Calcul de l'assurance de prêt en 2025

Calcul assurance de pret

Souscrire une assurance de prêt immobilier, c’est s’engager à payer une cotisation mensuelle en plus de son crédit. Calculer son coût est alors indispensable pour prévoir votre budget. Pour la comparaison des offres, il est aussi intéressant de savoir calculer le coût de cette assurance.

Mais alors, comment calculer une assurance de prêt ? Quels sont les éléments pris en compte ? Pourquoi la quotité est-elle importante ? Comment réduire son coût ? Nos réponses.


Comment calculer une assurance de prêt immobilier ?

Concrètement, l’assurance de prêt protège la banque d’une éventuelle défaillance de l’emprunteur pour le remboursement de son crédit. Lorsque l’assureur calcul le coût de votre assurance de prêt immobilier, il estime donc le risque que vous présentez.

C’est pourquoi, vous devez souvent remplir un questionnaire de santé. Celui-ci définit le niveau de risque que vous présentez, en fonction de vos antécédents médicaux, le fait que vous fumiez ou non, vos traitements réguliers, etc. Il est aussi possible que des examens complémentaires vous soient demandés, si l’assureur estime que c’est nécessaire.

Rappel : la loi Lemoine de 2022 a supprimé le questionnaire de santé pour les emprunts de moins de 200 000 € et dont l’échéance se termine avant le 60e anniversaire de l’emprunteur.

Le calcul d’une assurance prêt ne se fait donc pas au hasard. L’assureur prend également en compte votre âge. En effet, si vous avez plus de 50 ans, le risque de maladie ou de décès avant la fin du prêt est plus important que si vous avez 30 ans.

Votre situation professionnelle est également importante, puisque si vous pratiquez une activité à risque, comme gendarme, agent de sécurité ou pompier, le coût de votre assurance de prêt sera plus élevé.

Quoi qu’il en soit, le coût d’une assurance emprunteur est exprimé en pourcentage. Celui-ci peut avoir pour base le capital emprunté ou le capital restant dû. Pour le premier cas, les cotisations sont fixes tout au long de l’emprunt, ce qui peut vous coûter plus cher. C’est souvent l’option privilégiée par les contrats groupes des banques.

Pour le second cas, les cotisations évoluent au rythme des remboursements du crédit. Elles sont donc dégressives au fur et à mesure que vous remboursez l’emprunt. C’est assez avantageux pour l’emprunteur et c’est l’option privilégiée par les assurances individuelles.

Pour résumer, voici les principaux éléments pouvant avoir un impact sur le calcul de votre cotisation d’assurance de prêt immobilier :

Elément

Impact

Etat de santé 

Des surprimes et exclusions peuvent être appliquées

Âge

Les cotisations augmentent avec l’âge

Profession

Des surprimes et exclusions peuvent être appliquées en cas de métier à risques

Loisirs

Des surprimes et exclusions peuvent être appliquées en cas de loisirs à risques

Calcul de l’assurance de prêt : quels autres éléments sont pris en compte ?

Comme nous l’avons vu précédemment, les risques (médicaux, professionnels, etc.) que vous présentez font partie des éléments pris en compte dans le calcul de l’assurance de prêt.

Toutefois, ce n’est pas tout. Les assureurs étudient également les garanties imposées par la banque. Eh oui, comme vous le savez, la seule condition pour souscrire une assurance de prêt externe à celle de la banque est que le nouveau contrat présente un niveau de garanties au moins équivalent à celui du prêteur.

En fonction de votre projet et de votre profil, plus ou moins de garanties peuvent être exigées. Quoi qu’il en soit, les garanties décès et perte totale et irréversible d’autonomie sont toujours obligatoires.

Plus votre contrat doit contenir de garanties, plus le coût de votre assurance de prêt est élevé. C’est pourquoi, les garanties sont toujours prises en compte dans le calcul du prix de cette assurance.

