Prêt immobilier : super taux bonifiés pour les primo-accédants en juin 2024

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À l’approche de l’été, les banques multiplient les offres attractives de crédit immobilier. Il faut appâter le chaland et redynamiser un marché qui a connu un plongeon spectaculaire avec une production de crédits à l’habitat en retrait de 40% en 2023. Les primo-accédants sont les premiers servis : un grand nombre de banques proposent des prêts à taux bonifiés compris entre 0% et 3% pour les jeunes ménages qui achètent leur résidence principale. Ces offres viennent compléter un crédit classique et un PTZ.

Taux en baisse en juin

Le crédit immobilier devient moins cher grâce aux taux d’intérêts orientés à la baisse depuis le début de l’année 2024. Les valeurs ont perdu en moyenne plus de 60 points de base, passant de 4,50% en décembre 2023 à 3,80% sur la durée de 20 ans (hors assurance emprunteur et coût des sûretés). Si les conditions monétaires continuent de s’améliorer, les taux pourraient être proches de 3,5% voire 3% d’ici la fin de l’année.

Le contexte est donc plus favorable pour emprunter en juin 2024. Les meilleurs dossiers peuvent obtenir des offres avec une décote sur le taux pouvant aller jusqu’à 20 ou 30 points par rapport aux moyennes du marché.

Conditions monétaires plus favorables

Les banques avaient anticipé la baisse des taux directeurs avant même l’annonce de la Banque Centrale Européenne jeudi 6 juin dernier, et ajusté leurs barèmes de taux en conséquence. Cette première détente monétaire intervient après 18 mois de hausse ininterrompue d’une ampleur inédite (450 points de base), qui a été suivie de 9 mois de stagnation. « Les progrès dans la désinflation sont avancés mais pas complets », selon le chef économiste de l’institution. L’objectif d’inflation à 2% en zone euro n’est pas encore atteint : l’indice des prix est ressorti à 2,6% en mai en rythme annuel, après 2,4% en avril.

Concurrence interbancaire

Avant la pause estivale de juillet et août, les banques se veulent plus concurrentielles et se montrent plus agressives pour capter de nouveaux clients. Le marché reste fébrile et redémarre très doucement après une année 2023 catastrophique, pénalisée par la hausse brutale des taux d’intérêts et le maintien de la réglementation en matière d’octroi des prêts immobiliers malgré les obstacles qu'elle opère.

Si les taux s’infléchissent, il n’en est rien des règles du Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF). Le taux d’endettement reste plafonné à 35% des revenus nets, assurance de prêt incluse, et la durée de remboursement limitée à 25 ans (jusqu’à 27 ans dans le neuf ou dans l’ancien avec travaux équivalents à 10% de l’enveloppe globale). La réforme du crédit immobilier a fait pschitt malgré la volonté de certains parlementaires de donner du poids au reste à vivre.

Capter les primo-accédants

Si vous achetez votre résidence principale pour la première fois, vous êtes verni car les banques vous font les yeux doux. Les jeunes actifs primo-accédants sont des profils appréciés des établissements de crédit, car ces derniers peuvent les fidéliser sur le long terme, le temps de leur vendre d’autres produits (assurances, placements), ainsi qu’à leurs enfants.

Les primo-accédants bénéficient par ailleurs de prêts aidés qui viennent diminuer le coût final de l’opération :
  • prêt conventionné,
  • PTZ,
  • prêt Action Logement,
  • aides locales.
Les banques leur accordent en outre des conditions préférentielles comme la réduction des frais de dossier, et se montrent moins exigeantes en matière d’apport personnel.

Il est vivement conseillé de faire appel aux services d’un courtier en crédit immobilier : seul un expert saura frapper à la bonne porte, chaque banque appliquant sa propre politique commerciale en favorisant tel ou tel profil d’emprunteur.

Quelles banques proposent des prêts à taux bonifiés ?

En tant que primo-accédant de votre résidence principale, vous êtes sans doute éligible au PTZ, un prêt à 0% pour l'emprunteur, accessible sous conditions de ressources, qui peut financer jusqu’à 50% du montant de l’opération. Le PTZ version 2024, applicable depuis 1er avril dernier, bénéficie à davantage d’emprunteurs par le relèvement des plafonds de ressources et la création d’une quatrième tranche de revenus. Le PTZ doit toujours compléter un crédit immobilier classique.

