Les investissements locatifs progressent de près de 32% en un an

Des maquettes de maisons, une calculatrice, un bloc note, un téléphone et des mains

Les chiffres de l'immobilier hexagonal sont au beau fixe. Taux d'intérêt au plancher, conditions d'emprunt ultra favorables, durées qui s'allongent et taux d'apport en baisse, les Français se ruent sur la pierre pour acquérir leur résidence principale, mais aussi pour investir. Acheter pour louer est la nouvelle tendance du marché immobilier.

Un marché de la pierre en pleine confiance

Selon la dernière note de conjoncture immobilière des Notaires de France, le marché de l'immobilier ancien a comptabilisé 985 000 transactions sur un an à fin mars 2019, ce qui laisse présager un niveau historiquement haut pour l’année 2019. À ce rythme, le million de ventes pourrait être atteint fin décembre. À l'aune du stock de logements disponibles (%1% par an), le volume des ventes reste équivalent à ce qu'il fût au début des années 2000.

La confiance des Français en l'immobilier est toujours intacte en dépit de l'augmentation des prix des logements. La conjonction des taux très faibles avec la durée allongée des crédits permet de contenir l'effet hausse des prix. Le seuil plancher des taux d'intérêt depuis de nombreux mois est en partie responsable des prix élevés.

Les chiffres ne mentent pas. Selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA, les taux moyens ont établi un nouveau record à la baisse en juin dernier (hors assurance) :

  • 0,99% sur 15 ans,
  • 1,17% sur 20 ans
  • et 1,39% sur 25 ans.

Sur la base des avant-contrats, les notaires anticipent une progression des prix des logements anciens sur un an à fin août 2019 dans les proportions suivantes :

  • +4,5% pour les appartements
  • +2,6% pour les maisons.

Conséquence du niveau exceptionnellement bas des taux, les durées d'emprunt s'allongent. Il est aujourd'hui courant de s'endetter sur 25 ans. En juin, 42,3% des prêts à l'accession accordés ont été conclus sur 25 ans et plus (72,3% à 20 ans et plus), soit le niveau le plus élevé observé jusqu'alors ; en 2014 ils ne représentaient que 20,4% de la production. La durée moyenne s'est accrue de 30 mois depuis début 2014, atteignant actuellement un peu plus de 19 ans (231 mois).

Forte hausse des investissements locatifs

Ce n'est pas tant le volume des ventes qui surprend que leur destination. Les investissements locatifs explosent de +31,8% sur un an par rapport au premier semestre 2018, et représentent 26,5% des transactions. Dans le détail, 66,6% des ventes ont été réalisées pour acquérir sa résidence principale, une proportion en recul de 6,1% sur douze mois, et 5,4% pour s'offrir une résidence secondaire.

Les ménages français se révèlent de plus en plus confiants dans l'investissement locatif. Rien d'étonnant compte tenu du contexte financier et social. Ce type de placement rassure face aux faibles rendements des fonds en euros de l'assurance vie (taux moyen de 2,1% en 2018) et des livrets réglementés (0,75% pour le Livret A). Une déception qui s'accompagne d'inquiétudes vives quant au niveau de retraite. La pierre reste une valeur refuge et l'investissement locatif permet non seulement de se constituer un patrimoine, mais aussi de générer les revenus complémentaires, en partie défiscalisés si l'on choisit le bon régime d'imposition (LMNP).

Autre tendance, cette fois révélée par les agences immobilières. Selon la Fnaim, près de la moitié des transactions sont à mettre au compte des acquéreurs de moins de 40 ans. 20% des acheteurs ont aujourd'hui moins de 30 ans, soit une progression de 5% sur un an. Les jeunes aussi considèrent l'immobilier comme un placement rassurant et rentable. Selon les chiffres de la Fnaim, les rendements locatifs demeurent attractifs dans les grandes villes : le rendement brut moyen est supérieur à 6% à Marseille, Orléans, Dijon et Rouen, à 5% à Strasbourg, Lille, Rennes et Toulouse, à 4% à Lyon et Nantes. Et malgré des prix records à l'acquisition, le rendement parisien atteint 3,7%. La pierre est plus que jamais le meilleur investissement !