Enfin, la quotité assurée est tout aussi importante pour le calcul de l’assurance de prêt. Elle doit être au minimum de 100 % et au maximum de 200 % en cas de co-emprunteur. Plus vous augmentez la quotité, plus l’assurance est chère. Mais, nous vous en parlons plus en détail un peu plus bas dans l’article.

La méthode de calcul d’une assurance de crédit

Pour bien comprendre la méthode de calcul d’une assurance de crédit, prenons un exemple concret avec une assurance groupe basée sur le capital emprunté.

Vous empruntez 180 000 € sur 20 ans et le taux annuel effectif d’assurance est de 0,5 %. Pour calculer le coût de votre assurance emprunteur, vous devez faire le calcul suivant : 

180 000 € x 0,5 % = 900 € / an (soit une cotisation mensuelle de 75 €)

Coût total = 900 x 20 = 18 000 €.

S’il s’agit d’une assurance extérieure à la banque, la cotisation sera dégressive, puisque la base du taux de l’assurance est le capital restant dû et non le capital emprunté. Ainsi, si nous reprenons cet exemple, les cotisations seront les suivantes : 

Capital restant dû

Coût de l’assurance

180 000 €

75 € /mois

150 000 €

62,50 € /mois

120 000 €

50 € /mois

90 000 €

37,50 € /mois

60 000 €

25 € /mois

30 000 €

12,5 € /mois

À noter : De plus en plus d’assurances individuelles proposent désormais des contrats aussi bien sur base du capital restant dû que du capital initial. 

Utilisez notre calculatrice d’assurance de prêt 

Assurance de prêt immobilier : quelle est l’utilité du calcul du TAEA ?

Comme nous l’avons vu, il existe 2 méthodes de calcul de l’assurance de prêt immobilier : sur le capital emprunté ou sur le capital restant dû. Pour comparer 2 contrats qui n’utilisent pas la même méthode, c’est donc compliqué.

C’est là que le calcul du taux annuel effectif d’assurance trouve tout son sens. En effet, il sert de référence pour comparer plusieurs contrats d'assurance emprunteur.

Comment calculer le TAEA ? Tout simplement en faisant la formule suivante : 

TAEG avec assurance - TAEG sans assurance

Prenons un exemple avec un TAEG avec assurance de 3,45 % et un TAEG sans assurance de 2,75 % : 

TAEA = 3,45 - 2,75 = 0,7 %.

À savoir : les compagnies sont obligées de fournir le TAEA, puisqu’il vous indique le coût total de votre assurance de prêt en euros

Pourquoi calculer son assurance emprunteur ?

L’assurance emprunteur peut représenter jusqu’à 30 % du coût total du crédit, ce qui n’est pas négligeable. Calculer cette assurance vous permet alors d’estimer vos mensualités et de prévoir votre budget total.

Le calcul de l'assurance de prêt permet aussi de faire jouer la concurrence. En effet, vous pouvez comparer les contrats entre eux et sélectionner l'offre qui convient le mieux à votre situation. Ainsi, vous pouvez faire de sacrées économies sur le coût de votre emprunt.

Surtout qu’à garanties équivalentes, le coût de l’assurance emprunteur peut doubler d’un assureur à un autre. Calculer le coût de cette couverture renforce alors votre pouvoir de négociation.

Toutefois, le coût de l’assurance emprunteur ne doit pas être l'unique paramètre sur lequel vous vous basez pour choisir votre contrat. Les conditions de couverture (franchise, délai de carence, exclusions de garanties, etc.) sont d'autres critères importants.

En quoi la quotité impacte-t-elle le calcul de l’assurance de prêt ?

Comme nous l’avons évoqué précédemment, la quotité assurée impacte directement le calcul de l’assurance de prêt. En effet, lorsque vous faites un crédit immobilier seul, vous devez l’assurer à 100 %. Si vous empruntez avec un co-emprunteur, vous pouvez l’assurer jusqu’à 200 %.

De ce fait, si vous optez pour une quotité de 200 %, vous doublez le niveau de couverture et le coût de l’assurance de prêt, même si le taux ne change pas. 

