Crédit immobilier : 3 conseils aux jeunes primo-accédants

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Contracter un prêt immobilier est toujours un parcours du combattant, d'autant plus si l'on n'en a pas déjà fait l'expérience. Malgré des taux au plancher, la démarche reste compliquée pour les primo-accédants qui entament leur vie professionnelle. Pour optimiser ses chances de décrocher le financement, il est fondamental d'être vigilant sur 3 points : la solidité du dossier, l'apport personnel et l'assurance emprunteur.

Soigner son dossier

Profil droit ou profil gauche ? En matière de crédit, le meilleur profil est celui qui plaît au banquier et pour le séduire, rien ne vaut des revenus confortables et des comptes toujours dans le vert. Le candidat qui souhaite acheter son premier logement est souvent un jeune actif qui a tout juste quelques années de vie professionnelle au compteur ; les revenus sont donc moyens voire bas, mais promis à progresser si le secteur d'activité est porteur et le poste évolutif.

Les jeunes qui commencent leur carrière ont souvent un emprunt étudiant à rembourser. Avant d'envisager un prêt immobilier, il est judicieux de solder toute dette en cours, le prêt qui a financé les études comme tout autre crédit (prêt auto ou à la consommation). Même d'un faible montant, ces charges viennent grever la capacité d'emprunt immobilier, car elles augmentent le taux d'endettement.

Une gestion saine des comptes est l'autre préalable à l'écoute du banquier : pas de découvert bancaire, pas d'incidents de paiement sur des chèques par exemple, ce qui entraîne des commissions d'intervention, ou des retards de paiement du loyer, et ce, depuis les 6 derniers mois.  

L'intervention d'un courtier est utile pour éclairer votre profil sous son meilleur jour. Sollicitez un expert pour vous aider à monter un dossier qui présente tous les signes de faisabilité. Sans lui, à moins d'être rompu aux arcanes du domaine bancaire, vous devrez, seul, affronter l'autorité de la banque : la décision d'octroyer le crédit ne dépend pas du conseiller bancaire mais de la direction à laquelle va s'adresser directement le courtier. Avec lui, gain de temps et conseils avisés. Certes, l'intermédiaire n'est pas soumis à une obligation de résultat, mais doit mettre tous les moyens en œuvre pour que vous puissiez obtenir votre prêt. Sa rémunération n'est acquise qu'une fois l'offre de prêt signée, et cette dépense est absorbée dans le coût global de votre crédit.

Viser un apport suffisant

La présence d'un apport personnel au moins équivalent à 10% du montant de l'opération est un prérequis de la banque. Cette mise de départ vient diminuer le montant emprunté, et réduit donc les risques pour le prêteur, mais aussi et surtout le rassure quant à votre capacité d'épargne.

L'exigence d'apport personnel est un des effets collatéraux de la mise en pratique des règles d'octroi. En 2021, on constate un relèvement du taux d'apport en comparaison avec 2020, a fortiori avec les années précédentes, afin de respecter la double limite du taux d'endettement à 35% et de la durée de remboursement à 25 ans (voire 27 ans en cas d'achat sur plan, de construction de maison ou d'achat dans l'ancien avec rénovation lourde). L’apport moyen en 2021 se situe autour de 17%.

Les 10% d'apport constituent un minimum, et représentent tout juste les frais annexes (frais de notaire, garantie, frais de dossier et de courtage), mais peuvent suffire dans un dossier de primo-accession. Les banques savent pertinemment qu'un jeune actif n'a pas eu le temps de se constituer une épargne qui pourrait venir peaufiner sa demande de financement, d'autant que les établissements de crédit réclament que soit conservée une épargne résiduelle ou de précaution pour pallier les coups durs (entre 3 et 5 mois de mensualités).

Comment convaincre le banquier si on n'a pas un sou de côté ? Attendre et épargner régulièrement chaque mois, ou faire appel à la solidarité familiale. Chaque parent peut donner jusqu'à 100 000€ par enfant sans qu'il y ait de droit de donation à payer. Cet abattement peut s'appliquer en une seule ou plusieurs fois tous les 15 ans. De petit-enfant à grand-parent, l'abattement est de 31 865€ dans les mêmes conditions et les dons familiaux peuvent se cumuler entre eux.