Bien choisir son assurance emprunteur

Pour bien choisir votre assurance emprunteur couvrant votre crédit immobilier, il y a 2 éléments cruciaux à savoir :
  • Dans le cadre d'investissement locatif, les garanties décès/PTIA suffisent généralement, car les revenus issus des loyers peuvent rembourser les mensualités de l'emprunt en partie ou en totalité, au cas où l'emprunteur ne serait plus en mesure des les assumer. L'assurance emprunteur sera donc moins onéreuse pour un achat locatif.

  • Pour réaliser de grandes économies sur ce type d'opérations, sachez que le choix de votre assurance emprunteur sera crucial. Vous avez le droit de choisir l'assurance votre choix, auprès de votre banque ou directement auprès d'une compagnie d'assurances. La différence ? Le prix ! Avec votre banque, vous multipliez par 2 ou par 3 le coût de votre assurance.
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Mutuelle santé senior : pourquoi il faut comparer au moins 3 offres

Choisir une mutuelle santé senior est une démarche essentielle pour préserver son budget santé à la retraite. Avec l'âge, les besoins évoluent : consultations plus fréquentes, dépassements d'honoraires, soins dentaires, équipements optiques, audioprothèses ou encore hospitalisation. Pourtant, de nombreux retraités renouvellent leur contrat sans vérifier si une offre plus adaptée ou moins chère existe. Comparer au moins 3 mutuelles santé senior permet d'identifier le meilleur rapport entre garanties, cotisations et services. À prestations équivalentes, les écarts de prix peuvent atteindre plusieurs centaines d'euros par an.  Pourquoi les tarifs des mutuelles seniors varient autant ? Deux contrats de mutuelle santé senior affichant une cotisation similaire ne proposent pas forcément les mêmes remboursements. À l'inverse, deux contrats offrant des garanties proches peuvent présenter des écarts tarifaires importants. Les principaux critères qui influencent le prix sont : l'âge de l'assuré  le département de résidence  le niveau des garanties choisi  les dépassements d'honoraires pratiqués localement  les services inclus (assistance, téléconsultation, prévention, etc.)  la politique tarifaire de chaque assureur. Un senior qui ne compare pas les offres risque donc de payer plus cher pour une couverture parfois moins performante. Les besoins de santé évoluent après 60 ans Une mutuelle adaptée à un actif n'est pas forcément suffisante à la retraite. Les dépenses médicales augmentent progressivement. Hospitalisation : une garantie prioritaire Le poste hospitalisation représente souvent la première source de dépenses importantes. Une bonne mutuelle senior doit prévoir : la prise en charge des dépassements d'honoraires  le remboursement intégral du forfait journalier  une bonne couverture de la chambre particulière  les frais d'accompagnant lorsque cela est prévu. Une différence de quelques dizaines d'euros de cotisation peut permettre d'obtenir plusieurs centaines d'euros de remboursement supplémentaires en cas d'hospitalisation. Optique, dentaire et audition Même avec la réforme 100 % Santé ou reste à charge zéro, de nombreux assurés choisissent des équipements hors panier réglementé. Comparer les contrats permet d'évaluer : le plafond annuel en optique  les remboursements des implants dentaires et de la chirurgie réfractive de l’œil les prothèses hors reste à charge zéro en dentaire les aides auditives haut de gamme. Pourquoi comparer au moins 3 devis de mutuelle senior ? Un seul devis ne permet pas de connaître les prix du marché. Comparer 3 contrats minimum permet : d'identifier le tarif moyen  de repérer les garanties réellement utiles  d'éviter les garanties inutiles qui augmentent la cotisation  de négocier plus facilement avec son assureur actuel  de mesurer les différences de services. Cette méthode offre une vision beaucoup plus objective. Les critères à comparer ne se limitent pas au prix Le montant de la cotisation ne doit jamais être le seul élément de décision. Vérifier les remboursements Il faut analyser : les consultations de spécialistes  les dépassements d'honoraires  les actes de radiologie  les analyses médicales  les frais d'hospitalisation  les médecines douces  les cures thermales si elles sont importantes pour vous. Examiner les plafonds de remboursement Certaines mutuelles affichent des pourcentages élevés mais limitent les remboursements avec des plafonds annuels. Par exemple : 600 € par an pour l'optique  1 500 € pour le dentaire  300 € pour les médecines alternatives Comparer ces plafonds évite les mauvaises surprises. Regarder les délais de carence Certains contrats imposent