Nouveau DPE : ce qui change à partir du 1er juillet 2021

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Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) entre en application dans une nouvelle version à compter du 1er juillet 2021. Obligatoire sur toutes les annonces de vente et de location des logements, il devient plus lisible et plus fiable, mais également opposable, et doit permettre de mieux identifier les passoires thermiques pour empêcher leur vente ou leur location.

Le DPE : un outil en mal de fiabilisation

Le nouveau DPE devait entrer en vigueur le 1er janvier 2021, mais la crise sanitaire a repoussé son application au 1er juillet prochain. La réforme est de taille, car le DPE nécessitait un gros effort de fiabilisation qui, depuis sa création en 2006, lui fait défaut. Initialement, le DPE a trois objectifs :

  1. renseigner le gouvernement sur la qualité du parc résidentiel grâce aux données des diagnostiqueurs immobiliers ;
  2. permettre au futur acquéreur ou locataire d'évaluer le coût du chauffage en comparant le DPE de plusieurs logements ;
  3. inciter les propriétaires à engager des travaux de rénovation énergétique.

Pour comprendre ce qui pèche, il faut revenir sur la conception du DPE et les méthodes de calcul. Le DPE attribue deux notes, chacune sous la forme d'une lettre allant de A (la meilleure) à G (la moins bonne). La première note correspond à la consommation annuelle d'énergie (chauffage et eau chaude sanitaire), divisée par la surface. La seconde note indique la quantité annuelle de CO2 produite par m2, toujours pour le chauffage et la production d'eau chaude, divisée par la surface. Un logement chauffé à l'électricité aura une meilleure note climatique qu'un autre chauffé au fioul, mais seule la première note énergétique sera retenue pour déterminer la classe du logement, de A (logement très performant) à G (logement énergivore ou passoire thermique).

Pour les logements construits avant 1948 et les appartements équipés d'un système de chauffage collectif, le diagnostiqueur utilise la méthode sur factures : le propriétaire fournit au professionnel les factures d'énergie (électricité, gaz) des trois dernières années, ou plus pragmatiquement, celles qu'il a pensé à archiver. Lorsque le chauffage est collectif, le diagnostiqueur doit effectuer un long calcul de répartition des charges. Quand les factures font défaut, le logement concerné hérite d'un DPE vierge ou sans étiquette, qui ne donne donc aucune information sur la performance énergétique ; ou alors, le diagnostiqueur fixe arbitrairement une note pour contenter l'agent immobilier et le propriétaire, afin de donner toutes ses chances à la transaction ! 

Pour les logements construits après 1948, on applique la méthode conventionnelle dite 3CL qui s'appuie sur une analyse des caractéristiques du bâti sans prendre en compte l'usage du logement : la note correspond alors à une occupation et un comportement standard moyen.

"Le DPE, du grand n'importe quoi !", l'impression est largement répandue chez les clients, acheteurs et locataires, comme chez les professionnels. Il suffit de reprendre les diverses enquêtes de l'association UFC-Que Choisir pour se rendre compte du "caractère folklorique" du DPE. D'un diagnostiqueur à l'autre, l'évaluation peut sauter trois classes énergétiques pour un même logement ! Avec des écarts de 300% sur les estimations de factures annuelles. L'association et l'ensemble des acteurs de l'immobilier réclamaient depuis des années de nouvelles mesures techniques pour fiabiliser le DPE. C'est chose faite avec cette réforme qui entrera en vigueur le 1er juillet prochain (décret n°202-1609 du 17 décembre 2020).

Une valeur verte encore discutable

La nouvelle version du DPE supprime la méthode de calcul sur factures. Le futur DPE s'appuiera sur une méthode unifiée pour tous les logements, prenant en compte cinq postes de consommation annuelle d'un logement :

  1. le chauffage,
  2. le refroidissement,
  3. la production d'eau chaude sanitaire,
  4. l'éclairage,
  5. la ventilation du bien.

Les diagnostiqueurs devront intégrer les caractéristiques physiques du logement comme le bâti, la qualité de l'isolation et le type de fenêtres.

Le deuxième changement concerne l'étiquette du logement qui sera déterminée en fonction de deux seuils, jusqu'à présent appréciée sur la seule base des besoins en énergie :

  1. la consommation d'énergie primaire,
  2. les émissions de gaz à effet de serre (GES).

