Immobilier : comment emprunter cet été ?

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L'été est synonyme de vacances et de temps mort pour beaucoup d'activités. Pas pour tout le monde. Certains profitent de cette période moins chargée professionnellement pour mener à terme un projet immobilier. Quelles sont les conditions actuelles d'emprunt ? Les banques sont-elles réactives ? Quelles précautions prendre pour finaliser sa demande de crédit ?

 

Une météo des taux au beau fixe

Vous êtes sur le point de signer un compromis de vente et vous cherchez maintenant un crédit pour financer cet achat immobilier dans les meilleures conditions ? Un exercice de comparaison s'impose pour avoir une idée des taux proposés par les établissements bancaires. À la mi-juillet, les barèmes sont toujours hyper propices à ceux qui souhaitent emprunter. Généralement en période estivale, les banques souhaitent ralentir la cadence et augmentent légèrement leurs barèmes. L'été 2021 fait exception, alors n'attendez pas septembre et une éventuelle remontée des taux d'emprunt. Les professionnels sont unanimes : les taux ont atteint leur plancher.

D'un courtier à l'autre, les valeurs demeurent à des niveaux très bas, même si des variations existent en fonction de la politique commerciale des banques. Selon les durées entre 15 et 25 ans, les moyennes de taux se situent entre 0,90% et 1,30%. Le taux que vous obtiendrez dépendra de la qualité de votre dossier.

Les meilleurs taux sur la durée classique de 20 ans s'affichent autour de 1% (hors assurance et coût des sûretés), et des décotes appréciables sont accordées pour les profils les mieux dotés (revenus élevés et apport personnel conséquent). Il est possible de s'endetter sur cette durée à 0,65% ! Nonobstant les frais annexes, avec un tel taux, votre crédit ne vous coûte rien au regard du taux de l'inflation sur un an (1,5% en juin).

En revanche, pour les candidats plus modestes, le taux d'intérêt est logiquement moins performant et peut grimper de plus de 50 points par rapport aux moyennes du marché. Cela peut vous mettre en conflit avec les préconisations du Haut Conseil de Stabilité Financière, obligeant les banques à prêter à des conditions très encadrées :

  • votre taux d'endettement ne doit pas outrepasser 35% de vos revenus nets ;
  • la durée de votre crédit immobilier est limitée à 25 ans ;
  • la somme empruntée ne doit pas représenter plus de 7 années de revenus.

Si vous êtes primo-accédant et que vous achetez votre résidence principale, la banque pourra faire un effort et s'affranchir à la marge de ces seuils comme l'autorise le régulateur. L’établissement va aussi scruter avec la plus grande vigilance le secteur professionnel. Si votre parcours est fragilisé par la crise sanitaire, vous aurez de grandes difficultés à décrocher un crédit immobilier.

Pour mener à bien le montage de votre demande de prêt, faites appel à un courtier spécialisé. Vous optimiserez votre dossier et vous gagnerez du temps, précieux en cette période où les banques fonctionnent a minima.

Attention aux délais d'examen

L'été sonne le ralenti des activités bancaires. Le départ en congés d'une partie du personnel entraîne un allongement conséquent des délais de traitement des demandes de financement. Depuis début juillet, les capacités d'analyse des dossiers diminuent fortement, pour être réduites de moitié durant la première quinzaine d'août. Soyez vigilant à présenter un dossier complet, l'aide d'un courtier est très utile pour ne rien omettre et fournir tous les documents requis par la banque.

Habituellement, les délais de traitement des dossiers de prêt sont de l'ordre de 2 à 3 semaines, mais durant l'été, ils sont doublés. Il faut compter un délai supplémentaire entre l'accord de prêt et l'émission de l'offre. Si vous êtes en vacances, loin de votre lieu de résidence et de votre agence bancaire, il est possible de signer l'offre de prêt à distance grâce à la signature électronique, une fois passé le délai légal de 10 jours ouvrés.

Attention aux délais des conditions suspensives

En raison de l'allongement de délais pour décrocher une offre de prêt, il est vivement recommandé de prévoir un délai de 75 jours minimum contre 60 en temps normal, pour la condition suspensive d'obtention du prêt inscrite dans le compromis de vente. Cette clause est obligatoire dès l'instant où vous achetez un logement avec un crédit ; elle vous permet de renoncer à l'achat si vous n'avez pas obtenu le financement espéré dans le délai indiqué.