Déléguer l'assurance emprunteur... dans un deuxième temps

Élément incontournable de tout crédit immobilier, l'assurance emprunteur intervient si vous n'êtes plus en mesure de rembourser totalement ou partiellement votre emprunt en cas d'aléas de la vie (décès, invalidité et incapacité suite à un arrêt de travail pour maladie ou accident). La banque va systématiquement proposer son contrat maison, puisque c'est avec ce produit qu'elle marge sur le crédit en période de taux au plancher. Actuellement, l'assurance pèse en moyenne 50% du coût global d'un prêt à l'habitat, soit le deuxième poste de dépenses après les intérêts.

Si vous êtes jeune et en bonne santé, l'assurance groupe bancaire sera tarifée au taux moyen de 0,36%. C'est cher, très cher par rapport à un contrat alternatif dont le taux peut descendre à 0,10%. En comparant les offres grâce aux courtiers en ligne comme Magnolia.fr, vous constaterez la compétitivité des contrats individuels, jusqu'à trois fois moins onéreux que les formules bancaires. Sur la durée d'un crédit immobilier, l'économie se chiffre en milliers d'euros.

Même si la réglementation vous donne le droit de choisir librement l'assurance, le problème est de faire accepter au banquier un contrat délégué au détriment du sien qui lui rapporte copieusement. Votre priorité étant de décrocher le financement, céder au forcing de la banque paraît raisonnable pour ne pas mettre en péril votre projet. Un accord tacite donnant-donnant qui se révèle la meilleure stratégie pour obtenir le prêt. Vous aurez tout loisir dans quelques mois, le plus tôt possible étant le mieux pour optimiser les économies, de dénoncer le contrat d'assurance bancaire pour le changer par une offre à garanties au moins équivalentes.

Chez Magnolia.fr, nous prenons toutes les démarches en charge. Une fois votre crédit obtenu, faites une recherche sur notre comparateur et sélectionnez la formule adaptée au meilleur prix grâce à l’accompagnement de nos experts.

Les jeunes primo-accédants sont des clients de premier choix pour les banques. Ces dernières misent sur le crédit immobilier, produit d'appel qui leur permet de capter le chaland sur plusieurs années, le temps de développer une relation sur le long terme pour lui vendre des placements et des assurances.

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Assurances : comment faire le tri pour dépenser moins en 2026 ?

