Crédit immo : l’accès au crédit se resserre toujours plus !

Bonne nouvelle pour les emprunteurs ! Les taux d'intérêts des crédits immobiliers se sont stabilisés en juin après six mois de hausse consécutive. A la mi-juillet, ils sont même plus performants que le niveau observé l'an dernier à la même période. L'accès au crédit à l'habitat reste néanmoins compliqué pour certains profils.

 

Stabilisation des taux d'emprunt en juin

Entre mars et juin 2020, le taux moyen des crédits immobiliers a grimpé de 14 points, pour atteindre 1,29% (taux brut hors assurance et coût des sûretés) fin juin. Au deuxième trimestre, il s'est établi à 1,25% contre 1,13% le trimestre précédent. Le rebond des taux entre ces deux périodes est intervenu principalement en mai (+8 points), et a clôturé les hausses minimes de l'ordre de 1 à 2 points constatée au cours du premier trimestre. Durant ces deux dernières années, le taux moyen s'est maintenu sous le seuil de l'inflation, c'est désormais un temps révolu. Toutefois, la stabilité qui prévaut depuis fin mai est de bonne augure pour encourager les projets immobiliers.

Le gain de 18 points en six mois constitue, il est vrai, la plus forte remontée des taux depuis 2017. On est loin du plancher atteint fin 2019 (1,11%), mais les taux d'emprunt restent néanmoins très performants, puisqu'en juin dernier ils étaient au niveau du deuxième trimestre 2019. Ils font même plus compétitifs actuellement. Selon les estimations de l'Observatoire Crédit Logement qui diffuse chaque mois l'évolution des taux d'intérêts des crédits immobiliers accordés aux particuliers, le taux moyen toutes durées confondues est retombé à 1,16% à la mi-juillet.

Les banques à l'épreuve des risques

Les établissements de crédit avaient lâché du lest en 2018 et 2019, permettant au marché immobilier d'exploser les records en matière de distribution de crédits et de transactions. Un laxisme qui leur sera reproché par le régulateur fin 2019. Le durcissement des conditions d'emprunt voulu par le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) est strictement appliqué par les banques depuis janvier dernier, et ce n'est pas le contexte qui va infléchir cette politique d'octroi. La crise sanitaire doublée d'une crise économique fragilise non seulement la solvabilité des ménages, mais renforce les risques portés par les banques sur les dettes immobilières des particuliers. Les risques de défauts de paiement se sont accrus avec la montée du chômage et des perspectives de reprise hypothéquées par une deuxième vague épidémique.

Obligés explicitement de limiter le taux d'endettement à 33% et de ne pas prêter au-delà de la durée de remboursement de 25 ans, les établissements financiers ont recentré la distribution du crédit à l'habitat sur les clientèles les plus aisées. Il en résulte une déformation de la structure de la production de crédits, déjà observée au début de l'année, plus marquée depuis avril avec la conjoncture dégradée. Les primo-accédants se font plus rares, clientèle abonnée aux taux d'emprunt les plus élevés et aux durées de remboursement les plus longues en raison d'une insuffisance d'apport personnel.

Alors qu'il était courant d'emprunter avec un faible apport ou même sans mise de fonds en 2019, c'est aujourd'hui quasiment mission impossible compte tenu de la hausse des taux ces derniers mois et de la limitation de la durée maximale de remboursement. Les investisseurs sont également concernés par ce resserrement des conditions d'emprunt. Souvent déjà détenteurs d'un prêt sur leur résidence principale, ils excèdent à la marge le taux d'effort et se voient recalés pour un second emprunt, même si leur solvabilité est intacte. On constate avec regret que la prise en compte du reste à vivre n'est plus systématique et que la priorité est donnée au respect drastique des règles d'octroi édictées par le HCSF. Les observateurs craignent que 300 000 emprunteurs potentiels soient exclus du crédit immobilier en 2020.