Si vous avez déjà signé le compromis de vente, que la banque a donné son accord, mais tarde à émettre l'offre de prêt, il est toujours temps de demander une prolongation du délai des conditions suspensives. Le vendeur sera tout disposé à vous accorder un temps additionnel plutôt que de partir à la recherche d’un nouvel acquéreur.

Et l'assurance de prêt ?

La banque va exiger la souscription à une assurance emprunteur qui garantit la bonne fin du crédit en cas de défaillance de votre part (décès, incapacité et invalidité, voire perte d'emploi). Vous savez que la réglementation vous autorise à choisir librement le contrat d'assurance, une faculté que les banques ont le plus grand mal à concevoir étant donné les marges juteuses qu’elles engrangent sur ce produit (jusqu’à 80%). 

Plutôt que de compromettre votre projet immobilier à attendre un hypothétique accord du prêteur en présence d'une assurance déléguée, souscrivez la formule bancaire. Il vous sera plus facile de changer d’assurance en cours de prêt grâce à l'un ou l'autre dispositif en place :

  • la loi Hamon qui vous permet de résilier à tout moment dans les douze mois qui suivent la signature de l'offre de prêt ;
  • l'amendement Bourquin qui s'applique au-delà de la première échéance.

En entamant les démarches de résiliation/substitution au plus tôt après la signature de l'offre de prêt, vous pouvez réaliser jusqu'à 15 000€ d'économies sur le coût de votre assurance.

Attention : l’assurance emprunteur fait partie des charges annuelles d’emprunt. La banque a désormais obligation de l’intégrer pour calculer votre taux d’endettement, au même titre que les intérêts et autres frais annexes dès lors qu’ils sont constitutifs du prêt. Si vous incarnez des risques accrus pour cause de problèmes de santé (malade ou ancien malade) ou d’exercice d’une profession à risques, le taux de l’assurance proposée par la banque sera élevé, ce qui risque d’entraîner un TAEG (Taux Annuel Effectif Global) supérieur au seuil de l’usure. Pour obtenir le financement dans les normes légales, votre solution est alors de souscrire une assurance auprès d’un prestataire concurrent. Si la banque ne veut pas passer à côté d’un client, elle y consentira. Mettez toutes les chances de votre côté en sollicitant les services d’un courtier spécialisé comme Magnolia.fr.

Notre comparateur vous accompagne dans votre recherche d'une assurance déléguée, adaptée à votre situation et à votre projet, que vous soyez déjà détenteur d'un crédit immobilier ou que vous cherchiez à changer de formule pour payer moins cher et être couvert avec des garanties sur-mesure. Nos experts prennent en charge toutes les démarches administratives : laissez-vous guider !

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Mutuelle santé senior : comment réduire son coût en 2027

