Crédit immobilier : pensez à la taxe foncière 2022 !

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Lors de l'achat d'un logement, rares sont ceux qui pensent à la taxe foncière parmi les charges d'acquisition. Un tort, car elle peut représenter jusqu'à deux mensualités de crédit. La facture est salée en 2022, avec une augmentation drastique de plus de 10% de cet impôt local dans certaines villes. Le courtier Meilleurtaux a évalué le poids de la taxe foncière dans le budget annuel d’un ménage emprunteur.

Taxe foncière : en moyenne 105€ par mois

Un conseil aux futurs acheteurs : n'oubliez pas d'intégrer la taxe foncière dans votre budget d'acquisition. Chacun se concentre sur le prix du bien, sa localisation ou encore les charges de copropriété et passe au second plan voire occulte complètement la taxe foncière, cet impôt local perçu chaque année par les communes et les collectivités territoriales.

Pour un appartement de 70m2 financé par un crédit immobilier sur 20 ans au taux nominal de 1,85% (hors coût assurance prêt immobilier et coût des sûretés), le courtier Meilleurtaux a évalué le montant de la taxe foncière dans les 20 plus grandes villes de France. Elle coûte en moyenne 105€ par mois, soit l'équivalent d'une mensualité de crédit supplémentaire par an à ajouter aux autres charges d'emprunt. Ce sont 4€ additionnels par rapport à 2021 et 13€ de plus qu'en 2018. Quelques euros en plus, direz-vous ! Certes, mais avec la hausse des taux de prêt immobilier en 2022, voilà une dépense qui alourdit indirectement le coût du crédit immobilier, et de manière très variable selon la localité.

Taxe foncière : jusqu'à 2,1 mensualités de crédit par an

Parmi les 20 plus grandes villes de France, c'est à Paris où la taxe foncière se fait la plus “légère”. D'un montant de 770€, elle augmente la mensualité de crédit de 64€ par mois et représente 0,2 mensualité pour une année. À l'autre bout du spectre, Nîmes : acheter un appartement de 70m2 dans la préfecture du département du Gard oblige à s'acquitter d'une taxe foncière de 1 551€, ce qui augmente la mensualité de 129€ par mois, soit l'équivalent de 2,1 mensualités en plus à payer par an. À Saint-Étienne, où les prix immobiliers sont nettement inférieurs, la taxe représente également 2,1 mois de crédit immobilier.

Voici le poids de la taxe foncière en nombre de mois de crédit immobilier à rembourser dans les 20 plus grandes communes de France :

Villes

Poids Taxe Foncière

Taxe Foncière

Augmentation de la mensualité

Nîmes

2,1 mois

1 551€

129€

Saint-Étienne

2,1 mois

1 101€

92€

Le Havre

1,8 mois

1 483€

124€

Le Mans

1,7 mois

1 214€

101€

Dijon

1,5 mois

1 499€

125€

Toulon

1,4 mois

1 296€

108€

Grenoble

1,4 mois

1 428€

119€

Montpellier

1,3 mois

1 585€

132€

Angers

1,2 mois

1 546€

129€

Reims

1,2 mois

1 221€

102€

Marseille

1,1 mois

1 281€

107€

Toulouse

1 mois

1 385€

115€

Nantes

1 mois

1 480€

123€

Bordeaux

0,9 mois

1 541€

128€

Rennes

0,8 mois

1 129€

94€

Lille

0,7 mois

896€

75€

Strasbourg

0,7 mois

1 009€

84€

Nice

0,6 mois

1 085€

90€

Lyon

0,5 mois

923€

77€

Paris

0,2 mois

770€

64€

 

La taxe foncière n'entre pas dans le calcul du taux d'endettement, qui ne doit pas excéder 35% des revenus nets de l'emprunteur, mais elle constitue bel et bien une dépense à assumer qui vient grossir les autres charges au titre du logement (charges d'emprunt, charges de copropriété, assurance habitation), et vient diminuer d'autant le reste à vivre du foyer. Entre la hausse des taux d'intérêts, les taux d'usure 2022, les prix immobiliers qui ne faiblissent pas et cet alourdissement de la taxe foncière en 2022, l'heure n'est pas à la fête pour les futurs emprunteurs qui voient leur pouvoir d’achat immobilier grignoté un peu plus.

