Immobilier : faut-il vendre ou acheter en 2023 ?

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La hausse vertigineuse des taux d’emprunt est un frein pour bon nombre de ménages désireux d’acquérir leur logement. D’autant que les prix immobiliers restent élevés quasiment partout, même si la tendance s’oriente à la baisse. Une étude du site d’annonces immobilières SeLoger interroge les intentions des vendeurs et des futurs acquéreurs, confrontés à un contexte économique compliqué.

Hausse des taux de crédit en avril 2023

Les taux d’intérêts des crédits immobiliers n’arrêtent pas leur course en avant. Depuis le printemps dernier, à chaque mois qui passe, ils ne cessent de gagner plusieurs points de base. De 1% en moyenne en janvier 2022 (hors assurance prêt immobilier et coût des sûretés), le taux moyen sur 20 ans s’affiche désormais autour de 3,20%. Le bond est spectaculaire et inédit, engendré par la politique monétaire nettement moins accommodante de la Banque Centrale Européenne.

Face à la dérive inflationniste consécutive à la guerre en Ukraine, la BCE a relevé à diverses reprises son principal taux directeur depuis fin juillet 2022. Le taux de refinancement, qui mesure le taux auquel les banques de détail empruntent auprès de l’institution communautaire, titre désormais 3,50%, contre 0% il y a moins d’un an. L’impact de la hausse du taux BCE sur le crédit immobilier est sévère pour les emprunteurs. Les banques répercutent les conditions monétaires sur les prêts consentis aux particuliers, également aux entreprises.

Tant que ces conditions ne sont pas stabilisées, les taux d’emprunt vont continuer d’augmenter. Les courtiers pronostiquent des taux à 4% pour l’été 2023. Sale temps pour les acheteurs qui voient leur pouvoir d’achat immobilier diminuer. Un crédit de 200 000€ sur 20 ans coûte actuellement 73 229€ d’intérêts (taux nominal à 3,29%), contre 20 749€ fin 2021 (taux nominal à 1%).

Facteur de blocage durant plusieurs mois en raison de sa révision trimestrielle, le taux d’usure est mensualisé depuis le 1er février 2023, mais son évolution à un rythme plus rapide contribue à alimenter la progression des taux d’emprunt, puisque les banques peuvent ajuster leurs barèmes plus régulièrement.

Vers une baisse des prix immobiliers en 2023

C’est dans ce contexte difficile que le portail SeLoger, groupe spécialisé dans la diffusion d’annonces immobilières, s’est intéressé aux intentions des uns et des autres, vendeurs comme acheteurs, touchés diversement par la situation.

Les prix commencent à marquer le pas. Entre janvier et mars 2023, les prix des appartements reculent de 0,3% et ceux des maisons de 0,1%. Le repli semble anecdotique, mais signe l’amorce d’un retournement du marché immobilier en 2023. MeilleursAgents, site référent en matière d’estimation immobilière, a observé une baisse pouvant aller jusqu’à 2% sur les deux premiers mois de l’année 2023, aussi bien dans les grandes métropoles qu’en zones rurales, pourtant locomotives du marché depuis la crise sanitaire du Covid-19.

De l'avis des courtiers, les prix de l’immobilier doivent baisser en 2023 pour compenser la hausse des taux ; certains anticipent une contraction pouvant aller jusqu’à 10% en fin d’année. Les principaux concernés partagent cette vision. 61% des vendeurs et 53% des futurs acquéreurs interrogés par SeLoger estiment que les prix des logements vont diminuer dans les six prochains mois.

Certains vendeurs pourraient ainsi être réactifs et baisser leurs prétentions dès maintenant pour vendre plus vite et éviter un manque à gagner plus élevé. 58% des vendeurs se disent inquiets quant à l’opération, 30% craignant de ne pas vendre assez vite et 25% en dessous du prix du marché.

Acheter maintenant ou attendre ?

La baisse annoncée des prix immobiliers est plutôt une bonne nouvelle pour les futurs acheteurs. La pierre reste une valeur refuge, surtout en période de crise géopolitique et économique. Ajoutons que la réforme des retraites aura un impact sur le crédit immobilier, en renforçant le pouvoir d’achat grâce au report de l’âge de départ à la retraite de deux ans.

