Immobilier : comment se porte le marché ?

immobilier comment se porte le marché

La crise sanitaire a rebattu les cartes du marché immobilier en modifiant les attentes des ménages en matière d'habitat. A la faveur de taux d'emprunt au plancher, les Français se ruent sur la pierre, dernière valeur refuge en cette période troublée. Quelles sont vraiment les conditions d'emprunt ? Où les Français achètent-ils ? Comment va l'investissement locatif ? Où en sont les prix ? Les acquéreurs sont-ils prêts à faire des travaux de rénovation ? Voyons quelles sont les dernières tendances du marché immobilier, ancien comme neuf.

Un crédit strictement encadré

Chaque mois depuis l'été 2020, les taux d'intérêt perdent du terrain. Selon les derniers chiffres de l'Observatoire Crédit Logement, le taux moyen toutes durées confondues s'est établi à 1,05% en septembre (hors assurance et coût des sûretés), soit le niveau d'août qui était déjà le plus bas historique. Jamais le crédit n'a été aussi peu cher, il permet au plus grand nombre d'acheter un bien immobilier en s'endettant à moindre coût. Et cela devrait durer !

En octobre, les barèmes bancaires reçus par les courtiers font état d'une stabilisation des taux ou de baisses marginales sur certaines durées par quelques enseignes. Malgré une inflation en nette hausse (+2,1% sur un an en septembre) et la remontée de l'emprunt d'État sur 10 ans en territoire positif, les banques n'opèrent pour l'heure aucun ajustement. Leurs objectifs d'activité sont ambitieux, tout est mis en œuvre pour attirer le chaland, d'autant que les caisses sont pleines de l'épargne des Français qui ne demande qu'à être dépensée.

Le caractère contraignant des règles d'octroi ne devrait pas bloquer cette dynamique, car les établissements de crédit ont anticipé la mesure depuis des mois. Les clients profitent de cette concurrence interbancaire, propice au maintien de taux d'emprunt au plancher. Cela n'empêche pas une sélectivité plus fine de la part des prêteurs. Les meilleurs dossiers sont favorisés, ceux qui peuvent miser d'entrée de jeu au moins 15% du coût de l'opération. Le recentrage du crédit sur les clientèles les plus aisées est un autre marqueur du marché actuel. Selon la Centrale de Financement, les primo-accédants représentent 50% des demandes de prêt immobilier, mais seulement 30% des contrats signés.

Les zones périurbaines ont la cote

C'est l'Observatoire du Moral Immobilier SeLoger qui le dit : un tiers des acheteurs portent leur choix sur les petites villes (de 2 000 à 20 000 habitants), soit près de trois fois plus qu'il y a un an. Le logement est devenu la préoccupation principale des ménages. Après les confinements répétés, bon nombre de citadins des grandes zones urbaines souhaitent s'installer dans un environnement plus calme, plus agréable, plus sain et moins pollué, sans perdre les avantages de la ville. D'où ce regain d'intérêt pour les petites collectivités locales.

L'attrait pour les biens immobiliers hors des métropoles est une réalité, mais il n'y a pas d'exode vers les campagnes comme on a pu le lire dans certains médias. Le besoin d'espace et de verdure des Français les poussent davantage à rechercher un logement en zones périurbaines et dans les villes moyennes, avec une préférence pour les maisons si tant est que l'offre soit encore présente.

Les notaires constatent pourtant un tassement de cette tendance. L'engouement des ménages pour quitter les grandes cités et s'installer dans les villes petites ou moyennes trouve désormais ses limites après plus d'un an d'une dynamique portée par le télétravail. Il est vrai que la pénurie d'offres dans certaines zones porte un coup aux velléités d'achat.

Sur un an, le nombre de transactions immobilières soumises aux droits de mutation (terrains compris) s'élevait à 1 581 000 à la fin juin, dont 1 130 000 pour les logements anciens, un record loin devant les sommets précédents.

