Immobilier : les prix en baisse dans les grandes villes au T1 2023

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Le marché de l’immobilier ancien montre des signes de faiblesse, en particulier dans les grandes villes où les prix commencent leur décrue. Les réseaux d’agences immobilières sont les témoins de ce début de retournement du marché en 2023. Les difficultés d’accès au crédit sont la principale raison de ce manque de dynamisme mais force est de constater que l’attentisme est aussi bien du côté des acheteurs que des vendeurs.

Temps d’arrêt pour le marché immobilier

Selon Orpi, premier réseau national en nombre d’agences immobilières, le marché est en phase critique, et la baisse des prix, encore timide en début d’année, semble bel et bien actée, alors que le printemps, période pourtant propice à l’achat immobilier, est déjà entamé.

Les premiers signaux d’atterrissage avaient été observés en février 2023. Les chiffres d’activité du premier trimestre 2023 viennent confirmer que « le marché immobilier marque un temps d’arrêt ». Dans un communiqué de presse, Orpi rend compte d’une « situation de blocage inévitable », pourtant caractérisée par une hétérogénéité de plus en plus forte sur l’ensemble du territoire.

Les grandes villes sont en souffrance avec des prix dans l’ancien qui affichent des baisses significatives, comme à :

  • Paris : -5% (hors immobilier de luxe)
  • Lyon : -7%
  • Bordeaux : -10%
  • Lille : -12%

Dans huit des dix plus grandes métropoles françaises, les prix reculent, Marseille et Nice étant les exceptions. Montpellier est la ville où le repli est le plus marqué (-19%). La baisse dans la capitale avait été amorcée il y a deux ans, en lien avec la crise sanitaire du Covid-19 qui avait reporté les intentions d’achat vers la périphérie.

En revanche, sur un an, les prix dans les villes moyennes continuent d’augmenter, dans une fourchette allant de +4% (Perpignan) à +24% (Caen). Seuls Metz (-13%) et Orléans (-5%) voient leurs prix se contracter.


source Orpi

Le ralentissement du marché a un impact sur les compromis de vente et les marges de négociation qui vont croissant. À Montpellier où les prix reculent de 19%, le nombre de compromis chute de 74% et la marge moyenne de négociation se situe au-delà de 7%.

Contraintes d’accès au crédit immobilier

Orpi n’est pas le seul à constater un net repli du marché immobilier. Le portail d’annonces Bien’ici observe que parmi les dix villes où les prix ont le plus baissé, sept se situent en Île-de-France (Massy, Villejuif, Rueil-Malmaison, etc.). Davantage de biens sont proposés à la vente, mais la demande est en berne. Chez la Fnaim et Laforêt, le nombre de transactions est là aussi en recul.

Qu’on soit acheteur ou vendeur, beaucoup se posent la question s’il faut acheter ou vendre en 2023. Alors que les vendeurs ont encore du mal à accepter que les prix doivent baisser en 2023, les acheteurs potentiels manquent de lucidité quant à la baisse de leur pouvoir d’achat, en lien avec l’inflation et la hausse vertigineuse des taux d’intérêts.

En dépit de la mensualisation du taux d’usure depuis le 1er février 2023, les conditions d’accès au crédit immobilier se sont considérablement durcies. Les taux de mai 2023 vont continuer la progression entamée il y a plus d’un an. De 1% en moyenne à fin décembre 2022, le taux sur 20 ans est désormais supérieur à 3,20% (hors assurance prêt immobilier et coût des sûretés). Des taux à 4% sont attendus pour l’été 2023, du jamais vu depuis 2012.

Le marché est tenu par les secundo-accédants, ceux qui vendent un premier bien immobilier pour en acquérir un deuxième, plus grand ou mieux adapté à leur nouvelle situation. Les primo-accédants qui constituaient plus de 50% de la clientèle chez Laforêt ne représentent aujourd’hui que 27% des acquéreurs en ce premier quart 2023.

Alors qu’accéder à la propriété est toujours le rêve des Français pour 2023 et 2024, la plupart voient leur souhait rattraper par la réalité économique. La chute du pouvoir d’achat immobilier en 2023 n’est plus un mythe : déjà en janvier 2023, sur un an, un ménage avec un revenu médian perdait 15% de pouvoir d’achat.

