Mutuelle collective : dispense des ayants droit facilitée depuis le 1er mai 2024

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Les salariés du secteur privé ou associatif sont obligés de souscrire à la complémentaire santé collective de leur entreprise. Quelques cas de dispense existent comme les contrats précaires ou les bénéficiaires de la CSS. Depuis le 1er mai 2024, si vous êtes salarié et déjà couvert par la mutuelle de votre conjoint en qualité d’ayant droit, la réglementation facilite la dispense d’affiliation au contrat obligatoire de votre entreprise. Voici les précisions de cette nouvelle disposition inscrite au Bulletin officiel de la Sécurité Sociale.

Mutuelle collective obligatoire

Depuis le 1er janvier 2016, conformément à l’ANI 2013 (Accord National Interprofessionnel), toute entreprise du secteur privé ou associatif, quelle que soit sa taille et son activité, doit proposer à l’ensemble de ses salariés une mutuelle santé à adhésion obligatoire.

Mutuelle entreprise : un contrat solidaire et responsable

L’employeur prend en charge au moins 50% de la cotisation de la mutuelle entreprise. Le contrat répond au cahier des charges de la complémentaire santé responsable qui prévoit un panier de soins minimum et des plafonds de remboursement :

  • remboursement du ticket modérateur sur les consultations, produits et actes prescrits (différence entre prise en charge de la Sécu et tarif conventionné)
  • prise en charge intégrale du forfait journalier hospitalier
  • application de la réforme 100% Santé sur les prothèses dentaires, les lunettes de vue et les aides auditives (zéro reste à charge pour l’assuré sur les équipements du panier n°1)
  • plafonnement des remboursements des dépassements d’honoraires
  • tiers payant.

Le contrat responsable a été instauré dans le sillage du parcours de soins coordonnés qui incite le patient à consulter au préalable son médecin traitant afin de bénéficier d’un meilleur remboursement de ses soins.

Les cas de dispense de la mutuelle obligatoire

Si la réglementation oblige tous les salariés, quel que soit leur statut (employé, ouvrier, cadre, non cadre, dirigeant), à adhérer à la mutuelle collective, elle tolère des cas de dispense :

  • salarié déjà couvert par une mutuelle à titre individuel, mais uniquement jusqu’à échéance de ce contrat : la demande de dispense doit être faite au moment de l’embauche ou lors de la mise en place du contrat collectif.
  • salarié présent dans l’entreprise au moment de la mise en place du contrat collectif : la demande de dispense doit être formulée le jour de la mise en place des garanties ou le jour de la modification du dispositif préexistant remettant en cause le financement intégral des garanties par l’employeur.
  • salarié en CDD ou de mission de 3 mois ou moins, ou à temps partiel : la demande de dispense peut se faire au moment de l’embauche ou à la date de mise en place des garanties.
  • salarié en CDD de moins de 12 mois ou d’au moins 12 ans : la dispense n’est possible que si l’acte juridique du dispositif le prévoit.
  • apprentis si la cotisation est au moins équivalente à 10% du salaire brut.
  • salarié bénéficiaire de la Complémentaire Santé Solidaire (CSS ou C2S) : la demande de dispense peut se faire au moment de l’embauche, à la date de mise en place des garanties, ou à la date de prise d’effet de la CSS.
  • salarié déjà bénéficiaire d’une mutuelle en tant qu’ayant droit (époux, partenaire pacsé).

Ayant droit : comment refuser d’adhérer à la mutuelle de son entreprise ?

Cette dernière situation de dispense au contrat de santé collectif vient d’être clarifiée par le Bulletin officiel de la Sécurité Sociale. Jusqu’à présent, l’administration prévoyait cette dispense d’affiliation à la mutuelle entreprise obligatoire uniquement si vous étiez adhérent en qualité d’ayant droit à titre obligatoire à la complémentaire santé de votre conjoint. La dispense d’affiliation est désormais autorisée si vous êtes adhérent à titre facultatif en tant qu’ayant droit.

Cette nouvelle disposition entrée en vigueur le 1er mai 2024 vous permet, en tant qu’ayant droit couvert par un autre contrat collectif et obligatoire, de demander une dispense d’affiliation au régime de protection santé de votre entreprise, que la couverture en qualité d’ayant droit soit facultative ou obligatoire. Toutefois, l’administration indique que l’acte juridique mettant en place la couverture collective peut limiter de droit à dispense aux seuls ayants droit couverts à titre obligatoire.