En cas d’emprunt à plusieurs, vous pouvez choisir la quotité assuré pour chaque emprunteur comme bon vous semble : 100/100, 80/20, 70/30, etc. Dans un couple, si l’un a des revenus importants et l’autre des revenus plus faibles, il est préférable de choisir une quotité plus importante pour le premier.

Voici 2 exemples pour que ce soit plus compréhensible pour vous : 

Exemple 1

Exemple 2

Un couple décide de choisir une quotité 70/30, les 70 % étant pour le co-emprunteur qui a les meilleurs revenus.

En cas de décès du co-emprunteur avec les meilleurs revenus, le conjoint ne paiera que 30 % du crédit et l’assurance prendra en charge les 70 % restants. À l’inverse, l’assureur ne couvrira que 30 % du prêt et l’autre emprunteur paiera les 70 % restants.

Un couple décide d’opter pour une quotité à 200 %, 100/100. 

En cas de décès de l’un des conjoints, l’assureur prendra en charge la totalité du remboursement du crédit et le partenaire restant n’aura plus rien à payer.



Comment utiliser un simulateur pour calculer le coût de son assurance emprunteur ?

Vous avez la possibilité de calculer le coût de votre assurance emprunteur en utilisant un simulateur en ligne, comme celui disponible sur Magnolia.fr. Il est très simple et vous permet en quelques clics de connaître le coût de votre assurance et le montant de vos mensualités.

Pour l’utiliser, voici ce que vous devez faire : 

  1. Indiquez le montant du prêt, la durée, le taux d’intérêt et le taux d’assurance.
  2. Le résultat s’affiche automatiquement, avec le montant total de vos mensualités, dont le montant dédié à l’assurance emprunteur. Notre outil indique également le coût total du crédit et de l’assurance.

Cela vous prendra moins de 30 secondes et vous pourrez facilement connaître le coût de votre assurance et son impact sur le coût total du prêt, sans avoir à faire les calculs vous-même. C’est notamment très utile si vous souhaitez comparer 2 offres d’assurance de crédit.

Calcul de l’assurance de prêt : comment réduire le coût ?

Vous avez calculé votre assurance de prêt et vous trouvez que cela fait trop cher ? Sachez qu’il y a plusieurs astuces qui permettent de réduire le coût de votre assurance emprunteur. Les voici : 

  • Changez votre assurance de prêt : comme vous le savez, depuis 2022 et l’entrée en vigueur de la loi Lemoine, vous pouvez changer votre assurance de prêt à tout moment, sans frais, ni justificatif. Vous pourriez alors trouver un contrat avec un meilleur taux et faire beaucoup d’économies ;
  • Étudiez vos droits : le droit à l’oubli est l’un des droits les plus importants de l’assurance de prêt. En l’utilisant, vous pourriez ne pas avoir à déclarer vos anciennes maladies, ainsi vous ne serez pas considéré comme un profil à risque aggravé de santé et votre assurance serait moins chère et plus couvrante ;
  • Comparez les offres d’assurance emprunteur : la comparaison est essentielle pour trouver une assurance emprunteur moins chère que celle que vous avez actuellement ou que la banque vous propose. En moins d’1 minute vous pouvez connaître toutes les offres disponibles pour votre profil et les comparer pour choisir celle qui correspond le plus à vos besoins à un taux avantageux. Pour ce faire, nous mettons à votre disposition gratuitement notre comparateur en ligne.

F.A.Q sur le calcul de l’assurance emprunteur

Comment calculer le montant de l'assurance d'un prêt immobilier ?

Le montant de l'assurance se calcule en multipliant le capital emprunté ou restant dû par le taux d'assurance, avec des cotisations mensuelles ou annuelles en fonction du contrat choisi.

Quel est le prix moyen d'une assurance prêt immobilier ?

Le prix moyen d'une assurance de prêt immobilier varie entre 0,10 % et 0,50 % du montant emprunté, en fonction de l'âge, de la santé et du profil de l'emprunteur.

