MaPrimeRénov’ : les travaux monogestes maintenus malgré la suspension

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Alors que le gouvernement prévoyait de suspendre MaPrimeRénov’ à l’été 2025, un revirement partiel a été annoncé : les travaux par monogeste continueront d’être subventionnés, contrairement aux rénovations d’ampleur. Une décision qui répond à la pression croissante des professionnels du bâtiment. On vous explique les implications concrètes de cette nouvelle orientation.

MaPrimeRénov’ : une suspension partielle du dispositif

Initialement, Bercy annonçait l’arrêt de MaPrimeRénov’ à compter de début juillet 2025. Objectif affiché : assainir un système en proie aux fraudes et réduire la pression budgétaire.

Mais face au tollé généré par cette mesure, notamment au sein du secteur du bâtiment, le gouvernement a revu sa copie. Résultat : seule une partie du dispositif sera mise en pause, à savoir le parcours “rénovation d’ampleur”.

Ce qui change à partir du 23 juin 2025

  • Suspension avancée : initialement prévue en juillet, la date d’effet est désormais fixée au 23 juin 2025.
  • Maintien des monogestes : les aides pour des travaux isolés (remplacement de chaudière, isolation de murs, changement de fenêtres, etc.) restent actives.
  • Parcours copropriété préservé : les demandes d’aide émanant des syndicats de copropriété ne sont pas concernées par la suspension.

Monogestes : quels travaux sont encore subventionnés ?

Le parcours monogeste, qui finance un seul type de travaux, reste ouvert pendant tout l’été. Il concerne les opérations les plus fréquemment engagées par les ménages.

Voici quels travaux éligibles via le parcours monogeste, qui permettent d’économiser avec la rénovation énergétique :

  • Isolation thermique des combles ou des murs
  • Remplacement de fenêtres simple vitrage
  • Installation de pompes à chaleur ou de poêles à granulés
  • Mise en place d’un ballon thermodynamique
  • Changement d’une chaudière à fioul ou gaz

Ce parcours représente la majorité des demandes déposées : plus de 250 000 en 2024, contre seulement 91 000 pour les rénovations d’ampleur.

Jusqu’à quand peut-on déposer une demande MaPrimeRénov’ ?

La fenêtre reste ouverte, mais seulement pour certains types de projets.

Ce qu’il faut retenir :

  • Jusqu’au 23 juin 2025, les demandes de subvention déposées avant cette date restent possibles pour tous les types de travaux.
  • Après le 23 juin, seules les rénovations par monogeste pourront encore être subventionnées.
  • Les rénovations d’ampleur (projets combinant plusieurs gestes) ne seront plus éligibles aux aides jusqu’à nouvel ordre.

Le gouvernement a toutefois précisé que cette suspension est temporaire, et qu’un retour du parcours d’ampleur est envisageable à compter du 15 septembre 2025, sous réserve de l’adoption d’un nouveau budget.

Que deviennent les dossiers déjà déposés ?

Les ménages ayant anticipé la suspension et transmis leur dossier avant le 23 juin n’ont pas à s’inquiéter.

Deux cas de figure :

  • Dossier déposé avant le 23 juin : il sera examiné normalement, avec un potentiel accord d’aide, même si les travaux démarrent après cette date.
  • Dossier incomplet ou erroné : attention à ne pas bâcler la demande. En cas de pièces manquantes ou de justificatifs invalides, le risque de refus reste réel.

Les services administratifs risquent par ailleurs d’être engorgés à l’approche de la date butoir, allongeant les délais de traitement.

Travaux prévus après le 23 juin : quelles options ?

Vous envisagez des travaux après cette date ? L’éligibilité dépend du moment de dépôt et du type de projet.

Scénarios possibles :

  • Travaux après le 23 juin mais dossier accepté avant : l’aide est maintenue.
  • Travaux sans dossier validé avant le 23 juin : vous ne pourrez pas bénéficier de MaPrimeRénov’ pour une rénovation d’ampleur.
  • Travaux par monogeste, même après le 23 juin : toujours éligibles à l’aide, sans interruption prévue.

Pourquoi cette suspension ciblée de MaPrimRénov’ ?

