Projet immobilier et maladie cœliaque : comment assurer son crédit en 2025 ?

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Dans le cadre de la journée mondiale de sensibilisation à la maladie cœliaque ce vendredi 16 mai 2025, Magnolia.fr vous explique pourquoi cette pathologie invalidante peut constituer un obstacle à la souscription d’une assurance emprunteur. Comment le surmonter grâce à la réglementation et aux différentes options d’assurance ?

Qu’est-ce que la maladie cœliaque ?

Aujourd'hui est célébrée la Journée Mondiale de la Maladie cœliaque. C’est aussi le jour de la Saint-Honoré, le patron des boulangers ! Symbole ou pied-de-nez quand on sait qu’être atteint de cette pathologie implique d’exclure totalement le gluten de son alimentation.

La maladie cœliaque, aussi appelée intolérance permanente au gluten, est une affection auto-immune chronique. Elle touche environ 1 % de la population et provoque une réaction inflammatoire de l’intestin grêle dès l’ingestion de gluten. Sans prise en charge adaptée, les conséquences sur la santé peuvent être importantes.

Conséquences digestives immédiates

  • Douleurs abdominales fréquentes : crampes, sensation de ballonnement, flatulences.
  • Diarrhées chroniques ou constipation : troubles du transit liés à l'inflammation intestinale.
  • Nausées et vomissements : particulièrement après un repas contenant du gluten.

Carences nutritionnelles

L’atrophie des villosités intestinales réduit l’absorption des nutriments essentiels, provoquant :

  • Carence en fer : pouvant entraîner une anémie ferriprive chronique (fatigue, essoufflement).
  • Carence en calcium et vitamine D : affaiblissement osseux, risque accru d’ostéoporose.
  • Carence en vitamine B12 et acide folique : troubles neurologiques, douleurs musculaires, fourmillements.

Complications à long terme

Si la maladie cœliaque n’est pas diagnostiquée ou si le régime sans gluten n’est pas respecté, plusieurs risques de santé peuvent apparaître :

  • Ostéoporose précoce : fragilisation osseuse accrue, surtout chez les femmes.
  • Infertilité : possible chez les femmes comme chez les hommes.
  • Retard de croissance : chez les enfants, en raison des carences prolongées.
  • Dermatite herpétiforme : maladie cutanée auto-immune liée à l’intolérance au gluten.
  • Troubles neurologiques : ataxie, neuropathies périphériques, migraines fréquentes.

Risques accrus de maladies associées

Les personnes atteintes de maladie cœliaque non traitée sont plus exposées à certaines maladies auto-immunes :

  • Diabète de type 1
  • Thyroïdite auto-immune
  • Hépatite auto-immune
  • Maladie de Crohn (dans certains cas rares)

Si elle est bien prise en charge par un régime alimentaire strict, elle reste une affection de longue durée (ALD), ce qui impacte potentiellement la souscription d’une assurance emprunteur.

Maladie cœliaque : une pathologie chronique à bien déclarer à l’assurance de prêt

Pourquoi est-ce important dans le cadre d’un crédit immobilier ? Parce que l’assurance de prêt est exigée par les banques pour garantir le remboursement du capital en cas d’invalidité, d’incapacité ou de décès de l’emprunteur. Or, toute pathologie déclarée dans le questionnaire médical d’assurance de prêt immobilier peut entraîner un ajustement du contrat, voire une exclusion ou surprime.

La maladie cœliaque est considérée comme un risque aggravé de santé en assurance emprunteur, ce qui implique une couverture et une tarification spécifiques.

Crédit immobilier et assurance de prêt : quelles obligations en cas de maladie cœliaque ?

Depuis la loi Lemoine du 28 février 2022, la souscription d’une assurance emprunteur est facilitée. En effet, cette loi prévoit :

  • La suppression du questionnaire de santé pour les emprunts assurés de moins de 200 000 € par tête, remboursables avant les 60 ans de l’assuré ;
  • Le droit à l’oubli ramené à 5 ans pour les cancers et l’hépatite virale C ;
  • La possibilité de changer d’assurance emprunteur à tout moment.

Mais la maladie cœliaque ne fait pas partie des pathologies éligibles au droit à l’oubli, et n’est pas systématiquement exemptée du questionnaire de santé. Si votre crédit immobilier dépasse 200 000 €, et que vous avez plus de 60 ans à l’échéance du prêt, vous devrez déclarer votre état de santé.

