Pouvoir d’achat 2024 : comment bénéficier de la loi Lemoine assurance emprunteur ?

pouvoir-achat-2024-loi-Lemoine

Alors que l’inflation reste à un niveau élevé, surtout sur les produits alimentaires, les emprunteurs peuvent utiliser un moyen simple et rapide pour récupérer du pouvoir d’achat : changer d’assurance de prêt immobilier grâce à la loi Lemoine. Magnolia.fr vous explique comment profiter de ce dispositif révolutionnaire qui permet d’optimiser le coût de son crédit immobilier.

Loi Lemoine, une loi pouvoir d’achat

Entrée en vigueur en juin 2022 pour les nouveaux prêts et en septembre 2022 pour les contrats déjà émis, la loi Lemoine autorise tout emprunteur à changer d’assurance de prêt immobilier quand il le souhaite, sans devoir attendre la date d’échéance pour engager la démarche. Auparavant, en fonction de l’antériorité de son contrat de prêt, il fallait faire valoir soit la loi Hamon soit la loi Bourquin pour résilier l’assurance en cours et la substituer par une offre librement choisie, mieux adaptée et moins chère.

Désormais, chacun peut dénoncer l’assurance qui couvre son prêt immobilier à tout moment pour la remplacer par un contrat plus compétitif qui répond à ses besoins. L’assurance emprunteur est une dépense incontournable pour obtenir son prêt immobilier. Son coût pèse en moyenne un tiers du coût global d’un crédit immobilier, mais malheureusement la mise en concurrence des offres peut rarement s’exercer au moment de la demande de financement. Dans plus de 80% des cas, les banques réussissent à imposer leur contrat maison au détriment de l’intérêt financier des emprunteurs. À garanties équivalentes, une assurance externe est jusqu’à trois fois moins onéreuse.

La loi Lemoine donne l’opportunité à chaque emprunteur de remettre en question son contrat d’assurance et de souscrire une offre meilleur marché. Loi pouvoir d’achat, la loi Lemoine est aussi un dispositif inclusif pour les emprunteurs touchés par la maladie. Au changement de formule à tout moment, s’ajoutent deux autres mesures :

  • le droit à l’oubli renforcé pour un meilleur accès au prêt immobilier aux personnes ayant vaincu un cancer : le délai pour en profiter est passé de 10 à 5 ans, et ce droit s’applique désormais aux personnes guéries d’une hépatite C.
  • la suppression du questionnaire de santé dans certains cas : plus de sélection médicale lors de la souscription à l’assurance pour les parts assurées n’excédant pas 200 000€ et remboursées avant le 60ème anniversaire de l’emprunteur.

Les étapes pour changer d’assurance emprunteur

Changer d’assurance de prêt est devenu un jeu d’enfant avec la loi Lemoine. Suivez le guide :

  1. Mettez les offres en concurrence via un comparateur d’assurance de prêt immobilier : appuyez-vous sur la fiche standardisée d’information remise par votre banque lors de votre demande de financement ; elle détaille toutes les garanties qui conditionnent l’octroi du prêt et vous permet d’être en conformité avec les exigences de la banque. L’équivalence de garanties est obligatoire pour que votre demande de substitution soit acceptée.
  2. Sélectionnez le devis le plus compétitif qui correspond à vos besoins.
  3. Résiliez le contrat en cours par courrier recommandé accompagné du nouveau contrat et des conditions générales.

La banque dispose de 10 jours ouvrés pour donner sa réponse et émettre gratuitement l’avenant au contrat de prêt en cas d’acceptation.

Chez Magnolia.fr, nos experts s’occupent de toutes les démarches de substitution, parce que nous comprenons le peu d’engouement des emprunteurs à se coltiner de nouvelles contraintes administratives et parce que les banques continuent leurs manœuvres dilatoires. Faire des économies n’a jamais été aussi facile en étant accompagné d’un courtier !

Quelles économies avec la loi Lemoine ?

Propriétaires, optimisez votre pouvoir d’achat en 2024 avec l’assurance de prêt immobilier. Maintenant que vous savez comment changer d’assurance emprunteur, passons aux preuves que le jeu en vaut la chandelle.

