Crédit immobilier : 4 points clefs pour un dossier en béton en 2023

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Le durcissement des conditions d’emprunt, marqué par la remontée violente des taux d’intérêts, rend les banques plus frileuses et particulièrement tatillonnes quand il s’agit d’accorder le financement d’un projet immobilier. Accéder au crédit est de plus en plus difficile, et seuls les profils les mieux armés franchissent les obstacles. Voici les 4 éléments déterminants pour obtenir le graal.

Excellente situation financière

Montrer patte blanche est le premier conseil pour convaincre le prêteur. Les banques ayant horreur du risque de défaut de paiement, elles exigent une gestion saine du budget et des comptes bancaires. Pas de découvert au moins au cours des trois mois qui précèdent votre demande de prêt. Le fait d’être déjà endetté est par ailleurs pénalisant. Si vous détenez des crédits à la consommation, a fortiori des crédits renouvelables, essayez de les solder avant de solliciter un prêt immobilier.

Faites également attention à certaines habitudes pour emprunter en 2023 : les banques voient d’un bien mauvais œil les jeux d’argent, de même que les placements sur les cryptomonnaies, trop aléatoires. Même si jouer en ligne ou au casino n’a jamais mis vos comptes dans le rouge, la banque vous considérera comme un profil qui aime le risque, ce qui est fort préjudiciable à votre image d’emprunteur.

Un apport personnel suffisant

Avant la mise en place des règles d’octroi du HCSF, il était possible d’emprunter sans apport personnel, en particulier dans le cadre d’un investissement en raison des revenus locatifs qui venaient compenser les mensualités du crédit. L’encadrement strict du prêt à l’habitat depuis deux ans met un terme à cette éventualité.

On constate une explosion de l’apport personnel en 2023, qui atteint près de 35% du montant total d’une opération selon les chiffres du courtier Cafpi. Le taux d’apport demandé dépend de la banque, il peut débuter à 10%, ce qui permet de couvrir a minima les frais d’acquisition dits frais de notaire. Les jeunes actifs qui n’ont pas eu le temps de se constituer une épargne peuvent booster leur apport personnel grâce à la famille.

Une épargne résiduelle post-crédit immobilier

La hausse marquée de l’inflation depuis début 2022 compresse le budget des ménages. Les coûts de l’énergie et de l’alimentation s’envolent, de même que la taxe foncière 2023. Autant de phénomènes qui réduisent le pouvoir d’achat des emprunteurs et obligent les banques à redoubler de vigilance.

L’épargne de précaution est le nouveau critère 2023 pour obtenir son prêt immobilier. En plus d’un apport personnel conséquent, la banque veut s’assurer que l’emprunteur est en capacité de faire face aux surcoûts du quotidien et exige une épargne résiduelle post-crédit qui excède généralement 6 mensualités et peut être de même niveau de la mise de fonds initiale.

Un saut de charge maîtrisé

Le saut de charges est la différence entre le loyer d’un locataire qui va devenir propriétaire et la future mensualité que celui-ci devra assumer. Les banques sont particulièrement attentives à ce paramètre. Associé à un apport et à une épargne résiduelle suffisants, il va permettre de rassurer la banque sur la capacité de l’emprunteur à rembourser son crédit.

Plus le montant du saut de charges est bas et plus la banque est rassurée. Un saut de charges négatif est encore plus appréciable. Si vous payez un loyer similaire ou plus faible que la mensualité, vous êtes théoriquement en capacité de rembourser votre crédit.

Deux critères nécessairement associés au précédent vont achever de convaincre la banque :

  • Le taux d’endettement : il ne peut excéder 35% de vos revenus nets avant impôt, assurance de prêt immobilier comprise.

  • Le reste à vivre : il s’agit du budget à disposition

  • pour assumer décemment les dépenses du quotidien, une fois la ou les mensualités de crédit remboursées.