Courtage et délégation d'assurance pour optimiser sa demande de prêt immobilier

Face à ces nouvelles difficultés d'accès au crédit immobilier, il est plus que jamais judicieux de faire appel aux services d'un professionnel : le courtier en crédit, l'expert qui vous aide à monter votre dossier de financement, valorise votre profil auprès des banques et négocie à votre place les meilleures conditions. En 2019, 40% des crédits à l'habitat ont été intermédiés, et jusqu'à 60% en région francilienne. La place du courtage dans la distribution du crédit s'affirme d'année en année, et malgré les tensions vives entre banques et courtiers ces derniers mois, les intermédiaires sont les maillons indispensables pour fluidifier le marché immobilier et faciliter l'accès au crédit aux particuliers. N'en déplaise aux banques, le travail qu'ils fournissent en amont simplifie l'analyse des dossiers de prêt, un gain de temps au bénéfice des conseillers bancaires.

Les courtiers sont aussi les acteurs de la délégation d'assurance. Dans une période où l'effet ciseaux engendré par le faible niveau des taux de l'usure et la remontée des taux d'intérêts prend bon nombre de candidats à l'emprunt en tenaille, la souscription à une assurance concurrente de l'offre bancaire permet bien souvent de ne pas outrepasser le seuil maximum légal. À garanties équivalentes, condition sine qua non pour obtenir l'acceptation du prêteur, un contrat alternatif se révèle deux voire trois fois moins cher que le contrat groupe.

Chez Magnolia.fr, nous vous accompagnons, quel que soit votre profil d'emprunteur, et sélectionnons pour vous plusieurs offres d'assurance adaptées à votre situation au meilleur tarif. Un conseiller peut vous aider à y voir plus clair dans les garanties que nécessite votre projet pour vous permettre de choisir en toute objectivité le contrat le plus protecteur au prix le plus compétitif.

Publié par Herve Labatut

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Remboursement des médicaments : ce qui a changé depuis le 1er septembre 2026

