Mensualités crédit immobilier : 4 solutions pour les réduire

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La vie d'un crédit n'est pas toujours un long fleuve tranquille. La crise sanitaire due au Covid-19 a fragilisé les personnes qui détiennent un ou plusieurs emprunts, en particulier celles qui remboursent un prêt immobilier. Pour faire face aux difficultés de paiement, il existe des solutions bancaires qui permettent de diminuer la charge mensuelle et de retrouver un équilibre budgétaire.

Demandez la modularité des mensualités

Vérifiez dans les conditions de l'offre de prêt si votre prêt bénéficie de la modularité des mensualités. Présent dans la quasi totalité des contrats de crédit à l'habitat, ce dispositif permet de réduire ou d'augmenter les échéances mensuelles de 10% ou 30% en fonction de l'évolution de vos revenus. Il peut être activé une fois par an après un délai de carence de 12 à 24 mois suivant le déblocage des fonds par la banque. L'établissement va par ailleurs exiger un délai minimum entre deux modulations (exemple 12 mois). La baisse des mensualités va entraîner un surcoût du crédit en raison de l'allongement de la durée de remboursement. Généralement, au-delà d'un allongement de 2 ans, les banques n'accordent plus cette souplesse.

Il faut que la clause de modularité soit prévue au contrat pour pouvoir en profiter, la demande ne peut aboutir en cours de prêt. Il en est de même pour le report des mensualités, une facilité qui doit être souscrite dès le départ pour pouvoir stopper les remboursements durant plusieurs mois de suite.

Renégociez votre prêt immobilier avec votre banque

Les taux bas sont toujours d'actualité. Selon le dernier baromètre mensuel de l'Observatoire Crédit Logement, le taux moyen toutes durées confondues, pratiqué au cours du mois de mai 2020, s'est établi à 1,25% (hors assurance et coûts des sûretés), soit le niveau observé il y a un an. Si vous avez souscrit votre prêt immobilier avant 2016, vous êtes en droit de profiter vous aussi des taux performants du marché.

Interrogez votre conseiller bancaire pour savoir quel taux d'intérêts il peut vous proposer. En parallèle des taux du moment, vous pouvez étudier avec la banque la possibilité d'allonger la durée de remboursement pour abaisser encore plus votre taux d'endettement. La nouvelle mensualité sera adaptée à votre réelle capacité de remboursement. La banque va facturer des frais de renégociation qui s'apparent aux frais de dossier du crédit initial, généralement à 1% du capital restant dû avec un montant minimum dans certaines agences.

Le niveau bas des taux est cependant à double tranchant : le crédit immobilier étant faiblement rémunérateur pour les banques, elles sont donc peu disposées à accorder des renégociations et quand elles le sont, l'opération est rarement compétitive. Mieux vaut alors frapper à la porte d'un établissement concurrent qui rachètera votre crédit et vous fera une nouvelle offre en adéquation avec les barèmes du moment. 

Dans ce cadre là, il faut toujours penser à également renégocier son assurance de prêt. Si la banque semble réticente à cette délégation d'assurance, n'hésitez pas à prendre leur contrat groupe et le substituer le mois suivant au profit d'une assurance moins chère. 

Faites racheter votre prêt immobilier par un établissement concurrent

Lors d'un rachat de prêt immobilier par un autre organisme, vous devez assumer des frais plus conséquents que ceux facturés dans le cadre d'une renégociation, mais l'économie réalisée grâce au nouveau taux doit pouvoir au moins les compenser. Une banque concurrente n'hésitera à afficher un taux performant pour vous inciter à signer chez elle. L'écart minimum entre le taux initial et le taux négocié doit être de 100 points (1%), voire 70 points (0,70%) si le capital restant dû est important.

