Investissement locatif : quelles sont les conditions d'emprunt ?

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Les taux d'emprunt sont au plus bas, permettant ainsi de faciliter l'acquisition immobilière, qu'il s'agisse d'une primo-accession ou d'un investissement locatif. Si vous avez remboursé un premier prêt sur votre résidence principale, pourquoi ne pas devenir propriétaire bailleur et profiter de tous les atouts de l'immobilier locatif ? Voici tous les critères pour financer un bien à louer.

Se constituer un patrimoine grâce au levier du crédit

Que vous soyez ou non propriétaire de votre logement, l'achat d'un bien à mettre en location va augmenter ou débuter votre patrimoine immobilier, et grâce aux taux d'intérêt actuels, vous faites l'acquisition d'un bien à moindre coût.

Alors que les placements financiers s'adressent aux avertis et ont le défaut d'être volatiles, l'investissement immobilier a un côté tangible et rassurant, et ne nécessite pas de connaissances techniques ou financières pointues. C'est par ailleurs le seul actif qui peut être acheté sans disposer des fonds, grâce à l'emprunt. 

Aujourd'hui, vous pouvez emprunter à un taux inférieur à 1% sur la durée de 20 ans et en cas de décès en cours de prêt, l'assurance emprunteur prendrait le relai pour rembourser à la banque les sommes restant dues : vos ayants droit héritent d'un bien sans la dette qui lui est liée.

Si vous empruntez en couple pour faire l'acquisition d'un bien locatif, en cas de décès prématuré d'un des co-emprunteurs, le conjoint survivant n'a rien à payer si chacun bénéficie d'une quotité d'assurance à 100%

Le crédit est le moyen de sécuriser votre opération immobilière, c'est même le premier élément qui plaide en faveur de l'emprunt.

Pas d'effort sans apport

Le financement d'un investissement locatif ne peut plus se faire à 100% ou 110% via le crédit. Fini le temps béni où les investisseurs pouvaient emprunter sans apport personnel. Avec les nouvelles règles d'octroi des crédits immobiliers qui limitent le taux d'endettement à 35% des revenus nets (avant impôt) et la durée de remboursement à 25 ans, les meilleurs profils sont avantagés.

Les banques sont devenues de plus en plus gourmandes et excluent d'emblée les dossiers sans apport, sauf à de rares exceptions pour les investisseurs, puisque ceux-ci retiront des revenus complémentaires grâce aux loyers. Acheter sans apport est possible mais difficile : le dossier doit être hyper solide et le taux d'endettement doit inévitablement rester sous le seuil des 35%. 

L'abandon du calcul différentiel du taux d’endettement est pénalisant : désormais, les loyers potentiels (après abattement) sont ajoutés aux revenus professionnels et non déduits de la mensualité de crédit, ce qui a pour effet de rehausser le taux d’endettement. Si vous détenez déjà un premier crédit sur votre résidence principale, la démarche va être plus compliquée, votre capacité d'achat étant contrainte par le taux désormais légal de l'endettement.

Pour attirer l'attention, rien vaut 10% voire 15% du montant de l'opération. Dans le neuf, l'apport peut être légèrement inférieur, car les frais d'acquisition (frais de notaire) sont nettement plus faibles que ceux liés à un bien ancien : entre 2% et 3% du prix total contre environ 8% dans l'ancien.

Selon le dernier rapport de l'Observatoire Crédit Logement, le taux d'apport en septembre était 31% supérieur à ce qu'il était fin 2019, se situant à 19,5% du prix d'une transaction immobilière dans l'ancien et de 17,4% dans le neuf. Des moyennes élevées qui témoignent du recentrage du crédit vers les clientèles les plus aisées.

Défiscaliser avec un investissement Pinel

Le Pinel est le dispositif phare de défiscalisation immobilière. Il y en a d'autres, comme le Malraux pour les biens à caractère historique ou esthétique nécessitant des travaux d'envergure ou le Cosse destiné à la location à des ménages modestes. Le Malraux est réservé aux foyers fortement imposé, le Cosse offre un réduction d'impôt variable selon la zone géographique où est implanté le logement (entre 15% et 85% des revenus bruts dans le cadre d'une convention à loyer social ou très social ou d'intermédiation locative).