Taxe foncière 2022 : forte hausse attendue

La taxe foncière concerne tous les propriétaires ou usufruitiers de propriétés bâties et est généralement acquittée en octobre pour les contribuables qui n'ont pas opté pour la mensualisation du règlement de cette taxe. Calculé tous les ans et dépendant des caractéristiques du logement et du lieu où il se situe, cet impôt est accompagné de trois autres taxes :

  • la TEOM (Taxe d'Enlèvement des Ordures Ménagères),, 
  • la TSE (Taxe Spéciale d'Équipement) qui aide au financement des infrastructures régionales,
  • la TASA (Taxe Additionnelle Spéciale Annuelle) qui concerne le financement des transports en commun.

Avec le retour violent de l'inflation en 2022 et la suppression pour tous de la taxe d'habitation sur la résidence principale à compter de janvier 2023, certaines communes vont avoir la main lourde sur la taxe foncière en octobre prochain. 

L'État revalorise les valeurs cadastrales de 3,4% pour cette année, un record depuis 33 ans, après une quasi stagnation en 2021 (0,2%). Cette révision forfaitaire découle de l'évolution de l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) qui bouge avec l'inflation (+5,8% sur un an à fin juin 2022). Ce coefficient de 3,4% est appliqué à la valeur locative cadastrale du logement, qui est ensuite divisée par deux puis multipliée par le taux global voté par les collectivités (taux de la ville, taux de l'intercommunalité et taux du département). 

Entre 2010 et 2020, la taxe foncière a fait un bond de près de 28%, et d'une commune à l'autre, les écarts de taux sont conséquents. En 2021, le taux global de taxe foncière était fixé à 13,5% à Paris et à 53,92% à Grenoble.

Malgré la suppression progressive de la taxe d'habitation, une majorité de villes avaient choisi de ne pas répercuter la perte de recettes sur le contribuable, mais la dérive inflationniste va sans doute en décider autrement. La taxe foncière 2022 va ainsi augmenter de 12,6% à Strasbourg, de 14% à Marseille et de 15% à Tours, parmi les communes où la hausse va excéder les 10%.

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Prêt immobilier : comment réduire le coût de votre assurance emprunteur en 2026 ?

