Immobilier : dans quelles grandes villes vaut-il mieux acheter que louer ?

Une étude du courtier Meilleurtaux fait un comparatif entre la location et l'achat dans les 36 plus grandes villes de France. Dans la plupart des cas, acheter son logement se révèle plus rentable que de le louer, avec des évolutions parfois surprenantes entre 2019 et 2020.

 

Achat immobilier : une meilleure affaire que la location

Un vieil adage voudrait qu'en immobilier il est préférable d'acheter que de louer. On est propriétaire de son logement, on possède un bien qui se valorise, on se constitue un patrimoine, on anticipe sa retraite, et on ne verse plus de loyers à fonds perdu. Si la sagesse populaire privilégie l'achat, c'est aussi parce qu'il est plus facile de payer des mensualités (épargne  forcée) que d'économiser chaque mois. 

Le courtier Meilleurtaux a confronté ces bonnes raisons d'acheter sa résidence principale plutôt qu'être locataire à la réalité du moment. Au regard des prix de l'immobilier dans les grandes villes de France, du coût des loyers et du rendement d'un placement, notre mantra se vérifie : il est préférable d'acheter plutôt que louer dans la majorité de ces communes. La preuve par les chiffres.

Pour réaliser cette étude comparative des 36 plus grandes villes de la métropole, Meilleurtaux a pris comme base un appartement de 70m2, a comparé les prix au mètre carré, évalué sa valorisation et tenu compte des charges de copropriété et des taxes foncières locales. Pour la location, il se base sur les loyers de la zone, et évalue à 0,8% le rendement annuel qu'aurait rapporté l'argent non investi dans l'achat. À ce calcul, l'acquisition du logement via un crédit devient plus avantageux que la location au bout de 3 ans et 5 mois en moyenne !

L'achat amorti en moins de 2 ans

Une règle prévaut : plus le loyer est élevé par rapport au prix d'achat d'un bien, plus il semble pertinent de l'acheter plutôt que de le louer. Dans une vingtaine de communes, l'achat d'un appartement est rentabilisé en 2 années ou moins. Des données à méditer quand on prévoit de s'installer dans une grande ville. Si vous comptez rester plus de 2 ans à Orléans, l'achat semble une bonne opération, idem à Brest, Lille, Reims ou Le Havre. La palme revient à Perpignan où 11 mois suffisent pour rentrer dans ses frais.

À Caen et à Metz, un acheteur a gagné 4 mois entre 2019 et 2020 : il lui faut 13 mois pour amortir son bien contre 1 an et 5 mois l'an passé. Au-delà de ces durées, la location d'un appartement de 70m2 fait définitivement perdre de l'argent.

Les villes où l'achat est moins rentable que la location

Dans les villes où le mètre carré acheté est cher, la durée de l'amortissement sera longue, et les mensualités d'emprunt plus élevées que la somme des loyers à payer. Cette durée d'amortissement a même gagné une vingtaine de mois en moyenne entre 2019 et 2020 en raison de la hausse des taux d'emprunt et de l'augmentation des prix dans les villes à fort potentiel économique. Il faut désormais 18 ans pour amortir l'achat d'un appartement à Lyon contre 7 ans et 6 mois il y a un an. La hausse des prix immobiliers a été plus forte que celle des loyers.

Même constat à Montreuil où 8 ans et 5 mois sont nécessaires à un acheteur pour rentabiliser son acquisition, contre 3 ans en 2019. À Nantes où les prix ont bondi de 12,4% en un an (chiffres SeLoger.com), un acheteur met désormais 8 ans et 5 mois pour amortir son bien contre 25 mois en 2019 ! À Paris, ville qui cumule prix et loyers les plus élevés du pays, 13 années sont nécessaires pour rentabiliser un achat.

Si l'on se réfère à la même étude réalisée par Meilleurtaux les années précédentes, on se rend compte que 2019 était l'année où il fallait devenir propriétaire. Avec les mêmes paramètres, il fallait 21 mois pour que l'achat d'un appartement de 70m2 soit moins coûteux que la location, contre 2 ans et 9 mois en 2018 et plus de 3 ans en 2017. Si vous hésitez encore entre l'achat et la location, faites une simulation grâce à l'outil exclusif mis en ligne par le courtier Meilleurtaux.

