Assurance santé : des restes à charge colossaux pour certains patients

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En 2017, le reste à charge après intervention de la Sécurité Sociale et des organismes complémentaires atteignait en moyenne 220€ par an. Le montant de cette participation financière varie du simple au triple en fonction de l'âge, et pour 1% des assurés, il dépasse les 3 700€. Voici les données clefs d'une étude menée par la Drees.

96% des Français couverts par une assurance santé complémentaire

Dans son numéro de novembre, la Drees (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques) révèle les chiffres des restes à charge en santé pour l'année 2017. Pour évaluer les restes à charge (RAC), sont prises en compte les dépenses de santé remboursables et présentées au remboursement à l'Assurance Maladie Obligatoire (AMO). Les dépenses non remboursables ou non présentées au remboursement ne sont pas comptabilisées. Le RAC AMO se compose de la part opposable comprenant le ticket modérateur, les participations forfaitaires, et les dépassements d'honoraires, ainsi que les tarifs libres sur certains produits ou actes (dentaire, optique, audiologie). Ce RAC est ainsi facturé au patient et/ou à sa mutuelle.

En 2017, 96% des assurés au régime général bénéficient d'une couverture complémentaire. Quasiment tous les contrats d'assurance santé complémentaire sont dits responsables et solidaires, et prennent en charge l'intégralité du ticket modérateur, à savoir la différence entre le tarif de convention et le remboursement de la Sécu. Les dépassements d'honoraires, en aucun cas remboursés par la Sécu, font l'objet d'une prise en charge selon le niveau de garanties prévu au contrat.

Des dépenses de santé trois fois plus élevées pour les plus de 65 ans

La Drees a calculé que le RAC après remboursement de l'AMO est d'environ 620€ en 2017. Après intervention de la couverture complémentaire, le RAC tombe à 220€ en moyenne. Le montant de la participation financière aux soins dépend ainsi de la protection à un deuxième niveau et des prestations du contrat. Le RAC varie grandement d'une tranche d'âge à l'autre, il est bien évidemment corrélé aux dépenses de santé qui s'accroissent au fil des années. Pourtant le RAC croît de manière plus modérée que les dépenses de santé.

Entre 6 et 10 ans, un jeune patient consomme en moyenne 800€ de soins par an. Son RAC AMO est évalué à 200€ par an. Les 41-45 ans dépensent en moyenne 1 900€ par an pour se soigner, pour un RAC AMO de 450€/an. À partir de 66 ans, la dépense moyenne de santé est supérieure à 4 500€/an pour un RAC AMO aux environs de 1 000€. Les plus de 70 ans qui représentent 10% des patients concentrent plus de 25% des dépenses de santé et 20% du RAC AMO. L'AMO prend en charge moins de 80% des dépenses de santé des 41-45 ans, mais près de 90% chez les plus de 85 ans.

Le graphique ci-dessous compare la courbe de la dépense de santé à celle du RAC AMO. 

courbe RAC AMO

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Drees

1% des patients avec des RAC supérieurs à 3 700€

Pour la moitié des patients, le RAC AMO est inférieur à 240€. Pour 20% des personnes, il excède 760€ et les 10% d'assurés ayant les RAC les plus élevés doivent assumer en moyenne 2 200€. Pour 1% de la population, le RAC est extrême, se situant au-delà de 3 700€, avec une moyenne de 5 400€. Et pour 0,1% d'entre eux, le RAC AMO culmine à plus de 10 000€ par an. 

Pour ces personnes exposées à un RAC AMO très élevé, la participation financière est réduite de près de la moitié après intervention d'un contrat responsable.

Les dépassements d'honoraires sont la cause principale de RAC AMO extrêmes. Pour les 1% des patients avec les RAC AMO les plus élevés, les dépassements tarifaires représentent en moyenne 3 000€ du RAC AMO, dont 1 400€ pour les seuls soins dentaires.