Quelles sont les assurances obligatoires pour un prêt immobilier ?

Les assurances obligatoires pour un prêt immobilier sont la garantie décès et la garantie perte totale et irréversible d'autonomie (PTIA).

Quel taux de prêt immobilier en 2025 ?

Les taux de prêt immobilier en 2025 varient généralement entre 3 % et 4 %, selon la durée du crédit et le profil de l'emprunteur.

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Cette différence peut réduire la capacité d’emprunt de certains ménages ou compliquer le respect du taux d’endettement maximal imposé par les banques. Une capacité d’achat immobilière réduite Lorsque les taux augmentent, les mensualités grimpent, le coût total du crédit progresse et certains emprunteurs doivent revoir leur budget à la baisse. Un ménage qui peut aujourd’hui acheter un bien à 250 000 € devra se contenter d’un bien moins cher pour conserver une mensualité identique, conforme à sa capacité d’endettement. Attention au taux d’usure L’autre problématique d’une hausse rapide de taux est la survenance de l’effet ciseau. Les taux d’usure des crédits immobiliers sont calculés tous les trimestres, un rythme qui peut s’avérer trop lent face à une remontée des taux d’intérêts. Même un emprunteur solvable ne peut obtenir de financement bancaire si le TAEG (Taux Annuel Effectif Global) excède le taux d’usure en vigueur sur la durée de son crédit. Rappelons que le TAEG est l’indicateur du coût final d’un prêt immobilier car il intègre tous les frais liés à l'obtention du financement, dont l’assurance emprunteur, deuxième dépense après les intérêts d’emprunt. Le seul levier pour valider le crédit est l’assurance emprunteur, car le produit est négociable. La loi vous permet de choisir librement le contrat. En mettant les offres en concurrence via un comparateur d’assurance de prêt immobilier, vous pouvez faire baisser votre TAEG et rester sous l’usure. Les taux immobiliers vont-ils réellement atteindre 3,80 % ? Aujourd’hui, personne ne peut garantir avec certitude l’évolution des taux immobiliers dans les prochains mois. Toutefois, plusieurs signaux montrent que le marché reste sous pression : inflation encore élevée  tensions géopolitiques persistantes  incertitudes énergétiques  politique monétaire de la BCE. 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Emprunter vite peut avoir des avantages Si votre projet immobilier est déjà bien avancé, emprunter maintenant peut effectivement présenter plusieurs intérêts : profiter de taux encore relativement stables  sécuriser sa capacité d’emprunt  éviter une hausse du coût total du crédit  obtenir plus facilement un accord bancaire avant un durcissement des conditions. Pour les profils solides disposant d’un apport personnel, d’une situation professionnelle stable et d’un taux d’endettement maîtrisé, attendre plusieurs mois ne présente pas forcément d’avantage. Attention aux décisions prises dans la précipitation Même si les taux remontent, acheter dans l’urgence peut entraîner des erreurs coûteuses. Un mauvais achat immobilier reste un mauvais investissement. Vouloir absolument “bloquer un taux” ne doit pas faire oublier l’essentiel : la qualité du projet immobilier. 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Franchises médicales : bientôt prélevées sur votre compte bancaire et fin de certaines exemptions ?

