Crédit immo : l’accès au crédit se resserre toujours plus !

Bonne nouvelle pour les emprunteurs ! Les taux d'intérêts des crédits immobiliers se sont stabilisés en juin après six mois de hausse consécutive. A la mi-juillet, ils sont même plus performants que le niveau observé l'an dernier à la même période. L'accès au crédit à l'habitat reste néanmoins compliqué pour certains profils.

 

Stabilisation des taux d'emprunt en juin

Entre mars et juin 2020, le taux moyen des crédits immobiliers a grimpé de 14 points, pour atteindre 1,29% (taux brut hors assurance et coût des sûretés) fin juin. Au deuxième trimestre, il s'est établi à 1,25% contre 1,13% le trimestre précédent. Le rebond des taux entre ces deux périodes est intervenu principalement en mai (+8 points), et a clôturé les hausses minimes de l'ordre de 1 à 2 points constatée au cours du premier trimestre. Durant ces deux dernières années, le taux moyen s'est maintenu sous le seuil de l'inflation, c'est désormais un temps révolu. Toutefois, la stabilité qui prévaut depuis fin mai est de bonne augure pour encourager les projets immobiliers.

Le gain de 18 points en six mois constitue, il est vrai, la plus forte remontée des taux depuis 2017. On est loin du plancher atteint fin 2019 (1,11%), mais les taux d'emprunt restent néanmoins très performants, puisqu'en juin dernier ils étaient au niveau du deuxième trimestre 2019. Ils font même plus compétitifs actuellement. Selon les estimations de l'Observatoire Crédit Logement qui diffuse chaque mois l'évolution des taux d'intérêts des crédits immobiliers accordés aux particuliers, le taux moyen toutes durées confondues est retombé à 1,16% à la mi-juillet.

Les banques à l'épreuve des risques

Les établissements de crédit avaient lâché du lest en 2018 et 2019, permettant au marché immobilier d'exploser les records en matière de distribution de crédits et de transactions. Un laxisme qui leur sera reproché par le régulateur fin 2019. Le durcissement des conditions d'emprunt voulu par le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) est strictement appliqué par les banques depuis janvier dernier, et ce n'est pas le contexte qui va infléchir cette politique d'octroi. La crise sanitaire doublée d'une crise économique fragilise non seulement la solvabilité des ménages, mais renforce les risques portés par les banques sur les dettes immobilières des particuliers. Les risques de défauts de paiement se sont accrus avec la montée du chômage et des perspectives de reprise hypothéquées par une deuxième vague épidémique.

Obligés explicitement de limiter le taux d'endettement à 33% et de ne pas prêter au-delà de la durée de remboursement de 25 ans, les établissements financiers ont recentré la distribution du crédit à l'habitat sur les clientèles les plus aisées. Il en résulte une déformation de la structure de la production de crédits, déjà observée au début de l'année, plus marquée depuis avril avec la conjoncture dégradée. Les primo-accédants se font plus rares, clientèle abonnée aux taux d'emprunt les plus élevés et aux durées de remboursement les plus longues en raison d'une insuffisance d'apport personnel.

Alors qu'il était courant d'emprunter avec un faible apport ou même sans mise de fonds en 2019, c'est aujourd'hui quasiment mission impossible compte tenu de la hausse des taux ces derniers mois et de la limitation de la durée maximale de remboursement. Les investisseurs sont également concernés par ce resserrement des conditions d'emprunt. Souvent déjà détenteurs d'un prêt sur leur résidence principale, ils excèdent à la marge le taux d'effort et se voient recalés pour un second emprunt, même si leur solvabilité est intacte. On constate avec regret que la prise en compte du reste à vivre n'est plus systématique et que la priorité est donnée au respect drastique des règles d'octroi édictées par le HCSF. Les observateurs craignent que 300 000 emprunteurs potentiels soient exclus du crédit immobilier en 2020.

