Crédit immobilier : 6 conseils pour emprunter fin 2023

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Dans un contexte d’augmentation perpétuelle des taux d’intérêts, emprunter pour concrétiser un projet immobilier relève du défi. Il faut plus que jamais montrer patte blanche et soigner son profil pour décrocher le graal. Voici quelques conseils avisés pour peaufiner sa demande de prêt immobilier.

Évaluer sa capacité d’emprunt

Inutile de partir à la recherche du logement de vos rêves si vous ne savez pas en préambule combien vous pouvez emprunter. Votre capacité d’endettement représente le montant que vous pouvez emprunter sur une période donnée au taux du marché en fonction de votre niveau de ressources et des charges à assumer. Elle va déterminer la mensualité de crédit que vous êtes en capacité de rembourser, tout en conservant un reste à vivre décent pour régler les dépenses du quotidien.

Le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) fixe le taux d’endettement maximum à 35% des revenus nets, avant impôt et assurance emprunteur comprise. Si vous gagnez 3 000€ par mois, en théorie vous pouvez assumer une mensualité maximale de 1 050€ : avec un taux de 4,30% sur 20 ans (hors assurance emprunteur et coût des sûretés), vous pouvez emprunter 168 836€.

Taux d’endettement et reste à vivre sont deux notions complémentaires. La banque va apprécier la première au regard de la seconde, dans le respect du plafond autorisé.

Assainir ses comptes

Les banques ont horreur du risque, d’autant plus dans une période de vive remontée des taux où le pouvoir d’achat immobilier des ménages est compressé. Ajoutons une inflation élevée et les planètes sont alignées pour que les prêteurs redoublent de vigilance. Pour gagner leur confiance, rien de mieux que des comptes dans le vert. Soldez tous les crédits en cours qui peuvent l’être, en particulier les prêts à la consommation qui indiquent un manque de trésorerie pour s’équiper.

En épurant vos comptes, vous augmentez votre capacité d’endettement pour votre projet immobilier.

Renforcer son apport personnel

Emprunter sans apport est devenu aussi rare que la vertu en enfer. Quand s’endetter ne coûtait presque rien, il était courant de financer à crédit un achat immobilier sans mise de fonds, les banques pouvant même accorder des financements à 110% qui intègrent aussi les frais de notaires. Avec l’envolée des taux et les règles du HCSF qui encadrent strictement le crédit, les banques renforcent leur exigence d’apport personnel pour minimiser le recours à l’emprunt.

Il faut compter entre 10% et 30% du montant de l’opération pour appâter le banquier. Plus l’apport est conséquent, plus intéressantes seront les conditions d’emprunt. Ce n’est pas tout, il faut ajouter l’épargne de précaution, nouveau critère 2023 pour obtenir le crédit : elle doit représenter au bas mot 6 mensualités. La banque veut s’assurer que vous êtes en mesure de faire face à une dépense imprévue et au surcoût de la vie imputable à l’inflation.

Négocier l’assurance emprunteur

C’est un important levier d’économies dans le cadre d’un crédit immobilier. Élément indispensable pour sécuriser les sommes prêtées en cas d’accidents de la vie (décès, invalidité et incapacité de travail, voire perte d’emploi), l’assurance emprunteur est la deuxième dépense après les intérêts et coûte en moyenne un tiers du coût final. La loi vous permet de choisir librement le contrat d’assurance de prêt (loi Lagarde) : vous pouvez souscrire une formule déléguée concurrente de celle présentée par votre banque. À la clef, une prime d’assurance réduite jusqu’à 60% !

La délégation d’assurance emprunteur est importante en 2023 car elle est l’une des astuces pour rester sous le taux d’usure. Et si vous ratez le coche lors de la demande de financement, vous pourrez dans un deuxième temps changer d’assurance de prêt immobilier à tout moment et sans frais grâce à la loi Lemoine, afin de dégonfler significativement le coût global de votre crédit. 