La souscription à une assurance emprunteur concurrente de celle de la banque contribue à minimiser votre taux d’endettement et à maintenir le niveau du reste à vivre.

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Prêt immobilier : comment réduire le coût de votre assurance emprunteur en 2026 ?

L’assurance emprunteur demeure l’un des postes de dépenses les plus lourds dans le cadre d’un prêt immobilier. Souvent sous-estimée par les emprunteurs, elle peut pourtant représenter jusqu’à 40 % du coût total du crédit. Bonne nouvelle : le cadre réglementaire et la concurrence entre assureurs offrent aujourd’hui de nombreuses opportunités pour réduire significativement la facture, sans sacrifier le niveau de protection exigé par la banque. À condition d’adopter une approche méthodique et informée. Pourquoi l’assurance emprunteur pèse autant sur le coût d’un prêt immobilier Une assurance indissociable du crédit immobilier L’assurance de prêt immobilier est exigée par la quasi-totalité des établissements bancaires. Elle vise à sécuriser le remboursement partiel ou total du capital en cas d’aléa de la vie (décès, invalidité et incapacité de travail), protégeant à la fois la banque et l’emprunteur. Les principaux facteurs qui influencent le prix Le coût de l’assurance de prêt immobilier dépend de plusieurs critères déterminants : l’âge de l’assuré au moment de la souscription ; l’état de santé et les risques médicaux déclarés ; la durée du prêt et le montant emprunté ; la quotité assurée ; le type de contrat choisi. Les contrats groupe proposés par les banques reposent sur une mutualisation des risques, ce qui explique des tarifs souvent peu compétitifs pour de nombreux profils. À l’inverse, les contrats alternatifs offrent une couverture sur-mesure, avec des garanties adaptées au profil de risque de chaque emprunteur. Délégation d’assurance : un levier d’économies toujours incontournable en 2026 Le principe de la délégation d’assurance La délégation d’assurance emprunteur permet de souscrire une assurance emprunteur auprès d’un assureur externe à la banque, à condition de respecter l’équivalence de garanties exigée par le prêteur.  Le contrat concurrent doit présenter en tous points une couverture au moins aussi protectrice de celle de contrat bancaire. Il est bien entendu possible d’aller au-delà des exigences du prêteur pour renforcer votre protection. Pourquoi les contrats individuels sont souvent moins chers Les assurances individuelles offrent une tarification personnalisée, fondée sur le profil réel de l’emprunteur. Elles proposent généralement : des cotisations calculées sur le capital restant dû des garanties modulables une meilleure lisibilité des exclusions. Résultat : à garanties équivalentes, le coût total de l’assurance peut être considérablement réduit sur la durée du prêt. Loi Lemoine : une liberté renforcée pour changer d’assurance Résiliation à tout moment, sans frais La loi Lemoine autorise la résiliation de l’assurance emprunteur sans attendre la date d’échéance ni respecter un engagement minimum de souscription, et ce, dès le lendemain de la signature de l’offre de prêt.  