Pour 69% des futurs acquéreurs, la propriété immobilière est un élément rassurant pour l’avenir. Mais seuls 30% considèrent le moment opportun pour acheter. Ils étaient 39% en février 2022. Côté vendeurs, 37% jugent que c’est le bon moment pour vendre, contre 69% il y a un an. Un fort attentisme chez les vendeurs qui ne va pas dans le sens d’une baisse rapide des prix !

45% des futurs acquéreurs se déclarent confiants quant à la concrétisation de leur projet immobilier, contre 56% en février 2022. La crainte porte essentiellement sur l’accès au financement bancaire. Près de la moitié ont peur de ne pas décrocher le graal en 2023.

Le crédit immobilier est certes plus cher qu’il y a un an, mais restons optimiste. À ces ménages qui rêvent d’accéder à la propriété, un conseil essentiel : déléguez l’assurance emprunteur pour contrer la hausse des taux en 2023. En faisant jouer la concurrence, vous pouvez réduire par deux voire par trois le coût de l’assurance de prêt.

Utilisez notre comparateur d’assurance prêt immobilier pour constater que les contrats individuels sont nettement moins chers que les contrats groupe bancaires. La délégation d’assurance emprunteur est la clef pour obtenir son crédit immobilier en 2023 et pour éviter l’effet ciseau opéré par l’usure et la remontée des taux d’emprunt.

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Crise de l’immobilier 2024 : les prix dans l’ancien continuent de baisser

Les prix de l’immobilier ancien ont de nouveau reculé au premier trimestre 2024 selon les données de l’Insee et des Notaires de France. C’est le troisième trimestre consécutif que les valeurs accusent une baisse. Depuis la mi-2022, le marché immobilier s’enfonce dans la crise, en raison d’une chute de la demande, elle-même causée par la remontée spectaculaire des taux d’emprunt jusqu’en début d’année. La descente des taux depuis janvier ne produit pas encore les effets escomptés et il faudra sans doute attendre 2025 pour que le marché amorce un réel redressement. Trois trimestres de baisse des prix dans l’ancien Selon l’indice de référence Notaires-Insee publié mardi dernier, les prix de l’immobilier ancien ont cédé du terrain au premier trimestre 2024, affichant un recul de -1,6% après -1,8% au quatrième trimestre 2023. Il s’agit de la troisième période de baisse d’affilée et sur un an, le repli atteint -5,2%.  Dans le détail, le mouvement est plus marqué pour les appartements que pour les maisons avec une diminution respective de -5,5% et -4,9%. En vertu de l’hétérogénéité du marché immobilier, la province s’en sort mieux que la région parisienne, avec un repli sur un an de -4,2%, contre -8,1%. Sur un seul trimestre, les prix en Île-de-France fléchissent de -2,6%, et ce, pour la sixième fois consécutive. En province, la baisse s’atténue mollement sur le trimestre, à -1,2% après -1,9%. Sur un an, le recul des prix s’intensifie sur les maisons (-4,4% après -3,3%) tout comme sur les appartements (-3,8% après -2,0%). Variations des prix dans l’immobilier ancien (en %) :   3 derniers mois 12 derniers mois   T3 2023 T4 2023 T1 2024 T3 2023 T4 2023 T1 2024 Ensemble -1,1 -1, 8 -1,6 -1,8 -3,9 -5,2 Appartements -1,2 -1,8 -1,5 -2,0 -4,1 -5,5 Maisons -1,0 -1,8 -1,6 -1,6 -3,8 -4,9 Source Insee Poursuite de la chute des ventes immobilières  Le nombre de transactions annuelles continue de s’enfoncer. À fin mars 2024, il était estimé à 822 000, après 869 000 fin décembre 2023 et 931 000 fin septembre 2023. La chute tant attendue des prix en 2024 est belle et bien là, mais ne produit pas encore ses effets sur l'activité. Les ventes se contractent depuis septembre 2021. Le plongeon est spectaculaire, à près de -32%, les ventes sur douze mois s’affichant alors à 1,2 million.  Le nombre de transactions de logements anciens cumulé sur 12 mois égalise le niveau observé au troisième trimestre 2016 (824 000 ventes). Le volume des ventes s’était redressé ensuite avant de connaître un recul très net durant la crise du Covid, où il était redescendu sous la barre du million. La baisse historique des taux d’emprunt entre le printemps 2020 et fin 2021 avait permis les records d’activité en 2021 à plus de 1,2 million d’opérations. Repli des taux d’emprunt depuis janvier 2024 L’inverse est aujourd’hui vrai. La forte remontée des taux d’intérêts entre janvier 2022 et fin 2023 est en grande partie comptable de la méforme du marché immobilier dans son ensemble. Ajoutons, en aparté, que la situation dans le neuf est pire, puisque les ventes sont au plus bas depuis 1995. Les taux ont quadruplé en moins de deux ans, passant de 1% en moyenne sur 20 ans à 4,50% (hors assurance emprunteur et coût des sûretés). La rigidité des règles d’octroi est aussi responsable de la chute du marché immobilier. En limitant le taux d’endettement à 35% (assurance de prêt incluse), quel que soit le dossier et sans tenir compte du reste à vivre, le régulateur prive un grand nombre de ménages solvables d’accès au crédit immobilier. La baisse généralisée des prix est la logique mathématique en réponse à la hausse des taux, mais elle intervient plus tardivement. Dans de nombreuses zones, les prix étaient et sont toujours décorrélés du niveau des revenus des ménages après les fortes augmentations avant et après la crise sanitaire. La bonne nouvelle, c’est que les taux sont en phase descendante depuis janvier dernier, cédant environ 50 à 60 points de base. Il est actuellement possible de s’endetter sur 20 ans à un taux brut aux alentours de 3,80%, les dossiers premium pouvant escompter une décote substantielle. Pourtant, malgré la baisse conjuguée des prix et des taux, les experts n’attendent aucune reprise dans les prochains mois. La Fnaim (Fédération nationale de l’immobilier) maintient sa prévision de repli à 800 000 transactions en 2024 et table sur une stabilité du marché en volume au second semestre.