Le gouvernement justifie cette décision par plusieurs arguments :

  • Lutte contre les fraudes : les rénovations d’ampleur concentrent la majorité des anomalies détectées.
  • Rationalisation budgétaire : les aides pour rénovations globales peuvent atteindre 60 000 euros, contre quelques milliers pour un monogeste.
  • Simplification administrative : le traitement des monogestes est plus rapide et plus lisible pour les ménages comme pour l’administration.

La suspension partielle de MaPrimeRénov’ constitue une tentative d’équilibre entre soutien à la rénovation énergétique et maîtrise des finances publiques. En privilégiant les travaux par monogeste, le gouvernement limite les abus tout en maintenant un accès simplifié aux aides pour les particuliers.

Pour les ménages, cette évolution impose d’agir vite et de bien cibler leurs projets. Les rénovations simples restent soutenues, mais les projets globaux devront attendre l'automne, voire 2026, selon les arbitrages budgétaires à venir.

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Crédit immobilier et baisse du taux d’usure : l’assurance emprunteur comme levier clé pour valider l'emprunt

COMMUNIQUE DE PRESSE à Paris, le 25 mai 2026 Depuis le 1er mai 2026, le taux d’usure applicable aux crédits immobiliers de 20 ans et plus s’établit à 5,19 %, contre 5,31 % au premier trimestre 2026. Pour les prêts de 10 à moins de 20 ans, il passe de 4,61 % à 4,48 %. Une baisse qui peut sembler limitée mais qui remet déjà certains dossiers sous tension dans un contexte où les taux de crédit restent élevés. Quelques dixièmes de point suffisent parfois à faire basculer un dossier. Le taux d’usure ne prend pas uniquement en compte le taux du crédit : l’assurance emprunteur, les frais de dossier et les frais de garantie entrent également dans le calcul du TAEG. Le meilleur levier pour passer sous le taux d'usure ? Faire jouer la concurrence sur son Assurance de prêt. La preuve, en calcul ! Simulation avec assurance groupe bancaire Cas très classique, prenons un couple de 30 ans qui emprunte 300 000 euros sur 20 ans auprès d’une banque régionale très connue. Ici, le couple d'emprunteurs font un premier essai avec l'assurance groupe de leur banque : (Taux d'assurance calculé sur quotité 100% par tête). Dans ce scénario, le TAEG dépasse le taux d’usure fixé à 5,19 %. Résultat : légalement, le dossier ne peut pas être accepté par la banque malgré un profil emprunteur solide. Simulation avec Assurance de prêt externe à la banque : faire jouer la concurrence sur l’assurance emprunteur Pour faire baisser le TAEG, l’idée est alors de mettre en concurrence son assurance de prêt. Dans notre exemple, toutes les données restent identiques, excepté l’assurance emprunteur qui passe de 0,40 % avec le contrat groupe bancaire à 0,10 % grâce à un contrat Generali distribué notamment par Magnolia.fr.  Grâce à la délégation d’assurance, le TAEG repasse largement sous le seuil du taux d’usure. Le dossier devient alors finançable. Mais l’intérêt ne s’arrête pas là. La délégation d’assurance permet également de réaliser des économies très importantes sur le coût global du crédit immobilier. Dans cet exemple concret, l’assurance emprunteur passe d’environ 100 euros par mois avec le contrat bancaire à seulement 33 euros par mois avec une assurance alternative. Sur la durée totale du prêt, l’économie représente plusieurs dizaines de milliers d’euros, sans modifier ni le montant emprunté ni les garanties du contrat. “Nous constatons en effet depuis quelque temps une souplesse plus importante des banques qui acceptent davantage que leurs clients fassent appel à la concurrence pour leur assurance de prêt du fait des blocages sur les taux d’usure. Cela se cantonne quand même aux “beaux” dossiers, avec des profils attractifs. Nos clients sont à la fois rassurés de voir leur dossier d’emprunt passer grâce à cela, mais surtout extrêmement surpris du gain économique énorme à la clé !”, affirme Astrid Cousin, porte-parole de Magnolia.fr. À ce jour, encore 83 % des emprunteurs sont couverts par l’assurance de prêt de leur banque, alors même que ces contrats pratiquent encore des tarifs souvent 2 à 3 fois supérieurs à ceux proposés par la concurrence.