Ne passez pas à côté de cette opportunité en 2026 pour réduire le coût de l’assurance et par capillarité celui de votre prêt immobilier. Un outil puissant pour faire jouer la concurrence Grâce à la résiliation à tout moment, il devient possible de : comparer régulièrement les offres du marché  changer d’assurance de prêt immobilier dès qu’un contrat plus avantageux apparaît  adapter sa couverture à l’évolution de sa situation personnelle. Cette flexibilité contribue directement à la baisse des coûts d’assurance sur la durée du crédit. Comparer les garanties d’assurance de prêt et pas uniquement le tarif Attention aux contrats low cost Un tarif attractif ne doit jamais être le seul critère de choix. Certains contrats affichent des cotisations réduites au détriment de la qualité de couverture, avec : des exclusions de garanties étendues  des définitions restrictives de l’invalidité  des délais de franchise en assurance de prêt trop longs des plafonds d’indemnisation insuffisants. Trouver le bon équilibre entre prix et protection En 2026, l’objectif est de réduire le coût de l’assurance emprunteur tout en conservant un niveau de protection conforme aux exigences bancaires et réellement sécurisant pour l’assuré. L’accompagnement d’un courtier en assurance de prêt est utile pour arbitrer et vous aider à sélectionner le contrat adapté à votre situation. Quotité d’assurance : un paramètre clé à ajuster Comprendre la notion de quotité La quotité d’assurance de prêt correspond à la part du capital assurée pour chaque emprunteur. Par défaut, les banques exigent souvent une couverture à 100 % par personne, ce qui double parfois inutilement le coût de l’assurance. Adapter la quotité à la situation du foyer Une répartition plus fine permet d’optimiser le budget assurance : 50 % / 50 % lorsque les revenus sont équilibrés ; 70 % / 30 % en cas d’écart de revenus significatif ; 100 % sur un seul emprunteur dans des montages spécifiques. Cette optimisation doit rester cohérente avec la capacité financière du foyer. L’impact de l’âge et de la santé sur le coût de l’assurance en 2026 Une hausse des tarifs avec l’âge Plus l’emprunteur est âgé, plus le risque statistique augmente, ce qui se traduit par des cotisations plus élevées, notamment sur la garantie décès. Après 50 ou 60 ans, l’écart de prix entre les contrats peut devenir très important. Comment limiter les surprimes Pour contenir le coût de l’assurance : comparer plusieurs assureurs spécialisés anticiper la souscription le plus tôt possible étudier les options de rachat d’exclusions analyser la garantie décès après 70 ans si le projet le nécessite. La suppression du questionnaire médical reste encadrée et ne s’applique pas à tous les profils. Le montant assuré ne doit pas excéder 200 000 € par emprunteur, avec un terme avant son 60e anniversaire. Courtier en assurance emprunteur : un allié pour réduire le coût du crédit Un accompagnement technique et réglementaire Le courtier en assurance emprunteur maîtrise les exigences des banques et les subtilités contractuelles. Il vérifie l’équivalence de garanties et sécurise la substitution d’assurance. Un gain de temps et d’argent En 2026, faire appel à un courtier permet : d’accéder à un large panel d’offres d’optimiser les garanties de réduire significativement le coût global du prêt immobilier. Son intervention est souvent rapidement rentabilisée par les économies générées. Réduire le coût de son assurance emprunteur en 2026 : une démarche stratégique L’optimisation de l’assurance emprunteur constitue l’un des leviers les plus efficaces pour diminuer le coût total d’un prêt immobilier en 2026. Délégation d’assurance, loi Lemoine, ajustement des quotités et mise en concurrence des assureurs permettent de réaliser des économies substantielles, sans compromettre la sécurité du projet. Adopter une démarche proactive et informée, éventuellement accompagnée par un professionnel, permet de concilier maîtrise budgétaire et protection durable sur toute la durée du crédit. Consultez notre baromètre du pouvoir d'achat immobilier de janvier 2026 pour visualiser le montant des économies potentielles en changeant d'assurance de prêt dans le mois qui suit la signature de l'offre de prêt.