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Assurance emprunteur primo-accédant : les 3 pièges à éviter

L'achat d’un premier logement est une étape importante dans la vie d’un ménage. Cela implique de contracter un prêt immobilier d’un montant conséquent, ce qui soulève la question cruciale de la protection financière. Souscrire à une assurance emprunteur est une condition essentielle pour décrocher le prêt bancaire, mais il est primordial de comprendre les pièges potentiels pour choisir le bon contrat.  Pourquoi souscrire une assurance emprunteur ? L'assurance emprunteur, également connue sous le nom d'assurance-crédit, est une couverture conçue pour protéger l'emprunteur et le prêteur en cas d'aléas de la vie (décès, invalidité et incapacité de travail) dont serait victime le premier. La souscription à une assurance emprunteur offre une tranquillité d'esprit en cas de difficultés financières et si elle ne relève pas d’une obligation légale, elle reste un préalable pour obtenir le financement. L’assurance de prêt concerne tous les profils d’emprunteurs, qu’on soit primo ou secundo accédant, ou investisseur, quels que soient l’âge, la profession et l’état de santé. Elle est systématiquement exigée par la banque pour sécuriser les sommes en jeu et se distingue d’une autre garantie, l’hypothèque ou la caution, qui, elle aussi, protège le prêteur contre les défauts de paiement, mais pour toutes les autres raisons qui ne relèvent pas de l'assurance. L’assurance emprunteur garantit : une protection financière : En cas de décès, d'invalidité ou d’incapacité de travail de l'emprunteur, le contrat d’assurance prend en charge le remboursement du prêt, évitant ainsi aux ayants droit de supporter le fardeau financier. La prise en charge intervient selon les conditions de la garantie mise en jeu, à hauteur de la quotité d’assurance en cas d’emprunt à deux. Si l'un des co-emprunteurs décède, l'assurance rembourse le capital restant dû à la banque au prorata de la quotité souscrite. une stabilité pour la banque : Le prêteur est également protégé par l'assurance emprunteur, car elle garantit le remboursement du prêt en cas de défaillance de l'emprunteur pour les sinistres couverts (décès, invalidité/incapacité, voire perte d’emploi). Choix d'une assurance emprunteur pour primo-accédant : attention aux pièges L’assurance de prêt immobilier est un produit complexe qui nécessite l’aide d’un expert pour choisir le contrat adapté à sa situation au meilleur prix. En moyenne, l’assurance emprunteur coûte entre 20% et 40% du montant du crédit immobilier, soit la deuxième dépense après les intérêts et une somme non négligeable qu’il est heureusement possible de négocier. En tant que primo-accédant, donc novice dans le domaine du crédit immobilier, vous êtes confronté à divers obstacles qui peuvent coûter cher à la fois en termes financiers et de protection. Acceptation automatique de l’assurance bancaire  Un piège le plus courant est d'accepter automatiquement l'offre d'assurance emprunteur proposée par la banque prêteuse. Or, la loi Lagarde de septembre 2010 vous autorise à choisir librement le contrat d’assurance de prêt et à refuser la proposition de la banque si vous trouvez mieux ailleurs.  En comparant les offres d'assurance emprunteur via un outil en ligne rapide, simple et gratuit, vous pouvez sélectionner la meilleure couverture au meilleur prix. Les offres groupe bancaires sont entre deux et quatre fois plus chères que les assurances alternatives, ce qui justifie pleinement de ne pas se laisser embobiner par la banque. À la clef, ce sont des centaines voire des milliers d'euros économisés en souscrivant ailleurs. Négliger les détails de la police d’assurance  Il est crucial de lire attentivement les conditions générales de la police d'assurance pour comprendre les garanties, les exclusions et les limitations de la couverture. Le diable se niche dans les détails. Les