Le Pinel est plus lisible et pour être pertinent, il doit s'adresser à tout foyer fiscal payant au moins 3 000€ d'impôt annuel. Menacé d'extension, il est finalement prorogé jusqu'en 2024, mais avec des conditions plus strictes et un avantage fiscal bien moins attractif. Profitez du Pinel avant ce rabotage. En 2021, ce mécanisme d'incitation à l'investissement locatif devrait concerner 200 000 ménages. En contrepartie de l'acquisition d'un logement neuf, loué nu à titre de résidence principale, vous pouvez déduire jusqu'à 6 000€ par an pour un engagement locatif de 6 ou 9 ans.

Au terme de l'engagement locatif, vous pouvez récupérer le bien pour vous, le remettre en location au prix qui vous convient, ou bien le vendre pour en retirer une plus-value. Si vous n'envisagez pas d'occuper ce bien ni de le transmettre à vos héritiers, optez plutôt pour un investissement dans une résidence étudiante ou senior : le prix d'acquisition sera moins onéreux, vous bénéficiez de la gestion locative et vous trouverez preneur sans problème si vous préférez le vendre au bout de quelques années. Ce type d’investissement jouit d’une fiscalité attrayante grâce au statut de LMP (Loueur en Meublé Professionnel).

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Crédit immobilier juillet 2022 : des taux supérieurs à 2% sur fond d'usure trop basse

Nouvelle hausse des taux d'intérêt des crédits immobiliers en juillet. Ce mouvement inédit et inexorable touche toutes les durées et tous les profils d'emprunteur, mais ce qui rend l'accès au crédit de plus en plus compliqué n'est pas tant cette poussée vers le haut des conditions d'emprunt que le niveau de l'usure, en totale inadéquation avec la réalité du marché. Pour l'heure, les autorités financières font la sourde oreille aux inquiétudes des professionnels. Quels taux d’emprunt en juillet 2022 ? Les taux augmentent, et ce, de manière discontinue depuis février dernier, sous l'impulsion du contexte monétaire perturbé par la guerre en Ukraine. Même si l'été oblige les banques à augmenter leurs barèmes pour ralentir l'activité, le phénomène est d'une ampleur inattendue, exacerbé par la hausse de l'OAT 10 ans, indicateur de référence pour la fixation des taux fixes des crédits immobiliers, et par les conditions de refinancement moins accommodantes. Et ce n'est pas l'annonce de la Banque Centrale Européenne en faveur d'une remontée très prochaine des taux directeurs pour contrer l'inflation qui va améliorer la situation sur le front du crédit immobilier. Les banques voient leurs marges fondre comme beurre au soleil, même si le crédit reste pour elles un produit d'appel et de conquête de clientèle. Entre janvier et début juillet 2022, les taux ont grimpé en moyenne de 65 points de base, mais les ajustements peuvent aller jusqu'à 100 points additionnels dans certaines banques. Selon les établissements, les meilleurs dossiers peuvent espérer décrocher un taux moyen : entre 1,35% et 1,70% sur 15 ans entre 1,55% et 1,80% sur 20 ans  entre 1,70% et 2% sur 25 ans. Mais pour une majorité de profils, la barre des 2% est allègrement franchie. Des taux à 3% avant fin 2022 Pour