  • En janvier 2023, vous avez emprunté 300 000€ sur 25 ans au taux de 2,55%, couverts par l’assurance bancaire au taux de 0,38% (taux moyen). La cotisation d’assurance s’élève à 95€ par mois, soit un total de 28 500€.
  • En janvier 2024, vous trouvez une assurance externe plus compétitive au taux de 0,13% (taux moyen chez Magnolia.fr). La cotisation tombe à 32€ par mois, soit une économie mensuelle de 63€ et un gain total de 18 271€ sur la durée restante de remboursement.

Consultez notre baromètre du pouvoir d’achat immobilier de janvier 2024 : vous constaterez l’intérêt de profiter de la délégation d’assurance emprunteur et de souscrire une formule individuelle qui met en échec l’offre bancaire en termes de coût et de garanties.

L’assurance emprunteur est aussi un levier pouvoir d’achat pour les futurs retraités. Un crédit immobilier conclu tardivement sera soldé après le départ à la retraite, à un moment où les revenus diminuent. En changeant d’assurance emprunteur au plus tôt après sa souscription, il est possible de réaliser des dizaines d’euros d’économies par mois.

Le bilan du Comité Consultatif du Secteur Financier publié la semaine dernière indique un bond de +80% de changements de contrat d’assurance de prêt immobilier grâce à la loi Lemoine depuis l’entrée en application du dispositif. Rejoignez le train des économies en changeant aujourd’hui d’assurance emprunteur.

Dernières publications

Pub tv coupe du monde 2026

Groupe Magnolia sur M6 partenaire de France-Maroc | Coupe du Monde 2026

Diffusé sur M6 le 9 juillet 2026, à l'occasion du quart de finale France - Maroc.   Le 9 juillet 2026, l'équipe de France affrontait le Maroc en quart de finale de la Coupe du Monde 2026, un match diffusé en clair sur M6 et suivi par plusieurs millions de téléspectateurs. Groupe Magnolia a saisi cette occasion unique pour s'associer à cette soirée exceptionnelle et gagner en visibilité auprès du grand public.  Un partenariat autour d'un moment fort du sport français À l'occasion de cette rencontre très attendue, Groupe Magnolia a conçu un spot TV diffusé pendant la soirée de match. Une manière pour le groupe, présent sur le marché de l'assurance emprunteur et de la gestion de patrimoine à travers ses quatre entités (Magnolia.fr, Simulassur, Cheval Blanc Patrimoine et Weendeal), de renforcer sa notoriété auprès d'un public élargi. Ce partenariat s'inscrit dans une stratégie plus large de développement de la visibilité de marque, avec l'ambition de faire connaître les solutions du groupe au-delà de ses canaux digitaux habituels.  Revoir le spot TV  À propos de Groupe Magnolia Groupe Magnolia réunit quatre entités spécialisées dans l'assurance et la gestion de patrimoine : Magnolia.fr, comparateur d'assurance emprunteur pour les particuliers ; Simulassur, plateforme B2B dédiée aux courtiers partenaires ; Cheval Blanc Patrimoine, dédiée à la gestion de patrimoine haut de gamme ; et Weendeal.  