La transparence est essentielle. Toute fausse déclaration en assurance emprunteur peut entraîner la nullité du contrat (article L113-8 du Code des assurances).

Quel est l’impact de la maladie cœliaque sur l’assurance de prêt immobilier ?

Comme toute maladie auto-immune en assurance emprunteur, la maladie cœliaque, si elle est bien suivie médicalement et sans complications, n’entraîne pas de refus d’assurance. En revanche, certaines situations peuvent conduire à :

  • Une acceptation aux conditions standards, sans majoration
  • Une surprime d’assurance (ex. +25 à +75 %) si des complications digestives ou nutritionnelles sont avérées (malabsorption, ostéoporose, carences graves)
  • Une exclusion de garantie pour certaines affections liées
  • Un délai d'attente avant la prise d'effet des garanties

Les assureurs évaluent au cas par cas, en fonction des éléments médicaux fournis : suivi gastro-entérologique, résultats de la biopsie, date de diagnostic, respect du régime sans gluten, état général…

Conseils pour bien assurer son prêt immobilier avec une maladie cœliaque en 2025

Voici les bonnes pratiques pour maximiser vos chances d’obtenir une assurance emprunteur avantageuse :

1. Préparer un dossier médical solide

Avant toute demande, réunissez les documents suivants :

  • Derniers bilans sanguins et examens médicaux 
  • Compte-rendu du gastro-entérologue 
  • Preuves de la stabilisation de la maladie 
  • Suivi nutritionnel ou avis diététique

Ces documents rassurent l’assureur sur l’évolution de la maladie et la bonne observance du traitement.

2. Comparer plusieurs contrats d’assurance

N’acceptez pas automatiquement l’assurance groupe de votre banque. Passez par une délégation d’assurance (loi Lagarde). Vous pourrez ainsi obtenir :

  • Des tarifs plus compétitifs 
  • Une meilleure couverture personnalisée 
  • Moins d’exclusions de garanties

Utilisez un comparateur spécialisé ou passez par un courtier en assurance de prêt connaissant bien les dossiers médicaux spécifiques.

3. Recourir à la convention AERAS si besoin

Si votre maladie cœliaque est sévère ou a provoqué des complications (hospitalisations, co-morbidités), et que vous essuyez un refus d’assurance, vous pouvez faire appel à la convention AERAS (S’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé).

Cette convention facilite l’accès à l’assurance de prêt pour les personnes présentant un risque de santé aggravé. Elle permet, après plusieurs niveaux d’examen, de trouver un contrat avec ou sans surprime/exclusion.

Conditions pour en bénéficier :

  • Être âgé de moins de 71 ans à la fin du prêt ;
  • Ne pas emprunter plus de 420 000 € (hors prêt relais) ;
  • Présenter un dossier médical détaillé.

Quels contrats d’assurance de prêt sont les plus adaptés en cas de maladie cœliaque ?

La loi Lagarde vous autorise à souscrire l'assurance emprunteur de votre choix et à refuser la formule systématiquement proposée par votre banque pour lui préférer une offre alternative moins chère et plus couvrante, sous réserve qu'elle respecte a minima l'équivalence de garanties. Voici quels contrats d’assurance à envisager en 2025 pour emprunter en toute sécurité malgré une maladie cœliaque :

Assurance individuelle personnalisée

C’est la solution la plus flexible : vous choisissez un contrat hors banque, auprès d’un assureur externe, avec une couverture adaptée à votre profil médical.

Avantages :

  • Étude personnalisée
  • Moins d’exclusions
  • Tarifs mieux ajsutés

Assurance groupe 

Les banques sont mal placées face aux risques aggravés (santé, âge, profession, pratique sportive), car leurs contrats d’assurance de prêt reposent sur le principe de mutualisation : les garanties sont standardisées, sans possibilité de couverture sur-mesure en adéquation avec le profil de l’emprunteur. 

Le contrat groupe bancaire peut éventuellement être moins cher, mais sa protection est moindre pour les emprunteurs présentant des risques accrus. Les marges des contrats externes étant très largement inférieures à celles des assurances bancaires, les premiers restent très compétitifs bancaires malgré l’application d’une surprime pour ALD.

Exemple chiffré : coût d’une assurance de prêt avec maladie cœliaque

Prenons un cas concret en 2025 :

  • Âge de l’emprunteur : 35 ans ;
  • Montant du prêt : 250 000 € sur 20 ans ;
  • Profil : maladie cœliaque bien stabilisée, sans complication.