être objectif, un taux d'emprunt à 2% n'est pas un frein à l'achat ; il reste performant et permet de s'endetter à bon compte au regard d'une inflation qui part en flèche (5,8% sur un an à fin juin 2022). On oublie trop rapidement que ces conditions prévalaient il y a encore peu. Ce n'est qu'à partir de janvier 2016 que les taux, toutes durées confondues, ont commencé leur lente décrue, pour atteindre leur plancher en décembre 2021 (1,03% hors assurance prêt immobilier et coût des sûretés). Le gouverneur de la Banque de France a d'ailleurs rappelé que les taux rentrent dans la norme, soulignant le caractère exceptionnellement bas des valeurs observées ces trois dernières années. Il s'agirait d'un retour à la normale à des conditions de financement et il n'est pas exclu que les taux atteignent les 3% d'ici la fin de l'année. Si le niveau des taux n'est pas en soi rédhibitoire, celui de l'usure l'est bel et bien. Ça coince toujours avec l'usure ! Si les banques avaient ajusté leurs barèmes à l'évolution du contexte monétaire, notamment celui des taux directeurs, les taux seraient aujourd'hui plus près de 3%. Impossible pourtant de répercuter l'intégralité des coûts de refinancement sur les ménages emprunteurs pour cause d'usure qui ne permet pas de dégager une marge suffisante. Pour le troisième trimestre 2022, les taux légaux maximum ont été relevés par rapport au trimestre précédent, mais la hausse est bien trop faible pour faciliter les projets. Le seuil de l'usure est ainsi passé de 2,40% à 2,57% pour les prêts de 20 ans et plus, 17 points qui ne compensent pas la remontée constante des taux bruts opérée quasiment toutes les semaines. Pour mémoire, les taux d'usure sont calculés sur la base des taux effectifs moyens octroyés le trimestre précédent, et augmentés d'un tiers. Il en résulte un décalage temporel entre les valeurs anciennes et celles proposées par les banques à l'instant T, préjudiciable en cas de remontée brutale des taux d'intérêt. On parle alors d'effet ciseau qui prend en tenailles les candidats à l'emprunt. Celui qui écope d'un taux nominal à 2% a les plus grandes difficultés à intégrer tous les frais annexes dans le TAEG (Taux Annuel Effectif Global). Il faut être jeune (moins de 45 ans), avoir des revenus stables et conséquents, le taux d'endettement le plus faible et emprunter sur la durée la plus courte possible et présenter un apport personnel d’au moins 20% pour espérer rester sous l'usure. Banques et courtiers tirent la sonnette d'alarme depuis plusieurs semaines, enjoignant les autorités financières à réviser rapidement la méthode de calcul de l'usure. Bercy reste sourd aux appels des professionnels, rappelant la mission protectrice de l'usure. Cela ressemble à s'y méprendre à un déni de réalité. Une banque est même passée à l'offensive en proposant un taux unique à 2,10% quels que soient le profil client et la durée de financement. Une autre affiche un taux de 2,42% pour les revenus correspondant aux 5 premiers déciles, soit le niveau de 50% des salaires. Deux façons de fermer le robinet du crédit pour mettre les pouvoirs publics devant leurs responsabilités.  

