Le fait de fumer peut être un obstacle quand on souhaite emprunter. Indispensable pour sécuriser le crédit, l’assurance de prêt immobilier est généralement plus chère en raison des risques accrus de santé que présentent les fumeurs. La cigarette électronique est-elle mieux considérée par les assureurs ? Pouvez-vous échapper à la surprime si vous vapotez ? Magnolia.fr vous explique les enjeux du vapotage dans le cadre d’un crédit immobilier.
Assurance emprunteur et tabagisme : un critère toujours déterminant
Lors de la souscription d’un crédit immobilier, l’assurance emprunteur est quasi systématiquement exigée par les banques. Elle couvre les aléas de la vie (décès, invalidité, incapacité de travail) et repose sur une évaluation précise du profil de l’emprunteur. Parmi les critères analysés, le tabagisme occupe une place centrale.
En 2026, les assureurs continuent de considérer le tabac comme un facteur de risques aggravés de santé. Les fumeurs sont statistiquement plus exposés aux maladies cardiovasculaires, respiratoires et à certains cancers.
Résultat : une surprime d’assurance de prêt pouvant aller de 25 % à 70 % par rapport à un non-fumeur, selon l’âge, le montant emprunté et la quotité assurée.
Mais qu’en est-il des personnes qui ne fument pas de cigarettes classiques et utilisent une cigarette électronique ?
Vapoter en 2026 : fumeur ou non-fumeur pour l’assureur ?
La question est loin d’être anodine. La cigarette électronique est souvent perçue comme une alternative moins nocive au tabac, notamment parce qu’elle ne repose pas sur la combustion. Toutefois, du point de vue des assureurs, la situation reste nuancée.
Une assimilation fréquente au tabagisme classique
Dans la majorité des contrats d’assurance emprunteur, le vapotage est encore assimilé au tabagisme, en particulier lorsque les e-liquides contiennent de la nicotine. Les questionnaires de santé utilisent généralement des formulations larges du type :
« Fumez-vous ou avez-vous fumé au cours des 24 derniers mois (cigarettes, cigares, pipe, cigarette électronique, patchs ou substituts nicotiniques) ? »
Ainsi, un vapoteur régulier déclarant l’usage de nicotine est le plus souvent classé dans la catégorie « fumeur en assurance de prêt » et se voit appliquer une surprime comparable à celle d’un fumeur de cigarettes traditionnelles.
À noter : La cigarette électronique est dans le viseur de l’Anses (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire) qui vient de rendre son rapport après avoir passé au crible plus de 2 800 études scientifiques internationales. L’institut confirme les effets nocifs des substances toxiques inhalées (propylène glycol, glycérol, arômes) et les risques sur la santé. Une conclusion que vont sans doute prendre en compte les assureurs dans leurs évaluations.
Des pratiques variables selon les assureurs
Il n’existe toutefois aucune définition légale unique du statut de vapoteur en assurance emprunteur. Certains assureurs, encore minoritaires, opèrent une distinction :
- vapotage sans nicotine : parfois assimilé à un non-fumeur
- vapotage avec nicotine : assimilé à un fumeur.
C’est pourquoi comparer les contrats est essentiel pour les profils concernés.
Questionnaire de santé : déclarer le vapotage en toute bonne foi
Lors de la demande d’assurance de prêt immobilier, l’emprunteur doit remplir un questionnaire médical. La déclaration du vapotage est une étape clé.
Attention aux fausses déclarations
Ne pas déclarer son statut de vapoteur, en pensant contourner la surprime, constitue une fausse déclaration intentionnelle. Les conséquences peuvent être lourdes :
- nullité du contrat d’assurance
- refus de prise en charge en cas de sinistre
- remboursement immédiat du crédit immobilier, ce qui peut être préjudiciable aux ayants droit.
Même si la cigarette électronique est perçue comme moins dangereuse, elle doit être déclarée si le questionnaire l’exige explicitement.
Depuis quand faut-il avoir arrêté pour être non-fumeur ?
Les assureurs considèrent un emprunteur comme non-fumeur après 24 mois d’arrêt total, incluant cigarette classique et vapotage avec nicotine. Un ancien fumeur passé récemment à la cigarette électronique reste donc généralement classé « fumeur » pendant cette période de référence.
Vapoter permet-il vraiment d’échapper à la surprime ?
En pratique, vapoter ne garantit pas l’absence de surprime sur l’assurance emprunteur en 2026. Toutefois, certaines situations peuvent jouer en faveur de l’emprunteur.
Vapotage sans nicotine : un levier possible
Un vapoteur utilisant exclusivement des e-liquides sans nicotine peut, selon les compagnies, être assimilé à un non-fumeur. Cela suppose :
- une déclaration claire et cohérente
- l’absence de tabagisme récent
- parfois des justificatifs (test cotinine) ou une clause spécifique au contrat.
Ce point doit impérativement être vérifié dans les conditions générales et particulières de l’assurance.
Délégation d’assurance : un atout majeur
Grâce aux dispositifs de délégation d’assurance emprunteur (loi Lagarde, loi Lemoine), l’emprunteur peut choisir une assurance externe à celle de la banque.
Cette liberté permet de :
- comparer les critères d’acceptation du vapotage
- identifier les assureurs les plus souples
- réduire significativement le coût total du crédit.
Un courtier spécialisé comme Magnolia.fr peut accompagner cette démarche et cibler les contrats les plus adaptés aux vapoteurs. Certains contrats ne font aucune différence tarifaire entre fumeurs et non-fumeurs.
Changer d’assurance emprunteur en cours de crédit : une opportunité en 2026
Depuis l’entrée en vigueur de la loi Lemoine, il est possible de changer son assurance emprunteur à tout moment, sans frais, dès lors que le nouveau contrat présente des garanties équivalentes.
Arrêt du tabac ou du vapotage : un levier d’économies
Un emprunteur qui a arrêté de fumer ou de vapoter depuis plus de 2 ans peut demander :
- une requalification de son statut
- ou un changement d’assurance pour bénéficier d’un tarif « non-fumeur ».
Les économies peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros sur la durée restante du prêt immobilier.
Réévaluer son profil de risque
Même en cas de vapotage persistant, le marché évolue. Certains assureurs ajustent progressivement leur politique tarifaire à mesure que les données scientifiques se précisent. Une mise en concurrence régulière reste donc pertinente. Il est désormais simple de changer d’assurance de prêt immobilier grâce à la loi Lemoine et aux services d’un courtier spécialisé comme Magnolia.
Crédit immobilier et vapotage : ce qu’il faut retenir
En 2026, la cigarette électronique n’est pas encore un laissez-passer automatique vers une assurance emprunteur sans surprime. Dans la majorité des cas :
- vapoter avec nicotine = assimilé à un fumeur
- vapoter sans nicotine = traitement variable selon l’assureur
- la déclaration à l’assureur reste obligatoire et déterminante pour évaluer le profil et appliquer une tarification adaptée.
Pour limiter l’impact du vapotage sur votre crédit immobilier, la meilleure stratégie consiste à comparer activement les assurances, à utiliser le dispositif de résiliation existant et à se faire accompagner par un spécialiste du marché.