Mutuelle santé : quels sont les actes de prévention remboursés en 2025 ?

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La prévention occupe une place centrale dans notre système de santé. Les mutuelles et autres assurances complémentaires jouent un rôle essentiel en proposant des remboursements pour de nombreux actes préventifs. Découvrez dans cet article complet quels sont les actes de prévention actuellement pris en charge par le régime général et les mutuelles, et comment en bénéficier.

Les actes de prévention et dépistages couverts par l’Assurance maladie

Principaux dépistages pris en charge par Ameli

Le cancer du sein :

  • Mammographie tous les 2 ans pour les femmes de 50 à 74 ans
  • Deuxième lecture systématique par un second radiologue pour les mammographies jugées normales
  • Prise en charge à 100% sans avance de frais

Le cancer colorectal :

  • Test immunologique à réaliser tous les 2 ans pour les 50-74 ans
  • Kit de dépistage gratuit à retirer chez le médecin
  • Prise en charge totale de l’analyse du test

Le cancer du col de l'utérus :

  • Frottis cervico-utérin ou examen cytologique tous les 3 ans pour les femmes de 25 à 29 ans, test HPV-HR out détection des virus HPV-HR tous les 5 ans
  • Test HPV-HR ou détection des virus HPV-HR tous les 5 ans entre 30 et 65 ans
  • Remboursé à 100% par l'Assurance Maladie

Le cancer de la peau :

  • Consultation de dépistage chez un dermatologue
  • Remboursée aux tarifs conventionnels de la Sécurité sociale (70%)
  • Recommandée une fois par an pour les personnes à risque

L'ostéoporose :

  • Ostéodensitométrie tous les 3 ou 5 ans pour les populations à risque
  • Remboursée à 70% sur prescription médicale
  • Destinée principalement aux femmes ménopausées

Pour tous ces dépistages, la part restante éventuelle peut être prise en charge par votre mutuelle santé selon le contrat souscrit. Il est conseillé de répondre aux invitations de dépistage reçues par courrier et de respecter les intervalles recommandés entre chaque examen.

La vaccination, premier acte de prévention

L’Assurance maladie rembourse à 100% :

Les autres vaccins, même s’ils sont obligatoires, sont pris en charge à 65% sur prescription médicale. L’injection est remboursée aux conditions habituelles (70% si faite par un médecin ou une sage-femme, 60% par une infirmière, 100% pour certains patients en ALD).

Actes de prévention remboursables par la mutuelle santé

Le dépistage précoce reste l'un des piliers de la prévention en santé. Les mutuelles sont des acteurs de cette prévention. La réglementation oblige certains types de contrats à prendre en charge l’intégralité du ticket modérateur d’au moins 2 actes de prévention par an. La mutuelle responsable qui représente 95% des contrats du marché de la complémentaire santé se conforme en effet à un cahier des charges imposant la couverture d’un panier minimum de soins.

La liste des actes de prévention remboursables par les complémentaires santé a été établie par l’article 1er de l’arrêté du 8 juin 2006 en application de l’article 2-871-1 du Code de la Sécurité Sociale. En voici quelques exemples :

  • Détartrage annuel complet
  • Dépistage de l’hépatite B
  • Dépistage de troubles de l’audition chez les assurés de plus de 50 ans (tous les 5 ans)
  • Acte d’ostéodensitométrie
  • Certains vaccins (diphtérie, tétanos et poliomyélite, coqueluche, BCG, rubéole)

Prévention bucco-dentaire : des soins essentiels mieux remboursés

La santé bucco-dentaire fait l'objet d'une attention croissante. Le programme "M'T dents" a été élargi, permettant des examens de contrôle gratuits à des âges clés, entre 3 et 24 ans. Les détartrages sont pris en charge 2 fois par an, tandis que les scellements de sillons pour les enfants sont remboursés jusqu'à 14 ans.

Les mutuelles complètent ces remboursements avec des forfaits préventifs incluant :

  • un bilan parodontal annuel
  • des consultations de prévention chez l'orthodontiste
  • des séances d'apprentissage à l'hygiène bucco-dentaire

Les actes de prévention liés au mode de vie

Face à l'augmentation des maladies liées au mode de vie, les mutuelles développent leurs offres de prévention et ne se limitent pas aux 2 actes annuels obligatoirement remboursés.