négliger  peut entraîner de mauvaises surprises en cas de réclamation. C’est ici que l’accompagnement d’un courtier en assurance emprunteur se révèle précieux pour bien appréhender l’étendue des garanties et en comprendre toutes les subtilités. Sous-estimer les besoins en couverture Il est important de choisir une assurance emprunteur dont la couverture répond aux besoins spécifiques de chaque emprunteur. La banque définit les garanties nécessaires à l’octroi du crédit immobilier et vous les communique via la fiche standardisée d’information (FSI) remise dès les prémices de votre demande de prêt.  Il s’agit d’un niveau de couverture minimum ; rien ne vous empêche de renforcer votre protection en ajoutant soit une garantie, soit en rehaussant le niveau par le rachat d’exclusion de garanties : par exemple, si vous souffrez de maux du dos qui entraînent des arrêts de travail réguliers, pensez à racheter cette exclusion pour la garantie ITT (Incapacité Temporaire Totale de travail). Important : l’acceptation par la banque d’une assurance déléguée est conditionnée au respect de l’équivalence de niveau de garanties. Cela signifie que le contrat externe doit présenter une couverture en tous points au moins aussi protectrice. Conseils pour choisir la meilleure assurance emprunteur primo-accédant Maintenant que les pièges sont identifiés, voici 3 conseils cardinaux que tout emprunteur, a fortiori un primo-accédant, doit suivre pour sélectionner l’assurance qui garantira au mieux et au meilleur prix son prêt immobilier. Comparer les offres Il est essentiel de comparer les offres d'assurance emprunteur de plusieurs compagnies pour trouver la meilleure couverture au meilleur prix. En quelques clics, vous accédez aux offres du marché les plus compétitives, qui répondent à vos besoins et aux exigences de la banque. Vous obtenez plusieurs devis que vous pouvez mettre en parallèle avec l’assurance de la banque en vous aidant de la FSI. Évaluer ses besoins Identifiez vos besoins spécifiques en matière d'assurance en fonction des risques que vous incarnez, afin de choisir une police qui correspond à vos attentes. Si vous exercez un métier à risque (pompier, gendarme, agent de sécurité, ouvrier du bâtiment, militaire, etc.) ou que vous pratiquez un sport dangereux (alpinisme, plongée sous-marine, escalade, sports de combat, etc.), vous êtes exposé aux exclusions sur les garanties incapacité et invalidité. Les assurances alternatives proposent généralement l’option rachat d’exclusion qui permet d’être couvert en cas de sinistre. Consulter des experts Pensez à faire appel aux services d'un courtier en assurance emprunteur pour obtenir des conseils personnalisés sur le choix du contrat qui vous conviendra le mieux, dans le respect de l’équivalence de garanties, condition sine qua non pour obtenir l’accord de la banque. Acheter un bien immobilier est une décision importante compte tenu de l’enjeu financier. S’endetter sur une longue durée est une action porteuse de risques de défaillance qui nécessite d’être garantie. Souscrire à une assurance emprunteur est une étape essentielle pour tout primo-accédant. Comprendre les pièges potentiels permet de prendre des mesures pour les éviter. Et si jamais vous avez souscrit à l’assurance de la banque par pression de cette dernière, vous pouvez modifier le scénario quand vous le souhaitez. Le libre choix du contrat d’assurance vous est acquis sur toute la durée de votre crédit grâce à la loi Lemoine qui vous donne le droit de changer d’assurance de prêt immobilier à tout moment, sans attendre la date d’échéance. Les économies que vous n’avez pu faire d’entrée de jeu vous attendent dans un deuxième temps, et ce, dès le lendemain de la signature de l’offre de prêt.  Consultez notre baromètre du pouvoir d’achat immobilier de mai 2024 pour constater l’intérêt de substituer l’assurance bancaire par une formule individuelle dotée de garanties sur-mesure.    