Les frais liés au rachat de votre crédit immobilier sont les suivants :

  • les frais de dossier : environ 1% du capital emprunté ;
  • les indemnités de remboursements anticipé dues à la banque où est soldé le prêt : la loi prévoit un double plafonnement, 3% du capital restant dû dans la limite de 6 mois d'intérêts des sommes remboursées au taux moyen du prêt ;
  • les frais de garantie : frais de mainlevée si première hypothèque ; hypothèque, inscription de privilège de prêteur de deniers ou caution. S'il y a eu caution pour le crédit initial, vous récupérez les 75% du fonds mutuel qui vont servir à payer la nouvelle garantie.
  • l'assurance emprunteur : le crédit initial étant soldé, vous devez souscrire une nouvelle assurance pour couvrir le nouveau prêt. Par défaut, les banques proposent leur contrat interne. Préférez-lui une offre déléguée souscrite auprès d'un assureur externe. À garanties équivalentes, condition pour que la banque accepte la souscription à une offre alternative, vous divisez par deux voire par trois le coût de votre assurance.
Utilisez un comparateur indépendant comme Magnolia.fr pour trouver l'assurance adaptée à votre nouveau crédit immobilier lors d'une opération de rachat de prêt immobilier. Sur la durée restante de remboursement, le gain se chiffre en centaines voire milliers d'euros.

Regroupez vos différents crédits

Les crédits à la consommation ne se renégocient pas mais vous avez la possibilité de les faire racheter par un organisme spécialisé. Ils peuvent être intégrés dans une opération de rachat qui comprend un crédit immobilier. En rassemblant tous vos emprunts, quelle que soit leur nature (crédit à la consommation, prêt immobilier, crédit auto, prêt travaux, découverts bancaires, fractures diverses, retard d'impôts), vous allégez votre dette mensuelle tout en facilitant la gestion de votre budget grâce à une ligne de crédit unique. Dès lors que l'encours de crédit immobilier atteint 60% des sommes rassemblées, votre rachat de crédits est considéré comme un prêt immobilier et bénéficie de fait des taux octroyés pour ce type d'emprunt et de la réglementation liée.

La nouvelle mensualité est calculée en fonction de votre capacité de remboursement et peut être réduite de 60% par rapport à la somme des mensualités des différents emprunts. Cette diminution se fait en contrepartie d'un allongement de la durée de remboursement, ce qui va renchérir le coût global, mais là encore, la délégation d'assurance vous permet d'en limiter l'impact.

Le choix de telle ou telle formule doit être arbitrée en fonction de vos difficultés du moment et de celles que vous craignez à l'avenir. Une règle prévaut : plus la durée de remboursement s'allonge, plus le coût de votre crédit immobilier sera élevé.

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Prêt immobilier : qui profitera de la hausse des taux d'usure au T4 2022 ?

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Ce formulaire doit être rempli de manière honnête et en toute bonne foi pour éviter à l'avenir un refus de prestations voire la nullité du contrat pour fausse déclaration.  Votre âge, votre profession, les caractéristiques du prêt, ainsi que votre état de santé font partie des informations demandées. La pratique sportive est également une donnée importante pour l'assureur. Faire du sport est en soi un comportement vertueux pour rester en forme, mais si l'activité est considérée à risques, la couverture proposée prend une autre dimension en raison de la probabilité accrue de blessures voire de mortalité. À noter que le questionnaire de santé est supprimé sous certaines conditions depuis le 1er juin 2022 en vertu de la loi Lemoine : tout prêt de moins de 200 000€ remboursé avant les 60 ans de l'emprunteur n'est plus soumis à la sélection médicale. La pratique d'un sport à risques, de même que le fait de fumer, doivent toujours être renseignés. Quels sont les sports dits à risques ? 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Certains assureurs ont mis en place des contrats spécifiques pour les pratiquants de sports dangereux, en particulier pour les sportifs professionnels, ce qui permet une couverture et une tarification sur-mesure. En plus de la surprime, l'assureur peut imposer une franchise au moment de la souscription. Celle-ci prend la forme d'un délai de carence avant l'intervention des garanties ou d'une indemnisation réduite dans le temps ou son montant. Si vous débutez un sport à risques après l'adhésion au contrat d'assurance emprunteur, vous devez en informer votre assureur. En fonction du sport et des conditions de la pratique, celui-ci pourra vous proposer de racheter une exclusion de garantie ou de souscrire un nouveau contrat en interne ou chez un prestataire concurrent à cause de l'aggravation du risque assuré. 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taux usure octobre 2022 crédit immobilier

Hausse du taux d'usure au 1er octobre 2022 : sera-t-il plus facile d'emprunter ?