Courtage et délégation d'assurance pour optimiser sa demande de prêt immobilier

Face à ces nouvelles difficultés d'accès au crédit immobilier, il est plus que jamais judicieux de faire appel aux services d'un professionnel : le courtier en crédit, l'expert qui vous aide à monter votre dossier de financement, valorise votre profil auprès des banques et négocie à votre place les meilleures conditions. En 2019, 40% des crédits à l'habitat ont été intermédiés, et jusqu'à 60% en région francilienne. La place du courtage dans la distribution du crédit s'affirme d'année en année, et malgré les tensions vives entre banques et courtiers ces derniers mois, les intermédiaires sont les maillons indispensables pour fluidifier le marché immobilier et faciliter l'accès au crédit aux particuliers. N'en déplaise aux banques, le travail qu'ils fournissent en amont simplifie l'analyse des dossiers de prêt, un gain de temps au bénéfice des conseillers bancaires.

Les courtiers sont aussi les acteurs de la délégation d'assurance. Dans une période où l'effet ciseaux engendré par le faible niveau des taux de l'usure et la remontée des taux d'intérêts prend bon nombre de candidats à l'emprunt en tenaille, la souscription à une assurance concurrente de l'offre bancaire permet bien souvent de ne pas outrepasser le seuil maximum légal. À garanties équivalentes, condition sine qua non pour obtenir l'acceptation du prêteur, un contrat alternatif se révèle deux voire trois fois moins cher que le contrat groupe.

Chez Magnolia.fr, nous vous accompagnons, quel que soit votre profil d'emprunteur, et sélectionnons pour vous plusieurs offres d'assurance adaptées à votre situation au meilleur tarif. Un conseiller peut vous aider à y voir plus clair dans les garanties que nécessite votre projet pour vous permettre de choisir en toute objectivité le contrat le plus protecteur au prix le plus compétitif.

Publié par Herve Labatut

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Santé senior : comment faire des économies en 2026 ?