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Mutuelle santé senior : pourquoi les tarifs flambent après 60 ans et comment économiser

Les dépenses médicales deviennent plus fréquentes et plus coûteuses à mesure qu’on vieillit. Cette réalité se reflète directement dans les cotisations des mutuelles santé, qui grimpent de façon continue à partir de 60 ans. Pour de nombreux retraités, cette hausse représente une part toujours plus importante de leur budget mensuel. Une analyse menée par le média MoneyVox met en lumière l’ampleur de cette inflation tarifaire et ses impacts sur les assurés âgés de 60 à 89 ans, selon le niveau de garanties choisi. Les résultats confirment une tendance bien connue : plus l’assuré vieillit, plus sa mutuelle lui coûte cher. Ce renchérissement constant s’explique par plusieurs facteurs structurels, mais aussi par des mécanismes propres au marché de la complémentaire santé. Comprendre d’où viennent ces augmentations et comment s’en prémunir permet aux seniors d’anticiper leurs dépenses et d’ajuster leur couverture au plus juste. Une hausse des tarifs de mutuelle santé accentuée dès 60 ans Dès le passage à la retraite, beaucoup constatent une augmentation sensible de leur cotisation de complémentaire santé. Les données compilées montrent des écarts importants entre les différents paliers d’âge. Pour les assurés de 60 à 64 ans, il est encore possible de trouver des contrats d’entrée de gamme autour de 70 € par mois. À ce stade de la vie, les besoins de santé ne sont pas encore aussi élevés que dans les décennies suivantes, ce qui permet aux organismes de proposer des tarifs encore relativement modérés pour des garanties minimales. Mais la situation change drastiquement à mesure que l’on avance dans les tranches d’âge. La période des 70-74 ans marque un premier saut important : pour une formule intermédiaire de mutuelle santé senior, le coût médian dépasse 90 € mensuels, tandis qu’une couverture plus protectrice s’élève autour de 155 € par mois. La tendance s’accentue encore entre 75 et 79 ans, avec une progression tarifaire de l’ordre de +14 %, soit l’un des plus forts écarts constatés. Cette tranche d’âge coïncide avec l’apparition de pathologies chroniques plus régulières, d’une consommation accrue de soins spécialisés et d’un besoin plus fréquent d’hospitalisations ou de dispositifs médicaux. Enfin, pour les 85-89 ans, les montants atteignent des sommets. Pour une protection élevée, le prix médian approche désormais les 190 € mensuels par assuré, un budget conséquent pour des personnes souvent dépendantes d’une pension fixe. Une progression mécanique des cotisations à chaque tranche de 5 ans L’étude montre également que les assureurs appliquent une logique tarifaire très structurée : à chaque passage d’une tranche d’âge à une autre, les cotisations augmentent automatiquement. Il ne s’agit pas d’une exception, mais d’un fonctionnement normalisé du secteur, basé sur les statistiques de consommation médicale. Ainsi, entre 60-64 ans et 65-69 ans, la hausse moyenne s’élève à près de 11 %. Le bond suivant, entre 65-69 ans et 70-74 ans, avoisine les 12 %. La tranche 75-79 ans constitue la période la plus impactée avec une augmentation de 14 %, révélant une étape charnière où les dépenses de santé accélèrent. Les progressions restent ensuite significatives, même si elles se modèrent quelque peu : autour de 9,5 % entre 80-84 ans, puis encore plus de 7 % entre 85-89 ans. Ces chiffres démontrent la difficulté pour les seniors de contenir leurs dépenses, même lorsqu’ils conservent le même contrat année après année. Les assureurs appliquent en effet des révisions tarifaires automatiques, indépendamment de l’historique médical individuel. Tarifs mensuels par tranche d’âge selon le niveau de garanties Tranche d’âge Couverture minimale Couverture moyenne Couverture renforcée 60 – 64 ans 71,26 €   -         - 65 – 69 ans 79,05 €   -             -         70 – 74 ans 84 € 91,50 € 155,77 € 75 – 79 ans 95,82 € 102,50 € 177,58 € 80 – 84 ans 104,90 € 112,22 € 194,44 € 85 – 89 ans 112,30 € 120 € 208,06 € Important : les valeurs estimées reposent sur les pourcentages d’augmentation mentionnés (10,93 %, 12 %, 14 %, 9,5 %, 7 %) appliqués à la dernière valeur connue. Ce ne sont pas des tarifs réels validés, mais des projections indicatives. Pourquoi les mutuelles santé coûtent-elles plus cher avec l’âge ? La flambée des prix observée chez les seniors ne s’explique pas uniquement par un phénomène de vieillissement naturel. Plusieurs éléments structurels interviennent et contribuent à rendre la mutuelle de plus en plus onéreuse après 60 ans. 1. Une consommation médicale bien plus importante Statistiquement, les dépenses de santé augmentent considérablement à partir de 60 ans :  consultations spécialisées,  troubles chroniques,  médicaments non pris en charge,  hospitalisations,  suivi préventif,  appareillage médical. Le risque financier pour l’assureur grimpe mécaniquement, ce qui a un impact direct sur les cotisations. 