Assurance groupe bancaire

  • Taux annuel : 0,36 %
  • Coût total sur 20 ans : 18 000 €

Délégation d’assurance avec surprime 50 %

  • Taux de base : 0,12 % + surprime 0,06 %
  • Taux total : 0,18 %
  • Coût total sur 20 ans : 9 000 €

Économie : 9 000 € sur la durée du prêt en choisissant une délégation d’assurance adaptée malgré une surprime.

Conclusion : oui, on peut emprunter avec une maladie cœliaque

En 2025, la maladie cœliaque n’est pas un obstacle à votre projet immobilier, à condition d’anticiper votre dossier et de bien choisir votre assurance emprunteur. Préparez vos justificatifs, comparez les offres, et tournez-vous vers des assureurs spécialisés si nécessaire. Grâce aux avancées législatives et aux solutions sur-mesure disponibles, il est tout à fait possible de sécuriser son crédit immobilier avec une couverture adaptée, même en cas de pathologie chronique.


 

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Hausse des forfaits médicaux en mars et avril 2026 : quel impact sur les mutuelles santé ?

Depuis le 1er mars 2026, les patients français font face à une nouvelle ponction sur leur budget santé. Trois forfaits médicaux ont été relevés de manière très significative (forfait journalier hospitalier, FPU et forfait actes lourds), avec des répercussions directes sur les remboursements et, in fine, sur le montant des cotisations versées aux complémentaires santé. Une participation forfaitaire en forte hausse Ce que prévoit le décret Un décret publié au Journal officiel le 31 mars 2026 officialise le relèvement de la participation forfaitaire applicable aux actes de soins dits "lourds". Concrètement, cette somme, qui représente la part non prise en charge par l'Assurance maladie obligatoire, grimpe de 24 à 32 euros, soit une augmentation de 33 % en un seul mouvement. Ce forfait s'applique à tous les actes médicaux dont le tarif atteint ou dépasse 120 euros, quel que soit le lieu où ils sont pratiqués : En cabinet médical En centre de santé À l'hôpital ou en clinique Au domicile du patient Cette mesure ne survient pas de manière isolée. Elle fait suite à 2 autres hausses intervenues le 1er mars 2026 : forfait journalier hospitalier : de 20 € à 23 € (de 15 € à 17 € en service psychiatrique) forfait patient urgences : de 19,61 € à 23 € (de 8,49 € à 9,96 € pour le forfait minoré pour les personnes vulnérables ou en ALD) En l'espace de quelques semaines, les patients se retrouvent donc confrontés à un alourdissement significatif de leur reste à charge. Un reste à charge qui pèse sur les ménages Dans la grande majorité des situations, c'est la complémentaire santé (mutuelle ou assurance) qui prend en charge cette participation forfaitaire, notamment dans le cadre des contrats dits "mutuelles responsables".  Ces contrats, qui bénéficient d'avantages fiscaux et sociaux, imposent aux organismes complémentaires de couvrir certaines dépenses non remboursées par la Sécurité sociale. En conséquence, lorsque la participation forfaitaire augmente, les complémentaires santé doivent assumer une charge financière plus importante. Et ce surcoût se répercute mécaniquement sur les cotisations payées par les assurés. Les patients et associations tirent la sonnette d'alarme Une grogne qui monte France Asso Santé, qui regroupe et représente les associations de patients à l'échelle nationale, n'a pas tardé à exprimer son indignation. Dans un communiqué publié dès le 20 février, la fédération interpelle les pouvoirs publics en ces termes : "Jusqu'où fera-t-on payer les malades ?", qualifiant la mesure d'"injuste et profondément choquante". La colère est d'autant plus vive que ces hausses successives ciblent précisément les personnes qui ont le plus besoin de recourir au système de soins : celles qui subissent des actes médicaux complexes et coûteux, souvent dans des contextes de pathologies sérieuses. Des hausses de cotisations inévitables Pour les assurés, la conséquence pratique est claire : les cotisations versées à leur mutuelle ou leur assurance santé vont augmenter. Les organismes complémentaires n'ont en effet pas d'autre choix que de répercuter sur leurs adhérents le surcroît de dépenses lié aux transferts de charges. Les personnes les plus exposées à ces hausses sont notamment : Les patients atteints de maladies chroniques nécessitant des actes réguliers et coûteux. Les assurés dont les contrats responsables couvrent intégralement la participation forfaitaire. Les ménages à revenus modestes, pour qui chaque euro de cotisation supplémentaire représente un effort réel. Réformer la mutuelle responsable Une mission de refonte en cours Face aux critiques convergentes des mutuelles, des assurances et des associations de patients, le gouvernement a pris un engagement : revoir en profondeur le contenu du contrat responsable. Pour préparer cette réforme, une mission dédiée à l'articulation entre l'Assurance maladie obligatoire et les complémentaires santé a été lancée en février 2026. L'objectif affiché est de mieux définir les responsabilités respectives de chaque acteur du financement des soins, afin de rééquilibrer un système jugé de plus en plus déséquilibré au détriment des patients et des complémentaires. Un chantier qui s'annonce complexe La refonte du contrat responsable constitue un dossier délicat, qui implique de nombreux acteurs aux intérêts divergents. D'un côté, l'État cherche à réduire le déficit de l'Assurance maladie sans alourdir directement les prélèvements obligatoires. De l'autre, les mutuelles, les assureurs, les syndicats et les associations de patients réclament davantage de transparence et d'équité dans la répartition des charges. En attendant les conclusions de cette mission, les assurés devront composer avec une réalité immédiate : des soins moins bien remboursés et des cotisations à la hausse, dans un contexte où le pouvoir d'achat reste une préoccupation centrale pour de nombreux Français.