Depuis le 1er septembre 2026, les règles applicables au remboursement de certains médicaments évoluent. Elles concernent le tiers payant en pharmacie : dans certaines situations, le patient qui refuse un médicament équivalent proposé par le pharmacien doit régler son traitement au comptoir avant de demander son remboursement à la Sécu et à sa mutuelle. Cette restriction existe déjà pour les médicaments génériques. Le dispositif s'étend désormais aux catégories de médicaments dites hybrides et biosimilaires. Le choix effectué au moment de la délivrance peut donc avoir une incidence sur l'avance de frais et, dans certains cas, sur le montant effectivement remboursé. Le tiers payant peut être supprimé en cas de refus de substitution Jusqu’à présent, pour bénéficier du tiers payant sur vos médicaments prescrits, il faut accepter la version générique proposée par le pharmacien en substitution du princeps. Le refus d’un médicament générique minimise le remboursement de la Sécu et de votre mutuelle santé.  Si vous refusez la substitution par un médicament moins cher sans justification médicale reconnue, le pharmacien n’applique pas le tiers payant. Vous devez alors payer le prix du médicament sur place, puis transmettre les informations nécessaires à l'Assurance maladie pour obtenir le remboursement, qui se fera sur la base du prix du générique. Les médicaments génériques ne sont pas les seuls concernés Depuis le 1er septembre, la règle du tiers payant en pharmacie s'applique aux autres familles de médicaments, les biosimilaires et les hybrides :  les médicaments hybrides : médicaments qui contiennent le même principe actif qu'un médicament de référence, mais qui s'en distinguent par des modifications. ; les médicaments biosimilaires : ce sont des copies de médicaments biologiques (issus de cellules vivantes, comme les hormones ou les anticorps monoclonaux). En raison de la complexité du vivant, un biosimilaire est très semblable, mais pas chimiquement identique à son modèle de référence. Cette dernière catégorie concerne notamment certains traitements utilisés au long cours (cancers, maladies auto immunes). Pourquoi un changement dans le remboursement des médicaments ? Le mécanisme vise notamment à favoriser la délivrance de traitements équivalents lorsque ceux-ci présentent un coût inférieur pour l'Assurance maladie. Pour le patient, la conséquence la plus visible est donc la possibilité de devoir avancer la totalité du prix de son médicament lorsqu'il refuse la substitution sans justification médicale (lire plus bas). Le remboursement du médicament calculé sur une autre base La question du tiers payant n'est toutefois pas le seul changement à prendre en compte. Le remboursement de l'Assurance maladie est déterminé à partir du prix de référence retenu pour le groupe de médicaments, et non à partir du prix de la boîte effectivement achetée. Dans certains cas, l’Assurance maladie retient le prix le plus cher du médicament hybride ou biosimilaire comme base de remboursement. Si vous refusez la substitution, l'écart entre le prix payé et la base de remboursement reste à votre charge, totalement ou partiellement selon votre situation et votre complémentaire santé. Exemple de remboursement avec une boîte de médicaments à 25 € Prenons l'exemple d'un médicament de référence vendu 25 €, alors qu'un médicament équivalent moins cher est disponible au prix de 22 €. Vous refusez la substitution proposée par le pharmacien sans justification médicale. Dans cette situation, vous pouvez devoir payer les 25 € au comptoir. Le remboursement sera ensuite calculé sur la base retenue par l'Assurance maladie, soit ici 22 €. Si le médicament est remboursé au taux de 65 %, le calcul théorique est le suivant : Éléments Montant Prix de la boîte achetée 25 € Base de remboursement  22 € Part Assurance Maladie à 65 % 14,30 € Franchise médicale -1 € Remboursement AM après franchise 13,30 € Ticket modérateur sur la base de 22 € 7,70 € Remboursement par la mutuelle 7,70 € Total remboursé 21 € Reste à charge 4 € Même avec une complémentaire santé prenant en charge le ticket modérateur, la différence entre le prix payé et la base de remboursement reste à la charge du patient. Dans notre exemple, les 3 € correspondant à l'écart entre les deux médicaments ne sont pas pris en charge par la mutuelle responsable. S'ajoute la franchise médicale de 1 €, soit un reste à charge total de 4 €. Exception en cas de justification médicale Vous n’êtes pas obligé d'accepter systématiquement une substitution lorsqu'une raison médicale s'y oppose. Le médecin peut, dans certaines situations, préciser sur l'ordonnance que le médicament prescrit n’est pas substituable. Cette mention “non substituable” doit être justifiée par un des 3 acronymes réglementaires :  MTE (Médicament à Marge Thérapeutique Étroite) : la dose efficace du traitement est très proche de la dose toxique. Le moindre changement peut modifier l'effet chez le patient stabilisé (comme pour certains antiépileptiques ou la lévothyroxine). EFG pour les enfants de moins de 6 ans pour qui il n’existe aucun générique sous une forme adaptée (sirop, gouttes) CIF (Contre-Indication Formelle) : le patient présente une allergie avérée à un excipient présent dans le générique, mais absent dans le médicament de marque. Si vous rencontrez des difficultés avec un médicament équivalent ou si votre état de santé nécessite précisément le traitement prescrit, mieux vaut en discuter avec votre médecin traitant avant de vous rendre à la pharmacie. La justification médicale doit être établie dans le cadre de la prescription. Le pharmacien applique ensuite les règles de substitution correspondant à l'ordonnance. Points à retenir sur la réforme du remboursement des médicaments  Depuis le 1er septembre 2026, le choix entre le médicament prescrit et un équivalent peut avoir des conséquences sur la prise en charge. Le dispositif concerne les médicaments génériques et désormais les médicaments hybrides et les biosimilaires. Le refus injustifié d'une substitution entraîne la suppression du tiers payant. Le patient doit avancer le prix de sa boîte. Dans certaines situations, le remboursement est calculé sur une base de référence et non sur le prix réellement payé. La complémentaire santé dite responsable ne prend pas en charge la différence entre le prix d'achat et cette base. Une justification médicale portée sur l'ordonnance permet de refuser la substitution lorsque les conditions réglementaires sont réunies. Avant de refuser un médicament équivalent, il est donc utile de demander au pharmacien quelle sera la base de remboursement et quel montant vous devrez avancer. En cas de problème médical lié à la substitution, le médecin reste l'interlocuteur à privilégier pour adapter la prescription.