La grande majorité des enseignes bancaires mettent en place des prêts à taux bonifiés qui viennent diminuer le coût global de votre crédit. À l’échelle nationale, les primo-accédants de moins de 30 ans peuvent accéder à un prêt à 0% d’un montant de 20 000€ et jusqu’à 50 000€ à un taux bonifié inférieur à 2% pour financer des travaux de rénovation énergétique.

En régions, certaines banques financent à taux zéro l'équivalent de 10% du prêt, dans la limite de 20 000€ voire 30 000€. L’offre peut être conditionnée à l’achat d’un logement neuf ou d’un bien ancien affichant une étiquette énergétique vertueuse (A, B ou C).

Ces offres peuvent être conjuguées au Prêt Accession d’Action Logement, assorti d’un taux à 1% (hors assurance emprunteur obligatoire) pour un montant maximum de 30 000€, à rembourser dans la limite de 25 ans. Ce prêt à taux bonifié peut financer la construction ou l’achat de votre résidence principale (neuf ou ancien, accession en bail solidaire et acquisition d’un logement social HLM).

Délégation d'assurance emprunteur pour diminuer le coût du crédit immobilier

Dernière information importante : faites jouer la délégation d'assurance emprunteur pour réduire le coût de votre crédit immobilier. En tant que jeune primo-accédant, les offres alternatives sont nettement moins chères que les assurances de groupe proposées par les banques. À garanties équivalentes entre les deux types de contrat, la comparaison des offres vous permet d'économiser des milliers d'euros sur la durée de remboursement de votre emprunt.
 
Et si vous avez souscrit à l'assurance de la banque, vous pouvez vous appuyer sur la loi Lemoine pour changer de formule quand vous le souhaitez, et ce, dès le lendemain de la signature de l'offre de prêt. Consultez notre baromètre du pouvoir d'achat immobilier de juin 2024 pour constater l'intérêt de souscrire une assurance déléguée.

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Crédit immobilier : vapoter en 2026 nuit-il à votre assurance emprunteur ?