un délai avant de rembourser certaines prestations. C’est notamment le cas pour l’hospitalisation (hors urgence), les prothèses dentaires et les audioprothèses. Si un soin est prévu rapidement, mieux vaut choisir une mutuelle santé sans délai de carence. Les services inclus peuvent faire la différence Les mutuelles santé ne proposent plus seulement des remboursements des dépenses médicales. Elles incluent souvent : la téléconsultation médicale  une assistance à domicile après hospitalisation  une aide-ménagère  un deuxième avis médical  un réseau de soins permettant de réduire le reste à charge  des programmes de prévention. Ces services peuvent représenter une véritable valeur ajoutée. Tableau comparatif des principaux critères d’une mutuelle senior Critère Offre A Offre B Offre C Cotisation mensuelle Faible (80 €/an) Moyenne (100 €/an) Élevée (120 €/an) Hospitalisation 100 % BRSS* (minimale) 200 % BRSS (bonne) 300 % BRSS ou plus (excellente) Dentaire soins courants + 100 % Santé (minimale) soins courants + 100 % Santé + forfait annuel soins courants + 100 % Santé + forfait annuel + implants Optique 100 % Santé (minimale) 100 % Santé + forfait annuel 100 % Santé + forfait annuel + chirurgie réfractive Audiologie 100 % Santé (minimale) 100 % Santé + forfait 500 € par œil 100 % Santé + forfait 1 000 € par œil Médecines douces Forfait faible (100 €/an) Forfait intermédiaire (300 €/an) Forfait élevé (500 €/an) Assistance Basique Intermédiaire Complète Téléconsultation Oui Oui Oui Délai de carence 6 mois 3 mois Aucun *BRSS : Base de Remboursement de l’Assurance Maladie Ce tableau montre qu'un contrat plus cher peut offrir des garanties beaucoup plus intéressantes selon les besoins de l'assuré. Les erreurs les plus fréquentes lors de la comparaison des mutuelles seniors De nombreux seniors se concentrent uniquement sur le montant de la cotisation. Voici les erreurs à éviter : comparer des garanties qui ne sont pas équivalentes  oublier les plafonds de remboursement  négliger les exclusions  ignorer les délais de carence  ne pas tenir compte des augmentations tarifaires futures  choisir une couverture trop importante par rapport à ses besoins. Une analyse globale est toujours préférable. Comment réaliser une comparaison efficace des mutuelles santé senior ? Avant de demander des devis, il est conseillé de faire le point sur ses dépenses de santé des 2 dernières années. Listez vos besoins Posez-vous les bonnes questions : consultez-vous souvent des spécialistes ? portez-vous des lunettes ? avez-vous des soins dentaires prévus ? êtes-vous équipé d'appareils auditifs ? souhaitez-vous être hospitalisé en chambre individuelle ? Cette étape permet de sélectionner uniquement les garanties utiles. Comparez les garanties ligne par ligne Une comparaison efficace consiste à examiner : les bases de remboursement  les forfaits annuels  les plafonds  les exclusions  les services annexes. Ne vous contentez jamais du tableau des garanties présenté en première page. Vérifiez le coût global Une mutuelle moins chère aujourd'hui peut devenir plus coûteuse après plusieurs revalorisations annuelles. Il est donc utile de s'intéresser : aux conditions d'évolution des cotisations  aux éventuelles réductions de mutuelle santé pour couple senior aux avantages fidélité  aux services inclus sans supplément. Changer de mutuelle est devenu beaucoup plus simple Depuis la résiliation infra-annuelle des complémentaires santé, il est possible de dénoncer son contrat après un an d'ancienneté, sans frais ni pénalités. Cette mesure facilite la mise en concurrence des assureurs et encourage les assurés à rechercher une couverture plus adaptée à leurs besoins. Un changement de contrat peut permettre de bénéficier de meilleurs remboursements ou de réduire le montant de la cotisation, tout en conservant un niveau de protection équivalent. Il reste néanmoins essentiel de vérifier que le nouveau contrat prend effet sans interruption afin d'éviter toute période sans couverture. Comparer régulièrement permet de réaliser des économies Les besoins médicaux évoluent au fil des années, tout comme les offres des assureurs. Une mutuelle choisie il y a 5 ou 10 ans n'est plus forcément la plus compétitive aujourd'hui. Il est recommandé de comparer les contrats tous les 2 ou 3 ans, notamment en cas : d'augmentation importante des cotisations  de départ à la retraite  de changement de situation familiale  d'apparition de nouveaux besoins médicaux  de baisse des remboursements constatée sur certains postes. Cette veille régulière permet d'optimiser son budget santé tout en conservant un niveau de protection adapté.

