Mutuelle senior : comparez pour bien gérer vos dépenses santé en 2022

mutuelle sante senior 2022

Être couvert par une bonne mutuelle est indispensable pour bien maîtriser ses dépenses de santé, surtout quand on entre dans la catégorie senior. Pour éviter des restes à charge trop importants, mettez les mutuelles en concurrence grâce à un comparateur en ligne qui sélectionne pour vous les formules adaptées à vos besoins aux meilleurs prix.

L'importance d'une mutuelle senior

L'Assurance Maladie prend en charge environ 80% du financement de la consommation de soins et de biens médicaux, les organismes de complémentaire santé 13% et les ménages 7%, soit le reste à charge le plus faible d'Europe. Le rôle des mutuelles est donc significatif dans les dépenses de santé, d'autant plus quand les besoins sont accrus comme pour les seniors qui nécessitent une couverture renforcée.

Le reste à charge hospitalisation pour les seniors peut dépasser allègrement les 1 000€ par an après intervention de l'Assurance Maladie, une somme importante qui peut être réduite grâce une bonne mutuelle.

Choisir une mutuelle parfaitement en adéquation avec vos besoins est une opération délicate étant donné la pléthore d'offres proposées par les organismes de complémentaire santé. Si la souscription à une mutuelle n'est pas obligatoire, en dehors du cadre professionnel où la mutuelle entreprise s'applique à tous les salariés du secteur privé, elle reste une protection indispensable pour accéder à des soins de qualité et compléter efficacement les remboursements de l'Assurance Maladie.

Comparez les mutuelles en ligne

Comment trier le bon grain de l'ivraie ? En comparant grâce à un ou plusieurs comparateurs en ligne, comme Magnolia.fr, une plateforme indépendante qui vous aide à trouver la mutuelle qui correspond à vos besoins et à votre budget.

Les comparateurs mutuelle santé passent au tamis les meilleures offres qui répondent à vos attentes en termes de garanties et de tarifs. Le montant des cotisations d'un contrat senior varie en fonction du niveau de garanties souscrit, également en fonction de votre âge. Les organismes de complémentaire santé adaptent leurs contrats aux besoins spécifiques des seniors en proposant un renforcement sur les garanties essentielles comme l'hospitalisation et les soins courants.

Une mutuelle retraité est plus chère qu'une couverture standard car elle offre de meilleures garanties et des niveaux de remboursement supérieurs. Ce type de contrat complémentaire est efficace quand les dépenses de santé sont de plus en plus courantes.

Le prix moyen mensuel d'une mutuelle senior est autour de 70€ pour une formule d'entrée de gamme, autour de 150€ pour une couverture intermédiaire et de plus de 170€ pour une formule haut de gamme. En comparaison, un salarié couvert par sa mutuelle entreprise ne paie que 40€ pour une protection moyenne gamme.

Les seniors paient le prix fort en raison de leur âge et des besoins plus élevés en santé. En comparant les offres en ligne vous pouvez réduire la facture de plus de 200€ par an à couverture équivalente.

Changez pour une meilleure mutuelle senior

Savez-vous que vous pouvez changer de mutuelle à tout moment sans attendre la date d'échéance ? Depuis décembre 2020, les assurances santé sont éligibles à la résiliation infra-annuelle, un dispositif visant à faciliter le changement de contrat, en place depuis janvier 2015 pour l’assurance habitation et l’assurance auto/moto.

Après la première année de souscription, vous pouvez résilier votre contrat de mutuelle à tout moment et sans frais, ni même sans avoir de motifs à fournir. Cette réglementation vous donne l'opportunité de changer simplement de contrat tout en prenant votre temps pour trouver la formule qui répondra à vos attentes.

Si vous changez d'organisme, il appartient au nouvel assureur de s'occuper des démarches de résiliation. Cela permet d'éviter une rupture de couverture. Attention à un éventuel délai de carence que certains organismes imposent aux nouveaux assurés. Il s'agit d'une période, qui peut durer de quelques semaines à plusieurs mois, durant laquelle les garanties ou certaines garanties ne s'appliquent pas, comme le remboursement hospitalisation ou les frais d'optique.