À la fois énergétique et climatique, la classe sera dès lors attribuée sur la base de la pire de ces deux notes. Et c'est là que le bât blesse. Mécaniquement, de nombreux logements vont changer de classe énergétique. Par cette nouvelle approche, 600 000 logements chauffés à l'électricité quitteront les classes F et G (passoires énergétiques) pour passer en E sans avoir diminué leurs consommations de chauffage. L'effet est inverse pour quelque 800 000 habitations chauffées au fioul ou au gaz qui vont descendre en classe F ou G sans que leur consommation énergétique ait augmenté.

Le nouveau DPE pénalise ainsi les logements gros émetteurs de GES, ce qui semble vertueux pour avantager le chauffage au bois, mais contre productif s'agissant de l'électricité, l'énergie de chauffage la plus onéreuse. Le double seuil ne modifiera pas le nombre de passoires énergétiques qui restera à 4,8 millions de logements. Le ministère du Logement estime qu'environ 40% des habitations changeront de classe, mais que cette évolution sera limitée à une classe au plus. Étant donné le frein d'une mauvaise classe (de E à G) sur une vente ou une location, son impact sur le prix final et la rapidité de la transaction, les propriétaires rétrogradés risquent de remettre aux calendes grecques un projet de mise en vente ou en location.

Le nouveau DPE gagne également en lisibilité et en transparence grâce à une synthèse des informations les plus importantes et à l'estimation du montant moyen des factures énergétiques du logement.

Dernière modification et non des moindres, le DPE n'est plus seulement informatif, il devient juridiquement opposable, comme les diagnostics amiante, plomb, termites ou mérule : s'il a subi un préjudice réel en cas de DPE erroné, un acheteur ou un locataire pourra se retourner contre le vendeur ou le propriétaire, qui lui-même pourra poursuivre le diagnostiqueur. Le juge pourra exiger la réalisation de travaux de rénovation énergétique.

DPE : vers la fin des passoires thermiques

Depuis que l'étiquette énergie s'impose aux annonces de vente et de location de logements, le DPE est la pièce maîtresse du marché immobilier, sans qu'on puisse réellement s'y fier. Avec la nouvelle version, plus lisible et plus fiable, le gouvernement veut éradiquer les passoires thermiques à l'horizon 2028, faisant du DPE et de l'aide à la rénovation énergétique (MaPrimRénov') ses principaux outils pour lutter contre les logements énergivores.

Pour y voir plus clair, voici le calendrier des mesures qui doivent permettre d'agir sur l'habitat :

  • depuis le 1er janvier 2021 : les propriétaires bailleurs dont la consommation énergétique du logement est égale ou supérieure à 331 kWh/m2/an (classes F et G) ne peuvent plus augmenter leur loyer lors de la remise en location du bien.
  • au 1er juillet 2021 : le nouveau DPE entre en application pour tous les logements mis en vente ou en location. Les DPE réalisés selon l'ancienne méthode restent valables jusqu'à fin 2024, sauf si leur validité expire entre temps.
  • au 1er janvier 2022 : en application de la loi Énergie-Climat de 2019, un audit énergétique du bien sera nécessaire pour vendre une passoire thermique. Cet audit comprendra des propositions de travaux, une estimation des coûts et une estimation du gain d'énergie.
  • au 1er janvier 2023 : il sera interdit de louer des logements dont la consommation d'énergie finale excédera 450 kWh/m2/an (décret Décence).
  • en 2024 : le DPE pourrait être obligatoire pour tous les bâtiments d'habitation collective (projet de loi Climat et Résilience). Les syndics devront adopter un plan pluriannuel de travaux dédiés à la rénovation énergétique et provisionner les dépenses dans le fonds de travaux de la copropriété.
  • au 1er janvier 2025 : les DPE ancienne méthode ne pourront plus être utilisés. Il sera interdit de louer des logements classés G.
  • au 1er janvier 2028 : il sera interdit de louer des logements classés F et G.

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Aidant familial : quelles aides par les mutuelles santé en 2026 ?