Le fait de fumer peut être un obstacle quand on souhaite emprunter. Indispensable pour sécuriser le crédit, l’assurance de prêt immobilier est généralement plus chère en raison des risques accrus de santé que présentent les fumeurs. La cigarette électronique est-elle mieux considérée par les assureurs ? Pouvez-vous échapper à la surprime si vous vapotez ? Magnolia.fr vous explique les enjeux du vapotage dans le cadre d’un crédit immobilier. Assurance emprunteur et tabagisme : un critère toujours déterminant Lors de la souscription d’un crédit immobilier, l’assurance emprunteur est quasi systématiquement exigée par les banques. Elle couvre les aléas de la vie (décès, invalidité, incapacité de travail) et repose sur une évaluation précise du profil de l’emprunteur. Parmi les critères analysés, le tabagisme occupe une place centrale. En 2026, les assureurs continuent de considérer le tabac comme un facteur de risques aggravés de santé. Les fumeurs sont statistiquement plus exposés aux maladies cardiovasculaires, respiratoires et à certains cancers.  Résultat : une surprime d’assurance de prêt pouvant aller de 25 % à 70 % par rapport à un non-fumeur, selon l’âge, le montant emprunté et la quotité assurée. Mais qu’en est-il des personnes qui ne fument pas de cigarettes classiques et utilisent une cigarette électronique ? Vapoter en 2026 : fumeur ou non-fumeur pour l’assureur ? La question est loin d’être anodine. La cigarette électronique est souvent perçue comme une alternative moins nocive au tabac, notamment parce qu’elle ne repose pas sur la combustion. Toutefois, du point de vue des assureurs, la situation reste nuancée. Une assimilation fréquente au tabagisme classique Dans la majorité des contrats d’assurance emprunteur, le vapotage est encore assimilé au tabagisme, en particulier lorsque les e-liquides contiennent de la nicotine. Les questionnaires de santé utilisent généralement des formulations larges du type : « Fumez-vous ou avez-vous fumé au cours des 24 derniers mois (cigarettes, cigares, pipe, cigarette électronique, patchs ou substituts nicotiniques) ? » Ainsi, un vapoteur régulier déclarant l’usage de nicotine est le plus souvent classé dans la catégorie « fumeur en assurance de prêt » et se voit appliquer une surprime comparable à celle d’un fumeur de cigarettes traditionnelles. À noter : La cigarette électronique est dans le viseur de l’Anses (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire) qui vient de rendre son rapport après avoir passé au crible plus de 2 800 études scientifiques internationales. L’institut confirme les effets nocifs des substances toxiques inhalées (propylène glycol, glycérol, arômes) et les risques sur la santé. Une conclusion que vont sans doute prendre en compte les assureurs dans leurs évaluations. Des pratiques variables selon les assureurs Il n’existe toutefois aucune définition légale unique du statut de vapoteur en assurance emprunteur. Certains assureurs, encore minoritaires, opèrent une distinction : vapotage sans nicotine : parfois assimilé à un non-fumeur vapotage avec nicotine : assimilé à un fumeur. C’est pourquoi comparer les contrats est essentiel pour les profils concernés. Questionnaire de santé : déclarer le vapotage en toute bonne foi Lors de la demande d’assurance de prêt immobilier, l’emprunteur doit remplir un questionnaire médical. La déclaration du vapotage est une étape clé. Attention aux fausses déclarations Ne pas déclarer son statut de vapoteur, en pensant contourner la surprime, constitue une fausse déclaration intentionnelle. Les conséquences peuvent être lourdes : nullité du contrat d’assurance refus de prise en charge en cas de sinistre remboursement immédiat du crédit immobilier, ce qui peut être préjudiciable aux ayants droit. Même si la cigarette électronique est perçue comme moins dangereuse, elle doit être déclarée si le questionnaire l’exige explicitement. Depuis quand faut-il avoir arrêté pour être non-fumeur ? Les assureurs considèrent un emprunteur comme non-fumeur après 24 mois d’arrêt total, incluant cigarette classique et vapotage avec nicotine. Un ancien fumeur passé récemment à la cigarette électronique reste donc généralement classé « fumeur » pendant cette période de référence. Vapoter permet-il vraiment d’échapper à la surprime ? En pratique, vapoter ne garantit pas l’absence de surprime sur l’assurance emprunteur en 2026. Toutefois, certaines situations peuvent jouer en faveur de l’emprunteur. Vapotage sans nicotine : un levier possible Un vapoteur utilisant exclusivement des e-liquides sans nicotine peut, selon les compagnies, être assimilé à un non-fumeur. Cela suppose : une déclaration claire et cohérente l’absence de tabagisme récent parfois des justificatifs (test cotinine) ou une clause spécifique au contrat. Ce point doit impérativement être vérifié dans les conditions générales et particulières de l’assurance. Délégation d’assurance : un atout majeur Grâce aux dispositifs de délégation d’assurance emprunteur (loi Lagarde, loi Lemoine), l’emprunteur peut choisir une assurance externe à celle de la banque.  Cette liberté permet de : comparer les critères d’acceptation du vapotage identifier les assureurs les plus souples réduire significativement le coût total du crédit. Un courtier spécialisé comme Magnolia.fr peut accompagner cette démarche et cibler les contrats les plus adaptés aux vapoteurs. Certains contrats ne font aucune différence tarifaire entre fumeurs et non-fumeurs. Changer d’assurance emprunteur en cours de crédit : une opportunité en 2026 Depuis l’entrée en vigueur de la loi Lemoine, il est possible de changer son assurance emprunteur à tout moment, sans frais, dès lors que le nouveau contrat présente des garanties équivalentes. Arrêt du tabac ou du vapotage : un levier d’économies Un emprunteur qui a arrêté de fumer ou de vapoter depuis plus de 2 ans peut demander : une requalification de son statut ou un changement d’assurance pour bénéficier d’un tarif « non-fumeur ». Les économies peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros sur la durée restante du prêt immobilier. Réévaluer son profil de risque Même en cas de vapotage persistant, le marché évolue. Certains assureurs ajustent progressivement leur politique tarifaire à mesure que les données scientifiques se précisent. Une mise en concurrence régulière reste donc pertinente. Il est désormais simple de changer d’assurance de prêt immobilier grâce à la loi Lemoine et aux services d’un courtier spécialisé comme Magnolia. Crédit immobilier et vapotage : ce qu’il faut retenir En 2026, la cigarette électronique n’est pas encore un laissez-passer automatique vers une assurance emprunteur sans surprime. Dans la majorité des cas : vapoter avec nicotine = assimilé à un fumeur vapoter sans nicotine = traitement variable selon l’assureur la déclaration à l’assureur reste obligatoire et déterminante pour évaluer le profil et appliquer une tarification adaptée. Pour limiter l’impact du vapotage sur votre crédit immobilier, la meilleure stratégie consiste à comparer activement les assurances, à utiliser le dispositif de résiliation existant et à se faire accompagner par un spécialiste du marché.

