Mutuelle santé senior : êtes-vous bien couvert en 2022 ?

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À la retraite, le pouvoir d'achat baisse et les dépenses de santé augmentent. Il est essentiel de bénéficier d'une complémentaire santé qui garantit un remboursement optimal et qui vous donne accès à des prestations adaptées à vos besoins au meilleur prix.

Les postes de soins indispensables pour être bien protégé

Être bien couvert par sa mutuelle implique que les garanties proposées soient en adéquation avec vos besoins de santé. À tout âge, il est impératif d'être bien protégé par deux postes cardinaux :

  1. la médecine de ville : consultations (généralistes et spécialistes), pharmacie, analyses biologiques, imagerie médicale
  2. l'hospitalisation : même remboursée par la Sécurité Sociale au taux de 80% (100% pour les personnes déclarées en affection de longue durée ou ALD), l'hospitalisation génère des restes à charge importants en cas de séjour plus ou moins prolongé. Les dépassements d'honoraires sont systématiques en anesthésie et chirurgie. Un renforcement de la garantie hospitalisation est recommandé pour minimiser les restes à charge.

Les besoins spécifiques

En fonction des besoins, viennent s'ajouter les postes suivants : le dentaire, l'optique, l'audiologie, trois domaines coutumiers des restes à charge les plus élevés. Heureusement, la nouvelle réglementation via la réforme 100% Santé allège la facture pour tous les assurés couverts par un contrat dit responsable : dès lors que vous sélectionnez un produit du panier 100%, vos lunettes de correction, vos prothèses dentaires et vos aides auditives sont intégralement prises en charge par la Sécu et la mutuelle.

Libre à vous d’opter pour des équipements hors panier, avec des restes à charge plus ou moins élevés ; vous êtes alors remboursé à hauteur de la garantie, après intervention de la Sécu sur la base du tarif conventionné.

Les médecines douces

Si vous êtes adepte des médecines douces (naturopathie, ergothérapie, réflexologie, chiropraxie, etc.), il est intéressant de choisir une mutuelle généreuse dans ses prestations en la matière. Non remboursées par la Sécu (sauf exception comme l'ostéopathie ou l'acupuncture sur ordonnance dans le cadre du parcours de soins coordonné), les thérapies alternatives font l'objet, par les complémentaires santé, d'une prise en charge variable dans le cadre du forfait médecines douces (jusqu'à 400€ par an avec un nombre limité de séances).

Services et assistance

La présence de services annexes est également un élément à prendre en compte dans le choix de votre future mutuelle senior :

  • traitement rapide de vos remboursements
  • assistance téléphonique en cas d'urgence
  • conseils de prévention
  • aide à la recherche d'un praticien ou d'un établissement de santé
  • réseau de soins pour bénéficier de tarifs préférentiels
  • assistance en cas d'hospitalisation prolongée ou d'immobilisation à domicile (aide ménagère, garde-malade, portage repas et médicaments, etc.).

Quelle mutuelle pour la retraite ?

Au moment du passage à la retraite, vous avez deux options si vous êtes salarié :

  • conserver le contrat collectif de votre entreprise : les cotisations sont alors intégralement à votre charge,  les garanties ne peuvent être modifiées et le contrat ne concerne que l'adhérent principal, à savoir vous, vos ayants droit n'étant plus couverts. L'organisme complémentaire peut augmenter le tarif de 25% la deuxième année, de 50% la troisième année et appliquer librement les tarifs au-delà.
  • souscrire un contrat individuel choisi librement, en accord avec votre situation et votre budget.

Si vous êtes TNS, vous avez sans doute souscrit une mutuelle Loi Madelin. Vous avez la possibilité de conserver le contrat sans toutefois le bénéfice de la déductibilité des cotisations.

Quel que soit le cas de figure, la souscription à une mutuelle senior, calibrée en fonction de vos besoins, est la solution gagnante pour être couvert de manière optimale au prix le plus juste.

Comparez les mutuelles santé pour payer le juste prix

Entre les mutuelles, les sociétés d'assurance et les institutions de prévoyance, il existe près de 450 organismes de complémentaire santé en France. Comment sortir le bon grain de l'ivraie ou plutôt trouver la formule adaptée à vos besoins et à votre budget ? En utilisant un comparateur mutuelle santé, un outil simple et gratuit qui vous donne accès aux meilleures offres du marché.

