Mutuelle santé : quels sont les actes de prévention remboursés en 2025 ?

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La prévention occupe une place centrale dans notre système de santé. Les mutuelles et autres assurances complémentaires jouent un rôle essentiel en proposant des remboursements pour de nombreux actes préventifs. Découvrez dans cet article complet quels sont les actes de prévention actuellement pris en charge par le régime général et les mutuelles, et comment en bénéficier.

Les actes de prévention et dépistages couverts par l’Assurance maladie

Principaux dépistages pris en charge par Ameli

Le cancer du sein :

  • Mammographie tous les 2 ans pour les femmes de 50 à 74 ans
  • Deuxième lecture systématique par un second radiologue pour les mammographies jugées normales
  • Prise en charge à 100% sans avance de frais

Le cancer colorectal :

  • Test immunologique à réaliser tous les 2 ans pour les 50-74 ans
  • Kit de dépistage gratuit à retirer chez le médecin
  • Prise en charge totale de l’analyse du test

Le cancer du col de l'utérus :

  • Frottis cervico-utérin ou examen cytologique tous les 3 ans pour les femmes de 25 à 29 ans, test HPV-HR out détection des virus HPV-HR tous les 5 ans
  • Test HPV-HR ou détection des virus HPV-HR tous les 5 ans entre 30 et 65 ans
  • Remboursé à 100% par l'Assurance Maladie

Le cancer de la peau :

  • Consultation de dépistage chez un dermatologue
  • Remboursée aux tarifs conventionnels de la Sécurité sociale (70%)
  • Recommandée une fois par an pour les personnes à risque

L'ostéoporose :

  • Ostéodensitométrie tous les 3 ou 5 ans pour les populations à risque
  • Remboursée à 70% sur prescription médicale
  • Destinée principalement aux femmes ménopausées

Pour tous ces dépistages, la part restante éventuelle peut être prise en charge par votre mutuelle santé selon le contrat souscrit. Il est conseillé de répondre aux invitations de dépistage reçues par courrier et de respecter les intervalles recommandés entre chaque examen.

La vaccination, premier acte de prévention

L’Assurance maladie rembourse à 100% :

Les autres vaccins, même s’ils sont obligatoires, sont pris en charge à 65% sur prescription médicale. L’injection est remboursée aux conditions habituelles (70% si faite par un médecin ou une sage-femme, 60% par une infirmière, 100% pour certains patients en ALD).

Actes de prévention remboursables par la mutuelle santé

Le dépistage précoce reste l'un des piliers de la prévention en santé. Les mutuelles sont des acteurs de cette prévention. La réglementation oblige certains types de contrats à prendre en charge l’intégralité du ticket modérateur d’au moins 2 actes de prévention par an. La mutuelle responsable qui représente 95% des contrats du marché de la complémentaire santé se conforme en effet à un cahier des charges imposant la couverture d’un panier minimum de soins.

La liste des actes de prévention remboursables par les complémentaires santé a été établie par l’article 1er de l’arrêté du 8 juin 2006 en application de l’article 2-871-1 du Code de la Sécurité Sociale. En voici quelques exemples :

  • Détartrage annuel complet
  • Dépistage de l’hépatite B
  • Dépistage de troubles de l’audition chez les assurés de plus de 50 ans (tous les 5 ans)
  • Acte d’ostéodensitométrie
  • Certains vaccins (diphtérie, tétanos et poliomyélite, coqueluche, BCG, rubéole)

Prévention bucco-dentaire : des soins essentiels mieux remboursés

La santé bucco-dentaire fait l'objet d'une attention croissante. Le programme "M'T dents" a été élargi, permettant des examens de contrôle gratuits à des âges clés, entre 3 et 24 ans. Les détartrages sont pris en charge 2 fois par an, tandis que les scellements de sillons pour les enfants sont remboursés jusqu'à 14 ans.

Les mutuelles complètent ces remboursements avec des forfaits préventifs incluant :

  • un bilan parodontal annuel
  • des consultations de prévention chez l'orthodontiste
  • des séances d'apprentissage à l'hygiène bucco-dentaire

Les actes de prévention liés au mode de vie

Face à l'augmentation des maladies liées au mode de vie, les mutuelles développent leurs offres de prévention et ne se limitent pas aux 2 actes annuels obligatoirement remboursés.