Chaque année, les franchises médicales non payées par les assurés représentent 1,5 milliard d’euros de perte pour l’Assurance Maladie. Dans son rapport sur l’application de la loi de financement de la Sécurité Sociale, la Cour des comptes préconise de ponctionner directement les comptes bancaires des patients pour récupérer ce manque à gagner. L’institution propose également de revoir les cas d'exemption de franchises médicales et de participations forfaitaires.  Le déficit abyssal de la Sécurité Sociale La situation financière de la Sécurité Sociale inquiète fortement la Cour des comptes. Dans son rapport publié le 27 mai, l’institution estime que les comptes sociaux se dégradent rapidement et que des mesures fortes devront être prises dans les prochaines années. Le déficit de la Sécurité Sociale a en effet fortement progressé ces 3 dernières années : 10,8 milliards d’euros en 2023  15,3 milliards d’euros en 2024  21,6 milliards d’euros en 2025. En seulement 2 ans, le déficit a donc doublé. La branche maladie reste la plus touchée avec près de 15,9 milliards d’euros de déficit, devant la branche vieillesse. Pour la Cour des comptes, la situation devient préoccupante, d’autant plus que les conséquences économiques des tensions géopolitiques internationales pourraient encore fragiliser les finances publiques. L’institution estime ainsi que la Sécurité Sociale ne dispose plus de réserves suffisantes pour absorber un nouveau choc économique. Pourquoi les franchises médicales sont dans le viseur ? Afin de rétablir l’équilibre des comptes sociaux d’ici 2030, la Cour des comptes demande un effort supplémentaire de 6 milliards d’euros par an. Parmi les pistes évoquées figure un renforcement des franchises médicales et des participations forfaitaires. Pour rappel, la franchise médicale correspond à la somme qui reste à la charge du patient après remboursement de la Sécurité Sociale. Elle s’applique sur : les médicaments  les actes paramédicaux  les transports sanitaires. La participation forfaitaire de 2 € concerne quant à elle les consultations médicales et les examens. Elle s’élevait à 1 € avant le 15 mai 2024. Depuis 2024, les franchises médicales ont déjà doublé : 1 euro par boîte de médicament  1 euro par acte paramédical  4 euros par transport sanitaire. Le plafond annuel reste fixé à 50 euros par assuré. La Cour des comptes considère toutefois que ces dispositifs pourraient être encore renforcés afin de réduire les dépenses d’assurance maladie. Important : les contrats de mutuelle responsable n’ont pas le droit de prendre en charge les franchises médicales et participations forfaitaires : ces sommes sont définitivement dues par le patient. Un prélèvement direct des franchises médicales sur les comptes bancaires des assurés  Parmi les propositions les plus sensibles figure la possibilité de récupérer automatiquement les franchises médicales non réglées directement sur les comptes bancaires des assurés. Aujourd’hui, les franchises et participations forfaitaires sont généralement déduites des remboursements effectués par l’Assurance Maladie. Toutefois, lorsque les remboursements sont insuffisants ou inexistants, certaines sommes restent impayées. Selon la Cour des comptes, ces montants non récupérés représenteraient environ 1,5 milliard d’euros chaque année. Pour limiter ces pertes, l’institution recommande donc de mettre en place un mécanisme de prélèvement automatique bancaire. L’objectif serait de sécuriser le recouvrement des franchises médicales et d’améliorer