Taux nominal attractif : attention aux autres frais d’un prêt immobilier

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Les banques attirent le chaland grâce aux taux d’intérêts affichés dans leurs annonces commerciales. Ce taux nominal ne correspond pas au coût réel d’un crédit immobilier. Pour comparer les propositions bancaires en toute objectivité, basez-vous sur le TAEG. Magnolia.fr vous explique pourquoi cet indicateur doit toujours être gardé en ligne de mire quand on cherche la meilleure offre de prêt immobilier.

Définition du taux nominal

Le taux nominal est un élément clé dans un prêt immobilier, représentant le pourcentage d'intérêts que l'emprunteur devra payer sur le capital emprunté. Ce taux est exprimé en pourcentage annuel et ne prend en compte que le coût des intérêts dus, sans inclure les autres frais liés au prêt, comme les frais de dossier ou d'assurance emprunteur. En d'autres termes, il s'agit du taux de base utilisé pour calculer les intérêts que l'emprunteur doit payer sur le capital restant dû.

En cette fin août, le taux nominal sur 20 ans oscille en moyenne entre 3,50% et 3,90% selon la qualité du dossier. Si vous empruntez 250 000€ à 3,75% sur cette maturité, il vous en coûtera 105 733€ d’intérêts, avec une mensualité de 1 482€.

Le taux nominal est souvent confondu avec le taux annuel effectif global (TAEG). Or, il est important de noter que ce dernier inclut tous les coûts annexes du prêt, offrant ainsi une vision complète du coût total du crédit pour l'emprunteur. Le taux nominal, bien que crucial pour comprendre le coût des intérêts, ne donne pas une image intégrale du coût total du prêt.

Il est donc essentiel de ne pas se limiter à la comparaison des taux nominaux lors de la recherche d'un prêt immobilier, mais de prendre également en compte le TAEG pour une évaluation précise du coût total du financement.

Tous les frais annexes d’un crédit immobilier

Le taux nominal est la partie émergée de l’iceberg. Pour connaître le coût réel de votre prêt à l’habitat, il faut intégrer toutes les autres dépenses incontournables. Les frais de dossier rémunèrent la banque pour l'analyse et le traitement de votre demande de prêt. Ils ne sont pas encadrés par la réglementation et varient en général entre 0,5% et 1,5% du montant total emprunté. La plupart des établissements bancaires imposent un montant minimum et/ou un montant plafond.

Les deux seuls types de prêt pour lesquels les banques ne sont pas libres sont le PTZ et les prêts conventionnés (Prêt Accession Sociale, Prêt Locatif Social et Prêt Épargne Logement). Les frais de dossier sont interdits pour le PTZ et le PEL, et plafonnés à 500€ pour le PAS et à 700€ pour le PLS. 

Hypothèque ou caution : première garantie

Pour accorder le financement, la banque va chercher à se prémunir contre les défauts de paiement. La première des garanties est l’hypothèque ou la caution, les deux fonctionnent différemment.

L'hypothèque est une garantie réelle qui implique l'inscription d'une charge sur le bien immobilier acheté. Si l'emprunteur ne peut pas rembourser son prêt, le créancier peut saisir et vendre le bien pour récupérer les sommes dues. L'hypothèque nécessite des frais de notaire pour son inscription et sa levée, ce qui peut rendre cette option plus coûteuse.

La caution, quant à elle, est une garantie personnelle fournie par un tiers, souvent une société de cautionnement ou une mutuelle. En cas de défaut de paiement, la caution se substitue à l'emprunteur pour rembourser le prêteur. Cette option est moins coûteuse que l'hypothèque car elle n'implique pas de frais de notaire ni de frais de mainlevée en cas de vente du bien en cours de prêt ou de remboursement anticipé. Elle repose sur l'acceptation par une société de cautionnement qui est bien souvent une filiale de la banque prêteuse. La plus connue et la plus utilisée du marché est le Crédit Logement qui est issu du rapprochement des plus grands établissements bancaires.

L’intérêt de la caution est de pouvoir récupérer une partie de son coût au solde du crédit en l’absence d’incident de paiement. Le Crédit Logement restitue environ 70% de la part de versement initial au Fonds Mutuel de Garantie.

