Mutuelle santé 2025 : une ruine pour le pouvoir d'achat des seniors

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Face à l'envolée des tarifs des complémentaires santé en 2025, les seniors sont les premiers à voir leur budget santé pénalisé de manière disproportionnée. Alors que l'inflation générale se stabilise autour de 2,1%, les cotisations des mutuelles santé augmentent en moyenne de 5,3% pour les contrats individuels - ceux principalement souscrits par les retraités - et jusqu'à 7,3% pour les contrats collectifs. Cette situation crée un véritable déséquilibre budgétaire pour une population âgée, déjà fragilisée par des revenus fixes et des besoins de santé croissants.

Une hausse constante et démesurée des cotisations de mutuelle senior

Le magazine 60 Millions de consommateurs, édité par l’Institut national de la consommation (INC), a réalisé une enquête édifiante sur la cherté des mutuelles destinées aux seniors. Elle a été menée auprès de 232 retraités âgés de 62 à 80 ans, adhérant majoritairement à 8 mutuelles (Allianz, Groupama, Harmonie Mutuelle, Macif, Malakoff Humanis, Mercer, MGEN, Mutuelle Générale)

Les témoignages se multiplient et sont unanimes, comme ce retraité de 67 ans, affilié à la même assurance depuis 2020, qui a subi 36% d'augmentation dans ce court laps de temps. Cette situation n'est pas isolée. L’enquête révèle une hausse moyenne des cotisations de 9,1% entre 2023 et 2024 (tous âges confondus), faisant passer la mensualité moyenne de 157,20€ à 171,50€.

Plus inquiétant encore, cette augmentation des cotisations de mutuelle senior semble s'accentuer avec l'âge. Pour les personnes de 64 ans, la cotisation mensuelle a augmenté de 8% entre 2023 et 2024, passant de 125€ à 135€. À 77 ans, pour une hausse équivalente en pourcentage, la facture grimpe de 218€ à 236€ par mois.

Face à ces hausses répétées, de nombreux seniors n'ont d'autre choix que de changer régulièrement de complémentaire santé ou d'opter pour des contrats moins protecteurs. Une retraitée de 68 ans témoigne avoir "changé trois fois de complémentaire santé depuis [sa] retraite en septembre 2021 afin d'en diminuer le coût".

Bon à savoir : selon la Drees (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques), la pension moyenne en 2022 s’élevait à 1 512€ par mois, nets de prélèvements sociaux. Les hommes perceaient en moyenne 2 050€ bruts, contre 1 268€ pour les femmes, soit une pension moyenne inférieure de 38%. Le coût annuel d’une mutuelle senior représente donc au bas mot un mois de pension de retraite.

Les causes avancées par les organismes de complémentaire santé

La Fédération nationale de la Mutualité Française justifie cette hausse par 3 facteurs principaux :

  1. L'augmentation des dépenses de santé (+5,2% en 2023), en partie due au vieillissement de la population
  2. Le transfert par l'État de charges de soins publiques vers les mutuelles
  3. L'inflation générale qui entraîne la revalorisation des actes médicaux, notamment la consultation chez un médecin généraliste qui est désormais à 30€.

Du côté de Malakoff Humanis, on assure que 74% des contrats des retraités ont augmenté de moins de 3%, et que seul 1% des contrats ont connu une hausse de 10% ou plus. Le directeur technique et indemnisation de ce groupe de protection sociale évoque également "l'augmentation de l'inflation médicale récurrente et la hausse du matériel comme les appareils dentaires et les audioprothèses, qui ont explosé".

Une augmentation des tarifs injustifiée selon les experts

Ces arguments ne convainquent pas tous les experts. Frédéric Bizard, économiste et fondateur de l'Institut Santé, s'appuie sur des analyses menées en 2024 qui confirment que les hausses de tarifs des organismes complémentaires d'assurance maladie (Ocam) outrepassent largement l'inflation chaque année. En 2024, les tarifs des complémentaires santé ont progressé de 8,1% alors que l'inflation s’établissait à 2,1%.