Accompagner un parent âgé, un conjoint malade ou un enfant en situation de handicap fait aujourd'hui partie du quotidien de millions de Français. Ce rôle d’aidant, souvent invisible, use pourtant sur le plan physique, moral et professionnel. Or, au-delà des dispositifs publics, votre mutuelle santé peut elle aussi constituer un véritable filet de sécurité pour les aidants. Services d'écoute, soutien psychologique, aide à domicile, coup de pouce financier : voici comment votre complémentaire santé peut alléger ce quotidien. Être aidant : une charge qui pèse sur la santé La France compte une part croissante de seniors et de personnes en perte d'autonomie, et avec elle un nombre grandissant de proches qui organisent leur vie autour de cet accompagnement. Aujourd’hui, environ 4 millions de personnes aident un proche âgé de 60 ans ou plus, et parmi elles, 56% sont des femmes. Les études menées sur le sujet le confirment : la moitié des aidants estiment que cette mission a des répercussions concrètes sur leur propre santé, qu'il s'agisse de fatigue chronique, de troubles du sommeil, de tensions dorsales ou d'un état d'épuisement psychologique proche du burn-out. Cette charge mentale et physique touche en priorité les conjoints des personnes aidées, mais aussi les enfants qui jonglent entre vie professionnelle et accompagnement d'un parent. Face à ce constat, plusieurs organismes complémentaires ont développé des services spécifiquement pensés pour cette population, en complément des aides sociales existantes. Ce que propose concrètement une complémentaire santé aux aidants En plus des remboursements de soins classiques, de nombreux contrats de complémentaire santé intègrent désormais un panel de services dédiés à l'accompagnement des aidants :  téléconsultation médicale second avis médical assistance administrative aide à domicile en cas d'hospitalisation ligne d'écoute psychologique. Un accompagnement psychologique dédié Beaucoup de contrats santé complémentaire donnent accès à un service d'écoute confidentiel, animé par des psychologues, pour prévenir l'épuisement ou traverser une période difficile. Concrètement, l'assuré peut généralement bénéficier de plusieurs entretiens téléphoniques gratuits chaque année, ce nombre pouvant être renforcé si le contrat comprend des garanties dites de confort. Certaines formules permettent également une prise en charge partielle de séances de psychologue en cabinet, au-delà du simple soutien téléphonique. Des solutions en cas de coup dur pour l'aidant lui-même Que se passe-t-il si l'aidant tombe lui-même malade ou doit être hospitalisé ? C'est justement l'un des angles morts que certaines mutuelles ont choisi de couvrir. En cas d'hospitalisation programmée ou non, d'immobilisation prolongée ou de besoin de répit attesté médicalement, plusieurs garanties peuvent alors se déclencher : mise à disposition d'une auxiliaire de vie pour l'aidant ou pour la personne aidée solution de garde temporaire si un proche dépendant se retrouve seul au domicile services du quotidien : aide-ménagère, portage de repas, courses, petit bricolage, coiffure ou pédicure à domicile accompagnement social personnalisé et orientation vers les bons interlocuteurs. Ces prestations, variables selon les assureurs et les niveaux de garantie souscrits, visent un objectif commun : éviter que la santé de l'aidant ne se dégrade au point de compromettre sa capacité à continuer d'accompagner son proche. Les médecines douces pour souffler un peu Prendre du temps pour soi reste un défi pour la plupart des aidants. Certaines complémentaires santé proposent, via des options ou packs additionnels, une prise en charge partielle de séances chez des praticiens en médecines douces : ostéopathie, sophrologie, acupuncture, hypnothérapie ou encore naturopathie.  Ces remboursements, souvent plafonnés par tarif de la séance et par nombre de séances annuelles, peuvent constituer un vrai soutien pour gérer le stress accumulé. Le saviez-vous ? : en assurance emprunteur, la garantie "aide à la famille" est obligatoire depuis juillet 2025. Elle accorde un soutien financier aux parents qui doivent s'occuper de leur enfant malade. Un soutien financier possible via l'action sociale des mutuelles En complément de ces garanties contractuelles, certains groupes de protection sociale comme Apicil disposent d'un fonds d'action sociale pouvant venir en aide aux assurés aidants rencontrant des difficultés particulières.  Cette aide, généralement soumise à conditions de ressources et à l'étude d'un dossier individuel, permet de financer des solutions de répit :  hébergement temporaire de la personne aidée recours ponctuel à des services à la personne autre dispositif de soutien adapté à la situation.  Il est recommandé de se rapprocher directement de son assureur pour connaître les modalités d'accès à ce type d'aide. Aidant : les dispositifs publics à connaître en complément Les services proposés par les mutuelles viennent s'ajouter à un socle d'aides publiques déjà existant, qu'il est utile de connaître pour construire une stratégie de soutien complète : l'AJPA (allocation journalière du proche aidant), versée pendant un congé de proche aidant pour compenser une baisse ou un arrêt temporaire d'activité professionnelle le don de jours de repos entre collègues, qui permet de continuer à percevoir un salaire tout en s'absentant pour accompagner un proche, sous réserve de l'accord de l'employeur  les solutions de répit associées à l'allocation personnalisée d'autonomie (APA), destinées à soulager l'aidant d'une personne bénéficiaire  l'AJAP (allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie), pour les aidants d'un proche en phase avancée d'une maladie grave et incurable. Associées aux services proposés par la mutuelle santé, ces aides publiques permettent de bâtir un accompagnement plus complet, à la fois humain et financier, pour traverser cette période exigeante. FAQ sur les aides des mutuelles pour les aidants familiaux Toutes les mutuelles proposent-elles des services pour les aidants ? Non, ces services sont rarement proposés et dépendent du contrat souscrit. Il est conseillé de vérifier les garanties incluses dans votre contrat, ou d'opter pour une formule intégrant explicitement un accompagnement dédié aux aidants. Le soutien psychologique proposé par la mutuelle est-il payant ? Dans la majorité des cas, un nombre défini d'entretiens téléphoniques annuels est inclus gratuitement dans le contrat santé. Des séances supplémentaires ou un accompagnement en cabinet peuvent nécessiter une option payante, avec un remboursement partiel selon les plafonds prévus. Comment savoir si je suis éligible à une aide financière via l'action sociale de ma mutuelle ? L'éligibilité dépend des ressources du foyer et de la situation individuelle de l'aidant. Un dossier doit généralement être constitué et soumis à l'organisme d'action sociale de votre assureur, qui statue au cas par cas.