Publié par Herve Labatut

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Pouvoir d’achat senior : réduisez le coût de votre mutuelle santé en 2024

Même si l’inflation est en nette baisse (2,6% sur un an en mai 2024), l’augmentation du coût de la vie depuis début 2022 a un fort impact sur le budget des ménages, notamment des seniors retraités qui sont davantage confrontés à des problèmes de santé. Il est possible de faire des économies sur sa mutuelle  sans rogner sur l’accès à des soins de qualité ni s’exposer à de lourds restes à charge. Magnolia.fr vous explique comment sélectionner la bonne complémentaire santé sans compromettre votre stabilité financière. Adapter sa mutuelle senior à ses besoins Il est essentiel de bien connaître ses besoins de santé pour choisir une mutuelle adaptée qui ne présente pas de garanties superflues. Il serait dommageable de payer pour une couverture maternité qui ne vous est plus d’aucune utilité. Les mutuelles seniors sont dédiées aux assurés âgés de 55 ans et plus, et chaque tranche d’âge bénéficie de contrats adaptés. Analysez votre consommation actuelle de produits et actes médicaux : la fréquence des consultations chez le médecin (généraliste et spécialiste) votre traitement éventuel les hospitalisations vos besoins spécifiques (appareillage, transport sanitaire) la consommation de médecines douces. Il convient également d’anticiper les besoins futurs au regard de votre état de santé actuel. L’exercice est difficile mais permet de pallier d’éventuelles carences de couverture. Astuces pour baisser le coût de sa mutuelle senior Les mutuelles destinées aux seniors sont les contrats de complémentaire santé les plus onéreux à cause des besoins accrus en matière de santé des aînés. Les seniors subissent un hausse historique des tarifs de mutuelle santé allant jusqu’à 30% en 2024 pour diverses raisons : inflation cumulée à 12,7% depuis janvier 2022 hausse des dépenses de santé transferts de charge de l’Assurance maladie vers les organismes complémentaires : soins dentaires plus cher depuis octobre 2023 (le reste à charge passe de 30% à 40%) politique publique de santé : mise en place de la réforme 100% Santé qui supprime les restes à charge en optique, dentaire et audiologie, hausse des tarifs des consultations depuis novembre 2023 Il existe néanmoins des stratégies pour réduire la facture. Comparer les offres de mutuelle Le marché de la mutuelle santé est très concurrentiel et pour séparer le bon grain de l’ivraie, il est vivement conseillé de mettre les offres en parallèle via un comparateur de mutuelle senior.  Vous accédez ainsi aux offres les plus compétitives, en adéquation avec vos besoins de santé. N’hésitez pas à demander plusieurs devis de mutuelle senior pour bien appréhender l’étendue des garanties de chaque formule. Moduler les garanties Les complémentaires santé modulables permettent de choisir ses garanties à la carte. Ce type de contrat est adapté aux besoins de chacun en termes de couverture santé et de budget. Pour chaque garantie (hospitalisation, soins courants, optique, dentaire, audiologie, etc.), vous sélectionnez un niveau de remboursement qui répond à votre situation : vous payez uniquement pour ce dont vous avez besoin. Pour certains contrats, jusqu’à 12 combinaisons sont possibles. Chaque devis contient obligatoirement un tableau détaillé des garanties avec des exemples de remboursement. Souscrire à deux Il est souvent intéressant de souscrire en couple sa mutuelle senior pour 3 raisons : une seule cotisation à payer un suivi plus simple des remboursements un tarif préférentiel qui peut aller jusqu'à 15% de réduction. Sélectionner un contrat responsable La mutuelle responsable est un contrat réglementé qui répond à un cahier des charges précis : couverture du ticket modérateur pour tous les actes prescrits et remboursés par la Sécu, prise en charge intégrale du forfait journalier hospitalier, plafonds des remboursements des dépassements d’honoraires, application du dispositif 100% Santé, entre autres prestations minimales. Le contrat responsable est assujetti à une taxe spéciale assurance (TSA) de 13,27%, contre 20,27% pour les offres non responsables. Ce contrat vous incite par ailleurs à respecter le parcours de soins coordonnés qui implique de passer par son médecin traitant au préalable. Sachez qu’il ne rembourse jamais les dépassements d’honoraires hors de ce dispositif. Mutuelle gratuite pour seniors à revenus modestes Si vos revenus ne vous permettent pas de souscrire une mutuelle senior parmi les offres du marché, vous êtes sans doute éligible à la Complémentaire Santé Solidaire (CSS). Vous pouvez ainsi accéder à une mutuelle gratuitement ou moyennant une participation forfaitaire de 30€ par mois si vous êtes âgé de 70 ans ou plus. Questionnez votre contrat actuel à l’aune de vos besoins de santé et de votre capacité financière. Vous avez le droit de résilier votre mutuelle à tout moment après une année d’engagement, sans pénalité ni motif à fournir. La comparaison des offres vous permet d’économiser jusqu’à 300€ par an.