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Mutuelle santé : vers une hausse du reste à charge pour les assurés en 2027

La question du financement de la santé est de nouveau au cœur des débats. Face à un déficit de la Sécurité sociale qui continue de se creuser, plusieurs pistes sont étudiées pour réduire les dépenses publiques. Mais derrière ces réformes se profile une conséquence directe pour les Français : une hausse des cotisations des mutuelles santé et une augmentation potentielle du reste à charge pour les assurés. Entre baisse des remboursements de l'Assurance maladie, évolution du contrat responsable, nouvelles franchises médicales et progression des dépenses de santé, l'année 2027 pourrait marquer un tournant pour les assurés. Tour d'horizon des mesures envisagées et de leurs conséquences. Le déficit de la Sécurité sociale pousse le gouvernement à rechercher des économies La situation financière de la Sécurité sociale continue de se dégrader. Selon la Cour des comptes, le déficit est en progression constante : 10,8 milliards d'euros en 2023  15,3 milliards d'euros en 2024  21,6 milliards d'euros en 2025  une nouvelle aggravation est attendue en 2026. Cette évolution s'explique notamment par plusieurs facteurs structurels : le vieillissement de la population  l'augmentation des maladies chroniques  une consommation de soins toujours plus importante  le coût croissant des innovations thérapeutiques. Dans ce contexte, les pouvoirs publics cherchent des solutions pour ralentir la progression des dépenses sans augmenter massivement les prélèvements obligatoires. Des remboursements de l'Assurance maladie qui pourraient diminuer L'une des principales pistes consiste à réduire la prise en charge de certains soins par l'Assurance maladie. Plusieurs postes sont concernés : les consultations et certains actes médicaux  les transports sanitaires  certains médicaments. Un transfert des dépenses vers les complémentaires santé Concrètement, lorsque la Sécurité Sociale rembourse moins, la différence doit être prise en charge par : la mutuelle santé  ou directement par le patient lorsqu'il ne bénéficie pas d'une complémentaire. Selon les estimations publiées par L'Argus de l'assurance, ce transfert de charges représenterait entre 1,5 et 2 milliards d'euros. Même si aucune décision définitive n'a encore été annoncée, plusieurs mesures pourraient être mises en œuvre rapidement par décret. Les mutuelles pourraient répercuter ces nouvelles charges Les organismes complémentaires ne disposent pas de ressources illimitées. Si leurs prestations augmentent fortement, ils disposent de peu de leviers : relever les cotisations diminuer certaines garanties renforcer les conditions de remboursement. Les particuliers comme les entreprises pourraient donc constater une nouvelle augmentation des prix des complémentaires santé en 2027, collectives comme  individuelles. Cette perspective inquiète d'autant plus que les dépenses de santé progressent déjà fortement. Un grand courtier anticipe une explosion des prestations des complémentaires en 2026 Le courtier Mercer Marsh Benefits France prévoit une année 2026 particulièrement coûteuse pour les organismes complémentaires. Selon son dernier baromètre, les prestations santé progresseraient