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Crédit immobilier : toujours un produit d’appel pour les banques en 2026

En 2026, le crédit immobilier reste au cœur de la stratégie commerciale des banques. Après une longue période de taux historiquement bas, le marché a profondément changé : en 5 ans, le taux brut moyen des prêts immobiliers est passé d’environ 1 % à plus de 3 %. Cette évolution a mécaniquement réduit le nombre de dossiers finançables et ralenti la production de crédits. Pourtant, le prêt immobilier demeure un produit d’appel incontournable pour les établissements bancaires, qui continuent de se livrer une concurrence active pour attirer les emprunteurs solvables. Dans ce contexte, obtenir le meilleur taux en 2026 reste possible, à condition de bien comprendre les logiques bancaires et d’optimiser son profil d’emprunteur. Décryptage et conseils pratiques pour négocier efficacement son crédit immobilier. Pourquoi le crédit immobilier reste stratégique pour les banques en 2026 Malgré la remontée des taux, le crédit immobilier conserve une place centrale dans l’offre bancaire. La raison est simple : il permet de capter un client sur le long terme. Un prêt immobilier s’étend généralement sur 20 à 25 ans. Pour la banque, c’est la garantie de : domicilier les revenus de l’emprunteur (maximum 10 ans) vendre des produits annexes (assurance emprunteur, assurance habitation, placements, épargne retraite, moyens de paiement) fidéliser un client à forte valeur patrimoniale. Même si la marge sur le taux nominal du crédit peut être réduite, l’opération reste rentable grâce aux produits annexes et plus largement à l’échelle globale de la relation commerciale. C’est pourquoi les banques acceptent encore, en 2026, de proposer des conditions attractives sous réserve de présenter le bon profil. Des taux de crédit plus élevés, mais des politiques commerciales toujours actives La hausse des taux n’a pas fait disparaître la concurrence bancaire. Elle l’a transformée. Aujourd’hui, les établissements ciblent plus finement les profils qu’ils souhaitent financer. Les banques privilégient notamment : les ménages disposant de revenus stables et élevés les emprunteurs avec une épargne constituée les profils jeunes à fort potentiel d’évolution professionnelle. Dans ce cadre, le prêt immobilier reste un levier d’acquisition client. Les taux affichés peuvent sembler élevés, mais ils sont rarement définitifs : une marge de négociation existe toujours, surtout pour les dossiers bien préparés. Comment obtenir le meilleur taux de crédit immobilier en 2026 ? Soigner son profil emprunteur en amont Avant même de solliciter une banque, il est essentiel d’optimiser son dossier. En 2026, les critères d’analyse sont toujours aussi stricts qu’auparavant. Les points clés à travailler sont : La stabilité professionnelle : CDI hors période d’essai, ancienneté, régularité des revenus Le taux d’endettement : idéalement inférieur à 35 %, assurance de prêt incluse La gestion des comptes : absence de découverts, pas d’incidents bancaires récents L’apport personnel : plus il est élevé, plus la négociation est facilitée Un profil rassurant permet à la banque de réduire son risque, et donc d’accorder un taux plus compétitif. Mettre en avant un apport personnel solide L’apport personnel est devenu un élément central dans l’octroi des crédits immobiliers. Il est possible mais difficile d’emprunter sans apport en 2026 (ancre), sauf profils exceptionnels. Un bon apport permet : de diminuer le montant emprunté de réduire le risque pour la banque d’obtenir un meilleur taux nominal. Idéalement, l’apport couvre au minimum les frais annexes (frais de notaire, frais de garantie), soit 10% du montant de l’acquisition. Au-delà, il constitue un levier de négociation particulièrement efficace. Comparer