En comparant les offres en ligne, vous pouvez sélectionner une mutuelle senior sans délai de carence, généralement en contrepartie d'une cotisation plus élevée. À vous d'arbitrer entre le reste à charge que vous êtes prêt à assumer et le budget que vous pouvez consacrer à votre couverture complémentaire.

Les astuces pour réduire vos dépenses de santé

La comparaison est la clef pour trouver la bonne mutuelle, à savoir un contrat adapté à vos besoins au meilleur prix. Il suffit de renseigner dans le formulaire en ligne quelques informations personnelles (âge, lieu de résidence) et le niveau de garanties souhaité sur chaque poste de santé pour accéder en quelques clics aux meilleures offres de mutuelles senior. En 3 minutes seulement, vous obtenez plusieurs devis que vous pouvez comparer tranquillement.

En complément de cette mise en concurrence, voici 4 autres astuces pour payer moins cher votre mutuelle senior :

  • Sélectionnez un contrat dit responsable et solidaire, soit 95% des offres de complémentaires santé. Ce contrat répond à un cahier des charges précis qui l'oblige notamment à rembourser intégralement le forfait hospitalier, quelle que soit la durée du séjour, et d'appliquer la réforme 100% Santé. Ce dispositif en place depuis janvier 2021 vous permet d'accéder à des appareillages en optique (lunettes correctives et monture), dentaire (prothèses) et audiologie sans débourser un centime après intervention de la Sécu et de votre mutuelle. Vous avez la possibilité de choisir des produits en dehors du panier 100% Santé, auquel cas votre reste à charge dépendra du niveau de garantie proposé par votre mutuelle.
  • Pour bien maîtriser vos dépenses de santé, respectez toujours le parcours de soins coordonnés, qui consiste à confier à votre médecin traitant la coordination des soins pour votre suivi médical. Ce dispositif permet d'optimiser vos remboursements, aussi bien par la Sécu que par votre complémentaire, notamment en cas de dépassements d’honoraires.
  • Utilisez le réseau de soins de votre mutuelle, un regroupement de professionnels et de services de santé avec lesquels la complémentaire a établi une convention garantissant un remboursement préférentiel, le tiers payant et des avantages exclusifs.
  • Souscrivez en couple ! Si vos besoins de santé sont globalement de même niveau, vous pouvez bénéficier d'une réduction allant jusqu'à 25%.
Un Français sur deux ne connaît pas son contrat de mutuelle. Soyez malin et averti ! Avant de souscrire votre mutuelle senior, vous avez la possibilité d'être contacté par un conseiller pour en savoir plus sur les garanties et les prestations proposées. Cet expert pourra vous orienter éventuellement vers une offre mieux adaptée.

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hausse ou baisse des taux en septembre 2022

Taux crédit immobilier : vers une baisse à la rentrée de septembre 2022 ?