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Projet de loi pouvoir d'achat 2022 : simplifier la résiliation des assurances

Dans un contexte marqué par une inflation débridée, le gouvernement présentera prochainement son projet de loi Pouvoir d'achat. Entre autres mesures inscrites dans ce texte, il est envisagé de renforcer la concurrence sur le marché de l'assurance en facilitant la résiliation des contrats pour permettre aux ménages de payer moins cher ces dépenses contraintes. Soutenir le pouvoir d'achat en 2022 Même si l'inflation constatée en France n'est pas aussi élevée que dans les autres pays de l'Union Européenne, elle a le don de miner le moral des ménages. Sur un an à fin juin, l'indice des prix à la consommation a atteint 5,8%, contre une moyenne de 8,6% en zone euro. Dans neuf pays européens, l'inflation dépasse même les 10%. La flambée des prix de l'énergie explique en grande partie cette brutale accélération de l'inflation : +42% en un an, principalement pour cause de la guerre en Ukraine. Les prix de l'alimentation sont eux aussi en hausse pour la même raison, à +5,7% sur un an. Il s'agit d'une situation inédite qui réclame des mesures d'urgence pour soutenir le pouvoir d'achat des ménages. Le 6 juillet prochain, le gouvernement va présenter en conseil des ministres un projet de loi qu'il compte faire adopter avant la fin de ce mois, voire début août au plus tard pour que les effets soient rapidement tangibles. Les discussions dans l'hémicycle vont débuter autour du 18 juillet, mais déjà le sujet brûlant des prix des carburants agite les supputations. La remise de 18 centimes d'euro à la pompe, qui devait prendre fin au 1er juillet, a finalement été prolongée jusqu'à la rentrée de septembre, voire jusqu'à la fin de l'année, comme l'a laissé entendre le ministre de l'Économie Bruno Le Maire au journal Les Échos. Est également envisagée une aide complémentaire pour les plus modestes qui sont obligés de prendre leur véhicule pour se rendre au travail. Sont prévues d'autres mesures visant à soutenir le budget des Français, parmi lesquelles : la revalorisation anticipée des prestations sociales de 4% la mise en place d'un bouclier logement en limitant la hausse des loyers à 3,5% le chèque alimentaire d'urgence de 100€ pour neuf millions de foyers et de 50€ par enfant. Le volet assurances n'est pas oublié parmi les dépenses contraintes des Français. Après avoir été reçus la semaine dernière par Bercy pour les inviter à la modération tarifaire sur les primes d'assurance dommages et mutuelle santé, les assureurs pourraient être confrontés à une nouvelle réglementation visant à faciliter la résiliation des contrats d'assurance. Faciliter la résiliation en ligne des contrats d'assurance Selon les informations du média spécialisé L'Agefi, le gouvernement n'a pas l'intention d'agir sur les cotisations d'assurance, conscient du contexte financier qui pénalise la rentabilité des assureurs : une inflation galopante, la hausse du coût des catastrophes naturelles, le déploiement de la réforme 100% Santé. Il prévoit en revanche de renforcer les dispositions qui permettent de résilier les contrats d'assurance, afin de donner aux ménages plus de latitude pour faire jouer la concurrence. Les contrats d'assurance souscrits en ligne pourraient ainsi être résiliés en quelques clics "de façon facile, directe et permanente, grâce à une fonctionnalité dédiée". La résiliation classique via courrier postal notamment sera toujours possible, mais les assureurs devront obligatoirement proposer la solution digitale pour les contrats ayant été souscrits en ligne. En matière d'assurance, la fidélité ne paie pas. En changeant de contrat, on peut réduire la facture jusqu'à 40%. Et parmi les dépenses auxquelles les ménages ne peuvent échapper, les assurances auto, habitation et santé grèvent leur budget avec des augmentations très nettes en une décennie : +16%, +33% et +39% respectivement entre 2010 et 2021 ! Résiliation en assurance : que dit la loi ? Cette mesure de simplification des procédures de résiliation en assurance viendrait renforcer la réglementation existante. Depuis l'entrée en vigueur de la loi Hamon en janvier 2015, il est possible de dénoncer son assurance habitation, auto/moto ou affinitaires à tout moment et sans frais à l'issue de la première année d'engagement. Cette faculté de résiliation infra-annuelle a été étendue aux contrats d'assurance santé complémentaire en décembre 2020. Avant cela, en juillet 2015, ce fut au tour des contrats d'assurance emprunteur d'accéder à la résiliation à tout moment durant la première année de souscription (loi Hamon). Dans la foulée, la loi Bourquin de janvier 2018 va autoriser la résiliation à chaque échéance, passé le premier anniversaire de l’offre de prêt. Un cadre réglementaire qui fait un bond en avant avec l'adoption de la loi Lemoine 2022.  Depuis le 1er juin 2022, tout nouvel emprunteur peut, à tout moment et sans frais, changer son assurance emprunteur par une offre à garanties au moins équivalentes, sans attendre de date butoir. Dès le lendemain de la signature de l’offre de prêt, il est possible de résilier l’assurance en cours afin d’opter pour un contrat moins cher et tout aussi protecteur. Ce nouveau droit sera accessible à tous les emprunteurs, quelle que soit l’antériorité de leur contrat, à compter du 1er septembre 2022.   Le projet de loi pouvoir d'achat veut donc aller plus loin que les dispositifs en place et lutter contre les prolongations artificielles des contrats en offrant la possibilité de résilier en ligne en quelques clics. Seules sont concernées les assurances dommages (auto et habitation) et mutuelle santé. Les échanges avec les assureurs doivent se poursuivre à la mi-juillet.

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Prêt immobilier : est-il intéressant de renégocier en juillet 2022 alors que les taux augmentent ?