La demande de dispense doit se faire :

  • au moment de l’embauche
  • ou à la date de mise en place des garanties
  • ou à la date à laquelle prend effet la couverture vous permettant de solliciter la dispense.

L’administration précise la cas particulier des conjoints, concubins ou partenaires travaillant dans la même entreprise : si la couverture de l’ayant droit est facultative, les salariés ont le choix de s’affilier ensemble ou séparément si le régime prévoit cette possibilité. Dans les deux cas, le caractère obligatoire n’est pas remis en cause.

Source : Service Public et BOSS

 

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Les personnes greffées sont considérées comme des profils à risques aggravés de santé en assurance emprunteur pour plusieurs raisons majeures : Risque de rejet de greffe La principale préoccupation après une greffe d'organe est le risque de rejet. Même avec les meilleurs soins médicaux et le respect strict des traitements immunosuppresseurs, le rejet peut survenir, entraînant des complications graves ou nécessitant une nouvelle greffe. Traitements immunosuppresseurs Les patients greffés doivent prendre des médicaments immunosuppresseurs à vie pour éviter le rejet de l'organe transplanté. Ces médicaments affaiblissent le système immunitaire, augmentant le risque d'infections graves, de cancers et d'autres maladies. Complications médicales Les personnes ayant subi une greffe sont susceptibles de développer des complications médicales à long terme. 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Risque de récidive de la maladie initiale Certaines maladies qui ont conduit à la greffe initiale peuvent récidiver, affectant l'organe greffé ou d'autres parties du corps. Cette récidive peut aggraver l'état de santé général du patient et augmenter le risque pour l'assureur. Stabilité de l'organe greffé La stabilité et la durabilité de l'organe greffé sont toujours incertaines. Même après plusieurs années de fonctionnement normal, des problèmes peuvent surgir, nécessitant des interventions médicales supplémentaires ou même une nouvelle greffe. Compte tenu de ces multiples facteurs de risque, les assureurs considèrent les personnes greffées comme des profils complexes, difficiles à assurer en raison du sur-risque. Cela se traduit par des primes plus élevées, des exclusions de garanties ou des refus de couverture. 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Vous devez fournir au médecin-conseil de l’assureur des informations sur le type de greffe, sur les examens effectués et lui remettre des documents complémentaires (traitement en cours, analyses, suivi et bilan, comptes-rendus opératoires). Compte tenu de votre situation médicale, vous relevez de la convention Aeras (s’Assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé). Ce dispositif opposable aux banques et aux assureurs facilite l’accès à l’assurance et au crédit aux personnes ne pouvant être couvertes à des conditions standards parce qu’elles ont ou ont eu une grave maladie. Pour en bénéficier, votre prêt immobilier ne doit pas excéder 420 000€ et prend fin avant votre 71ème anniversaire. Choix du contrat d’assurance de prêt Malgré l’obstacle dû à votre état de santé, vous êtes libre de choisir l’assurance qui va couvrir votre crédit immobilier. 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Nouveaux tarifs consultations : votre mutuelle va-t-elle augmenter en 2025 ?