Assurance emprunteur : deuxième coût après les intérêts

La seconde protection pour la banque, sans doute la plus importante, est l’assurance emprunteur. Elle entre en jeu au cas où l’emprunteur est victime d’un accident de la vie (décès, invalidité et incapacité de travail, voire perte d’emploi). Elle est incontournable, de même que l’hypothèque ou la caution qui a pour finalité d’intervenir dans toutes les situations non couvertes par l’assurance.

L’assurance de prêt est d’autant plus importante qu’elle coûte en moyenne un tiers du coût final du financement, soit le deuxième coût après les intérêts. Son coût est exprimé par le TAEA (Taux Annuel Effectif Assurance), en pourcentage du capital emprunté. De même que vous pouvez mettre les banques en concurrence sur le plan du taux nominal, vous avez le droit de comparer les offres d’assurance pour sélectionner celle qui correspond à vos besoins au meilleur prix.

Sous réserve que l’assurance externe présente une équivalence de niveau de garanties avec son propre contrat, la banque est tenue de l’accepter. L’accompagnement d’un courtier vous aidera à trouver la formule compétitive adaptée à votre profil, à votre projet et aux exigences de la banque en matière de couverture minimale.

Le TAEG : seul indicateur pour comparer un prêt immobilier

Outre les frais de dossier, la garantie (hypothèque ou caution) et les primes d’assurance emprunteur, le coût d’un crédit immobilier peut également comporter :

  • les frais d’expertise du bien immobilier
  • les parts sociales dans le cas d’une banque mutualiste
  • les frais de courtage.

Tous ces frais additionnés permettent de calculer le TAEG, indicateur essentiel pour évaluer le coût total d'un crédit immobilier :

  • Il inclut tous les frais associés au prêt.
  • Il est exprimé en pourcentage annuel et permet de comparer efficacement différentes offres de prêt en donnant une vision globale et précise du coût total du crédit.
  • Obligatoire dans toute offre de prêt, le TAEG garantit la transparence en informant l'emprunteur sur le coût réel de son financement, au-delà du simple taux nominal.
  • Il peut varier selon les conditions du prêt, telles que la durée, le montant emprunté, et les options choisies (comme l'assurance emprunteur), offrant ainsi un outil de comparaison clé pour les futurs emprunteurs.

Il est donc essentiel de garder la tête froide quant aux taux nominaux proposés dans les annonces commerciales des banques. Reprenons notre exemple en ajoutant les frais de dossier, l’hypothèque et l’assurance emprunteur :

  • Taux d’assurance à 0,34% soit un coût total de 17 000€
  • Frais de dossier à 1 000€
  • Hypothèque à 2 500€
  • TAEG à 4,54%
  • Coût total du crédit : 122 733€

L’hypothèque n’est pas négociable ; quant aux frais de dossier, leur négociation a une faible portée sur le TAEG. En revanche, il est possible de diviser par deux ou trois le coût de l’assurance en optant pour une formule concurrente de celle de la banque. Un profil jeune et en bonne santé peut obtenir un taux d’assurance de 0,09% qui lui fait économiser 12 500€ et fait tomber le TAEG à 4,13%. Si vous avez souscrit au contrat bancaire, vous pouvez vous rattraper par la suite en changeant d’assurance de prêt à tout moment et sans frais grâce aux dispositions de la loi Lemoine de 2022.

Dernière information cruciale : le TAEG doit obligatoirement rester sous le taux d’usure. Celui-ci est fixé à 6,16% pour le troisième trimestre 2024 pour les prêts immobiliers à taux fixe d’une durée de 20 ans et plus.

 

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Assurance de prêt : y a-t-il des difficultés de souscription si on possède un chien de catégorie 1 ?