Les prix de l'ancien grimpent toujours

Selon le dernier indice Notaires-INSEE, les prix de l'immobilier ancien ont bondi de près de 6% sur l'ensemble du territoire sur un an au deuxième trimestre 2021. La hausse est plus forte pour les maisons (+6,5%) que pour les appartements (+5,1%). On a pu observer une inversion du mouvement entre communes rurales et moyennes d'une part (+6%) et les grandes métropoles d’autre part qui ont enregistré des baisses sensibles, à l'instar de Paris qui a cédé 1,5%.

C'est du passé. Dans la capitale, les acheteurs reviennent et la pression sur les prix commence à se faire sentir. Les notaires tablent sur un mètre carré parisien à 10 770€ en octobre, après être descendu à 10 600€ en mai dernier. En Île-de-France, l'évolution annuelle est de +2,1% sur un an à fin juin (6 710€/m2 moyen), soit une progression de 26,3% sur cinq ans. Mais les prix flambent davantage à distance de Paris. Les maisons gagnent 5,1% et les appartements environ 4% en petite comme en grande couronne. Les prévisions accentuent le mouvement, tablant sur une hausse annuelle de près de 6% en grande couronne et de 3,3% en petite couronne en octobre.

Qu'en est-il dans les autres régions ? Selon le site MeilleursAgents, c'est à Brest que les prix ont le plus flambé ces douze derniers mois : +8%, soit +38% depuis 2016. Quimper a aussi la cote, preuve en est la progression de 6,8% sur un an. La Bretagne, ça gagne les acheteurs ! L'activité est en hausse de 7,5% par rapport à 2020. Sur l'ensemble de la région, les maisons sont plus chères de 12% et les appartements de 11%. Dans le Top 5, on trouve également Angers, Orléans et Reims, trois villes à distance relativement courte en train de Paris, où les hausses oscillent entre 6% et 7%.

Le réseau d'agences immobilières Orpi a lui aussi son classement. Limoges, Valence et Cannes trustent les premières places avec des valeurs qui grimpent entre 12% et 17% sur les six premiers mois de l'année. Les quatre autres communes les plus recherchées des acheteurs sont Nice, Lyon, Toulouse et Lille.

Le neuf flambe !

Dans le neuf, le manque d'offres pèse toujours sur les prix. Selon le baromètre du site Trouver-un-logement-neuf.com publié le 1er octobre, toutes les villes, petites, moyennes et grandes, sont concernées par le phénomène. L'étude porte sur les appartements T3, surface de référence de la promotion immobilière. Le prix moyen dépasse désormais les 300 000€, soit une augmentation de 3,07% sur six mois pour une inflation à 1,9% fin août.

source : Trouver-un-logement-neuf.com

Si moins de villes sont frappées par la hausse des prix en cette rentrée qu'en début d'année, la pénurie d'offres pousse indubitablement les prix vers le haut. Les ventes au deuxième trimestre sont en retrait de près de 14% par rapport à la période d'avant-crise. 

Les raisons de cette pénurie de logements neufs proposés à la vente : le manque cruel de foncier qui alimente la concurrence entre les promoteurs et fait gonfler les prix de vente des lots, et non des moindres, l'envolée vertigineuse des prix des matériaux de construction (+40% sur les armatures en béton). Pour une maison neuve par exemple, cela représente entre 20 000€ et 30 000€ de plus à débourser. Ajoutons le gel des permis de construire dans de nombreuses communes à quelques mois de l'échéance présidentielle, et le retour des investisseurs institutionnels sur le marché du logement neuf.

L'investissement locatif : toujours une bonne idée

L'appétit pour l'investissement locatif ne se dément pas, en partie soutenu par le niveau plancher des taux d'emprunt et par la recherche d'un placement non volatile. La pierre rassure et se démocratise, puisque 32% des investisseurs sont locataires, et jusqu'à 50% pour ceux qui résident en région parisienne (chiffres SeLoger/Opinion Way).

Pourtant, les conditions d'octroi des crédits, qui imposent un taux d'endettement maximum à 35% et l'abandon du calcul en différentiel, qui permettait de prendre en compte les loyers en déduction de la mensualité de crédit, sont facteurs d'exclusion de beaucoup de candidats à l'investissement immobilier. Les moins de 40 ans en sont davantage victimes que les emprunteurs plus âgés, cadres supérieurs et professions libérales, qui s'en sortent mieux grâce à un meilleur apport ou une plus-value encaissée sur la revente d'un premier bien.