Depuis janvier dernier, les emprunteurs se trouvent confrontés à une remontée sensible des taux d'intérêt. Pas un mois de l'année 2022 sans une hausse des valeurs, qui s'est par ailleurs accélérée avec le retour fracassant de l'inflation. Il devient très compliqué d'emprunter pour financer un achat immobilier, et alors que l'été met les projets en sommeil, qu'en sera-t-il à la rentrée ? L'évolution du contexte monétaire permet-il d'espérer un frein voire une baisse des taux pour septembre ? Nouvelle hausse de taux en août 2022 Le baromètre des taux d'intérêts des crédits immobiliers est à l'image des températures dans l'hexagone : en hausse ! En ce début août, les courtiers font état d'une progression sensible allant de 0,10% à 0,35% selon les durées d'emprunt. Pas d'accalmie, donc, côté météo des taux, le mouvement haussier se poursuit inexorablement depuis février dernier. En six mois, les valeurs moyennes ont bondi de plus de 80 points de base. Alors qu'il était courant de s'endetter sur la durée classique de 20 ans sous la barre de 1% en décembre 2021 (hors coût assurance prêt immobilier et coût des sûretés), la moyenne se situe désormais à 1,85%, les meilleurs dossiers pouvant toujours décrocher un taux à 1,45% sur cette maturité. En août, il sera difficile d'emprunter à moins de 2% sur la durée la plus longue, soit 25 ans conformément aux règles d'octroi édictées par les autorités financières. Et sur les durées les plus courtes (7 et 10 ans), il est quasiment impossible d'obtenir un taux inférieur à 1%, même avec un profil premium (revenus élevés, apport personnel de plus de 20%, épargne résiduelle, taux d'endettement inférieur à 30%). Accès au crédit immobilier : difficile en 2022 Pour filer la métaphore climatique, la sécheresse sévit partout en France comme se tarit le marché de l’emprunt immobilier. Le robinet du crédit se referme au fur et à mesure que les semaines passent et que le curseur des taux est poussé vers le haut. Avec un taux brut au-delà de 2%, comment emprunter quand le taux d'usure est fixé à 2,57% pour les prêts de 20 ans et plus ? La marge est bien faible pour intégrer dans le TAEG (Taux Annuel Effectif Global) tous les autres frais relatifs à l’octroi du crédit, en plus des intérêts : frais de dossier, garantie (hypothèque, privilège du prêteur de deniers ou caution), assurance emprunteur et l’éventuelle commission du courtier. Pourtant, un taux à 2% voire 3% reste en soi un taux attractif. Avant 2016, les crédits se négociaient bien au-delà sans que le marché soit freiné. La cause du blocage du marché n'est pas imputable à la remontée, certes brutale, des taux d'intérêts, mais à l'évolution peu marquée des taux d'usure 2022. La faute à une méthode de calcul qui n'est pas actualisée. Pour mémoire, afin de calculer les taux maximum que les établissements de crédit ne doivent pas dépasser pour le trimestre prochain, la Banque de France définit la moyenne des TAEG pratiqués pour chaque catégorie de prêt