Il vous suffit de remplir le formulaire en ligne en indiquant votre profil et vos coordonnées (âge, lieu de résidence, seul ou en couple), ainsi que le niveau de vos besoins selon le poste de santé, pour obtenir plusieurs devis parmi les offres les plus compétitives du moment. Cet exercice de comparaison salutaire vous permet d'économiser jusqu'à 300€ par an à couverture équivalente.

Besoin d’une nouvelle complémentaire pour passer sereinement votre retraite ? Voici comment changer de mutuelle santé simplement et en quelques clics. Après une année d’engagement, vous avez le droit de résilier le contrat en cours quand vous le souhaitez pour souscrire la mutuelle senior qui correspond parfaitement à votre situation et à votre budget.

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Immobilier : nouvelle obligation de déclaration pour les propriétaires en 2023

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Crédit immobilier : 4 astuces pour rester sous le taux d’usure en 2023

Les taux d’usure des crédits immobiliers vont être ajustés à un rythme mensuel à partir du 1er février 2023, et ce, de manière provisoire jusqu’au 1er juillet prochain. Cette mesure va permettre de débloquer l’accès au crédit bancaire, mais va aussi entraîner une hausse plus rapide des taux d’emprunt. L’objectif est que le TAEG de votre prêt immobilier reste sous l’usure pour décrocher le financement. La première astuce consiste à déléguer l’assurance emprunteur. Taux d’usure calculé tous les mois À compter du 1er février 2023, les taux d’usure applicables aux crédits immobiliers seront mensualisés et non plus calculés une fois par trimestre. Cette décision prise par la Banque de France en concertation avec les représentants des banques et des courtiers va faciliter l’accès au crédit immobilier, bloqué depuis près de six mois en raison d’une réglementation sur les taux maximum légaux devenue inadaptée à la réalité du terrain. Révisée tous les trois mois, l’usure ne pouvait suivre l’évolution trop vive des taux d’intérêts depuis mars 2022.  Effet boomerang, le taux d’usure mensuel va provoquer une envolée des taux de crédit immobilier en 2023. Si l’emprunt redevient accessible, il va devenir aussi plus cher sous l’effet de la hausse des taux, car les banques vont pouvoir ajuster leurs barèmes plus régulièrement. D’ici l’été prochain, il est fort probable que le taux moyen sur la durée de 20 ans atteigne les 4% (hors assurance emprunteur et coût des sûretés). Il se situe actuellement autour de 2,65%. Selon les projections des courtiers, le taux d’usure pour les prêts d’une durée de 20 ans et plus devrait passer de 3,57% à 3,75% au 1er février et grimper à 3,95% en mars. Avec la progression constante des taux d’emprunt, il va falloir jouer serré pour intégrer tous les frais liés à l’obtention du crédit. Comment rester sous le taux d’usure en 2023 ? Pour rappel, le taux d’usure renvoie au taux annuel effectif global ou TAEG maximum que les banques ne peuvent dépasser lors de l’octroi d’un prêt immobilier. Le TAEG est la somme exprimée en pourcentage de tous les frais exigés par le prêteur : les intérêts d’emprunt les frais de dossier la garantie (hypothèque, privilège du prêteur de deniers ou caution bancaire) les primes d’assurance emprunteur. Dès lors qu’ils participent à l’accord de la banque, les dépenses suivantes sont également intégrées dans le TAEG : les frais d’expertise du bien immobilier les frais d’ouverture et de tenue de compte les parts sociales s’il s’agit d’une banque mutualiste. La commission éventuelle du courtier n’en fait pas partie car le mandat d’intermédiation relève de la libre décision de l’emprunteur. Avec des conditions d'emprunt qui évoluent en permanence, comment obtenir son prêt immobilier en 2023 ? Voici 4 solutions, qui peuvent être cumulées, pour rester sous l’usure et