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Bon à savoir : en 2026, le prix moyen d'une mutuelle senior s'établit entre 125 € et 133 € par mois, avec des formules de base débutant autour de 50 € à 60 € par mois et des options haut de gamme dépassant 250 € par mois. 3 solutions pour réduire le prix des mutuelles senior en 2027  Les propositions formulées dans le rapport remis au gouvernement cherchent précisément à limiter cette différence de coût entre les actifs bénéficiant d'un contrat collectif et les retraités souscripteurs d'une complémentaire individuelle. Élargir l'accès à la Complémentaire Santé Solidaire La première piste vise à modifier les conditions d'accès à la Complémentaire Santé Solidaire. La CSS permet aux personnes disposant de ressources modestes de bénéficier d'une couverture complémentaire gratuitement ou en contrepartie d'une participation financière limitée (max. 30 €/mois pour les 70 ans et plus). La mission envisage de mieux prendre en compte la situation particulière des seniors. Deux options sont évoquées : créer une tranche de revenus supplémentaire réservée aux personnes âgées ; relever le plafond de ressources permettant de bénéficier du dispositif. Aujourd'hui, une personne seule doit déclarer des ressources inférieures ou égales à 868,44 € si elle veut bénéficier de la CSS gratuite et 1 172,40 € pour la CSS avec participation financière. En s’alignant sur le plafond du seuil de pauvreté (1 377 €/mois), la CSS ouvrirait l’accès une couverture santé à un tarif inférieur à celui d'une mutuelle individuelle classique à davantage de retraités modestes. Revoir la fiscalité des contrats collectifs La deuxième proposition concerne les avantages fiscaux dont bénéficient les contrats collectifs souscrits par les entreprises. Actuellement, les salariés profitent d'un cadre plus favorable que les retraités ayant quitté leur entreprise. La mission propose donc de modifier certains de ces avantages afin de dégager des marges financières. 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Les complémentaires santé conserveraient une certaine liberté pour définir les modalités et le niveau de mutualisation. Les auteurs du rapport considèrent cette troisième option comme particulièrement intéressante, les deux autres étant jugées plus difficiles à appliquer dans le contexte budgétaire actuel. Comment réduire dès maintenant le coût de sa mutuelle senior ? Sans attendre une éventuelle réforme, plusieurs leviers permettent déjà de mieux maîtriser sa cotisation : comparer les complémentaires santé régulièrement ; vérifier les garanties réellement utilisées ; ajuster les niveaux de remboursement en optique, dentaire ou hospitalisation ; rechercher les contrats proposant des renforts uniquement sur les postes de santé importants ; vérifier son éligibilité à la Complémentaire Santé Solidaire ; profiter du droit à la résiliation infra-annuelle en mutuelle santé après un an de contrat. Comparer les garanties plutôt que de choisir uniquement en fonction du prix reste essentiel. 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Achat immobilier : qu’est-ce que le "PTZ parentalité" prévu dans le budget 2027 ?

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Cet élargissement pourrait donc permettre à davantage de ménages de bénéficier du prêt, y compris ceux dont les revenus dépassent les plafonds habituellement appliqués au PTZ classique. PTZ parentalité : quelles différences avec le PTZ classique ? Le prêt à taux zéro classique est une aide destinée à faciliter l’achat (neuf ou ancien) ou la construction d’une résidence principale, sous certaines conditions. Le PTZ parentalité se distingue par son objectif familial et par la possibilité, prévue dans le projet gouvernemental, de bénéficier d’une nouvelle tranche de financement même après avoir obtenu un PTZ. Critère PTZ classique PTZ Parentalité Objectif Faciliter l’accession à la propriété Accompagner les besoins de logement liés à l’arrivée d’un enfant Condition familiale Pas de condition spécifique liée à un jeune enfant Enfant à naître ou enfant à charge de moins de 5 ans Montant calculé en appliquant un pourcentage au coût total de l'opération immobilière, dans la limite d'un plafond réglementaire (jusqu’à 50 %, selon la zone) Jusqu’à 100 000 €  Cumul avec un PTZ antérieur Soumis aux règles du PTZ classique Nouvelle tranche envisagée pour les ménages déjà bénéficiaires (à utiliser une seule fois) Attention : les règles du PTZ parentalité restent susceptibles d’évoluer. Quels avantages pour les familles qui souhaitent acheter un logement ? Le principal intérêt du PTZ parentalité est de réduire le coût du financement immobilier. En empruntant une partie du montant nécessaire à taux zéro, un ménage peut ainsi limiter les intérêts payés sur la durée de remboursement. Ce soutien peut être particulièrement utile pour les familles qui doivent acheter un logement plus grand, changer de quartier ou adapter leur résidence à l’évolution de leurs besoins. Le saviez-vous ? En France, le logement représente 28 % de la consommation totale des ménages, ce qui en fait leur premier poste de dépense (soit 621 milliards d'euros de dépenses globales). Avec le PTZ parentalité, le montant de l’économie va dépendre de la somme accordée, de la durée du prêt et des conditions de remboursement qui seront finalement retenues. Le PTZ parentalité ne dispensera pas les emprunteurs de présenter un dossier de financement solide. La banque va continuer à examiner leur capacité de remboursement, leurs revenus, leurs charges et leur taux d’endettement avant d’accorder le crédit immobilier principal. Attention : le PTZ parentalité, à l'instar du PTZ classique, doit être garanti par une assurance de prêt, à la charge de l’emprunteur. Même si le financement est dépourvu d’intérêts bancaires, il doit obligatoirement être couvert par cette protection incontournable de tout crédit immobilier en cas de décès, invalidité et incapacité. Quand le PTZ parentalité va-t-il entrer en vigueur ? Le PTZ parentalité demeure un dispositif en discussion dans le cadre du projet de loi de finances pour 2027. L’approbation en commission des finances ne vaut pas adoption définitive du budget ni entrée en vigueur du prêt. Les débats parlementaires doivent encore permettre de préciser le périmètre de cette mesure. Le vote sur l’ensemble du projet de loi de finances 2027 en première lecture à l’Assemblée nationale a lieu le 17 novembre. Le texte est ensuite examiné au Sénat avant sa promulgation définitive avant le 31 décembre 2026.