Le sevrage tabagique bénéficie souvent d’un forfait spécifique, qui offre un remboursement partiel des substituts nicotiniques et des consultations spécialisées.

Les programmes de prévention de l'obésité sont également concernés. De nombreuses mutuelles proposent désormais des forfaits nutrition incluant :

  • des consultations chez un diététicien
  • des bilans nutritionnels personnalisés
  • des ateliers d'éducation thérapeutique

Prévention pour les populations spécifiques

Les femmes enceintes

Les futures mères bénéficient d'un suivi préventif renforcé. Les échographies de grossesse sont intégralement remboursées par l'Assurance maladie à partir du 6ème mois de grossesse (taux de 70% jusqu'à la fin du 5ème mois), tout comme les analyses prénatales obligatoires. Les séances de préparation à l'accouchement et à la parentalité sont également prises en charge, dans la limite de 7 séances, si elles sont réalisées par une sage-femme ou un médecin.

Les seniors

Les personnes âgées disposent de programmes de prévention dédiés compris dans leur mutuelle senior. Sous la forme d’un forfait annuel de quelques dizaines d’euros, voire plusieurs centaines d’euros pour les contrats haut de gamme, les mutuelles destinées aux seniors permettent de couvrir les dépenses des actes de prévention partiellement remboursées par la Sécurité Sociale, et ceux qui ne bénéficient d’aucune prise en charge, comme :

  • Activité physique adaptée
  • Ergothérapie et psychomotricité (bilan et séances)
  • Nutrition
  • Vaccins internationaux
  • Tests pour maladies cardio-vasculaires, diabète, maladie de Lyme

Un bilan de prévention de la dépendance peut être proposé. Les ateliers de prévention des chutes et les bilans mémoire peuvent également être pris en charge par de nombreuses mutuelles. Ils peuvent permettre de détecter une maladie neurodégénérative (Alzheimer, Parkinson).

L’accès aux informations sur la prévention santé (ateliers, conférences, en présentiel ou en ligne) est gratuit. Chez Aésio Mutuelle, le service Prévaésio est inclus dans tous les contrats et contient des informations ciblées sur les sujets de prévention, des fiches pratiques et vidéos pédagogiques, des articles et des interviews d’experts, ainsi qu’un calendrier des actions sur tout le territoire national.

Les médecines douces et la prévention

Les approches thérapeutiques complémentaires gagnent du terrain dans les garanties des mutuelles. Les médecines douces comme l’ostéopathie et l'acupuncture bénéficient de forfaits annuels plus importants. La chiropraxie, la naturopathie et l'ergothérapie préventive font leur entrée dans de nombreux contrats.

Comment optimiser vos remboursements prévention en 2025 ?

Pour bénéficier au mieux des remboursements liés à la prévention, il est conseillé de :

  • Être couvert par un contrat responsable
  • Vérifier les garanties spécifiques de votre contrat
  • Respecter les délais recommandés entre les examens
  • Utiliser les services de prévention en ligne proposés par votre mutuelle
  • Participer aux programmes de prévention personnalisés

En 2025, les mutuelles santé renforcent leur engagement dans la prévention avec des remboursements plus généreux et des programmes innovants. Cette évolution répond aux enjeux de santé publique et aux attentes des assurés. Il est essentiel de bien connaître les garanties de son contrat pour profiter pleinement de ces avantages préventifs.

N'hésitez pas à contacter votre conseiller mutuelle pour faire le point sur vos garanties prévention et optimiser votre couverture selon vos besoins spécifiques.

Et si vous n’êtes pas satisfait de votre mutuelle, changez-en ! La réglementation vous autorise à résilier votre contrat de complémentaire santé à tout moment après une année de souscription. Le changement de mutuelle peut générer une économie jusqu’à 300€ par an.

 

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Identifier les garanties exigées par la banque La banque exige les garanties décès et PTIA (Perte Totale et Irréversible d'Autonomie), auxquelles viennent s’ajouter d’autres garanties en fonction de votre projet et de votre profil d’emprunteur : garantie invalidité permanente totale (IPT) ; garantie invalidité permanente partielle (IPP) ; garantie incapacité temporaire de travail (ITT) ; éventuellement garantie perte d’emploi. 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Compléments alimentaires : sont-ils remboursés par la mutuelle santé ?