de 7,2 % en moyenne. À titre de comparaison, l’inflation était moins forte les années passées : Année Évolution des prestations 2024 +3,3 % 2025 +5,5 % 2026 +7,2 % Cette estimation de 2026 ne prend pourtant pas en compte : les futurs transferts de charges de la Sécurité Sociale la contribution supplémentaire de 2,05 % prévue par la loi de financement de la Sécurité Sociale de 2026. Le coût réel pourrait donc être encore supérieur. Les soins de ville connaissent la plus forte inflation Parmi tous les postes de dépenses, les soins de ville enregistrent la progression la plus importante. Les remboursements des complémentaires augmenteraient de 16 %. Cette hausse s'explique notamment par : la revalorisation des consultations de nombreux spécialistes  une augmentation du nombre de consultations  des prescriptions médicales plus fréquentes. Les organismes complémentaires constatent que les patients consultent davantage qu'auparavant, aussi bien en médecine générale qu'en médecine spécialisée. L'hospitalisation continue également de coûter plus cher Autre poste en forte progression : l'hospitalisation. Mercer estime que les remboursements progresseront de 6,1 %. Cette évolution résulte notamment : de la hausse des tarifs hospitaliers  du recours croissant aux chambres particulières  de l'amélioration des prestations proposées par les établissements. Ces dépenses pèsent directement sur les contrats de complémentaire santé. Pharmacie, dentaire et médecines douces suivent la même tendance D'autres postes affichent également une progression sensible. Les médicaments Les remboursements augmenteraient de 4,3 %. Cette hausse s'explique notamment par : le développement de traitements innovants  l'utilisation croissante de médicaments coûteux  la prise en charge de nouveaux traitements contre l'obésité (remboursement Wegovy depuis juin 2026) Les soins dentaires Le poste dentaire progresserait de 5,7 %. Le dispositif 100 % Santé ou zéro reste à charge en dentaire favorise notamment le recours aux prothèses en zircone, beaucoup plus nombreuses qu'anticipé lors de la mise en place de la réforme. Les médecines complémentaires Les remboursements des médecines douces augmenteraient de 6,6 %. Les consultations chez les ostéopathes, les psychologues et les étiopathes sont de plus en plus fréquentes. Une nouvelle taxe sur les complémentaires santé en 2027 ? Autre sujet de préoccupation : le renouvellement de la taxe sur les cotisations des complémentaires santé. Cette taxe représente environ 1 milliard d'euros. Si elle était reconduite en 2027, elle viendrait s'ajouter aux nombreuses charges déjà supportées par les organismes complémentaires. Là encore, le risque est de voir cette hausse être répercutée sur les cotisations des assurés. Le contrat responsable pourrait évoluer Aujourd'hui, près de 95 % des complémentaires santé sont des contrats de mutuelle responsable. Ils bénéficient d'avantages fiscaux mais doivent respecter un cahier des charges précis concernant les remboursements. Des garanties plus limitées ? L'Assurance Maladie propose désormais de recentrer ces contrats sur des garanties minimales. L'objectif affiché est double : limiter les dépenses globales  proposer des contrats moins chers. Dans les faits, cette évolution pourrait