Selon la Drees, le profil majoritaire de 0,1% des patients aux RAC AMO les plus élevés (40% d’entre eux) sont principalement des personnes entre 55 et 85 ans, "ayant une consommation continue de soins de ville et plusieurs épisodes d’hospitalisation relativement courts" (huit jours à temps complet sur l'année). La moitié d'entre eux ne souffre pas d'ALD (Affection de Longue Durée), ce qui met en lumière le niveau élevé des RAC que doivent assumer ces patients ne bénéficiant pas du régime avantageux de l'ALD (100% du tarif conventionné). Ces chiffres rendent compte, une nouvelle fois, de l'importance d'être couvert par un contrat de santé complémentaire.

La réforme du RAC 0 (100% Santé) est entrée progressivement en vigueur depuis janvier 2019. Elle vise à garantir l’accès à des soins de qualité, tout en diminuant les RAC. Au terme de sa mise en œuvre en janvier 2021, les contrats complémentaires dits responsables devront présenter 3 paniers remboursés à 100% en optique, prothèses dentaires et audiologie. Libre à l’assuré de préférer des prestations en dehors de cette offre, il s’expose alors à des RAC plus élevés s’il n’a pas souscrit des garanties renforcées sur ces 3 postes. 

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Mutuelle senior : quelles sont les limites du 100 % Santé ?