Les compléments alimentaires sont utilisés pour combler certaines carences, renforcer les apports nutritionnels ou accompagner des besoins spécifiques, notamment pendant la grossesse ou avec l’âge. Pourtant, leur coût reste à la charge du consommateur. La Sécurité sociale ne rembourse pas les compléments alimentaires, mais certaines exceptions existent. De son côté, la mutuelle santé peut proposer une prise en charge partielle grâce à des forfaits spécifiques. Découvrez les conditions de remboursement des compléments alimentaires, les garanties à vérifier dans votre contrat et les solutions pour réduire vos dépenses de santé. La Sécurité sociale rembourse-t-elle les compléments alimentaires ? En règle générale, les compléments alimentaires ne sont pas remboursés par l'Assurance maladie, car ce ne sont pas des médicaments. Ils n'ont pas de propriété curative ou préventive contre les maladies et ne nécessitent pas d'autorisation de mise sur le marché (AMM) de la même manière. Ils regroupent notamment les vitamines, les minéraux, les plantes, les acides aminés et d'autres substances destinées à compléter l'alimentation. Même lorsqu'un médecin recommande leur utilisation, une prescription ne suffit pas à ouvrir un droit au remboursement. La prise en charge dépend de la nature du produit, de son statut réglementaire et des conditions prévues par l'Assurance maladie. Quelques chiffres sur la consommation de compléments alimentaires en France :  Le marché français des compléments alimentaires représente un chiffre d'affaires d'environ 3 milliards d'euros par an (selon les estimations du syndicat Synadiet). 61 % des Français ont consommé des compléments alimentaires au cours des 24 derniers mois. 77 % des consommateurs en prennent de façon régulière (plusieurs cures par an). Les compléments alimentaires les plus consommés et vendus se regroupent autour de grandes catégories de besoins (immunité, forme, digestion, sommeil et stress) : vitamine C, vitamine D, magnésium, Oméga 3, probiotiques, compléments pour les cheveux et les ongles. Le budget moyen dépensé par les Français pour les compléments alimentaires se situe entre 15 et 50 euros par mois pour la majorité des consommateurs. Quels compléments alimentaires peuvent être remboursés ? La Sécurité sociale ne prend en charge certains compléments alimentaires que dans des cas très précis : La dénutrition avérée : les Aliments Destinés à des Fins Médicales Spéciales (ADFMS), comme les Compléments Nutritionnels Oraux (CNO) prescrits après une chirurgie ou un cancer, sont remboursés à 65 %. Les carences documentées et médicalement justifiées : certains traitements ou suppléments spécifiques (comme le fer ou l'acide folique pendant la grossesse, ou certains besoins liés à la chirurgie bariatrique) peuvent être pris en charge s'il s'agit de médicaments et non de simples compléments en vente libre.  Les Affections Longue Durée (ALD) : certaines prises en charge particulières peuvent être validées au cas par cas. Il faut donc distinguer : les compléments alimentaires classiques, non remboursés ; les médicaments prescrits et remboursables, soumis aux règles habituelles de l'Assurance maladie ; les produits nutritionnels à usage médical, dont la prise en charge dépend d'indications spécifiques. La mutuelle santé rembourse-t-elle les compléments alimentaires ? Une mutuelle santé peut rembourser certains compléments alimentaires, mais uniquement si le contrat prévoit une garantie adaptée. La couverture n'est donc pas systématique. En règle générale, les complémentaires santé ne remboursent pas les produits achetés librement en pharmacie, en parapharmacie ou sur Internet. Toutefois, certains contrats intègrent des forfaits qui peuvent contribuer à financer ces dépenses. Bon à savoir : si le complément alimentaire bénéficie d’un remboursement de l’Assurance Maladie, le contrat de mutuelle responsable est obligé de couvrir le ticket modérateur.  