conduire certains assurés à souscrire une mutuelle discount au risque d’avoir une couverture moins protectrice, et par extension de subir un reste à charge plus élevé. Les complémentaires santé discutent de cette réforme depuis plusieurs années, tout comme plusieurs parlementaires. Les franchises médicales pourraient encore augmenter La Cour des comptes recommande également de revoir les franchises médicales et les participations forfaitaires. Aujourd'hui, elles concernent notamment : les consultations médicales  les médicaments  les analyses biologiques  les transports sanitaires. De nouvelles dépenses pourraient être concernées Les propositions portent sur plusieurs évolutions : suppression de certaines exonérations (personnes déclarées en ALD notamment) extension des franchises à de nouveaux soins (dentiste, sage-femme) éventuelle augmentation de leur montant. Ces mesures restent toutefois à l'état de recommandations. Les personnes sans mutuelle seraient les premières pénalisées Si les remboursements de l'Assurance Maladie diminuent, les personnes ne disposant pas d'une complémentaire santé subiront immédiatement une augmentation de leur reste à charge. Cette situation concerne principalement : les ménages aux revenus modestes qui ne bénéficient pas de la Complémentaire Santé Solidaire (CSS) certains travailleurs indépendants des retraités ayant renoncé à une mutuelle devenue trop coûteuse. Pour ces publics, le renoncement aux soins pourrait augmenter. Comment limiter l'impact d'une hausse du reste à charge ? Même si les réformes ne sont pas encore définitivement adoptées, plusieurs réflexes permettent d'anticiper. Comparer régulièrement sa mutuelle Les écarts tarifaires peuvent être importants entre 2 contrats proposant des garanties équivalentes (jusqu’à 300 € par an). Comparer les offres de mutuelle santé permet souvent : de réduire sa cotisation  d'améliorer certains remboursements  d'adapter son contrat à ses besoins réels. La résiliation infra-annuelle en mutuelle santé vous autorise à renoncer à votre contrat à tout moment et sans frais après une année de souscription.  Adapter ses garanties Il est parfois inutile de payer pour des garanties rarement utilisées. À l'inverse, certains assurés ont intérêt à renforcer leur couverture sur les postes les plus coûteux (hospitalisation, dentaire, optique, audiologie). Vérifier les plafonds de remboursement Au-delà du prix de la cotisation, il est essentiel d'examiner : les plafonds annuels  les délais de carence  les exclusions  les niveaux de remboursement des dépassements d'honoraires. Vers une année 2027 décisive pour les complémentaires santé La réforme du financement de la santé pourrait profondément modifier l'équilibre entre Assurance maladie, mutuelles et assurés. Entre transferts de charges, évolution du contrat responsable, hausse des franchises médicales et progression continue des dépenses de santé, les complémentaires devront absorber des coûts toujours plus importants. Pour les assurés, la conséquence la plus probable est une augmentation du reste à charge, soit par une hausse des cotisations, soit par une réduction des remboursements. Les arbitrages qui seront rendus dans les prochains mois seront donc déterminants pour le budget santé des ménages en 2027.