En décembre prochain, les tarifs des consultations chez les généralistes et chez certains spécialistes augmentent suite à la nouvelle convention médicale. Même si la prise en charge par l’Assurance maladie et les mutuelles reste la même, cette revalorisation aura certainement des répercussions sur vos cotisations de complémentaire santé. Déjà pénalisés par la forte augmentation des tarifs des mutuelles en 2024, les assurés, en particulier les plus âgés, vont de nouveau passer à la caisse. Revalorisation des tarifs des consultations au 1er décembre 2024 La consultation chez le généraliste passe à 30€ en décembre 2024. D’autres tarifs médicaux sont progressivement revalorisés à partir de cette date et jusqu'à janvier 2026 suite à la signature de la nouvelle convention médicale qui va gérer les relations entre les médecins libéraux et l’Assurance maladie pour les cinq années à venir. Voici les prochains tarifs des consultations chez les médecins généralistes et spécialistes de secteur 1 et secteur 2 adhérents à l’OPTAM (Option Pratique Tarifaire Maîtrisée) dans le respect du parcours de soins coordonnés :   Spécialité Tarif conventionné jusqu’au 30 novembre 2024 Tarif conventionné à partir du 1er décembre 2024 Tarif conventionné à partir du 1er juillet 2025 ou de janvier 2026 généraliste 26,50 € 30 € - spécialiste 31,50 € 31,50 € - gynécologue 31,50 € - 40 € gériatre 31,50 € - 42 € Consultation longue médecin traitant (patient de plus de 80 ans) 31,50 € - 60 € (janvier 2026) psychiatre 51,70 € - 57 € Pédopsychiatre (jusqu’à 25 ans)  53,20 € 67 € 75 € Pédiatre (de 0 à 2 ans) 38,50 € 40 € - Pédiatre (de 2 à 6 ans) 33,50 € 35 € - Dermatologue (dépistage mélanome) 47,50 € 54 € 60 € neurologue 46,70 € - 57 €  Source Ameli Quel remboursement des nouveaux tarifs des consultations ? Pour les assurés, ces revalorisations ne changent rien, sauf pour ceux qui ne bénéficient pas du tiers payant et qui devront avancer davantage. Le remboursement par l’Assurance maladie reste fixé au même taux, à savoir 70% si vous respectez le parcours de soins coordonnés (orientation par votre médecin traitant). Si vous consultez hors du parcours de soins coordonnés, le taux tombe à 30%. La mutuelle responsable prend en charge le ticket modérateur, c’est-à-dire la différence entre le tarif conventionné et le remboursement de la Sécu, toujours dans le cadre du parcours de soins coordonnés. Tout dépassement d'honoraires éventuel hors de ce dispositif ni le surcoût de reste à charge lié à un taux moindre ne font l’objet d’aucun remboursement par le contrat responsable. Reste toujours à votre charge la participation forfaitaire dont le montant a été doublé depuis le 15 mai 2024, passant de 1€ à 2€ depuis le 15 mai 2024. Vers une hausse des primes de mutuelle en 2025 La précédente revalorisation des consultations en novembre 2023 était une des raisons de la hausse historique des tarifs de mutuelle santé en 2024. Si l’augmentation moyenne était de 10% selon les données de l’UFC-Que Choisir, elle pouvait aller jusqu’à 30% pour les offres réservées aux assurés seniors. Les transferts de charge des soins dentaires de l’Assurance maladie aux organismes complémentaires ont également eu une répercussion sur les cotisations, de même que l'augmentation annuelle des dépenses de santé. Mêmes causes, mêmes effets. Les cotisations 2025 des mutuelles pourraient lourdement pâtir des futurs tarifs médicaux, entre autres motifs conjoncturels. La nouvelle convention médicale a été signée aux forceps après un an et demi de négociations houleuses. Certains spécialistes n’ont pas obtenu gain de cause et pourraient être tentés d’augmenter leurs dépassements d’honoraires. Sans compter que la base de remboursement est rehaussée, les mutuelles en sont donc pour leurs frais. Si les organismes de complémentaire santé n’ont pas encore réagi, il est clair que les nouvelles mesures auront un impact direct sur les primes payées par les assurés. Dans quelle proportion ? Nul ne le sait encore. Tout dépend du portefeuille de chaque assureur. Les seniors qui présentent un sur-risque pourraient voir leur cotisation nettement majorée, eux qui consultent davantage, à la fois leur médecin traitant et les spécialistes.    

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Santé : la consultation généraliste passe à 30€ en décembre 2024

