Assurance de prêt et obésité font-ils bon ménage ?


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Les emprunteurs en situation de surpoids ou d'obésité rencontrent généralement des difficultés pour obtenir leur assurance de prêt immobilier, ces états étant considérés comme des risques aggravés par l'assureur. En conséquence, ces profils peuvent écoper de surprime ou d’exclusion de garanties, quand ils n’essuient pas un refus catégorique. Comment assurer son crédit en cas d'obésité ?

Obésité : définition

Le surpoids et l'obésité correspondent à un excédent de graisse dans le corps, et sont mesurés par un chiffre de référence, l'IMC ou Indice de Masse Corporelle qui est le rapport entre le poids (en kg) et le carré de la taille. L'IMC va permettre d'estimer une corpulence inférieure ou supérieure à la moyenne et de déterminer si la personne est en situation de maigreur, de surpoids ou d'obésité, et donc d'évaluer les risques potentiels pour la santé.

On parle ainsi de :

  • corpulence normale entre 18,5 et 25
  • surpoids entre 25 et 30
  • obésité à partir de 30
  • obésité modérée entre 30 et 35
  • obésité sévère entre 35 et 40
  • obésité morbide entre 40 et 45.

En France, un adulte sur six souffre d'obésité et le surpoids concerne environ 30% de la population. Au total, près d'un Français sur deux est en situation de surpoids ou d'obésité. L'obésité est considérée comme un facteur de risque de pathologies chroniques (diabète, cholestérol, hypertension, apnées du sommeil, maladies cardio-vasculaires, problèmes dorsaux, etc.), voire de décès prématuré, sans compter qu'elle a des conséquences sur la santé mentale (dépression, névrose, stress, isolement, etc.).

Avoir été ou être en situation d'obésité est considéré par les assureurs en prêt immobilier comme un risque aggravé et a une incidence sur la couverture proposée.

Conséquences de l'obésité sur l'assurance de prêt immobilier

Lors de la souscription à une assurance de prêt, vous remplissez un questionnaire médical qui renseigne l'assureur sur les risques que vous incarnez. Le médecin-conseil va procéder au calcul de votre IMC et vérifier s'il est dans la norme ou pas. Dès que cet indice atteint 30, l'assureur peut refuser de vous assurer ou accepter moyennant des exclusions de garanties ou une surprime. Le médecin-conseil demandera des examens médicaux complémentaires, a fortiori en présence de pathologies déclarées.

La réponse peut varier d'un assureur à l'autre. Une compagnie peut inclure dans son tarif de base les personnes avec un IMC allant jusqu'à 28, tandis qu'une autre se limitera à 25. Faites-vous accompagner d'un courtier spécialisé comme Magnolia.fr pour comparer les différentes offres d'assurance et sélectionner celle qui vous protège au mieux au tarif le plus intéressant. N'oubliez pas que la concrétisation de votre projet immobilier dépend aussi de la souscription à l'assurance : sans cette garantie, la banque ne fera aucune offre de prêt.

Quelles garanties emprunteur en cas d'obésité ?

Lorsque vous contractez un prêt immobilier, la banque va exiger la souscription à une assurance afin d'être couvert en cas de décès, d'invalidité et d'arrêt de travail. Si votre IMC n'excède pas 25 et en l'absence de pathologie, vous pouvez être assuré à des conditions standard, sans surprime ni exclusion.

Avec un IMC compris entre 25 et 32 (variable selon les assureurs) sans pathologie, la tarification est normale pour les garanties décès/PTIA (Perte Totale et Irréversible d'Autonomie), garanties socle de toute assurance crédit immobilier, qui suffisent généralement dans le cadre d'un investissement locatif. Attention, même en cas de surpoids léger, l'acceptation médicale peut être différente d'un assureur à l'autre.

Pour l'acquisition de la résidence principale, l'établissement prêteur exige en plus la garantie ITT (Incapacité Totale et Temporaire de travail) qui couvre les arrêts de travail pour maladie ou accident. Au-delà de 25, l'assureur peut appliquer une surprime sur les garanties décès-invalidité et sur la garantie ITT ; à partir de 30, cette surprime peut outrepasser 50% sur les 3 garanties. Une personne avec un IMC au-delà de 40 a peu de chance d'accéder à l'emprunt immobilier, car l'exclusion frappe toutes les garanties.

Obésité et refus d'assurance

Les banques ont une aversion du risque, aussi bien du point de vue financier que médical. Les personnes avec des risques aggravés de santé en raison de leur poids et des pathologies qui lui sont liées doivent se tourner vers les assureurs concurrents pour obtenir une proposition d'assurance et par extension le financement de leur projet immobilier.

La délégation d'assurance est inscrite dans la loi et permet à chacun de choisir l'assurance de son choix. Le prêteur ne peut refuser le bénéfice de la délégation si le contrat alternatif présente a minima des garanties équivalentes au contrat groupe bancaire. La comparaison grâce à Magnolia.fr vous permet de mettre en concurrence les meilleures offres du marché et de trouver l'assurance adaptée à votre situation au meilleur prix.

En cas de refus d'assurance, faites jouer la convention Aeras (s'Assurer et emprunter avec un risque aggravé), un dispositif opposable aux banques et aux assureurs qui facilite l'accès à une assurance aux personnes malades ou anciennement malades dont l'état de santé ne permet pas d'être couvert aux conditions standard. L'obésité, accompagnée ou non de maladies chroniques, peut relever de ce dispositif moyennant une couverture spécifique du contrat.

Notez que les organismes d'assurance et les établissements de crédit se sont engagés à prendre intégralement en charge les surprimes d'assurance attachée au prêt à taux zéro (PTZ) pour les emprunteurs de moins de trente-cinq ans qui sont éligibles à la convention Aeras.

Publié par Astrid Cousin le

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