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Hausse des taux fin 2026 : solutions pour préserver sa capacité d'emprunt

La remontée des taux immobiliers en cette fin d’année 2026 pèse sur la capacité d’emprunt des ménages. À mensualité identique, un taux plus élevé réduit le montant qu’il est possible d’emprunter. Cette situation oblige les candidats à l’achat à optimiser leur financement et à étudier plusieurs leviers avant de déposer leur dossier. Apport personnel, durée du crédit, négociation aec les banques et surtout délégation d'assurance emprunteur peuvent contribuer à préserver le budget immobilier. 5 points à retenir Les taux immobiliers repartent à la hausse en cette fin d’année 2026. Une progression du taux réduit le capital que l’emprunteur peut financer à mensualité constante. Un apport personnel plus important peut réduire le montant à emprunter. L’allongement de la durée du crédit permet de diminuer la mensualité, mais augmente son coût total. La comparaison des assurances individuelles avec les offres bancaires peut générer d’importantes économies. Pourquoi les taux immobiliers remontent-ils fin 2026 ? Les conditions d’emprunt se tendent depuis la rentrée de septembre. La remontée des rendements obligataires, en particulier de l’OAT à 10 ans qui frôle les 5 %, contribue à renchérir le coût de refinancement des banques. Cette évolution peut progressivement se répercuter sur les barèmes proposés aux particuliers. La politique monétaire de la Banque centrale européenne constitue également un facteur à surveiller. Lorsque le coût de l'argent augmente, les établissements bancaires disposent de marges de manœuvre plus limitées pour proposer des taux de crédit très bas. Le taux brut sur 20 ans s’établit actuellement autour de 3,60 %, contre 3,17 % en janvier dernier.  Quel impact sur la capacité d’emprunt ? Le taux d’intérêt influence directement le montant qu’un ménage peut emprunter. Pour une mensualité maximale donnée, une hausse du taux signifie qu’une part plus importante de cette mensualité est consacrée aux intérêts. La capacité d’emprunt dépend toutefois de plusieurs paramètres : les revenus du foyer ; les charges existantes ; le taux d’endettement ; la durée du crédit ; le taux d’intérêt ; le coût de l’assurance emprunteur ; le montant de l’apport personnel. Depuis 2021, le taux d’effort ou taux d’endettement est plafonné à 35 % des revenus, assurance emprunteur comprise. Une hausse des taux peut donc obliger certains ménages à revoir leur budget ou leur stratégie de financement. Augmenter son apport personnel L’apport constitue l'un des premiers leviers pour limiter l’impact de la hausse des taux. En mettant davantage sur la table, vous réduisez mécaniquement le capital demandé à la banque et par extension, le risque qu’elle supporte. L’apport peut notamment couvrir une partie des frais liés à l'acquisition : frais de notaire ; frais de garantie ; frais de dossier ; éventuels travaux. Un apport conséquent a la faculté de rassurer la banque sur la solidité du projet. Il ne faut toutefois pas consacrer toute son épargne à l'achat immobilier. Conserver une épargne de précaution reste important pour faire face aux dépenses imprévues. Adapter la durée du crédit immobilier Lorsque le montant empruntable devient insuffisant, augmenter la durée du prêt peut permettre de réduire la mensualité. Emprunter sur 25 ans plutôt que 20 ans Une durée plus longue permet de répartir le remboursement sur davantage d'échéances. La mensualité diminue, ce qui peut faciliter le respect du taux d'effort maximal. Cette solution présente cependant un inconvénient : le coût total du crédit augmente. Les intérêts sont en effet payés pendant une période plus longue. Vous devez comparer plusieurs simulations avant de choisir entre 20, 25 ans ou une autre durée adaptée à votre profil. Important : conformément aux règles du HCSF (Haut Conseil de Stabilité Financière), la durée maximale autorisée peut aller jusqu'à 27 ans, si vous achetez en VEFA ou que