Depuis janvier 2021, le dispositif 100 % Santé est pleinement opérationnel en France. Né d'un engagement présidentiel autour du reste à charge zéro, il vise à rendre certains soins accessibles à tous, sans avance de frais ni dépense résiduelle. Concrètement, l'Assurance Maladie et la complémentaire santé se partagent intégralement la facture sur une sélection d'équipements dans 3 secteurs précis, optique, dentaire et audiologie. Cette réforme a été construite en concertation avec les professionnels de santé, les fabricants et les organismes de protection sociale. Elle repose sur des paniers de soins définis collectivement, garantissant un niveau de qualité minimal et non une offre au rabais. C'est une nuance importante : le 100 % Santé ne rime pas avec soins dégradés, mais avec choix restreint. Reste que pour les personnes de plus de 60 ans, dont les besoins de santé s'intensifient et se diversifient, la question mérite d'être posée sans détour : ce dispositif suffit-il vraiment ? Ce que couvre réellement le 100 % Santé Le dentaire : prothèses remboursées, implants exclus Le panier reste à charge zéro en dentaire couvre plusieurs types de prothèses, intégralement remboursées : Couronnes en céramique monolithique sur les dents visibles Couronnes métalliques, toutes localisations Bridges céramo-métalliques sur les incisives et bridges métalliques Dentiers amovibles à base résine Ce panorama couvre l'essentiel des situations courantes. Toutefois, une limite majeure s'impose : les implants dentaires sont totalement exclus du dispositif. Or, après 65 ans, les pertes dentaires s'accélèrent et les implants représentent souvent la solution la plus adaptée sur le plan fonctionnel et esthétique. Leur coût, non pris en charge par le 100 % Santé ni même par l'Assurance Maladie, peut atteindre plusieurs milliers d'euros par implant. L'optique : des montures accessibles, pas toujours suffisantes En matière de vision, le dispositif reste à charge zéro en optique propose : Un choix d'au moins 35 montures adultes par opticien, plafonnées à 30 € Des verres correcteurs adaptés à la prescription (simples, progressifs, amincis) Un renouvellement possible selon les délais réglementaires (tous les 2 ans ou en cas d’évolution de la vision sur prescription) Si cette offre convient à de nombreux profils, les séniors présentant des troubles visuels complexes, notamment ceux nécessitant des verres progressifs haut de gamme avec traitements spécifiques, se retrouvent souvent à choisir entre confort et budget. Les montures à 30 € restent fonctionnelles, mais leur solidité et leur ergonomie diffèrent sensiblement des gammes supérieures. Le 100 % Santé ne couvre pas la chirurgie réfractive. L'Assurance Maladie ne prévoit aucune prise en charge pour cette technique qui permet pourtant de corriger l'œil afin de ne plus porter de lunettes. L'audiologie : une avancée réelle pour les appareils d'entrée de gamme C'est sans doute dans ce secteur que le 100 % Santé a eu l'impact le plus significatif pour les séniors. Le taux d'appareillage en France était historiquement faible, notamment en raison du coût prohibitif des aides auditives. Désormais, les appareils auditifs de classe I sont intégralement remboursés, avec un suivi inclus, selon les dispositions du reste à charge zéro en auditif. Pour les personnes souffrant d'une perte auditive modérée, ces dispositifs répondent à une grande partie des besoins quotidiens. En revanche, les appareils de classe II, plus performants dans les environnements bruyants ou offrant des fonctionnalités avancées (Bluetooth, directivité automatique), restent partiellement à la charge de l'assuré. Qui peut accéder au 100 % Santé ? Les conditions d'éligibilité L'accès au dispositif est conditionné à la détention d'une complémentaire santé responsable. Cette exigence concerne la très