiques ou dentaires sont insuffisants les délais de carence sont longs le réseau de soins est limité. Comparer les niveaux de garanties reste indispensable. La concurrence est rude en matière de complémentaire santé. À couverture équivalente, vous pouvez économiser jusqu’à 300 € par an entre 2 contrats. Faut-il privilégier le regroupement ou la mise en concurrence de ses assurances ? La meilleure stratégie repose souvent sur un équilibre : regrouper certains contrats (auto et habitation) conserver une assurance emprunteur indépendante choisir une mutuelle santé spécialisée et adaptée à votre profil. 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Dans un contexte de liberté accrue pour les assurés, la mise en concurrence régulière reste le levier le plus efficace pour optimiser ses assurances, sans sacrifier la qualité des garanties.  

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Changement d’assurance emprunteur en 2026 : simple et économique avec la loi Lemoine

Changer d’assurance emprunteur n’a jamais été aussi simple. Depuis l’entrée en vigueur de la loi Lemoine en 2022, les emprunteurs disposent d’une liberté totale pour résilier et substituer leur assurance de prêt immobilier, sans contrainte de date ni pénalité. Cette réforme constitue un levier majeur d’économies et d’optimisation du coût global du crédit. Décryptage complet d’un dispositif désormais incontournable, mais qui manque encore de visibilité. La loi Lemoine : un tournant pour l’assurance emprunteur Adoptée en 2022 pour renforcer la concurrence et le pouvoir d’achat des ménages, la loi Lemoine a profondément modifié les règles du jeu sur le marché de l’assurance de prêt. Une résiliation possible à tout moment Depuis cette loi, tout emprunteur peut changer d’assurance emprunteur à tout moment, sans attendre la date anniversaire du contrat. Cette disposition s’applique : aux nouveaux crédits immobiliers à l’ensemble des prêts en cours, quelle que soit leur date de souscription. Cette liberté marque la fin des contraintes issues des dispositifs précédents (loi Hamon et amendement Bourquin), souvent jugés complexes et restrictifs. La suppression du questionnaire médical sous conditions Une autre avancée majeure est la possibilité offerte à certains profils de souscrire une assurance de prêt sans questionnaire de santé. Aucun questionnaire médical n’est exigé si : la part assurée par emprunteur est inférieure ou égale à 200 000 €, ce qui porte à 400 000 € le plafond pour un prêt immobilier à deux et si le remboursement du prêt intervient avant le 60ᵉ anniversaire de l’assuré. Cette mesure inclusive facilite l’accès à l’assurance emprunteur, notamment pour les personnes ayant ou ayant eu des problèmes de santé. La loi Lemoine a par ailleurs amélioré le droit à l’oubli en raccourcissant le délai pour en bénéficier de 10 à 5 ans. Désormais, les personnes en rémission d’un cancer ou guéries d’une hépatite virale C n’ont pas à déclarer leur ancienne maladie à l’assureur. Pourquoi changer d’assurance emprunteur en 2026 ? Le changement d’assurance emprunteur n’est pas qu’une formalité administrative. Il s’agit avant tout d’un levier financier stratégique. Des économies substantielles à la clé L’assurance proposée par la banque, dite contrat groupe, est souvent plus coûteuse qu’une assurance individuelle. À garanties équivalentes, elle peut être jusqu’à 4 fois plus chère. En changeant d’assureur, les économies peuvent donc être significatives : jusqu’à 15 000 €, voire plus, sur le coût total du crédit des cotisations mieux adaptées à l’âge et au profil de l’emprunteur un tarif calculé sur le capital restant dû plutôt que sur le capital initial. Des garanties plus personnalisées Les contrats alternatifs offrent généralement des garanties plus fines et mieux calibrées. Il est possible de choisir : des quotités d’assurance de prêt adaptées à chaque co-emprunteur des garanties plus étendues (décès, PTIA, IPT, IPP, ITT) des exclusions moins pénalisantes (métiers à risques, sports dangereux, maladies non objectivables). Quelles sont les conditions à respecter pour changer d’assurance de prêt ? Même si la loi Lemoine a simplifié la procédure, certaines règles restent impératives. Le principe d’équivalence de garanties La banque ne peut refuser un nouveau contrat si celui-ci ne respecte pas l’équivalence de garanties. Concrètement : le niveau de couverture doit être au moins équivalent à celui du contrat