L’assurance emprunteur demeure l’un des postes de dépenses les plus lourds dans le cadre d’un prêt immobilier. Souvent sous-estimée par les emprunteurs, elle peut pourtant représenter jusqu’à 40 % du coût total du crédit. Bonne nouvelle : le cadre réglementaire et la concurrence entre assureurs offrent aujourd’hui de nombreuses opportunités pour réduire significativement la facture, sans sacrifier le niveau de protection exigé par la banque. À condition d’adopter une approche méthodique et informée. Pourquoi l’assurance emprunteur pèse autant sur le coût d’un prêt immobilier Une assurance indissociable du crédit immobilier L’assurance de prêt immobilier est exigée par la quasi-totalité des établissements bancaires. Elle vise à sécuriser le remboursement partiel ou total du capital en cas d’aléa de la vie (décès, invalidité et incapacité de travail), protégeant à la fois la banque et l’emprunteur. Les principaux facteurs qui influencent le prix Le coût de l’assurance de prêt immobilier dépend de plusieurs critères déterminants : l’âge de l’assuré au moment de la souscription ; l’état de santé et les risques médicaux déclarés ; la durée du prêt et le montant emprunté ; la quotité assurée ; le type de contrat choisi. Les contrats groupe proposés par les banques reposent sur une mutualisation des risques, ce qui explique des tarifs souvent peu compétitifs pour de nombreux profils. À l’inverse, les contrats alternatifs offrent une couverture sur-mesure, avec des garanties adaptées au profil de risque de chaque emprunteur. Délégation d’assurance : un levier d’économies toujours incontournable en 2026 Le principe de la délégation d’assurance La délégation d’assurance emprunteur permet de souscrire une assurance emprunteur auprès d’un assureur externe à la banque, à condition de respecter l’équivalence de garanties exigée par le prêteur.  Le contrat concurrent doit présenter en tous points une couverture au moins aussi protectrice de celle de contrat bancaire. Il est bien entendu possible d’aller au-delà des exigences du prêteur pour renforcer votre protection. Pourquoi les contrats individuels sont souvent moins chers Les assurances individuelles offrent une tarification personnalisée, fondée sur le profil réel de l’emprunteur. Elles proposent généralement : des cotisations calculées sur le capital restant dû des garanties modulables une meilleure lisibilité des exclusions. Résultat : à garanties équivalentes, le coût total de l’assurance peut être considérablement réduit sur la durée du prêt. Loi Lemoine : une liberté renforcée pour changer d’assurance Résiliation à tout moment, sans frais La loi Lemoine autorise la résiliation de l’assurance emprunteur sans attendre la date d’échéance ni respecter un engagement minimum de souscription, et ce, dès le lendemain de la signature de l’offre de prêt.  Ne passez pas à côté de cette opportunité en 2026 pour réduire le coût de l’assurance et par capillarité celui de votre prêt immobilier. Un outil puissant pour faire jouer la concurrence Grâce à la résiliation à tout moment, il devient possible de : comparer régulièrement les offres du marché  changer d’assurance de prêt immobilier dès qu’un contrat plus avantageux apparaît  adapter sa couverture à l’évolution de sa situation personnelle. Cette flexibilité contribue directement à la baisse des coûts d’assurance sur la durée du crédit. Comparer les garanties d’assurance de prêt et pas uniquement le tarif Attention aux contrats low cost Un tarif attractif ne doit jamais être le seul critère de choix. Certains contrats affichent des cotisations réduites au détriment de la qualité de couverture, avec : des exclusions de garanties étendues  des définitions restrictives de l’invalidité  des délais de franchise en assurance de prêt trop longs des plafonds d’indemnisation insuffisants. Trouver le bon équilibre entre prix et protection En 2026, l’objectif est de réduire le coût de l’assurance emprunteur tout en conservant un niveau de protection conforme aux exigences bancaires et réellement sécurisant pour l’assuré. L’accompagnement d’un courtier en assurance de prêt est utile pour arbitrer et vous aider à sélectionner le contrat adapté à votre situation. Quotité d’assurance : un paramètre clé à ajuster Comprendre la notion de quotité La quotité d’assurance de prêt correspond à la part du capital assurée pour chaque emprunteur. Par défaut, les banques exigent souvent une couverture à 100 % par personne, ce qui double parfois inutilement le coût de l’assurance. Adapter la quotité à la situation du foyer Une répartition plus fine permet d’optimiser le budget assurance : 50 % / 50 % lorsque les revenus sont équilibrés ; 70 % / 30 % en cas d’écart de revenus significatif ; 100 % sur un seul emprunteur dans des montages spécifiques. Cette optimisation doit rester cohérente avec la capacité financière du foyer. L’impact de l’âge et de la santé sur le coût de l’assurance en 2026 Une hausse des tarifs avec l’âge Plus l’emprunteur est âgé, plus le risque statistique augmente, ce qui se traduit par des cotisations plus élevées, notamment sur la garantie décès. Après 50 ou 60 ans, l’écart de prix entre les contrats peut devenir très important. Comment limiter les surprimes Pour contenir le coût de l’assurance : comparer plusieurs assureurs spécialisés anticiper la souscription le plus tôt possible étudier les options de rachat d’exclusions analyser la garantie décès après 70 ans si le projet le nécessite. La suppression du questionnaire médical reste encadrée et ne s’applique pas à tous les profils. Le montant assuré ne doit pas excéder 200 000 € par emprunteur, avec un terme avant son 60e anniversaire. Courtier en assurance emprunteur : un allié pour réduire le coût du crédit Un accompagnement technique et réglementaire Le courtier en assurance emprunteur maîtrise les exigences des banques et les subtilités contractuelles. Il vérifie l’équivalence de garanties et sécurise la substitution d’assurance. Un gain de temps et d’argent En 2026, faire appel à un courtier permet : d’accéder à un large panel d’offres d’optimiser les garanties de réduire significativement le coût global du prêt immobilier. Son intervention est souvent rapidement rentabilisée par les économies générées. Réduire le coût de son assurance emprunteur en 2026 : une démarche stratégique L’optimisation de l’assurance emprunteur constitue l’un des leviers les plus efficaces pour diminuer le coût total d’un prêt immobilier en 2026. Délégation d’assurance, loi Lemoine, ajustement des quotités et mise en concurrence des assureurs permettent de réaliser des économies substantielles, sans compromettre la sécurité du projet. Adopter une démarche proactive et informée, éventuellement accompagnée par un professionnel, permet de concilier maîtrise budgétaire et protection durable sur toute la durée du crédit. Consultez notre baromètre du pouvoir d'achat immobilier de janvier 2026 pour visualiser le montant des économies potentielles en changeant d'assurance de prêt dans le mois qui suit la signature de l'offre de prêt.