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Dissolution Assemblée Nationale : les taux de crédit immo vont-ils remonter en juin 2024 ?

L’annonce surprise de la dissolution de l’Assemblée Nationale, consécutive aux résultats des élections européennes, perturbe les marchés financiers. L’emprunt de l’État français sur 10 ans en a fait les frais en une seule journée. Cette évolution à la hausse n’est pas sans conséquences sur les taux d’intérêts des banques, notamment sur le front des crédits immobiliers aux particuliers. Après cinq mois de baisse, les taux des prêts à l’habitat vont-ils repartir à la hausse ?  Réaction des marchés financiers suite à la dissolution de l’Assemblée Nationale Les urnes à peine dépouillées, la décision d’Emmanuel Macron de dissoudre l’Assemblée Nationale et de convoquer des élections législatives à la fin du mois a surpris les marchés financiers, bien plus que la dégradation de la note de la France par l’agence Standard & Poor’s il y a dix jours. Après l’annonce de l’agence de notation le 29 mai dernier, le taux d’emprunt de l’État français n’avait pas bougé d’un iota, car les marchés avaient anticipé. La confiance des investisseurs envers la France n’était pas entamée. Elle l’est désormais, comme en témoigne le repli marqué de la Bourse de Paris lundi 10 juin. L’arrivée du Rassemblement National (RN) au gouvernement français est une hypothèse aujourd’hui plausible qui plonge les investisseurs dans le doute. Le rendement de l’OAT 10 ans a bondi de 12 points de base en une seule journée pour atteindre 3,20%, après un creux à 3,04% le 4 juin dernier. La France emprunte donc à un taux plus élevé, car les investisseurs jugent intenable le programme budgétaire du RN. Une autre inquiétude des économistes est le spread, c’est-à-dire l’écart entre les taux de rendement des obligations d’État à 10 ans françaises et allemandes, l’Allemagne étant le pays de la zone euro qui rassure le plus les investisseurs : le spread bondit d’un demi-point, ce qui indique une perte de confiance des investisseurs et une dégradation des conditions de financement de l’économie française. Évolution des taux du crédit immobilier : les banques veulent rassurer Cette situation nous rappelle qu’on ne prête qu’aux riches, du moins, à des taux performants. Les obligations souveraines à 10 ans étant les instruments les plus utilisés par les États pour se financer, leur évolution a une incidence sur la politique des banques commerciales. Le coût du prêt immobilier est fortement corrélé au rendement de l’OAT. Les banques de détail achètent de la dette française contre des intérêts. Elles vont donc aligner leurs barèmes de taux d’emprunt aux particuliers et aux entreprises en conséquence de cette évolution. Mécaniquement, une hausse de l’OAT 10 ans entraîne un mouvement des taux d’intérêts dans les mêmes proportions. Les banques se veulent rassurantes. La hausse toute fraîche de l’OAT ne change quasiment rien pour elles. Elles bénéficient en effet de la récente détente des conditions monétaires en zone euro depuis la décision de la Banque Centrale Européenne (BCE) jeudi dernier de réduire de 25 points de base l’ensemble de ses taux directeurs. Le dégonflement progressif de l’inflation incite l’institution à assouplir sa politique monétaire après de longs mois durant lesquels les taux étaient maintenus à leur point le plus haut. Les taux du crédit immobilier début juin étaient toujours orientés à la baisse, une tendance observée depuis janvier 2024. Mais faut-il craindre qu’ils repartent en flèche si jamais le RN gagnait les législatives le 7 juillet prochain ? Confronté aux réalités du marché et aux diktats de l’UE, le RN serait alors obligé à davantage de rigueur dans sa politique budgétaire pour que la dette de la France reste finançable. On peut raisonnablement espérer que les taux d’emprunt aux ménages déclinent encore dans les prochains mois et descendent autour 3% d'ici la fin de l'année 2024, comme escompté par les professionnels.