La hausse brutale des taux d'intérêt en matière d'emprunt immobilier oblige à s'interroger sur la pertinence d'une opération de renégociation ou rachat de crédit. Or le taux n'est pas le seul élément qui peut être révisé. En changeant d'assurance emprunteur dès maintenant, vous pouvez réaliser de juteuses économies. Magnolia.fr vous explique la démarche à suivre. Les règles du rachat de prêt immobilier Si vous détenez un prêt immobilier, il semble légitime de questionner régulièrement la performance du contrat et de savoir s'il n'existe pas des leviers pour faire baisser le coût global de l'emprunt. La réglementation du crédit immobilier vous autorise à renégocier les termes du contrat avec la banque prêteuse, également à faire jouer la concurrence en obtenant le rachat du crédit par un autre établissement. L'objectif étant de réduire le coût de votre crédit, il convient de respecter plusieurs règles : La différence entre le nouveau et l'ancien taux doit au minimum être de 0,7 point, l'idéal étant un écart de 1 point. Si vous avez emprunté à 3% (hors assurance et coût des sûretés), le nouveau taux négocié doit se situer entre 2% et 2,3%. Le montant du capital restant dû doit être significatif, au moins 70 000€. Le prêt doit être dans la première moitié de la durée de remboursement. À la faveur d'une baisse des taux du marché, il paraît évident de vouloir profiter de conditions plus avantageuses pour s'endetter à un taux plus faible que le taux initial. Mais quand les taux remontent, l'opération se justifie-t-elle ? Renégocier ou racheter son prêt : attention à la hausse des taux En période de hausse des taux d'intérêt, l'équation est plus compliquée et offre moins de latitude. Actuellement, le taux moyen sur 20 ans oscille entre 1,70% et 2% selon les banques, soit le niveau établi au printemps 2016. Depuis lors, les taux n'ont cessé de reculer pour atteindre leur plancher en décembre 2021 (autour de 1% sur 20 ans). Il faut avoir emprunté avant janvier 2016 pour justifier une démarche de renégociation, a fortiori un rachat de crédit immobilier qui implique des frais incompressibles (indemnités de remboursement anticipé, frais de nouvelle garantie, frais de dossier). Faites vos calculs. Pour vous y aider, utilisez un comparateur de rachat de prêt immobilier en ligne, seul moyen de vérifier la rentabilité effective de l'opération. Sur la base de votre capital restant dû et de la durée résiduelle de remboursement, visualisez les propositions des banques. Les simulateurs sur internet donnent une première estimation de l'économie à faire grâce au rachat de crédit immobilier. Ces simulations sont généralement optimistes. N'hésitez pas à solliciter les services d'un courtier pour avoir une idée plus réaliste. En l'absence de gain par le biais des taux, il existe une autre source d'économies : l'assurance qui couvre votre crédit immobilier peut être renégociée, et ce, indépendamment des autres éléments qui composent le coût de votre emprunt. Nouvelle législation en assurance prêt immobilier  Dépense contrainte quand on emprunte pour acheter un bien immobilier, l'assurance est un produit négociable en amont comme en aval. Son coût est obligatoirement intégré dans le TAEG (Taux Annuel Effectif Global), indicateur du coût final d'un prêt immobilier car il agrège tous les frais exigés à l'obtention du financement (intérêts, frais de dossier, garantie, etc.). Durant toute la vie du crédit, il est possible de résilier l'assurance en cours pour la substituer par une offre moins chère à garanties équivalentes. La réglementation en matière d'assurance de prêt immobilier a subi diverses évolutions depuis l'entrée en application de la loi Lagarde sur la délégation d'assurance. La dernière en date : la loi Lemoine 2022, un texte qui autorise le changement de contrat à n'importe quel moment, sans attendre une date butoir comme l'imposaient les précédents dispositifs (loi Hamon et loi Bourquin). Depuis le 1er juin 2022, tout nouvel emprunteur peut résilier son contrat d'assurance à tout moment et sans frais, droit offert à tous à compter du 1er septembre prochain. Négociez une nouvelle assurance crédit moins chère Puisque vous détenez déjà un prêt immobilier, vous tombez sous les dispositions de l'amendement Bourquin, texte qui reste applicable jusqu’au 1er septembre, date d’entrée en vigueur de la résiliation à tout moment pour tous, quelle que soit l'antériorité du contrat. Cela vous oblige à respecter la date d'échéance. Vous disposez alors d'un délai de deux mois minimum avant la date d'anniversaire du contrat (ou tout autre date précisée par la banque) pour engager une démarche de résiliation/substitution. En cas de rachat de votre prêt immobilier par une banque concurrente, le contrat d'assurance est automatiquement résilié, qu'il s'agisse d'un contrat groupe ou délégué.  Le nouveau prêt sera alors couvert par une nouvelle assurance, et là encore, vous disposez de votre droit au libre choix du contrat. Peut-être êtes-vous éligible à un autre volet de la loi Lemoine : la fin du questionnaire de santé si le montant du crédit est inférieur à 200 000€, avec un terme avant votre 60ème anniversaire. La souscription à l’assurance est simplifiée, en particulier pour les personnes présentant des risques de santé. Le changement d'assurance est possible en dehors de toute configuration de renégociation ou rachat de crédit. L'opération se justifie par elle-même en vertu des économies potentielles à la clef. Vous pouvez épargner jusqu'à 15 000€ sur la durée restante du prêt. En moyenne, les assurances proposées par les prestataires externes sont jusqu'à 3 fois moins chères que les offres bancaires, à couverture équivalente. Comparez les offres en ligne et obtenez plusieurs devis gratuits correspondant à votre situation.À l’heure où le pouvoir d’achat des Français est rogné par l’inflation galopante, les emprunteurs ont en main une solution pour faire baisser drastiquement le coût de leur crédit immobilier : le changement d’assurance de prêt immobilier.