Profiter des aides à l’accession

Parmi ces astuces, il y a aussi les prêts aidés qui, à défaut de constituer un apport personnel, permettent de diminuer le recours à l’emprunt classique. Si vous êtes primo-accédant, vous êtes sans doute éligible au PTZ, certes, difficile à obtenir en cette fin 2023 car les banques arrêtent l’analyse de ce type de financement au plus tard en novembre compte tenu de la lourdeur administrative.

Selon votre situation, vous pouvez accéder au Prêt Accession d’Action Logement, un prêt réservé aux salariés d’une entreprise de 10 salariés et plus qui permet d’obtenir un financement de 40 000€ au taux préférentiel de 1,5% (hors assurance obligatoire). En surfant sur le site de l’Anil (Agence nationale pour l’information sur le logement), vous pouvez vérifier les différentes aides locales à l’accession mises en place dans votre département.

Solliciter l’aide d’un courtier en crédit immobilier

Pour tout projet important, il est vivement recommandé de s’entourer de professionnels. Vous pouvez négocier vous-même auprès de plusieurs banques si vous êtes aguerri. Dans le cas contraire, l’accompagnement d’un courtier est judicieux pour pousser la bonne porte : certains établissements ont déjà rempli leurs quotas (balance entre crédits accordés et épargne collectée), d’autres ciblent tel profil plutôt que tel autre, et quelques rares enseignes proposent un prêt à un taux bonifié aux primo-accédants.

Le montage d’un dossier de crédit immobilier peut être complexe, surtout en présence de prêts complémentaires. Avec l’aide d’un courtier, vous optimisez vos chances de décrocher la meilleure offre d’emprunt. Cet expert pourra en outre vous remettre une attestation de financement, exigée par les vendeurs fin 2023 pour vérifier votre capacité d’emprunt.

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PRESSE // Hausse des prix des mutuelles santé : peut-on vraiment se passer de complémentaire ?