Un autre argument ne tient pas la route : l’augmentation de 3% des soins en dentaire, optique et audioprothèse ne peut en aucun cas justifier des cotisations deux fois supérieure à la hausse moyenne des dépenses de santé.

Les élus s’en mêlent. Philippe Vigier, député de la quatrième circonscription d'Eure-et-Loir, ne cache pas son indignation : "Les retraites ont augmenté de 2,2% en 2024 et les mutuelles des seniors augmentent d'environ 6%, soit une hausse de plus de 100€ en moyenne. Cet emballement tarifaire n'est pas en phase avec l'accroissement des dépenses de santé et impacte leur pouvoir d'achat."

Un système déséquilibré au détriment des seniors

Le système actuel des complémentaires santé présente une inégalité fondamentale entre actifs et retraités. Selon la Drees, seuls 4% des contrats individuels sont de niveau premium et offrent de bons niveaux de remboursement. À l'inverse, plus de 55% des contrats de mutuelle entreprise pour les actifs sont haute ou moyenne gamme, offrant des garanties efficaces.

Cette situation crée un paradoxe :

  • des actifs généralement en bonne santé qui bénéficient de garanties optimales dont ils n'ont pas nécessairement besoin, avec des cotisations partiellement prises en charge par leur employeur ;
  • des retraités, avec des besoins de santé croissants, qui paient l’intégralité de leurs cotisations pour des contrats offrant une couverture souvent insuffisante.

Des restes à charge élevés malgré le 100% santé

Au-delà des hausses tarifaires, les seniors déplorent également l'importance des restes à charge. Malgré la mise en place du dispositif 100% Santé, censé rendre accessibles certains paniers de soins en optique, prothèses dentaires et auditives, la réalité est plus nuancée. Pour rappel, le premier panier génère zéro reste à charge pour l’assuré, après intervention de l’Assurance Maladie et de sa mutuelle.

De nombreux professionnels de santé constatent que ce dispositif a conduit les mutuelles à augmenter les tarifs des soins de meilleure qualité, hors panier 100% santé. Un dentiste de Nice témoigne : "Auparavant, on pouvait faire des appareils mobiles avec une base en métal confortable et les mutuelles remboursaient une grande partie du reste à charge. Aujourd'hui, pour que le patient soit remboursé en totalité, il faut leur proposer des appareils amovibles en résine qui durent moins longtemps. Et ceux qui choisissent des prothèses en métal (à hauteur de 1 000€) ne sont plus du tout remboursés, sauf à cotiser au niveau de garantie le plus élevé."

Même constat pour les audioprothèses : les modèles à honoraires libres, souvent de meilleure qualité que ceux du panier 100% santé, sont moins bien remboursés par les mutuelles.

L'opacité des mutuelles santé, un obstacle majeur

Depuis décembre 2020, il est possible de résilier sa mutuelle à tout moment et sans frais après une année d’engagement en vertu du principe de résiliation infra-annuelle. Or, changer de mutuelle pour obtenir un meilleur rapport qualité-prix paraît simple sur le papier, mais la comparaison des offres se révèle difficile d’après les assurés seniors.

Les experts comme Frédéric Bizard, et même la Mutualité Française, confirment cette difficulté. Il devrait être simple d’utiliser un comparateur en ligne de mutuelle santé pour mettre les offres en concurrence, mais “l’opacité est totale”, ce qui rend quasiment impossible de comparer les services et de mesurer le rapport coûts/efficacité.

Comment optimiser sa couverture santé après 60 ans ?

Face à cette situation, plusieurs solutions s'offrent aux seniors pour tenter de maintenir une couverture santé satisfaisante sans grever leur budget :

Analyser ses besoins réels

Il est essentiel de télécharger vos relevés de l'Assurance maladie sur Ameli.fr et de faire le point sur vos dépenses de santé des 2 dernières années. Cela permet d'identifier les postes de dépenses prioritaires et d'adapter votre couverture en conséquence.

Si vous dépensez 2 000€ par an pour votre mutuelle et que vous bénéficiez en retour de 500€ de remboursements, vous êtes perdant : vous payez sans doute pour un niveau de couverture qui ne vous convient pas.