grande majorité des assurés, puisqu'environ 95 % des contrats vendus en France répondent à ce critère. Autrement dit, si vous avez une mutuelle individuelle ou une mutuelle obligatoire d’entreprise, vous bénéficiez automatiquement du 100 % Santé. Pour les personnes aux ressources modestes ne disposant pas de complémentaire, la Complémentaire santé solidaire (CSS) ouvre également l'accès au 100 % Santé, sans participation ou avec une cotisation réduite selon le niveau de revenus (maximum 30 €/mois). Comment en bénéficier concrètement ? La démarche est accessible et ne nécessite aucune formalité complexe : Consulter votre professionnel de santé (dentiste, opticien, audioprothésiste) Demander un devis incluant obligatoirement l'offre 100 % Santé Comparer avec les alternatives à tarif libre Transmettre le devis à votre mutuelle pour vérifier la prise en charge Depuis 2022, le tiers payant est systématiquement appliqué dans le cadre du 100 % Santé. Vous n'avancez aucuns frais si le professionnel l'accepte, ce qui est généralement le cas. Bon à savoir : la réglementation oblige le prestataire à fournir au patient un devis présentant au moins une solution 100 % Santé. Libre à l’assuré de choisir une offre hors panier 100 % ou de combiner les 2 comme cela est possible en optique (monture hors dispositif + verres sans reste à charge, ou inversement). Pourquoi une mutuelle sénior reste indispensable Les limites structurelles du dispositif après 60 ans Le 100 % Santé constitue un socle de protection, pas une couverture complète. Pour les séniors, dont les besoins de santé dépassent largement ce cadre, plusieurs angles morts persistent : En dentaire : les implants, les reconstructions complexes et les prothèses sur mesure ne sont pas couverts. En optique : les verres à indice élevé, les traitements antireflets premium ou les montures spécifiques engendrent un reste à charge. En audiologie : les appareils classe II, plus adaptés aux environnements sonores exigeants, impliquent une participation financière généralement élevée. Hors des 3 paniers : l'ostéopathie, les cures thermales, les consultations de médecine douce, particulièrement sollicitées après 55 ans, ne font l'objet d'aucune prise en charge dans le cadre du 100 % Santé. Ce qu'apporte une complémentaire santé adaptée Une mutuelle sénior bien calibrée intervient précisément là où le dispositif atteint ses limites. Elle permet notamment de : Couvrir les prothèses dentaires haut de gamme et les implants Financer des équipements optiques personnalisés au-delà du plafond réglementaire Accéder aux aides auditives de classe II avec un reste à charge réduit Bénéficier de forfaits pour les médecines douces, la kinésithérapie ou les séjours thermaux Obtenir des remboursements complémentaires sur l'hospitalisation (dépassements d’honoraires, chambre particulière, lit accompagnant, télévision) Certaines offres incluent également des services concrets comme la téléconsultation médicale disponible 7j/7, un tiers payant étendu auprès d'un large réseau de soins, ou encore des bonus de fidélité qui renforcent progressivement les garanties au fil des années de contrat. Le 100 % Santé en optique, dentaire et audiologie représente une avancée sociale indéniable : il a permis à des millions de Français d'accéder à des soins auparavant inaccessibles faute de moyens. Pour les séniors, c'est un point de départ utile, particulièrement en audiologie où son impact a été le plus visible. Mais ce dispositif ne saurait se substituer à une complémentaire santé adaptée. Les besoins évoluent avec l'âge, les pathologies se cumulent, et les soins non couverts par le panier de base peuvent représenter des dépenses considérables. Choisir la meilleure mutuelle sénior, c'est s'assurer que le 100 % Santé ne constitue pas un plafond, mais bien un plancher de protection.