La question est saugrenue et en apparence hors du périmètre de l’assurance emprunteur. Et pourtant. Le fait de posséder un chien d’attaque dit de catégorie 1 n’est pas une information pertinente à déclarer lors de la souscription à une assurance de prêt immobilier. En revanche, les séquelles d’une blessure due à un animal dangereux le sont. Magnolia vous explique pourquoi. Détenir un chien de catégorie 1 : une information inutile en assurance emprunteur Il est tout à fait possible de souscrire une assurance de prêt immobilier si vous possédez un chien de catégorie 1 (type American Staffordshire terrier ou pit-bull, Mastiff, Tosa). Le fait de détenir un animal de compagnie n'influe pas sur votre capacité à emprunter ou à vous assurer. Cette information n’a pas à être déclarée à l’assureur lors de la souscription. Cependant, cela implique des distinctions importantes : Assurance emprunteur : les assureurs évaluent votre état de santé personnel via un questionnaire médical, ainsi que vos habitudes de vie (fumeur ou non-fumeur, pratique d’un sport à risques). La possession d'un chien n'est pas une donnée prise en compte pour évaluer vos risques. Assurance habitation et responsabilité civile : néanmoins, posséder un chien de catégorie 1 (dit chien d'attaque) impose de souscrire une assurance spécifique car ces animaux sont généralement exclus des garanties de base de votre multirisque habitation. La responsabilité civile liée à l'animal est obligatoire pour couvrir les éventuels dommages causés à des tiers.  Quand la possession d'un chien de catégorie 1 devient-elle un enjeu pour l'assurance de prêt ? Si la simple détention de l'animal n'a pas à être déclarée, la situation change radicalement dès lors qu'un accident survient. Une morsure grave, que vous soyez victime ou que votre propre animal soit à l'origine d'un dommage sur vous-même (chute en le promenant, par exemple), peut engendrer des séquelles physiques ou psychologiques durables.  Or, ce sont précisément ces séquelles qui doivent être déclarées lors de la souscription d'une assurance emprunteur, ou lors d'un changement de contrat. Les séquelles physiques à déclarer Une morsure de chien de catégorie 1 peut entraîner des blessures sévères : fractures, lésions nerveuses, déficit fonctionnel d'un membre, cicatrices importantes. Si ces séquelles sont consolidées au moment de votre demande de prêt, vous devez les déclarer dans le formulaire pour que l'assureur les évalue comme n'importe quel autre antécédent médical : Un déficit fonctionnel permanent (invalidité*) peut entraîner une surprime d’assurance de prêt ou une exclusion de garantie ciblée sur le membre ou la fonction touchée. Une atteinte nerveuse ou musculaire durable peut être requalifiée en facteur de risque pour la garantie ITT (Incapacité Temporaire Totale), qui couvre les arrêts de travail, et pour la garantie IPT (Invalidité Permanente Totale). Dans les cas les plus lourds, une exclusion totale de certaines garanties peut être proposée par l'assureur, notamment si le risque de rechute ou d'aggravation est jugé significatif. *L’invalidité en assurance emprunteur est couverte par les garanties IPP (Invalidité Permanente Partielle pour un taux compris entre 33 % et 66 %) et IPT (Invalidité Permanente Totale pour un taux supérieur à 66%). Les séquelles psychologiques, souvent sous-estimées Un traumatisme lié à une agression canine peut aussi se traduire par un état de stress post-traumatique, des phobies ou des troubles anxieux. Ces éléments doivent également figurer dans le questionnaire de santé, car les troubles psychiques et psychiatriques sont scrutés de près par les assureurs, qui peuvent conditionner leur indemnisation à une hospitalisation ou carrément les exclure. Le questionnaire médical en assurance de prêt : que faut-il réellement déclarer ? Le questionnaire de santé d’assurance emprunteur ne porte jamais sur la possession d'un animal, mais uniquement sur votre état de santé. Concrètement, vous devez mentionner : Toute hospitalisation ou intervention chirurgicale consécutive à un accident, y compris une morsure animale Tout arrêt de travail prolongé lié à cet événement Toute séquelle fonctionnelle persistante, même mineure Tout suivi médical ou psychologique en cours en lien avec le traumatisme À noter : depuis la loi Lemoine de 2022, si votre prêt est inférieur ou égal à 200 000 € par assuré et que l'échéance du crédit intervient avant vos 60 ans, vous êtes dispensé de questionnaire médical. Dans ce cas, les séquelles liées à l'animal n'ont pas à être renseignées. Quel impact sur le coût de l'assurance emprunteur ? L'impact tarifaire dépend uniquement de la gravité et de la nature des séquelles déclarées, jamais du fait même de posséder un chien de catégorie 1. Deux profils peuvent donc se retrouver dans des situations très différentes : Situation Impact sur l’assurance de prêt Possession d'un chien de catégorie 1, aucun antécédent de morsure Aucun impact, aucune déclaration requise Morsure ancienne sans séquelle fonctionnelle Aucun impact après consolidation complète Séquelle physique légère et stabilisée Surprime modérée possible selon l'assureur Séquelle fonctionnelle importante ou trouble psychologique persistant Surprime élevée, exclusion ciblée, voire refus selon les cas Comment optimiser sa souscription malgré des séquelles liées à un accident canin ? Passer par la délégation d'assurance Plutôt que d'accepter l'assurance de groupe proposée par votre banque, privilégiez la délégation d'assurance de prêt ; cela vous permet de comparer plusieurs offres et de cibler un assureur dont les critères de sélection médicale sont plus favorables à votre profil. Cette option reste l'un des leviers les plus efficaces pour limiter le coût d'une éventuelle surprime. Négocier un rachat d'exclusion En cas d’exclusion de garantie pour stress ou anxiété par exemple, il est parfois possible de négocier un rachat d'exclusion moyennant une surprime, afin de conserver une couverture complète. La plupart des contrats délégués proposent une garantie MNO (Maladie Non Objectivable), dotée d’une option psy qui permet de couvrir les troubles psychiques.  Posséder un chien de catégorie 1 n'a, en soi, aucune incidence sur votre capacité à souscrire une assurance de prêt immobilier. La vigilance porte uniquement sur les conséquences médicales d'un éventuel accident : ce sont les séquelles physiques ou psychologiques consolidées qui doivent être déclarées et qui peuvent, selon leur gravité, entraîner une surprime ou une exclusion ciblée.