COMMUNIQUE DE PRESSE à Paris, le 25 mars 2026 Alors que les cotisations de mutuelles santé continuent d’augmenter fortement, la question se pose avec acuité : est-il encore pertinent, voire possible, de vivre sans mutuelle aujourd’hui en France ? Selon plusieurs estimations du secteur, les tarifs des complémentaires santé ont progressé d’environ 6 % en 2025, avec des hausses anticipées comprises entre 4 % et 15 % en 2026. Cette inflation s’inscrit dans un contexte où les tentatives de régulation, notamment les appels de l’État à modérer les prix, peinent à produire des effets durables. Une hausse structurelle des dépenses de santé Cette augmentation n’est pas le fruit du hasard. Elle reflète une tendance de fond : la progression continue des dépenses de santé. D’après la DREES, celles-ci représentent désormais plus de 12 % du PIB en France, avec une croissance annuelle moyenne de 3 à 4 %, pouvant atteindre 6 % ces deux dernières années. Trois facteurs principaux expliquent cette dynamique : Le vieillissement de la population : les seniors concentrent une part importante des dépenses de santé, notamment en raison de besoins accrus en soins. L’augmentation du coût des soins : dépassements d’honoraires, hausse des prix en optique, dentaire et audioprothèses, ainsi que le financement d’innovations médicales plus coûteuses. Le transfert de charges vers les complémentaires : une part croissante des dépenses est moins remboursée par l’Assurance Maladie et davantage prise en charge par les mutuelles. Les seniors en première ligne Les retraités sont particulièrement touchés. Le montant des cotisations varie fortement avec l’âge : une mutuelle peut coûter environ 400 € par an pour un jeune, contre jusqu’à 1 600 € par an pour un senior, soit 8 à 12 % du budget d’un retraité selon ses revenus. Face à cette pression financière, certains font le choix — ou subissent la contrainte — de renoncer à une complémentaire santé. D’après la DREES, environ 5 % de la population française, soit près de 3 millions de personnes, vivent aujourd’hui sans mutuelle. Un pari risqué : le coût réel sans mutuelle Renoncer à une complémentaire expose à des restes à charge parfois élevés : Consultation chez un médecin généraliste (30 €)Remboursement Assurance Maladie : 21 €→ Reste à charge sans mutuelle : 9 € Couronne dentaire (offre 100 % santé – 472,50 €)Remboursement : environ 72 €→ Reste à charge sans mutuelle : environ 400 € Hospitalisation (coût moyen estimé : 8 480 €)Remboursement Assurance Maladie : 6 400 €→ Reste à charge sans mutuelle : environ 2 080 € Ces exemples illustrent le risque financier important en cas d’imprévu. Quelles alternatives pour les Français ? Face à cette situation, plusieurs solutions existent : 1. Adapter son contratIl est possible de changer de mutuelle chaque année afin d’opter pour une formule plus économique, notamment si les besoins en santé diminuent. 2. Se tourner vers des offres à prix réduitCertaines complémentaires proposent des contrats adaptés aux seniors, incluant les dispositifs « 100 % santé », avec des niveaux de cotisation plus accessibles. Formules économiques (entrée de gamme) : entre 50 € et 80 € par mois, soit 600 € à 960 € par an, avec une prise en charge centrée sur les soins essentiels et le panier « 100 % santé » Formules intermédiaires : entre 80 € et 150 € par mois, offrant un bon équilibre entre budget et garanties renforcées (optique, dentaire) Formules complètes (premium) : entre 150 € et 250 € par mois, voire davantage pour les profils les plus âgés À titre d’exemple, en 2026 : une personne de 60 à 64 ans peut trouver une formule économique autour de 55 à 75 € par mois, tandis qu’un senior de 70 ans ou plus devra plutôt compter 80 à 110 € par mois pour une couverture basique Le prix moyen d’une mutuelle senior se situe aujourd’hui autour de 130 € par mois, mais il est possible de descendre en dessous de ce niveau en optant pour des garanties ciblées sur les besoins essentiels. Ces offres « à prix réduit » impliquent généralement des remboursements limités hors panier 100 % santé, mais elles permettent néanmoins de se protéger contre les dépenses les plus lourdes, notamment en cas d’hospitalisation. 3. Bénéficier de la Complémentaire santé solidaire (C2S)Destinée aux ménages aux revenus modestes, la C2S permet une prise en charge étendue des soins sans avance de frais. Selon les ressources, elle est : soit gratuite, soit accessible pour une contribution modérée (jusqu’à environ 1 € par jour et par personne). 4. Anticiper par l’épargneEnfin, certains choisissent de constituer une épargne dédiée aux dépenses de santé. Cette stratégie nécessite toutefois une capacité financière suffisante et une épargne immédiatement mobilisable. Dans un contexte de hausse continue des coûts, renoncer à une mutuelle peut apparaître comme une solution économique à court terme, mais constitue un risque financier majeur en cas de problème de santé. Plus que jamais, l’enjeu réside dans l’arbitrage entre budget contraint et sécurité sanitaire.

PRESSE // Carrefour France et Le Groupe Magnolia lancent un partenariat en Assurance Emprunteur