Le forfait pharmacie non remboursée Certaines mutuelles proposent un forfait annuel consacré aux médicaments ou aux produits de pharmacie non pris en charge par la Sécurité sociale, ainsi qu’à l’automédication (sans prescription). Selon les conditions du contrat, cette garantie peut couvrir une partie des dépenses engagées pour des compléments alimentaires. Le remboursement peut être limité à un montant annuel ou à un plafond par achat. Avant de compter sur cette prise en charge, vérifiez notamment : le montant du forfait annuel ; les produits éligibles ; l'obligation éventuelle de disposer d'une prescription médicale ; les justificatifs à fournir, comme une facture nominative ; les éventuelles exclusions prévues au contrat. Les forfaits prévention et bien-être D'autres complémentaires santé prévoient une garantie dédiée à la médecine douce, à la prévention ou/et au bien-être. Selon les offres, ces forfaits peuvent couvrir certains produits ou prestations non remboursés par l'Assurance maladie. Attention : un forfait médecine douce ne couvre pas automatiquement les compléments alimentaires. La garantie doit mentionner explicitement les dépenses éligibles ou prévoir une catégorie suffisamment large pour les inclure. Les offres partenaires de certaines mutuelles Certaines complémentaires santé proposent à leurs assurés des avantages auprès de marques spécialisées dans les compléments alimentaires. Ces dispositifs prennent parfois la forme de réductions ou de remboursements ciblés sur certains produits. Il est important de consulter les conditions de l'offre et de vérifier si l'avantage s'applique à vos achats habituels. Comment obtenir le remboursement de vos compléments alimentaires ? Pour savoir si vos achats peuvent être pris en charge, commencez par consulter le tableau des garanties de votre complémentaire santé. 1. Vérifiez les garanties de votre contrat Recherchez les rubriques suivantes : pharmacie non remboursée ; automédication ; prévention et bien-être ; médecines douces ; prestations ou produits partenaires. Si les compléments alimentaires ne sont pas mentionnés, contactez votre organisme pour confirmer leur éventuelle éligibilité. 2. Conservez les justificatifs nécessaires Si votre contrat prévoit un remboursement, rassemblez les documents demandés. Il peut s'agir d'une facture détaillée, d'une prescription médicale ou d'un justificatif précisant la nature du produit acheté. Une facture seule ne garantit pas le remboursement : le produit doit entrer dans le champ de la garantie. 3. Comparez les forfaits avant de choisir votre mutuelle Si vous achetez régulièrement des compléments alimentaires, ce poste de dépenses peut entrer dans vos critères de comparaison. Examinez le montant du forfait, les exclusions et les conditions d'accès à la garantie. Privilégiez une couverture correspondant à vos besoins réels plutôt qu'un contrat plus coûteux uniquement pour bénéficier d'un forfait bien-être. FAQ sur le remboursement des compléments alimentaires Une ordonnance permet-elle de se faire rembourser des compléments alimentaires ? Non, pas systématiquement. Une ordonnance ne suffit pas à rendre un complément alimentaire remboursable. La prise en charge dépend du statut du produit et des conditions définies par l'Assurance maladie ou par votre mutuelle. Les vitamines sont-elles remboursées par la Sécurité sociale ? Certaines spécialités vitaminées disposant du statut de médicament peuvent être remboursées lorsqu'elles remplissent les conditions requises. Les vitamines vendues comme compléments alimentaires classiques restent généralement à la charge de l'acheteur. La mutuelle rembourse-t-elle les probiotiques et le magnésium ? Cela dépend du contrat. Les probiotiques et le magnésium vendus comme compléments alimentaires ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale. Une mutuelle peut éventuellement les couvrir au titre d'un forfait spécifique, si les conditions de garantie le permettent. Comment savoir si un complément alimentaire est remboursé ? Consultez les informations officielles relatives au produit, demandez conseil à votre pharmacien et vérifiez votre tableau de garanties. En cas de doute, contactez directement votre complémentaire santé avant l'achat.