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Mutuelle santé senior : pourquoi les tarifs flambent après 60 ans et comment économiser

Les dépenses médicales deviennent plus fréquentes et plus coûteuses à mesure qu’on vieillit. Cette réalité se reflète directement dans les cotisations des mutuelles santé, qui grimpent de façon continue à partir de 60 ans. Pour de nombreux retraités, cette hausse représente une part toujours plus importante de leur budget mensuel. Une analyse menée par le média MoneyVox met en lumière l’ampleur de cette inflation tarifaire et ses impacts sur les assurés âgés de 60 à 89 ans, selon le niveau de garanties choisi. Les résultats confirment une tendance bien connue : plus l’assuré vieillit, plus sa mutuelle lui coûte cher. Ce renchérissement constant s’explique par plusieurs facteurs structurels, mais aussi par des mécanismes propres au marché de la complémentaire santé. Comprendre d’où viennent ces augmentations et comment s’en prémunir permet aux seniors d’anticiper leurs dépenses et d’ajuster leur couverture au plus juste. Une hausse des tarifs de mutuelle santé accentuée dès 60 ans Dès le passage à la retraite, beaucoup constatent une augmentation sensible de leur cotisation de complémentaire santé. Les données compilées montrent des écarts importants entre les différents paliers d’âge. Pour les assurés de 60 à 64 ans, il est encore possible de trouver des contrats d’entrée de gamme autour de 70 € par mois. À ce stade de la vie, les besoins de santé ne sont pas encore aussi élevés que dans les décennies suivantes, ce qui permet aux organismes de proposer des tarifs encore relativement modérés pour des garanties minimales. Mais la situation change drastiquement à mesure que l’on avance dans les tranches d’âge. La période des 70-74 ans marque un premier saut important : pour une formule intermédiaire de mutuelle santé senior, le coût médian dépasse 90 € mensuels, tandis qu’une couverture plus protectrice s’élève autour de 155 € par mois. La tendance s’accentue encore entre 75 et 79 ans, avec une progression tarifaire de l’ordre de +14 %, soit l’un des plus forts écarts constatés. Cette tranche d’âge coïncide avec l’apparition de pathologies chroniques plus régulières, d’une consommation accrue de soins spécialisés et d’un besoin plus fréquent d’hospitalisations ou de dispositifs médicaux. Enfin, pour les 85-89 ans, les montants atteignent des sommets. Pour une protection élevée, le prix médian approche désormais les 190 € mensuels par assuré, un budget conséquent pour des personnes souvent dépendantes d’une pension fixe. Une progression mécanique des cotisations à chaque tranche de 5 ans L’étude montre également que les assureurs appliquent une logique tarifaire très structurée : à chaque passage d’une tranche d’âge à une autre, les cotisations augmentent automatiquement. Il ne s’agit pas d’une exception, mais d’un fonctionnement normalisé du secteur, basé sur les statistiques de consommation médicale. Ainsi, entre 60-64 ans et 65-69 ans, la hausse moyenne s’élève à près de 11 %. Le bond suivant, entre 65-69 ans et 70-74 ans, avoisine les 12 %. La tranche 75-79 ans constitue la période la plus impactée avec une augmentation de 14 %, révélant une étape charnière où les dépenses de santé accélèrent. Les progressions restent ensuite significatives, même si elles se modèrent quelque peu : autour de 9,5 % entre 80-84 ans, puis encore plus de 7 % entre 85-89 ans. Ces chiffres démontrent la difficulté pour les seniors de contenir leurs dépenses, même lorsqu’ils conservent le même contrat année après année. Les assureurs appliquent en effet des révisions tarifaires automatiques, indépendamment de l’historique médical individuel. Tarifs mensuels par tranche d’âge selon le niveau de garanties Tranche d’âge Couverture minimale Couverture moyenne Couverture renforcée 60 – 64 ans 71,26 €   -         - 65 – 69 ans 79,05 €   -             -         70 – 74 ans 84 € 91,50 € 155,77 € 75 – 79 ans 95,82 € 102,50 € 177,58 € 80 – 84 ans 104,90 € 112,22 € 194,44 € 85 – 89 ans 112,30 € 120 € 208,06 € Important : les valeurs estimées reposent sur les pourcentages d’augmentation mentionnés (10,93 %, 12 %, 14 %, 9,5 %, 7 %) appliqués à la dernière valeur connue. Ce ne sont pas des tarifs réels validés, mais des projections indicatives. Pourquoi les mutuelles santé coûtent-elles plus cher avec l’âge ? La flambée des prix observée chez les seniors ne s’explique pas uniquement par un phénomène de vieillissement naturel. Plusieurs éléments structurels interviennent et contribuent à rendre la mutuelle de plus en plus onéreuse après 60 ans. 1. Une consommation médicale bien plus importante Statistiquement, les dépenses de santé augmentent considérablement à partir de 60 ans :  consultations spécialisées,  troubles chroniques,  médicaments non pris en charge,  hospitalisations,  suivi préventif,  appareillage médical. Le risque financier pour l’assureur grimpe mécaniquement, ce qui a un impact direct sur les cotisations. 