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Assurance de prêt immobilier : comparez le coût total plutôt que la prime mensuelle

Lorsqu'ils recherchent une assurance de prêt immobilier, de nombreux emprunteurs se concentrent uniquement sur le montant de la cotisation mensuelle. Pourtant, ce réflexe peut conduire à un mauvais choix. Une prime plus faible ne signifie pas toujours une assurance moins chère sur toute la durée du crédit. Entre le mode de calcul des cotisations, les garanties proposées et l'évolution des mensualités, le véritable indicateur à analyser est le coût total de l'assurance emprunteur. Comparer le coût global permet d'évaluer l'impact réel de l'assurance sur le financement immobilier et d'identifier les économies possibles grâce à la délégation d'assurance. Voici pourquoi ce critère doit primer sur la simple mensualité. Pourquoi la prime mensuelle peut être trompeuse ? La cotisation affichée lors de la souscription à une assurance de prêt immobilier est souvent le premier élément regardé par les emprunteurs. Pourtant, elle ne reflète pas nécessairement le montant qui sera payé jusqu'au remboursement complet du crédit. Le mode de calcul explique cet écart. Les assureurs utilisent 2 méthodes pour calculer le coût de l’assurance emprunteur : sur le capital initial : la cotisation reste identique pendant toute la durée du prêt ; sur le capital restant dû : la prime diminue progressivement à mesure de l’amortissement du crédit. Ainsi, 2 assurances affichant une cotisation proche au départ peuvent présenter un coût final très différent. Comparer uniquement la première mensualité revient donc à mettre en parallèle 2 situations qui n'évolueront pas de la même manière. Le coût total de l'assurance de prêt : le véritable indicateur Le coût total de l’assurance de prêt immobilier correspond à l'addition des cotisations versées pendant toute la durée du crédit. Il est exprimé en euros, mais aussi en pourcentage du capital emprunté grâce au TAEA (Taux Annuel Effectif Assurance). Seul cet indicateur permet de mesurer le poids réel de l'assurance dans le coût global du financement et de comparer objectivement les offres d’assurance.  Par exemple : crédit immobilier de 250 000 € sur 25 ans  assurance A : 48 € par mois constants  assurance B : 56 € au départ puis cotisation dégressive À première vue, l'assurance A semble plus intéressante. Pourtant, après calcul : Assurance A : 14 375 € de cotisations Assurance B : 11 200 € de cotisations L'assurance la plus chère au départ devient finalement la moins coûteuse. Assurance bancaire ou assurance déléguée : quelle différence de coût ? Choix et concurrence L'assurance de groupe proposée par la banque mutualise les risques entre tous les emprunteurs. Ce fonctionnement simplifie la souscription, mais il n'est pas toujours le plus avantageux financièrement. À l'inverse, la délégation d'assurance de prêt repose sur une tarification individualisée tenant compte du profil de l’emprunteur. Pour les profils présentant peu de risques, les économies peuvent atteindre plusieurs milliers d'euros.  