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Crédit immobilier : l’apport personnel est-il réglementé en 2024 ?

L’octroi des crédits immobiliers est réglementé par le Haut Conseil de Stabilité Financière depuis janvier 2020. Taux d’endettement et durée de remboursement sont plafonnés. Qu’en est-il de l’apport personnel, cette somme qui permet à l’emprunteur de diminuer le recours au crédit tout en rassurant la banque ? Dans un contexte de taux d’intérêts beaucoup plus élevés qu’il y a deux ans, l’apport personnel reste une condition cardinale pour décrocher le financement de son projet immobilier. Règles d’octroi du crédit immobilier En janvier 2020, le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) a introduit de nouvelles règles visant à renforcer la prudence dans l'octroi des crédits immobiliers. Voici les 2 normes mises en place, juridiquement opposables aux banques depuis janvier 2022 : Endettement maximal de l'emprunteur : appelé aussi taux d’effort, le taux d’endettement, qui représente le pourcentage de ses revenus consacré au remboursement des crédits, ne doit pas dépasser 35% des revenus nets avant impôt, assurance de prêt incluse. Durée maximale de remboursement : elle est fixée à 25 ans, mais peut aller jusqu’à 27 ans en cas d’achat dans le neuf (VEFA) ou dans l’ancien sous conditions de travaux (au moins 10% du montant de l’opération). Ces règles ont été imposées pour prévenir le surendettement des ménages et limiter les risques pour la stabilité financière du système bancaire. Elles visent à promouvoir une politique de prêt responsable et à protéger les emprunteurs contre les situations de surendettement. Elles sont aussi un frein à l’accès au crédit, car elles sont systématiquement appliquées à toutes les situations, quel que soit le reste à vivre de l’emprunteur, un paramètre pourtant aussi essentiel que le taux d’endettement. Un assouplissement de la norme est pourtant souhaitée par les professionnels, mais la réforme du crédit a fait pschitt suite au récent retrait d'une proposition de loi qui autorisait les banques à s'affranchir de la règle du taux d'endettement maximum. Aucune loi pour l’apport personnel L'apport personnel ne repose sur aucune obligation légale et n'est encadré par aucune loi quant à son montant minimum. Il s’agit d’une pratique recommandée par les établissements bancaires et les organismes de prêt immobilier. La présence d'un apport personnel peut avoir un impact significatif sur les conditions d'octroi d'un crédit immobilier. Avoir une mise de départ est vu favorablement par les prêteurs, car il démontre la capacité de l'emprunteur à épargner et à assumer une partie du coût du bien immobilier. Cela peut conduire à des conditions de prêt plus avantageuses, telles qu'un taux d'intérêt plus bas ou des frais réduits. Bien que l'apport personnel ne soit pas systématique, il est fortement recommandé aux emprunteurs dans le cadre d'une gestion financière prudente et pour augmenter leurs chances d'obtenir un prêt immobilier avantageux. Pourquoi les banques demandent un apport personnel ? Les banques sont très sensibles à l’apport personnel pour plusieurs raisons : L’apport personnel démontre l'engagement financier de l'emprunteur dans le projet d'acquisition immobilière. Cela réduit le risque pour la banque, car l'emprunteur investit une partie de ses propres fonds, ce qui signifie un moindre recours au crédit et donc, en théorie, moins de risque de défaut de paiement et moins de risque pour la banque. L’apport personnel permet de réduire le montant total du prêt nécessaire. En limitant le risque qu’elle prend, la banque propose généralement