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Mutuelle et santé mentale : garanties et remboursements en 2026

La santé mentale est devenue un enjeu de santé publique majeur en France. Burn-out, anxiété, dépression, troubles du sommeil… de plus en plus de Français consultent des professionnels de la psychiatrie et de la psychologie. Pourtant, le reste à charge reste élevé, car l'Assurance maladie ne couvre qu'une partie limitée de ces soins. En 2026, les mutuelles santé jouent un rôle central pour compléter ces remboursements. Tour d'horizon complet des garanties disponibles et des dispositifs à connaître. Pourquoi la santé mentale est-elle mal remboursée par la Sécurité sociale ? L'Assurance Maladie prend en charge certains soins psychiatriques, notamment les consultations chez un médecin psychiatre conventionné. Cependant, de nombreuses dépenses restent à la charge du patient. Les limites du régime obligatoire Le régime de base rembourse (dans le cadre du parcours de soins coordonnés) : Les consultations chez un psychiatre de secteur 1 : tarif conventionné à 52 € pour patient de plus de 25 ans, remboursé à 70 % soit 36,40 €, moins la participation forfaitaire de 2 € ; tarif conventionné de 70 € pour les patients de moins de 25 ans, soit une prise en charge de 47 € Les consultations chez un psychiatre de secteur 2 (honoraires libres) sur la base de 52 € ou 70 € si adhérent à l’OPTAM, ou 42,50 € si non-adhérent à l’OPTAM (taux de remboursement 70 %) Les séances de psychologie dans le cadre du dispositif Mon Psy (jusqu'à 12 séances par an) : tarif à 50 € chez un psychologue partenaire, remboursé à 60 % ; dépassement d’honoraires interdit L'hospitalisation psychiatrique prise en charge à 80 % (100 % en ALD) En revanche, il ne couvre pas : Les consultations hors parcours de soins coordonnés si vous avez plus de 25 ans Les consultations chez un psychologue libéral hors MonPsy Les séances de psychothérapie non médicale Les praticiens en secteur 3 avec dépassements d'honoraires Les thérapies alternatives (EMDR, sophrologie, hypnothérapie) Des dépassements d'honoraires fréquents En France, plus de 60 % des psychiatres exercent en secteur 2 ou 3. Leurs honoraires peuvent atteindre 100 à 200 € la séance, laissant un reste à charge très important sans complémentaire santé adaptée. Ce que rembourse la mutuelle pour la santé mentale en 2026 Les consultations chez le psychiatre Une mutuelle santé peut prendre en charge tout ou partie des dépassements d'honoraires pratiqués par les psychiatres en secteur 2 ou 3. Selon le niveau de garantie souscrit : Garantie de base : remboursement limité au ticket modérateur (tarif conventionné, pas de couverture des dépassements) Garantie intermédiaire : prise en charge des dépassements jusqu'à 150 % ou 200 % du tarif opposable Garantie haut de gamme : remboursement intégral ou quasi-intégral, même avec des honoraires élevés Les séances de psychologue Depuis le lancement du dispositif Mon Psy en 2022, les séances réalisées par des psychologues partenaires sont remboursées par l'Assurance Maladie à 60 % sur la base d’un tarif fixé à 50 € la séance. Les contrats de mutuelle responsable couvrent intégralement le reste à charge. Pour les consultations hors MonPsy, certaines mutuelles proposent un forfait psychologue spécifique, couvrant entre 20 et 60 € par séance, dans une limite annuelle de 4 à 10 séances selon les contrats, inclus dans le forfait prévention. Important : le dispositif Mon Psy n’est pas adapté aux patients qui nécessitent un avis psychiatrique. Les thérapies alternatives liées au bien-être mental De nombreuses complémentaires santé incluent dans leurs garanties optionnelles de remboursement pour la médecine douce : La sophrologie L'hypnothérapie La relaxation et la gestion du stress L'ostéopathie (utile pour les troubles psychosomatiques) La naturopathie Ces remboursements sont souvent regroupés dans le forfait prévention compris entre 100 et 300 € par an. Comment choisir une mutuelle adaptée à la santé mentale ? Les critères essentiels à comparer Avant de souscrire ou de changer de mutuelle, évaluez les points suivants : Le taux de remboursement des psychiatres (en secteur 1, 2 et 3) L'existence d'un forfait psychologue et son montant annuel La couverture des médecines douces (sophrologie, hypnose, etc.) Les délais de carence (certains contrats imposent un délai avant d'accéder aux remboursements en psychiatrie) Le réseau de soins partenaire (accès facilité à des praticiens dans votre région) Questions à poser à votre conseiller La mutuelle couvre-t-elle les consultations hors MonPsy ? Existe-t-il un plafond annuel pour les remboursements en santé mentale ? Les séances de thérapie de groupe sont-elles prises en charge ? Le contrat couvre-t-il les soins en cas d'hospitalisation psychiatrique en clinique privée ? Garanties et remboursements : tableau comparatif selon le niveau de couverture Type de soin Base  Intermédiaire Premium Psychiatre secteur 1 (pas de dépassements d’honoraires) Ticket modérateur Ticket modérateur Ticket modérateur Psychiatre secteur 2 (honoraires libres) Ticket modérateur  Dépassements partiels Dépassements jusqu’à 100 % Psychiatre secteur 3 (non conventionné) Pas de remboursement Prise en charge éventuelle Prise en charge éventuelle Psychologue (Mon Psy) 100 % couvert par Sécurité Sociale et la mutuelle responsable 100 % couvert par Sécurité Sociale et la mutuelle responsable 100 % couvert par Sécurité Sociale et la mutuelle responsable Psychologue (hors Mon Psy) Non couvert Option forfait prévention Option forfait prévention Médecines douces Non couvert Forfait prévention à partir de 50 €/an Forfait prévention jusqu’à 300 €/an Conseils pour optimiser vos remboursements en santé mentale Passez toujours par votre médecin traitant pour obtenir une orientation : cela ouvre des droits supplémentaires (MonPsy, ALD, protocole de soins). Demandez un devis préalable à votre praticien pour connaître le montant exact du reste à charge. Contactez votre mutuelle avant d'entamer un suivi long pour connaître vos plafonds annuels. Comparez les offres de mutuelle santé lors de chaque renouvellement : le marché des complémentaires santé évolue rapidement, notamment sur la prise en charge de la santé mentale. Vérifiez votre éligibilité à la CSS (Complémentaire Santé Solidaire) si vos revenus sont modestes : elle couvre intégralement les soins psychiatriques sans reste à charge. La prise en charge de la santé mentale par les mutuelles s'améliore progressivement, portée par une demande croissante et une meilleure reconnaissance de ces troubles. Choisir une complémentaire santé adaptée à vos besoins psychiques est aujourd'hui aussi stratégique que de vérifier la couverture dentaire ou optique. Prenez le temps de comparer les garanties, d'identifier les forfaits spécifiques et de vous faire accompagner pour trouver le contrat le plus adapté à votre situation.