La rénovation ne fait plus peur

Une enquête de SeLoger nous apprend que 8 futurs acheteurs sur 10 se déclarent prêts à acquérir un logement nécessitant des travaux. Pour la moitié d'entre eux, acheter un logement avec travaux est le gage de payer moins cher et de s'installer dans un habitat qu'ils ont aménagé à leur guise. 8 personnes sur 10 estiment que la performance énergétique est une notion importante et 9 sur 10 portent une attention particulière au DPE.

La rénovation, la nouvelle tendance immobilière ? Ça tombe bien, le gouvernement encourage les travaux de rénovation énergétique dans les logements via MaPrimRénov'. 26% des sondés comptent profiter des aides publiques et 60% sont prêts à casser leur tirelire pour financer leur projet. Alors que le nouveau DPE fait la chasse aux passoires thermiques, les Français semblent avoir compris l'enjeu d'un habitat "vert", à la fois pour l'environnement et pour leur portefeuille. Le ministère du Logement l'affirme : sans MaPrimRénov', 70% des bénéficiaires n'auraient pas entrepris des travaux de rénovation énergétique.

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Pouvoir d’achat senior : réduisez le coût de votre mutuelle santé en 2024

Même si l’inflation est en nette baisse (2,6% sur un an en mai 2024), l’augmentation du coût de la vie depuis début 2022 a un fort impact sur le budget des ménages, notamment des seniors retraités qui sont davantage confrontés à des problèmes de santé. Il est possible de faire des économies sur sa mutuelle  sans rogner sur l’accès à des soins de qualité ni s’exposer à de lourds restes à charge. Magnolia.fr vous explique comment sélectionner la bonne complémentaire santé sans compromettre votre stabilité financière. Adapter sa mutuelle senior à ses besoins Il est essentiel de bien connaître ses besoins de santé pour choisir une mutuelle adaptée qui ne présente pas de garanties superflues. Il serait dommageable de payer pour une couverture maternité qui ne vous est plus d’aucune utilité. Les mutuelles seniors sont dédiées aux assurés âgés de 55 ans et plus, et chaque tranche d’âge bénéficie de contrats adaptés. Analysez votre consommation actuelle de produits et actes médicaux : la fréquence des consultations chez le médecin (généraliste et spécialiste) votre traitement éventuel les hospitalisations vos besoins spécifiques (appareillage, transport sanitaire) la consommation de médecines douces. Il convient également d’anticiper les besoins futurs au regard de votre état de santé actuel. L’exercice est difficile mais permet de pallier d’éventuelles carences de couverture. Astuces pour baisser le coût de sa mutuelle senior Les mutuelles destinées aux seniors sont les contrats de complémentaire santé les plus onéreux à cause des besoins accrus en matière de santé des aînés. Les seniors subissent un hausse historique des tarifs de mutuelle santé allant jusqu’à 30% en 2024 pour diverses raisons : inflation cumulée à 12,7% depuis janvier 2022 hausse des dépenses de santé transferts de charge de l’Assurance maladie vers les organismes complémentaires : soins dentaires plus cher depuis octobre 2023 (le reste à charge passe de 30% à 40%) politique publique de santé : mise en place de la réforme 100% Santé qui supprime les restes à charge en optique, dentaire et audiologie, hausse des tarifs des consultations depuis novembre 2023 Il existe néanmoins des stratégies pour réduire la facture. Comparer les offres de mutuelle Le marché de la mutuelle santé est très concurrentiel et pour séparer le bon grain de l’ivraie, il est vivement conseillé de mettre les offres en parallèle via un comparateur de mutuelle senior.  Vous accédez ainsi aux offres les plus compétitives, en adéquation avec vos besoins de santé. N’hésitez pas à demander plusieurs devis de mutuelle senior pour bien appréhender l’étendue des garanties de chaque formule. Moduler les garanties Les complémentaires santé modulables permettent de choisir ses garanties à la carte. Ce type de contrat est adapté aux besoins de chacun en termes de couverture santé et de budget. Pour chaque garantie (hospitalisation, soins courants, optique, dentaire, audiologie, etc.), vous sélectionnez un niveau de remboursement qui répond à votre situation : vous payez uniquement pour ce dont vous avez besoin. Pour certains contrats, jusqu’à 12 combinaisons sont possibles. Chaque devis contient obligatoirement un tableau détaillé des garanties avec des exemples de remboursement. Souscrire à deux Il est souvent intéressant de souscrire en couple sa mutuelle senior pour 3 raisons : une seule cotisation à payer un suivi plus simple des remboursements un tarif préférentiel qui peut aller jusqu'à 15% de réduction. Sélectionner un contrat responsable La mutuelle responsable est un contrat réglementé qui répond à un cahier des charges précis : couverture du ticket modérateur pour tous les actes prescrits et remboursés par la Sécu, prise en charge intégrale du forfait journalier hospitalier, plafonds des remboursements des dépassements d’honoraires, application du dispositif 100% Santé, entre autres prestations minimales. Le contrat responsable est assujetti à une taxe spéciale assurance (TSA) de 13,27%, contre 20,27% pour les offres non responsables. Ce contrat vous incite par ailleurs à respecter le parcours de soins coordonnés qui implique de passer par son médecin traitant au préalable. Sachez qu’il ne rembourse jamais les dépassements d’honoraires hors de ce dispositif. Mutuelle gratuite pour seniors à revenus modestes Si vos revenus ne vous permettent pas de souscrire une mutuelle senior parmi les offres du marché, vous êtes sans doute éligible à la Complémentaire Santé Solidaire (CSS). Vous pouvez ainsi accéder à une mutuelle gratuitement ou moyennant une participation forfaitaire de 30€ par mois si vous êtes âgé de 70 ans ou plus. Questionnez votre contrat actuel à l’aune de vos besoins de santé et de votre capacité financière. Vous avez le droit de résilier votre mutuelle à tout moment après une année d’engagement, sans pénalité ni motif à fournir. La comparaison des offres vous permet d’économiser jusqu’à 300€ par an.