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Crédit immobilier fin 2026 : taux d’endettement et durée d’emprunt maintenus par le HCSF

À l’occasion de la réunion du 15 septembre dernier, le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) a décidé de garder inchangées les normes d’octroi des crédits immobiliers aux particuliers. Ces contraintes sur le taux d’endettement et la durée de remboursement continuent de structurer l’accès au financement, alors que les banques restent attentives au risque de crédit et à l’évolution des taux. Pour les emprunteurs, comprendre ces règles est donc essentiel pour évaluer leur capacité d’emprunt et préparer un dossier solide. Les normes du HCSF : rien ne bouge pour la fin 2026 Le HCSF fixe le cadre macroprudentiel applicable aux banques afin de limiter les risques liés à un endettement excessif des ménages. Les règles actuelles du HCSF reposent principalement sur 2 critères : le taux d’effort et la durée du prêt immobilier. Cette norme reste juridiquement contraignante en cette fin 2026 et ne change pas d’un iota. Un taux d’effort plafonné à 35 % Le taux d’endettement correspond au poids des charges d'emprunt dans les revenus du ménage. Il ne doit pas dépasser 35 % des revenus nets, assurance emprunteur comprise. Dans le calcul peuvent notamment entrer : les mensualités du nouveau crédit immobilier  les échéances des crédits déjà souscrits  certaines charges de remboursement récurrentes  les primes d’assurance emprunteur. Exemple : avec 4 000 € de revenus mensuels, une charge de crédit de 1 200 € représente un taux d’effort de 30 %. Le ménage reste donc sous le plafond réglementaire de 35 %. À l’inverse, une charge mensuelle de 1 500 € correspond à 37,5 %. Le dossier dépasse alors le seuil et doit, pour être accepté, entrer dans la marge de flexibilité autorisée à la banque (lire plus bas).  Une durée de remboursement limitée à 25 ans La deuxième règle concerne la maturité du crédit. La durée d’un prêt immobilier ne doit pas dépasser 25 ans. Certains projets peuvent toutefois bénéficier d'une période de différé d'amortissement permettant d'aller jusqu'à 27 ans, lorsque l'entrée dans le logement intervient après le début du financement (achat en VEFA, achat dans l’ancien avec travaux de rénovation). Cette limite vise notamment à éviter que l’allongement excessif de la durée ne serve à réduire artificiellement la mensualité tout en augmentant fortement le coût total du crédit. Les banques disposent toujours d’une marge de flexibilité Le maintien des normes du HCSF ne signifie pas que tous les dossiers dépassant 35 % sont automatiquement refusés. Les établissements bancaires disposent d'une marge de flexibilité pouvant atteindre 20 % de leur production trimestrielle de nouveaux crédits immobiliers. Cette possibilité permet aux banques de financer certains profils qui ne respectent pas strictement les critères. Une flexibilité principalement destinée à la résidence principale La réglementation encadre toutefois l'utilisation de cette enveloppe. Au moins 70 % de la flexibilité maximale doit être consacrée aux acquéreurs de leur résidence principale et au moins 30 % aux primo-accédants. La marge restante peut être utilisée plus librement par les établissements, notamment pour les investissements locatifs. Pour un emprunteur, cette dérogation n'est donc pas un droit automatique. La banque conserve son pouvoir d'appréciation et peut décider de ne pas financer un dossier dépassant les normes. Le reste à vivre reste déterminant pour la banque