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Assurance de prêt : difficulté d’accès pour 2 Français sur 10 pour raisons de santé

D'après la dernière édition du baromètre Ipsos BVA pour France Assos Santé, publiée en avril 2026, l'accès à l'assurance emprunteur demeure un parcours semé d'embûches pour les personnes présentant un risque aggravé de santé. Entre refus, garanties amputées et surprimes, 26 % des Français déclarent avoir déjà rencontré une difficulté de ce type. Parallèlement, les dispositifs censés protéger les emprunteurs les plus fragiles restent largement méconnus du grand public. Accès à l’assurance emprunteur : progression sensible des obstacles liés à la santé  Le baromètre 2026 confirme une tendance déjà amorcée les années précédentes : les difficultés d'accès à l'assurance de prêt immobilier pour raisons de santé ne reculent pas, bien au contraire. Or, sans assurance emprunteur, il est particulièrement difficile voire impossible de décrocher le financement d’un projet immobilier. Une hausse marquée par rapport à 2025 Un peu plus d’un quart des personnes interrogées (26%) indiquent avoir été confrontées, elles-mêmes ou par l'intermédiaire d'un proche, à au moins un frein lié à leur état de santé dans le cadre d'une demande de crédit immobilier. Ce chiffre progresse de 5 points en un an, alors qu'il était resté relativement stable entre 2022 et 2025 (autour de 21 à 25%). Certains profils apparaissent nettement plus exposés que la moyenne : les travailleurs non-salariés (39%) les personnes reconnues en affection de longue durée ou ALD (38%) les habitants des communes de moins de 2 000 habitants (34%) les personnes âgées de 50 à 64 ans (32%) Trois formes de difficultés d’accès à l’assurance de prêt Le baromètre distingue 3 types d'obstacles rencontrés, dont l'évolution diffère sensiblement d'une année sur l'autre. Le refus pur et simple d'assurance Cette situation, la plus radicale, concerne 13% des Français en 2026, contre 11% en 2025. Obtenir une assurance de prêt quand on souffre d’une affection de longue durée (ALD) reste problématique : la proportion grimpe à un quart (25%), et atteint 22% chez les 50-64 ans. C'est la difficulté la plus stable dans le temps, oscillant entre 11 et 14% depuis 2022. Les garanties réduites Cette composante enregistre la plus forte progression cette année : 17 % des Français déclarent s'être vu proposer une assurance aux garanties amoindries, contre 11% en 2025, soit un niveau inédit depuis le lancement de l'enquête. Les 50-64 ans (22%) sont là encore les premiers concernés. La surprime ou l'exclusion de garantie Avec 16 % de réponses positives, cette catégorie retrouve son niveau de 2023-2024. Il convient toutefois de noter une évolution méthodologique : en 2025, seule la surprime d’assurance de prêt était mentionnée dans le libellé, tandis qu'en 2026 l'exclusion de garantie y a été ajoutée, ce qui limite la comparaison directe. Les 50-64 ans (24 %) et les personnes en ALD (22 %) restent les plus touchés. Ce que révèlent ces chiffres sur l’accès à l’assurance de prêt pour les personnes malades L'ensemble de ces données dessine un constat clair : si le refus catégorique d'assurance reste relativement contenu, ce sont les pratiques plus insidieuses (réduction de garanties, surprimes, exclusions) qui progressent et pèsent le plus lourdement sur les personnes malades ou en situation de handicap souhaitant devenir propriétaires. Des dispositifs de protection encore mal connus des emprunteurs Face à ces difficultés, plusieurs mécanismes légaux existent pourtant pour faciliter l'accès au crédit des personnes présentant un risque