Avec l’avancée en âge, les dépenses de santé augmentent mécaniquement : consultations plus fréquentes, équipements optiques ou/et auditifs, soins dentaires plus lourds et plus coûteux, traitements médicamenteux… Pourtant, il est tout à fait possible de rester bien soigné sans voir son budget exploser. En 2026, de nombreux dispositifs publics et leviers méconnus permettent aux seniors de réduire significativement leur reste à charge. Bilans gratuits, prévention, réseaux de soins, choix éclairé de complémentaire santé : voici un guide complet pour optimiser vos dépenses de santé après 60 ans, sans renoncer à la qualité des soins. Profiter des bilans de santé intégralement remboursés « Mieux vaut prévenir que guérir », « une onde de prévention vaut une livre de guérison », les adages ne manquent pas sur la prévention, premier levier d’économies en matière de santé.  Plusieurs bilans de santé sont accessibles sans aucuns frais, souvent encore sous-utilisés par les seniors. Le dispositif « Mon Bilan Prévention » Pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie, ce programme s’adresse à tous à partir de 18 ans. Après avoir rempli un auto-questionnaire adapté à votre âge, vous réalisez un entretien avec un professionnel de santé (infirmier, pharmacien ou médecin).  L’objectif est multiple : repérer les facteurs de risque (diabète, maladies cardiovasculaires, troubles nutritionnels, problèmes psychiques) vérifier la mise à jour des vaccinations orienter vers des examens ou suivis adaptés. Le bilan de santé gratuit tous les cinq ans Indépendamment de l’âge, toute personne affiliée à l’Assurance maladie peut bénéficier, une fois tous les 5 ans, d’un examen de prévention en santé (EPS) dans un centre dédié. Accessible dès 16 ans, cet examen d’une durée de 2 heures était autrefois appelée « bilan de santé gratuit », et permet souvent de détecter des pathologies à un stade précoce, évitant ainsi des traitements lourds et coûteux. Bon à savoir : le centre d’examen de santé (CES) où se déroule ce bilan n’assure aucune prise en charge médicale. Réaliser un check-up prévention dès 50 ans avec l’Agirc-Arrco Les anciens salariés cotisant, même brièvement, au régime Agirc-Arrco peuvent bénéficier d’un bilan prévention gratuit dès 50 ans (actifs ou retraités) dans un centre de prévention. Ce bilan comprend : un entretien médical approfondi un échange avec un psychologue des conseils sur l’hygiène de vie, la nutrition et la gestion du stress. Là encore, vous remplissez un auto-questionnaire avant de réaliser l’examen en présentiel ou en téléconsultation. Cette approche globale permet d’agir tôt et d’éviter des dépenses de santé futures. Miser sur la prévention vaccinale pour éviter des soins lourds La vaccination reste un outil clé pour limiter les hospitalisations coûteuses chez les seniors. En pratique : le vaccin contre la grippe saisonnière est pris en charge à 100 % pour les personnes de 65 ans et plus ; l’injection est partiellement remboursée selon le professionnel (médecin, infirmier, pharmacien), le reste à charge étant couvert par votre mutuelle. Le vaccin contre le Covid-19 est également remboursé à 100%, et ce, pour tous dès l’âge de 5 ans. Pour les 65 ans et plus, l’Assurance Maladie recommande le vaccin contre le zona et le vaccin contre les infections à virus respiratoire syncytial (VRS). Participer systématiquement aux dépistages gratuits On reste dans le domaine de la prévention. Les campagnes de dépistage organisées par l’Assurance maladie sont entièrement prises en charge et représentent un enjeu majeur de santé publique… et d’économies. Sont notamment concernés : le cancer colorectal, avec un kit gratuit remis en pharmacie le cancer du sein, via une mammographie tous les 2 ans pour les femmes de 50 à 74 ans le cancer du col de l’utérus, jusqu’à 65 ans. En cas de diagnostic précoce, les traitements sont généralement plus légers, mieux remboursés et moins coûteux sur le long terme. L’Assurance Maladie propose également un examen d’ostéodensitométrie, remboursé à 70% sur la base d’un tarif conventionné à 39,96€. Réalisé uniquement sur prescription médicale, cet examen est réservé aux personnes présentant des facteurs de risque d’ostéoporose. Profiter des contrôles de vue gratuits chez l’opticien Peu de seniors le savent, mais de nombreux opticiens proposent un contrôle de la vue sans frais, sans obligation d’achat. Cela permet : de vérifier l’évolution de la correction d’éviter un renouvellement inutile de lunettes ou au contraire d’anticiper une baisse de vision avant qu’elle ne génère des