2. La fin de la participation obligatoire de l’employeur Pendant la vie active, l’immense majorité des salariés bénéficie d’une mutuelle collective en entreprise financée à 50 % (au minimum) par leur employeur. À la retraite, cette contribution disparaît.  Les seniors paient alors l’intégralité de la cotisation, ce qui alourdit leur budget mensuel. Même lorsqu’ils souhaitent conserver leur mutuelle collective à la retraite, les tarifs appliqués aux retraités sont beaucoup plus élevés que ceux payés par les salariés. À partir de la deuxième année, l’organisme assureur peut augmenter la cotisation de 25%, de 50% dès la troisième année, et fixer librement ses tarifs au-delà. 3. Les revalorisations générales appliquées chaque année Au-delà du vieillissement, les assureurs ajustent presque systématiquement leurs grilles tarifaires. Entre 2024 et 2025, les augmentations ont varié selon le niveau de protection choisi :  +1 % pour les formules de base  +4 % pour les couvertures intermédiaires jusqu’à +9,5 % pour les garanties les plus complètes.  Ces révisions annuelles participent pleinement à la hausse structurelle observée chez les seniors. Comment réduire le coût de sa mutuelle après 60 ans ? Face à la progression continue des tarifs, plusieurs leviers existent pour alléger la facture sans renoncer à une bonne protection santé. Bien que les marges de manœuvre ne soient pas illimitées, certaines stratégies peuvent permettre de réaliser des économies significatives. 1. Se renseigner sur la Complémentaire santé solidaire (CSS) Les personnes âgées disposant de revenus modestes peuvent obtenir une aide financière majeure grâce à la CSS. Cette aide peut être entièrement gratuite ou facturée quelques euros par mois selon l’âge :  de 60 à 69 ans : 25 € à partir de 70 ans : 30 €.  La CSS est une mutuelle responsable qui rembourse un panier de soins minimal (consultations, hospitalisation, médicaments, analyses et imagerie, 100% Santé en optique, dentaire et auditif) et limite fortement les restes à charge puisque les médecins n’ont pas le droit de facturer de dépassements d’honoraires. Pour de nombreux retraités à faibles ressources, cette solution constitue une alternative incontournable. 2. Être rattaché au contrat collectif du conjoint Lorsque l’un des membres du couple est encore salarié, il peut être avantageux de demander son rattachement à la mutuelle collective de l’entreprise, souvent plus favorable que les contrats individuels. Le surcoût appliqué pour ajouter un conjoint reste généralement inférieur au prix d’une mutuelle senior individuelle. 3. Comparer régulièrement les offres du marché Les contrats santé évoluent rapidement, tout comme leurs tarifs. Utiliser un comparateur en ligne de mutuelle santé une fois par an permet d’identifier des garanties mieux calibrées, d’éviter les options superflues et de repérer les assureurs moins coûteux pour un niveau de protection équivalent. Les économies peuvent atteindre plusieurs centaines d’euros par an. 4. Ajuster les garanties en fonction de ses besoins réels Beaucoup de seniors paient des options dont ils n’ont plus l’usage. Par exemple, des garanties élevées en optique ou dentaire peuvent ne plus être pertinentes si des soins récents ont déjà été réalisés. À l’inverse, renforcer la garantie hospitalisation peut être judicieux pour maîtriser les dépenses importantes. Un bilan annuel avec un conseiller peut aider à optimiser le rapport qualité-prix. Une vigilance indispensable pour maîtriser son budget santé après 60 ans L’augmentation continue des tarifs des mutuelles santé après 60 ans n’est pas un phénomène isolé, mais une réalité structurelle qui pénalise la majorité des seniors. Pour anticiper cette dépense croissante, il est essentiel d’adopter une démarche proactive : comparer, ajuster, vérifier les aides possibles et réévaluer régulièrement ses besoins. Même si le coût de la santé pèse de plus en plus lourd dans le budget des retraités, des solutions existent pour limiter l’impact financier tout en conservant un niveau de protection satisfaisant.