initial la comparaison se fait sur la base de critères précis définis par le CCSF (Comité Consultatif du Secteur Financier). Le seul motif légal pour un refus de délégation d’assurance est la non-équivalence de garanties. Aucune autre raison invoquée par la banque ne peut être retenue. Des délais de réponse encadrés L’établissement prêteur dispose : de 10 jours ouvrés pour accepter ou refuser la substitution, et rédiger l’avenant au contrat en cas d’acceptation d’une obligation de motiver par écrit tout refus, et ce, de manière exhaustive, afin que l’emprunteur recalé puisse refaire une demande de substitution dans les règles. En cas de non-respect, l'établissement s’expose à des sanctions financières. Il y a quelques semaines 4 banques ont été sanctionnées par la répression des fraudes pour manquement à leurs obligations. Comment procéder simplement au changement d’assurance emprunteur en 2026 ? La démarche est aujourd’hui largement simplifiée, notamment grâce aux outils numériques et à l’accompagnement des courtiers spécialisés. Les étapes clés du changement d’assurance Voici les principales étapes à suivre : analyser son contrat actuel (coût, garanties, quotités) mettre les offres en concurrence via un comparateur d’assurance de prêt souscrire une nouvelle assurance emprunteur transmettre la demande de substitution à la banque accompagnée du certificat d’adhésion d’assurance de prêt et des conditions générales obtenir l’avenant au contrat de prêt. Dans la majorité des cas, la nouvelle assurance prend le relais sans interruption de couverture. Les éventuelles cotisations trop perçues sont remboursées dans le mois qui suit. L’intérêt de passer par un courtier Faire appel à un courtier en assurance emprunteur permet de : gagner du temps sécuriser l’équivalence de garanties sélectionner une offre parfaitement adaptée aux risques incarnés par l’emprunteur bénéficier d’une négociation tarifaire optimisée. Le courtier agit comme intermédiaire entre l’assureur et la banque, réduisant ainsi les risques de refus. Changement d’assurance emprunteur : quels profils sont les plus gagnants ? Si tous les emprunteurs peuvent tirer parti de la loi Lemoine, certains profils sont particulièrement concernés. Les emprunteurs jeunes et en bonne santé Les moins de 40 ans bénéficient souvent de : taux d’assurance très compétitifs garanties étendues à coût réduit économies maximales sur la durée du prêt. Les crédits récents ou à long terme Plus la durée restante du crédit est importante, plus l’impact financier du changement est élevé. Les prêts souscrits récemment, d’une durée de 20 à 25 ans, offrent un potentiel d’économies particulièrement attractif. Exemple d’économies avec le changement d’assurance de prêt immobilier Prenons un couple de trentenaires (cadre et non-cadre, non-fumeurs), qui contracte un crédit de 250 000 € sur 20 ans pour acquérir sa résidence principale. L’assurance bancaire affiche le taux de 0,34% sur chaque tête, soit un coût total sur la durée de 34 000 €. Notre couple décide de substituer l’assurance de groupe par une assurance externe dans le mois qui suit la signature de l’offre de prêt. Voici les 5 meilleures assurances déléguées proposées par le courtier Magnolia et le gain potentiel en comparaison avec l’assurance du prêteur : Nom assurance Taux moyen assurance Coût mensuel Coût total Économies Spiti – Harmonie Mutuelle 0,08 % 31 € 7 871,14 € 11 128,86 € Iriade Emprunteur 0,09 % 34 € 8 506,03 € 10 493,97 € April Intégrale 0,09 % 36 € 8 616,38 € 10 383,62 € Utwin 0,09 % 36 € 8 871,60 € 10 128,40 € Safi 0,09 % 37 € 9 190,81 € 9 809,19 € Tout le processus de souscription peut se faire en ligne : le questionnaire médical est digitalisé, ainsi que la signature du contrat. Et en plus, il n’y a aucuns frais de courtage. Assurance emprunteur en 2026 : un levier d’économies à ne pas négliger En 2026, le changement d’assurance emprunteur s’impose comme une démarche de gestion financière rationnelle. Grâce à la loi Lemoine, les freins administratifs ont été levés et la concurrence joue pleinement en faveur des emprunteurs. Changer d’assurance emprunteur permet : de réduire significativement le coût du crédit immobilier d’accéder à des garanties mieux adaptées de simplifier les démarches grâce aux dispositions de la loi Lemoine. Dans un environnement économique incertain, optimiser son assurance de prêt ne doit plus être une velléité, mais une opportunité à saisir sans tarder.