2. La fin de la participation obligatoire de l’employeur Pendant la vie active, l’immense majorité des salariés bénéficie d’une mutuelle collective en entreprise financée à 50 % (au minimum) par leur employeur. À la retraite, cette contribution disparaît.  Les seniors paient alors l’intégralité de la cotisation, ce qui alourdit leur budget mensuel. Même lorsqu’ils souhaitent conserver leur mutuelle collective à la retraite, les tarifs appliqués aux retraités sont beaucoup plus élevés que ceux payés par les salariés. À partir de la deuxième année, l’organisme assureur peut augmenter la cotisation de 25%, de 50% dès la troisième année, et fixer librement ses tarifs au-delà. 3. Les revalorisations générales appliquées chaque année Au-delà du vieillissement, les assureurs ajustent presque systématiquement leurs grilles tarifaires. Entre 2024 et 2025, les augmentations ont varié selon le niveau de protection choisi :  +1 % pour les formules de base  +4 % pour les couvertures intermédiaires jusqu’à +9,5 % pour les garanties les plus complètes.  Ces révisions annuelles participent pleinement à la hausse structurelle observée chez les seniors. Comment réduire le coût de sa mutuelle après 60 ans ? Face à la progression continue des tarifs, plusieurs leviers existent pour alléger la facture sans renoncer à une bonne protection santé. Bien que les marges de manœuvre ne soient pas illimitées, certaines stratégies peuvent permettre de réaliser des économies significatives. 1. Se renseigner sur la Complémentaire santé solidaire (CSS) Les personnes âgées disposant de revenus modestes peuvent obtenir une aide financière majeure grâce à la CSS. Cette aide peut être entièrement gratuite ou facturée quelques euros par mois selon l’âge :  de 60 à 69 ans : 25 € à partir de 70 ans : 30 €.  La CSS est une mutuelle responsable qui rembourse un panier de soins minimal (consultations, hospitalisation, médicaments, analyses et imagerie, 100% Santé en optique, dentaire et auditif) et limite fortement les restes à charge puisque les médecins n’ont pas le droit de facturer de dépassements d’honoraires. Pour de nombreux retraités à faibles ressources, cette solution constitue une alternative incontournable. 2. Être rattaché au contrat collectif du conjoint Lorsque l’un des membres du couple est encore salarié, il peut être avantageux de demander son rattachement à la mutuelle collective de l’entreprise, souvent plus favorable que les contrats individuels. Le surcoût appliqué pour ajouter un conjoint reste généralement inférieur au prix d’une mutuelle senior individuelle. 3. Comparer régulièrement les offres du marché Les contrats santé évoluent rapidement, tout comme leurs tarifs. Utiliser un comparateur en ligne de mutuelle santé une fois par an permet d’identifier des garanties mieux calibrées, d’éviter les options superflues et de repérer les assureurs moins coûteux pour un niveau de protection équivalent. Les économies peuvent atteindre plusieurs centaines d’euros par an. 4. Ajuster les garanties en fonction de ses besoins réels Beaucoup de seniors paient des options dont ils n’ont plus l’usage. Par exemple, des garanties élevées en optique ou dentaire peuvent ne plus être pertinentes si des soins récents ont déjà été réalisés. À l’inverse, renforcer la garantie hospitalisation peut être judicieux pour maîtriser les dépenses importantes. Un bilan annuel avec un conseiller peut aider à optimiser le rapport qualité-prix. Une vigilance indispensable pour maîtriser son budget santé après 60 ans L’augmentation continue des tarifs des mutuelles santé après 60 ans n’est pas un phénomène isolé, mais une réalité structurelle qui pénalise la majorité des seniors. Pour anticiper cette dépense croissante, il est essentiel d’adopter une démarche proactive : comparer, ajuster, vérifier les aides possibles et réévaluer régulièrement ses besoins. Même si le coût de la santé pèse de plus en plus lourd dans le budget des retraités, des solutions existent pour limiter l’impact financier tout en conservant un niveau de protection satisfaisant.