complications. Attention : ce test gratuit ne remplace pas une consultation chez un ophtalmologue. Utiliser intelligemment le dispositif 100 % Santé Opérationnel depuis 2021, le dispositif 100 % Santé ou zéro reste à charge permet un remboursement intégral de des équipements suivants : lunettes (montures et verres correcteurs, toutes corrections) prothèses dentaires (couronnes, bridges, dentiers) aides auditives. Ces équipements souvent très coûteux répondent à des critères de qualité définis par les pouvoirs publics. Pour optimiser ce dispositif : comparez les modèles proposés sachez que vous pouvez combiner monture libre + verres 100 % Santé refusez les équipements hors panier si leur surcoût n’est pas justifié. Le professionnel de santé (opticien, dentiste, audiologiste) doit obligatoirement vous proposer au moins un équipement du panier 100% Santé dans le devis. Libre à vous de sélectionner un appareillage hors du dispositif, auquel cas vous vous exposez à des restes à charge plus ou moins élevés, éventuellement remboursés par votre mutuelle en fonction du niveau de garantie. Attention : seuls les contrats de mutuelle responsable (95% des offres du marché de la complémentaire santé) sont tenus d’appliquer la réforme 100% Santé. Ne négligez pas pour autant les offres de mutuelle non responsable qui peuvent être mieux adaptées à vos besoins et à votre budget. Exploiter les réseaux de soins proposés par votre mutuelle La plupart des mutuelles santé donnent accès à des réseaux de soins partenaires (optique, dentaire, audiologie). Ces réseaux permettent : des tarifs négociés un reste à charge inférieur des services complémentaires : téléconsultation, analyse de devis, accès accéléré à certains spécialistes. Les principaux réseaux existants incluent notamment : Santéclair Itelis Carte Blanche Sévéane. Limiter les dépassements d’honoraires Le choix du professionnel de santé a un impact direct sur votre budget. Pour maximiser les remboursements : privilégiez les médecins de secteur 1 qui appliquent le tarif conventionné à défaut, optez pour des praticiens de secteur 2 adhérant à l’OPTAM (Option Pratique Tarifaire Maîtrisée) évitez les médecins non conventionnés de secteur 3, très faiblement remboursés : la prise en charge se fait sur la base du tarif d’autorité, soit 0,61€ pour un généraliste et 1,22€ pour un spécialiste. L’annuaire de l’Assurance Maladie (Ameli) permet d’identifier facilement le secteur de chaque praticien. Choisir une complémentaire santé senior réellement adaptée Après le départ à la retraite, une mutuelle mal ajustée peut devenir très coûteuse. Si vous êtes un ex-salarié, conserver votre mutuelle entreprise est une option peu pertinente, car les garanties restent les mêmes et vous payez l’intégralité de la cotisation. Plusieurs solutions existent : adhérer en tant qu’ayant droit à la mutuelle entreprise obligatoire de votre conjoint encore actif vérifier votre éligibilité à la Complémentaire Santé Solidaire (CSS), gratuite ou à prix minime (25€/mois pour les 60-69 ans, 30€/mois à partir de 70 ans) comparer régulièrement les contrats pour éviter les garanties inutiles. Une mutuelle bien calibrée permet d’économiser plusieurs centaines d’euros par an. N’hésitez pas à profiter de la résiliation infra-annuelle en complémentaire santé si votre contrat ne vous convient plus. Utilisez un comparateur de mutuelle santé pour obtenir plusieurs devis parmi les meilleures offres du moment, et comparez avec votre contrat actuel. Toutes les démarches de résiliation peuvent être prises en charge par le nouvel organisme assureur. Votre comparateur de proximité Magnolia.fr compare à la fois les contrats responsables et les contrats non responsables, et vous offre une simulation des meilleures offres à l’instant T, correspondant à vos besoins et à votre budget. Tirer parti des remboursements souvent méconnus Certaines complémentaires santé remboursent des prestations peu connues : les médicaments non pris en charge par l’Assurance maladie et l’auto-médication les séances de pédicurie les consultations d’ostéopathie ou de médecines douces les forfaits prévention ou bien-être Relisez les conditions générales de votre contrat ou contactez votre conseiller mutuelle : la démarche peut révéler des économies insoupçonnées. En 2026, bien vieillir sans se ruiner est possible. En combinant prévention, dispositifs publics, choix éclairés de professionnels et optimisation de sa complémentaire santé, les seniors peuvent réduire significativement leurs dépenses tout en conservant un excellent niveau de soins.