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Assurance de prêt 2 emprunteurs : souscrivez séparément pour économiser

Contracter un crédit immobilier à deux est une démarche courante pour les couples, les co-emprunteurs ou les partenaires d'investissement. Mais lorsqu'il s'agit de l'assurance emprunteur, beaucoup ignorent qu'il existe une stratégie simple et légale pour réduire considérablement le coût total du prêt : souscrire des contrats d'assurance séparés. Décryptage complet de cette option méconnue, mais particulièrement avantageuse. Pourquoi l'assurance de prêt à 2 emprunteurs est-elle cruciale ? L'assurance emprunteur représente en moyenne entre 20 % et 40 % du coût total d'un crédit immobilier. Elle garantit le remboursement des mensualités en cas de décès, d'invalidité ou d'incapacité de travail de l'un des emprunteurs. Pour un prêt souscrit à deux, la banque exige une couverture sur les 2 têtes, afin de se protéger contre le risque de défaut de paiement. Emprunt à 2 : une seule ou 2 assurances de prêt ? Deux co-emprunteurs peuvent souscrire un seul contrat d'assurance de prêt pour couvrir un même crédit immobilier. Ce contrat unique couvre les 2 personnes, mais il est impératif de répartir la quotité (le pourcentage de couverture) entre eux, de façon à ce que le total atteigne au moins 100% du capital emprunté.  Points clés à retenir : Contrat unique : Souvent proposé par la banque (assurance groupe), il couvre les deux têtes sur le même document. Répartition (Quotité) : La répartition est flexible (ex: 50/50, 100/100, 30/70). Pour une protection maximale, un total de 200% (100% sur chaque tête) est possible (lire plus bas). Obligation : La banque exige toujours que la totalité du capital (minimum 100%) soit assurée.  Un contrat unique est possible et fréquent, mais le choix de la quotité est crucial pour déterminer le niveau de couverture de chaque emprunteur en cas de sinistre.  L’alternative est de souscrire 2 contrats individuels distincts, ce qui est parfois plus avantageux financièrement ou en cas de profils de risque différents. Qu'est-ce que la quotité d'assurance ? La quotité d’assurance de prêt immobilier correspond à la part du capital assuré attribuée à chaque emprunteur. Elle est exprimée en pourcentage et doit totaliser au minimum 100 % — et au maximum 200 % si les 2 emprunteurs sont couverts à 100 % chacun. Quelques exemples de répartition : 100 % / 100 % : chaque emprunteur est couvert sur la totalité du capital restant dû. C'est la couverture maximale, mais aussi la plus coûteuse. 70 % / 30 % : le co-emprunteur qui gagne le plus est couvert à 70 %, l'autre à 30 %. Une solution souvent recommandée pour équilibrer le coût et la protection. 50 % / 50 % : répartition équitable, adaptée aux couples aux revenus similaires. Le choix de la quotité doit être mûrement réfléchi. Il impacte directement le niveau de protection en cas de sinistre, mais aussi la prime mensuelle à régler. Quels sont les avantages de souscrire 2 contrats d'assurance séparés ? Pendant longtemps, les banques ont imposé leur propre contrat groupe à leurs clients. Grâce à la loi Lagarde (2010) et à la loi Lemoine (2022), les emprunteurs ont désormais le droit de choisir librement leur assurance et de la changer à tout moment. Des économies substantielles sur la durée Opter pour des contrats individuels séparés permet à chaque co-emprunteur d'obtenir un tarif adapté à son propre profil de risque : Son âge  Son état de santé Sa profession Ses habitudes de vie (fumeur, pratique sportive, etc.) Résultat : si l'un des deux emprunteurs est jeune, en bonne santé et non-fumeur, il bénéficiera d'un taux d'assurance nettement inférieur à celui proposé à son co-emprunteur si ce dernier présente des risques spécifiques.  