Les dépenses liées aux assurances représentent une part importante du budget des ménages. Entre l’assurance habitation, l’assurance auto, la complémentaire santé, l'assurance emprunteur si vous remboursez un crédit immobilier ou encore les garanties associées aux achats d’équipements, les contrats s’accumulent rapidement. Chaque année, les Français consacrent en moyenne près de 3 000 euros par an à leurs assurances, soit grosso modo 2 Smic mensuels nets. Face à ce montant conséquent, il devient essentiel de s’interroger sur l’utilité réelle de chaque contrat, d’identifier les garanties inutiles et de comparer les offres disponibles sur le marché. Un budget assurance élevé qui mérite réflexion Les assurances représentent une charge financière importante pour de nombreux foyers. Ce montant global élevé de 3 000 euros tous contrats confondus inclut les assurances obligatoires comme l’assurance habitation et l’assurance auto, mais aussi des garanties facultatives parfois souscrites sans réelle analyse des besoins. Vérifier l’adéquation entre prix et garanties Avant de penser à réduire ses cotisations, il est indispensable de lire attentivement les conditions générales de chaque contrat, d’examiner les plafonds d’indemnisation et de poser des questions précises à son assureur avant toute modification de police d’assurance. En effet, une baisse importante du tarif peut cacher une diminution du niveau de protection, ce qui n’est pas souhaitable. Certaines garanties essentielles peuvent être exclues ou insuffisantes, comme la couverture des objets de valeur, le bris de glace ou certaines indemnisations spécifiques. Adapter ses contrats à l’évolution de sa situation Les besoins en assurance évoluent avec le temps. Un changement de logement, de situation familiale ou de véhicule peut rendre certaines garanties obsolètes ou déficientes. Réévaluer régulièrement ses contrats permet d’éviter de payer pour des protections inutiles ou inadaptées. C’est là qu’interviennent les comparateurs d’assurance, des outils gratuits qui proposent de mettre en concurrence les meilleures offres du moment, et qui vous aident à identifier celle qui répond à vos besoins et à votre budget. Faut-il rester fidèle à son assureur ? C’est souvent le dilemme : est-ce préférable de rester fidèle à mon assureur ou d’aller voir ailleurs ? La fidélité ne paie pas en assurance car elle ne garantit pas toujours les meilleurs tarifs. Les offres commerciales sont souvent plus avantageuses pour les nouveaux clients que pour les assurés de longue date. Comparer les offres régulièrement Pensez à comparer vos différents contrats tous les ans ou tous les 2 ans. Cette démarche doit être réalisée à garanties équivalentes afin d’éviter de choisir une offre moins chère mais moins protectrice. La comparaison doit se faire sur une base objective. Les comparaisons permettent également de mieux négocier son contrat actuel en s’appuyant sur les prix pratiqués par la concurrence. Résilier plus facilement son contrat Aujourd’hui, la résiliation des contrats d’assurance est simplifiée. Après la première année de souscription, il est possible de changer d’assureur à tout moment. Dans de nombreux cas, le nouvel assureur prend en charge les démarches administratives.  La résiliation infra-annuelle en mutuelle santé vous permet de dénoncer votre contrat à tout moment après 12 mois révolus, et d’opter pour une offre mieux adaptée et moins chère pour économiser jusqu’à 300 € sur l’année. Une règle reste essentielle : il ne faut jamais résilier un contrat avant l’entrée en vigueur du nouveau afin d’éviter toute interruption de couverture. Grâce à un courtier en assurance, vous réussirez la concordance des temps entre les 2 contrats. Le cas particulier de l’assurance emprunteur Si vous remboursez un crédit immobilier, celui-ci est couvert par une assurance emprunteur. Cette protection indispensable en cas d’aléas de la vie (décès, invalidité et incapacité de travail) représente entre 20% et 40% du coût de votre emprunt, soit la deuxième dépense après les intérêts. Savez-vous que l’assurance de prêt immobilier est non seulement négociable mais résiliable à tout moment, sans engagement de souscription, contrairement aux autres assurances citées plus haut ?  