Recourir à un courtier

Un courtier en mutuelle santé peut vous aider à faire le tri parmi les nombreuses offres disponibles en proposant des contrats sur-mesure. "Si la personne a 80% de frais dentaires, nous construisons une offre avec des remboursements plus importants sur ce poste", explique Astrid Cousin, porte-parole du courtier Magnolia.fr.

Anticiper ses besoins futurs

Sans se passer de mutuelle, il est possible d'anticiper ses prochains frais de santé pour adapter sa couverture : l'achat prochain d'audioprothèses peut justifier temporairement une meilleure couverture auditive ; une opération de la cataracte avec correction de myopie permettra d'alléger les frais d'optique ultérieurs, etc.

Savoir résilier sa mutuelle

Comme indiqué plus haut, vous pouvez résilier votre contrat de complémentaire santé sans frais ni pénalité après la première année. Il suffit d'envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception à votre mutuelle actuelle. Une autre option consiste à demander à la nouvelle mutuelle de faire ces démarches, ce qui évite les risques de carence entre les 2 contrats.

Une nécessaire réforme du système de complémentaire santé

Face à cette situation qui fragilise le pouvoir d'achat des seniors, une réforme du système des complémentaires santé apparaît nécessaire. Les coûts administratifs des mutuelles, estimés entre 300 et 400 millions d'euros par an selon Frédéric Bizard, constituent un "volet incompressible de l'ordre de 2,5 à 3%" des cotisations.

Une plus grande transparence des contrats, permettant une réelle comparaison des offres, ainsi qu'un meilleur encadrement des hausses tarifaires, pourraient constituer des pistes d'amélioration pour un système qui, aujourd'hui, pénalise fortement les seniors. Depuis 2020, les organismes assureurs se sont pourtant engagés à rendre les contrats plus lisibles, mettant notamment en avant des exemples chiffrés de remboursement.

En attendant ces évolutions, les quelque 18 millions de retraités français n'ont d'autre choix que de s'adapter, en changeant régulièrement de mutuelle ou en acceptant une moins bonne couverture, au risque de renoncer à certains soins. Une situation préoccupante à l'heure où le vieillissement de la population devrait au contraire pousser à renforcer l'accès aux soins des plus âgés.

 