systématiquement plusieurs banques Même si une banque se montre attractive, il est déconseillé de s’arrêter à une seule proposition. Les écarts de taux peuvent être significatifs d’un établissement à l’autre. Pour maximiser vos chances : sollicitez plusieurs banques simultanément comparez le TAEG (Taux Annuel Effectif Global) et non uniquement le taux nominal, car il est le seul indicateur du coût final d’un prêt immobilier utilisez les offres concurrentes comme argument de négociation. Cette mise en concurrence rappelle aux banques que le crédit immobilier reste un produit d’appel : elles savent qu’un client bien informé peut aller voir ailleurs. Le rôle clé de l’assurance emprunteur dans le coût du crédit Le taux du crédit n’est plus le seul paramètre à négocier. L’assurance emprunteur représente une part importante du coût total du financement, en moyenne entre 20% et 40%. Il s’agit du deuxième coût après les intérêts d’emprunt. Grâce aux évolutions réglementaires, il est désormais possible de : choisir une assurance externe dès la souscription (loi Lagarde) changer d’assurance à tout moment (loi Lemoine) réduire significativement le coût global du crédit. Une assurance déléguée peut permettre d’économiser plusieurs milliers d’euros sur la durée du prêt, sans modifier le taux nominal. C’est un levier souvent sous-estimé, mais déterminant. Consultez notre baromètre du pouvoir d’achat immobilier de janvier 2026 pour visualiser les économies potentielles à changer d’assurance au plus tôt après la signature de l’offre de prêt. Faut-il passer par un courtier pour obtenir le meilleur taux ? Les avantages du courtage en 2026 Le recours à un courtier en crédit immobilier reste pertinent, notamment dans un marché plus tendu. Un courtier peut : valoriser votre profil auprès des banques vérifier votre éligibilité à des aides publiques si vous êtes primo-accédant (PTZ) accéder à des grilles de taux négociés vous faire gagner du temps dans les démarches. Il connaît les politiques commerciales des établissements et sait quels profils sont recherchés à un instant donné. Courtier ou démarche en direct : que choisir ? La meilleure stratégie consiste souvent à combiner les 2 approches : consulter un courtier pour obtenir une vision globale du marché démarcher sa banque historique en parallèle. Cette double démarche renforce votre pouvoir de négociation et vous permet de comparer objectivement les offres. Important : ne démarchez pas vous-même des banques déjà sollicitées par le courtier au risque d’annihiler votre demande de financement. Anticiper pour mieux négocier son crédit immobilier En 2026, l’anticipation est un facteur clé de réussite. Préparer son projet plusieurs mois à l’avance permet de : assainir sa situation financière, constituer un apport plus important, améliorer son scoring bancaire. Les emprunteurs qui arrivent avec un dossier structuré et réaliste sont ceux qui obtiennent les meilleures conditions, même dans un contexte de taux élevés. Les professionnels recommandent de passer à l’acte sans tarder car la hausse des taux de crédit immobilier subie en 2026 se prolongera en 2027. Crédit immobilier en 2026 : un produit d’appel sous conditions Malgré la hausse des taux et un marché immobilier plus contraint, le crédit immobilier reste un outil stratégique pour les banques. Il demeure un produit d’appel, réservé toutefois aux profils jugés solides et rentables sur le long terme. Pour les emprunteurs, la clé réside dans la préparation, la comparaison et la négociation globale du financement : taux, assurance, frais annexes. En adoptant une approche méthodique et informée, il est toujours possible, en 2026, d’obtenir un crédit immobilier à des conditions compétitives.

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Santé senior : comment faire des économies en 2026 ?