Le sevrage tabagique bénéficie souvent d’un forfait spécifique, qui offre un remboursement partiel des substituts nicotiniques et des consultations spécialisées.

Les programmes de prévention de l'obésité sont également concernés. De nombreuses mutuelles proposent désormais des forfaits nutrition incluant :

  • des consultations chez un diététicien
  • des bilans nutritionnels personnalisés
  • des ateliers d'éducation thérapeutique

Prévention pour les populations spécifiques

Les femmes enceintes

Les futures mères bénéficient d'un suivi préventif renforcé. Les échographies de grossesse sont intégralement remboursées par l'Assurance maladie à partir du 6ème mois de grossesse (taux de 70% jusqu'à la fin du 5ème mois), tout comme les analyses prénatales obligatoires. Les séances de préparation à l'accouchement et à la parentalité sont également prises en charge, dans la limite de 7 séances, si elles sont réalisées par une sage-femme ou un médecin.

Les seniors

Les personnes âgées disposent de programmes de prévention dédiés compris dans leur mutuelle senior. Sous la forme d’un forfait annuel de quelques dizaines d’euros, voire plusieurs centaines d’euros pour les contrats haut de gamme, les mutuelles destinées aux seniors permettent de couvrir les dépenses des actes de prévention partiellement remboursées par la Sécurité Sociale, et ceux qui ne bénéficient d’aucune prise en charge, comme :

  • Activité physique adaptée
  • Ergothérapie et psychomotricité (bilan et séances)
  • Nutrition
  • Vaccins internationaux
  • Tests pour maladies cardio-vasculaires, diabète, maladie de Lyme

Un bilan de prévention de la dépendance peut être proposé. Les ateliers de prévention des chutes et les bilans mémoire peuvent également être pris en charge par de nombreuses mutuelles. Ils peuvent permettre de détecter une maladie neurodégénérative (Alzheimer, Parkinson).

L’accès aux informations sur la prévention santé (ateliers, conférences, en présentiel ou en ligne) est gratuit. Chez Aésio Mutuelle, le service Prévaésio est inclus dans tous les contrats et contient des informations ciblées sur les sujets de prévention, des fiches pratiques et vidéos pédagogiques, des articles et des interviews d’experts, ainsi qu’un calendrier des actions sur tout le territoire national.

Les médecines douces et la prévention

Les approches thérapeutiques complémentaires gagnent du terrain dans les garanties des mutuelles. Les médecines douces comme l’ostéopathie et l'acupuncture bénéficient de forfaits annuels plus importants. La chiropraxie, la naturopathie et l'ergothérapie préventive font leur entrée dans de nombreux contrats.

Comment optimiser vos remboursements prévention en 2025 ?

Pour bénéficier au mieux des remboursements liés à la prévention, il est conseillé de :

  • Être couvert par un contrat responsable
  • Vérifier les garanties spécifiques de votre contrat
  • Respecter les délais recommandés entre les examens
  • Utiliser les services de prévention en ligne proposés par votre mutuelle
  • Participer aux programmes de prévention personnalisés

En 2025, les mutuelles santé renforcent leur engagement dans la prévention avec des remboursements plus généreux et des programmes innovants. Cette évolution répond aux enjeux de santé publique et aux attentes des assurés. Il est essentiel de bien connaître les garanties de son contrat pour profiter pleinement de ces avantages préventifs.

N'hésitez pas à contacter votre conseiller mutuelle pour faire le point sur vos garanties prévention et optimiser votre couverture selon vos besoins spécifiques.

Et si vous n’êtes pas satisfait de votre mutuelle, changez-en ! La réglementation vous autorise à résilier votre contrat de complémentaire santé à tout moment après une année de souscription. Le changement de mutuelle peut générer une économie jusqu’à 300€ par an.