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L’état du marché immobilier ancien en octobre 2026 En ce début octobre 2026, le marché immobilier français voit ses prix baisser pendant que les taux d'emprunt remontent (lire plus bas). Cette situation modifie le pouvoir d'achat des acheteurs. Les prix de l’immobilier ancien reculent de 1 % au cours du deuxième trimestre. Comparativement à 2022, la chute atteint -6,2 %, mais elle est nettement plus marquée dans les grandes villes comme à Paris (-11%), Lyon (-16%) ou Nantes (-18%). Précisons toutefois que les prix avaient flambé de 34 % entre 2015 et 2022. L’écart entre la valeur financière d’un bien et sa valeur réelle était alors excessif. Les conséquences pour l'acheteur se logent à 3 niveaux :   hausse des taux qui annule la baisse des prix ; bonne opportunité pour négocier les biens ; attention accrue au budget global du prêt. Pour de nombreux observateurs, on est, certes, sur un ajustement à la baisse, mais sans une correction nette qui aurait pu compenser la hausse des taux. Conditions d’emprunt en octobre 2026 Taux en hausse en octobre Les taux moyens constatés en octobre 2026 sont les suivants (hors assurance de prêt et coût des sûretés) : 15 ans : 3,50 %  20 ans : 3,60 %  25 ans : 3,70 % Pour décrocher les conditions les plus avantageuses, la qualité du dossier reste déterminante : un apport personnel couvrant plus que les frais de notaire et une situation financière stable (emploi en CDI avec ancienneté, épargne de précaution, pas de découvert bancaire) sont des prérequis pour convaincre le banquier.  Beaucoup pronostiquent des taux bruts à 4 % pour la toute fin de l'année 2026. Progression du taux d’usure au T4 Les taux d’usure du dernier trimestre 2026 progressent de manière significative. Pour rappel, le taux d’usure correspond au taux annuel effectif global (TAEG) maximal que les banques peuvent appliquer.  Ce plafond agrège tous les frais liés à l’obtention du crédit : le taux d'intérêt, l'assurance emprunteur, les frais de dossier et la garantie (hypothèque ou caution). Les plafonds applicables au T4 2026 sont les suivants : 4,09 % pour les prêts à taux fixe de moins de 10 ans  4,68 % pour les prêts à taux fixe de 10 à moins de 20 ans  5,40 % pour les crédits à taux fixe de 20 ans et plus  5,52 % pour les prêts à taux variable  6,49 % pour les prêts relais. Cette hausse pourrait avoir des conséquences paradoxales :  elle illustre la remontée des taux durant le trimestre précédent ; elle peut débloquer des dossiers qui étaient auparavant à la marge ; elle est figée pour 3 mois, avec le risque d’un effet ciseau si les taux continuent d’augmenter d’ici la fin de l’année. Retrouvez toutes les infos pour emprunter en octobre 2026. Combien de mètres carrés en changeant d’assurance emprunteur en octobre 2026 ? L’assurance emprunteur accompagne la quasi-totalité des projets de financement immobilier. Elle sécurise le remboursement du crédit pour l’emprunteur comme pour la banque lorsque certains événements surviennent (décès, invalidité ou incapacité de travail). Cette protection a toutefois un impact sur le budget consacré au prêt, puisque son coût s’ajoute aux mensualités de crédit. Pour réduire cette dépense, tous les emprunteurs disposent aujourd’hui d’une opportunité particulièrement intéressante : changer d’assurance de prêt immobilier à tout moment.  Grâce à loi Lemoine de 2022, tout emprunteur peut désormais remettre en question son contrat sans attendre une échéance annuelle. Concrètement, il est possible de : substituer l’assurance de prêt immobilier à tout moment, dès le lendemain de la signature de l’offre de prêt et pendant toute la durée du remboursement ; résilier son contrat sans frais. Cette faculté permet de rechercher un contrat plus compétitif et, dans de nombreux cas, de dégager plusieurs milliers d’euros d’économies. Plus tôt vous substituez l’assurance bancaire, plus important sera le gain potentiel. Attention : pour que le changement d’assurance emprunteur soit accepté, le nouveau contrat doit respecter l’équivalence des garanties exigée par l’établissement prêteur. En réduisant le coût de l'assurance, vous abaissez votre TAEG et vous augmentez votre pouvoir d'achat immobilier. Les économies envisageables à Paris sont minimes étant donné la cherté de l’immobilier. Ailleurs, où le coût du mètre carré est entre 2 et 8 fois moins cher, la délégation d’assurance de prêt vous permet de financer des mètres carrés supplémentaires : Profil 1 : entre  2,12 m2 (Nice) et 8,13 m2 (Saint-Étienne) Profil 2 : entre 2,15 m2 (Paris) et 16,91 m2 (Saint-Étienne) Profil 3 : entre 4,23 m2 (Paris) et 33,17 m2 (Saint-Étienne) Pour rappel, la taille moyenne d'une salle de bain est d'environ 8 ou 9m2, et celle d'un studio entre 15 et 21m2. Les avantages de changer d'assurance emprunteur en octobre 2026 Optimiser son assurance de prêt immobilier permet de bénéficier de plusieurs avantages concrets : Réduire le coût total du crédit immobilier  Conserver un niveau de garanties adapté et équivalent aux exigences de la banque  Mettre les assureurs en concurrence afin d’obtenir des conditions plus avantageuses  Préserver ou augmenter son pouvoir d’achat immobilier  Disposer d’un budget supplémentaire pour envisager un logement plus grand, mieux situé ou correspondant davantage à ses attentes. L’assurance emprunteur : une dépense à intégrer dans le coût du crédit Au moment de calculer le budget d’un achat immobilier, il est important de prendre en compte le coût de l’assurance de prêt. Cette dépense peut peser de manière significative sur le coût global du financement. Selon le profil de l’emprunteur et les caractéristiques du crédit, elle peut représenter jusqu’à 40 % du coût total du financement. Le montant de la cotisation dépend du profil assuré, des garanties souscrites et des caractéristiques du prêt. Certains emprunteurs peuvent se voir appliquer des tarifs plus élevés en raison de leur situation personnelle ou professionnelle. C’est notamment le cas : des seniors ; des personnes exerçant des professions à risques ; des pratiquants de sports dangereux ; des emprunteurs présentant des risques aggravés de santé. Pour tous les emprunteurs, et en particulier pour ces profils à risques, comparer les contrats et leurs conditions de couverture représente un enjeu financier important. Avec la délégation d’assurance, vous disposez d’un levier pour maîtriser le coût de l’assurance tout en conservant les garanties nécessaires au financement. Avec la loi Lemoine, une deuxième chance vous est donnée d’abaisser le coût global de votre crédit, et vous pouvez le faire en cours de prêt à tout moment.