Le respect du taux d'effort ne constitue pas le seul élément analysé lors d'une demande de prêt immobilier. Les établissements examinent également la situation financière globale du ménage. Le reste à vivre correspond à la somme disponible après paiement des principales charges. Il permet à la banque d'apprécier la capacité du foyer à assumer ses dépenses courantes après le remboursement du crédit. Un ménage avec des revenus élevés peut ainsi présenter un taux d'effort proche de la limite tout en conservant un reste à vivre important. À l'inverse, un foyer aux revenus plus modestes peut faire l'objet d'une analyse plus prudente, même avec un taux d'endettement inférieur à 35 %. Les éléments examinés dans un dossier La banque peut notamment prendre en compte : la stabilité des revenus  la nature du contrat de travail  l'ancienneté professionnelle  l'épargne disponible  l'apport personnel  les crédits déjà en cours  les charges récurrentes  le montant du reste à vivre  la composition du foyer  la régularité des mouvements bancaires. Le taux d’effort de 35 % constitue donc une norme essentielle, mais il ne garantit pas l'obtention du financement. Le ministère de l'Économie rappelle d'ailleurs qu'une banque reste libre d'accorder ou non un crédit, même lorsque le dossier respecte les seuils réglementaires. Crédit immobilier fin 2026 : les banques restent prudentes Les données disponibles montrent que les normes HCSF continuent de jouer leur rôle dans les conditions d'octroi. En 2025, la part des crédits dépassant 35 % de taux d'effort s'est établie à 16,2 %, tandis que la part des prêts dont la durée initiale dépassait 25 ans était de 7 %. Selon le HCSF, l'utilisation de la marge de flexibilité progresse, avec un taux de 18,2 % au deuxième trimestre 2026 contre 16 % un an auparavant.. Cette situation intervient alors que les banques demeurent attentives au risque associé aux nouveaux financements. Une enquête publiée par la Banque de France en juillet 2026 faisait état d'un durcissement net des critères d'octroi des prêts au logement, notamment en raison d'une moindre tolérance au risque. Un contexte à surveiller pour les emprunteurs Pour les candidats à l'achat immobilier en fin 2026, plusieurs paramètres restent donc importants : le niveau des taux d'intérêt  la capacité d'emprunt  le taux d'effort  le reste à vivre  le montant de l'apport  la stabilité professionnelle  le coût de l'assurance emprunteur. Sur ce dernier point, comparer les contrats d’assurance de prêt peut contribuer à réduire le coût global du financement sans modifier le montant emprunté. Que retenir des règles d'emprunt fin 2026 ? Les normes d'accès au crédit immobilier ne connaissent pas de changement à l'approche de la fin 2026. La réglementation continue de reposer sur un taux d'effort maximal de 35 %, une durée de référence de 25 ans et une marge de flexibilité limitée pour les banques. Pour maximiser ses chances d'obtenir un financement, l'emprunteur a donc intérêt à présenter un dossier cohérent, avec des revenus réguliers, une gestion bancaire saine et, lorsque cela est possible, un apport personnel significatif. La comparaison ne doit pas non plus se limiter au taux du prêt. Assurance emprunteur, frais annexes, garanties et coût total du crédit peuvent également peser significativement sur le budget immobilier. Le modèle français reste par ailleurs largement fondé sur les prêts à taux fixe : selon la Banque de France, ils représentent environ 99 % de la production et de l'encours de crédits immobiliers.

