Tout ce que vous avez besoin de savoir sur le rachat de crédits

rachat de crédits

Le regroupement ou rachat de crédits est intéressant pour les ménages dont le budget est déséquilibré par divers remboursements en cours. Focus sur le fonctionnement de cette opération financière qui permet de réduire immédiatement le taux d’endettement et sur les inconvénients qu'elle peut comporter.

Recours accru au rachat de crédits en 2020

La crise économique qui sévit depuis le début de l'épidémie de Covid-19 a fragilisé bon nombre de ménages, en particulier ceux qui ont des crédits à rembourser. Si le surendettement n'a pas augmenté en 2020 grâce aux aides massives mises en place par l'État et par l'encadrement rigoureux des emprunts immobiliers, certains ont éprouvé la nécessité de réduire leur taux d'endettement pour améliorer leur reste à vivre.

Les opérations de rachat de crédits qui permettent d'assainir un budget déséquilibré ont augmenté de 20% en 2020 par rapport à 2019 sur la base des demandes gérées par le courtier Meilleurtaux.com. Pour de nombreux ménages ayant plusieurs crédits en cours, la baisse des revenus liée au chômage partiel les a obligés à trouver une solution immédiate pour éviter le malendettement, voire le surendettement. En regroupant leurs prêts, ils ont pu diminuer leurs charges mensuelles et avoir des fins de mois plus sereines.

Mise en place d'un rachat de crédits

Le rachat de crédits, appelé aussi regroupement ou restructuration de crédits, consiste à regrouper les mensualités de vos divers prêts en un seul crédit et donc une mensualité unique. Un organisme spécialisé rachète vos dettes, les solde auprès de vos différents créanciers et devient votre seul interlocuteur et créancier.

Les prêts qui étaient adaptés à votre situation financière au moment où ils ont été contractés sont devenus une charge insurmontable suite à un aléa de la vie, mais l'engagement vis-à-vis de vos prêteurs doit être honoré. Sans arriver à cette extrémité, il peut être difficile de suivre le calendrier de toutes les mensualités et d'avoir une vision claire de son budget. Le rachat de crédits est une opération complexe qui va permettre de simplifier les comptes d'un foyer endetté.

L'opération est possible à partir de 2 prêts en cours et peut regrouper tout type de crédit, un ou plusieurs prêts immobiliers comme les divers crédits à la consommation (prêt affecté, prêt personnel, crédit renouvelable, prêt travaux, crédit auto), mais également toute autre dette (découverts bancaires, loyers en retard, factures impayées, dettes familiales).

Si au moins 60% des dettes regroupées sont liées à un ou plusieurs crédits immobiliers, le nouvel emprunt mis en place sera un prêt immobilier et tombe sous la réglementation de ce type de financement. Il y aura alors une nouvelle prise d'hypothèque sur le ou les biens immobiliers pour garantir le rachat.

Pour bénéficier du meilleur taux, il est conseillé de faire plusieurs simulations en ligne et de se faire accompagner par un courtier pour retrouver rapidement l'organisme adapté à la situation. L'expert va étudier la faisabilité de votre demande et vous conseiller au mieux sur les offres de prêt proposées. L'objectif est de trouver le bon arbitrage entre mensualités réduites et coût final minimisé.

Diminuer son endettement mensuel

La finalité d'un rachat de crédits est d'alléger le montant alloué au remboursement des dettes en cours et vous permettre d'améliorer immédiatement votre reste à vivre. Un ménage qui voit rouge tous les mois va pouvoir éviter le surendettement en rétablissant l'équilibre de son budget.

Insistons sur cette idée largement répandue qui voudrait que le rachat de crédits soit destiné aux personnes surendettées. Non, le surendettement ne donne pas accès à cette opération financière. Quand on est en situation de surendettement, caractérisée par l'impossibilité manifeste de faire face à ses dettes non professionnelles, il est trop tard pour regrouper ses crédits. Seule une commission de surendettement de la Banque de France peut apporter une solution adaptée (rééchelonnements, reports, effacement partiel ou partiel des dettes).

Le taux d'endettement est au cœur de l'opération. On estime que le remboursement des prêts en cours ne doit pas excéder un tiers de vos revenus. Quand les crédits se sont accumulés, en particulier les prêts à la consommation de petits moments pour lesquels la solvabilité n'est pas toujours vérifiée, le taux d'endettement outrepasse le seuil admis, ce qui met en péril votre situation financière. Le rachat va ramener la mensualité unique au tiers de vos revenus. Si vous disposez de revenus élevés, le taux d'effort peut être supérieur à 33%. La variable aléatoire est dans tous les cas de figure le reste à vivre qui représente la somme dont vous disposez pour les dépenses du quotidien une fois vos dettes acquittées. La nouvelle mensualité sera alors ajustée en fonction de ce paramètre.

Le rachat de crédits va permettre de réduire de 30% à 60% le montant global de vos mensualités.

