Taux de prêt immobilier : quel niveau pour fin 2022 ?

taux credit immobilier fin 2022

Les taux d'intérêt des crédits immobiliers n'en finissent pas de grimper depuis le début de l'année 2022 et ce n'est pas près de s'arrêter. La politique monétaire européenne pour juguler l'inflation renchérit le loyer de l'argent, mais les taux restent encore performants. La raison : le niveau de l'usure empêche les banques de répercuter la remontée des taux comme elles le voudraient. Les conditions d'emprunt sont toujours favorables, encore faut-il pouvoir y accéder.

Nouvelle hausse des taux en juillet

La hausse des taux d’intérêt s'est enclenchée en janvier 2022 et a mis un terme à deux années de valeurs au plancher, le plus bas point ayant été atteint en octobre avec un taux moyen toutes durées confondues à 1,03% selon les données de l'Observatoire Crédit Logement (hors coût assurance prêt immobilier et coût des sûretés).

Ce mouvement haussier était inéluctable, les taux n'avaient pas vocation à baisser plus encore. Des valeurs aussi basses constituaient une anomalie que des conditions monétaires inédites ont permises durant de nombreux mois : inflation quasi nulle, rendement obligataire autour de 0% voire négatif, et taux de refinancement interbancaire également à 0%.

Ce qui a surpris est la brutalité de cette évolution. En l'espace de 6 mois, les taux d'intérêt ont grossi de plus de 60 points de base sur toutes les durées. En janvier 2022, le taux moyen sur 20 ans s'affichait encore autour de 1% ; en juillet, il est à 1,70%. Et qui dit moyenne dit écart significatif entre les profils premium et les autres, ceux qui ne peuvent bénéficier des meilleures offres et qui écopent des taux les plus élevés pour cause de revenus modestes et d'apport personnel déficient. Pour bon nombre d'emprunteurs, le taux sur 20 ans est plus proche des 2%, voire supérieur.

Quels taux en fin d'année 2022 ?

Argent, trop cher ! disait la chanson. On oublie que des taux à 2% voire 3% sont dans la normalité. Avant 2012, les taux bruts étaient autour de 4%. La décrue s'est alors amorcée, entrecoupée de quelques minces sursauts haussiers, avant d'atteindre les niveaux planchers au cours des trois derniers trimestres 2021.

Les candidats à l'emprunt immobilier s'étaient habitués à des taux historiquement bas depuis plus de trois ans. Le changement récent oblige à avouer le caractère exceptionnel des conditions de financement qui ont prévalu depuis 2016. Ce retour à la normale n'en reste pas moins perturbant et pénalisant pour le pouvoir d’achat quand il s'agit de s'endetter sur de longues années. Passer d'un taux nominal de 1% à 2% renchérit un crédit immobilier de 200 000€ sur 20 ans de 22 075€ au seul chapitre des intérêts ! Mais on s’endette à bon compte, avec des taux réels négatifs corrigés de l’inflation.

La remontée des taux fait écho aux tensions accentuées sur l'ensemble des marchés financiers depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine le 24 février dernier. L'inflation s'envole, grignotant des points tous les mois (+5,8% sur un an fin juin) et l'emprunt obligataire de l'État français sur 10 ans, indicateur utilisé par les banques pour déterminer les taux fixes des crédits immobiliers, servait plus de 2% aux investisseurs en juin, contre 0% fin 2021. Il est depuis redescendu autour de 1,50%.

À ces facteurs s'ajoute la hausse des taux BCE le 21 juillet dernier. Pour contrer la dérive inflationniste, la Banque Centrale Européenne relève de 50 points tous ses taux directeurs dont le taux de refinancement interbancaire qui passe de 0% à 0,50%.

La hausse des taux va durer. Les experts s'accordent à dire que les taux d'emprunt vont continuer leur progression. Sur 20 ans, le taux moyen devrait rapidement atteindre les 2%. Plus tôt les porteurs de projet immobilier feront leur demande de financement, meilleures seront les conditions de l'offre de prêt. Sous réserve de pouvoir en profiter. L'accès au crédit immobilier s'est en effet resserré, non pas à cause de la remontée des taux, mais de la réglementation.