de santé aggravé. Le baromètre 2026 met en lumière un déficit d'information persistant, bien qu'en légère amélioration. Près d'un Français sur deux ignore ses droits 49% des personnes interrogées déclarent n'avoir entendu parler d'aucun des 4 dispositifs légaux (lire plus bas). Ce chiffre, en recul par rapport à 2025 (56%), reste néanmoins élevé et masque de fortes disparités selon les profils : 74% chez les habitants des départements et régions d'outre-mer (DROM) 62% chez les moins de 35 ans 54% chez les catégories socioprofessionnelles modestes et les retraités appartenant à cette catégorie Le droit à l'oubli Le droit à l’oubli en assurance de prêt permet aux anciens malades du cancer et de l’hépatite C de ne pas déclarer leur pathologie à l'assureur passé un délai de 5 ans à l’issue du protocole thérapeutique et en l’absence de rechute. Ce dispositif est le plus connu : 32% des Français en ont entendu parler, contre 28% en 2025. Sa notoriété est plus forte chez les 65 ans et plus (45%) et chez les cadres et retraités cadres (47%). La disparition du questionnaire de santé Préalable à toute souscription d’une assurance emprunteur, le questionnaire de santé est néanmoins supprimé sous certaines conditions : la part assurée n’excède pas 200 000 € pour un remboursement avant les 60 ans de l’emprunteur.  Cette mesure inclusive pour les personnes présentant des risques de santé est connue par 31% des répondants, en progression par rapport aux 24% de 2025. Les personnes en ALD (39%) et les cadres (39%) la connaissent davantage. Les grilles de référence Destinées aux personnes atteintes de pathologies chroniques, ces grilles restent identifiées par seulement 20% des Français, contre 18% l'année précédente. Les cadres et retraités cadres (38%) ainsi que les habitants des petites communes (38%) en ont une meilleure connaissance. La convention AERAS La convention AERAS (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) est le dispositif le moins connu du grand public, avec seulement 12% de notoriété, en léger recul par rapport à 2025 (15%). Même parmi les publics les plus informés, la connaissance reste limitée : 19% chez les cadres, 17% chez les personnes en ALD. On note ici une contradiction : comment les grilles de référence citées plus haut peuvent-elles être davantage connues que la convention AERAS, alors qu’elles sont définies par cette dernière ? Une amélioration générale, à l'exception d'AERAS À l'exception de la convention AERAS, dont la notoriété continue de s'éroder, l'ensemble des dispositifs voit sa connaissance progresser en 2026. Comme les années précédentes, les personnes âgées et celles en ALD demeurent globalement mieux informées que la moyenne des Français, probablement du fait de leur confrontation plus directe aux enjeux de l'assurance emprunteur. Cette édition 2026 du baromètre confirme un paradoxe préoccupant : alors que les difficultés d'accès à l'assurance de prêt s'intensifient pour les personnes présentant un risque de santé aggravé, les outils juridiques censés les protéger restent largement ignorés d'une large partie de la population. Ce déficit d'information touche en priorité les publics les plus jeunes et les moins favorisés, alors même que les personnes âgées ou en ALD, qui sont les plus concernées par ces problématiques, parviennent à mobiliser ces dispositifs. Notre conseil : si vous présentez un passif de santé, la solution est de faire appel au service d’un courtier en assurance de prêt. Cet expert vous accompagne dans le choix éclairé d’un contrat qui correspond à vos besoins et répond aux exigences de la banque en matière de couverture minimale.