les recettes de l’Assurance Maladie. Une telle mesure pourrait toutefois susciter de nombreuses critiques : risque de fragilisation des ménages modestes  complexité administrative  multiplication des prélèvements automatiques  crainte d’un recul de l’accès aux soins. Pour le moment, aucune décision gouvernementale n’a été prise, mais le sujet pourrait revenir dans les prochains débats sur le financement de la Sécurité Sociale pour 2027. Les soins dentaires bientôt concernés par les franchises médicales ? Autre piste évoquée : l’extension des franchises médicales à de nouveaux soins, notamment les soins dentaires. Actuellement, les consultations chez le dentiste ou les soins courants comme le détartrage ou le traitement d’une carie ne sont pas concernés par les franchises médicales. La Cour des comptes propose désormais qu’une somme de 1 à 2 euros reste à la charge du patient pour certains actes dentaires remboursés par l’Assurance Maladie. Cette mesure avait déjà été envisagée lors des discussions autour du budget de la Sécurité sociale 2026, mais le gouvernement n’avait finalement pas réussi à faire adopter cet élargissement en raison de son caractère très impopulaire. Pour les assurés, cela pourrait entraîner une augmentation du reste à charge, notamment pour les personnes ayant besoin de soins dentaires réguliers. Vers la fin de certaines exemptions de franchises médicales ? La Cour des comptes souhaite également revoir les cas d’exonération actuellement prévus par la réglementation. Aujourd’hui, plusieurs catégories de personnes sont dispensées de franchises médicales et de participations forfaitaires, notamment : les mineurs  les femmes enceintes à partir du sixième mois de grossesse  les bénéficiaires de la Complémentaire Santé Solidaire (CSS)  les bénéficiaires de l’Aide Médicale d’État (AME)  les victimes d’actes de terrorisme. Pour les Sages de la rue Cambon, ces exemptions pourraient être réduites afin d’augmenter les recettes de l’Assurance Maladie. Cette proposition risque cependant de provoquer un important débat politique et social. Les associations de patients et les représentants des usagers de santé pourraient dénoncer une mesure pénalisant les publics les plus fragiles. Les femmes enceintes et les mineurs pourraient notamment être particulièrement concernés par cette remise en question des exonérations. Les transports sanitaires également dans le collimateur Les dépenses liées aux transports de patients constituent un autre sujet de préoccupation pour la Cour des comptes. Entre 2019 et 2024, les dépenses de transports sanitaires ont progressé de près de 30 %, soit beaucoup plus rapidement que l’ensemble des dépenses d’assurance maladie. Le coût total des transports sanitaires atteint désormais plus de 6 milliards d’euros. Pour freiner cette hausse, plusieurs mesures sont envisagées : limiter certains motifs de prise en charge  développer davantage les transports partagés  renforcer les contrôles  mettre en place des quotas  généraliser la géolocalisation des véhicules sanitaires  améliorer la traçabilité de la facturation. Ces évolutions pourraient modifier les conditions de prise en charge des taxis conventionnés et des ambulances dans les prochaines années. Même si ces recommandations ne sont pas encore appliquées, elles pourraient inspirer les prochains projets de loi de financement de la Sécurité Sociale. Les assurés devront donc suivre avec attention les futures réformes susceptibles d’alourdir leur reste à charge en matière de santé.