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Crédit immobilier : est-ce pénalisant d’avoir plusieurs comptes bancaires en 2026 ?

Le crédit immobilier est un levier stratégique pour accéder à la propriété, malgré un contexte de taux qui repartent à la hausse et des critères d’octroi toujours scrutés par les banques. Parmi les questions que se posent de nombreux emprunteurs figure celle de la multiplication des comptes bancaires : avoir plusieurs comptes courants, dans différentes banques ou établissements en ligne, est-il perçu négativement lors d’une demande de prêt immobilier ? Peut-on être pénalisé, ou au contraire y trouver un avantage ? Décryptage complet pour comprendre l’impact réel de cette situation sur votre dossier de crédit immobilier en 2026. Pourquoi les banques analysent-elles vos comptes bancaires ? Lors de l’étude d’un dossier de prêt immobilier, la banque cherche avant tout à évaluer le risque emprunteur. Les relevés de comptes constituent une source d’information centrale pour apprécier votre comportement financier. Les objectifs de l’analyse bancaire Les établissements prêteurs examinent vos comptes afin de : vérifier la stabilité de vos revenus  analyser votre capacité d’épargne  identifier vos charges récurrentes  détecter d’éventuels incidents bancaires (découverts fréquents, rejets de prélèvements). En 2026, cette analyse reste généralement centrée sur les 3 à 6 derniers mois de relevés, avec une attention particulière portée à la régularité et à la lisibilité des flux. Avoir plusieurs comptes bancaires : une situation courante en 2026 La détention de plusieurs comptes bancaires est devenue fréquente, notamment avec l’essor des banques en ligne et des néobanques. 42% des clients bancaires français seraient multibancarisés. Les raisons les plus fréquentes Un emprunteur peut disposer de plusieurs comptes pour : séparer dépenses personnelles et professionnelles bénéficier d’offres spécifiques (carte gratuite, épargne rémunérée)  conserver un ancien compte tout en utilisant une nouvelle banque  gérer un compte joint et un compte individuel. En soi, avoir plusieurs comptes bancaires n’est ni interdit ni anormal, et ne constitue pas automatiquement un frein à l’obtention d’un crédit immobilier. Détenir plusieurs comptes bancaires peut-il compromettre l’obtention d’un prêt immobilier ? Le principe : pas de pénalité automatique En 2026, aucune règle bancaire n’interdit l’octroi d’un crédit immobilier à un emprunteur multi-bancarisé. Ce n’est donc pas le nombre de comptes qui pose problème, mais la manière dont ils sont utilisés. La banque s’intéresse avant tout à la cohérence globale de votre situation financière. Les situations pouvant poser difficulté Avoir plusieurs comptes bancaires peut devenir pénalisant dans certains cas précis : flux financiers éclatés rendant la lecture difficile comptes régulièrement à découvert, même sur de faibles montants transferts fréquents masquant une gestion tendue crédits à la consommation dissimulés sur un compte secondaire. Dans ces situations, la banque peut percevoir un manque de maîtrise budgétaire, ce qui impacte négativement votre profil emprunteur. Quels comptes faut-il déclarer lors d’une demande de prêt immobilier ? L’obligation de transparence Lors d’une demande de crédit immobilier, vous devez déclarer l’ensemble de vos comptes bancaires actifs, qu’ils soient utilisés quotidiennement ou occasionnellement. Cela inclut : comptes courants comptes joints comptes détenus dans des banques en ligne ou néobanques comptes à l’étranger, le cas échéant. Toute omission volontaire peut être interprétée comme une tentative de dissimulation, ce qui fragilise la relation de confiance avec le prêteur. L’agrégation