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Dispositif Jeanbrun 2026 : peut-on croire à la relance de l’investissement locatif ?

Après la disparition du dispositif Pinel fin 2024, l’investissement locatif privé s’est retrouvé sans véritable cadre incitatif. Dans un contexte de crise du logement persistante, de baisse des mises en chantier et de désengagement progressif des bailleurs particuliers, le gouvernement tente de recréer un levier fiscal avec le dispositif Jeanbrun, officiellement intégré à la loi de finances pour 2026 enfin adoptée. Présenté comme le successeur du Pinel, ce nouveau mécanisme marque pourtant une rupture profonde dans la philosophie de la fiscalité immobilière. Peut-il réellement relancer l’investissement locatif en 2026 ? Analyse. Un changement de paradigme après le Pinel Le dispositif Jeanbrun repose sur un nouveau statut du bailleur privé, adossé à l’article 31 du Code général des impôts. Contrairement au Pinel, il n’offre aucune réduction d’impôt directe. L’avantage fiscal prend la forme d’un amortissement déductible des revenus fonciers, à l’image de ce qui existe depuis longtemps dans l’immobilier professionnel. L’objectif affiché est clair : reconnaître l’investisseur locatif comme un acteur économique à part entière, et non plus comme un simple contribuable à qui l’on accorde une carotte fiscale ponctuelle. Cette approche se veut plus durable, mais aussi plus technique, ce qui change profondément la nature du public ciblé. Quels logements sont éligibles au dispositif Jeanbrun ? Le champ d’application du dispositif est strictement encadré. Sont éligibles :  les logements neufs ou en VEFA  les logements anciens faisant l’objet d’une réhabilitation lourde, avec au moins 30 % du prix d’acquisition consacré aux travaux, éventuellement financés par MaPrim’Rénov. Dans tous les cas, le bien doit : être situé en France, métropole ou Outre-mer  se trouver dans un immeuble d’habitation collectif être loué nu, à titre de résidence principale respecter des plafonds de loyers et de ressources des locataires faire l’objet d’un engagement de location de 9 ans. Les maisons individuelles sont exclues, qu’elles soient neuves ou rénovées. Ce choix est fortement critiqué par les professionnels, même si le gouvernement évoque une possible réintégration ultérieure, notamment pour les maisons anciennes sous conditions de travaux. Comment fonctionne l’amortissement fiscal en loi Jeanbrun ? La mécanique fiscale est au cœur du dispositif Jeanbrun. Une base amortissable limitée L’amortissement s’applique uniquement à la valeur du bâti. Le foncier est exclu de manière forfaitaire, à hauteur de 20 % du prix d’acquisition. En pratique, 80 % du prix du logement constitue la base amortissable. Des taux variables selon le type de location Les taux d’amortissement dépendent à la fois de la nature du bien (neuf ou ancien rénové) et du niveau de loyers pratiqués : Type de logement Location intermédiaire Location sociale Location très sociale Logement neuf ou en VEFA 3,5 % par an 4,5 % par an 5,5 % par an Logement ancien avec travaux 3 % par an 3,5 % par an 4 % par an L’amortissement débute à compter de l’achèvement du bien ou de son acquisition, sans jamais pouvoir excéder la valeur du logement hors foncier. Un plafonnement annuel qui limite l’avantage fiscal Autre différence majeure avec le Pinel : le plafond de l’avantage fiscal est fixé par foyer fiscal, et non par logement. 