Les banques coincées par l'usure

La décision de la BCE d'augmenter ses taux est bien accueillie par les banques qui devraient ainsi pouvoir prêter avec des marges plus confortables. Mais l'équation n'est pas simple, car le crédit immobilier est bordé par l'usure, un système de protection du consommateur contre d'éventuels taux bancaires abusifs. Les établissements ne peuvent pas répercuter l'intégralité de la hausse des taux, car ils sont limités par les taux d'usure.

Le taux d'usure étant le TAEG (Taux Annuel Effectif Global) maximal que les banques ne doivent en aucun cas dépasser pour octroyer un prêt immobilier, celles-ci opèrent une hausse très progressive de leurs barèmes si elles veulent continuer à prêter. La marge entre le taux brut proposé et le taux d'usure sur la durée concernée est pourtant réduite à la portion congrue, et peine à faire entrer tous les autres frais relatifs au crédit (frais de dossier, garantie, assurance emprunteur). Pour les prêts de 20 ans ou plus, le taux d'usure est fixé à 2,57% au troisième trimestre 2022, contre 2,40% au trimestre précédent.

À moins de présenter un apport personnel équivalent à 20% de l'opération, des revenus confortables, une épargne résiduelle significative et d’être en bonne santé pour bénéficier d’une assurance emprunteur à tarif préférentiel, la négociation est difficile. Pour maximiser les chances de leurs clients d'accéder au crédit, certaines banques retirent une partie du coût de l'assurance emprunteur du TAEG, ce qui est contraire à la réglementation imposée par le Haut Conseil de Stabilité Financière. Cette pratique contribue à faire baisser les TAEG moyens, alimentant ainsi la trop lente progression des taux d'usure. C'est le chat qui se mord la queue !

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Franchises médicales et participation forfaitaire : nouveau plafond de 140 € au 1er octobre 2026