des conditions de prêt plus favorables pour l'emprunteur, comme des taux d'intérêt plus bas, des frais de dossier réduits ou la négociation des pénalités en cas de remboursement anticipé (revente du bien avant son terme). L’apport personnel est également perçu comme un indicateur de stabilité financière et de capacité d'épargne de l'emprunteur, ce qui renforce sa crédibilité aux yeux du prêteur. L’apport personnel permet à l’emprunteur de bétonner le montage de son dossier de crédit immobilier, il est aussi un moyen pour les banques de réduire leur risque et d'assurer la viabilité financière des prêts immobiliers qu'elles accordent. Même si le prêt immobilier est inévitablement couvert par une assurance emprunteur en cas de défaillance de l’assuré (décès, invalidité et incapacité) et garanti par une hypothèque ou une caution, la présence d’un apport personnel substantiel reste un paramètre essentiel pour convaincre la banque. Comment faire pour avoir un apport personnel ? Votre apport personnel peut être constitué par diverses sources : Épargne ou économies personnelles : livret A, assurance vie, comptes d’épargne réglementées comme livret A, LDDS ou LEP Vente d’un bien Prêt-relais Héritage Donation Participation et intéressement entreprise (déblocage anticipé autorisé pour achat de la résidence principale). Certains produits d'épargne spécifiques à l'immobilier et prêts aidés sont considérés par les banques comme un apport personnel, notamment le PEL (Plan Épargne Logement) ou le CEL (Compte Épargne Logement), ainsi que le PTZ (Prêt à Taux Zéro) pour les primo-accédants, ou encore les prêts Action Logement et autres prêts subventionnés sous conditions de ressources, octroyés par les autorités locales ou régionales, destinés à certains secteurs comme les fonctionnaires, etc. Vous pouvez aussi booster votre apport personnel grâce à la famille via un don de sommes d’argent (dans la limite de l’abattement selon le lien de parenté, jusqu’à 100 000€ d’un parent à son enfant tous les 15 ans) ou un prêt familial, avec ou sans intérêts. Il est préférable de passer par un notaire pour formaliser ce don ou ce prêt afin d’éviter d’éventuelles mauvaises surprises avec le fisc ou les ayants droit. Quel est le montant moyen de l’apport personnel en 2024 ? Comme il n'existe pas de loi définissant un montant minimum requis pour l'apport personnel dans le cadre d'un crédit immobilier, les banques fixent librement les taux selon leur propre politique commerciale, également en fonction du profil de l’emprunteur. Il est communément admis que l’apport personnel couvre au moins les frais de mutation, appelés improprement frais de notaire, et les frais de dossier, soit 10% du montant de l’opération. Rappelons que les frais de notaire ne sont pas intégrés dans le TAEG (Taux Annuel Effectif Global), même s’ils sont dus et viennent gonfler le coût final d’une opération immobilière. En raison de l’augmentation vertigineuse des taux d’intérêts depuis janvier 2022 et de l’application des règles d’octroi du HCSF, le taux d’apport a atteint des niveaux record à plus de 36% en 2023. On est loin des niveaux observés au premier trimestre 2019 où le taux d'apport moyen pour un prêt immobilier d'environ 216 000 € était de 2,8 %. Pour accéder à la propriété en 2024, il est donc recommandé d'avoir un apport personnel d'environ 30 % du montant du prêt, malgré des taux d’intérêts orientés à la baisse depuis le début de l’année. Le coût du crédit immobilier a été multiplié par 4 depuis janvier 2022, d’où l’importance de poser sur la table un apport conséquent qui témoigne de votre fiabilité et permet de diminuer la somme à emprunter.