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Santé : les 3 chiffres alarmants sur l’accès aux soins

L’accès aux soins en France se dégrade de manière préoccupante, comme le révèle la 3ᵉ édition du baromètre de l’accès aux soins réalisé par Ipsos pour la Fédération hospitalière de France (FHF). Derrière les constats globaux se cachent 3 chiffres clés particulièrement alarmants : explosion des délais de rendez-vous, renoncement massif aux soins et recours inadapté aux urgences. Ces indicateurs traduisent une crise structurelle du système de santé qui pénalise directement les patients. Découvrez une analyse complète des données essentielles à retenir, ainsi que leurs implications concrètes. Un système de santé sous tension : inquiétude généralisée des Français Avant même d’entrer dans les chiffres, le climat global est marqué par une forte défiance et une inquiétude croissante. Une perception très négative de la situation Les Français expriment massivement des sentiments négatifs face à l’état actuel du système de santé : 90 % se disent en colère face au manque de moyens hospitaliers. 89 % estiment qu’un investissement urgent est nécessaire. 85 % dénoncent des inégalités d’accès aux soins. Ces résultats traduisent une perte de confiance structurelle, alimentée par des difficultés concrètes d’accès aux professionnels de santé. Une peur réelle de ne pas être soigné Au-delà des opinions, les craintes individuelles sont très présentes : 73 % des Français ont peur de ne pas accéder à des soins de qualité en cas d’urgence. 63 % redoutent une hospitalisation dans le contexte actuel. Cette anxiété est directement liée aux tensions sur le système de santé et à la saturation des structures hospitalières. Chiffre n°1 – Des délais d’attente qui explosent L’allongement des délais de rendez-vous constitue l’un des principaux freins à l’accès aux soins. Des délais moyens très élevés selon les spécialités Les temps d’attente varient fortement selon les professionnels, mais restent globalement préoccupants : Médecin généraliste : 12 jours Pédiatre : 3 semaines Gynécologue ou psychiatre : 2 mois ORL : plus de 2 mois Ophtalmologiste : près de 3 mois Cardiologue : plus de 3 mois Dermatologue : plus de 4 mois Certains spécialistes deviennent quasiment inaccessibles dans des délais raisonnables, notamment les dermatologues où l’attente peut aller jusqu’à 1 an ! Une aggravation continue depuis plusieurs années La situation s’est nettement détériorée depuis 2019 : Délais multipliés par 3 pour les médecins généralistes Délais doublés pour plusieurs spécialistes (ORL, cardiologues, dermatologues) Cette évolution traduit : Une pénurie de professionnels de santé Une demande en forte augmentation Une organisation territoriale inadaptée Des inégalités territoriales persistantes L’accès aux soins varie fortement selon les régions : Certaines zones dépassent 20 semaines d’attente pour un dermatologue. Même les zones les mieux dotées comme la région PACA restent sous tension. La fracture territoriale en matière de santé continue de s’accentuer. Chiffre n°2 – 73 % des Français ont déjà renoncé à des soins Le renoncement aux soins est désormais un phénomène massif, en constante progression. Une hausse continue du renoncement Sur les 5 dernières années, 73 % des Français ont renoncé à au moins un acte médical, contre 68 % en 2025 et 63 % en 2024.   La tendance est clairement à la hausse, signe d’un accès de plus en plus difficile. Les principales raisons du renoncement Trois facteurs majeurs expliquent ce phénomène : 1. Les délais trop longs (facteur principal) 59 % des renoncements sont liés à l’attente. Difficulté à obtenir un rendez-vous rapide. 2. Le coût des soins 40 % des Français renoncent pour des raisons financières. Reste à charge trop élevé malgré les remboursements de la Sécurité Sociale. 