durant le trimestre en cours, qu'elle augmente d'un tiers. Sur trois mois, l'usure stagne, tandis que les taux d'intérêts sont susceptibles d'évoluer à la hausse comme à la baisse. Aucun ajustement n'est légalement possible et en cas de hausse significative des taux d’intérêts, les candidats à l'emprunt se heurtent à l'effet ciseaux. Résultat, chez les courtiers on enregistre jusqu'à 40% de refus en raison d'un TAEG qui outrepasse l'usure sur la durée concernée. Les premières victimes de taux d'usure en 2022 ? les 30-55 ans, qui représentent 51% des exclus du crédit immobilier. Peuvent-ils espérer représenter leur dossier à la faveur d'une baisse des taux dans les prochaines semaines ? Des baisses de taux en septembre ? Les taux d'intérêts proposés par les banques sont liés au contexte monétaire. Un indicateur utilisé par les banques pour définir les taux d’intérêts aux particuliers a évolué de manière drastique : l'OAT 10 ans, qui est l'emprunt obligataire sur 10 ans auquel emprunte l'État français, s'est fortement contracté, passant de 2,395% à la mi-juin à 1,429% actuellement. En période haussière, les taux d'intérêts avaient suivi le mouvement. Avec cette baisse très nette, peut-on escompter un ajustement des taux d'emprunt ? Pas si sûr, car la politique monétaire de la Banque Centrale Européenne (BCE) a changé de braquet pour tenter de contrer une inflation galopante (6,1% en France et 8,9% en zone euro sur un an à fin juillet ). Le 21 juillet dernier, la hausse des taux de la BCE a renchéri le loyer de l'argent pour les banques. Un des principaux taux directeurs, le taux de refinancement, est passé de 0% à 0,50%, une hausse répercutée sur les taux octroyés aux ménages emprunteurs et aux entreprises. Il serait utopique d'espérer une baisse des taux d'emprunt en septembre, tout au mieux un statu quo pour éviter une fermeture complète de l'accès au crédit à l'habitat. Les marges bancaires sur ce produit sont minimes voire inexistantes, car les établissements ne peuvent ajuster leurs barèmes à hauteur des évolutions monétaires... à cause du plafond de verre de l'usure. D'aucuns anticipent un enlisement de la situation pour plusieurs années. À moins d'une réforme de l'usure que courtiers et banques réclame à corps et à cris, l'accès au crédit immobilier va devenir un mirage pour de plus en plus de foyers. Certains intermédiaires suggèrent de sortir l'assurance emprunteur du TAEG pour rester sous l'usure. Silence radio du côté des autorités financières. En affirmant que "nous allons vers des conditions de financement plus normales qui n'empêcheront pas l'immobilier de bien se financer”, le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau refuse d'admettre la problématique de l'usure et prive des milliers de ménages d'un levier imparable pour soutenir leur pouvoir d'achat : être propriétaire de son logement via un crédit à taux fixe largement inférieur à l'inflation plutôt qu'être locataire et soumis aux fluctuations des loyers.