 

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En juillet et en août 2026, les taux moyens devraient osciller entre les valeurs suivantes : sur 15 ans : de 3,17 % à 3,35 % sur 20 ans : de 3,31 à 3,50 % sur 25 ans : de 3,42 % à 3,60 % Cette stabilité s'explique par plusieurs facteurs. Une production de crédits encore insuffisante Le volume de prêts immobiliers accordés au printemps est resté inférieur aux attentes de nombreux réseaux bancaires. Dans ce contexte, les établissements n'ont aucun intérêt à relever immédiatement leurs barèmes, au risque de freiner davantage la demande. Certaines grandes banques continuent également d'appliquer des politiques commerciales offensives afin de gagner des parts de marché, ce qui contribue à maintenir les taux sous contrôle durant l'été. La disparition des offres promotionnelles de crédit immo Si les taux affichés semblent peu évoluer, la réalité est plus nuancée pour les emprunteurs. 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Les projections les plus prudentes évoquent ainsi des taux pouvant approcher : Durée du prêt immo Taux actuel juillet 2026 Hypothèse pour septembre 2026 15 ans 3,35 % de 3,40 % à 3,50 % 20 ans 3,50 % de 3,55 % à 3,70 % 25 ans 3,60 % jusqu’à 4 % Ces niveaux restent naturellement tributaires de l'évolution de l'inflation, des marchés financiers et des décisions de la BCE. Quelles conséquences pour les emprunteurs ? Une hausse, même limitée, des taux immobiliers peut avoir des répercussions importantes sur la capacité d'emprunt. Un pouvoir d'achat immobilier en baisse Lorsque les taux augmentent : les mensualités deviennent plus élevées ; le coût total du crédit progresse ; la capacité d'emprunt diminue à revenus identiques. Pour certains ménages, quelques dixièmes de point suffisent à perdre plusieurs milliers d'euros de capacité de financement, à modifier leur projet, voire à y renoncer. 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Si les taux immobiliers remontent rapidement en septembre dans un contexte où le taux d'usure ne sera pas modifié avant le 1er octobre, certains dossiers pourraient dépasser le plafond autorisé. Les emprunteurs les plus âgés ou présentant un risque médical plus élevé, dont l'assurance de prêt est plus coûteuse, seraient les premiers concernés. Faut-il emprunter avant septembre 2026 ? Il reste difficile d'affirmer avec certitude que les taux augmenteront dès la rentrée. En revanche, plusieurs signaux économiques montrent que la période de stabilité actuelle pourrait toucher à sa fin. Si votre projet immobilier est déjà bien avancé, vous avez tout intérêt à : finaliser rapidement votre dossier de financement  comparer les offres de plusieurs banques  négocier votre assurance emprunteur afin de réduire le coût global du crédit  solliciter un courtier pour accéder aux meilleures conditions du marché. Même une faible variation des taux peut représenter plusieurs milliers d'euros d'économies sur un prêt immobilier de longue durée.

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Complémentaire santé : 7 questions à se poser avant de choisir son contrat