Grâce à la loi Lemoine, vous pouvez changer d’assurance de prêt immobilier quand vous le souhaitez, sans délai de préavis ni motif à fournir. Votre seule obligation est de respecter l’équivalence de niveau de garanties entre les 2 contrats. Un courtier en assurance emprunteur peut vous aider à sélectionner le contrat qui correspond à votre situation, également s’occuper de toutes les démarches administratives à votre place. La substitution d'un contrat bancaire par une offre alternative peut vous faire économiser des centaines voire des milliers d'euros sur la durée restante de remboursement. À couverture équivalente, une assurance externe coûte jusqu'à 4 fois moins cher que la proposition du prêteur. Les assurances obligatoires à conserver Toutes les assurances ne peuvent pas être supprimées. Certaines sont imposées par la loi ou par la situation professionnelle. Toutefois, elles se négocient et peuvent être substituées à tout moment après une année de souscription. Assurance habitation et assurance auto L’assurance habitation est obligatoire pour tout locataire et fortement recommandée pour les propriétaires. Elle protège contre les principaux sinistres du quotidien et inclut généralement la responsabilité civile. L’assurance automobile est également indispensable pour tout véhicule en circulation, même pour une utilisation occasionnelle ou si l’engin reste au garage. Mutuelle d’entreprise et cas de dispense Les salariés du secteur privé (depuis janvier 2016) et de la fonction publique d’État (depuis janvier 2026) doivent adhérer à une mutuelle d’entreprise financée en partie par leur employeur. Toutefois, certaines situations autorisent la dispense et permettent d’éviter une double cotisation, notamment lorsqu’il est possible d’être rattaché à la complémentaire santé du conjoint en tant qu’ayant droit. Les assurances en doublon : une source d’économies importante De nombreux consommateurs paient plusieurs fois pour des garanties similaires sans en avoir conscience. Identifier ces doublons constitue l’un des moyens les plus efficaces de réduire ses dépenses. Garanties déjà incluses dans d’autres contrats La garantie légale protège les produits neufs pendant 2 ans contre les défauts. Dans ce contexte, certaines assurances proposées lors de l’achat d’un équipement ou appareil sont superflues. Certaines cartes bancaires incluent également des protections pour les achats, les voyages ou les locations de voiture, ce qui rend inutile la souscription de garanties supplémentaires. Assurance scolaire et responsabilité civile L’assurance scolaire constitue un autre exemple fréquent de doublon. La responsabilité civile incluse dans de nombreux contrats d’assurance habitation couvre déjà les dommages causés par les enfants. Les assurances proposées en magasin Lors de l’achat d’un appareil portable (téléphone, tablette, ordinateur), des assurances complémentaires sont systématiquement proposées. Pourtant, ces contrats comportent généralement de nombreuses exclusions (vol sans violence ni effraction, perte, casse résultant d’un défaut d’entretien) et une franchise élevée, et présentent un intérêt limité voire nul si vous disposez de garanties dans vos assurances (MRH) ou cartes bancaires. Les comparateurs d’assurances pour faire jouer la concurrence Les comparateurs en ligne permettent d’obtenir rapidement une vision globale des offres disponibles sur le marché. Ils facilitent la comparaison des tarifs, des garanties et des niveaux de couverture. Ces outils renforcent la transparence et encouragent la concurrence entre assureurs. Ils peuvent aider les consommateurs à identifier les contrats les plus adaptés à leur profil et à réaliser des économies substantielles. Toutefois, il reste essentiel d’examiner attentivement les conditions proposées, notamment les franchises, les exclusions et les plafonds d’indemnisation. Comment optimiser efficacement ses assurances ? Pour réduire ses dépenses sans compromettre sa protection, plusieurs bonnes pratiques peuvent être mises en place : analyser ses contrats chaque année comparer les offres du marché régulièrement supprimer les garanties inutiles vérifier les protections déjà incluses dans d’autres contrats ajuster les franchises selon ses besoins négocier les tarifs avec son assureur. Une gestion proactive de ses assurances permet de maîtriser son budget tout en conservant une couverture adaptée. Réduire le coût de ses assurances ne signifie pas diminuer sa protection, mais plutôt payer le juste prix pour des garanties réellement utiles. En examinant régulièrement ses contrats, en identifiant les doublons et en mettant les assureurs en concurrence, il est possible d’alléger significativement ses dépenses. Dans un contexte de hausse des charges contraintes, mieux gérer ses assurances constitue un levier d’économies durable et accessible à tous.