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Soins d'optique : première fraude à la mutuelle santé en 2025

La fraude à l'assurance continue de progresser en France. En 2025, les assureurs ont détecté 947 millions d'euros de fraudes et de tentatives de fraude, soit une hausse de près de 5 % par rapport à l'année précédente. Si les contrats d'assurance dommages (IARD) restent les plus exposés, la branche santé connaît une accélération particulièrement marquée. Le constat est sans appel : les soins d'optique représentent désormais la première source de fraude à la mutuelle santé, concentrant plus de la moitié des montants frauduleux détectés dans ce domaine. Fausses factures, faux décomptes, documents falsifiés ou encore utilisation de l'intelligence artificielle pour créer des justificatifs crédibles : les techniques employées se perfectionnent, obligeant les complémentaires santé à renforcer leurs contrôles. La fraude à l'assurance atteint un niveau record en 2025 Selon le rapport annuel de l'Agence de lutte contre la fraude à l'assurance (Alfa), 947 millions d'euros de fraudes ont été identifiés en 2025, contre environ 903 millions un an plus tôt. Le taux global de fraude atteint désormais 1,27 %. Cette hausse s'explique par plusieurs facteurs : des contrôles plus performants chez les assureurs  une professionnalisation des réseaux frauduleux  l'apparition de nouvelles techniques utilisant l'intelligence artificielle  une multiplication des faux documents numériques. Les principaux secteurs touchés Les montants de fraude détectés se répartissent ainsi : Branche d’assurance Montant détecté en 2025 Assurance IARD 827 M€ Assurance de prévoyance 182 M€ Assurance santé 112 M€ Assurance vie 24,8 M€ Si les contrats IARD (Incendies, Accidents et Risques Divers) demeurent les plus concernés en valeur absolue, la santé affiche l'une des plus fortes progressions, avec une hausse de 11,8 % en un an. Les soins d'optique représentent plus de la moitié des fraudes à la mutuelle santé Parmi les 112 millions d'euros de fraude détectés en complémentaire santé, 53 % concernent les soins d'optique. Autrement dit, plus d'un euro frauduleux sur deux remboursé par les complémentaires santé est lié à l'achat de lunettes ou d'équipements optiques. Pourquoi l'optique est-elle particulièrement exposée à la fraude ? Plusieurs éléments peuvent expliquer cette situation. Les équipements optiques présentent : un coût souvent élevé  des remboursements pouvant atteindre plusieurs centaines d'euros  des factures relativement simples à falsifier  des renouvellements parfois difficiles à contrôler. Les fraudeurs profitent également du fait que plusieurs intervenants participent au remboursement : l'Assurance Maladie  la mutuelle santé  parfois un réseau de soins partenaire. Cette multiplicité des acteurs peut compliquer certains contrôles. Les fraudes les plus fréquentes Les assureurs identifient principalement : de fausses factures d'opticiens des faux décomptes de Sécurité sociale des justificatifs modifiés des achats jamais réalisés des montants volontairement majorés. Dans certains cas, les fraudeurs présentent également des ordonnances falsifiées afin d'obtenir un remboursement indu. Les autres fraudes concernent le dentaire, les audioprothèses et les établissements de santé Même si l'optique domine largement, d'autres postes de dépenses restent concernés. La répartition des fraudes sur le segment assurance santé est la suivante : Optique : 53 % Autres professionnels de santé : 21 % Soins dentaires : 15 % Audioprothèses : 8 % Établissements de santé : 3 % Les complémentaires santé concentrent désormais leurs investissements sur ces secteurs particulièrement sensibles. Le saviez-vous ? : inutile de frauder sa mutuelle pour payer moins ses lunettes, ses prothèses dentaires et ses appareils auditifs. Le dispositif 100 % Santé ou reste à charge zéro permet de s’équiper sans débourser un centime après intervention de la Sécu et de la mutuelle responsable. L'intelligence artificielle facilite les faux documents en assurance L'un des principaux enseignements du rapport 2025 concerne l'utilisation croissante de l'intelligence artificielle (IA) par les