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Crédit immobilier : les 30-55 ans, premières victimes des taux d'usure en 2022

Obtenir son crédit immobilier est toujours un parcours du combattant, mais en 2022 les obstacles s'accumulent, entre la hausse très nette des taux d'intérêts et les taux d'usure qui n'augmentent pas aussi vite. Résultat, l'accès au crédit bancaire se rétrécit comme jamais, et les refus s'intensifient. Premiers touchés, les candidats entre 30 et 55 ans, selon une étude menée par un collectif de courtiers spécialisés. 40% des demandes de crédit immobilier rejetées Selon un sondage réalisé courant juillet 2022 par Opinion System pour le compte de 6 associations de courtage, il devient manifeste que les taux d'usure 2022 applicables aux crédits immobiliers, conjugués aux normes d'octroi en place depuis deux ans, constituent des freins à l'accession à la propriété. Chez 40% des courtiers sondés, 4 dossiers sur 10 sont recalés par les banques. 40% de rejets ! Du jamais vu de mémoire de professionnels. Et pour 85% des intermédiaires, le taux de refus atteint les 20%. Ce qui oblige à tirer la sonnette d'alarme est la typologie de ces exclus du crédit immobilier : 71% des demandes de financement mises sur la touche concernent la résidence principale. Pour ces victimes, on observe deux motifs de refus : le dépassement du taux d'usure (36%) le non-respect des règles d'octroi (31%). Pour mémoire, le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) interdit aux banques de prêter au-delà d'un taux d'endettement de 35% des revenus nets et au-là d'une durée de remboursement de 25 ans (jusqu'à 27 ans pour l'achat dans le neuf avec jouissance du bien postérieure à l'octroi des fonds). Ces deux normes cumulatives ont été mises en place pour éviter toute dérive comme on a pu le constater en 2019, où il était commun de voir des prêts sur 30 ans et des taux d'effort outrepassant largement le tiers des revenus. Quels sont les exclus du crédit immobilier ? Contre toute attente, les premiers candidats refusés par les établissements de crédit sont les demandeurs âgés entre 30 et 55 ans. Ils représentent 51% des dossiers exclus. On aurait pu penser que les seniors seraient les victimes toutes désignées à cause du coût assurance prêt immobilier, qui peut, même sans risques aggravés, excéder le poids des intérêts dans le TAEG (Taux Annuel Effectif Global). Pour garder le TAEG sous l'usure, 43% des banques demandent souvent aux courtiers de faire un effort sur leur commission. Le sondage révèle pourtant que seuls 15% des dossiers refusés sont liés au fait d'être présentés par un courtier. L'usure du crédit immobilier est l'épine dans le pied de chacun : les ménages ne peuvent accéder à la propriété alors qu'ils sont parfaitement solvables, les courtiers n'ont plus aucune latitude pour négocier et les banques n'ont pas la possibilité d'ajuster leurs barèmes de taux au niveau de l'inflation. L'usure : premier problème pour l'accès au crédit immobilier La problématique de l'usure n'est pas nouvelle, cela fait des mois que les intermédiaires, et les banques plus récemment, alertent les autorités financières sur le blocage du crédit immobilier en raison de taux d’usure en décalage avec la réalité du terrain. Sourd aux appels récurrents des professionnels, Bercy estime que l'usure actuelle n'opère aucun problème d'accès systémique au crédit immobilier qui nécessiterait une réforme. Pourtant, les chiffres ne mentent pas : la baisse de la production de crédits au premier semestre 2022 est nette, avec une réduction drastique du nombre de prêts de 23% pour le marché de l'ancien et de 10,2% pour le marché du neuf (données Observatoire Crédit Logement/CSA). Bon nombre des prêts octroyés sur cette période concernent des demandes acceptées fin 2021 et début 2022, avec des taux d'intérêt inférieurs de 50 points de base à ceux proposés actuellement, et ne rendent pas compte de la contraction brutale qui est en train de frapper le crédit immobilier. Le pire est devant nous. Avec des taux en hausse perpétuelle depuis février 2022 et une usure qui évolue peu, l'automne risque d'être bien morose. Le prochain changement des taux d'usure intervient le 1er octobre. Un ajustement qui risque d'être bien trop lent, comme pour les deux trimestres précédents. L'écart entre les taux bruts et les taux d'usure va se resserrer à chaque remontée des taux d'intérêt et opérer un effet ciseaux facteur d'éviction. Une des solutions proposées par les courtiers pour rester sous l’usure serait de sortir l'assurance emprunteur du TAEG, puisque cette garantie est souscrite de manière individuelle et représente donc un coût, variable selon le profil de chacun (âge, santé, comportements à risques), qui ne dépend pas de l'environnement des taux d'emprunt. Le marché immobilier est confrontée à une situation inédite, pour ne pas dire absurde, où la rencontre de l'offre et la demande de crédits immobiliers à des taux d'emprunt encore performants et largement inférieurs à l'inflation ne peut se faire à cause d'une réglementation de l'usure obtuse et inadaptée.