Par ailleurs, le contrat groupe bancaire, qui lisse les risques sur l'ensemble de ses assurés via le principe de mutualisation, sera très souvent moins avantageux qu’une offre alternative avec des garanties sur-mesure. Une couverture personnalisée pour chaque profil Les contrats individuels permettent également d'adapter précisément les garanties d’assurance de prêt à chaque emprunteur : Garanties optionnelles (perte d'emploi, couverture des maladies non objectivables - affections dorsales ou psychiques) Franchises modulables Délais de carence ajustés Couverture des métiers à risque Cette personnalisation est quasi impossible avec un contrat groupe, qui applique les mêmes conditions à tous. Une souplesse accrue grâce à la loi Lemoine Depuis 2022, la loi Lemoine autorise tout emprunteur à changer de contrat d'assurance de prêt immobilier à tout moment, sans frais ni pénalités. Cela signifie que même si vous avez initialement souscrit un contrat groupe avec votre banque, vous pouvez : Résilier l'un ou les deux contrats à n'importe quel moment Souscrire immédiatement un nouveau contrat auprès d'un assureur externe Profiter des meilleures offres du marché en cours de remboursement Comment procéder pour souscrire séparément une assurance de prêt ? Étape 1 : Comparer les offres du marché Avant toute souscription, il est indispensable de comparer les contrats en utilisant des comparateurs en ligne ou en faisant appel à un courtier en assurance emprunteur. Parmi les critères à examiner : Le TAEA (Taux Annuel Effectif d'Assurance) Les garanties et les exclusions de garantie Les conditions d'indemnisation (remboursement forfaitaire ou indemnitaire) Le niveau de franchise et de carence L’important est de n’écarter aucune option. La comparaison permet de mettre en concurrence toutes les offres disponibles. Un contrat bancaire peut être compétitif pour un des co-emprunteurs mais être plus cher pour le partenaire qu’une assurance déléguée, et inversement. Étape 2 : Remplir le questionnaire médical Chaque emprunteur doit remplir son propre questionnaire de santé (sauf dans certains cas prévus par la loi Lemoine, pour les parts assurées jusqu’à 200 000 € remboursées avant les 60 ans de l'emprunteur). Ce questionnaire permet à l'assureur d'évaluer le risque et de proposer un tarif individualisé. Étape 3 : Vérifier l'équivalence des garanties L’acceptation de la banque d’une offre concurrente de la sienne est conditionnée à l’équivalence de garantie ; elle peut refuser la délégation d'assurance si le contrat externe ne présente pas des garanties au moins équivalentes à celles de son contrat groupe. Vérifiez les critères exigés via la fiche standardisée d’information remise lors de votre demande de prêt. Étape 4 : Transmettre le contrat à la banque Une fois les 2 contrats souscrits séparément, chaque emprunteur transmet à la banque son certificat d’adhésion d'assurance de prêt. La banque dispose de 10 jours ouvrés pour accepter ou refuser la délégation Les erreurs à éviter avec l'assurance 2 emprunteurs Ne pas adapter la quotité au niveau de revenus de chaque emprunteur : en cas de sinistre, une couverture insuffisante peut mettre le co-emprunteur en difficulté financière. Choisir uniquement selon le prix : une prime basse peut masquer des exclusions importantes. Oublier de déclarer certains antécédents médicaux : toute fausse déclaration en assurance de prêt peut entraîner la nullité du contrat. Ne pas anticiper les évolutions de situation : grossesse, changement de profession, arrêt du tabac... certains événements permettent de renégocier votre contrat. En résumé : 2 contrats, 2 profils, des économies maximisées Souscrire séparément une assurance de prêt pour 2 emprunteurs n'est pas seulement permis, c'est souvent la stratégie la plus intelligente sur le plan financier. En individualisant la couverture de chaque co-emprunteur, vous adaptez le niveau de risque à la réalité de chaque profil et vous tirez pleinement parti de la concurrence entre assureurs. Faites comparer vos contrats dès aujourd'hui et découvrez combien vous pouvez économiser sur la durée totale de votre crédit immobilier.