fraudeurs. Des faux de plus en plus crédibles Les outils d'IA permettent aujourd'hui de produire rapidement : de fausses factures  des justificatifs parfaitement mis en page  des signatures imitées  des faux relevés bancaires  des documents administratifs difficiles à distinguer des originaux. Les fraudeurs utilisent également : les deepfakes (hyper trucages) le clonage de voix  la retouche automatisée de photographies. Ces nouvelles pratiques compliquent le travail des équipes chargées de détecter les anomalies. Les assureurs renforcent leurs contrôles Face à cette évolution, les mutuelles investissent elles aussi dans des solutions technologiques. Les contrôles reposent désormais sur : des algorithmes de détection  l'analyse des comportements inhabituels  le croisement automatique des données  la vérification numérique des justificatifs  des échanges renforcés entre organismes assureurs. L'objectif est d'identifier les dossiers suspects avant tout remboursement. La fraude touche aussi la prévoyance et l'assurance vie Les contrats de santé ne sont pas les seuls concernés. Une forte progression en prévoyance Les fraudes en prévoyance atteignent 182 millions d'euros en 2025. Les cas les plus fréquents concernent : les faux accidents  les déclarations mensongères  les documents médicaux falsifiés  les souscriptions frauduleuses. La progression dépasse 25 % en un an. L'assurance vie confrontée aux usurpations d'identité Les fraudes détectées en assurance vie passent de 13,3 à 24,8 millions d'euros. Les principales méthodes sont : l'usurpation d'identité  les faux RIB  les pièces d'identité falsifiées. Les contrats d'épargne représentent près de 98 % des fraudes observées sur cette branche. Quelles sanctions en cas de fraude à une mutuelle santé ? La fraude à l'assurance ne constitue jamais un simple oubli administratif. Lorsqu'elle est intentionnelle, elle expose son auteur à des sanctions civiles et pénales. Les conséquences prévues par le Code des assurances Selon les situations, l'assureur peut : annuler le contrat pour fausse déclaration lors de la souscription (article L113-8 du Code des assurances)  refuser toute prise en charge du sinistre  réclamer le remboursement des sommes indûment perçues  conserver les cotisations déjà versées. En cas de fraude découverte après indemnisation, l'assureur peut engager une procédure pour récupérer les montants versés. Les sanctions pénales Lorsque les faits constituent une escroquerie ou un faux en écriture, des poursuites pénales sont possibles. L'escroquerie est passible de 5 ans d'emprisonnement et de 375 000 euros d'amende. Des peines complémentaires peuvent également être prononcées selon la gravité des faits. Comment éviter toute suspicion de fraude lors d'une demande de remboursement ? La majorité des assurés effectuent naturellement leurs démarches de bonne foi. Quelques précautions permettent néanmoins d'éviter tout blocage. Les bonnes pratiques à adopter Avant d'envoyer une demande de remboursement : conservez toujours les factures originales  vérifiez que les informations figurant sur les justificatifs sont exactes (feuille de soins en ligne ou papier) ne modifiez jamais un document transmis par un professionnel de santé  signalez immédiatement toute erreur constatée sur une facture  répondez rapidement aux demandes complémentaires de votre mutuelle. Une demande complète et transparente facilite le traitement du dossier tout en limitant les risques de contrôle approfondi. Une vigilance renforcée face à une fraude toujours plus sophistiquée L'année 2025 marque un tournant dans la lutte contre la fraude à l'assurance. Si les assureurs détectent davantage de dossiers grâce à des outils toujours plus performants, les fraudeurs utilisent eux aussi des technologies de plus en plus élaborées, notamment l'intelligence artificielle. Dans ce contexte, les soins d'optique demeurent le principal point de vigilance des mutuelles santé, avec plus de la moitié des fraudes détectées dans cette branche. Pour les assurés, le respect des règles de remboursement et la transmission de justificatifs authentiques restent la meilleure protection contre tout litige avec leur complémentaire santé.