8 000 € par an dans le cas général 10 000 € par an si au moins 50 % des revenus locatifs proviennent de logements en location sociale 12 000 € par an si cette proportion concerne de la location très sociale Ce plafonnement permet de maîtriser le coût budgétaire du dispositif, mais il réduit mécaniquement son intérêt pour les investisseurs multipropriétaires ou fortement imposés. En cas de non-respect de l’engagement de location, les amortissements pratiqués sont réintégrés dans les revenus fonciers, selon un mécanisme de reprise étalée. Seuls certains aléas de la vie (décès, invalidité grave, licenciement) permettent d’y échapper. Exemple concret d’optimisation fiscale Un investisseur acquiert en 2026 un appartement neuf pour un prix de 200 000 €, destiné à la location très sociale, avec un engagement de location de 9 ans, conformément au dispositif Jeanbrun. Détermination de la base amortissable Le foncier est exclu forfaitairement à hauteur de 20 % du prix d’acquisition. Prix du bien : 200 000 € Part du foncier (20 %) : 40 000 € Base amortissable (80 %) : 160 000 € Calcul de l’amortissement annuel Pour un logement neuf loué en très social, le taux d’amortissement applicable est de 5,5 % par an. Amortissement annuel : 160 000 € × 5,5 % = 8 800 € Ce montant est inférieur au plafond annuel de 12 000 € applicable lorsque la location très sociale représente au moins 50 % des revenus locatifs du foyer fiscal. L’intégralité de l’amortissement est donc déductible. Gain fiscal sur la durée de l’engagement Sur 9 ans de location : Amortissement total déductible : 8 800 € × 9 = 79 200 € Grâce au dispositif Jeanbrun, l’investisseur peut déduire 79 200 € de ses revenus fonciers sur la durée de l’engagement, réduisant significativement son imposition, sans bénéficier pour autant d’une réduction d’impôt « immédiate » comme c’était le cas avec le Pinel. Une relance attendue… mais contestée Le gouvernement espère, grâce au dispositif Jeanbrun, produire 50 000 logements locatifs privés dès 2026, et contribuer à l’objectif de 2 millions de logements d’ici 2030 annoncé par le Premier ministre Sébastien Lecornu. Sur le terrain, l’accueil est beaucoup plus nuancé. Selon une étude menée par PAP auprès de propriétaires bailleurs : 83 % estiment que le dispositif ne les incite pas à investir dans le locatif. 52 % jugent la rentabilité insuffisante. Seuls 11 % envisagent un investissement dans le neuf, et 6 % dans l’ancien. Les principaux freins identifiés restent :  la faiblesse des rendements la hausse de la fiscalité locale les coûts de rénovation énergétique et le plafonnement des loyers. Pour beaucoup, l’absence d’un avantage fiscal « visible », comparable à la réduction d’impôt du Pinel, limite fortement l’effet déclencheur. Dispositif Jeanbrun 2026 : pour quels investisseurs ? En pratique, le dispositif Jeanbrun semble s’adresser prioritairement à : des investisseurs déjà bailleurs, disposant de revenus fonciers imposables des profils patrimoniaux capables d’arbitrer entre amortissement, plafonds et stratégie long terme des contribuables à l’aise avec la technicité fiscale. À l’inverse, pour les ménages faiblement imposés ou primo-investisseurs, l’effet incitatif apparaît nettement plus limité. Le dispositif Jeanbrun constitue indéniablement une évolution structurelle de la fiscalité immobilière. Plus rationnel sur le plan économique, plus cohérent sur le long terme, il rompt avec la logique de défiscalisation « clé en main » incarnée par le Pinel. Pour autant, son impact sur la relance massive de l’investissement locatif reste incertain. Sans amélioration tangible de la rentabilité globale, notamment dans l’ancien, et sans réintégration des maisons individuelles, le dispositif risque de rester un outil de niche, efficace pour certains profils avertis, mais insuffisant pour enrayer durablement la crise du logement.