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Achat immobilier en 2026 : 3 conseils pour réussir votre projet

L’année 2026 s’annonce déterminante pour les acheteurs immobiliers. Après plusieurs exercices marqués par la hausse des taux, la correction des prix et une forte prudence bancaire, le marché semble entrer dans une phase de rééquilibrage. Les conditions de financement se stabilisent, l’inflation est mieux contenue et certaines zones géographiques retrouvent un dynamisme mesuré. Pour autant, réussir son projet immobilier ne s’improvise pas. Entre contexte économique incertain, nouvelles normes environnementales et exigences accrues des établissements bancaires, la réussite d’un projet immobilier repose avant tout sur l’anticipation et la méthode. Voici 3 conseils structurants pour sécuriser votre achat immobilier en 2026. Conseil n°1 : analyser finement le marché immobilier avant d’acheter Avant de vous engager, il est indispensable de comprendre les grandes tendances du marché immobilier en 2026. Après 3 années de baisse ou de stagnation, les prix se stabilisent progressivement à l’échelle nationale. Les données récentes montrent une légère progression des valeurs immobilières (+0,8% en 2025), signe d’un marché qui retrouve un certain équilibre entre l’offre et la demande. Des prix globalement stabilisés, avec de fortes disparités locales Si la hausse reste modérée au niveau national, certaines grandes villes et bassins d’emploi affichent une reprise plus marquée. Les métropoles attractives, bien desservies et économiquement dynamiques, enregistrent déjà des augmentations de prix plus sensibles pouvant aller au-delà de +3%, tandis que certaines zones rurales ou périurbaines poursuivent leur rattrapage entamé après la crise du Covid. En 2026, le marché immobilier va donc rester très hétérogène. Il est essentiel d’étudier précisément le secteur ciblé, quartier par quartier, afin d’identifier les véritables opportunités. Des taux de crédit encore favorables, mais sous surveillance Du côté du prêt immobilier, les taux se sont stabilisés autour de niveaux plus acceptables pour les emprunteurs : en moyenne 3,35 % sur 20 ans (hors assurance emprunteur et coût des sûretés). La politique monétaire plus souple de la Banque Centrale Européenne a redonné de l’oxygène au marché, même si les taux ne sont pas revenus aux planchers historiques de fin 2021 (autour de 1%). En 2026, les banques demeurent vigilantes, notamment en raison du contexte politique et budgétaire. Anticiper une éventuelle remontée des taux et sécuriser rapidement une offre de prêt reste une stratégie pertinente pour les acheteurs. Conseil n°2 : bâtir un budget immobilier réaliste et sécurisé Un achat immobilier réussi repose avant tout sur un budget solide. En 2026, les établissements bancaires continuent d’appliquer des critères stricts en matière de taux d’endettement, de reste à vivre et d’apport personnel. Il est donc indispensable d’évaluer précisément l’ensemble des coûts liés à votre projet, au-delà du seul prix du bien. Intégrer tous les frais annexes dès le départ De nombreux acquéreurs sous-estiment encore les frais périphériques liés à un achat immobilier. Pourtant, ils peuvent représenter une part significative du budget global : Les frais d’acquisition, dits frais de notaire, plus élevés dans l’ancien (entre 7% et 8%) que dans le neuf (entre 2% et 3%) Les frais bancaires, incluant les frais de dossier Le coût de l’assurance emprunteur : entre 20% et 40% selon le profil, mais des économies importantes grâce à la délégation d’assurance et la loi Lemoine (changement de contrat à tout moment en cours de prêt, sans engagement minimum de souscription) Les travaux éventuels, notamment ceux liés à la rénovation énergétique Les charges courantes, comme la taxe foncière ou les charges de copropriété Apport personnel et capacité d’emprunt : des critères toujours déterminants Les banques privilégient les profils sécurisés, avec un apport