Le gouvernement a finalement revu à la baisse son projet de hausse des franchises médicales et de la participation forfaitaire. Alors qu’un doublement du plafond annuel de 100 à 200 € avait initialement été envisagé, l’exécutif prévoit désormais de le porter à 140 € à partir du 1er octobre 2026. Cette augmentation de 40 % devrait entraîner un surcoût moyen d’environ 10 € par an pour les assurés concernés. Les personnes consommant davantage de soins, notamment certains patients atteints d’une affection de longue durée (ALD), pourraient toutefois subir une hausse plus importante de leur reste à charge. Franchises médicales : pourquoi le plafond passe de 100 à 140 € ? Le plafond annuel des franchises médicales et de la participation forfaitaire était jusqu’à présent fixé à 100 € (50 € + 50 € respectivement). Il n’avait pas évolué depuis 2005. Le gouvernement souhaitait initialement opérer un doublement du plafond des franchises médicales et de la participation forfaitaire pour atteindre 200 €. Après plusieurs semaines de discussions et face aux critiques des représentants des patients et des professionnels de santé, il a finalement retenu une augmentation plus modérée. Le nouveau plafond de 140 € doit ainsi correspondre, selon le ministère de la Santé, à une actualisation tenant compte de l’inflation enregistrée depuis la création du plafond. La ministre de la Santé Stéphanie Rist a notamment justifié cette décision par la nécessité de contribuer au financement de la Sécurité sociale dans un contexte de déficit important. Une hausse de 40 % du plafond Le passage de 100 à 140 € représente une augmentation très significative de 40 % du plafond annuel. Mais cela ne signifie pas que chaque assuré devra automatiquement payer 40 € supplémentaires. Le plafond correspond en effet à la limite maximale annuelle des sommes concernées. Le montant effectivement acquitté dépend de la consommation de soins de chaque personne. Une mesure prise par décret La modification du plafond des franchises médicales et de la participation forfaitaire doit être mise en œuvre par décret, plutôt que par une nouvelle loi votée par le Parlement. Le gouvernement justifie cette décision par la situation financière de la Sécurité sociale. Le déficit est estimé à environ 20 milliards d’euros en 2026, selon les éléments avancés par l’exécutif. La mesure doit encore suivre les différentes étapes réglementaires prévues avant son entrée en application. Comment sera réparti le nouveau plafond de 140 € ? Le nouveau dispositif prévoit toujours une répartition du plafond annuel en 2 catégories : Poste concerné Plafond actuel Nouveau plafond au 1er octobre 2026 Consultations médicales 50 € 70 € Médicaments, actes paramédicaux et transports sanitaires 50 € 70 € Total annuel 100 € 140 € Cette distinction permet de mieux comprendre l'impact potentiel de la réforme. L’objectif affiché est de maintenir un mécanisme de plafonnement afin d’éviter que les assurés les plus consommateurs de soins ne voient leur facture augmenter sans limite. Hausse des franchises médicales et de la participation forfaitaire : combien allez-vous payer en plus ? L’impact de la réforme dépend principalement de la quantité de soins et de médicaments consommés au cours de l’année. Actuellement, le ministère estime le coût annuel moyen à environ : 25 € par assuré pour les participations forfaitaires liées aux consultations médicales ; 27 € par assuré pour les franchises concernant les médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires. Avec le relèvement du plafond à 140 €, le gouvernement estime que la facture augmentera en moyenne de 10 € par an pour les personnes concernées. Il s’agit toutefois d’une moyenne. Un assuré qui consomme peu de soins peut ne constater aucune différence, tandis qu’une personne ayant régulièrement recours à des consultations, des médicaments ou des soins paramédicaux peut être davantage concernée. Important : seul le plafond annuel est rehaussé ; le plafond par acte ou produit ne change pas. Il reste à 2 € pour une consultation, à 1 € sur les médicaments et le paramédical, et 4 € pour le transport sanitaire. Quel impact pour les patients en ALD ? Les personnes souffrant d’une affection de longue durée (ALD) peuvent être particulièrement exposées à l’augmentation du reste à charge lorsqu’elles ont des besoins de soins importants. Le ministère de la Santé estime ainsi que l’impact moyen de la réforme pourrait atteindre environ 2 € supplémentaires par mois pour certains patients en ALD. Attention toutefois : être déclaré en ALD ne signifie pas être exonéré de toutes les franchises médicales. La prise en charge à 100 % concerne uniquement les soins liés à l’affection reconnue dans le cadre de l’ALD. Quant à la participation forfaitaire, elle reste due dans les conditions prévues par la réglementation, sauf pour les bénéficiaires de la Complémentaire Santé Solidaire (CSS). Les mutuelles remboursent-elles les franchises médicales et la participation forfaitaire ? L’augmentation du plafond pose naturellement la question de la prise en charge par une mutuelle santé. 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Pour réduire son budget santé, il est donc important de regarder plus largement les garanties du contrat : remboursement des consultations et dépassements d’honoraires  frais d’hospitalisation  optique  soins dentaires  audiologie  médecines douces, lorsque le contrat les prévoit  niveau de cotisation mensuelle  services d’assistance et de prévention. Avant de changer de mutuelle santé, il est conseillé de comparer : le montant de la cotisation  les remboursements sur les postes de soins les plus utilisés  les éventuels plafonds de remboursement  les délais de carence  les services inclus. Le saviez-vous ? Vous pouvez changer de complémentaire santé à tout moment après une année d’adhésion. Cette disposition concerne uniquement les contrats individuels, les mutuelles obligatoires d’entreprise ne pouvant être résiliées que par l’employeur.

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Assurance emprunteur : les 4 réflexes pour bien comparer les contrats