mutuelle-santé-senior-comparer-3-offres

Mutuelle santé senior : pourquoi il faut comparer au moins 3 offres

Choisir une mutuelle santé senior est une démarche essentielle pour préserver son budget santé à la retraite. Avec l'âge, les besoins évoluent : consultations plus fréquentes, dépassements d'honoraires, soins dentaires, équipements optiques, audioprothèses ou encore hospitalisation. Pourtant, de nombreux retraités renouvellent leur contrat sans vérifier si une offre plus adaptée ou moins chère existe. Comparer au moins 3 mutuelles santé senior permet d'identifier le meilleur rapport entre garanties, cotisations et services. À prestations équivalentes, les écarts de prix peuvent atteindre plusieurs centaines d'euros par an.  Pourquoi les tarifs des mutuelles seniors varient autant ? Deux contrats de mutuelle santé senior affichant une cotisation similaire ne proposent pas forcément les mêmes remboursements. À l'inverse, deux contrats offrant des garanties proches peuvent présenter des écarts tarifaires importants. Les principaux critères qui influencent le prix sont : l'âge de l'assuré  le département de résidence  le niveau des garanties choisi  les dépassements d'honoraires pratiqués localement  les services inclus (assistance, téléconsultation, prévention, etc.)  la politique tarifaire de chaque assureur. Un senior qui ne compare pas les offres risque donc de payer plus cher pour une couverture parfois moins performante. Les besoins de santé évoluent après 60 ans Une mutuelle adaptée à un actif n'est pas forcément suffisante à la retraite. Les dépenses médicales augmentent progressivement. Hospitalisation : une garantie prioritaire Le poste hospitalisation représente souvent la première source de dépenses importantes. Une bonne mutuelle senior doit prévoir : la prise en charge des dépassements d'honoraires  le remboursement intégral du forfait journalier  une bonne couverture de la chambre particulière  les frais d'accompagnant lorsque cela est prévu. Une différence de quelques dizaines d'euros de cotisation peut permettre d'obtenir plusieurs centaines d'euros de remboursement supplémentaires en cas d'hospitalisation. Optique, dentaire et audition Même avec la réforme 100 % Santé ou reste à charge zéro, de nombreux assurés choisissent des équipements hors panier réglementé. Comparer les contrats permet d'évaluer : le plafond annuel en optique  les remboursements des implants dentaires et de la chirurgie réfractive de l’œil les prothèses hors reste à charge zéro en dentaire les aides auditives haut de gamme. Pourquoi comparer au moins 3 devis de mutuelle senior ? Un seul devis ne permet pas de connaître les prix du marché. Comparer 3 contrats minimum permet : d'identifier le tarif moyen  de repérer les garanties réellement utiles  d'éviter les garanties inutiles qui augmentent la cotisation  de négocier plus facilement avec son assureur actuel  de mesurer les différences de services. Cette méthode offre une vision beaucoup plus objective. Les critères à comparer ne se limitent pas au prix Le montant de la cotisation ne doit jamais être le seul élément de décision. Vérifier les remboursements Il faut analyser : les consultations de spécialistes  les dépassements d'honoraires  les actes de radiologie  les analyses médicales  les frais d'hospitalisation  les médecines douces  les cures thermales si elles sont importantes pour vous. Examiner les plafonds de remboursement Certaines mutuelles affichent des pourcentages élevés mais limitent les remboursements avec des plafonds annuels. Par exemple : 600 € par an pour l'optique  1 500 € pour le dentaire  300 € pour les médecines alternatives Comparer ces plafonds évite les mauvaises surprises. Regarder les délais de carence Certains contrats imposent un délai avant de rembourser certaines prestations. C’est notamment le cas pour l’hospitalisation (hors urgence), les prothèses dentaires et les audioprothèses. Si un soin est prévu rapidement, mieux vaut choisir une mutuelle santé sans délai de carence. Les services inclus peuvent faire la différence Les mutuelles santé ne proposent plus seulement des remboursements des dépenses médicales. Elles incluent souvent : la téléconsultation