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Crédit immobilier : toutes les infos pour emprunter en février 2026

Les taux de crédit immobilier se stabilisent en février après les légers sursauts du mois dernier. Quelques hausses à la marge sont tout de même à signaler en fonction des profils. Les conditions d’emprunt restent accessibles, voire attractives, dans un marché toujours dominé par les incertitudes macro-économiques. Les banques continuent d’être offensives et soutiennent l’accès à la propriété, notamment pour les primo-accédants. Si vous avez un projet immobilier solide, n’attendez pas ! Voici tout ce qu’il faut savoir pour emprunter en février 2026, des taux d’intérêts jusqu'au niveau des prix dans l’ancien, en passant par le levier d’économie offert par la délégation d’assurance de prêt. Entre stabilité et très légère remontée des taux de crédit immobilier Après plusieurs mois de relative accalmie, l’année 2026 démarre par un ajustement discret des taux de crédit immobilier. En février, la tendance est clairement à la stabilisation, même si de petites hausses sont observées selon les durées et les profils d’emprunteurs.  Cette évolution s’explique principalement par la pression exercée sur les coûts de refinancement des banques. Les incertitudes autour du budget de l’État (finalement adopté lundi 2 février) et la tension persistante sur l’OAT à 10 ans, dont le rendement a dépassé les 3,5 % courant janvier, ont mécaniquement limité les marges de manœuvre des établissements prêteurs.  Dans ce contexte, les banques ajustent leurs barèmes sans remettre en cause leur stratégie commerciale. Quels sont les taux immobiliers pratiqués en février 2026 ? En moyenne, les taux fixes proposés par les banques restent compris entre 3,10 % et 3,40 %, toutes durées confondues (hors assurance emprunteur et coût des sûretés).  Dans le détail, les barèmes observés en février 2026 affichent : sur 15 ans : environ 3,18 %, en légère hausse par rapport au mois précédent sur 20 ans : entre 3,27 % et 3,31 %, soit une progression limitée de quelques centièmes sur 25 ans : entre 3,38 % et 3,40% Ces niveaux confirment une évolution contenue des taux, loin des flambées observées en 2023 et 2024. Les durées longues restent les plus sensibles aux ajustements, tandis que les crédits sur 10 à 15 ans bénéficient encore de conditions relativement attractives. Rappel : la durée maximale autorisée est de 25 ans selon les règles du HCSF (Haut Conseil de Stabilité Financière) édictées en 2021. Une tolérance jusqu’à 27 ans est accordée pour les achats en VEFA (Vente en l’État Futur d’Achèvement) et dans l’ancien avec travaux d’au moins 10% du montant de l’opération. Des écarts importants selon les profils d’emprunteurs Comme toujours, le taux obtenu dépend fortement de la qualité du dossier. En février 2026, les meilleurs profils, ceux qui disposent de revenus confortables, d’apport significatif, et d’une stabilité professionnelle, subissent eux aussi une légère remontée, de l’ordre de +5 centièmes en moyenne. Pour autant, ces emprunteurs dits premium peuvent accéder à des conditions privilégiées, avec des taux proches de : 2,95 % sur 15 ans 3,05 % sur 20 ans 3,15 % sur 25 ans La négociation reste donc possible, notamment en contrepartie d’une domiciliation bancaire, de la souscription de produits annexes ou d’une assurance emprunteur proposée par la banque… même si ce dernier point mérite une analyse attentive (lire plus bas). Capacité d’emprunt : un exemple concret en février 2026 Pour mesurer l’impact réel des taux actuels, prenons un cas pratique. Un couple disposant de 5 000 € de revenus nets mensuels souhaite acheter un bien immobilier. Avec un taux de 3,29 % sur 20 ans, il peut emprunter jusqu’à 275 437 €, pour une mensualité d’environ 1 650 € assurance incluse. Malgré la légère remontée des taux, les capacités d’emprunt restent cohérentes avec les prix du marché, à condition de présenter un projet bien structuré et un taux d’endettement maîtrisé. Rappel : Le taux d'effort est officiellement limité à 35% des revenus nets, assurance de prêt comprise. Un marché immobilier stabilisé mais encore incertain Début 2026, le marché immobilier montre des signes d’équilibre après plusieurs mois d’ajustement. Les dernières analyses des Notaires de France indiquent une