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Dissolution Assemblée Nationale : les taux de crédit immo vont-ils remonter en juin 2024 ?

L’annonce surprise de la dissolution de l’Assemblée Nationale, consécutive aux résultats des élections européennes, perturbe les marchés financiers. L’emprunt de l’État français sur 10 ans en a fait les frais en une seule journée. Cette évolution à la hausse n’est pas sans conséquences sur les taux d’intérêts des banques, notamment sur le front des crédits immobiliers aux particuliers. Après cinq mois de baisse, les taux des prêts à l’habitat vont-ils repartir à la hausse ?  Réaction des marchés financiers suite à la dissolution de l’Assemblée Nationale Les urnes à peine dépouillées, la décision d’Emmanuel Macron de dissoudre l’Assemblée Nationale et de convoquer des élections législatives à la fin du mois a surpris les marchés financiers, bien plus que la dégradation de la note de la France par l’agence Standard & Poor’s il y a dix jours. Après l’annonce de l’agence de notation le 29 mai dernier, le taux d’emprunt de l’État français n’avait pas bougé d’un iota, car les marchés avaient anticipé. La confiance des investisseurs envers la France n’était pas entamée. Elle l’est désormais, comme en témoigne le repli marqué de la Bourse de Paris lundi 10 juin. L’arrivée du Rassemblement National (RN) au gouvernement français est une hypothèse aujourd’hui plausible qui plonge les investisseurs dans le doute. Le rendement de l’OAT 10 ans a bondi de 12 points de base en une seule journée pour atteindre 3,20%, après un creux à 3,04% le 4 juin dernier. La France emprunte donc à un taux plus élevé, car les investisseurs jugent intenable le programme budgétaire du RN. Une autre inquiétude des économistes est le spread, c’est-à-dire l’écart entre les taux de rendement des obligations d’État à 10 ans françaises et allemandes, l’Allemagne étant le pays de la zone euro qui rassure le plus les investisseurs : le spread bondit d’un demi-point, ce qui indique une perte de confiance des investisseurs et une dégradation des conditions de financement de l’économie française. Évolution des taux du crédit immobilier : les banques veulent rassurer Cette situation nous rappelle qu’on ne prête qu’aux riches, du moins, à des taux performants. Les obligations souveraines à 10 ans étant les instruments les plus utilisés par les États pour se financer, leur évolution a une incidence sur la politique des banques commerciales. Le coût du prêt immobilier est fortement corrélé au rendement de l’OAT. Les banques de détail achètent de la dette française contre des intérêts. Elles vont donc aligner leurs barèmes de taux d’emprunt aux particuliers et aux entreprises en conséquence de cette évolution. Mécaniquement, une hausse de l’OAT 10 ans entraîne un mouvement des taux d’intérêts dans les mêmes proportions. Les banques se veulent rassurantes. La hausse toute fraîche de l’OAT ne change quasiment rien pour elles. Elles bénéficient en effet de la récente détente des conditions monétaires en zone euro depuis la décision de la Banque Centrale Européenne (BCE) jeudi dernier de réduire de 25 points de base l’ensemble de ses taux directeurs. Le dégonflement progressif de l’inflation incite l’institution à assouplir sa politique monétaire après de longs mois durant lesquels les taux étaient maintenus à leur point le plus haut. Les taux du crédit immobilier début juin étaient toujours orientés à la baisse, une tendance observée depuis janvier 2024. Mais faut-il craindre qu’ils repartent en flèche si jamais le RN gagnait les législatives le 7 juillet prochain ? Confronté aux réalités du marché et aux diktats de l’UE, le RN serait alors obligé à davantage de rigueur dans sa politique budgétaire pour que la dette de la France reste finançable. On peut raisonnablement espérer que les taux d’emprunt aux ménages déclinent encore dans les prochains mois et descendent autour 3% d'ici la fin de l'année 2024, comme escompté par les professionnels.

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Prêt immobilier : super taux bonifiés pour les primo-accédants en juin 2024