médicale  une assistance à domicile après hospitalisation  une aide-ménagère  un deuxième avis médical  un réseau de soins permettant de réduire le reste à charge  des programmes de prévention. Ces services peuvent représenter une véritable valeur ajoutée. Tableau comparatif des principaux critères d’une mutuelle senior Critère Offre A Offre B Offre C Cotisation mensuelle Faible (80 €/an) Moyenne (100 €/an) Élevée (120 €/an) Hospitalisation 100 % BRSS* (minimale) 200 % BRSS (bonne) 300 % BRSS ou plus (excellente) Dentaire soins courants + 100 % Santé (minimale) soins courants + 100 % Santé + forfait annuel soins courants + 100 % Santé + forfait annuel + implants Optique 100 % Santé (minimale) 100 % Santé + forfait annuel 100 % Santé + forfait annuel + chirurgie réfractive Audiologie 100 % Santé (minimale) 100 % Santé + forfait 500 € par œil 100 % Santé + forfait 1 000 € par œil Médecines douces Forfait faible (100 €/an) Forfait intermédiaire (300 €/an) Forfait élevé (500 €/an) Assistance Basique Intermédiaire Complète Téléconsultation Oui Oui Oui Délai de carence 6 mois 3 mois Aucun *BRSS : Base de Remboursement de l’Assurance Maladie Ce tableau montre qu'un contrat plus cher peut offrir des garanties beaucoup plus intéressantes selon les besoins de l'assuré. Les erreurs les plus fréquentes lors de la comparaison des mutuelles seniors De nombreux seniors se concentrent uniquement sur le montant de la cotisation. Voici les erreurs à éviter : comparer des garanties qui ne sont pas équivalentes  oublier les plafonds de remboursement  négliger les exclusions  ignorer les délais de carence  ne pas tenir compte des augmentations tarifaires futures  choisir une couverture trop importante par rapport à ses besoins. Une analyse globale est toujours préférable. Comment réaliser une comparaison efficace des mutuelles santé senior ? Avant de demander des devis, il est conseillé de faire le point sur ses dépenses de santé des 2 dernières années. Listez vos besoins Posez-vous les bonnes questions : consultez-vous souvent des spécialistes ? portez-vous des lunettes ? avez-vous des soins dentaires prévus ? êtes-vous équipé d'appareils auditifs ? souhaitez-vous être hospitalisé en chambre individuelle ? Cette étape permet de sélectionner uniquement les garanties utiles. Comparez les garanties ligne par ligne Une comparaison efficace consiste à examiner : les bases de remboursement  les forfaits annuels  les plafonds  les exclusions  les services annexes. Ne vous contentez jamais du tableau des garanties présenté en première page. Vérifiez le coût global Une mutuelle moins chère aujourd'hui peut devenir plus coûteuse après plusieurs revalorisations annuelles. Il est donc utile de s'intéresser : aux conditions d'évolution des cotisations  aux éventuelles réductions de mutuelle santé pour couple senior aux avantages fidélité  aux services inclus sans supplément. Changer de mutuelle est devenu beaucoup plus simple Depuis la résiliation infra-annuelle des complémentaires santé, il est possible de dénoncer son contrat après un an d'ancienneté, sans frais ni pénalités. Cette mesure facilite la mise en concurrence des assureurs et encourage les assurés à rechercher une couverture plus adaptée à leurs besoins. Un changement de contrat peut permettre de bénéficier de meilleurs remboursements ou de réduire le montant de la cotisation, tout en conservant un niveau de protection équivalent. Il reste néanmoins essentiel de vérifier que le nouveau contrat prend effet sans interruption afin d'éviter toute période sans couverture. Comparer régulièrement permet de réaliser des économies Les besoins médicaux évoluent au fil des années, tout comme les offres des assureurs. Une mutuelle choisie il y a 5 ou 10 ans n'est plus forcément la plus compétitive aujourd'hui. Il est recommandé de comparer les contrats tous les 2 ou 3 ans, notamment en cas : d'augmentation importante des cotisations  de départ à la retraite  de changement de situation familiale  d'apparition de nouveaux besoins médicaux  de baisse des remboursements constatée sur certains postes. Cette veille régulière permet d'optimiser son budget santé tout en conservant un niveau de protection adapté.