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Crédit immobilier octobre 2026 : toutes les infos pour emprunter

Le marché du crédit immobilier aborde le mois d’octobre 2026 dans un contexte moins favorable qu’au début de l’année. Les taux d’intérêt sont repartis à la hausse ces dernières semaines, comme en témoignent les nouveaux taux d’usure, en progression eux aussi. Pour les candidats à l’emprunt, le coût global du financement via le TAEG doit donc être étudié avec attention, l’assurance emprunteur étant un élément déterminant pour faire des économies. Taux d’intérêt en hausse en octobre 2026 Les taux de prêt immobilier ont recommencé à augmenter depuis la rentrée. Selon les données communiquées par différents courtiers, les barèmes se situent désormais autour de 3,60 % sur 20 ans en de début octobre 2026, contre 3,50 % début septembre (hors assurance emprunteur et coût des sûretés). Cette évolution s’explique notamment par la remontée des coûts de financement des banques. Le niveau de l’OAT 10 ans, référence importante pour le marché obligataire français, exerce également une pression sur les taux des crédits immobiliers. Début septembre, son rendement avait dépassé 4 %, et il est désormais autour de 4,70 %, ce qui se répercute progressivement sur les conditions d’emprunt proposées aux particuliers. Quels taux de crédit immobilier en octobre ? Les taux varient selon la durée du prêt, mais aussi selon le profil de l'emprunteur. Les revenus, l’apport personnel, la stabilité professionnelle, le taux d’endettement et la qualité globale du dossier influencent la proposition bancaire. À titre indicatif et selon les prêteurs, les taux moyens observés début octobre 2026 se situent autour de : Durée du prêt Taux moyen 15 ans entre 3,30 % et 3,50 % 20 ans entre 3,50 % et 3,60 % 25 ans entre 3,60 % et 3,70 % Ces chiffres peuvent évoluer selon les banques et les profils. Les taux affichés sont exprimés hors assurance emprunteur et hors frais annexes. Les meilleurs dossiers peuvent bénéficier de taux décotés de 20 à 30 points.  Pour un emprunteur, comparer uniquement le taux nominal ne suffit donc pas. Il faut également regarder le coût total du crédit grâce au TAEG (Taux Annuel Effectif Global), car il agrège tous les frais liés à l’obtention du financement. Taux d’usure : nouveaux plafonds à partir du 1er octobre 2026  Le taux d’usure correspond au TAEG maximal auquel un crédit peut être accordé. Il est fixé chaque trimestre par la Banque de France sur la base des TAEG moyens accordés le trimestre passé.  Il ne se limite pas au taux d’intérêt proposé par la banque : le calcul du TAEG prend en compte les intérêts, certains frais obligatoires (frais de dossier) et le coût de l’assurance emprunteur. À compter du 1er octobre 2026, les nouveaux plafonds remontent significativement : Type de prêt immobilier Taux d’usure au 1er octobre 2026  Taux fixe inférieur à 10 ans 4,09 % Taux fixe de 10 ans à moins de 20 ans 4,68 % Taux fixe de 20 ans et plus 5,40 % Prêt relais 6,49 % Taux variable 5,52 % Pour un emprunt sur 20 ans ou davantage, le taux d’usure passe ainsi de 5,29 % à 5,40 %, soit une hausse de 0,11 point. Sur une durée comprise entre 10 et moins de 20 ans, il progresse de 4,57 % à 4,68 %. De l’importance du taux d’usure  Le relèvement du plafond peut permettre à certains dossiers auparavant bloqués de redevenir finançables. Mais cette marge supplémentaire reste limitée alors que les taux d’emprunt remontent et risquent de continuer leur progression en lien avec la dégradation des conditions de financement des banques.  