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Immobilier : forte baisse de la production de crédits au premier semestre 2022

Le marché immobilier 2022 est en souffrance. Selon les derniers chiffres de l'Observatoire Crédit Logement/CSA, le nombre de prêts immobiliers a baissé de 9% et leur montant a chuté de 12,5% sur un an entre avril et juin. Une contraction qui s'explique notamment par l'exclusion des ménages modestes de l'accès au crédit. Ils ne sont pas les seuls ! Même avec des revenus confortables, il devient de plus en plus difficile d'emprunter pour financer un projet immobilier. Les coupables ? Les taux d'usure, toujours eux. La production de crédits immobiliers au ralenti Selon les données de l'Observatoire Crédit Logement/CSA, le taux moyen toutes durées confondues s'est établi à 1,40% au cours du 2ème trimestre 2022 (hors coût assurance prêt immobilier et coût des sûretés), contre 1,13% le trimestre précédent. La hausse s'est accélérée en juin avec un taux moyen à 1,52%, soit 42 points de base additionnels sur les quatre derniers mois. Pour le dernier semestre 2021, ce taux s'affichait à 1,05%. Dans le détail, en juin 2022, le taux moyen sur 20 ans oscillait entre 1,21% et 1,75% selon le niveau des revenus. Sur 25 ans, durée d'emprunt maximale autorisée par le régulateur financier, on s'endettait entre 1,31% et 1,84%. À son plus bas historique en décembre 2021, les meilleurs profils pouvaient emprunter au taux de 0,72% sur la maturité classique de 20 ans et les moins bien dotés à 1,25%. Pour compenser le renchérissement du crédit immobilier et contenir le taux d'endettement, les ménages empruntent sur des durées toujours plus longues. La durée moyenne des prêts accordés s'est établie à 239 mois au 2ème trimestre 2022 et à 240 mois en juin 2022. Près de 65% des prêts à l'accession se sont négociés sur des durées comprises entre plus de 20 ans et 25 ans, soit 2,3 point de plus que le trimestre précédent, et 35,5 points de plus qu'en 2016, année où les taux d'intérêt ont entamé leur lente décrue. Conséquence, le marché immobilier se dégrade depuis la mi-2021 et cette dégradation s'intensifie en 2022. En glissement annuel (T2 2022/T2 2021), le nombre de prêts s'est réduit de 23% pour le marché de l'immobilier ancien et de 10,2% pour le marché du neuf, soit une contraction de 9% pour l'ensemble des marchés. La remontée des taux poursuit sa course avec un taux moyen à 1,64% à la mi-juillet, attendu à 2,25% fin 2022, ce qui va creuser davantage le phénomène. La production de crédits immobiliers pourrait être en retrait de 15% d'ici la fin de l'année. Augmentation de l’apport et allongement de la durée Autre information importante donnée par l'Observatoire, le niveau de l'apport personnel en forte hausse : + 56,4% par rapport à fin 2019, période où le taux d'apport moyen était au plus bas et le marché en pleine effervescence. Ceci explique le recentrage du marché sur les profils les plus aisés, mieux dotés en apport personnel que les jeunes accédants, en raison de normes d'octroi très strictes et d'une augmentation constante des prix des logements. Si le crédit immobilier coûte plus cher que l'an dernier, cette hausse reste très molle au regard de l'inflation et de l'évolution du rendement de l'OAT 10 ans. Les taux d'emprunt restent performants et si l'on retient les valeurs indiquées par l'Observatoire, ils ont atteint au deuxième trimestre 2022 le niveau qu'ils affichaient début 2018. Tous les emprunteurs ont pu bénéficier de taux inférieurs à l'inflation, ce qui ne s'est jamais produit depuis la fin des années 1950. Chacun emprunte à un taux d'intérêt réel largement négatif, "grâce" à une inflation à 6,1% sur un an à fin juillet selon les derniers chiffres de l’Insee. On s'endette à bon compte, mais beaucoup ne peuvent y accéder. Usure 2022 : un frein au crédit immobilier Le ralentissement de l'activité illustre aussi un autre phénomène : l'accès au crédit immobilier n’est qu’un mirage pour de plus en plus de ménages français, pas seulement les moins bien pourvus en revenus et en apport personnel. En juillet, certains courtiers font état d'un dossier sur deux recalé pour cause d'usure dépassée. C'est aberrant quand le taux d'endettement est conforme à la réglementation, soit au maximum 35% des revenus nets. En cause, les taux d'usure qui bordent les crédits immobiliers et qui empêchent les banques de rehausser plus nettement les taux d’emprunt bruts. Le niveau de l’usure n'évolue pas au rythme de la progression des taux d'intérêts, et reste stagnant pour trois mois quand bien même les taux du marché augmenteraient drastiquement dans l’intervalle. Ce qui est le cas depuis mars 2022. Calculés par la Banque de France chaque trimestre sur la base des TAEG moyens octroyés le trimestre précédent, et augmentés d'un tiers, les taux d'usure sont devenus un réel obstacle à l'accession immobilière et en dépit des appels récurrents des professionnels, courtiers comme banques, les pouvoirs publics restent sourds à toute réforme de l'usure. Des candidats solvables avec un taux d'endettement largement inférieur à la limite admise, avec un apport généreux, une épargne résiduelle et des revenus confortables ne peuvent acquérir leur logement car le prêt leur est refusé pour dépassement du TAEG du taux d'usure. L'absurdité de cette situation est en totale contradiction avec l'ambition du gouvernement d'une France de propriétaires. Qui dit moins de logements achetés, dit plus de locataires et moins de biens rénovés. Incompréhensible alors que les ménages ont envie d’acheter et que la rénovation énergétique est un des axes forts de ce quinquennat.