Le 25 mars 2026, Paris Communiqué de Presse issu du service presse Carrefour France    Carrefour, via ses filiales Banque et Assurance, lance en France un nouveau service d’assurance emprunteur immobilier qui doit permettre à ses clients propriétaires de faire des économies sur le produit qu’ils détiennent déjà. Carrefour ajoute un avantage exclusif pour les membres du club Carrefour et les porteurs de la carte PASS pour booster leur pouvoir d’achat Si l’inflation semble aujourd’hui contrôlée, le pouvoir d’achat reste une préoccupation majeure des français en même temps qu’une mission pour Carrefour. C’est pourquoi, les services financiers de Carrefour contribuent à apporter des services concrets permettant aux clients de réduire leur budget assurance. Depuis l'instauration de la Loi Lemoine en 2022, les contrats d’assurance de prêt immobilier peuvent être résiliés à tout moment pour un autre contrat si son niveau de garantie est à minima équivalent. Les assurés peuvent alors réaliser jusqu'à 25 000 € d'économies sur la durée d'un prêt ¹ . Dans ce contexte, Carrefour Assurance, Carrefour Banque, et le groupe Magnolia, spécialisé en assurance emprunteur, s’associent pour proposer aux clients une gamme de produits d’assurances emprunteurs immobilier complète, compétitive en termes de prix et avec des avantages exclusifs pour les clients Carrefour. En plus des économies que les clients peuvent réaliser sur le prix de l’assurance emprunteur immobilier, Carrefour ajoute un avantage exclusif pour ses clients membres du programme de fidélité “Le Club” ou détenteurs de la carte PASS : ● les membres du Club Carrefour se verront créditer de 5 % du montant de la cotisation de la première année du contrat d’assurance sur leur cagnotte de fidélité, à utiliser dans l’enseigne. ● les porteurs de la carte PASS se verront créditer de 7,5 % du montant de la cotisation de la première année du contrat d’assurance, sur leur cagnotte de fidélité, à utiliser dans l’enseigne.  ¹  Montant calculé en utilisant le taux moyen pratiqué par les banques sur les différents types de profils communiqués versus le taux appliqué par Magnolia pour les mêmes profils.   Magnolia apporte son expertise du marché de l’assurance emprunteur immobilier avec une gamme de produits complète et des processus optimisés pour simplifier la vie du client dans la bascule de son contrat. Carrefour Banque et Carrefour Assurance proposeront le produit : ● Les clients seront informés de ce nouveau service, ● Les conseillers spécialisés de Carrefour Assurance guideront les clients dans les différentes étapes du transfert. Le choix du partenaire Magnolia En retenant le Groupe Magnolia, Carrefour Assurance et Carrefour Banque ont fait le choix d’un acteur de référence (plus de 20 ans d’expérience), expert des contrats d’assurance de prêt immobilier, garantissant des offres de qualité d’assureurs différents et de parcours clients simplifiés. Ce lancement du service Assurance de Prêt immobilier est une preuve concrète de l’engagement de Carrefour et du groupe Magnolia en faveur du pouvoir d'achat des clients en permettant de générer des milliers d'euros d'économies sur la durée d'un prêt immobilier. “Au-delà du prix, notre priorité est de lever les freins psychologiques au changement d'assurance. Grâce à notre partenaire Magnolia, nous proposons un parcours où l'essentiel des démarches est pris en charge. Ainsi, nous démocratisons l’accès aux économies permises par la loi Lemoine. En combinant le conseil de nos experts et un tarif ultra-compétitif, cette nouvelle solution d’assurance emprunteur garantit à la fois simplicité, rapidité et gain de pouvoir d'achat pour nos clients propriétaires.” explique Hervé Brucker, directeur marketing, client et ventes à distance de Carrefour Banque et Assurance. “Le Groupe Magnolia est très heureux d’accompagner Carrefour Assurance et Carrefour Banque dans cette proposition unique de redonner du pouvoir d’achat à leur client grâce à l’ Assurance Emprunteur. Ces milliers d’euros d’économies réalisés peuvent vraiment changer la donne dans le portefeuille des français. Nous sommes très heureux de pouvoir offrir notre expertise à un tel acteur. ” explique Gérald Loobuyck, PDG du groupe Magnolia. « Le lancement de cette offre en Assurance Emprunteur est une nouvelle preuve de la détermination des services financiers de Carrefour d’aider les clients à optimiser leur budget  assurance. En nous associant à l’expertise du Groupe Magnolia, nous permettons à nos clients propriétaires de reprendre le contrôle sur l'un de leurs principaux postes de dépenses : l’assurance emprunteur de leur crédit immobilier. Les services financiers de Carrefour souhaitent, avec ce partenariat, contribuer à accélérer l’opportunité de gain de pouvoir d’achat pour les clients que représente la Loi Lemoine. Les clients de Carrefour, membres du Club Carrefour ou détenteurs de la Carte PASS auront un avantage exclusif. » explique Joao Leandro, directeur exécutif groupe des services financiers de Carrefour.