La hausse des taux d'usure au 1er octobre est une bonne nouvelle pour tous les emprunteurs. Sera-t-elle suffisante pour faciliter l'accès au crédit immobilier ? Hausse des taux d'usure "bien proportionnée" La Banque de France a mis un terme au suspens en dévoilant ce mercredi 28 septembre les nouveaux taux maximum légaux des crédits immobiliers pour le dernier trimestre 2022. Comme énoncé dans les précédents communiqués de l'institution, les taux d’usure au 1er octobre 2022 seront bien relevés, selon l'application de la formule mathématique habituelle, à savoir la moyenne des TAEG (Taux Annuel Effectif Global) accordés le trimestre précédent, augmentés d'un tiers. Ce qui donne : 3,03% au lieu de 2,60% pour les prêts d'une durée comprise entre 10 et moins de 20 ans 3,05% au lieu de 2,57% pour les prêts de 20 ans et plus. Critiquée pour son immobilisme depuis plusieurs semaines, face à une crise du crédit immobilier sans précédent qui a mis sur la touche des milliers de ménages portant solvables, la BdF campe sur ses positions, estimant cette "hausse bien proportionnée et plus marquée qu'en juin dernier". Hostile à tout changement de la méthode de calcul, le gouverneur de la BdF, François Villeroy de Galhau, a indiqué à la commission des finances de l'Assemblée nationale le 27 septembre qu'"un relèvement exceptionnel des taux de l'usure - dont le rôle est de protéger les consommateurs - n'est ni souhaitable ni nécessaire". Les taux d'usure du T4 2022 seront publiés au Journal Officiel le 30 septembre pour une entrée en vigueur le 1er octobre. Crédit immobilier en 2022 : un vrai chemin de croix Force est de constater que la révision des taux d'usure pour ce T4 2022 est significative : 48 points de base supplémentaires pour les prêts d'une durée de 20 ans et plus, soit la majorité des crédits distribués. Premiers témoins des espoirs déçus des candidats à l'emprunt immobilier, les courtiers sont plutôt circonspects et attendent de voir comment vont évoluer les taux d'intérêt. Si marquée soit-elle, la hausse des taux d'usure sera de facto insuffisante si les taux d'intérêt continuent leur fuite en avant. Depuis la vive progression des taux bancaires en 2022, consécutive à une inflation forte et accélérée, à la récente hausse des taux de la BCE et à l'évolution des taux obligataires, de plus en plus de demandes de crédits immobiliers sont rejetées, car leur TAEG excède le seuil de l'usure. En cause, non pas la solvabilité des candidats, mais un calcul des taux maximum autorisés en décalage avec la réalité du terrain. Selon les courtiers, près de 50% des demandes de financement sur deux auraient échoué depuis juillet, car désolvabilisées par l'usure. Cela fait des mois que l'écart entre le taux débiteur de la banque et le taux d'usure est alors trop faible pour intégrer tous les autres frais liés à l'obtention du crédit (frais de dossier, garantie, assurance prêt immobilier). Au-delà d’opérer un frein sur la production de crédits, cette situation a poussé les intermédiaires à manifester devant la BdF le 20 septembre dernier et l’un d’entre eux, à créer un site dédié aux refus de prêt. Un répit de courte durée Les taux d'intérêt restent avantageux et propices à l'achat immobilier. Actuellement, un crédit sur 15 ans se négocie en moyenne entre 1,75% et 2% (hors assurance emprunteur), et sur la durée classique de 20 ans, le taux moyen oscille entre 1,85% et 2,40%. Mais la stagnation de l'usure sur trois mois bloque l'accès au crédit dans une période où les taux évoluent rapidement à la hausse. La révision inédite de l'usure de près de 50 points devrait permettre de débloquer de nombreux dossiers en cours, ceux dont le taux d'intérêt ne dépasse pas 2,40%. Cette bouffée d'oxygène risque pourtant d'être de courte durée, car les taux vont continuer de grimper en octobre. La crainte est en effet que les banques décident d'augmenter leurs barèmes si l'OAT française sur 10 ans continue de progresser aussi vite. Cet indicateur qui permet aux établissements bancaires de fixer les taux de crédit a atteint 2,941% au cours de la journée du 28 septembre ; il y a un an, il évoluait en territoire négatif. Si les banques doivent se refinancer à des taux toujours plus élevés, elles n'auront d'alternative que de rehausser les taux d'emprunt proposés aux ménages pour éviter de prêter à perte... ou de fermer le robinet du crédit. Les prochaines semaines seront cruciales pour savoir si cette ultime hausse de l'usure en 2022 va réellement débloquer une situation inédite et pour le moins aberrante où le crédit immobilier est bon marché mais inaccessible.