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Budget : pourquoi se priver de mutuelle santé en 2026 est un mauvais calcul

En 2026, face à l’inflation, à la hausse du coût de la vie et à la hausse importante des primes d’assurance, de nombreux ménages cherchent à réduire leurs dépenses. Parmi les arbitrages budgétaires envisagés, la résiliation de la mutuelle santé apparaît parfois comme une solution immédiate pour alléger les charges mensuelles. Pourtant, cette décision peut s’avérer financièrement risquée à moyen et long terme. Entre l’augmentation des frais médicaux, le désengagement progressif de l’Assurance maladie sur certains soins et l’augmentation du reste à charge, renoncer à une complémentaire santé peut exposer les assurés à des dépenses imprévues considérables. Voici pourquoi se passer de mutuelle santé constitue souvent un mauvais calcul financier en 2026. Une hausse continue du coût des mutuelles… et des dépenses de santé Ces dernières années, les prix des complémentaires santé ont fortement augmenté. Selon les données de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees), les cotisations globales des complémentaires santé ont progressé de près de 20 % entre 2020 et 2024. En 2025, les tarifs ont encore augmenté d’environ 6 %, sous l’effet de plusieurs facteurs : la hausse générale des dépenses de santé le transfert d’une partie des remboursements vers les complémentaires l’augmentation des coûts en optique, dentaire et audiologie le vieillissement de la population. Même si le gouvernement a imposé aux organismes de geler les tarifs de complémentaire santé, certains avaient déjà augmenté leurs grilles avant l'annonce de cette obligation, et d'autres invoquent a posteriori des contraintes économiques. Les ménages modestes particulièrement touchés Les foyers aux revenus modestes subissent de plein fouet cette progression continue des tarifs de complémentaire santé. Retraités, familles monoparentales ou travailleurs indépendants doivent parfois consacrer une part importante de leurs revenus à leur complémentaire santé. Sans participation de l’employeur — contrairement aux salariés qui bénéficient d‘une mutuelle entreprise à adhésion obligatoire financée au moins à 50 % — la cotisation peut représenter plus de 100 € par mois pour un retraité vivant seul couvert par une mutuelle senior et jusqu’à plus de 200 € par mois pour une famille avec 2 enfants. Certains assurés prennent des décisions préjudiciables :  ils réduisent leurs garanties ils renoncent à des soins  ou ils envisagent de se passer totalement de mutuelle, au risque d’augmenter leur exposition financière. Le risque élevé de reste à charge sans complémentaire santé Se priver de mutuelle peut sembler rentable à court terme, mais cette stratégie comporte des risques importants. Une couverture limitée de l’Assurance maladie En France, l’Assurance Maladie rembourse correctement les affections graves et de longue durée sur la base des tarifs conventionnés, mais la prise en charge des soins courants reste souvent partielle : consultations chez certains spécialistes avec dépassements d’honoraires soins dentaires équipements optiques prothèses auditives hospitalisation (forfait journalier, chambre individuelle). Sans complémentaire santé, ces dépenses restent à la charge du patient. Cette situation favorise les inégalités d’accès aux soins et peut entraîner des renoncements pour raisons financières. Important : il est possible d’accéder à des équipements en optique, dentaire et audiologie avec un reste à charge zéro grâce au dispositif 100% Santé, mis en place en 2021. Après remboursement de la Sécu et de la mutuelle responsable, vous n’avez rien à débourser. Des coûts médicaux imprévisibles L’absence de mutuelle expose à un risque financier majeur en cas de problème de santé imprévu. Une hospitalisation, une intervention chirurgicale ou des soins spécialisés peuvent rapidement représenter plusieurs milliers d’euros. D’après les observations de l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes), une hospitalisation prolongée peut générer un reste à charge très élevé de plusieurs milliers d’euros sans complémentaire. Lors de la crise sanitaire liée au Covid-19, certaines prises en charge en réanimation pouvaient engendrer des coûts restant jusqu’à 10 000 € pour les patients non couverts. Autrement dit, économiser quelques dizaines d’euros par mois peut exposer à des dépenses exceptionnelles difficilement supportables. Le renoncement aux