décrocher son prêt bancaire. Déléguer l’assurance emprunteur La loi Lagarde vous permet de choisir librement le contrat d’assurance qui va couvrir votre crédit immobilier. Mettez les offres en concurrence avec un comparateur d’assurance de prêt immobilier, un outil gratuit qui vous donne accès aux meilleures offres du marché et vous permet de réduire drastiquement le coût de l’assurance. Les assurances individuelles souscrites auprès de prestataires externes dits alternatifs sont jusqu’à trois fois moins chères que les offres bancaires. L’assurance emprunteur étant le deuxième coût d’un crédit immobilier après les intérêts, il est essentiel d’en minimiser l’incidence sur votre budget mais aussi afin de résister à l’usure. Consultez notre dernier baromètre du pouvoir d’achat immobilier pour constater l’intérêt financier de la délégation d’assurance emprunteur sur votre TAEG. Ajoutons que la réforme du taux d’usure en 2023 a un impact sur l’assurance de prêt immobilier. Les personnes qui paient le prix fort leur assurance en raison de leur âge, et/ou de risques de santé ou professionnels, sont souvent à la marge du taux d’usure, voire au-delà. Elles bénéficient désormais d’une marge de manœuvre plus grande grâce au relèvement mensuel de l’usure. Rappelons en outre que depuis le 1er juin 2022 la loi Lemoine a supprimé le questionnaire de santé pour les prêts de moins de 200 000€ (par assuré, soit 400 000€ pour un couple d’emprunteurs) remboursés avant les 60 ans de l’emprunteur. Cette mesure inclusive facilite l’accès à l’assurance aux profils pénalisés par leur historique de santé, leur permettant de bénéficier de tarifs standards. Augmenter l’apport personnel Pour limiter les conséquences du taux d’usure et des normes d’octroi (taux d’endettement plafonné à 35% et durée d’emprunt à 25 ans), les banques ont renforcé leurs exigences en matière d’apport personnel. Les courtiers ont constaté une très forte hausse de l’apport personnel en 2022, dont le montant a atteint en moyenne 60 000€. L’apport moyen représente désormais près de 20% du montant d’une opération immobilière. Vous avez la possibilité de booster votre apport personnel avec l’épargne salariale. Il vous faudra aussi garder une épargne de précaution, ultime critère exigé par les banques pour pallier un éventuel coup dur. Diminuer le montant emprunté Revoir ses prétentions est aussi malheureusement une façon d’accéder au crédit. En diminuant le recours à l’emprunt, vous réduisez le niveau de risque pour la banque. Dans le respect de la norme d’endettement, cela permet de s’endetter sur une durée plus courte et donc d’obtenir un taux d’intérêts plus bas Solliciter les prêts aidés SI vous êtes primo-accédant, vous êtes sans doute éligible à des aides publiques qui, à défaut de constituer un complément d’apport, diminuent le recours au prêt bancaire classique. Le PTZ (Prêt à Taux Zéro), destiné à l’acquisition de la résidence principale, peut financer jusqu’à 40% du montant de l’opération. Selon votre situation et vos ressources, vous pouvez avoir accès à d’autres prêts aidés : Prêt Accession d’Action Logement : prêt à taux réduit de 0,5% (hors assurance obligatoire) qui passe à 1,5% à partir du 1er mars 2023 ; d’un montant maximum de 40 000€, il est réservé aux salariés d’une entreprise de 10 salariés et plus. Aides locales favorisant l’accession à la propriété : consultez le site de l’Anil pour connaître les aides mises en place dans votre département. Les refus de prêt pour dépassement du taux d’usure n’ont jamais été aussi fréquents en 2022. Grâce à mensualisation de l’usure à partir du 1er février 2023, il sera plus facile de respecter la règle, d’autant plus si vous mettez en œuvre les solutions évoquées plus haut, mais vous optimisez vos chances de décrocher votre prêt immobilier en passant par les services d’un courtier.