Comparer plusieurs contrats d'assurance emprunteur est devenu indispensable avant de souscrire un crédit immobilier ou de changer d'assurance en cours de prêt. Beaucoup d'emprunteurs se focalisent uniquement sur le montant de la cotisation mensuelle. Pourtant, un contrat moins cher n'est pas forcément le plus avantageux si les garanties sont moins protectrices ou si les conditions d'indemnisation sont plus restrictives. Pour faire le bon choix, il est essentiel d'analyser plusieurs critères techniques qui auront un impact direct sur le coût de votre assurance, mais aussi sur votre niveau de protection en cas de sinistre. Capital assuré, franchises, exclusions de garanties ou encore fiche standardisée d'information : ces éléments permettent de comparer efficacement 2 offres. Voici les 4 réflexes à adopter avant de signer votre assurance emprunteur. Calcul de l'indemnisation : capital initial ou capital restant dû Le mode de calcul des cotisations constitue l'un des premiers critères à examiner. Deux contrats affichant un tarif similaire au départ peuvent finalement présenter un coût total très différent. Une cotisation calculée sur le capital initial Avec le mode de calcul sur le capital initial en assurance de prêt, la prime est déterminée sur le montant emprunté au moment de la souscription. Elle reste identique pendant toute la durée du crédit. Par exemple, pour un prêt de 250 000 € sur 25 ans : le capital de référence reste de 250 000 € ; la cotisation ne diminue jamais ; le budget est parfaitement prévisible. Ce fonctionnement est fréquent dans les contrats de groupe proposés par les banques. Une cotisation calculée sur le capital restant dû Les contrats individuels commercialisés par les assureurs spécialisés fonctionnent souvent différemment. La prime est recalculée chaque année selon le capital restant à rembourser. Comme la dette diminue progressivement, les cotisations baissent également. Les avantages sont nombreux : un coût global souvent inférieur  des mensualités d'assurance qui diminuent avec le temps  des économies pouvant atteindre plusieurs milliers d'euros sur toute la durée du prêt. Pourquoi comparer le coût total ? L'erreur la plus fréquente consiste à comparer uniquement la mensualité affichée lors de la première année. Pour avoir une vision réaliste, il convient de vérifier : le coût total de l'assurance sur toute la durée du crédit  le TAEA (Taux Annuel Effectif de l'Assurance)  le montant total des cotisations indiqué dans l'offre. Un contrat affichant quelques euros d'écart chaque mois peut représenter plusieurs milliers d'euros de différence au terme du remboursement. Important : depuis la loi Lemoine de 2022, les courtiers en assurance de prêt, les assureurs et les bancassureurs sont obligés d’indiquer le coût de l’assurance emprunteur sur 8 ans. Ainsi, 2 contrats à coût identique sur la durée totale peuvent afficher un coût bien différent sur 8 ans selon que le calcul s’établit sur le capital initial ou restant dû. Vérifier les franchises sur l'ITT La garantie Incapacité Temporaire Totale de travail (ITT) est l'une des protections les plus sollicitées en assurance emprunteur. Elle est toujours requise pour un achat résidentiel (résidence principale ou secondaire), optionnelle en cas d’investissement locatif.  Les conditions d'indemnisation varient fortement d'un contrat à l'autre en raison de la franchise. Qu'est-ce que la franchise ? La franchise applicable sur la garantie ITT correspond au délai pendant lequel l'assuré n'est pas indemnisé après son arrêt de travail. L'assurance commence uniquement à prendre en charge les échéances du prêt une fois cette période écoulée. Les durées de franchises sur l’ITT les plus courantes sont : 30 jours  60 jours  90 jours  120 jours  180 jours. Certains contrats alternatifs proposent même une franchise courte de 15 jours, à recommander aux TNS qui ne bénéficient pas de prévoyance d’entreprise. Une franchise courte est-elle toujours préférable ? En théorie, une franchise de 30 jours offre une meilleure protection puisqu'elle déclenche l'indemnisation plus rapidement. Cependant, elle entraîne souvent une cotisation plus élevée. À l'inverse, une franchise de 90 ou 120 jours permet de réduire le prix de l'assurance  ; elle peut être suffisante si votre employeur maintient votre salaire plusieurs mois. Adapter la franchise à sa situation professionnelle Avant de choisir une franchise, il est conseillé d'analyser : votre statut (salarié, indépendant, profession libérale, fonctionnaire) le maintien de salaire prévu par votre convention collective les indemnités versées par la Sécurité sociale les garanties de votre