À l’approche de l’été, les banques multiplient les offres attractives de crédit immobilier. Il faut appâter le chaland et redynamiser un marché qui a connu un plongeon spectaculaire avec une production de crédits à l’habitat en retrait de 40% en 2023. Les primo-accédants sont les premiers servis : un grand nombre de banques proposent des prêts à taux bonifiés compris entre 0% et 3% pour les jeunes ménages qui achètent leur résidence principale. Ces offres viennent compléter un crédit classique et un PTZ. Taux en baisse en juin Le crédit immobilier devient moins cher grâce aux taux d’intérêts orientés à la baisse depuis le début de l’année 2024. Les valeurs ont perdu en moyenne plus de 60 points de base, passant de 4,50% en décembre 2023 à 3,80% sur la durée de 20 ans (hors assurance emprunteur et coût des sûretés). Si les conditions monétaires continuent de s’améliorer, les taux pourraient être proches de 3,5% voire 3% d’ici la fin de l’année. Le contexte est donc plus favorable pour emprunter en juin 2024. Les meilleurs dossiers peuvent obtenir des offres avec une décote sur le taux pouvant aller jusqu’à 20 ou 30 points par rapport aux moyennes du marché. Conditions monétaires plus favorables Les banques avaient anticipé la baisse des taux directeurs avant même l’annonce de la Banque Centrale Européenne jeudi 6 juin dernier, et ajusté leurs barèmes de taux en conséquence. Cette première détente monétaire intervient après 18 mois de hausse ininterrompue d’une ampleur inédite (450 points de base), qui a été suivie de 9 mois de stagnation. « Les progrès dans la désinflation sont avancés mais pas complets », selon le chef économiste de l’institution. L’objectif d’inflation à 2% en zone euro n’est pas encore atteint : l’indice des prix est ressorti à 2,6% en mai en rythme annuel, après 2,4% en avril. Concurrence interbancaire Avant la pause estivale de juillet et août, les banques se veulent plus concurrentielles et se montrent plus agressives pour capter de nouveaux clients. Le marché reste fébrile et redémarre très doucement après une année 2023 catastrophique, pénalisée par la hausse brutale des taux d’intérêts et le maintien de la réglementation en matière d’octroi des prêts immobiliers malgré les obstacles qu'elle opère. Si les taux s’infléchissent, il n’en est rien des règles du Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF). Le taux d’endettement reste plafonné à 35% des revenus nets, assurance de prêt incluse, et la durée de remboursement limitée à 25 ans (jusqu’à 27 ans dans le neuf ou dans l’ancien avec travaux équivalents à 10% de l’enveloppe globale). La réforme du crédit immobilier a fait pschitt malgré la volonté de certains parlementaires de donner du poids au reste à vivre. Capter les primo-accédants Si vous achetez votre résidence principale pour la première fois, vous êtes verni car les banques vous font les yeux doux. Les jeunes actifs primo-accédants sont des profils appréciés des établissements de crédit, car ces derniers peuvent les fidéliser sur le long terme, le temps de leur vendre