mutuelle-augmentation-reste-à-charge-2027

Mutuelle santé : vers une hausse du reste à charge pour les assurés en 2027

La question du financement de la santé est de nouveau au cœur des débats. Face à un déficit de la Sécurité sociale qui continue de se creuser, plusieurs pistes sont étudiées pour réduire les dépenses publiques. Mais derrière ces réformes se profile une conséquence directe pour les Français : une hausse des cotisations des mutuelles santé et une augmentation potentielle du reste à charge pour les assurés. Entre baisse des remboursements de l'Assurance maladie, évolution du contrat responsable, nouvelles franchises médicales et progression des dépenses de santé, l'année 2027 pourrait marquer un tournant pour les assurés. Tour d'horizon des mesures envisagées et de leurs conséquences. Le déficit de la Sécurité sociale pousse le gouvernement à rechercher des économies La situation financière de la Sécurité sociale continue de se dégrader. Selon la Cour des comptes, le déficit est en progression constante : 10,8 milliards d'euros en 2023  15,3 milliards d'euros en 2024  21,6 milliards d'euros en 2025  une nouvelle aggravation est attendue en 2026. Cette évolution s'explique notamment par plusieurs facteurs structurels : le vieillissement de la population  l'augmentation des maladies chroniques  une consommation de soins toujours plus importante  le coût croissant des innovations thérapeutiques. Dans ce contexte, les pouvoirs publics cherchent des solutions pour ralentir la progression des dépenses sans augmenter massivement les prélèvements obligatoires. Des remboursements de l'Assurance maladie qui pourraient diminuer L'une des principales pistes consiste à réduire la prise en charge de certains soins par l'Assurance maladie. Plusieurs postes sont concernés : les consultations et certains actes médicaux  les transports sanitaires  certains médicaments. Un transfert des dépenses vers les complémentaires santé Concrètement, lorsque la Sécurité Sociale rembourse moins, la différence doit être prise en charge par : la mutuelle santé  ou directement par le patient lorsqu'il ne bénéficie pas d'une complémentaire. Selon les estimations publiées par L'Argus de l'assurance, ce transfert de charges représenterait entre 1,5 et 2 milliards d'euros. Même si aucune décision définitive n'a encore été annoncée, plusieurs mesures pourraient être mises en œuvre rapidement par décret. Les mutuelles pourraient répercuter ces nouvelles charges Les organismes complémentaires ne disposent pas de ressources illimitées. Si leurs prestations augmentent fortement, ils disposent de peu de leviers : relever les cotisations diminuer certaines garanties renforcer les conditions de remboursement. Les particuliers comme les entreprises pourraient donc constater une nouvelle augmentation des prix des complémentaires santé en 2027, collectives comme  individuelles. Cette perspective inquiète d'autant plus que les dépenses de santé progressent déjà fortement. Un grand courtier anticipe une explosion des prestations des complémentaires en 2026 Le courtier Mercer Marsh Benefits France prévoit une année 2026 particulièrement coûteuse pour les organismes complémentaires. Selon son dernier baromètre, les prestations santé progresseraient de 7,2 % en moyenne. À titre de comparaison, l’inflation était moins forte les années passées : Année Évolution des prestations 2024 +3,3 % 2025 +5,5 % 2026 +7,2 % Cette estimation de 2026 ne prend pourtant pas en compte : les futurs transferts de charges de la Sécurité Sociale la contribution supplémentaire de 2,05 % prévue par la loi de financement de la Sécurité Sociale de 2026. Le coût réel pourrait donc être encore supérieur. Les soins de ville connaissent la plus forte inflation Parmi tous les postes de dépenses, les soins de ville enregistrent la progression la plus importante. Les remboursements des complémentaires augmenteraient de 16 %. Cette hausse s'explique notamment par : la revalorisation des consultations de nombreux spécialistes  une augmentation du nombre de consultations  des prescriptions médicales plus fréquentes. Les organismes complémentaires constatent que les patients consultent davantage qu'auparavant, aussi bien en médecine générale qu'en médecine spécialisée. L'hospitalisation continue également de coûter plus cher Autre poste en forte progression : l'hospitalisation. Mercer estime que les remboursements progresseront de 6,1 %. Cette évolution résulte notamment : de la hausse des tarifs hospitaliers  du recours croissant aux chambres particulières  de l'amélioration des prestations proposées par les établissements. Ces dépenses pèsent directement sur les contrats de complémentaire santé. Pharmacie, dentaire et médecines douces suivent la même tendance D'autres postes affichent également une progression sensible. Les médicaments Les remboursements augmenteraient de 4,3 %. Cette hausse