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Chômage technique après les émeutes du 17 octobre : l’assurance emprunteur couvre-t-elle la perte d’emploi ?

Votre outil de travail a été partiellement ou totalement détruit durant les émeutes du 17 octobre dernier, et vous vous retrouvez au chômage technique ? En tant qu'emprunteur immobilier, vous avez peut-être souscrit à la garantie perte d'emploi de l'assurance de prêt. Cette protection peut-elle être activée dans ces circonstances et vous indemniser ? La réponse est non en cas de chômage technique, car cette situation ne correspond pas à une perte définitive d'emploi. En revanche, si les destructions entraînent un licenciement économique, une indemnisation peut être envisageable, sous réserve des conditions prévues par votre contrat d'assurance emprunteur. Voici les règles à connaître et les solutions pour faire face à vos échéances de crédit immobilier. L’essentiel à retenir Le chômage technique n'est pas couvert par la garantie perte d'emploi de l'assurance emprunteur, car le contrat de travail est maintenu. Un licenciement économique définitif peut ouvrir droit à une indemnisation, si les conditions du contrat sont respectées. Le CDI constitue une condition d'éligibilité, avec des restrictions concernant la période d'essai et le préavis. Les délais de carence et de franchise doivent être respectés avant toute prise en charge des mensualités du crédit immobilier. Des solutions alternatives existent si la garantie ne fonctionne pas : négociation avec la banque, report d'échéances ou recherche d'aides d'urgence. Le chômage technique après les émeutes du 17 octobre est-il couvert par l'assurance emprunteur ? La garantie perte d'emploi d'une assurance de prêt immobilier ne couvre pas le chômage technique, même lorsque celui-ci fait suite à la destruction des locaux ou de l'outil de travail pendant des émeutes urbaines, comme celles survenues le 17 octobre dernier à Paris et dans les grandes villes françaises. Pourquoi le chômage technique n'ouvre-t-il pas droit à une indemnisation ? Le chômage technique, officiellement appelé activité partielle ou chômage partiel, permet à une entreprise confrontée à des difficultés temporaires de réduire ou de suspendre son activité. Il peut notamment être mis en place après un sinistre exceptionnel qui empêche les salariés de travailler normalement. Dans cette situation, le contrat de travail est suspendu, mais il n'est pas rompu. Le salarié conserve son emploi, même s'il subit une baisse de revenus. Or, la garantie perte d'emploi de l'assurance emprunteur vise la perte involontaire et définitive d'un emploi salarié, consécutive à un licenciement répondant aux conditions du contrat. Le chômage technique ne constitue pas un événement garanti, pour 3 raisons : Le contrat de travail est maintenu malgré l'arrêt temporaire de l'activité. Le salarié ne fait pas l'objet d'un licenciement économique définitif. Les contrats d'assurance excluent le chômage partiel ou technique de leur champ d'indemnisation. Ainsi, même si les émeutes du 17 octobre ont provoqué la fermeture temporaire de votre entreprise et une diminution importante de votre salaire, vous ne pouvez pas obtenir la prise en charge de vos mensualités de crédit immobilier au titre de cette garantie. Les destructions liées aux émeutes changent-elles les conditions de couverture ? La cause du chômage technique ne suffit pas à déclencher la garantie perte d'emploi. Que l'entreprise soit touchée par des émeutes, un incendie ou un autre événement exceptionnel, l'assureur examine avant tout la situation professionnelle de l'emprunteur et les conditions contractuelles. Situation professionnelle Prise en charge par la garantie perte d’emploi Fermeture temporaire de l'entreprise et chômage technique Non Réduction temporaire du temps de travail Non Licenciement économique définitif Possible sous conditions Démission ou rupture conventionnelle Exclue Ces règles concernent la garantie perte d'emploi. D'autres protections, notamment celles liées à un dommage matériel ou à une incapacité de travail, obéissent à des garanties et des conditions différentes. Un licenciement économique après les émeutes peut-il être indemnisé ? Si les destructions lors des émeutes rendent impossible la reprise de l'activité et conduisent votre employeur à prononcer un licenciement économique définitif, la situation est tout autre. La garantie perte d'emploi de l’assurance de prêt peut alors être mobilisable, à condition que le licenciement entre dans les événements couverts par votre contrat et que vous remplissiez les critères d'éligibilité. Quelles sont les conditions à remplir ? Les contrats prévoient fréquemment les exigences suivantes : Être salarié en CDI : les salariés en période d'essai ou en préavis de licenciement sont exclus de la souscription ou de la couverture, selon les modalités contractuelles. Avoir souscrit la garantie avant la perte d'emploi : vous ne pouvez pas ajouter rétroactivement cette protection pour un événement déjà survenu (effet d’aubaine). Respecter le délai de carence : une période de 6 à 18 mois suivant la prise d'effet de la garantie empêche son activation immédiate. Respecter le délai de franchise : après le licenciement, un délai supplémentaire de 3 à 9 mois s’écoule avant le premier versement. Percevoir les allocations chômage : la garantie exige généralement que le licenciement ouvre droit à une indemnisation par France Travail. Les conditions d'âge, d'ancienneté professionnelle et la durée maximale de prise en charge dépendent du contrat. Quel montant l'assurance peut-elle prendre en charge ? Même lorsque la garantie est activée, l'assureur ne rembourse qu’une partie de la mensualité du crédit immobilier, entre 30 % et 80 %. Selon les modalités prévues, il peut prendre en charge : une partie de l'échéance mensuelle ; un montant plafonné par mois ; les mensualités pendant une durée limitée (maximum 18 mois consécutifs). La prise en charge peut être limitée à un nombre maximal de mois par période de chômage et sur l'ensemble du prêt. Il est donc indispensable de consulter la notice d'information de votre assurance emprunteur, ainsi que les conditions générales, avant d'estimer le montant de l'indemnisation. Chômage partiel : que faire si votre assurance emprunteur ne vous indemnise pas ? Si vous êtes au chômage technique à la suite des émeutes du 17 octobre, l'absence d'indemnisation au titre de la garantie perte d'emploi ne signifie pas que vous êtes sans solution. Plusieurs démarches peuvent vous aider à préserver votre budget et à continuer de rembourser votre crédit immobilier. Négocier un report des mensualités avec votre banque Contactez rapidement votre établissement prêteur pour lui expliquer les conséquences des destructions sur votre activité professionnelle et vos revenus. Vous pouvez notamment demander : un report temporaire des mensualités de crédit ; une suspension provisoire du remboursement du capital ; un aménagement des mensualités pour réduire vos charges à court terme. L'accord de la banque n'est pas automatique. Vérifiez également les conséquences de l'aménagement proposé sur la durée du prêt, le coût total du crédit et les intérêts éventuels. Relisez aussi votre offre de prêt : elle peut prévoir des possibilités de modulation ou de report des échéances sous certaines conditions. Vérifier les aides destinées aux salariés et aux entreprises sinistrées Renseignez-vous auprès de votre employeur, des organismes sociaux et des autorités locales pour connaître les dispositifs éventuellement mis en place après les émeutes. Selon votre situation, vous pouvez notamment vous rapprocher : de votre employeur, pour connaître les modalités d'indemnisation de l'activité partielle ; de France Travail, si votre contrat de travail est finalement rompu ; des services publics locaux, pour identifier d'éventuelles aides exceptionnelles aux personnes touchées ; des organismes d'accompagnement social, si la baisse de revenus compromet le paiement de vos charges essentielles. L'existence et les conditions d'accès à ces aides doivent être vérifiées au moment de votre demande. Déclarer votre situation à l'assureur sans attendre Même si le chômage technique n'est pas couvert par votre assurance de prêt, prenez le temps de contacter votre assureur pour vérifier les garanties souscrites et les exclusions applicables. Si votre situation évolue vers un licenciement économique définitif, demandez-lui la liste des justificatifs nécessaires. Il pourra notamment s'agir de votre contrat de travail, de la lettre de licenciement et de l'attestation destinée à France Travail. Ne cessez pas de payer vos échéances sans avoir obtenu un accord de votre banque ou vérifié les dispositions applicables à votre prêt. Un impayé peut entraîner des conséquences financières supplémentaires. FAQ sur le chômage technique et l'assurance de prêt immobilier La garantie perte d'emploi couvre-t-elle une entreprise détruite pendant les émeutes ? Pas directement. La garantie perte d'emploi de l'assurance emprunteur protège contre certaines pertes involontaires d'emploi, et non contre les dommages matériels subis par l'entreprise. Si les destructions entraînent un licenciement économique définitif, une indemnisation peut être envisageable sous réserve des conditions contractuelles. Peut-on souscrire une garantie perte d'emploi après les émeutes du 17 octobre ? Une garantie d’assurance de prêt ne peut jamais être souscrite a posteriori de la souscription initiale. Même en changeant de contrat, comme cela est possible à tout moment grâce à la loi Lemoine, les conditions d’adhésion seraient compromises compte tenu de la situation de chômage partiel. La garantie incapacité de travail peut-elle prendre le relais du chômage technique ? La garantie incapacité temporaire totale de travail (ITT) couvre une incapacité de travailler suite à une maladie ou un accident, et non une fermeture d'entreprise ou une baisse d'activité. Si vous avez été blessé lors des émeutes, l’ITT peut être activée selon les conditions du contrat.