3. L’éloignement géographique 38 % évoquent la distance comme frein. Manque de professionnels dans certaines zones (désert médical). Les types de soins les plus concernés Les renoncements portent sur plusieurs actes essentiels : Consultations médicales Analyses et examens Achat de médicaments Ce phénomène a des conséquences directes sur la santé publique, notamment en retardant les diagnostics. Chiffre n°3 – 1 Français sur 2 se rend aux urgences sans nécessité Le recours inapproprié aux urgences est un autre indicateur clé des dysfonctionnements du système. Une fréquentation élevée et inadaptée 49 % des Français se sont déjà rendus au service d’urgence sans réelle urgence médicale. Une hausse par rapport à 42 % en 2019. Ce chiffre illustre un report massif vers l’hôpital faute d’alternatives. Ce sont les plus jeunes qui abusent davantage du système : 57 % des moins de 35 ans se sont rendus aux urgences alors que leur situation ne le justifiait pas. Les principales raisons de ce recours Plusieurs facteurs expliquent ce comportement : Manque d’information sur les alternatives (29 %) Difficulté à obtenir un rendez-vous en ville (27 %) Recherche de rapidité et d’examens immédiats (27 %) Refus de prise en charge sans rendez-vous (18 %) Proximité géographique des urgences (15 %) Un symptôme d’un système désorganisé Le recours aux urgences reflète : Une médecine de ville saturée Un manque de coordination entre acteurs Une absence de solutions accessibles rapidement Résultat : une surcharge des services d’urgence, déjà sous pression. Quelles conséquences pour les patients ? Ces 3 chiffres clés ont des impacts concrets sur la population. Une dégradation de la prise en charge Retards de diagnostic Aggravation des pathologies Suivi médical insuffisant Une inégalité croissante face aux soins Les populations les plus fragiles sont les plus touchées : Personnes à faibles revenus Habitants des zones rurales Patients sans complémentaire santé Une pression accrue sur les hôpitaux Engorgement des urgences Conditions de travail dégradées pour les soignants Baisse de la qualité des soins La cherté des complémentaires santé creuse le phénomène de renoncement aux soins. Il faut compter au bas mot 80 € par mois pour une mutuelle santé senior avec des garanties minimales, les retraités étant davantage fragilisés que les actifs (mutuelle obligatoire pour les salariés et la fonction publique, mutuelle loi Madelin pour les TNS), puisqu’ils doivent assumer entièrement leur cotisation. Seuls les plus modestes peuvent accéder à la Complémentaire Santé Solidaire (CSS) qui ouvre droit à une mutuelle gratuite ou à faible participation financière. Vers une crise durable de l’accès aux soins ? Les indicateurs montrent une tendance structurelle inquiétante. Un système à bout de souffle Les difficultés actuelles résultent de plusieurs facteurs cumulés : Vieillissement de la population Désertification médicale Manque d’attractivité des métiers de santé Organisation territoriale inadaptée Des solutions encore insuffisantes Malgré certaines initiatives, les réponses restent limitées : Développement de la télémédecine Réorganisation des parcours de soins Incitations à l’installation des médecins Ces mesures peinent encore à inverser la tendance. L’accès aux soins est aujourd’hui l’un des principaux défis du système de santé français. Les délais d’attente, le renoncement aux soins et le recours excessif aux urgences ne sont pas des phénomènes isolés, mais les symptômes d’un déséquilibre global. Pour les patients, ces difficultés se traduisent par une prise en charge plus tardive, plus complexe et parfois incomplète. À moyen terme, sans réforme structurelle, ces tensions pourraient continuer de s’aggraver. L’enjeu est désormais clair : garantir un accès équitable, rapide et efficace aux soins pour l’ensemble de la population. Source : 3ème édition du Baromètre de l’accès aux soins de la Fédération Hospitalière de France (FHF), mars 2026