évolution modérée des prix et une activité plus structurée, sans retour aux niveaux de tension observés par le passé. Voici les principaux éléments à retenir : Volume des transactions : près de 945 000 transactions de logements anciens en France métropolitaine cumulées sur les 12 derniers mois. Évolution des prix nationaux : stabilité des prix entre le 2ᵉ et le 3ᵉ trimestre 2025, avec une progression d’environ +0,7 % sur un an. Ile-de-France : légère progression des prix entre le 2ᵉ et le 3ᵉ trimestre 2025 (+0,2 %) et une hausse annuelle de +0,4 %. Province : des variations plus mesurées entre trimestres (-0,1 %), mais une progression annuelle proche de +0,7 %. Perspectives par type de bien : sur la base des avant-contrats, les projections indiquent une augmentation des prix anciens de +1,4 % pour les appartements et +0,4 % pour les maisons à un an. Cette normalisation du marché, avec des prix évoluant à un rythme modéré, offre aux emprunteurs une meilleure lisibilité pour prendre des décisions éclairées dans le cadre de leurs projets immobiliers. Des banques toujours offensives sur le crédit immobilier Malgré un contexte macro-économique incertain et chaotique, les banques continuent de soutenir activement le crédit immobilier. La détente progressive de l’OAT à 10 ans, revenue autour de 3,4 %, permet de contenir les barèmes et d’éviter une hausse plus marquée des taux. Certaines banques vont même jusqu’à proposer des crédits à 20 ans à des niveaux proches, voire inférieurs, à celui de l’OAT, une situation très inhabituelle et économiquement intenable, qui sera de courte durée. Cette concurrence accrue profite directement aux emprunteurs, en particulier à ceux qui présentent un profil rassurant. Primo-accédants : un soutien renforcé en 2026 En février 2026, les primo-accédants restent une cible prioritaire pour les établissements bancaires. Le crédit est un produit d’appel qui permet de capter le chaland sur le long terme, pour lui proposer d’autres produits plus rémunérateurs (assurances, placements, plan épargne retraite). De nombreuses offres spécifiques sont maintenues : Prêts complémentaires à taux zéro ou fortement bonifiés Enveloppes “coup de pouce” représentant jusqu’à 10 % du montant emprunté Frais de dossier réduits, voire offerts Ces dispositifs sont souvent cumulables avec les aides existantes comme le PTZ (Prêt à Taux Zéro), le PAS (Prêt Accession Sociale) ou les prêts Action Logement. Ils permettent de sécuriser les plans de financement, en diminuant le taux d’endettement. Assurance de prêt : un levier d’économie toujours déterminant L’assurance emprunteur demeure un levier d’optimisation du coût global du crédit. Grâce à la délégation d’assurance, il est possible de réduire significativement la facture, parfois de plusieurs milliers d’euros sur la durée totale du prêt. Voici la stratégie efficace pour améliorer la rentabilité de son financement, sans renégocier le taux du crédit lui-même : comparer les contrats ajuster les garanties à son profil profiter de la substitution à tout moment (loi Lemoine). Face aux assurances de groupe proposées par les banques, vous avez le vaste choix des assurances individuelles des prestataires externes jusqu’à 4 fois moins chères. Exemple : Un couple de trentenaire contracte un prêt de 250 000 € sur 20 ans au taux nominal de 3,25%, couvert par l’assurance de groupe de sa banque au taux de 0,36% sur chaque tête. Coût de l’assurance de groupe : 18 000 € x 2 Non-fumeurs et sans antécédents de santé, les deux co-emprunteurs peuvent obtenir une assurance déléguée au taux de 0,08% chacun (taux moyen observé chez Magnolia.fr pour ce profil). Coût de l’assurance individuelle : 4 000 € x 2 Économie sur la durée totale du crédit : 28 000 € Faut-il emprunter en février 2026 ? Malgré quelques ajustements à la hausse, février 2026 offre un environnement globalement favorable aux emprunteurs. Les taux restent attractifs au regard des standards historiques récents, le marché immobilier se stabilise et les banques demeurent engagées. Pour les ménages disposant d’un projet mûr, d’un apport cohérent et d’un dossier solide, la période actuelle constitue une réelle fenêtre d’opportunité. Attendre une hypothétique baisse massive des taux pourrait s’avérer risqué, surtout dans un contexte économique encore fragile.