soins : une conséquence directe de l’absence de mutuelle santé L’un des effets les plus préoccupants de l’absence de mutuelle est le renoncement aux soins. Des soins reportés ou abandonnés Lorsque le coût des traitements devient trop élevé, certains patients préfèrent : repousser une consultation médicale renoncer à des soins dentaires différer l’achat de lunettes abandonner certains traitements spécialisés. Cette stratégie peut entraîner une aggravation de l’état de santé et, à terme, des dépenses encore plus importantes et pour le patient et pour la collectivité. Une inégalité sociale persistante Les données statistiques montrent qu’environ 4 % de la population française ne dispose pas de complémentaire santé, avec une proportion nettement plus élevée parmi les ménages les plus modestes (12%). Cette situation accentue les inégalités face à la prévention et à l’accès aux soins. L’association de consommateurs UFC-Que Choisir alerte régulièrement sur l’impact des hausses tarifaires, qui touchent particulièrement : les retraités les jeunes actifs les demandeurs d’emploi les personnes sans contrat collectif. Ces catégories sont les plus exposées au risque de renoncement aux soins. La mutuelle santé : un outil de protection financière Malgré son coût, la mutuelle santé constitue avant tout une protection contre les dépenses imprévues. Une logique de mutualisation des risques Le principe d’une complémentaire santé repose sur la mutualisation : chacun cotise pour couvrir les dépenses de santé de l’ensemble des assurés. Cette logique permet : de lisser les dépenses dans le temps de réduire le reste à charge de sécuriser l’accès aux soins. Même si l’on est rarement malade, la cotisation constitue une forme d’assurance contre un risque futur. Un investissement plutôt qu’une dépense D’un point de vue budgétaire, la mutuelle doit être considérée comme une dépense préventive. Elle permet d’éviter des coûts exceptionnels beaucoup plus élevés en cas de problème de santé. Par exemple : Une hospitalisation sans mutuelle peut coûter plusieurs milliers voire dizaines de milliers d’euros. Un traitement dentaire complexe peut dépasser 4 000 €. L’orthodontie des enfants peut représenter un reste à charge important. Dans ces situations, la complémentaire santé joue un rôle de stabilisateur financier. Des solutions existent pour réduire le coût d’une mutuelle Se priver totalement de complémentaire n’est pas la seule option pour maîtriser son budget santé. La Complémentaire Santé Solidaire Pour les ménages modestes, la Complémentaire Santé Solidaire (CSS) permet de bénéficier d’une couverture gratuite ou à coût réduit sous conditions de ressources. Ce dispositif limite fortement le reste à charge et supprime tous les dépassements d’honoraires. Cependant, on estime que la moitié des foyers éligibles ignore ce dispositif. D’autres s’arrêtent à la version gratuite à laquelle ils n’ont pas accès car ils excèdent de peu les plafonds, et négligent la CSS avec participation financière modique (entre 8 € et 30 € par mois selon l’âge du bénéficiaire). Adapter son contrat à ses besoins Il est également possible de réduire le coût de sa mutuelle en : ajustant les garanties supprimant certaines options non indispensables (médecine douce par exemple) comparant les offres choisissant des réseaux de soins partenaires. Une couverture adaptée permet de conserver une protection tout en maîtrisant son budget.  Grâce à la résiliation infra-annuelle en mutuelle santé, vous pouvez dénoncer votre contrat à tout moment après un an de souscription et opter pour une formule moins chère qui correspond mieux à vos impératifs financiers. Pourquoi la mutuelle reste indispensable en 2026 Dans un contexte de hausse des dépenses de santé et de tensions économiques, la mutuelle santé reste un pilier de la protection sociale. Même si son coût augmente, s’en passer expose à des risques financiers importants, à des renoncements aux soins et à une vulnérabilité accrue face aux aléas médicaux. D’un point de vue strictement budgétaire, la suppression de la complémentaire santé peut sembler avantageuse à court terme, mais elle constitue généralement une stratégie risquée. La mutuelle représente moins une charge qu’un filet de sécurité indispensable pour préserver à la fois sa santé et son équilibre financier. En 2026, face à l’incertitude économique et au coût croissant des soins, conserver une couverture santé adaptée demeure donc un choix rationnel et protecteur sur le long terme.