On parle alors de l’effet ciseau quand existe un décalage pénalisant entre la hausse rapide des taux d'intérêt pratiqués par les banques et la stagnation temporaire du taux d'usure. Certains emprunteurs peuvent être recalés même s’ils sont solvables. L’assurance emprunteur joue ici un rôle déterminant. Pour certains profils, notamment lorsque l’assurance est plus coûteuse en raison de risques spécifiques (santé, âge, profession), elle peut augmenter suffisamment le TAEG pour dépasser le taux d’usure. Assurance emprunteur : un élément essentiel dans le coût du crédit L’assurance emprunteur protège la banque contre certains risques susceptibles d’empêcher le remboursement du prêt (décès, perte totale et irréversible d’autonomie, invalidité et  incapacité temporaire de travail). Son coût est intégré au calcul du TAEG lorsqu’elle est exigée pour obtenir le crédit. Et elle l’est systématiquement, quand bien même aucune loi n’impose sa souscription. Elle peut donc avoir une incidence directe sur le respect du taux d’usure. Peut-on choisir son assurance de prêt ? La banque propose son assurance groupe, mais vous avez le droit de choisir un contrat auprès d’un autre assureur, à condition que les garanties proposées soient équivalentes à celles exigées par la banque. Depuis la loi Lemoine, l’assurance emprunteur d’un crédit immobilier peut par ailleurs être changée à tout moment, sous réserve du respect de l’équivalence des garanties. Comparer les contrats d’assurance permet de rechercher une couverture adaptée et, selon votre profil, de réduire le coût global du financement. Les contrats bancaires étant jusqu’à 4 fois plus chers que les offres alternatives, vous pouvez économiser des centaines voire des milliers d’euros sur la durée de remboursement. Et quand le taux d’emprunt est élevé, ce gain peut aussi permettre d’échapper au couperet de l’usure.  La suppression du questionnaire de santé La loi Lemoine prévoit également une suppression du questionnaire médical en assurance de prêt immobilier, lorsque la part assurée par personne ne dépasse pas 200 000 euros et que le remboursement du crédit intervient avant le 60e anniversaire de l’assuré.  Si vous êtes jeune et que votre état de santé peut compromettre l’obtention du financement, l’accès à l’assurance emprunteur sans sélection médicale est votre sésame. Dans les autres situations, l’assureur demande des informations médicales et éventuellement des examens complémentaires. Comment préparer son projet immobilier en octobre 2026 ? Dans un contexte de remontée des taux, préparer soigneusement son dossier reste essentiel. Avant de solliciter plusieurs banques, il est utile de : déterminer précisément sa capacité d’emprunt ; conserver un apport personnel suffisant ; limiter voire solder les crédits à la consommation et autres charges ; comparer les taux proposés sur plusieurs durées ; examiner le TAEG et pas seulement le taux nominal ; comparer le coût de l’assurance emprunteur ; vérifier le niveau de garanties demandé par la banque ; anticiper les éventuelles formalités médicales ; étudier les possibilités de délégation d’assurance via un comparateur indépendant.

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Fraude massive à l’optique en 2026 : des mutuelles lésées de dizaines de millions d'euros