prévoyance collective. Une franchise mal adaptée peut entraîner plusieurs mensualités de crédit à votre charge alors que vos revenus ont fortement diminué. Vérifier les exclusions de garanties Toutes les assurances emprunteur comportent des exclusions générales et des exclusions spécifiques. Elles définissent les situations dans lesquelles l'assureur refuse sa prise en charge. Ces clauses méritent une attention particulière avant toute signature. Les exclusions les plus fréquentes Les exclusions de garanties en assurance de prêt ne sont pas identiques d'un assureur à l'autre, mais la plupart des contrats excluent les situations suivantes : la pratique de sports extrêmes  les sports aériens  les compétitions automobiles ou motocyclistes  certaines professions à risques les maladies non objectivables (lire plus bas)  les affections liées à des comportements volontaires  les sinistres résultant d'un état d'ivresse ou de la consommation de stupéfiants. Les sports à risque Un amateur de plongée sous-marine, d'alpinisme ou d'ULM doit vérifier précisément les activités couvertes. Selon les contrats : certains sports sont totalement exclus ; d'autres sont couverts moyennant une surprime d’assurance de prêt ; certains restent garantis jusqu'à un certain niveau de pratique. Une lecture attentive des conditions générales est donc indispensable. Les troubles psychiatriques et les pathologies du dos Les affections psychologiques et les maladies du rachis font souvent l'objet de conditions particulières. Selon les assureurs : elles peuvent être exclues sans possibilité de rachat ; elles peuvent être prises en charge uniquement après une hospitalisation d’une durée minimale ; elles peuvent être couvertes sans restriction dans les contrats les plus protecteurs via la garantie MNO. Pour un emprunteur ayant des antécédents médicaux ou exerçant une profession particulièrement exposée, ce critère peut faire toute la différence. Bien lire la fiche standardisée d'information Depuis plusieurs années, les établissements prêteurs et les assureurs doivent remettre une fiche standardisée d'information (FSI) aux candidats à l'emprunt. Ce document est l'un des meilleurs outils pour comparer objectivement plusieurs contrats. La FIS est formalisée et présente de manière uniforme : les garanties exigées par la banque  les critères d'équivalence de garanties à respecter  les principales caractéristiques du contrat proposé  les quotités assurées  les garanties obligatoires et facultatives. Grâce à cette présentation harmonisée, il devient beaucoup plus simple de comparer plusieurs offres. Comparer les garanties à garanties équivalentes Le prix ne doit jamais être le seul critère. Avant d’opter pour une assurance déléguée lors de votre demande de prêt, ou de changer d'assurance emprunteur en cours de crédit, vérifiez impérativement : les garanties Décès et PTIA (Perte Totale et Irréversible d’Autonomie) les garanties ITT, IPT et IPP (Invalidité Permanente Totale ou Partielle) les franchises  les exclusions  les modalités d'indemnisation (forfaitaire ou indemnitaire) ; les limites d'âge de couverture. La banque ne peut accepter une délégation d'assurance que si le nouveau contrat présente un niveau de garanties au moins équivalent à celui exigé. Faire jouer la concurrence plus facilement La FSI permet également de solliciter plusieurs assureurs ou un courtier en assurance de prêt afin d'obtenir des devis comparables. Cette démarche offre plusieurs avantages : identifier les contrats les plus protecteurs  réduire le coût total de l'assurance  éviter les mauvaises surprises lors d'un sinistre  négocier plus facilement avec son établissement prêteur. Un simple écart de quelques dixièmes de point sur le taux d'assurance peut représenter plusieurs milliers d'euros d'économies sur un crédit immobilier. Comparer intelligemment son assurance emprunteur Comparer une assurance emprunteur ne consiste pas uniquement à rechercher la cotisation la plus basse. Un contrat réellement performant combine un tarif compétitif, des garanties solides et des conditions d'indemnisation adaptées à votre situation personnelle. Avant de signer, prenez le temps d'analyser quatre éléments essentiels : le mode de calcul des cotisations (capital initial ou restant dû)  les franchises applicables à la garantie ITT  les exclusions de garanties et leurs éventuelles limitations  la fiche standardisée d'information pour vérifier l'équivalence des garanties. En adoptant ces 4 réflexes, vous pourrez sélectionner une assurance emprunteur offrant le meilleur équilibre entre coût et protection, tout en sécurisant votre projet immobilier sur le long terme.