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Sports d’hiver 2026 et assurance emprunteur : attention au ski et autres sports de montagne

Les sports d’hiver séduisent chaque année des millions de pratiquants, entre ski alpin, snowboard, ski hors-piste ou encore alpinisme. Alors que ces activités sont mises en lumière à l’occasion des Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026, posons-nous une question essentielle : quel impact ces pratiques peuvent-elles avoir sur l’assurance emprunteur ? Souvent négligées, les exclusions liées aux sports à risque peuvent limiter, voire annuler, la prise en charge en cas d’accident. Avant de partir sur les pistes, il est donc essentiel de comprendre comment votre contrat d’assurance de prêt immobilier encadre ces activités. Découvrez tout ce qu’il faut savoir pour protéger votre crédit immobilier tout en profitant des sports de montagne en toute sérénité. Pourquoi les sports d’hiver concernent l’assurance emprunteur L’assurance emprunteur garantit le remboursement de votre prêt immobilier en cas d’événements graves comme : le décès l’invalidité permanente l’incapacité temporaire de travail la dépendance totale. Or, les sports d’hiver présentent un niveau de risque statistiquement plus élevé que de nombreuses activités du quotidien. Les accidents liés aux chutes, aux collisions ou aux avalanches peuvent entraîner des blessures lourdes susceptibles d’affecter la capacité de remboursement de l’assuré. C’est pourquoi les assureurs intègrent souvent des clauses spécifiques concernant les sports dits « à risque », dont certains sports de montagne. Quels sports de montagne sont concernés par les exclusions en assurance emprunteur ? Tous les sports d’hiver ne sont pas traités de la même manière par les compagnies d’assurance. Le niveau de risque varie selon l’activité pratiquée et ses conditions d’exercice. Les sports généralement couverts sans surcoût Certaines pratiques restent généralement couvertes par les garanties standard, sans surprime d’assurance de prêt, notamment lorsqu’elles sont pratiquées dans un cadre classique et encadré. On retrouve souvent : le ski alpin sur pistes balisées le ski de fond la luge les raquettes à neige le snowboard sur domaine sécurisé. Toutefois, cette couverture dépend toujours des conditions du contrat. Il est indispensable de vérifier les exclusions spécifiques. Les sports souvent exclus ou soumis à conditions Certaines activités de montagne sont considérées comme plus dangereuses et peuvent être exclues de la garantie ou nécessiter une option complémentaire. Il s’agit notamment des sports extrêmes comme : ski hors-piste sans encadrement professionnel freeride héliski alpinisme cascade de glace ski de randonnée en haute montagne parapente ou speed riding compétitions sportives. En cas d’accident lors de ces pratiques, l’assureur peut refuser d’indemniser si aucune garantie spécifique n’a été souscrite. Assurance emprunteur et sports à risque : comment fonctionnent les exclusions ? Les exclusions de garanties constituent un élément central des contrats d’assurance de prêt. Elles définissent précisément les situations dans lesquelles la couverture ne s’applique pas. Exclusion standard liée aux sports dangereux La plupart des contrats incluent une clause générale excluant : les sports aériens les sports mécaniques les sports extrêmes les activités en milieu dangereux. Les sports de montagne peuvent entrer dans cette catégorie selon leur niveau de risque. Exclusion conditionnelle selon le niveau de pratique Certaines assurances distinguent : la pratique occasionnelle la pratique régulière la pratique professionnelle ou en compétition. Un emprunteur pratiquant le ski une semaine par an n’est pas considéré comme exposé au même risque qu’un moniteur ou un adepte du hors-piste régulier. Obligation de déclaration à la souscription Lors de la souscription, vous devez remplir un questionnaire détaillant : vos activités sportives leur fréquence leur niveau de pratique le cadre (loisir, compétition, professionnel). En fonction des réponses, l’assureur peut vouloir aller plus loin en vous demandant de remplir un questionnaire sportif. Une fausse déclaration ou une omission en assurance emprunteur peut entraîner : la nullité du contrat un refus d’indemnisation une résiliation. La transparence est donc essentielle, car sans assurance, la banque peut réclamer le remboursement immédiat du capital restant dû. Les baptêmes ou initiations n’ont pas besoin d’être déclarés dans le formulaire de souscription. Quelles garanties d’assurance emprunteur pour couvrir les sports d’hiver ? La pratique des sports d’hiver n’est pas rédhibitoire : il existe plusieurs solutions pour rester couvert si vous êtes adepte des sports de montagne. La garantie sports à risque Certains assureurs proposent une extension de garantie couvrant explicitement les activités à risque. Cette option permet : d’inclure le ski hors-piste de couvrir certaines pratiques extrêmes d’éviter les exclusions en cas d’accident. Elle entraîne généralement : une surprime des conditions spécifiques une évaluation du niveau de risque. La délégation d’assurance emprunteur Depuis plusieurs années, les emprunteurs peuvent choisir librement leur assurance de prêt grâce à la loi Lagarde. Comparer les offres permet de : trouver un contrat plus adapté à votre