La nouvelle convention médicale prévoit une hausse du tarif de la consultation chez le médecin généraliste. À partir de décembre prochain, elle sera facturée à 30€ au lieu de 26,50€ actuellement. D’autres tarifs seront revalorisés en même temps. En contrepartie, les praticiens de santé s’engagent à respecter plusieurs objectifs afin d’améliorer l’accès aux soins. Ces hausses tarifaires vont inévitablement avoir un impact sur les mutuelles, obligées de prendre en charge le ticket modérateur.  Nouveaux tarifs des consultations en fin 2024 Après de longs mois de pourparlers et de négociations difficiles, les médecins libéraux viennent de signer une nouvelle convention médicale avec la Sécurité Sociale. Cet accord scelle les liens entre les praticiens libéraux et l’Assurance maladie pour cinq ans. Il vise notamment à soutenir la médecine libérale par une revalorisation des tarifs. La mesure la plus emblématique est la hausse du tarif de la consultation en médecine générale qui passe de 26,50€ à 30€ à partir de décembre 2024. Cette revalorisation fait suite à celle appliquée en novembre 2023 où les tarifs de toutes les consultations médicales avaient augmenté de 1,50€. En l’espace de douze mois, la consultation chez le généraliste aura donc subi une hausse de 20% en grimpant de 25€ à 30€. Voici les autres revalorisations prévues par la nouvelle convention médicale et applicables à compter de décembre 2024 : Avis ponctuel du consultant (expertise de second recours apporté par un médecin spécialiste à un médecin traitant) : 60€ Consultation obligatoire de l’enfant : 60€ Consultation en psychiatrie : 57€ Consultation en pédopsychiatrie (par ailleurs étendue aux jeunes jusqu’à 25 ans) : 75€ À compter de janvier 2026, la consultation longue du médecin traitant pour les patients de plus de 80 ans sera tarifée à 60€. Un soutien est également apporté pour revaloriser les actes techniques de chirurgie en anesthésie et obstétrique pratiqués par les médecins exerçant en secteur 1 (tarifs opposables) et en secteur 2 avec adhésion à l’OPTAM (Option Pratique Tarifaire Maîtrisée). Valoriser le médecin traitant La nouvelle convention vise à renforcer le rôle du médecin traitant. En 2026, sera mis en place un nouveau forfait médecin traitant (FMT) qui prévoit une rémunération annuelle du praticien pour chacun de ses patients, individualisée selon la complexité du suivi. Ainsi, le montant socle de la consultation pour une personne de plus de 80 ans en ALD (Affection de Longue Durée) ira jusqu’à 100€. Aujourd’hui, environ 2% des patients en ALD ne sont pas suivis par un médecin traitant. L’objectif est de stabiliser ce taux dès 2025. Le montant par patient bénéficiaire de la Complémentaire Santé Solidaire sera rehaussé à 10€. Pour rappel, les médecins n'ont pas le droit d'appliquer des dépassements d’honoraires aux titulaires de la CSS, une mutuelle gratuite ou accessible moyennant une participation forfaitaire minime en fonction des revenus. Faciliter l’accès aux soins La désertification médicale est une problématique qui ne cesse de s’intensifier. Améliorer l’accès aux soins est un enjeu de santé publique. Les médecins signataires de la nouvelle convention se sont engagés sur divers points (liste non exhaustive) : augmenter leur patientèle médecin traitant de 2% par an augmenter le nombre de nouveaux praticiens en médecine générale de 5% par an raccourcir les délais d’accès aux spécialistes (objectif chiffré fixé avant fin 2024) augmenter le nombre d’assistants médicaux augmenter de 5% par an le nombre de médecins adhérents à l’OPTAM augmenter de 7% par an le nombre de médecins dans les zones sous-dotées L’Assurance maladie réclame par ailleurs un engagement collectif autour de plusieurs programmes d’actions sur la pertinence et la qualité des soins, comme : juste recours aux arrêts de travail réduction de la polymédication et des actes d’imagerie médicale et d’analyses biologiques inutiles amélioration du parcours des patients atteints de pathologies chroniques lutte contre le gaspillage des dispositifs médicaux. Deux observatoires seront mis en place, l’un sur l’accès aux soins, l’autre sur la pertinence et la qualité des soins. Consultation plus chère : quel impact sur la mutuelle santé ? Pour les patients, ces revalorisations des tarifs des consultations ne changeront rien à leur prise en charge. Les taux de remboursement de l’Assurance maladie restent les mêmes, soit 70% sur la base du tarif conventionné dans le respect du parcours de soins coordonnés. Les 30% restants, c’est-à-dire le ticket modérateur, est remboursé par la complémentaire santé. Il est toutefois fort probable que les mutuelles répercutent le surcoût de ces hausses tarifaires sur le prix des contrats. La hausse historique des tarifs de mutuelle santé en 2024 est la triste illustration de l’impact des transferts de charge de la Sécu aux organismes complémentaires. Affaire à suivre en fin d’année au moment des annonces tarifaires des mutuelles et autres assurances santé.