Choisir une complémentaire santé ne consiste pas seulement à comparer les prix. Un contrat peu coûteux peut finalement revenir très cher si les garanties ne correspondent pas à vos besoins réels. À l'inverse, une formule très protectrice peut entraîner des cotisations élevées alors que certaines garanties ne seront jamais utilisées. Avant de signer, il est donc essentiel de réaliser un véritable diagnostic de votre situation. Voici les 7 questions qui vous permettront de sélectionner une mutuelle adaptée à votre profil et d'éviter les mauvaises surprises. Pourquoi est-il indispensable de faire le point avant de comparer les mutuelles ? Face à la multiplication des offres, beaucoup d'assurés commencent par rechercher le contrat le moins cher. Pourtant, cette méthode conduit souvent à choisir une couverture inadaptée. Une complémentaire santé, qu'il s'agisse d'une mutuelle ou d'une assurance, doit avant tout répondre à vos dépenses de santé habituelles et à celles que vous êtes susceptible d'engager dans les prochains mois. Quelques minutes d'analyse peuvent ainsi vous faire économiser plusieurs centaines d'euros par an tout en améliorant votre niveau de remboursement. Avant toute comparaison, prenez le temps d'examiner : vos remboursements de l'Assurance Maladie  vos dépenses restant à votre charge  les soins que vous utilisez régulièrement  votre situation familiale  votre âge et vos éventuels projets de santé. 1. Quels sont mes besoins de santé aujourd'hui ? La première question est aussi la plus importante. Votre contrat doit être construit autour de votre consommation médicale réelle. Pour cela, reprenez vos relevés de remboursement des 12 à 24 derniers mois. Vous pourrez rapidement identifier les postes qui représentent les dépenses les plus importantes. Les soins les plus fréquents concernent généralement : les consultations médicales  les médicaments  les examens de laboratoire  l'hospitalisation  les soins dentaires  l'optique  les équipements auditifs. Si vous consultez régulièrement un spécialiste pratiquant des dépassements d'honoraires, ce poste devra également être pris en compte. Les besoins évoluent avec l'âge Les garanties nécessaires ne sont pas les mêmes selon votre situation. Voici quelques exemples : Un jeune actif privilégiera souvent une bonne prise en charge des consultations et une cotisation modérée. Une famille recherchera des remboursements élevés en orthodontie et en optique. Un senior accordera davantage d'importance à l'hospitalisation, aux prothèses dentaires ou aux aides auditives. 2. Quelles dépenses restent réellement à ma charge ? Une mutuelle performante est celle qui réduit efficacement votre reste à charge. Il est donc utile de repérer les soins pour lesquels vous payez régulièrement un complément parce qu’ils sont peu ou pas du tout remboursés par la Sécurité Sociale. Les postes les plus concernés sont souvent : les dépassements d'honoraires  les lunettes  les implants dentaires  certaines prothèses  les médecines douces les chambres particulières en cas d'hospitalisation. En identifiant ces dépenses, vous éviterez de payer pour des garanties inutiles tout en renforçant celles qui vous concernent réellement. 3. Les garanties proposées correspondent-elles à mes priorités ? Toutes les mutuelles ne couvrent pas les mêmes dépenses avec la même intensité. Il est préférable d'examiner chaque garantie séparément. L'hospitalisation Il s'agit du poste le plus coûteux en cas de problème de santé. Vérifiez notamment : la prise en charge des dépassements d'honoraires  le remboursement de la chambre individuelle  les frais d'accompagnant À noter : le forfait journalier hospitalier est intégralement remboursé par la mutuelle responsable, quel que soit le nombre de jours. Les soins dentaires Les prothèses, les implants et certains traitements peuvent représenter des sommes importantes. Comparez