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Changer d'assurance emprunteur en 2026 : pourquoi un courtier est indispensable

Depuis l'entrée en vigueur de la loi Lemoine en 2022, les emprunteurs peuvent changer d'assurance de prêt immobilier à tout moment, sans attendre la date anniversaire de leur contrat. Cette liberté a profondément modifié le marché, mais dans la pratique, remplacer son assurance reste une démarche technique. Entre l'analyse des garanties, le respect de l'équivalence de couverture et les échanges avec la banque, les obstacles sont nombreux. Le recours à un courtier en assurance emprunteur constitue un véritable atout. Son expertise permet non seulement de trouver un contrat plus compétitif, mais aussi de sécuriser l'ensemble de la procédure jusqu'à la mise en place du nouveau contrat. Changer d'assurance de prêt : une démarche plus complexe qu'il n'y paraît Sur le papier, la résiliation d'une assurance emprunteur semble simple. L'emprunteur choisit une nouvelle assurance offrant obligatoirement un niveau de garanties équivalent, transmet son dossier à la banque et obtient la substitution. Dans la réalité, plusieurs difficultés apparaissent rapidement : comparer des contrats aux garanties parfois très différentes  comprendre les exclusions de garantie  analyser les conditions d'indemnisation vérifier l'équivalence des garanties exigée par la banque respecter les délais de traitement entre les différents intervenants. Une erreur dans l'analyse du contrat ou un document manquant peut retarder, voire compromettre, le changement d'assurance. Les banques sont tellement réticentes à accepter la substitution qu’elles utilisent la moindre faille pour contrer la demande. C'est pourquoi un accompagnement spécialisé réduit considérablement le risque d'échec. Pourquoi un courtier est-il indispensable en 2026 ? Le courtier en assurance de prêt immobilier agit en tant qu'intermédiaire entre l'emprunteur, le nouvel assureur et l'établissement prêteur. Son rôle dépasse largement la simple recherche d'un tarif plus attractif. Il intervient sur l'ensemble du processus afin de sécuriser le changement d'assurance. Ses principales missions consistent à : analyser le contrat actuel  identifier les garanties exigées par la banque  comparer plusieurs offres du marché  sélectionner le contrat répondant aux critères d'équivalence  constituer le dossier administratif  assurer le suivi jusqu'à l'acceptation définitive. L'emprunteur bénéficie ainsi d'un interlocuteur unique qui maîtrise les règles du marché. Comparer les garanties : l'étape la plus délicate Le prix ne doit jamais être le seul critère de comparaison. Deux contrats affichant une cotisation identique peuvent offrir des niveaux de protection très différents. Les modes d'indemnisation L'une des différences les plus importantes concerne le mode de prise en charge des mensualités. On distingue le remboursement forfaitaire du remboursement indemnitaire : l'indemnisation forfaitaire, qui rembourse la mensualité assurée indépendamment des revenus perçus ; l'indemnisation indemnitaire, qui complète uniquement la perte réelle de revenus après intervention des organismes sociaux. Cette distinction peut représenter plusieurs milliers d'euros en cas d'arrêt de travail prolongé. Les garanties d'incapacité et d'invalidité Le courtier vérifie notamment : la définition de l'incapacité temporaire totale de travail (ITT), qui couvre les arrêts de travail pour maladie ou accident les conditions de reconnaissance de l'invalidité permanente totale ou partielle (IPT ou IPP)  le mode d'évaluation de l'invalidité  les franchises applicables sur l’ITT (entre 15 et 180 jours) les limites d'âge des garanties. Ces éléments influencent directement le niveau de protection offert par le contrat. Les exclusions de garantie Chaque assureur prévoit ses propres exclusions de garantie, mais en la plupart des contrats excluent les risques suivants :  les sports à risque (sports de combat, certains sports nautiques et de montagne, plongée sous-marine, etc.) certaines professions dangereuses (pompier, gendarme, policier, agent de sécurité, ouvrier du bâtiment, marin-pêcheur, etc.) les affections dorsales (lumbago, hernie, cervicalgie, troubles musculo-squelettiques) les troubles psychiques (dépression, burn-out, fatigue chronique, etc.) les pratiques aériennes ou mécaniques. Un contrat moins cher peut ainsi se révéler beaucoup moins protecteur. Bon à savoir : les affections dorsales et les troubles psychiques sont considérés comme des maladies non objectivables en assurance emprunteur, mais peuvent être rachetées via la garantie MNO afin d’offrir une couverture en cas de sinistre. Le courtier s'assure du respect de l'équivalence des garanties La banque ne peut pas refuser un changement d'assurance sans justification, et