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Assurance de prêt : peut-on faire confiance à l'IA pour choisir son contrat en 2026 ?

Cela peut être tentant de confier le choix de son assurance de prêt à une intelligence artificielle, mais sans aucune vérification humaine, la démarche est risquée. Ces outils rendent de vrais services pour défricher un dossier complexe, mais ils ne remplacent ni l'expertise réglementaire ni la responsabilité d'un professionnel. Magnolia vous explique ce qu'il faut savoir avant de faire confiance à une IA pour choisir votre contrat d’assurance emprunteur. Ce que l'IA sait réellement bien faire Bien utilisée, une IA générative peut faciliter les premières étapes de votre recherche d'assurance emprunteur. Rendre le jargon technique accessible Les conditions générales d'un contrat d'assurance de prêt regorgent de termes techniques (quotité, carence, franchise, PTIA, ITT...) difficiles à appréhender pour une personne qui n’est pas de la profession. Une IA peut reformuler ces notions en langage courant, ce qui aide à mieux cerner l'objet d'une clause avant d'interroger un professionnel. Dégrossir la comparaison entre plusieurs devis Face à plusieurs propositions, l'IA peut extraire et synthétiser les grandes lignes de chaque devis :  taux d’assurance de prêt  montant des cotisations niveau de garanties annoncé.  Cela permet de gagner du temps sur un premier tri, avant l'analyse approfondie. Repérer les garanties essentielles et facultatives Un outil d'IA peut identifier dans un document les rubriques relatives aux garanties d’assurance de prêt  :  décès  perte totale et irréversible d'autonomie (PTIA) incapacité temporaire de travail (ITT) invalidité permanente totale ou partielle (IPT ou IPP) perte d’emploi et signaler leur présence ou leur absence dans un contrat. Les limites de l’IA et les risques à connaître avant de choisir son assurance emprunteur Les garanties d’assurance emprunteur peuvent s’accompagner de limites importantes, qui interdisent de s'en remettre uniquement à l'IA pour un choix aussi déterminant. Un taux d'erreur qui reste élevé Plusieurs études récentes montrent qu'une intelligence artificielle commet encore des erreurs ou omet des éléments déterminants dans l'analyse de contrats d'assurance, notamment sur les exclusions de garantie ou les délais de carence et de franchise. Une lecture automatisée ne dispense donc jamais d'une vérification attentive du contrat lui-même. Aucune obligation légale de conseil Contrairement à un courtier en assurance de prêt, une IA n'engage aucune responsabilité professionnelle, aucun devoir de conseil et d’information. Elle ne peut pas être tenue pour responsable d'une garantie mal adaptée à votre profil, et n'a aucune obligation légale de vous orienter vers le contrat le mieux adapté à votre situation. Un enjeu réel de confidentialité des données Choisir une assurance emprunteur implique de partager des informations médicales et financières sensibles. Les transmettre à une IA grand public expose ces données à des conditions de traitement pour le moins floues, sans garantie équivalente au secret professionnel encadrant les métiers du conseil. IA ou courtier en ligne pour son assurance de prêt : comparatif rapide Critère Intelligence artificielle Courtier en ligne Disponibilité Accessible à tout moment, réponse immédiate Accessible à tout moment, possibilité d’être contacté par un conseiller  Vulgarisation du jargon Efficace pour une première approche Explications adaptées à votre situation précise Fiabilité sur les garanties Variable, erreurs et omissions possibles Vérification contractuelle rigoureuse Responsabilité juridique Aucune Engagée, devoir de conseil réglementé Confidentialité des données Risque si informations médicales partagées sur outil public Cadre professionnel et secret encadré Négociation tarifaire Impossible Possible auprès des assureurs Bonnes pratiques pour utiliser l'IA sans prendre de risque pour trouver son assurance  Cadrer son usage : utilisez l'IA comme un outil pédagogique pour comprendre votre contrat ou préparer vos questions avant un rendez-vous téléphonique ou en agence. Protéger vos données : ne renseignez jamais d'informations médicales ou financières précises dans un outil d'IA grand public. Croiser les sources : comparez systématiquement les réponses obtenues avec le contrat réel et ses conditions générales. Magnolia vous permet de recevoir gratuitement des devis en ligne adaptés à votre situation. Valider avec un professionnel : faites confirmer votre choix final par un courtier en assurance de prêt ou un conseiller réglementé, seul habilité à engager sa responsabilité. Ce qui vaut pour l’assurance emprunteur vaut pour les autres assurances (mutuelle santé, habitation, auto, etc.). Signalons que certaines compagnies d'assurance comme la Maif ont intégré une application dans ChatGPT (le plus populaire des outils IA), mais se refusent pour l'heure à aller jusqu'à la distribution de produits d'assurance. L'outil sert uniquement de prévention des risques, éventuellement d'estimation tarifaire, et renvoie l'usager vers un appel téléphonique par un conseiller.  Une récente étude d’Accenture indique que 46 % des assurés interrogés font confiance à l’IA pour mettre en avant la qualité des offres d’assurance. On est loin du consensus sur cet outil. Pour le moment. Si la comparaison des offres via l'IA intéresse les particuliers, ces derniers sont réticents à passer à l'étape de la souscription et du paiement depuis l'IA. Reprenons à notre compte la phrase de Yann Le Cun (ex-directeur scientifique chez Meta) : “L’IA est un outil pour augmenter nos capacités, pas pour nous remplacer.” FAQ Une IA peut-elle remplacer un courtier en assurance emprunteur ? Non. Une IA peut aider à comprendre un contrat ou à préparer une comparaison, mais elle n'a ni la responsabilité professionnelle ni l'obligation de conseil qui incombent à un courtier ou un conseiller réglementé. Est-il prudent de partager ses données de santé avec une IA pour comparer des assurances ? Non, il est déconseillé de transmettre des informations médicales ou financières sensibles à un outil d'IA grand public, faute de garanties suffisantes sur la confidentialité de ces données. Dans quel cas l'IA est-elle utile pour choisir son assurance de prêt ? Elle est surtout utile en amont : décrypter le vocabulaire technique, dégrossir la comparaison entre plusieurs devis ou préparer les questions à poser à un professionnel avant de finaliser un choix.