les plafonds annuels, les remboursements hors panier 100 % Santé (reste à charge zéro en dentaire) et les forfaits spécifiques. L'optique Même si le dispositif 100 % Santé permet d'obtenir certains équipements sans reste à charge, beaucoup d'assurés préfèrent choisir des montures ou des verres plus haut de gamme. Le montant du forfait optique de la mutuelle santé peut alors faire une réelle différence. L'audiologie Le coût des appareils auditifs reste élevé lorsque l'on choisit des modèles situés en dehors du panier 100 % Santé. Un bon remboursement peut limiter fortement les dépenses. Une mutuelle haut de gamme peut proposer un forfait audition allant jusqu’à 1 700 € par oreille. 4. Suis-je en train de payer pour des garanties inutiles ? L'une des erreurs les plus fréquentes consiste à souscrire une formule très complète "au cas où". En réalité, certaines garanties ne seront peut-être jamais utilisées. Voici quelques exemples : Un jeune adulte sans problème de vue n'a pas forcément besoin d'un forfait optique très élevé. Une personne ayant une excellente dentition utilisera rarement un important forfait implantologie. Un assuré qui ne consulte jamais de médecin en secteur 2 n'aura pas nécessairement besoin d'une couverture élevée des dépassements d'honoraires. Supprimer les garanties superflues permet souvent de réduire sensiblement la cotisation annuelle. 5. Quels services sont inclus dans le contrat de complémentaire santé ? Aujourd'hui, les complémentaires santé ne se limitent plus aux remboursements. De nombreux contrats proposent également des services complémentaires qui peuvent simplifier le quotidien. Parmi eux, on peut citer : la téléconsultation médicale  l'assistance à domicile après une hospitalisation  l'aide ménagère  le soutien psychologique  les réseaux de soins permettant d'obtenir des tarifs négociés chez certains opticiens, dentistes ou audioprothésistes  les applications de suivi santé. Ces prestations peuvent représenter un véritable avantage selon votre situation. 6. Les conditions du contrat sont-elles suffisamment claires ? Le niveau de remboursement ne constitue pas le seul critère. Il convient également de vérifier plusieurs éléments contractuels. Soyez particulièrement attentif : aux délais de carence, notamment en hospitalisation, optique et dentaire aux plafonds annuels  aux exclusions de garantie  aux limitations concernant certains soins  aux modalités d'évolution des cotisations. Prenez également le temps de lire les conditions générales avant de signer. Un contrat affichant des remboursements attractifs peut comporter des limitations importantes. 7. Ai-je comparé le coût global plutôt que la seule cotisation ? Le tarif mensuel attire naturellement l'attention, mais il ne reflète pas toujours le coût réel de votre couverture. Une mutuelle un peu plus chère peut finalement être plus avantageuse si elle rembourse mieux vos dépenses habituelles. Avant de choisir, comparez : Critère Pourquoi le vérifier ? Cotisation annuelle Mesurer le coût réel du contrat Reste à charge Évaluer ce que vous payez réellement Garanties essentielles Vérifier qu’elles couvrent vos besoins Services inclus Identifier les avantages complémentaires Évolution des tarifs Anticiper le coût dans les prochaines années Cette approche permet de raisonner en coût global plutôt qu'en simple prix d'appel. Les erreurs les plus fréquentes lors du choix d'une complémentaire santé De nombreux assurés commettent les mêmes erreurs au moment de souscrire leur contrat. Les plus courantes sont : choisir uniquement en fonction du prix  ne pas relire les tableaux de garanties  ignorer les plafonds de remboursement  souscrire des garanties inutiles  oublier d'anticiper l'évolution de leurs besoins  ne pas comparer plusieurs offres de mutuelle santé. Éviter ces pièges permet de sélectionner une couverture réellement adaptée.