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Crédit immobilier : toutes les infos pour emprunter en avril 2026

Le marché du crédit immobilier en avril 2026 évolue dans un contexte de reprise progressive des taux d’intérêt et de vigilance accrue autour des taux d’usure. Après plusieurs mois d’accalmie, les conditions de financement restent globalement accessibles, mais certains signaux invitent à la prudence, notamment pour les profils les plus fragiles. Entre tensions géopolitiques, remontée des taux obligataires et ajustement des barèmes bancaires, voici tout ce qu’il faut savoir pour emprunter dans de bonnes conditions. Taux de prêt immobilier : une remontée progressive en avril 2026 Après une période de stabilisation, les taux d’intérêt des crédits immobiliers subissent une légère remontée en ce début de printemps 2026. Plusieurs établissements bancaires ont déjà ajusté leurs grilles tarifaires à la hausse. Des hausses encore contenues En avril, les augmentations observées restent modérées, de l’ordre de : +0,10 à +0,30 point selon les banques Une tendance liée à la remontée de l’OAT à 10 ans, désormais au-dessus de 3,8% Cette évolution s’inscrit dans un contexte économique marqué par : des tensions inflationnistes persistantes un environnement géopolitique incertain et anxiogène une pression accrue sur les taux de refinancement des banques commerciales Les taux moyens constatés Selon les barèmes bancaires reçus par les courtiers, les taux moyens s’établissent actuellement : sur 15 ans : entre 3,20% et 3,30 % sur 20 ans : entre 3,35 % et 3,50 % sur 25 ans : entre 3,45 % et 3,55 % Ces niveaux restent relativement compétitifs au regard des standards historiques, mais ils marquent un tournant après plusieurs mois de baisse. Hausse des taux : quel impact pour les emprunteurs ? Cette remontée progressive des taux a plusieurs conséquences immédiates : une augmentation du coût total du crédit une baisse de la capacité d’emprunt une nécessité accrue de présenter un dossier solide Les établissements prêteurs restent toutefois dans une logique commerciale dynamique, cherchant à capter de nouveaux clients au printemps. Le crédit immobilier reste un produit d’appel pour les banques en 2026. Taux d’usure : un plafond toujours au-dessus de 5% sur 20 ans et plus Le taux d’usure est un élément clé à surveiller pour tout projet de crédit immobilier. Il s’agit du taux maximum légal que les banques sont autorisées à appliquer.  Les plafonds applicables au 2e trimestre 2026 Les nouveaux taux d’usure, fixés pour la période du 1er avril au 30 juin 2026, évoluent légèrement : 4,48% pour les prêts de 10 à moins de 20 ans (en baisse) 5,19% pour les prêts de 20 à 25 ans (en hausse) Les crédits sur 20 à 25 ans, qui représentent la majorité des financements, conservent donc un plafond supérieur à 5%. Comment est calculé le taux d’usure ? Le taux d’usure repose sur la moyenne des taux pratiqués au cours des 3 mois précédents, majorée d’un tiers. Il intègre : le taux nominal du crédit immobilier (intérêts d’emprunt) l’assurance emprunteur les frais de dossier la garantie (caution ou hypothèque) Il correspond donc au TAEG (Taux Annuel Effectif Global) que les banques ne doivent pas dépasser sur la durée concernée. Une marge indispensable pour financer son projet Pour qu’un dossier soit finançable, il faut généralement : une marge de 0,50 à 0,60 point entre le taux nominal et le taux d’usure Sans cette marge, le crédit peut être refusé, même si l’emprunteur est solvable. Le risque d’effet ciseau entre taux et usure Un phénomène bien connu refait surface et alimente la crainte des professionnels, à commencer par les courtiers en crédit : l’effet ciseau. Un décalage structurel Le calcul trimestriel du taux d’usure