le seul motif légal de refus est la non-équivalence de garantie. Le nouveau contrat doit impérativement présenter un niveau de garanties équivalent à celui exigé lors de l'octroi du crédit. Une analyse basée sur les critères du CCSF Les établissements prêteurs s'appuient sur les critères définis par le Comité consultatif du secteur financier (CCSF). Le courtier connaît parfaitement ces exigences. Avant toute demande de substitution, il contrôle que le futur contrat répond aux critères retenus par la banque afin d'éviter un refus de substitution. Cette étape représente un véritable gain de temps pour l'emprunteur. Une prise en charge complète des formalités administratives Au-delà d’être rébarbatif et chronophage, l'aspect administratif constitue souvent le principal frein au changement d'assurance. Entre les formulaires, les échanges avec la banque et les pièces justificatives, le dossier peut rapidement devenir complexe. Le mandat simplifie toutes les démarches La plupart des courtiers proposent un mandat permettant d'effectuer les formalités au nom de leur client. Ils prennent alors en charge : la demande d'adhésion au nouveau contrat  la transmission des documents  l'envoi de la demande de substitution  les échanges avec le service crédits de la banque  le suivi de l'avenant au prêt  la mise en place définitive de la nouvelle assurance. L'emprunteur limite ainsi les démarches à quelques signatures. La rémunération du courtier en assurance emprunteur est transparente et prend la forme d’une commission versée par les compagnies d’assurance. Un accompagnement précieux pour l’emprunteur avec un problème de santé Les emprunteurs présentant un risque aggravé de santé rencontrent souvent davantage de difficultés pour trouver une assurance compétitive. Le courtier connaît les pratiques des différents assureurs spécialisés et peut orienter son client vers les offres les plus adaptées. Des questionnaires médicaux parfois plus souples Tous les assureurs n’appliquent pas les mêmes règles. Certains accordent une durée de validité plus longue au questionnaire de santé d’assurance de prêt ou disposent de politiques de souscription plus favorables selon les pathologies concernées. Cette connaissance du marché permet d'éviter de déposer inutilement plusieurs dossiers. Le droit à l'oubli facilite l'accès à l'assurance Depuis les évolutions de la convention AERAS (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé), les personnes guéries de certains cancers ou d'une hépatite C peuvent bénéficier du droit à l'oubli en assurance emprunteur passé un délai de 5 ans à l’issue du protocole thérapeutique. Lorsque les critères sont remplis, l'ancienne pathologie n'a plus à être déclarée à l'assureur, ce qui permet à l'emprunteur de bénéficier d’une tarification standard. Le courtier vérifie que l'emprunteur peut bénéficier de ce dispositif avant de constituer son dossier. La convention AERAS reste un dispositif essentiel Lorsque le risque médical demeure important, le dossier peut être étudié dans le cadre de la convention AERAS. Encore trop peu d’emprunteurs connaissent ce dispositif, alors que 2 Français sur 10 rencontrent des difficultés d’accès à l’assurance de prêt pour raisons de santé (ancre). Cette procédure permet un examen approfondi par des médecins spécialisés afin de favoriser l'accès à l'assurance malgré un passif de santé. Le courtier accompagne son client durant toutes les étapes du processus et veille au respect des règles prévues par cette convention. Des économies importantes grâce au courtier en assurance de prêt L'un des principaux intérêts du changement d'assurance reste la réduction du coût global du crédit. Selon le profil de l'emprunteur, plusieurs facteurs influencent les économies : l'âge  le capital restant dû  la durée du prêt  le statut professionnel  le niveau de garanties choisi. Pour les jeunes actifs présentant un bon état de santé, plusieurs milliers, voire plusieurs dizaines de milliers d'euros d'économies sont parfois envisageables sur la durée totale du crédit. Le courtier ne recherche toutefois pas uniquement le tarif le plus bas : il veille également à maintenir une protection adaptée à la situation de l'emprunteur. Comment choisir le bon courtier en assurance emprunteur ? Tous les intermédiaires ne proposent pas le même niveau d'accompagnement. Avant de faire votre choix, vérifiez notamment : son immatriculation à l'ORIAS (organisme en charge du Registre officiel des intermédiaires en Assurance, Banque et Finance) son expérience en assurance emprunteur  le nombre de compagnies partenaires  la qualité du suivi administratif  les avis de ses clients  la transparence de sa rémunération. Un bon courtier doit être capable d'expliquer clairement les différences entre plusieurs contrats et de justifier ses recommandations.