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Canicule 2026 : faut-il s'équiper ou changer de logement ?

L'été 2026 confirme une tendance qui s'installe durablement : les épisodes de canicule deviennent plus fréquents, plus longs et plus intenses. Face à ces températures extrêmes, de nombreux Français s'interrogent. Est-il préférable d'investir dans des équipements pour rafraîchir son logement ou vaut-il mieux déménager vers un bien plus confortable ? Cette question dépasse désormais le simple confort. Elle influence la valeur des biens immobiliers, les projets de rénovation énergétique et même les décisions d'achat des primo-accédants. Pour ceux qui souhaitent devenir propriétaires, le prêt à taux zéro (PTZ) peut justement faciliter l'acquisition d'un logement plus performant. La canicule transforme les critères d'achat immobilier Pendant longtemps, les acheteurs privilégiaient principalement : la localisation  la surface habitable  le nombre de chambres  la proximité des transports  le prix. Aujourd'hui, le confort d'été devient un véritable critère de sélection. Les fortes chaleurs mettent en évidence les limites des logements mal isolés, situés sous les toits ou exposés plein sud. À l'inverse, les biens offrant une bonne inertie thermique séduisent davantage. Quelles sont les caractéristiques de logement recherchées en 2026 ? Les acquéreurs accordent désormais une attention particulière à : une isolation thermique performante  des volets extérieurs  une bonne ventilation  une exposition équilibrée  des protections solaires  la présence d'espaces verts une climatisation ou un système de rafraîchissement. Ces critères permettent de conserver une température intérieure plus agréable tout en limitant la consommation d'énergie. Faut-il investir dans des équipements contre la chaleur ? Changer de logement n'est pas toujours envisageable. Dans de nombreux cas, améliorer son habitation actuelle constitue une solution pertinente. Les équipements les plus efficaces Plusieurs installations permettent de réduire sensiblement la température intérieure. Installer une climatisation La climatisation reste la solution la plus radicale pour lutter contre les fortes chaleurs. Rappelons ses avantages : confort immédiat  température maîtrisée  amélioration du sommeil  meilleure qualité de vie pendant les épisodes caniculaires. En revanche, elle représente un investissement important et entraîne une consommation électrique supplémentaire.  En France, le coût d’une climatisation varie de 700 € pour un modèle mobile à plus de 15 000 € pour un système gainable installé. Pour un équipement fixe (le plus courant), comptez en moyenne entre 1 200 € et 4 000 € pose comprise selon le type d'appareil (monosplit ou multisplit). Il faut ensuite ajouter environ 200 € par an de consommation électrique. Miser sur une pompe à chaleur réversible La pompe à chaleur air-air réversible assure le chauffage en hiver et le rafraîchissement en été. Elle présente plusieurs atouts : économies d'énergie  double usage  meilleure valorisation du logement. Le coût d'une pompe à chaleur (PAC) air-air varie généralement de 4 000 € à 18 000 €, pose comprise. Le prix dépend principalement de la surface du logement et du type d'équipement (monosplit, multi-split ou gainable). Pour amortir cet investissement, vous pouvez bénéficier de différentes subventions, telles que les Primes Énergie (CEE), MaPrimeRénov', ou encore un éco-prêt à taux zéro. L'entretien de l'appareil par un professionnel agréé est obligatoire et coûte environ 150 € à 200 € par intervention. Pour un ménage à revenus très modestes, le cumul CEE + MaPrimeRénov’ atteint 10 800 €. Améliorer l'isolation Une bonne isolation thermique ne sert pas uniquement à conserver la chaleur en hiver. Elle permet également de ralentir la pénétration de la chaleur durant l'été. Les travaux les plus efficaces concernent : les combles  la toiture  les murs  les fenêtres. Les protections solaires font souvent la différence Avant même d'investir dans une climatisation, plusieurs solutions permettent de limiter naturellement les surchauffes : volets roulants  stores extérieurs  brise-soleil orientables  pergolas  végétalisation des façades  plantation d'arbres. Ces équipements réduisent considérablement les apports solaires. À partir de quand faut-il envisager de changer de logement ? Dans certains cas, les travaux deviennent insuffisants. C'est notamment le cas lorsque le logement cumule plusieurs défauts : mauvaise isolation  dernier étage sous toiture  impossibilité d'installer une climatisation  absence de ventilation  forte exposition au soleil. Lorsque le coût des travaux devient très élevé, un changement de logement peut représenter une solution plus rentable sur le long terme. Les logements récents résistent mieux aux fortes chaleurs Les constructions neuves bénéficient de réglementations thermiques beaucoup plus exigeantes. Entrée en vigueur en janvier 2022, la réglementation environnementale RE 2020 généralise les bâtiments à énergie positive et bas-carbone. Ses 3 piliers sont la sobriété énergétique, la réduction de l'empreinte carbone et le confort d’été.  