profil sportif  négocier des exclusions moins restrictives  réduire le coût global du crédit. Les assureurs alternatifs proposent parfois des garanties plus souples pour les sportifs avec des possibilités de rachat d'exclusion, alors que les offres des bancassureurs ont mutualisées, et ne permettent pas la personnalisation des conditions. L’assurance individuelle accident complémentaire En complément de l’assurance emprunteur, une assurance spécifique peut couvrir les accidents liés aux sports de montagne. Elle peut inclure : l’indemnisation en cas d’invalidité la prise en charge des frais médicaux la compensation de perte de revenus. En aucun cas, cette couverture ne remplace pas l’assurance emprunteur, mais elle propose une protection additionnelle dont l’assureur pourra tenir compte. Comment vérifier votre contrat emprunteur avant de partir au ski Avant de pratiquer un sport de montagne, il est recommandé de procéder à une vérification complète de votre contrat. Les points essentiels à contrôler Examinez attentivement : les exclusions liées aux sports les conditions de prise en charge les limitations géographiques les définitions du hors-piste les obligations déclaratives. Les questions à poser à votre assureur Pour éviter toute mauvaise surprise, demandez : si votre pratique du ski est couverte si le hors-piste est inclus si une extension est nécessaire quelles sont les conditions d’indemnisation. Une confirmation écrite est toujours préférable. Quel impact d’un accident de ski sur votre prêt immobilier ? Un accident grave en montagne peut avoir des conséquences financières importantes. En cas d’incapacité temporaire Si la garantie ITT (Incapacité Temporaire totale de Travail) s’applique : l’assurance rembourse les mensualités selon les conditions du contrat, pour une durée maximale de 1095 jours ; un délai de franchise s’applique (entre 15 et 180 jours). Sans couverture, vous devez continuer à payer votre crédit. En cas d’invalidité permanente Si l’accident entraîne une invalidité reconnue : l’assurance peut prendre en charge le capital restant dû en cas de PTIA (Perte Totale et Irréversible d'Autonomie) ; la prise en charge dépend du taux d’invalidité : invalidité permanente partielle (entre 33% et moins de 66%), invalidité permanente totale (à partir de 66%). Si l’accident survient alors que l’activité est exclue des garanties, aucun remboursement n’est effectué. Sports d’hiver 2026 : pourquoi les assureurs renforcent leur vigilance Plusieurs évolutions expliquent l’attention accrue des assureurs envers les sports de montagne. L’augmentation des pratiques extrêmes Les nouvelles disciplines de glisse et la popularité du hors-piste augmentent le nombre d’accidents graves. Les facteurs de risque incluent : terrains non sécurisés conditions météorologiques instables pratique autonome sans encadrement. Le coût élevé des accidents en montagne Les interventions en montagne sont particulièrement coûteuses : secours héliportés hospitalisation longue rééducation prolongée. Ces coûts influencent directement les politiques de couverture. En 2025, près de 1 000 interventions de secours ont été effectuées dans les Hautes-Alpes, la majorité en hélicoptère. Ce nombre a bondi de 44% depuis 2015 en raison d’un environnement naturel rendu plus dangereux par le dérèglement climatique. Chaque opération coûte en moyenne 10 780 €. La Cour des comptes préconise une facturation partielle ou totale des secours pour sanctionner les comportements à risque. Ces dérives conduisent les assureurs à affiner leur évaluation des risques. Comment réduire les risques pour votre assurance emprunteur Adopter certains réflexes permet de limiter les conséquences assurantielles. Privilégier la pratique encadrée Les assureurs sont plus favorables aux activités : réalisées dans un domaine skiable sur pistes sécurisées encadrées par des professionnels conformes aux règles de sécurité. Mettre à jour son contrat régulièrement Votre situation évolue avec le temps : changement de pratique sportive intensification de l’activité nouvelle discipline. Il est recommandé d’actualiser votre contrat si nécessaire. Grâce à la loi Lemoine de 2022, vous pouvez changer d'assurance de prêt immobilier à tout moment et sans frais, sans attendre la date d’anniversaire. Comparer les assurances Comparer les offres permet : d’obtenir une meilleure couverture d’optimiser le coût de limiter les exclusions. Sollicitez gratuitement les services d’un courtier en assurance de prêt pour vous aider à sélectionner le contrat qui correspond à votre situation et vous garantit une protection en toutes circonstances. La pratique du ski et des sports de montagne peut avoir un impact direct sur votre assurance emprunteur. Si le ski sur piste est généralement couvert, les activités plus risquées comme le hors-piste ou l’alpinisme font très souvent l’objet d’exclusions ou de garanties spécifiques. Avant de partir en station, il est essentiel de : vérifier les clauses de votre contrat déclarer vos pratiques sportives envisager une garantie complémentaire si nécessaire comparer les offres du marché. En 2026, la vigilance reste la meilleure protection pour profiter des sports d’hiver tout en sécurisant son crédit immobilier. Une bonne compréhension de votre assurance emprunteur vous permet d’éviter les mauvaises surprises et de skier l’esprit tranquille.