personnel représentant généralement entre 15 % et 20 % du prix du bien. Une mise de fonds plus élevée permet non seulement d’augmenter vos chances d’obtenir un prêt, mais aussi de négocier de meilleures conditions de financement. Avant de vous lancer, il est recommandé de réaliser une simulation complète afin de valider votre capacité d’emprunt et d’éviter toute fragilité financière à moyen terme. Conseil n°3 : optimiser votre financement et anticiper les obligations futures En 2026, réussir son achat immobilier passe également par une optimisation fine du financement et une parfaite connaissance des dispositifs existants. Profiter des aides à l’accession à la propriété Les primo-accédants disposent de leviers intéressants pour financer leur projet. Le prêt à taux zéro ou PTZ a été assoupli et étendu à à tout le territoire, rendant l’accession plus accessible, y compris pour l’achat d’une maison individuelle. Les quotités ont été revues à la hausse, ce qui permet de réduire le recours à un crédit classique et donc le coût global du financement. Il est essentiel d’intégrer ces aides dès la phase de montage du dossier bancaire. Intégrer les contraintes environnementales dès l’achat La performance énergétique est devenue un critère central dans toute transaction immobilière. En 2026, les nouvelles normes environnementales peuvent alourdir la facture, en particulier pour les logements anciens énergivores.  Si vous faites construire ou que vous achetez dans le neuf, le logement est assujetti à la RE2025, nouvelle réglementation environnementale qui permet de : réduire davantage la consommation énergétique des bâtiments limiter encore plus l’empreinte carbone des matériaux utilisés améliorer le confort intérieur face au changement climatique. Dans l’ancien, les contraintes environnementales frappent les investissements locatifs. Les logements classés G au Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) sont exclus du marché locatif depuis janvier 2025. Ce sera le tour des logements de la classe F en janvier 2028, c’est-à-dire demain. En 2026, cette réglementation impacte directement les investisseurs, mais aussi les propriétaires occupants qui envisagent une revente future. Anticiper les travaux de rénovation énergétique est désormais incontournable. Les dispositifs d’aide à la rénovation restent des leviers importants, même si leurs modalités évoluent. MaPrimRénov est recentrée sur les passoires thermiques en 2026. Certains types de travaux vont être moins bien soutenus, ce qui renforce l’importance d’un projet global et cohérent dès l’achat. Penser à l’assurance habitation Souvent reléguée au second plan, l’assurance habitation est pourtant un pilier essentiel de votre projet immobilier. Avec la multiplication des aléas climatiques et des sinistres, protéger son logement devient indispensable.  En copropriété, la souscription d’une assurance responsabilité civile est obligatoire, et de nombreuses banques exigent une attestation d’assurance habitation avant le déblocage des fonds. Chaque bien immobilier présente des risques spécifiques : situation géographique, type de logement, usage en résidence principale ou locative. Il est donc crucial de choisir des garanties adaptées, couvrant efficacement les dommages matériels, les catastrophes naturelles et la responsabilité civile. Acheter en 2026 : un projet à préparer avec méthode Se lancer dans un achat immobilier en 2026 nécessite une approche structurée et une vision à long terme. La stabilité relative du marché offre des opportunités, mais elle ne dispense pas d’une préparation rigoureuse. Analyse du marché, budget maîtrisé, financement optimisé, respect des normes environnementales et protection du logement sont autant de leviers pour sécuriser votre investissement. Dans un contexte exigeant, s’entourer de professionnels de confiance peut également faire la différence et vous permettre de concrétiser votre projet immobilier dans les meilleures conditions.