Ce constat a d’ailleurs été fait par la Banque de France qui tarde pourtant à prendre la mesure du marasme annoncé. Tout récemment, Bercy s’est montré favorable à un assouplissement des règles d’octroi HCSF en 2023, une solution qui permettrait de débloquer la situation pour les ménages solvables, mais que la BdF dit réfuter pour le moment.

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Assurance de prêt immobilier : 5 questions insolites des emprunteurs

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Crédit immobilier et baisse du taux d’usure : l’assurance emprunteur comme levier clé pour valider l'emprunt

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Arrivée d’un enfant en 2026 : réclamez la prime de naissance de votre mutuelle santé

L’arrivée d’un enfant entraîne de nombreuses dépenses : suivi de grossesse, achat de matériel de puériculture, frais liés à l’accouchement ou encore consultations médicales pour le nouveau-né. En 2026, certaines mutuelles santé continuent de proposer une prime de naissance afin d’aider les jeunes parents à faire face à ces coûts. Souvent méconnue, cette aide financière peut pourtant atteindre plusieurs centaines d’euros selon les contrats. Conditions d’attribution, démarches à effectuer, délai de versement, cumul avec d’autres aides : voici tout ce qu’il faut savoir pour réclamer votre prime de naissance auprès de votre complémentaire santé. Qu’est-ce que la prime de naissance d’une mutuelle santé ? La prime de naissance est une aide financière versée par certaines complémentaires santé lors de la naissance ou de l’adoption d’un enfant. Elle vient compléter les prestations de l’Assurance Maladie et les aides de la CAF (Caisse d’Allocations Familiales). Contrairement à la prime à la naissance de la CAF, cette aide n’est pas obligatoire et ne fait pas partie du cahier des charges des contrats de mutuelle responsable (95% des offres de complémentaire santé). Chaque organisme fixe librement : le montant de la prime  les conditions d’attribution  les délais de versement  les justificatifs à fournir. Le versement peut intervenir avant ou après l’accouchement selon le contrat de mutuelle santé souscrit. Pourquoi les mutuelles proposent-elles une prime de naissance ? Les complémentaires santé utilisent cette garantie pour renforcer leur attractivité auprès des familles. En effet, les dépenses liées à l’arrivée d’un bébé sont importantes : chambre et matériel de puériculture  couches et produits d’hygiène  consultations médicales  frais d’optique ou d’audition éventuels  dépassements d’honoraires à la maternité. L'arrivée d'un bébé coûte en moyenne entre 1 000 et 2 500 € pour l'équipement initial (meubles, poussette, matériel). Une fois le nouveau-né à la maison, prévoyez un budget récurrent de 400 € à 700 € par mois (alimentation, couches, hygiène), hors frais de garde éventuels. La prime de naissance constitue donc un soutien financier ponctuel apprécié des jeunes parents. Quel est le montant de la prime de naissance d’une mutuelle en 2026 ? En 2026, le montant moyen d’une prime de naissance versée par une mutuelle santé varie généralement entre 50 et 500 euros par enfant. Certaines complémentaires haut de gamme peuvent proposer des montants plus élevés, notamment dans les contrats premium de mutuelle familiale. Les critères qui influencent le montant Le montant dépend principalement : du niveau de garanties souscrit  de l’ancienneté dans le contrat  du type de formule familiale  du nombre d’enfants à charge  de la politique commerciale de la mutuelle. Plus la garantie maternité est élevée, plus la prime de naissance peut être importante. Prime de naissance de la mutuelle : attention au délai de carence Certaines mutuelles imposent un délai de carence avant de pouvoir bénéficier de cette aide. Cela signifie que : la grossesse doit intervenir après une certaine période d’adhésion  ou que la naissance doit avoir lieu plusieurs mois après la souscription. Le délai de carence varie souvent entre 3 et 12 mois selon les contrats. Avant de changer de mutuelle santé, il est donc essentiel de vérifier cette condition. Qui peut bénéficier de la prime de naissance ? La prime de naissance est réservée aux adhérents ayant déclaré leur enfant sur leur contrat de complémentaire santé. Les bénéficiaires peuvent être : les salariés et les fonctionnaires couverts par une mutuelle obligatoire d’entreprise  les travailleurs indépendants  les couples ayant