d’autres produits (assurances, placements), ainsi qu’à leurs enfants. Les primo-accédants bénéficient par ailleurs de prêts aidés qui viennent diminuer le coût final de l’opération : prêt conventionné, PTZ, prêt Action Logement, aides locales. Les banques leur accordent en outre des conditions préférentielles comme la réduction des frais de dossier, et se montrent moins exigeantes en matière d’apport personnel. Il est vivement conseillé de faire appel aux services d’un courtier en crédit immobilier : seul un expert saura frapper à la bonne porte, chaque banque appliquant sa propre politique commerciale en favorisant tel ou tel profil d’emprunteur. Quelles banques proposent des prêts à taux bonifiés ? En tant que primo-accédant de votre résidence principale, vous êtes sans doute éligible au PTZ, un prêt à 0% pour l'emprunteur, accessible sous conditions de ressources, qui peut financer jusqu’à 50% du montant de l’opération. Le PTZ version 2024, applicable depuis 1er avril dernier, bénéficie à davantage d’emprunteurs par le relèvement des plafonds de ressources et la création d’une quatrième tranche de revenus. Le PTZ doit toujours compléter un crédit immobilier classique. La grande majorité des enseignes bancaires mettent en place des prêts à taux bonifiés qui viennent diminuer le coût global de votre crédit. À l’échelle nationale, les primo-accédants de moins de 30 ans peuvent accéder à un prêt à 0% d’un montant de 20 000€ et jusqu’à 50 000€ à un taux bonifié inférieur à 2% pour financer des travaux de rénovation énergétique. En régions, certaines banques financent à taux zéro l'équivalent de 10% du prêt, dans la limite de 20 000€ voire 30 000€. L’offre peut être conditionnée à l’achat d’un logement neuf ou d’un bien ancien affichant une étiquette énergétique vertueuse (A, B ou C). Ces offres peuvent être conjuguées au Prêt Accession d’Action Logement, assorti d’un taux à 1% (hors assurance emprunteur obligatoire) pour un montant maximum de 30 000€, à rembourser dans la limite de 25 ans. Ce prêt à taux bonifié peut financer la construction ou l’achat de votre résidence principale (neuf ou ancien, accession en bail solidaire et acquisition d’un logement social HLM). Délégation d'assurance emprunteur pour diminuer le coût du crédit immobilier Dernière information importante : faites jouer la délégation d'assurance emprunteur pour réduire le coût de votre crédit immobilier. En tant que jeune primo-accédant, les offres alternatives sont nettement moins chères que les assurances de groupe proposées par les banques. À garanties équivalentes entre les deux types de contrat, la comparaison des offres vous permet d'économiser des milliers d'euros sur la durée de remboursement de votre emprunt.   Et si vous avez souscrit à l'assurance de la banque, vous pouvez vous appuyer sur la loi Lemoine pour changer de formule quand vous le souhaitez, et ce, dès le lendemain de la signature de l'offre de prêt. Consultez notre baromètre du pouvoir d'achat immobilier de juin 2024 pour constater l'intérêt de souscrire une assurance déléguée.