Avec l’avancée en âge, les dépenses de santé augmentent mécaniquement : consultations plus fréquentes, équipements optiques ou/et auditifs, soins dentaires plus lourds et plus coûteux, traitements médicamenteux… Pourtant, il est tout à fait possible de rester bien soigné sans voir son budget exploser. En 2026, de nombreux dispositifs publics et leviers méconnus permettent aux seniors de réduire significativement leur reste à charge. Bilans gratuits, prévention, réseaux de soins, choix éclairé de complémentaire santé : voici un guide complet pour optimiser vos dépenses de santé après 60 ans, sans renoncer à la qualité des soins. Profiter des bilans de santé intégralement remboursés « Mieux vaut prévenir que guérir », « une onde de prévention vaut une livre de guérison », les adages ne manquent pas sur la prévention, premier levier d’économies en matière de santé.  Plusieurs bilans de santé sont accessibles sans aucuns frais, souvent encore sous-utilisés par les seniors. Le dispositif « Mon Bilan Prévention » Pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie, ce programme s’adresse à tous à partir de 18 ans. Après avoir rempli un auto-questionnaire adapté à votre âge, vous réalisez un entretien avec un professionnel de santé (infirmier, pharmacien ou médecin).  L’objectif est multiple : repérer les facteurs de risque (diabète, maladies cardiovasculaires, troubles nutritionnels, problèmes psychiques) vérifier la mise à jour des vaccinations orienter vers des examens ou suivis adaptés. Le bilan de santé gratuit tous les cinq ans Indépendamment de l’âge, toute personne affiliée à l’Assurance maladie peut bénéficier, une fois tous les 5 ans, d’un examen de prévention en santé (EPS) dans un centre dédié. Accessible dès 16 ans, cet examen d’une durée de 2 heures était autrefois appelée « bilan de santé gratuit », et permet souvent de détecter des pathologies à un stade précoce, évitant ainsi des traitements lourds et coûteux. Bon à savoir : le centre d’examen de santé (CES) où se déroule ce bilan n’assure aucune prise en charge médicale. Réaliser un check-up prévention dès 50 ans avec l’Agirc-Arrco Les anciens salariés cotisant, même brièvement, au régime Agirc-Arrco peuvent bénéficier d’un bilan prévention gratuit dès 50 ans (actifs ou retraités) dans un centre de prévention. Ce bilan comprend : un entretien médical approfondi un échange avec un psychologue des conseils sur l’hygiène de vie, la nutrition et la gestion du stress. Là encore, vous remplissez un auto-questionnaire avant de réaliser l’examen en présentiel ou en téléconsultation. Cette approche globale permet d’agir tôt et d’éviter des dépenses de santé futures. Miser sur la prévention vaccinale pour éviter des soins lourds La vaccination reste un outil clé pour limiter les hospitalisations coûteuses chez les seniors. En pratique : le vaccin contre la grippe saisonnière est pris en charge à 100 % pour les personnes de 65 ans et plus ; l’injection est partiellement remboursée selon le professionnel (médecin, infirmier, pharmacien), le reste à charge étant couvert par votre mutuelle. Le vaccin contre le Covid-19 est également remboursé à 100%, et ce, pour tous dès l’âge de 5 ans. Pour les 65 ans et plus, l’Assurance Maladie recommande le vaccin contre le zona et le vaccin contre les infections à virus respiratoire syncytial (VRS). Participer systématiquement aux dépistages gratuits On reste dans le domaine de la prévention. Les campagnes de dépistage organisées par l’Assurance maladie sont entièrement prises en charge et représentent un enjeu majeur de santé publique… et d’économies. Sont notamment concernés : le cancer colorectal, avec un kit gratuit remis en pharmacie le cancer du sein, via une mammographie tous les 2 ans pour les femmes de 50 à 74 ans le cancer du col de l’utérus, jusqu’à 65 ans. En cas de diagnostic précoce, les traitements sont généralement plus légers, mieux remboursés et moins coûteux sur le long terme. L’Assurance Maladie propose également un examen d’ostéodensitométrie, remboursé à 70% sur la base d’un tarif conventionné à 39,96€. Réalisé uniquement sur prescription médicale, cet examen est réservé aux personnes présentant des facteurs de risque d’ostéoporose. Profiter des contrôles de vue gratuits chez l’opticien Peu de seniors le savent, mais de nombreux opticiens proposent un contrôle de la vue sans frais, sans obligation d’achat. Cela permet : de vérifier l’évolution de la correction d’éviter un renouvellement inutile de lunettes ou au contraire d’anticiper une baisse de vision avant qu’elle ne génère des