s'explique notamment par : le développement de traitements innovants  l'utilisation croissante de médicaments coûteux  la prise en charge de nouveaux traitements contre l'obésité (remboursement Wegovy depuis juin 2026) Les soins dentaires Le poste dentaire progresserait de 5,7 %. Le dispositif 100 % Santé ou zéro reste à charge en dentaire favorise notamment le recours aux prothèses en zircone, beaucoup plus nombreuses qu'anticipé lors de la mise en place de la réforme. Les médecines complémentaires Les remboursements des médecines douces augmenteraient de 6,6 %. Les consultations chez les ostéopathes, les psychologues et les étiopathes sont de plus en plus fréquentes. Une nouvelle taxe sur les complémentaires santé en 2027 ? Autre sujet de préoccupation : le renouvellement de la taxe sur les cotisations des complémentaires santé. Cette taxe représente environ 1 milliard d'euros. Si elle était reconduite en 2027, elle viendrait s'ajouter aux nombreuses charges déjà supportées par les organismes complémentaires. Là encore, le risque est de voir cette hausse être répercutée sur les cotisations des assurés. Le contrat responsable pourrait évoluer Aujourd'hui, près de 95 % des complémentaires santé sont des contrats de mutuelle responsable. Ils bénéficient d'avantages fiscaux mais doivent respecter un cahier des charges précis concernant les remboursements. Des garanties plus limitées ? L'Assurance Maladie propose désormais de recentrer ces contrats sur des garanties minimales. L'objectif affiché est double : limiter les dépenses globales  proposer des contrats moins chers. Dans les faits, cette évolution pourrait conduire certains assurés à souscrire une mutuelle discount au risque d’avoir une couverture moins protectrice, et par extension de subir un reste à charge plus élevé. Les complémentaires santé discutent de cette réforme depuis plusieurs années, tout comme plusieurs parlementaires. Les franchises médicales pourraient encore augmenter La Cour des comptes recommande également de revoir les franchises médicales et les participations forfaitaires. Aujourd'hui, elles concernent notamment : les consultations médicales  les médicaments  les analyses biologiques  les transports sanitaires. De nouvelles dépenses pourraient être concernées Les propositions portent sur plusieurs évolutions : suppression de certaines exonérations (personnes déclarées en ALD notamment) extension des franchises à de nouveaux soins (dentiste, sage-femme) éventuelle augmentation de leur montant. Ces mesures restent toutefois à l'état de recommandations. Les personnes sans mutuelle seraient les premières pénalisées Si les remboursements de l'Assurance Maladie diminuent, les personnes ne disposant pas d'une complémentaire santé subiront immédiatement une augmentation de leur reste à charge. Cette situation concerne principalement : les ménages aux revenus modestes qui ne bénéficient pas de la Complémentaire Santé Solidaire (CSS) certains travailleurs indépendants des retraités ayant renoncé à une mutuelle devenue trop coûteuse. Pour ces publics, le renoncement aux soins pourrait augmenter. Comment limiter l'impact d'une hausse du reste à charge ? Même si les réformes ne sont pas encore définitivement adoptées, plusieurs réflexes permettent d'anticiper. Comparer régulièrement sa mutuelle Les écarts tarifaires peuvent être importants entre 2 contrats proposant des garanties équivalentes (jusqu’à 300 € par an). Comparer les offres de mutuelle santé permet souvent : de réduire sa cotisation  d'améliorer certains remboursements  d'adapter son contrat à ses besoins réels. La résiliation infra-annuelle en mutuelle santé vous autorise à renoncer à votre contrat à tout moment et sans frais après une année de souscription.  Adapter ses garanties Il est parfois inutile de payer pour des garanties rarement utilisées. À l'inverse, certains assurés ont intérêt à renforcer leur couverture sur les postes les plus coûteux (hospitalisation, dentaire, optique, audiologie). Vérifier les plafonds de remboursement Au-delà du prix de la cotisation, il est essentiel d'examiner : les plafonds annuels  les délais de carence  les exclusions  les niveaux de remboursement des dépassements d'honoraires. Vers une année 2027 décisive pour les complémentaires santé La réforme du financement de la santé pourrait profondément modifier l'équilibre entre Assurance maladie, mutuelles et assurés. Entre transferts de charges, évolution du contrat responsable, hausse des franchises médicales et progression continue des dépenses de santé, les complémentaires devront absorber des coûts toujours plus importants. Pour les assurés, la conséquence la plus probable est une augmentation du reste à charge, soit par une hausse des cotisations, soit par une réduction des remboursements. Les arbitrages qui seront rendus dans les prochains mois seront donc déterminants pour le budget santé des ménages en 2027.