souscrit une mutuelle santé individuelle. Naissance, adoption et grossesse multiple Selon les contrats, la prime peut être versée : lors d’une naissance  dans le cadre d’une adoption  pour chaque enfant en cas de jumeaux ou de triplés. Certaines mutuelles accordent une prime doublée lors d’une naissance multiple. Comment réclamer la prime de naissance à sa mutuelle ? Le versement n’est pas automatique. Les parents doivent effectuer une demande auprès de leur complémentaire santé. Les démarches à effectuer Pour obtenir la prime de naissance, il faut : déclarer la naissance à l’organisme complémentaire pour que l’enfant soit rattaché au contrat  transmettre les justificatifs demandés  remplir éventuellement un formulaire de demande. Les démarches peuvent souvent être réalisées directement depuis l’espace adhérent en ligne. Les documents demandés Les mutuelles réclament fréquemment : une copie de l’acte de naissance  un livret de famille mis à jour  une attestation de Sécurité sociale  un RIB pour le versement  un bulletin d’hospitalisation. Certaines complémentaires demandent également un certificat médical de grossesse lorsque la prime est versée avant l’accouchement. Quel délai pour recevoir la prime ? Le délai de versement dépend des organismes. En moyenne, la prime est versée : entre quelques jours et plusieurs semaines après réception du dossier  ou directement après l’enregistrement de l’enfant sur le contrat. Un dossier incomplet peut retarder le paiement. Peut-on cumuler la prime de naissance avec les aides de la CAF ? Oui, la prime de naissance versée par une mutuelle santé peut être cumulée avec les aides publiques. Les principales aides pour les parents Pour une naissance en 2026, les parents bénéficient d'un socle d'aides revalorisé. En France, cela inclut la prime à la naissance de la PAJE (1 093,11 €), l'allocation de base (jusqu'à 196,59 €/mois) et, à partir du le 1er juillet 2026, un nouveau congé de naissance indemnisé de 1 à 2 mois pour chaque parent. La prime de naissance de la mutuelle vient donc compléter ces dispositifs. La prime de naissance est-elle imposable ? Comme la prime de naissance de la CAF, cette aide versée par la mutuelle n’est pas soumise à l’impôt sur le revenu puisqu’il s’agit d’une prestation versée par un organisme complémentaire. Faut-il changer de mutuelle avant une naissance ? De nombreux futurs parents envisagent de changer de mutuelle santé afin d’obtenir une meilleure garantie maternité. Cette stratégie peut être pertinente, à condition d’anticiper suffisamment tôt. Les garanties importantes pour une future maman Une bonne mutuelle maternité doit prévoir : une prise en charge élevée des frais d’hospitalisation  le remboursement des dépassements d’honoraires  un forfait maternité  des garanties pour la chambre individuelle  une couverture des médecines douces  une bonne prise en charge du suivi post-partum. Comparez les offres avant de souscrire Avant de changer de contrat, il est recommandé d’étudier : les niveaux de remboursement  les exclusions  le délai de carence  le montant de la prime de naissance  le coût des cotisations. Un comparatif de mutuelle santé détaillé permet d’éviter les mauvaises surprises au moment de l’accouchement. Les erreurs à éviter pour ne pas perdre sa prime de naissance De nombreux parents passent à côté de cette aide faute d’information ou de démarches effectuées dans les délais. Voici les principales erreurs à éviter : ne pas déclarer rapidement la naissance  oublier d’ajouter l’enfant sur le contrat  envoyer un dossier incomplet  ignorer l’existence d’un délai de carence  dépasser le délai de demande prévu par la mutuelle. Certaines complémentaires imposent une demande dans les 3 ou 6 mois suivant la naissance. Ce qu’il faut retenir sur la prime de naissance de la mutuelle en 2026 La prime de naissance d’une mutuelle santé peut représenter une aide financière précieuse pour les parents en 2026. Son montant varie selon les contrats, mais elle permet souvent d’amortir une partie des dépenses liées à l’arrivée d’un enfant. Pour en bénéficier, il est indispensable : de vérifier la garantie maternité de son contrat  d’anticiper les éventuels délais de carence  d’effectuer rapidement les démarches  de transmettre tous les justificatifs nécessaires. Comparer les mutuelles santé avant une grossesse reste également l’une des meilleures solutions pour profiter d’une couverture adaptée aux besoins de toute la famille.