Elle favorise : une meilleure isolation  des matériaux plus performants  une ventilation optimisée  une meilleure gestion des apports solaires. Ainsi, les logements récents offrent généralement un meilleur confort d'été que les bâtiments anciens non rénovés. La valeur des logements pourrait évoluer avec le climat Le changement climatique influence progressivement le marché immobilier. Les logements qui restent frais pendant les épisodes de canicule deviennent plus attractifs. À l'inverse, certains biens risquent de perdre de leur valeur s'ils nécessitent d'importants travaux pour offrir un confort acceptable. Les critères qui pourraient peser sur les prix Les acheteurs regardent désormais : le diagnostic de performance énergétique (DPE)  le confort thermique estival  la qualité de l'isolation  la présence d'occultations  les équipements de rafraîchissement  la consommation énergétique. Ces éléments peuvent désormais faire pencher la balance entre 2 logements comparables. Le PTZ peut aider les primo-accédants à acheter un logement plus confortable Pour les ménages qui souhaitent devenir propriétaires, la canicule peut accélérer un projet immobilier. Le prêt à taux zéro (PTZ) constitue un levier intéressant pour financer l'achat d'un logement offrant de meilleures performances thermiques. Comment fonctionne le PTZ en 2026 ? Le PTZ est réservé aux primo-accédants, sous conditions de ressources. Il permet d'emprunter une partie du coût de l'opération sans payer d'intérêts à la banque (jusqu’à 50 % du montant de l’opération), ceux-ci étant pris en charge par l'État. Depuis son extension, le dispositif peut financer davantage de projets, notamment : l'achat d'un logement neuf destiné à être la résidence principale  certains logements anciens avec travaux, selon leur localisation et les conditions prévues par le dispositif  l’achat d’une maison individuelle des opérations répondant aux critères en vigueur. Le PTZ vient compléter un prêt immobilier classique et réduit le coût global du financement. Bien que gratuit pour l’emprunteur en termes d’intérêts, il doit obligatoirement être garanti par une assurance de prêt. Pourquoi le PTZ est particulièrement intéressant en période de canicule ? Grâce au PTZ, les primo-accédants peuvent : accéder à un logement plus récent viser une meilleure performance énergétique bénéficier d'un meilleur confort d'été réduire leurs dépenses de chauffage et de climatisation limiter les travaux futurs. Autrement dit, ce prêt peut permettre d'investir directement dans un logement plus résilient face aux épisodes de chaleur extrême. Acheter un logement adapté devient un investissement durable Le coût d'un logement ne se résume plus à son prix d'achat. Il faut désormais prendre en compte : les dépenses énergétiques  le confort quotidien  les futurs travaux  la facilité de revente l'adaptation au changement climatique. Un logement bien conçu permet de limiter le recours à la climatisation tout en offrant un meilleur confort de vie. Comment savoir s'il vaut mieux rénover ou déménager ? Avant de prendre une décision, plusieurs critères doivent être analysés. Il est préférable de rénover si : le logement est bien situé ; les travaux restent raisonnables ; l'isolation peut être améliorée ; les protections solaires sont facilement installables ; la structure du bâtiment est saine. Il est préférable de changer de logement si : les travaux dépassent plusieurs dizaines de milliers d'euros ; le confort d'été reste insuffisant malgré les rénovations possibles ; le logement présente de nombreuses contraintes techniques ; un bien plus performant est accessible grâce au PTZ et à un financement adapté. La canicule en 2026 confirme que le confort thermique est devenu un enjeu majeur de l'immobilier. Avant de déménager, des solutions comme l'isolation, les protections solaires ou une pompe à chaleur réversible peuvent améliorer significativement le bien-être en période estivale. Toutefois, lorsque les limites du logement sont structurelles, changer de résidence peut s'avérer plus judicieux. Pour les primo-accédants, le PTZ représente une opportunité de financer un logement plus récent, mieux isolé et plus résistant aux vagues de chaleur. À l'heure où les épisodes caniculaires se multiplient, investir dans un habitat adapté n'est plus seulement un choix de confort, mais un véritable investissement patrimonial et durable.