Nouveau crédit, nouvelle assurance emprunteur

Si les crédits intégrés dans le rachat sont garantis par une assurance emprunteur, ce qui est nécessairement le cas en présence d'un crédit immobilier, l'opération engendre la mise en place d'une nouvelle assurance qui va couvrir l'ensemble des dettes regroupées. L'organisme prêteur va proposer son contrat, mais vous êtes libre de choisir une autre assurance dès lors qu'elle présente un niveau de garanties au moins équivalent.

Un courtier indépendant comme Magnolia.fr vous accompagne dans la recherche d'une assurance adaptée à votre rachat de crédits au meilleur prix. En déléguant l’assurance, vous disposez d’un levier important pour faire baisser le coût de l’opération. À couverture équivalente, un contrat alternatif coûte entre deux et quatre fois moins cher que l’offre du prêteur.

Le coût d'un rachat de crédits

La réduction immédiate de la mensualité se fait au prix d'un allongement de la durée du crédit. C'est la contrepartie pour retrouver un niveau d'endettement mensuel supportable. La dette est étalée sur une durée plus longue, sauf si les taux du moment sont plus intéressants que les taux initiaux. Un scénario possible si le rachat contient un crédit immobilier contracté il y a plusieurs années à un taux d'intérêt bien supérieur aux taux actuels.

A contrario, l'allongement de la durée de remboursement va majorer le coût total du crédit. Le meilleur taux de votre rachat de crédits sera celui qui vous permettra d'assumer vos dettes en toute sérénité, avec une mensualité adaptée à votre budget mensuel et à un coût raisonnable.

Dans ce coût, il faudra intégrer le cas échéant les indemnités de remboursement anticipé du crédit immobilier (6 mois d'intérêts dans la limite de 3% du capital restant dû) et les frais de mainlevée d'hypothèque. Les crédits à la consommation donnent lieu à des pénalités de remboursement anticipé uniquement si le contrat le prévoit explicitement et pour un montant restant dû supérieur à 10 000€. L'indemnité ne peut alors dépasser 1% du montant du remboursement anticipé lorsqu'il intervient plus d'un an avant la fin du contrat, ou 0,5% si le terme est dans moins d'un an.

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PRESSE : Flambée des prix des carburants : le Groupe Magnolia invite les emprunteurs à changer d'assurance de prêt pour compenser jusqu'à 2 pleins d'essence par mois

Communiqué de presseParis, le mardi 22 septembre 2026   Le gazole dépasse désormais 2,40 € le litre en moyenne et le SP95 franchit la barre des 2,10 € le litre, sous l'effet des tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient. Conséquence directe pour les ménages : un surcoût mensuel compris entre 18 € et 45 € par rapport aux tarifs habituels, selon le type de carburant et le nombre de pleins effectués chaque mois. « Les Français scrutent chaque centime au litre, mais ils oublient souvent de comparer un poste de dépense bien plus lourd : leur assurance de prêt immobilier. C'est pourtant l'un des rares postes de charges fixes sur lesquels on peut agir immédiatement, sans perdre de garanties et sans frais », déclare Astrid Cousin, porte-parole du Groupe Magnolia. Un écart de prix qui peut atteindre 4 fois le tarif bancaire Souscrite par réflexe auprès de la banque au moment du crédit, l'assurance de groupe repose sur une tarification mutualisée qui ne tient pas compte du profil individuel de l'emprunteur. Une assurance individuelle (soit externe à l'offre bancaire), elle, peut afficher des tarifs jusqu'à 4 fois inférieurs à garanties équivalentes. Sur un prêt de 20 à 25 ans, l'écart peut représenter plusieurs milliers d'euros. Le Groupe Magnolia illustre ce potentiel d'économie à partir d'un cas type : un homme de 40 ans qui change d'assurance de prêt quelques mois après l'obtention de son crédit de 250 000 euros (sur 25 ans) :  Source : Magnolia.fr « Une économie de 48 € par mois, c'est concrètement l'équivalent de l'augmentation du coût de deux pleins de sans-plomb. Et contrairement à une aide ponctuelle, ce gain se répète chaque mois, pendant toute la durée restante du crédit », souligne Astrid Cousin. Jusqu'à 5 fois plus efficace que l'aide carburant de l'État Face à la hausse des prix, le gouvernement a fait le choix d'une aide forfaitaire ciblée de 100 €, équivalente à un soutien d'environ 20 centimes par litre sur 6 mois, versée une seule fois par usager éligible. Comparée à une économie d'assurance emprunteur de 25 € à 90 € par mois (chiffres Que Choisir), la substitution d'assurance peut représenter, sur la même période de 6 mois, jusqu'à 5 fois le montant de l'aide publique — sans aucun coût pour les finances de l'État. La loi Lemoine, un droit encore trop peu utilisé Depuis le 1er septembre 2022, la loi Lemoine permet à tout emprunteur de changer d'assurance de prêt immobilier à tout moment et sans frais, dès lors que le nouveau contrat propose des garanties équivalentes à celles exigées par la banque. Cette dernière dispose de 10 jours ouvrés pour répondre et ne peut refuser la substitution si l'équivalence des garanties est respectée. « Beaucoup d'emprunteurs pensent encore qu'il faut attendre une échéance précise, ou que la démarche est complexe. C'est faux : la loi Lemoine a justement été conçue pour simplifier ce changement, à tout moment de la vie du prêt », rappelle Astrid Cousin, porte-parole du Groupe Magnolia. Chiffres clés 2,40 €/L : prix moyen du gazole en France en septembre 2026 2,10 €/L : prix moyen du SP95 sur la même période 18 € à 45 € : surcoût mensuel moyen à la pompe pour les ménages x4 : écart de tarif pouvant séparer une assurance bancaire d'une assurance individuelle 540 €/an et 5 400 € sur 10 ans : économie potentielle illustrée sur un cas type x5 : gain potentiel de l'économie d'assurance emprunteur comparé à l'aide carburant de l'État sur 6 mois