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Assurance de prêt immobilier : 5 questions insolites des emprunteurs

L’assurance de prêt immobilier est souvent perçue comme un produit standardisé, centré sur les garanties décès, invalidité ou incapacité de travail. Pourtant, les questions et recherches des emprunteurs révèlent une réalité bien différente : certaines situations très atypiques, voire surprenantes, interrogent directement les limites des contrats. Derrière ces questions insolites se cachent en réalité des enjeux très concrets : transparence du questionnaire de santé, définition du risque professionnel, prise en charge des troubles psychologiques ou encore territorialité des garanties. Voici 5 questions réellement posées (ou très fréquemment recherchées) par les emprunteurs, et leur réponse du point de vue assurantiel. 1. Puis-je mentir sur ma taille ou mon poids pour obtenir une assurance de prêt ? Une fausse “petite omission” aux conséquences lourdes Certains emprunteurs sont tentés de minimiser leur poids ou d’optimiser leur taille déclarée afin d’améliorer leur profil de risque. En assurance emprunteur, cette pratique est risquée. L’IMC et le rapport taille/poids sont des indicateurs utilisés en assurance de prêt car ils influencent : l’évaluation du risque médical la tarification éventuelle (surprime) les exclusions de garanties. Les conséquences en cas de fausse déclaration Mentir, même par omission, dans le questionnaire de santé d’assurance de prêt peut être qualifié de fausse déclaration intentionnelle. Les conséquences peuvent être très lourdes : nullité du contrat d’assurance refus d’indemnisation en cas de sinistre exigence de remboursement des sommes déjà versées voire contentieux judiciaire en cas de fraude avérée. Même une “petite approximation” peut être considérée comme déterminante par l’assureur si elle influence son acceptation du risque. La transparence reste la règle absolue. 2. Être influenceur ou streamer est-il considéré comme un métier à risque ? Une profession encore mal catégorisée Les métiers du digital (influenceur, streamer, créateur de contenu) sont récents dans les grilles d’évaluation des assureurs. Ils ne sont pas systématiquement classés comme “métiers à risque”, mais leur analyse dépend fortement de l’activité réelle. Les critères pris en compte par les assureurs Les assureurs s’intéressent surtout à : la régularité des revenus l’exposition médiatique les déplacements (événements, voyages fréquents) les activités annexes (sport, tests de produits, publicités sponsorisées). Le statut peut être requalifié à risque dans certains cas : pratiques de sports extrêmes pour du contenu revenus instables ou irréguliers forte exposition internationale (zones non couvertes) activités assimilées à du divertissement à risque. Le métier d’influenceur n’est pas automatiquement pénalisant, mais il nécessite souvent une analyse personnalisée du profil. 3. L’assurance emprunteur couvre-t-elle un burn-out causé par les réseaux sociaux ? Une question de plus en plus fréquente Le burn-out est désormais reconnu comme un motif possible d’arrêt de travail ou d’invalidité. Mais lorsqu’il est lié à une activité sur les réseaux sociaux ou à une exposition numérique intense, la couverture dépend du contrat. Des limites importantes Certains contrats peuvent exclure : les affections psychiques sans hospitalisation les troubles liés au stress sans diagnostic reconnu les maladies jugées “subjectives” ou non objectivables, c’est-à-dire sans preuve médicale solide. Dans l’immense majorité des assurances emprunteur, le burn-out n’est pas couvert au titre de l’incapacité temporaire totale de travail (ITT) ou de l’invalidité permanente, sauf en cas de rachat d’exclusion via la garantie MNO (Maladie Non Objectivable). Cependant, les conditions d’application de cette garantie sont strictes : diagnostic médical formalisé arrêt de travail prescrit lien entre l’état de santé et l’incapacité à exercer son activité professionnelle. Le lien avec les réseaux sociaux n’est pas en soi un motif d’exclusion. C’est la reconnaissance médicale du burn-out qui détermine la prise en charge éventuelle. 4. Que se passe-t-il si je gagne au loto et que j’arrête de payer mon crédit ? Une confusion fréquente entre richesse et engagement contractuel Gagner une forte somme ne supprime pas les obligations liées à un prêt immobilier. Le contrat de crédit reste pleinement valide jusqu’à son remboursement intégral. Même en cas de gain important, les mensualités doivent être honorées, ou le prêt doit être remboursé par anticipation, avec éventuellement des indemnités de remboursement anticipé. Et côté assurance emprunteur ? L’assurance emprunteur reste active tant que le crédit existe, et cesse uniquement lors du remboursement total du prêt. Elle ne dépend pas de la situation financière de l’emprunteur. Gagner au loto ne suspend ni le crédit, ni l’assurance. En revanche, cela permet souvent un remboursement anticipé total, ce qui met fin aux 2 contrats. 5. L’assurance emprunteur fonctionne-t-elle si je disparais sans laisser de traces ? Une situation juridiquement encadrée La disparition d’une personne sans preuve de décès immédiat est traitée comme une disparition ou une absence au sens du droit civil. Cela déclenche une procédure spécifique avant toute indemnisation. En cas de disparition : une enquête officielle est ouverte, une déclaration judiciaire d’absence peut être prononcée, un jugement de décès peut intervenir après un certain délai selon les cas. Impact sur l’assurance de prêt L’assurance emprunteur ne déclenche pas immédiatement la garantie décès : elle attend une reconnaissance légale du décès, le remboursement du capital restant dû intervient uniquement après validation juridique. L’assureur ne peut pas agir sur une simple disparition supposée. La preuve légale du décès est indispensable. Conclusion : derrière les questions insolites sur l’assurance emprunteur, de vraies zones de flou assurantiel Ces 5 questions peuvent sembler atypiques, voire anecdotiques. Pourtant, elles révèlent des enjeux très sérieux : la sincérité du questionnaire de santé la qualification des professions modernes la reconnaissance des troubles psychiques la rigidité des engagements de crédit et les limites juridiques des garanties décès. L’assurance emprunteur repose sur un principe simple : la couverture dépend du risque déclaré et validé au moment de la souscription.