entraîne un décalage avec la réalité du marché : les taux d’usure sont basés sur les conditions passées les taux bancaires peuvent augmenter rapidement Les plafonds légaux peuvent devenir inadaptés en période de hausse brutale des taux d’intérêts. Un risque déjà observé par le passé Ce mécanisme rappelle la situation de 2022-2023, marquée par : une forte hausse des refus de crédit jusqu’à 40% de dossiers rejetés dans certains cas Le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) avait alors décidé la mensualisation provisoire et exceptionnelle des taux d’usure. Cette mesure pourrait être remise en place en cas de blocage du marché du crédit. Assurance emprunteur : un facteur clé dans l’équation Souvent sous-estimée, l’assurance emprunteur joue un rôle déterminant dans l’accès au crédit. Pourquoi l’assurance pèse autant ? L’assurance est incluse dans le TAEG. Elle peut donc : faire dépasser le taux d’usure rendre un dossier non finançable Cela concerne particulièrement : les seniors les profils avec risques aggravés de santé les emprunteurs aux revenus modestes qui doivent généralement emprunter sur les durées les plus longues pour respecter la limite du taux d’endettement (35% des revenus nets, assurance de prêt incluse) Comment optimiser son assurance ? Pour limiter l’impact de l’assurance emprunteur sur le coût du crédit immobilier, plusieurs leviers existent : Comparer les contrats et faire jouer la délégation d’assurance de prêt Adapter les garanties au strict nécessaire Jouer sur la quotité d’assurance Négocier les exclusions et surprimes Le mieux est de se faire accompagner par un courtier en assurance de prêt pour optimiser vos chances de décrocher un contrat compétitif qui correspond à votre profil et respecte les exigences de la banque en matière de garanties minimales. Un marché immobilier encore fragile Malgré une situation globalement stable, plusieurs facteurs pourraient fragiliser le marché dans les mois à venir. Les signaux de vigilance Les professionnels du secteur surveillent notamment : la remontée des taux d’emprunt d’État une possible reprise de l’inflation les tensions géopolitiques internationales l’évolution des politiques monétaires Une dynamique encore préservée Pour l’instant, le marché du crédit immobilier reste actif : les banques continuent de financer la concurrence entre établissements joue en faveur des emprunteurs les conditions restent globalement accessibles Conseils pour emprunter en avril 2026 Dans ce contexte, il est essentiel d’adopter une stratégie rigoureuse pour maximiser ses chances d’obtenir un crédit immobilier. Préparer un dossier solide Les banques accordent une attention particulière à : la stabilité professionnelle le niveau de revenus le taux d’endettement l’apport personnel Anticiper les évolutions de taux Compte tenu de la tendance haussière : mieux vaut ne pas trop attendre pour emprunter sécuriser rapidement une offre peut être judicieux Si votre projet est mûr, n’espérez pas une hypothétique baisse de taux… qui ne viendra pas dans l’immédiat. Optimiser tous les paramètres du crédit Pour rester sous le taux d’usure : négocier le taux nominal réduire les frais annexes optimiser l’assurance emprunteur En avril 2026, le crédit immobilier reste accessible, mais le contexte devient plus technique et exigeant : les taux d’intérêt repartent à la hausse, sans flambée brutale ; le taux d’usure dépasse toujours 5% sur 25 ans, mais évolue peu ; le risque d’effet ciseau pourrait limiter certains financements ; l’assurance emprunteur joue un rôle déterminant dans l’acceptation du dossier. Dans ce contexte, les emprunteurs doivent être particulièrement vigilants et optimiser chaque paramètre de leur financement pour concrétiser leur projet immobilier.