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Exclusions médicales en assurance de prêt : contraires à l'esprit de la loi Lemoine

Les clauses excluant certaines pathologies préexistantes des garanties de l’assurance emprunteur font l’objet d’un débat depuis plusieurs mois. Le Comité Consultatif du Secteur Financier (CCSF) s’est penché sur ces pratiques dans le cadre de ses travaux consacrés à la mise en œuvre de la loi Lemoine. Le gouvernement vient tout juste de confirmer une position importante : lorsque ces exclusions permettent de contourner la suppression de la sélection médicale prévue par la loi, elles sont considérées comme contraires à l’esprit du texte. Cette prise de position intervient après une question posée au gouvernement par la sénatrice Vanina Paoli-Gagin en février dernier. Elle apporte ainsi un nouvel éclairage aux emprunteurs concernés par une maladie ou un antécédent médical. Assurance emprunteur : pourquoi les clauses d’exclusions médicales font débat ? Entrée en vigueur en 2022, la loi Lemoine a profondément modifié les règles applicables à l’assurance de prêt immobilier. Elle a instauré 3 mesures fondamentales :  la possibilité de changer d’assurance emprunteur à tout moment  l’amélioration du droit à l’oubli pour les anciens malades du cancer et de l’hépatite C la suppression du questionnaire médical dans certaines situations. Cette dernière mesure poursuit un objectif précis : permettre à certains emprunteurs d'accéder à l’assurance sans que leur état de santé soit pris en compte dans l’évaluation du risque. La suppression du questionnaire de santé en assurance de prêt concerne uniquement les crédits immobiliers dont la part assurée cumulée n’excède pas 200 000 euros par personne et dont le remboursement intervient avant le 60e anniversaire de l’assuré. Des exclusions qui peuvent limiter la portée de la loi Le débat porte sur les contrats pouvant être souscrits sans questionnaire de santé qui prévoient malgré tout des exclusions de garanties concernant des maladies ou des antécédents médicaux. Certains acteurs du marché considèrent que ces dispositions contractuelles sont nécessaires pour : maîtriser le niveau de sinistralité préserver l’équilibre économique des contrats maintenir des tarifs compétitifs encadrer les risques liés à certaines pathologies. À l’inverse, d’autres professionnels estiment que ces clauses reviennent indirectement à tenir compte de l’état de santé de l’emprunteur, alors même que la loi interdit cette pratique dans les situations concernées. C’est précisément cette contradiction potentielle qui a alimenté les échanges entre assureurs, mutuelles et intermédiaires. Le CCSF examine la conformité des assurances de prêt à la loi Lemoine Face à la controverse, le CCSF a été chargé d’étudier la mise en œuvre de la loi Lemoine. Parmi les sujets examinés figuraient les exclusions liées aux antécédents ou aux pathologies préexistantes. Les travaux du comité ont notamment porté sur la conformité de certaines pratiques contractuelles avec le cadre juridique existant. Il ne s’agissait donc pas de créer une nouvelle obligation réglementaire, mais d’interpréter les règles déjà applicables. Son avis a finalement constitué un élément central dans la réponse apportée par le gouvernement à la sénatrice Vanina Paoli-Gagin. Cette dernière souhaitait que soit confirmé le rôle purement consultatif du CCSF et que les avis de l’instance relatifs à la loi Lemoine n’introduisent pas de nouvelles contraintes qui ne pourraient être validées par le législateur. Une position gouvernementale désormais clairement exprimée Dans sa réponse publiée le 17 septembre 2026, le gouvernement indique partager l’analyse du CCSF concernant la nécessité de garantir l’application effective de la loi Lemoine. L’exécutif rappelle notamment que la suppression du questionnaire médical constitue l’une des avancées majeures de la réforme. 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