Depuis plusieurs années, les lois relatives à l’assurance emprunteur favorisent la concurrence sur ce marché (lois Lagarde et Lemoine), au bénéfice des emprunteurs qui profitent de la compétitivité des offres alternatives. À garanties équivalentes, une assurance externe peut être jusqu’à 4 fois moins chère qu’une assurance bancaire. Une tarification plus large La plupart des assurances bancaires voient leur coût calculé sur le capital initial ; en revanche, les 2 méthodes de calcul sont possibles en délégation. Certains contrats alternatifs existent même en 2 versions : sur capital initial (CI) et sur capital restant dû (CRD). Le choix doit dépendre de votre projet immobilier, et le TAEA doit vous guider dans cette sélection. Des garanties ajustées Une assurance moins chère ne signifie pas forcément moins protectrice. La majorité des contrats individuels offrent : un âge limite de cessation des garanties plus élevé le choix de la franchise sur la garantie ITT (Incapacité Temporaire Totale de travail) des garanties adaptées aux professions libérales ou aux travailleurs indépendants une garantie IP PRO (invalidité professionnel) pour les métiers de la santé (médecins, paramédicaux, pharmaciens, vétérinaires). Comment calculer le coût réel d'une assurance de prêt immobilier ? Pour comparer efficacement plusieurs offres d’assurance emprunteur, il est conseillé de vérifier chacun des paramètres suivants : le coût total de l'assurance sur toute la durée du crédit  le coût annuel  le coût mensuel  le TAEA (Taux Annuel Effectif de l'Assurance)  le détail des garanties. Le TAEA constitue le meilleur indicateur pour comparer, puisqu'il permet de mesurer précisément le poids de l'assurance dans le coût global du financement, lui-même exprimé par le TAEG (Taux Annuel Effectif Global). Les erreurs les plus fréquentes des emprunteurs Lors de la recherche d'une assurance de prêt, plusieurs erreurs reviennent régulièrement. Choisir uniquement la mensualité la plus basse Une cotisation attractive au départ peut masquer un coût total supérieur. Il est indispensable d'effectuer une simulation sur toute la durée du prêt. Ne pas comparer les garanties Deux assurances affichant un prix identique peuvent offrir des niveaux de couverture très différents. Les exclusions de garanties et les modalités d'indemnisation doivent être examinées avec attention. Accepter automatiquement l'assurance de la banque L'assurance groupe n'est pas une obligation. Grâce à la délégation d'assurance, vous pouvez choisir un contrat concurrent dès la signature du crédit, à condition que le niveau de garanties soit au moins équivalent à celui exigé par l'établissement prêteur. Ne pas anticiper votre projet Pensez à comparer les offres d’assurance sur une distance de 8 ans. En cas de revente du bien avant le terme prévu, une assurance sur CI peut se révéler moins chère qu’un contrat CRD, même si ce dernier est plus avantageux sur la durée totale.   Depuis l’entrée en application de la loi Lemoine en 2022, le coût d’une assurance sur 8 ans doit être indiqué dans toutes les offres. Prime mensuelle et coût total de l’assurance de prêt : ce qu’il faut retenir Au moment de choisir une assurance de prêt immobilier, la prime mensuelle ne doit jamais être le seul critère de décision. Le véritable enjeu consiste à évaluer le coût total de l'assurance sur toute la durée du crédit, tout en vérifiant la qualité des garanties, les exclusions, les franchises et les modalités d'indemnisation. Comparer plusieurs offres permet souvent de réaliser des économies substantielles sans sacrifier la protection de l'emprunteur. Avant de signer votre contrat, prenez donc le temps d'analyser l'ensemble des indicateurs financiers : quelques euros d'écart par mois peuvent représenter plusieurs milliers d'euros économisés à l'échéance de votre prêt.