complications. Attention : ce test gratuit ne remplace pas une consultation chez un ophtalmologue. Utiliser intelligemment le dispositif 100 % Santé Opérationnel depuis 2021, le dispositif 100 % Santé ou zéro reste à charge permet un remboursement intégral de des équipements suivants : lunettes (montures et verres correcteurs, toutes corrections) prothèses dentaires (couronnes, bridges, dentiers) aides auditives. Ces équipements souvent très coûteux répondent à des critères de qualité définis par les pouvoirs publics. Pour optimiser ce dispositif : comparez les modèles proposés sachez que vous pouvez combiner monture libre + verres 100 % Santé refusez les équipements hors panier si leur surcoût n’est pas justifié. Le professionnel de santé (opticien, dentiste, audiologiste) doit obligatoirement vous proposer au moins un équipement du panier 100% Santé dans le devis. Libre à vous de sélectionner un appareillage hors du dispositif, auquel cas vous vous exposez à des restes à charge plus ou moins élevés, éventuellement remboursés par votre mutuelle en fonction du niveau de garantie. Attention : seuls les contrats de mutuelle responsable (95% des offres du marché de la complémentaire santé) sont tenus d’appliquer la réforme 100% Santé. Ne négligez pas pour autant les offres de mutuelle non responsable qui peuvent être mieux adaptées à vos besoins et à votre budget. Exploiter les réseaux de soins proposés par votre mutuelle La plupart des mutuelles santé donnent accès à des réseaux de soins partenaires (optique, dentaire, audiologie). Ces réseaux permettent : des tarifs négociés un reste à charge inférieur des services complémentaires : téléconsultation, analyse de devis, accès accéléré à certains spécialistes. Les principaux réseaux existants incluent notamment : Santéclair Itelis Carte Blanche Sévéane. Limiter les dépassements d’honoraires Le choix du professionnel de santé a un impact direct sur votre budget. Pour maximiser les remboursements : privilégiez les médecins de secteur 1 qui appliquent le tarif conventionné à défaut, optez pour des praticiens de secteur 2 adhérant à l’OPTAM (Option Pratique Tarifaire Maîtrisée) évitez les médecins non conventionnés de secteur 3, très faiblement remboursés : la prise en charge se fait sur la base du tarif d’autorité, soit 0,61€ pour un généraliste et 1,22€ pour un spécialiste. L’annuaire de l’Assurance Maladie (Ameli) permet d’identifier facilement le secteur de chaque praticien. Choisir une complémentaire santé senior réellement adaptée Après le départ à la retraite, une mutuelle mal ajustée peut devenir très coûteuse. Si vous êtes un ex-salarié, conserver votre mutuelle entreprise est une option peu pertinente, car les garanties restent les mêmes et vous payez l’intégralité de la cotisation. Plusieurs solutions existent : adhérer en tant qu’ayant droit à la mutuelle entreprise obligatoire de votre conjoint encore actif vérifier votre éligibilité à la Complémentaire Santé Solidaire (CSS), gratuite ou à prix minime (25€/mois pour les 60-69 ans, 30€/mois à partir de 70 ans) comparer régulièrement les contrats pour éviter les garanties inutiles. Une mutuelle bien calibrée permet d’économiser plusieurs centaines d’euros par an. N’hésitez pas à profiter de la résiliation infra-annuelle en complémentaire santé si votre contrat ne vous convient plus. Utilisez un comparateur de mutuelle santé pour obtenir plusieurs devis parmi les meilleures offres du moment, et comparez avec votre contrat actuel. Toutes les démarches de résiliation peuvent être prises en charge par le nouvel organisme assureur. Votre comparateur de proximité Magnolia.fr compare à la fois les contrats responsables et les contrats non responsables, et vous offre une simulation des meilleures offres à l’instant T, correspondant à vos besoins et à votre budget. Tirer parti des remboursements souvent méconnus Certaines complémentaires santé remboursent des prestations peu connues : les médicaments non pris en charge par l’Assurance maladie et l’auto-médication les séances de pédicurie les consultations d’ostéopathie ou de médecines douces les forfaits prévention ou bien-être Relisez les conditions générales de votre contrat ou contactez votre conseiller mutuelle : la démarche peut révéler des économies insoupçonnées. En 2026, bien vieillir sans se ruiner est possible. En combinant prévention, dispositifs publics, choix éclairés de professionnels et optimisation de sa complémentaire santé, les seniors peuvent réduire significativement leurs dépenses tout en conservant un excellent niveau de soins.