vous réalisez des travaux de rénovation d’un montant au moins égal à 10 % de l’opération. Réduire le coût de l’assurance emprunteur Dans un contexte de hausse des taux, l'assurance de prêt immobilier représente le premier levier d’économies. Intégrée dans le calcul du coût global du financement via le TAEG (Taux Annuel Effectif Global), elle constitue le deuxième poste de dépenses derrière les intérêts d’emprunt. La loi Lagarde vous autorise à choisir librement votre contrat d’assurance emprunteur, et à souscrire une offre concurrente de celle présentée par la banque, sous réserve de respecter un niveau de garanties équivalent. Un contrat individuel est jusqu’à 4 fois moins cher que l’assurance de groupe du prêteur. Pourquoi comparer son assurance de prêt ? La délégation d'assurance de prêt immobilier remplit 2 objectifs :  réduire le coût du financement sans modifier le montant emprunté ni la durée du crédit ; obtenir des garanties mieux adaptées à votre profil. Vous devez comparer : le tarif de la cotisation (mois, année, sur 8 ans, sur la durée totale) ; le TAEA (Taux Annuel Effectif d’Assurance) ; les garanties décès et PTIA ; les garanties invalidité et incapacité ; les exclusions de garanties ; les franchises ; les conditions de prise en charge. Sollicitez les services d’un courtier en assurance de prêt pour vous aider à sélectionner le contrat compétitif qui répond à vos besoins et aux exigences de la banque.  10 points de moins sur le taux d’assurance génèrent un gain supérieur à 10 points de moins sur le taux nominal. Exemple avec un crédit immobilier de 200 000 € sur 20 ans, au taux nominal de 3,60 %, couvert par l’assurance bancaire au taux de 0,34 % :    Coût total assurance  Coût total crédit Économie Taux nominal 3,60 % + assurance à 0,34 % 13 600 € 94 454 €   Taux nominal 3,50 % + assurance à 0,34 % 13 600 € 91 981 € 2 473 € Taux nominal à 3,60 % + assurance déléguée à 0,24 % 9 600 € 90 454 € 4 000 € Rien n’empêche évidemment de cumuler les 2 stratégies pour économiser plus et réduire davantage le TAEG. Mettre les banques en concurrence Face à la remontée des taux, il devient essentiel de comparer les propositions de plusieurs établissements. Les offres varient d’une banque à l’autre en fonction de la politique commerciale et du profil de chaque emprunteur. La négociation porte sur différents éléments du financement : le taux immobilier ; les frais de dossier ; le coût de la garantie (hypothèque ou caution) ; les conditions du compte bancaire (domiciliation bancaire) ; l'assurance emprunteur ; les indemnités de remboursement anticipé. Votre profil de l'emprunteur reste déterminant. Des revenus réguliers, une bonne gestion des comptes et un faible niveau d'endettement viennent renforcer votre pouvoir de négociation. Faut-il faire appel à un courtier ? Un courtier en crédit immobilier va mettre en concurrence plusieurs établissements et rechercher une proposition adaptée au profil du candidat à l'emprunt. Son intervention peut être particulièrement utile lorsque la hausse des taux réduit la marge disponible. L'objectif consiste alors à optimiser l'ensemble du financement plutôt qu'à se focaliser uniquement sur le taux nominal. Faut-il attendre avant d’acheter ? Reporter un achat immobilier dans l'attente d'une baisse des taux n'est pas nécessairement la meilleure stratégie. L'évolution future des taux reste difficile à prévoir et les prix des logements évoluent. Ne jamais passer à côté d’une bonne affaire immobilière si votre projet de financement est mûr. Vous pourrez toujours renégocier les conditions d’emprunt dans un deuxième temps. Privilégiez une approche globale en étudiant : votre budget maximal ; votre apport disponible ; la durée optimale du crédit ; le coût de l'assurance ; les offres de plusieurs banques ; l'évolution du marché immobilier local. L'objectif n'est pas uniquement d'obtenir le taux le plus bas, mais de construire un financement dont le coût total reste compatible avec les capacités financières de votre foyer.