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Crédit immobilier : toutes les infos pour emprunter en juillet 2026

Le marché du crédit immobilier en juillet 2026 évolue dans un environnement encore contrasté : des prix immobiliers qui s’ajustent lentement, des taux de crédit qui restent sous tension, et un cadre réglementaire (notamment le taux d’usure) qui joue un rôle clé dans l’accès au financement. Entre conditions bancaires, assurance emprunteur et évolution du pouvoir d’achat immobilier, vous devez plus que jamais optimiser votre dossier pour sécuriser votre projet d’achat. Taux d’intérêts en juillet 2026  Vers une stabilisation sous tension En juillet 2026, les taux de crédit immobilier affichent une stabilité globale après avoir légèrement augmenté en début d'année, avec un taux moyen sur 20 ans qui se maintient autour de 3,50 % (hors assurance emprunteur et coût des sûretés).  Les banques continuent d’ajuster leurs barèmes en fonction du coût de refinancement et du contexte macroéconomique, sans mouvement brutal mais avec une vigilance accrue. La grande nouveauté de ce mois est la hausse des taux d'usure publiée au Journal officiel, qui desserre l'étau autour des dossiers d'emprunt (lire plus bas). Les barèmes moyens du marché se déclinent ainsi selon les durées d'emprunt : Prêts sur 15 ans : entre 3,17 % et 3,35 %  Prêts sur 20 ans : entre 3,31 % et 3,50 %  Prêts sur 25 ans : entre 3,42 % et 3,60 % Pour obtenir le meilleur taux, l'écart se fait sur la qualité de votre profil (apport de 10 % à 20 % pour les frais de notaire, gestion bancaire irréprochable). Les meilleurs profils peuvent obtenir des décotes substantielles : 3,00 % sur 15 ans 3,10 % sur 20 ans 3,20 % sur 25 ans Pourquoi les taux restent élevés en 2026 ? Les taux d’intérêt sont influencés par plusieurs paramètres simultanés : Le coût de refinancement des banques sur les marchés obligataires Les décisions de politique monétaire européenne Le niveau d’inflation encore partiellement instable La concurrence bancaire sur les dossiers les plus solides Même si certaines périodes montrent une stabilisation, les banques intègrent toujours une prime de risque plus élevée qu’avant 2022, ce qui explique des taux structurellement supérieurs aux niveaux historiquement bas observés durant la période post-Covid. Un marché immobilier encore en phase d’ajustement Dans le même temps, le marché immobilier ancien reste peu dynamique : les volumes de transactions sont estimés autour de 900 000 ventes sur l’année, en recul par rapport à 2025.  On assiste à une stabilisation globale, caractérisée par une légère baisse des prix allant de -1 % à -3 % sur un an. Cette tendance varie fortement selon la typologie des biens et les zones géographiques :  Paris et Île-de-France : stabilisation des prix, mettant fin à la forte chute des années précédentes (autour de 9 700 €/m² pour Paris intra-muros).  Grandes métropoles : poursuite de la baisse dans les grandes villes de province, où les acheteurs disposent d'un fort pouvoir de négociation. Régions attractives : maintien voire hausses ponctuelles dans les zones côtières et les territoires très attractifs. Plusieurs tendances structurent le contexte des taux en juillet 2026 : Les prix immobiliers reculent légèrement mais restent élevés sur longue période. Les volumes de ventes stagnent, avec une mobilité résidentielle plus faible. Les secundo-accédants hésitent à vendre à cause de leurs anciens crédits très avantageux. Les banques restent sélectives dans l’octroi des financements. Perspective pour les emprunteurs Si vous avez un projet d’achat immobilier en juillet 2026, cela implique : Une capacité d’emprunt légèrement réduite par rapport aux années de taux bas Une importance accrue de l’apport personnel Un rôle central de la qualité du dossier (stabilité professionnelle, endettement, reste à vivre) Taux d’usure en juillet 2026 : une revalorisation qui débloque des dossiers Révisé par la Banque de France chaque trimestre, le taux d’usure constitue un élément déterminant du financement immobilier. Il correspond au taux annuel effectif global (TAEG) maximum autorisé, intégrant à la fois le taux d’intérêt, l’assurance emprunteur et les frais annexes (frais de dossier, hypothèque ou caution). Au 1er juillet 2026, ce plafond est relevé, ce qui assouplit l’accès au crédit. Cette hausse de l’usure reflète l’augmentation des taux d’emprunt au cours du trimestre précédent. Nouveaux seuils du taux d’usure du T3 2026 Voici les seuils applicables à partir de juillet 2026 : Type de prêt TAEG moyen constaté au T2 2026 Taux d’usure au 1er juillet 2026 Taux fixe : moins de 10 ans 3,05 % 4,07 % Taux fixe : 10 à moins de 20 ans 3,43 % 4,57 % Taux fixe : 20 ans et plus 3,97 % 5,29 % Taux variable  3,96 % 5,28 % Prêt relais 4,79 % 6,39 % Cette hausse, comprise entre +0,07 et +0,10 point selon les durées, peut sembler marginale. Pourtant, elle a un impact direct sur la recevabilité des dossiers. Ce que change concrètement cette hausse La revalorisation de juillet 2026 permet : De réduire les refus de prêt liés au dépassement du TAEG D’améliorer la fluidité des dossiers en cours d’instruction De sécuriser les financements des emprunteurs proches du seuil Pour les courtiers, cette évolution est considérée comme un facteur de stabilisation du marché du crédit, même si elle ne compense pas entièrement la hausse des taux bancaires. Délégation d’assurance : le levier clé pour faire baisser son TAEG Dans un dossier de crédit immobilier, l’assurance emprunteur joue un rôle déterminant. Elle peut représenter une part importante du TAEG et, dans certains cas, faire basculer un dossier au-dessus du taux d’usure si son coût est trop élevé. La délégation d’assurance de prêt devient alors un levier stratégique. Pourquoi l’assurance influence autant le crédit ? Intégrée dans le TAEG, l’assurance de prêt peut fortement varier selon : L’âge de l’emprunteur L’état de santé La profession exercée Le niveau de couverture choisi Plus le profil est jugé “à risque”, plus l’assurance augmente, ce qui peut bloquer l’accès au financement. La délégation d’assurance : une solution efficace La délégation d’assurance permet de remplacer le contrat groupe proposé par la banque par un contrat individuel externe. Ses avantages sont parlants : Réduction du coût global de l’assurance Ajustement plus fin au profil réel de l’emprunteur Baisse mécanique du TAEG Meilleure compatibilité avec le taux d’usure Dans de nombreux cas, le choix stratégique d’une assurance déléguée suffit à faire repasser un dossier sous le plafond réglementaire. Autres leviers pour optimiser son dossier En complément de l’assurance de prêt, plusieurs actions peuvent améliorer l’acceptation du crédit : Augmenter légèrement l’apport personnel Réduire la durée du prêt pour diminuer le coût total Comparer les garanties (caution ou hypothèque) Négocier les frais de dossier bancaires Faire jouer la concurrence entre établissements Faire appel à un courtier en assurance et en crédit Ces ajustements, cumulés, peuvent faire une différence significative sur le taux final. La réussite d’un projet immobilier repose moins sur le “bon moment” que sur la qualité du montage financier : optimisation du taux, choix de l’assurance et structuration du dossier deviennent les véritables leviers de financement.