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Mutuelle santé : les tarifs augmentent de 7,1% en 2023

Selon une enquête d’UFC-Que Choisir, les tarifs des complémentaires santé devraient progresser de 7,1% entre 2022 et 2023. Une hausse très forte et supérieure à l’inflation. Pour lutter contre cette augmentation qui n'a rien d'anecdotique, faites jouer la concurrence et changez de mutuelle si votre contrat en cours ne vous convient plus. Mutuelle : ça flambe en 2023 ! En début d’année, la Mutualité Française, qui fédère la majorité des mutuelles santé, avait annoncé une nette hausse des tarifs en 2023. Le chiffre avancé était + 4,7%. On est loin du compte ! L’association UFC-Que Choisir a analysé 594 contrats individuels, portant sur 128 organismes de complémentaire santé, et évalué la progression des tarifs pour 2023 à 7,1% par rapport à 2022. Cela représente une hausse médiane des cotisations de 126€ par an et pour 20% des assurés, la hausse subie est supérieure à 240€. Parmi les trois familles d’organismes de complémentaire santé, ce sont les assureurs qui augmentent le plus fortement les primes (+9%), devant les institutions de prévoyance (+8,8%). Les mutuelles feraient presque figure de bonnes élèves avec une progression moyenne de +6,9%. Cette distinction peut également être faite au niveau du taux de réversion ou de redistribution, soit le ratio prestations versées/primes collectées : l’organisme qui rembourse le mieux est toujours la mutuelle santé. UFC-Que Choisir cible particulièrement les trois leaders du marché qui ont eu la main lourde : +9,7% pour Axa, +9,1% pour Harmonie Mutuelle, et +7,2% pour Malakoff Médéric. La hausse des tarifs des complémentaires santé individuelles est phénoménale depuis 2019 : +23%, un rythme deux fois supérieur à celui de l’inflation sur cette période (+10,6%). En 2022, l’inflation a atteint 5,2%. Défaut d’information sur la hausse des tarifs de complémentaire santé Au-delà de dénoncer une hausse annuelle énorme, UFC-Que Choisir reproche aux organismes de ne pas en informer leurs assurés. Dans aucun des avis d’échéance analysés n’est mentionnée la hausse tarifaire en euros ou en pourcentage, ni même le taux de redistribution, ce qui est dommageable pour l’assuré étant donné que le contrat se renouvelle automatiquement chaque année en vertu du principe de tacite reconduction. Le manque de lisibilité et de transparence des contrats de complémentaire santé est une nouvelle fois sous le feu des critiques. Les organismes se sont pourtant engagés de longue date à faire des efforts en la matière, sans compter qu’ils ont pour obligation réglementaire depuis le 1er septembre 2020 de communiquer à leurs clients le taux de redistribution. Pour justifier l’augmentation des tarifs, les organismes avancent la mise en œuvre de la réforme 100% Santé, dispositif qui permet d’être intégralement remboursé des frais d’optique, de dentaire (prothèses) et d’audiologie, grâce à l’accès à des paniers de soins sans reste à charge. Cette réforme était censée diminuer les dépenses en optique, c’était sans compter avec le peu de coopération des opticiens : en 2022, plus de la moitié d’entre eux ne respectaient pas leur obligation de présenter au moins un devis avec une offre 100% Santé. Résultat, le reste à charge en optique a progressé de 18€ depuis 2019, à contre-courant de l’objectif de la réforme. UFC-Que Choisir appelle à un encadrement des avis d’échéance, « afin qu’ils indiquent clairement les augmentations tarifaires et la performance des organismes ». Comparer les tarifs de mutuelle santé Comment combattre cette spirale inflationniste des tarifs d’assurance santé complémentaire ? En mettant les offres en concurrence grâce à un comparateur de mutuelle santé. Si vous estimez payer trop cher, que les garanties ne sont plus adaptées à vos besoins de santé, ou/et que le service est défaillant, résiliez votre contrat en cours et optez pour une formule plus compétitive. Depuis décembre 2020, vous avez le droit de changer de mutuelle à tout moment après une année de souscription. Vous échappez à la reconduction tacite qui vous oblige à cotiser une année supplémentaire pour une formule qui ne vous convient plus, et vous n’avez de surcroît aucun motif à donner. En comparant les meilleures offres, vous pouvez économiser jusqu’à 200€ par an à garanties équivalentes. Le marché de la complémentaire santé est vaste ; ne vous privez pas de votre droit au changement à tout moment pour mieux maîtriser votre budget santé.