bancaire Face à un client multibancarisé, le prêteur peut utiliser un outil d’agrégation bancaire qui lui permet d’avoir accès de manière sécurisée aux différentes données bancaires. Ce dispositif d’open banking est réglementé par la Directive Européenne sur les Services de Paiement (DSP) et nécessite l’autorisation préalable du client. Comment présenter plusieurs comptes sans pénaliser son dossier de prêt immobilier ? Centraliser les flux principaux Pour rassurer la banque, il est recommandé de : domicilier vos revenus principaux sur un seul compte  regrouper vos charges fixes (loyer, crédits, assurances) sur ce même compte. Les autres comptes peuvent être présentés comme des comptes secondaires, dédiés à l’épargne ou aux placements, ou à des usages ponctuels (loisirs, voyages, vacances, études des enfants). Justifier clairement l’utilité de chaque compte En 2026, les conseillers bancaires apprécient les dossiers bien expliqués. Indiquer la fonction de chaque compte permet de : lever toute ambiguïté démontrer une gestion structurée éviter les interprétations défavorables. Les banques sont-elles plus exigeantes en 2026 ? Un contexte de vigilance renforcée Avec la poursuite des règles du HCSF (Haut Conseil de Stabilité Financière), les banques restent attentives à : un taux d’endettement maîtrisé : au plus 35% des revenus nets, assurance emprunteur comprise un reste à vivre suffisant  une épargne résiduelle après opération : au moins 6 mensualités du crédit. Dans ce contexte, des comptes multiples mal organisés peuvent compliquer l’analyse, sans pour autant entraîner un refus systématique. L’importance de la stabilité Plus que le nombre de comptes, la banque privilégie : la stabilité des revenus l’absence d’incidents récents une capacité d’épargne régulière. Un emprunteur multi-bancarisé mais rigoureux sera souvent mieux perçu qu’un emprunteur mono-bancarisé en difficulté. La domiciliation bancaire : un enjeu clé du crédit immobilier La domiciliation bancaire des revenus est très souvent demandée par la banque prêteuse. Cette exigence est encadrée par la loi et se fait en contrepartie d’un avantage clairement mentionné dans l’offre de prêt (taux nominal ou frais de dossier réduits par exemple). Toutefois : cette domiciliation est limitée dans le temps (10 ans maximum) ; rien n’interdit de conserver d’autres comptes parallèlement. L’essentiel est de respecter les engagements contractuels liés au crédit immobilier. Faut-il fermer des comptes avant de demander un crédit immobilier ? Pas systématiquement Il n’est pas nécessaire de fermer des comptes s’ils sont : peu utilisés sans découvert depuis plusieurs mois sans frais excessifs. En revanche, fermer un compte générant des incidents récurrents peut améliorer la lisibilité de votre dossier. L’anticipation, un levier clé Idéalement, il est conseillé de : faire le point sur vos comptes 6 à 12 mois avant la demande assainir votre situation bancaire (par exemple solder un crédit à la consommation) limiter les mouvements inutiles. Crédit immobilier et multi-bancarisation : ce qu’il faut retenir En 2026, avoir plusieurs comptes bancaires n’est pas pénalisant en soi pour obtenir un crédit immobilier. Ce qui compte réellement, c’est la qualité de votre gestion financière, la transparence de votre dossier et la stabilité de vos flux. Les bonnes pratiques à adopter centraliser revenus et charges principales éviter les découverts, même autorisés expliquer clairement la fonction de chaque compte anticiper la préparation du dossier. Une multi-bancarisation bien maîtrisée peut même devenir un atout, à condition qu’elle reflète une organisation financière saine et lisible, parfaitement compatible avec les exigences des banques en 2026.