Une importante affaire de fraude dans le secteur de l’optique vient de mettre en lumière les failles dont peuvent être victimes les complémentaires santé. En 2026, des dizaines de professionnels et de structures de santé sont poursuivis dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons d’escroquerie et de blanchiment en bande organisée. Le préjudice identifié atteint environ 36 millions d’euros depuis 2023, principalement au détriment des organismes complémentaires d’assurance maladie (Ocam). L’affaire a notamment été révélée grâce aux dispositifs de détection mis en place par Malakoff Humanis, qui avait repéré des comportements inhabituels dans certaines demandes de remboursement. Une fraude à l’optique évaluée à 36 millions d’euros L’enquête menée sous l’autorité du parquet de Paris concerne des opticiens, ophtalmologues et responsables de centres de santé. Des perquisitions ont été réalisées entre janvier et juillet 2026 dans différents établissements parisiens, mettant au jour un véritable pacte frauduleux. Au total, les investigations portent sur : 22 professionnels ou responsables de santé ; 15 structures, principalement des centres de santé ; des faits présumés d’escroquerie et de blanchiment en bande organisée ; un préjudice estimé à environ 12 millions d’euros par an depuis 2023. Les premières alertes seraient venues de 2 organismes complémentaires, après la détection d'anomalies dans les facturations présentées pour remboursement. Malakoff Humanis a notamment confirmé avoir effectué un signalement auprès des autorités, conjointement avec le réseau de soins Klésia. Le groupe estime son préjudice à 4 millions d’euros. Au total, ce sont 36 millions d’euros qui ont été détournés depuis 2023, principalement au détriment des complémentaires santé.  Cette affaire ne serait que la partie immergée de l’iceberg. Selon les informations rapportées dans le cadre de l’enquête, le potentiel de fraude dans le secteur de l’optique pourrait atteindre 150 millions d’euros par an à la seule échelle de Paris. Un système frauduleux organisé autour des remboursements Le mécanisme présumé reposait sur différentes pratiques visant à augmenter artificiellement les remboursements versés par les complémentaires santé. Les enquêteurs soupçonnent notamment l’utilisation de prescriptions ne correspondant pas à de véritables consultations ainsi que la facturation de prestations destinées à obtenir une prise en charge maximale. Le fonctionnement a profité à plusieurs catégories d’acteurs : Les clients : ils ont bénéficié de remboursements indus et obtenu un avoir pour différents équipements optiques, comme des montures, des lunettes solaires ou des verres correcteurs. Les opticiens : les pratiques dénoncées ont permis de générer un volume de ventes supplémentaire et d’attirer une clientèle plus importante. Les ophtalmologues et prescripteurs : l’organisation présumée a contribué à augmenter leur nombre de patients. Les centres de santé concernés : certains ont bénéficié d’une activité accrue, alors que leur statut repose officiellement sur un fonctionnement à but non lucratif. Grâce à cette organisation frauduleuse qui a détourné le dispositif 100 % en optique, les mutuelles ont pris en charge des dépenses qui ne correspondaient pas à des prestations médicales ou optiques justifiées. Pour rappel, vous ne payez aucun reste à charge en optique (lunettes de correction), dentaire (prothèses) et audiologie sur tous les équipements sélectionnés dans le panier 100 % Santé, après intervention de l'Assurance Maladie et de votre mutuelle responsable. Les personnes poursuivies encourent jusqu’à 10 ans d’emprisonnement, tandis que d’éventuelles confiscations d’avoirs peuvent également être prononcées. Les ophtalmologues incriminés pourraient être déconventionnés par l’Assurance Maladie et radiés de l’Ordre des Médecins. Comment les mutuelles ont-elles détecté la fraude en optique ? La fraude a été identifiée grâce à l’analyse des données de remboursement, qui ont permis aux organismes complémentaires de repérer des schémas de consommation atypiques et de remonter progressivement jusqu'aux professionnels concernés. :  des volumes très importants de factures d’optique émises quotidiennement ; des pics pouvant atteindre 150 facturations de lunettes par jour pour certains professionnels ; une concentration inhabituelle des prescriptions autour d’un nombre restreint de prescripteurs ; une fréquence particulièrement élevée de demandes associant lunettes et lentilles ; une utilisation systématique ou presque du forfait optique disponible ; l’absence de reste à charge pour l’assuré dans de nombreux dossiers. Chez certains opticiens, la fraude représentait jusqu’à 50 % de leur activité. Pour les complémentaires santé, ces pratiques sont particulièrement problématiques. Lorsqu’un professionnel connaît précisément l'étendue de la garantie optique dont bénéficient les assurés, il peut théoriquement adapter les prestations facturées afin de maximiser les remboursements. Source : L’Argus de l’Assurance